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	<title>Archives des islamisme - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des islamisme - Kapitalis</title>
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		<title>Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les partis de gauche dans le monde arabe muselés au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/autoritarisme-islamisme-et-absence-de-la-gauche-dans-les-societes-arabes/">Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans de nombreux pays arabes, le pouvoir politique s’est longtemps présenté comme «au-dessus des idéologies». Au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme, les régimes autoritaires ont systématiquement neutralisé, interdit ou affaibli les forces idéologiques organisées : partis de gauche, mouvements syndicaux autonomes, courants libéraux structurés. Cette stratégie, présentée comme pragmatique, repose sur une illusion majeure : l’idée qu’une société peut fonctionner sans idéologie.</em></strong> <em>(Photo : Manifestation pro-Saïed, le 17 décembre 2025 à Tunis). </em></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18438796"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’histoire politique montre que lorsqu’on exclut toutes les idéologies explicites, on ne supprime pas l’idéologie ; on en impose une autre, implicite, souvent religieuse.</p>



<p>Dans les sociétés où la religion structure déjà les imaginaires collectifs, cette idéologie par défaut prend presque mécaniquement la forme de l’islam politique. L’exemple tunisien est à cet égard paradigmatique : après vingt-trois années de neutralisation méthodique de la gauche et de toute vie idéologique autonome sous Zine El-Abidine Ben Ali, la révolution de 2011 a vu l’émergence fulgurante d’Ennahdha, devenue la force politique dominante.</p>



<p>Cet article défend l’idée que la gauche – entendue comme tradition critique, sociale et rationaliste – constitue le seul contrepoids capable de modérer le dogmatisme religieux dans les sociétés arabes, non par la répression, mais par la production de sens, de justice sociale et de citoyenneté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’impossibilité d’une société sans idéologie</h2>



<p>Louis Althusser rappelait que l’idéologie n’est pas un simple ensemble d’idées, mais une structure qui organise le rapport des individus à leur réalité sociale (Althusser, <em>Idéologie et appareils idéologiques d’État</em>, 1970). À ce titre, aucune société humaine ne peut s’en passer. La question n’est donc pas de savoir s’il y aura une idéologie, mais laquelle.</p>



<p>Dans les sociétés arabes, la religion joue historiquement un rôle structurant : elle organise le temps, les normes sociales, les rituels et une partie de la morale collective. Lorsque l’État interdit les idéologies politiques modernes – socialisme, libéralisme, nationalisme critique –, il ne fait que laisser la religion occuper l’espace idéologique vacant.</p>



<p>Hannah Arendt a montré que les régimes autoritaires détruisent les médiations intellectuelles et sociales qui permettent aux individus de penser politiquement (<em>Les origines du totalitarisme</em>, 1951). Une fois ces médiations détruites, le retour du religieux comme cadre totalisant devient presque inévitable, car il offre des réponses simples à des sociétés privées de débat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ben Ali ou la fabrication d’un islamisme latent</h2>



<p>Le régime de Ben Ali illustre parfaitement cette dynamique. Officiellement laïc, moderniste et hostile à l’islam politique, l’État tunisien a en réalité éradiqué toute vie idéologique autonome, en particulier la gauche syndicale, marxiste ou sociale-démocrate. Les partis existaient formellement, mais étaient vidés de toute capacité d’action réelle.</p>



<p>Ennahdha, interdite mais jamais idéologiquement combattue sur le terrain intellectuel, a survécu sous une forme diffuse : réseaux caritatifs, mosquées, solidarités informelles, exil idéologique. Comme l’explique Olivier Roy, l’islamisme prospère moins par excès de religiosité que par absence de concurrence idéologique crédible (<em>L’échec de l’islam politique</em>, 1992).</p>



<p>Ainsi, lorsque l’appareil répressif s’est effondré en 2011, le seul courant disposant d’un capital symbolique, organisationnel et moral était l’islamisme. La gauche, affaiblie, marginalisée, souvent coupée des classes populaires, n’a pas pu jouer son rôle historique de médiation sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’islamisme comme idéologie de substitution</h2>



<p>L’islamisme n’est pas un simple retour du religieux ; c’est une idéologie moderne, au sens où il politise la religion pour répondre à des problèmes contemporains : injustice sociale, corruption, crise morale, domination étrangère. Sayyid Qutb, l’un de ses théoriciens majeurs, proposait déjà une vision totalisante de la société islamique comme alternative aux idéologies occidentales (<em>Signes de piste</em>, 1964).</p>



<p>Mais cette idéologie repose sur une réduction du politique au moral, et du citoyen au croyant. Elle tend à naturaliser l’ordre social, à sacraliser les normes et à délégitimer le conflit politique, pourtant essentiel à toute démocratie.</p>



<p>Sans contre-idéologie structurée, l’islamisme devient la seule grille de lecture disponible. Il n’est alors pas choisi librement : il s’impose par défaut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la gauche est structurellement indispensable</h2>



<p>La gauche, historiquement, n’est pas seulement une force politique ; elle est une tradition intellectuelle fondée sur la critique, la rationalité, l’égalité et la justice sociale. De Marx à Gramsci, de Rosa Luxemburg à Edward Said, elle a toujours articulé le social, le politique et le culturel.</p>



<p>Antonio Gramsci insistait sur la notion d’hégémonie culturelle : une idéologie ne triomphe pas par la force, mais parce qu’elle devient le sens commun (Gramsci, <em>Cahiers de prison</em>). Dans les sociétés arabes, l’islamisme a conquis cette hégémonie faute d’alternative crédible.</p>



<p>La gauche peut modérer le dogmatisme religieux non en l’attaquant frontalement, mais en proposant une lecture sociale des injustices, réhabilitant le citoyen face au croyant, réintroduisant le conflit politique légitime, et défendant l’autonomie de la raison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La répression ne produit pas la sécularisation</h2>



<p>L’un des grands malentendus des régimes autoritaires arabes a été de croire que la répression du religieux produirait la laïcité. L’histoire montre l’inverse. Comme l’explique Talal Asad, la sécularisation est un processus culturel et politique long, jamais imposé par décret (<em>Formations of the Secular</em>, 2003).</p>



<p>En interdisant le débat, les régimes ont sacralisé la religion. Ce qui est interdit devient pur, moral, incorruptible. La gauche, au contraire, désacralise en politisant : elle ramène les discours religieux à des enjeux sociaux concrets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaison avec l’Amérique latine et l’Europe du Sud</h2>



<p>L’expérience internationale confirme ce diagnostic. En Amérique latine, la montée de la théologie de la libération – inspirée par la gauche – a permis de désamorcer le conservatisme religieux en l’articulant à la justice sociale (Gustavo Gutiérrez, <em>Théologie de la libération</em>, 1971).</p>



<p>En Espagne et au Portugal, la transition démocratique post-dictatoriale a été portée par des forces de gauche capables de canaliser les héritages religieux sans les nier, mais en les subordonnant au politique (Manuel Castells, <em>La transition démocratique en Espagne</em>, 1981).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas tunisien : une gauche absente, un islamisme dominant</h2>



<p>En Tunisie, la faiblesse de la gauche après 2011 n’est pas seulement organisationnelle ; elle est aussi culturelle. Coupée des quartiers populaires, souvent enfermée dans un discours élitiste, elle n’a pas su concurrencer l’islamisme sur le terrain du sens.</p>



<p>Pourtant, comme le soulignait Mohamed Charfi, la modernité politique ne peut être importée ; elle doit être produite de l’intérieur (<em>Islam et liberté</em>, 1998). La gauche tunisienne a manqué cette production.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réhabiliter l’idéologie pour éviter le dogme</h2>



<p>Exclure les idéologies dans les pays arabes ne produit ni neutralité ni stabilité. Cela revient à institutionnaliser une idéologie implicite, religieuse, non débattue, non critiquée. L’expérience de Ben Ali l’a démontré : en éradiquant la gauche, il a préparé le terrain à un islamisme hégémonique.</p>



<p>La véritable alternative n’est pas entre autoritarisme et islamisme, mais entre vide idéologique et pluralisme critique. Dans ce pluralisme, la gauche joue un rôle irremplaçable : elle est la seule tradition capable de transformer la foi en choix privé et la politique en espace commun.</p>



<p>Sans gauche, le dogme prospère. Avec elle, la religion redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une conviction parmi d’autres, et non une idéologie par défaut.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Références bibliographiques (sélection)</strong></p>



<p>Althusser, L. (1970). <em>Idéologie et appareils idéologiques d’État</em>.</p>



<p>Arendt, H. (1951). <em>Les origines du totalitarisme</em>.</p>



<p>Asad, T. (2003). <em>Formations of the Secular</em>.</p>



<p>Charfi, M. (1998). <em>Islam et liberté</em>.</p>



<p>Gramsci, A. (1975). <em>Cahiers de prison</em>.</p>



<p>Qutb, S. (1964). <em>Signes de piste</em>.</p>



<p>Roy, O. (1992). <em>L’échec de l’islam politique</em>.</p>



<p>Said, E. (1978). <em>L’Orientalisme</em>.</p>
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		<title>France &#124; Razika Adnani distinguée par le prix Sciences et Laïcité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 05:17:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La philosophe et islamologue Razika Adnani a obtenu le prix Sciences et Laïcité décerné en France pour son ouvrage ‘‘Sortir de l’islamisme’’.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/france-razika-adnani-distinguee-par-le-prix-sciences-et-laicite/">France | Razika Adnani distinguée par le prix Sciences et Laïcité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>L’écrivain, philosophe et islamologue Razika Adnani a obtenu le prix&nbsp;Sciences et Laïcité&nbsp;décerné en France par le&nbsp;Comité Laïcité République&nbsp;pour son ouvrage&nbsp;‘‘Sortir de l’islamisme’’&nbsp;et pour l’ensemble de son travail de recherche dans le domaine de l’islam et de la pensée musulmane. La cérémonie a eu lieu le 10 décembre 2025 à&nbsp;l’Hôtel de Ville de Paris&nbsp;et le prix lui a été remis par l’avocat&nbsp;Richard Malka.</em></strong></p>



<span id="more-18082355"></span>



<p>Razika Adnani est est membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France de 2017 à 2014, membre du conseil scientifique du Centre civique d’étude du fait religieux (CCEFR), membre du groupe d’analyse de JFC Conseil, membre du jury du prix littéraire Gisèle Halimi et présidente fondatrice des Journées internationales dephilosophie d’Alger. Elle a forgé plusieurs concepts dont la moralisation de la violence dans<em> ‘‘La nécessaire réconciliation’’</em> et la réforme tournée vers l’avenir dans <em>‘‘Islam : Quel problème ? Les défis de la réforme’’</em>.</p>



<p><em>«Mon ouvrage </em>‘‘Sortir de l’islamisme’’<em>, publié en 2024, s’inscrit dans la continuité de mon travail de recherche dans le domaine de l’islam et de la pensée musulmane que j’ai commencé lorsque l’Algérie a été frappée de plein fouet par l’islam politique, ou l’islamisme, le plus fondamentaliste, le plus patriarcal et le plus meurtrier et lorsque j’ai ressenti le besoin de me protéger contre son discours qui s’imposait à nous partout et y compris sur le lieu de travail et&nbsp;notamment lorsqu’il s’agissait de mes élèves. Il fallait que je sois capable, moi leur professeur, de leur répondre et qu’ils ne puissent pas me mettre en difficulté»</em>, a déclaré Mme Adnani dans son allocution lors de la réception du prix. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Je voulais également répondre à mes interrogations, car je refusais d’accepter ce que le discours religieux nous présentait comme des vérités absolues. J’ai refusé de renoncer à ma pensée et à ma raison. J’ai refusé de cesser de croire à l’esprit critique que j’inculquais à mes élèves. Beaucoup avaient abdiqué y compris mon professeur de théologie à l’université, spécialiste du mutazilisme, cette grande école théologique rationaliste qui a prospéré au IX<sup>e</sup> siècle.»</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qdw5WKQ2Tv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/">Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Reconstruire l’islam d’aujourd’hui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/embed/#?secret=XiNuMKRJv0#?secret=Qdw5WKQ2Tv" data-secret="Qdw5WKQ2Tv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Kamel Daoud, le chroniqueur d’un double exil</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/22/kamel-daoud-le-chroniqueur-dun-double-exil/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 09:33:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Daoud a un côté casse-gueule, en rupture de ban avec tout, et de préférence avec les siens, auxquels il a tant à reprocher.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/22/kamel-daoud-le-chroniqueur-dun-double-exil/">Kamel Daoud, le chroniqueur d’un double exil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il a un côté casse-gueule, en rupture de ban avec tout, et de préférence avec les siens, auxquels il reproche leur dogmatisme intellectuel et leur conservatisme politique. La langue déliée, trop au goût de certains, Kamel Daoud dit tout, et ne craint pas de déranger les bien-pensants de tout bord, son ego surdimensionné lui tenant souvent lieu de boussole.</em></strong> <em> </em></p>



<p><strong>Djamal Guettala &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17082384"></span>



<p>Dans la préface magistrale de son dernier livre, <em>‘‘Avant qu’il ne soit trop tard. Chroniques 2015-2025’’</em> (Les Presses de la Cité, avril 2025), Kamel Daoud offre un texte de haute tension intellectuelle. À la fois méditation sur l’exil, alerte politique, et profession de foi littéraire, cette ouverture se lit comme un manifeste : lucide, engagé, dérangeant.</p>



<p>On y retrouve l’écrivain tel qu’en lui-même : libre, insituable, habité par l’Algérie, mais désormais ancré en France, ce pays qu’il décrit comme un <em>«Éden terrestre»</em> autant qu’un territoire de luttes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Être persan au XXIe siècle</h2>



<p>Dans cette longue préface, Kamel Daoud ne chronique pas seulement une décennie française tourmentée. Il chronique aussi ses propres fractures, ses vertiges, son regard de survivant de la décennie noire algérienne, ses inquiétudes face aux répliques qu’il croit percevoir dans l’Hexagone.</p>



<p>Dès l’ouverture, Daoud convoque Montesquieu et ses <em>‘‘Lettres persanes’’</em>, dans lesquelles un regard étranger interroge les travers d’un pays. Ce jeu du miroir, il le reprend à son compte. Il s’imagine en Persan des temps modernes, observant la France d’un œil inquiet, aimant mais lucide. Il s’interroge : qu’est-ce qu’une chronique française écrite par un Algérien ? À quoi peut prétendre une voix exilée qui refuse d’être réduite au rôle de victime, de donneur de leçon ou de héros postcolonial ?</p>



<p><em>«Je suis ici depuis peu, c’est ma deuxième chance, c’est mon purgatoire, mon Éden terrestre»</em>, écrit-il, d’un ton à la fois désabusé et tendre. La France devient alors terrain d’observation, mais aussi de projection, miroir inversé de son Algérie natale, où l’Histoire s’est figée dans une épopée intouchable, laissant peu de place aux voix libres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fantômes d’hier, alertes pour demain</h2>



<p>Mais ce regard n’est pas seulement littéraire. Il est hanté par les souvenirs d’une guerre civile : celle qu’il a vécue en Algérie dans les années 1990.</p>



<p>L’islamisme, il le connaît. Il l’a vu naître, prospérer, semer la terreur. Il en parle non comme une obsession, mais comme une vigilance acquise dans la douleur : <em>«J’ai survécu à ses prêches, à ses armées, à son humour sinistre.»</em></p>



<p>En France, il retrouve les symptômes d’un basculement possible : complaisance médiatique, extrémismes symétriques, culpabilité mal digérée, instrumentalisation de la mémoire. Il voit s’avancer ce qu’il nomme un <em>«remake français»</em> des dérives algériennes. Et il tire la sonnette d’alarme, sans complaisance ni haine : <em>«Un pays peut être perdu en un instant.»</em></p>



<p>Pour Daoud, les islamistes ne sont pas des croyants mais des stratèges. Ils se jouent des failles des démocraties, exploitent les frustrations, colonisent les imaginaires. Leur rejet de la France ne vise pas seulement son passé colonial, mais surtout ce qu’elle représente : la laïcité, la liberté, l’égalité. Ils haïssent ce pays précisément parce qu’il a bâti un contre-modèle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une chronique ou un cri d’amour ?</h2>



<p>Pour autant, Daoud n’écrit pas contre la France. Il écrit pour elle. Il la connaît, la lit, la parcourt, la rêve. Il la critique comme on secoue un être aimé que l’on refuse de voir sombrer. Il écrit pour <em>«ne pas tout perdre encore une fois»</em>.</p>



<p>Son livre n’est pas une lamentation : c’est un acte de foi dans la possibilité de la lucidité. Il revendique le droit de nommer le danger sans être accusé d’alimenter la haine, de défendre la nuance sans être soupçonné de trahison. Car, dit-il, l’exil algérien en France est un paradoxe permanent. En Algérie, il se sent <em>«en retard»</em> sur l’Histoire. En France, il se découvre <em>«en avance»</em> sur les tragédies à venir. Il est le fantôme d’un désastre passé, devenu messager d’un avenir à éviter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chroniqueur sur une ligne de crête</h2>



<p>Cette préface est aussi une réflexion sur le journalisme. Kamel Daoud refuse les simplismes et les lignes éditoriales figées. Il veut <em>«goûter le plaisir de la nuance et du style»</em>, tracer une ligne de crête entre actualité et distance, entre émotion et raisonnement. C’est là qu’il retrouve Camus, son maître tutélaire : celui qui réclamait à la fois justice et vérité, qui écrivait que les journaux sont <em>«la voix d’une nation»</em>.</p>



<p>Dans cette voix, Daoud place son souffle. Pas celui d’un <em>«bon Arabe»</em> ou d’un <em>«mauvais Arabe»</em>, mais celui d’un écrivain libre, délié des assignations, habité par les deux rives de la Méditerranée, refusant de trahir l’une pour flatter l’autre.</p>



<p>Avec <em>‘‘Avant qu’il ne soit trop tard’’</em>, Kamel Daoud livre plus qu’un livre : un signal, une tentative de lucidité face au chaos rampant, une défense de la liberté comme condition première de l’écriture. Et une main tendue à ce pays qu’il veut aider à ne pas sombrer. Avant qu’il ne soit trop tard.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UXBkpIkPnl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/">Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/embed/#?secret=Zueg9mEokL#?secret=UXBkpIkPnl" data-secret="UXBkpIkPnl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/22/kamel-daoud-le-chroniqueur-dun-double-exil/">Kamel Daoud, le chroniqueur d’un double exil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Vient de paraître : ‘‘Sortir de l’islamisme’’ de Razika Adnani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jan 2025 08:20:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouvel ouvrage ‘‘Sortir de l’islamisme’’,  Razika Adnani réfléchit aux moyens de sortir de l’islamisme qui menace la civilisation même de l'islam. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/19/vient-de-paraitre-sortir-de-lislamisme-de-razika-adnani/">Vient de paraître : ‘‘Sortir de l’islamisme’’ de Razika Adnani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le nouvel ouvrage de la chercheur franco-algérienne Razika Adnani, <a href="https://www.razika-adnani.com/ouvrages/sortir-de-lislamisme/#more-33939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Sortir de l’islamisme’’</a>, publié le 10 décembre 2024 par les éditions Erick Bonnier, avec une préface de Rémi Brague, est entièrement consacre à l’islam et à la pensée musulmane.  </em></strong></p>



<span id="more-15226154"></span>



<p>Le monde connaît en ce début de XXI<sup>e</sup> siècle des bouleversements politiques et géopolitiques majeurs qui font que les forces et les pouvoirs changent de camp. L’Occident, initialement reconnu comme porteur des valeurs humaines d’égalité et de liberté, est affaibli de l’intérieur et n’est plus capable de les défendre.</p>



<p>Dans ce genre de climat politique, les totalitarismes et les extrémismes trouvent un terrain favorable pour proliférer et, l’islamisme – qui est un extrémisme et un totalitarisme –, ne fait pas exception à cette logique du monde. Il s’est installé en maître dans tous les pays musulmans, dans une bonne partie de l’Afrique et de l’Asie, qui sont de plus en plus dominés par une version fondamentaliste de l’islam.</p>



<p>Pour faire face à l’islamisme, il faut le connaître, le diagnostiquer, et c’est ce que l’école française, qui s’est répandue dans le monde anglo-saxon, n’a pas su faire en coupant l’islamisme de ses origines théologiques et historiques.</p>



<p>Comment sortir de l’islamisme qui menace notre civilisation? Et quel est l’angle d’attaque? Sur quel front faut-il mener la lutte? Les nombreuses années que l’auteure a passées à observer, analyser et étudier l’islamisme lui ont permis de réaliser le lien entre femmes et islamisme. Ce dernier est un patriarcat déviant et il ne peut exister sans soumettre les femmes. En soumettant les femmes, l’islamisme soumet l’homme, la pensée et la société.</p>



<p>Parlant de son nouvel ouvrage Razika Adnani a déclaré qu’il s’inscrit dans la continuité de sa réflexion sur ce sujet qui a commencé lorsque l’Algérie, où elle vivait, <em>«a été frappée de plein fouet par l’islamisme le plus radical, le plus inhumain, le plus misogyne et le plus meurtrier»</em>. Cette réflexion, ajoute-t-elle, s’est poursuivie lorsqu’elle a <em>«observé le renoncement progressif très inquiétant du monde musulman, sous la pression des islamistes, à ce qu’il avait réalisé comme progrès dans le domaine des droits humains lors du processus de modernisation entamé au XIX<sup>e</sup> siècle.»</em></p>



<p><em>«Si j’écris encore sur ce phénomène qu’on appelle l’islamisme, c’est parce que dans toute son histoire il n’a jamais été aussi fort, il n’a jamais conquis autant de territoires et il n’a jamais été aussi proche de son objectif. C’est un livre je place la lutte contre l&rsquo;islamisme à l’intérieur de l&rsquo;islam alors qu’on l’a jusque là placé à l’extérieur de l’islam en expliquant pourquoi il est indispensable de la placer à l’intérieur de l’islam»</em>, explique l’auteure.</p>



<p>Razika Adnani est écrivain, philosophe et islamologue. Après des études de philosophie à l’Université d’Alger, elle a exercé en tant que professeur de philosophie jusqu’en 2005, date à laquelle elle quitte l’enseignement pour se consacrer à la recherche et à l’écriture.</p>



<p>Membre du conseil d’orientation de la Fondation de l’islam en France de 2017 à 2024, elle a travaillé pour plusieurs universités et centres de recherche. Elle a publié plusieurs ouvrages, notamment <em>‘‘La nécessaire réconciliation. La réforme tournée vers l’avenir</em>, <em>l’islam révélé et l’islam construit’’</em>,<em> ‘‘Islam : Quel problème ? Les défis de la réforme’’; <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Maghreb: l’impact de l’islam sur l’évolution de la sociale et politique’’</a>; ‘‘Pour ne pas céder ; textes et pensées’’ ; ‘‘Laïcité et islam, mission impossible ?’’.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VCmDU2jihf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/">La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/embed/#?secret=FzuBSwJDEe#?secret=VCmDU2jihf" data-secret="VCmDU2jihf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Une Syrie post-islamiste est-elle possible?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2025 10:16:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[nationalisme arabe]]></category>
		<category><![CDATA[post-islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Sayyed Qotb]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle Syrie, incarnée par Ahmed Charaa, entrera-t-elle dans le post-islamisme?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-ce que le nouveau régime syrien connaîtra la même évolution que le régime précédent, ou construira-t-il un ordre politique interne qui tienne compte des changements culturels des sociétés musulmanes et des aspirations de la jeunesse?</em></strong></p>



<p><strong>Lahouari Addi *</strong></p>



<span id="more-15049237"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg" alt="" class="wp-image-10082582" style="width:200px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La nouvelle Syrie entrera-t-elle dans le post-islamisme? Cette photo ci-dessus (le nouvel homme fort à Damas, Ahmed Al-Charaa, recevant une délégation de chrétiens syriens) est de bon augure. Le post-islamisme rappelle l’évolution du christianisme politique qui a donné naissance en Europe au 19<sup>e</sup> siècle aux partis de la démocratie-chrétienne et aux socio-démocrates de sensibilité chrétienne. Comparaison n’est pas raison, mais les similitudes sont là.</p>



<p>Les islamistes des années précédentes ont construit leur projet politique autour des <em>&lsquo;ibadates </em>(devoirs religieux), ce qui est non seulement irréaliste mais contraire à l’esprit du Coran qui stipule que seul Dieu est juge des <em>‘ibadates</em>. Les hommes ne peuvent juger que les <em>mou’amalates</em>, c’est-à-dire les actions profanes de tous les jours.</p>



<p>Pour juger les <em>mou’amalates</em>, les hommes instituent un droit inspiré par leur culture et par la conscience sociale liée à une représentation du monde. On dira <em>«oui, mais en islam, la </em>charia<em> est le droit immuable décrété par Dieu»</em>. Bullshit! Cette thèse est celle des orientalistes occidentaux qui, à l’appui de textes de théologiens musulmans du Moyen Age, l’ont propagée.</p>



<p>La réalité est que la culture musulmane fait la distinction entre la <em>charia</em>, idéal de justice divine pour une société parfaite, et le <em>fiqh</em>, droit religieux séculier. La <em>charia</em> n’est pas du droit; elle est une norme juridique idéale que les hommes, faits de bois tordu comme dit Kant, sont incapables d’atteindre. A l’inverse, le <em>fiqh</em> est un droit positif religieux créé par des <em>fouqahas</em> sur la base de la culture de leur époque. Il est aujourd’hui tombé en désuétude parce que ne correspondant plus la culture des sociétés musulmanes d’aujourd’hui.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s4WZRx6iqL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/les-femmes-manifestent-a-damas-pour-une-syrie-civile-et-laique/">Les femmes manifestent à Damas pour «une Syrie civile et laïque»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les femmes manifestent à Damas pour «une Syrie civile et laïque» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/les-femmes-manifestent-a-damas-pour-une-syrie-civile-et-laique/embed/#?secret=w1YX6z4lNV#?secret=s4WZRx6iqL" data-secret="s4WZRx6iqL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les islamistes doivent s’adapter ou disparaître</h2>



<p>Le droit évolue en fonction des cultures et de la conscience de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas. Si au 12<sup>e</sup> siècle, il paraissait juste de marier une petite fille âgée de 12 ans, aujourd’hui c’est considéré comme inacceptable. C’est le réel, l’histoire et la vie qui imposent aux islamistes d’évoluer et de s’adapter sinon ils disparaîtront.</p>



<p>C’est ce qu’a compris le post-islamiste Recep Tayyip Erdogan qui, par expérience, sait qu’il n’existe pas et qu’il ne peut exister un Etat religieux. Les Etats sont des constructions politiques, et quand ils se légitiment par la religion, les dirigeants se substituent à Dieu pour juger les hommes, ce qui contredit le Coran qui stipule que <em>al hakimya</em> appartient à Dieu.</p>



<p><em>Al hakimya</em> en arabe veut dire arbitrer. L’arbitre du match de football est appelé en arabe <em>al-hakam</em>. Dieu est l’arbitre, lors du jugement dernier, des divergences entre musulmans, chrétiens et juifs, mais aussi entre les différentes pratiques religieuses parmi les musulmans. Ce mot <em>al-hakimya</em> a été mal compris par le Pakistanais Al-Mawdudi dont la langue maternelle n’est pas l&rsquo;arabe, mais l’ourdou. Il l’a traduit par souveraineté, déduisant ainsi que la démocratie est <em>kofr</em>. Les orientalistes occidentaux en ont fait leur tarte à la crème, érigeant Al-Mawdudi comme un théologien alors qu’il était journaliste de formation et de profession.</p>



<p>Le post-islamisme est la rupture avec les écrits d’Al-Mawdudi et de son élève Sayyed Qotb pour qui les sociétés musulmanes sont retombées dans la<em> jahilya</em>. Qotb a implicitement dit que nous, nos parents et grands-parents ne sont plus musulmans et que nous irons tous en enfer! Mais pourquoi ces thèses burlesques sont devenues populaires au point où l’islam est devenu une idéologie politique?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c64dcSUZ5B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/">Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/embed/#?secret=nEESKfzn1Q#?secret=c64dcSUZ5B" data-secret="c64dcSUZ5B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’échec du nationalisme arabe radical</h2>



<p>La réponse à cette question renvoie à l’échec du nationalisme arabe radical représenté par Nasser, Boumédiène, Saddam, Assad&#8230; qui, soucieux de préserver leur pouvoir, n’ont pas osé entamer la réforme théologique qu’avait prônée le mouvement de la Nahda ou Renaissance au 19<sup>e</sup> siècle. C’est parce qu’il n’y avait pas une théologie musulmane moderne compatible avec la liberté de conscience et l’égalité hommes-femmes que l’islam politique s’est propagé.</p>



<p>L’islam politique est l’enfant illégitime de Nasser, Boumédiène, Saddam, Assad&#8230; En Algérie, le FIS était le fils du FLN. Ce FLN qui, une fois au pouvoir, n’a pas osé toucher à la théologie. Boumédiène avait même mobilisé les imams payés par l’Etat, ce qui est une hérésie, pour défendre la révolution agraire. Son discours se limitait à condamner verbalement l’impérialisme, ce qui est nécessaire mais pas suffisant. (C’est ce qu’ont compris les Chinois depuis 1980).</p>



<p>Les régimes de Nasser, Boumédiène, Saddam, Assad&#8230; n’avaient pas de projets de modernisation de la société, de la culture et de l’économie. Ils avaient instrumentalisé les aspirations des couches populaires à la justice sociale et à la modernité pour s’accaparer du pouvoir que leur culture considérait comme un butin de guerre. C’est là la cause de l’échec de Saddam et de Assad. Les héritiers de Nasser en Egypte n’ont sauvé son régime qu’en s’appuyant sur les anciennes puissances coloniales et sur Israël.</p>



<p>La question qui se pose est la suivante: est-ce que le nouveau régime syrien connaîtra la même évolution que le régime précédent, ou construira-t-il un ordre politique interne qui tienne compte des changements culturels des sociétés musulmanes et des aspirations de la jeunesse? La Syrie est à un carrefour: ou bien elle suivra Mawdudi et Qotb, et dans 20 ans il y aura une autre guerre civile, ou bien elle construira une démocratie dite musulmane compatible avec la liberté de conscience et les valeurs universelles de la dignité de la personne qui a le droit de croire au dieu qu’il veut.</p>



<p>* <em>Professeur à l&rsquo;Institut des études politiques de l&rsquo;université de Lyon.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 06:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[polarisation]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’instrumentalisation de la lutte contre l’islamisme, en Belgique et dans d’autres pays européens, est une stratégie dangereuse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/">Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’instrumentalisation de la lutte contre l’islamisme, en Belgique et dans d’autres pays européens, est une stratégie dangereuse qui menace la cohésion sociale dans ces pays et doit être dénoncée avec fermeté.</em></strong></p>



<p><strong>Hamid Benichou&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-15023966"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Hamid-Benichou.jpg" alt="" class="wp-image-15023981" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Hamid-Benichou.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Hamid-Benichou-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Hamid-Benichou-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’évocation incessante de l’islamisme dans le discours public belge, particulièrement par deux partis politiques, soulève de sérieuses interrogations sur la manière dont ce sujet est abordé et représenté dans le débat politique et médiatique.&nbsp;</p>



<p>Cette présence omniprésente a pour effet de polariser les opinions et d’alimenter des craintes sociétales, souvent exacerbées par les réseaux sociaux. Pourtant, des&nbsp; observateurs, des experts et des acteurs de terrain ne cessent de mettre en garde depuis longtemps contre l’instrumentalisation de l’islam ou l’<em>«islamisme»</em> à des fins politiques, une problématique qui semble avoir pris une ampleur sans précédent ces derniers mois.</p>



<p>L’instrumentalisation de l’islamisme ne fait qu’accroître les tensions sociales et compromet le vivre-ensemble.&nbsp;En se concentrant sur ce sujet, les partis exploitent une angoisse collective croissante, tout en suscitant des interrogations quant à leurs véritables motivations. Leur stratégie consiste à galvaniser une frange de l’électorat inquiet, en jouant sur des peurs et des préjugés, ce qui est inacceptable et indigne d’un discours politique responsable.</p>



<p>En s’érigeant en défenseurs d’une certaine identité belge, ces partis ne cherchent qu’à positionner leur agenda sur la scène politique, tout en négligeant les conséquences à long terme de cette polarisation. Ce faisant, ils stigmatisent le groupe social de foi ou de culture musulmane, simplifiant un sujet complexe et alimentent les discours haineux qui prospèrent dans un climat de peur et d’incertitude. Les réseaux sociaux, en amplifiant ces discours, créent des chambres d’écho où les stéréotypes et préjugés peuvent se renforcer.</p>



<p>Il est crucial de se demander pourquoi l’islamisme a été érigé en sujet central par des partis. Est-ce une réponse légitime à des préoccupations sociétales ou une manœuvre politique pour détourner l’attention des enjeux socio-économiques pressants? Quelle que soit la motivation, il est impératif d’engager un débat ouvert et nuancé, basé sur des faits et une compréhension approfondie des dynamiques sociales, afin d’éviter que la peur et la méfiance ne prennent le pas sur la solidarité et le dialogue.</p>



<p>En somme, cette focalisation sur l’islamisme invite à une réflexion critique sur la manière dont les discours politiques façonnent les perceptions publiques et influencent les relations entre les différentes communautés. L’instrumentalisation de la lutte contre l’islamisme est une stratégie dangereuse qui menace la cohésion sociale et doit être dénoncée avec fermeté.**</p>



<p>* <em>Policier à Louvain, Belgique.</em></p>



<p>** <em>Ce texte a été publié sur la page facebook de l’auteur.  </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>«La Syrie n’est pas la Tunisie», disait Bachar Al-Assad en 2011, et pourtant…  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-syrie-nest-pas-la-tunisie-disait-bachar-al-assad-en-2011-et-pourtant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 09:49:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face au bouleversement séismique en Syrie, on est dans l’incapacité de préjuger de l’échec ou du succès de l’opération politique engagée dans ce pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-syrie-nest-pas-la-tunisie-disait-bachar-al-assad-en-2011-et-pourtant/">«La Syrie n’est pas la Tunisie», disait Bachar Al-Assad en 2011, et pourtant…  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quelques semaines après le 14 janvier 2011, interrogé par un journaliste français qui lui demandait s’il ne craignait pas pour son régime, Bachar Al-Assad s’était contenté d’ironiser&nbsp;:&nbsp;«La Syrie n’est pas la Tunisie». Pourtant, et malgré les apparences, à cette époque-là, le régime syrien portait, déjà, en lui les germes de sa déperdition.</em></strong></p>



<p><strong>Salah El-Gharbi</strong></p>



<span id="more-14829276"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Aujourd’hui, même si tout le monde semble pris au dépourvu, depuis plus d’un an le régime paraissait essoufflé. Maintenu sous perfusion, le régime, autiste et arrogant, allait connaître une agonie fort lente avant de rendre, subitement, l’âme dans de piteuses conditions.&nbsp;</p>



<p>L’étonnant, dans cet évènement, c’est la réaction surprenante de nos élites qui, ulcérées par <em>«cette perte»</em>, n’ont pas hésité à exprimer leur réprobation. Comme Bachar, ces <em>«démocrates et laïcs» </em>semblaient avoir du mal à admettre que le temps où la terreur et la force brutale ne suffisaient plus pour assoir une légitimité pérenne et que seul l’Etat de droit était capable de garantir la stabilité et la prospérité pour la population. Et comme pour calmer leur déception, ces élites allaient, aussitôt, nous ressortir les mêmes litanies, vilipendant les Occidentaux d’une manière générale, et à leur tête le grand Satan américain et Israël, son complice.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La théorie du complot, encore et toujours</h2>



<p>Le départ, inattendu pour certains, d’Al-Assad n’était pas la conséquence inéluctable d’une réalité politique et historique complexe, mais l’œuvre sournoise et satanique, un complot fomenté contre <em>«notre nation»</em>. Chez nous, les réponses précèdent les questions. C’est plus rassurant, pour nous, de croire, que nous sommes victimes, objets de forces hostiles qui complotent contre nous pour nous nuire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9PHp6IpWUW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/embed/#?secret=7Upbb04jQy#?secret=9PHp6IpWUW" data-secret="9PHp6IpWUW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Néanmoins, comme cet argument est un peu court, étant donné que la situation est trop complexe, impliquant des forces <em>«sympathiques»</em>, à nos yeux, comme la Russie, l’Iran et la Turquie, censées êtres assez proches de <em>«nous»</em>, on va insister sur la menace islamiste qui venait de surgir pour déloger un régime Baathiste supposé <em>«laïc»</em> et semer le désordre.</p>



<p>Il est vrai que la situation actuelle en Syrie est loin d’être rassurante, que les islamistes sont imprévisibles et que le pays pourrait basculer dans l’anarchie le chaos. Mais de telles craintes suffisaient-elles pour nous faire oublier ce pays fracturé, ces millions de Syriens précarisés, déplacés ou forcés à quitter leur pays?</p>



<p>Certes, les actuelles forces qui détiennent la Syrie sont loin d’être des enfants de chœur. Mais leur présence ne résulte-t-elle pas de l’impuissance du pouvoir baâthiste-alaouite à trouver des solutions politiques à la crise d’un régime vieillissant et à la dérive?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nationalisme arabe et islamisme, deux faces d’une même monnaie &nbsp;</h2>



<p>On a longtemps cru que le baâthisme rime avec laïcisme. Ce qui n’est qu’un raccourci. Certes, surtout par opportunisme, les Baathistes avaient fait preuve de tolérance en matière de religion, vis-à-vis des différentes communautés, l’islam avait une place prépondérante. Dès le début, chez les doctrinaires de la pensée Baâthiste, seul le rapprochement entre la pensée <em>«nationaliste&nbsp;arabe»</em> et l’islam permet de créer une <em>«force capable d’affronter l’Occident»</em>. Cette idée est développée par Michel Aflaq, un des théoriciens du mouvement. Selon lui, <em>«tant que le lien étroit entre la nation arabe et l’islam existe et tant que nous voyons dans l’‘‘arabité’’un corps dont l’islam est l’âme, il n’est pas question d’avoir peur que leur zèle nationaliste porte atteinte à leur foi&#8230;»</em> (Conférence donnée à l’Université de Damas en avril 1943)</p>



<p>Aujourd’hui, face à ce bouleversement séismique, on est dans l’incapacité de préjuger ni de l’échec ni du succès de l’opération politique qui est en train d’être engagée. Rien ne nous autorise à être ni pessimiste ni optimistes pour l’avenir du pays. Ce qui est certain, c’est que la tentation <em>«islamiste»</em> dans sa version rigoriste pourrait avoir des conséquences inquiétantes pour cette région la plus instable du monde.</p>



<p>Néanmoins, cette crainte ne doit pas nous empêcher d’espérer que le bon sens et sens de l’intérêt général puissent triompher du dogmatisme et de la velléité hégémonique d’une tendance aux dépens des autres.</p>



<p>* <em>Ecrivain et analyste politique.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gYZ2hcwVrB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=YLsQCnDAS7#?secret=gYZ2hcwVrB" data-secret="gYZ2hcwVrB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>France : une «loi immigration» inutile et dangereuse  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/28/france-une-loi-immigration-inutile-et-dangereuse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 07:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[loi immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle loi sur l’immigration en France est inutile et dangereuse pour les valeurs républicaines.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans cette «Lettre ouverte au président Macron», l’auteur, journaliste franco-tunisien, demande au chef d’Etat français de retrait de la nouvelle loi sur l’immigration qu’il juge «inutile et dangereuse pour nos valeurs républicaines».</em></strong></p>



<p>Par <strong>Tarek Mami</strong> *  </p>



<span id="more-11089623"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Tarek-Mami.jpg" alt="" class="wp-image-359559"/></figure>
</div>


<p>Monsieur le président,</p>



<p>En votant pour vous avec enthousiasme en 2017, et par pragmatisme en 2022, je n’aurais jamais pensé, que je me déjugerai, un jour, pour ne pas avoir eu le flair citoyen et politique de vivre, sous votre mandat, l’adoption, le mardi 20 décembre 2023, d’une nouvelle <em>«loi immigration»</em>. Un jour cauchemar. A ma décharge votre phrase post-électorale&nbsp;: <em>«Vous m’avez élu pour faire barrage à l’extrême droite. Ce vote m’oblige»</em> (22 avril 2022). J’ai cru, sincèrement, naïvement à cette phrase. A ma charge, mon oubli des phrases de vos prédécesseurs. Celle du Général De Gaulle qui dit :&nbsp;<em>«Comme un homme politique ne croit jamais ce qu’il dit, il est étonné quand il est cru sur parole»</em>. Je vous ai cru. Celle de François Mitterrand&nbsp;:&nbsp;<em>«L’homme politique s’exprime d’abord par ses actes; c’est d’eux dont il est comptable; discours et écrits ne sont que des pièces d’appui au service de son œuvre d’action»</em>. Comme il a raison, pour ne pas dire qu’il n’a pas tort. A celles de vos prédécesseurs, j’ajoute la fameuse phrase de Charles Pasqua qui dit&nbsp;: <em>«Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent»</em>. J’ai reçu votre promesse.</p>



<p>Je résume le tout à ma manière : <em>«Nous sommes ce que nous faisons, et pas ce que nous disons être»</em>. A ma charge, également, le fait de ne pas avoir eu la clairvoyance de faire le lien entre le projet de loi immigration et l’exposé des motifs de la proposition de résolution enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale, le 6 juin 2023, proposition de résolution <em>appelant à la </em>dénonciation<em>, par les </em>autorités françaises<em>, de l’accord franco-algérien  du </em>27 décembre 1968<em>,</em> présentée par des membres du groupe<a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b1325_proposition-resolution" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Les Républicains (LR) et apparentés</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Algériens&nbsp;!</h2>



<p>Algériens&nbsp;! le mot fétiche, à brandir, quand il faut parler des étrangers, des immigrés d’hommes et de femmes non-européens. Algériens et Algérie&nbsp;! Décidément les nostalgiques de <em>«l’Algérie française»</em> ont encore de beaux jours devant eux. Les LR, qui sont censés être les descendants politiques du Général De Gaulle, trouvent dans cette loi immigration une occasion pour prendre leur revanche sur leur ancêtre politique, en devenant les propagandistes des thèses du FN-RN de <em>«priorité national»</em>, étendard des héritiers idéologiques de ceux qui ont commis une tentative d’assassinat du Général De Gaulle, lors de l’attaque spectaculaire du 22 aoît 1962 au Petit-Clamart.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récit national</h2>



<p>L’adoption de la loi immigration efface, par un simple vote, cette sinistre tentative d’assassinat du Général De Gaulle, de notre récit national et son renvoi aux tréfonds de notre mémoire collective. Et du coup, ce n’est pas le seul effacement. L’adoption de la loi immigration efface, du même coup, plusieurs autres pages de notre récit national. Toutes les pages relatives à l’apport de ceux qui n’étaient pas Français, mais qui ont contribués à la grandeur de la France et au claquement international de son drapeau, de sa souveraineté et de sa liberté. La page des Turcos. Ces combattants algériens de l’empire colonial français (1842-1964), très vite rejoints par d’autres étrangers, marocains, tunisiens, maliens, sénégalais et autres africains. Tous de religion musulmane. Cette religion tant décriée, depuis des décennies et encore plus aujourd’hui.</p>



<p>Engagés comme militaires, ces étrangers ont versé leur sang dans les guerres de Crimée (1853-1856) et le siège de Sébastopol, de la première guerre mondiale, de la seconde guerre mondiale et de la guerre d’Indochine, et pour certains d’entre eux dans la guerre d’Algérie. Engagés comme travailleurs immigrés, ces étrangers ont reconstruit la France, et constitués les hussards des trente glorieuses. Leurs enfants ont offert à la France, avec l’équipe baptisée <em>«Blancs- Blacks-Beurs» </em>sa première coupe du monde de football, en 1998. Vingt ans plus tard, leurs petits frères ont offert à la France sa seconde Coupe du monde de football, en 2018.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">40<sup>e</sup> anniversaire </h2>



<p>L’adoption de la loi immigration, vient de fait, nier la francité de plusieurs générations d’immigrés, dont l’immense majorité est aujourd’hui constituée de citoyens français par naturalisation ou par naissance. Ce déni inacceptable vient télescoper la commémoration du 40<sup>e</sup> anniversaire de <em>«la marche pour l’égalité et contre le racisme»</em>, déjà déformée et défigurée par la presse mainstream et la classe politique qui l’ont rebaptisée <em>«marche des Beurs»</em>, pour ethniciser les marcheurs, les renvoyer à leur origine étrangère et les déposséder de leur dimension citoyenne, républicaine et… Française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et la francophonie</h2>



<p>L’adoption de la loi immigration engrange un dommage collatéral, à travers l’angle mort de la future caution imposée aux futurs étudiants désireux de rejoindre notre pays et affermir sa culture et son rayonnement. Ces futurs étudiants détourneront leurs regards de la France et de la Francophonie. Un petit contingent, ceux qui tiennent à la francophonie, iront au Canada. Le plus grand contingent abandonnera la langue française et choisira les universités anglophones entre Angleterre et États-Unis.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obsessions françaises</h2>



<p>L’adoption de la loi immigration révèle et légitime, en définitive, une double obsession névrotique d’une partie de la classe politique française, celles de l’Algérie française et de la religion musulmane, dont la sémantique procède par glissements successifs&nbsp;: islam, islamisme, grand remplacement, abaya, terrorisme, islamo-gauchisme&nbsp; et la liste n’est pas exhaustive.&nbsp;</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Vous êtes fin politique pour ne pas vous vous rappeler comment vos prédécesseurs se sont délestés des crises politiques qui portaient les germes d’une division nationale d’ampleur. François Mitterrand a retiré la loi sur l’école libre. Jacques Chirac n’a pas promulgué la loi sur les bienfaits de la colonisation.&nbsp;</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Il vous est toujours possible de ne pas confier votre décision finale au conseil constitutionnel et d’honorer votre engagement post-électoral&nbsp;: <em>«Vous m’avez élu pour faire barrage à l’extrême droite. Ce vote m’oblige»</em>. Il vous suffit de ne pas promulguer la loi immigration, la 117<sup>e</sup> depuis 1948, une loi que beaucoup de juristes et défenseurs des droits de l’homme qualifient d’inutile et de dangereuse pour nos valeurs républicaines, et de notre triptyque <em>«Liberté, Egalite, Fraternité»</em>, du fait de l’introduction de <em>«la priorité nationale»</em> en rompant avec notre égalité et fraternité.&nbsp;</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Vous ne pouvez pas donner raison à votre adversaire politique, Marine Le Pen, que vous avez battu à deux reprises au deuxième tour, de deux dernières élections présidentielles. Elle qui claironne, aujourd’hui, <em>«pour le RN, la loi immigration signe une victoire idéologique»</em> (19 décembre 2023).</p>



<p>Cette non-promulgation s’impose d’autant plus que l’adoption à la majorité absolue, de la loi immigration avec 287 voix passe nécessairement par l’ajout des voix du RN. Le retrait des voix de l’extrême droite réduit le nombre de voix à 261 et manque votre objectif annoncé. Adopter la loi sans les voix du RN. Les arguties juridiques, de la majorité relative règlementaire, ne changeront rien à la lecture politique frontale. C’est bien l’appoint des voix du RN qui permet l’adoption de cette loi qui fragilise le vivre et le faire ensemble dans notre pays, et dégrade l’image de la France à l’étranger.&nbsp;</p>



<p>Donner raison à Marine Le Pen et sa fanfaronnade <em>«victoire idéologique»</em> reviendra, en définitive, à tuer l’idée même du front républicain, pour faire barrage à l’extrême droite, lors de la prochaine présidentielle. Le candidat de votre camp politique ne pourra pas se réclamer de ce front, ni appeler à faire barrage à l’extrême droite, et pourrait ne pas accéder au second tour de la présidentielle. </p>



<p>* <em>Directeur de France Maghreb 2 Radio.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Révoltes en France : l’islam et la difficile intégration républicaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/revoltes-en-france-lislam-et-la-difficile-integration-republicaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jul 2023 08:28:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Ikbal Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[intégration républicaine]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Nahel]]></category>
		<category><![CDATA[noirs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En temps de crise, le discours islamiste produit la haine et la discorde. Les récentes révoltes en France nous en apportent une nouvelle preuve.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/revoltes-en-france-lislam-et-la-difficile-integration-republicaine/">Révoltes en France : l’islam et la difficile intégration républicaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis la mort de Nahel (ou Naël) le mardi 27 juin à Nanterre, tué par un policier, la France s’embrase. Les scènes de révolte qui se sont déroulées sont la manifestation d’un malaise profond qui sévit dans le pays. Cette mort a réveillé un sentiment d’injustice, un ressentiment de longue date au sein des communautés noires, arabes et musulmanes de France, face aux incidents répétés de violence policière et aux démonstrations de racisme.</em></strong> <em>(Photo Abdellatif Ben Salem).</em></p>



<p>Par<strong> Ikbal Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-8724260"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-8724393" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>En effet, selon certains sites d’observation, les Noirs couraient entre 3,3 et 11,5 fois plus de risque que les Blancs d’être contrôlés&nbsp;et les Arabes&nbsp;couraient entre 1,8 et 14,8 fois plus de risques que les Blancs occidentaux d’être contrôlés par la police.&nbsp;Le contrôle au faciès est malheureusement une réalité. Par conséquent, c’est une colère accumulée qui se libère aujourd’hui. Il s’agit de l’entendre et de la comprendre.</p>



<p>On sait depuis les années 1970-80, que les <em>«quartiers»</em> des banlieues concentrent à peu près tous les problèmes épineux : inégalités sociales, absence d’accueil et d’insertion en matière d’immigration, chômage des jeunes et des moins jeunes qui atteint dans certaines cités le taux de 40%, racisme endémique, tensions religieuses et échecs scolaires à grande échelle, violences urbaines aggravées qui transforment ces cités en des zones de non-droit, délinquance et trafic de drogue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cercles vicieux de la marginalité et de l’exclusion</h2>



<p>Ces facteurs objectifs produisent des déterminismes sociaux, économiques et ethniques qui piègent certains jeunes, les poussent au désespoir et instaurent les cercles vicieux de la marginalité et de l’exclusion.</p>



<p>Cette situation est générée par trois principaux facteurs&nbsp;: &nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un déficit de l’intégration républicaine;</li>



<li>les limites de la société de consommation;</li>



<li>le discours haineux et revanchard de l’islamisme. <strong>&nbsp;</strong></li>
</ul>



<p>L’intégration républicaine passe par plusieurs instances et par différentes institutions, école, armée, syndicats, partis politiques, permettent l’intégration et la socialisation en incorporant les individus dans le tissu social et tissent, en même temps et symboliquement, le lien social et le vivre ensemble fondé sur des valeurs communes.</p>



<p>En outre, l’intégration constitue un engagement individuel à dépasser le communautarisme c’est-à-dire les particularités dues aux origines et aux appartenances pour contribuer à la construction d’un pacte commun consensuel.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KVUfBhOKba"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/06/violences-urbaines-en-france-saint-sarkozy-priez-pour-nous/">Violences urbaines en France : Saint-Sarkozy priez pour nous !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Violences urbaines en France : Saint-Sarkozy priez pour nous ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/06/violences-urbaines-en-france-saint-sarkozy-priez-pour-nous/embed/#?secret=9UtuZyjOor#?secret=KVUfBhOKba" data-secret="KVUfBhOKba" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Aujourd’hui, l’intégration semble difficile. Les crises économiques fragilisent l’inclusion et rendent ardue l’intégration civique, économique et sociale des minorités.</p>



<p>L’institution scolaire ne répond plus aux attentes des jeunes immigrés, le monde du travail, principal facteur d’intégration et de reconnaissance sociale, vacille. Cela entraîne souvent&nbsp; des confrontations avec les institutions d’encadrement comme la&nbsp;<a href="https://www.slate.fr/dossier/467/police">police</a>, la justice, l’école ou le travail social.</p>



<p>La mondialisation et la phobie de l’uniformisation planétaire exacerbe les diversités objectives et le narcissisme des petites différences selon les termes de Freud. La diversité religieuse et les revendications identitaires basées sur des motifs religieux mettent en question les principes de la laïcité, les lois républicaines et la neutralité de l’Etat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mirages du système capitaliste &nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Par ailleurs, la société de consommation promet l’abondance et la négation définitive et magique du manque, de la rareté et de la pénurie. Elle affirme que les jouissances matérielles et l’opulence garantissent le bonheur et la reconnaissance sociale.</p>



<p>Le mythe moderne de la société capitaliste produit l’impulsion de l’achat et entretient la confusion entre le besoin et le désir et affirme que l’amélioration de notre bien-être est un droit pour tous.</p>



<p>Cette logique dominante nie la pauvreté, la précarité et la misère matérielle et psychologique d’une frange de la population ainsi que l’exclusion de milliers de jeunes. En effet, les chiffres révèlent que 1% de la population mondiale accapare 50% des richesses de la planète et que les inégalités touchent tous les pays.</p>



<p>En réalité et au sein du système capitaliste, c’est la rareté qui conditionne le fonctionnement de la société de consommation. La production des biens et de la marchandise est au service du système dominant et non pas au service des besoins réels et authentiques de l’homme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ppx8LoZnpP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/france-affaire-nael-les-victimes-au-banc-des-accuses/">France &#8211; Affaire Naël: les victimes au banc des accusés !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France &#8211; Affaire Naël: les victimes au banc des accusés ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/france-affaire-nael-les-victimes-au-banc-des-accuses/embed/#?secret=TGcsOoabii#?secret=Ppx8LoZnpP" data-secret="Ppx8LoZnpP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Lors des révoltes, cette contradiction entre l’euphorie de l’illusion et l’amertume du réel, entre&nbsp; le mythe de l’abondance et la vérité du manque et de la misère a été révélée&nbsp;! Des magasins de luxes comme Louis Vuitton ont été dévalisés. Les magasins de Châtelet-les Halles, au cœur de la capitale parisienne, et plusieurs centres commerciaux ont été pillés. Des vidéos ont montré beaucoup d’habitants qui sont venus récupérer des marchandises dans les magasins éventrés. Certains se sont d’ailleurs levés à l’aube pour se servir dans les enseignes. Cette redistribution des marchandises et des produits de consommation est légitimée, acceptés et même encouragés par certaines communautés…</p>



<p>En ces temps de crises et de grandes difficultés, l’<a href="https://www.slate.fr/dossier/7435/illegalite">illégalité</a>, la déviance, les actes d’incivilités sont souvent légitimés par une logique de la débrouillardise et du <em>«système D»</em> et constituent parfois un moyen de défense et de survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La volonté hégémonique de l’islamisme</h2>



<p>Ces difficultés du vivre ensemble sont exacerbées par le discours de l’islamisme.</p>



<p>L’islamisme n’est pas l’Islam&nbsp;! C’est une idéologie politique qui aspire à imposer l’islam comme norme politique, économique et social, elle reflète une volonté hégémonique reposant sur la prise de contrôle de tous les champs de la vie sociale grâce à un «<em>soft power</em>» religieux basé sur l&rsquo;endoctrinement. Ses adeptes cherchant à faire prévaloir la norme religieuse sur les lois de la République par l&rsquo;intermédiaire d’associations, des puissances étrangères et de prédicateurs engagés dans une véritable conquête territoriale de domination.</p>



<p>Cette lecture rétrograde de l’islam est basée sur la division du monde en terre de guerre et terre de paix, sur des normes répressives du <em>halal</em> et <em>haram</em> et sur la logique du <em>al-wala et al-baraa</em>, c’est-à-dire allégeance aux musulmans et rupture totale avec les non-musulmans et leurs institutions. Elle impose des limites, instaure des frontières et déconstruit le tissu social.</p>



<p>L’islamisme s’oppose frontalement aux droits de l’homme, à la démocratie, à l’égalité du genre. Il les considère comme une culture étrangère&nbsp; et importée et non pas comme un ensemble de valeurs universelles qui se sont affirmées contre des cultures locales autoritaires et des traditions despotiques au nom d’un idéal démocratique et d’un horizon humaniste.</p>



<p>En temps de crise, le discours islamiste produit la haine et la discorde. Il nécessite des réponses adéquates. Le blocage des mécanismes de l’intégration républicaine suscite des questionnements et impose la réflexion sur le renouvellement du contrat social. </p>



<p>* <em>Universitaire, professeure à l’université de la Zitouna, Tunis.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CU9ipbUTFj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/02/la-france-les-hordes-de-saccageurs-et-nous/">La France, les hordes de saccageurs et nous</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La France, les hordes de saccageurs et nous » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/02/la-france-les-hordes-de-saccageurs-et-nous/embed/#?secret=CD3L3Hj0Wo#?secret=CU9ipbUTFj" data-secret="CU9ipbUTFj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le dilemme des intellectuels tunisiens face à l’islamisme et Kaïs Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/le-dilemme-des-intellectuels-tunisiens-face-a-lislamisme-et-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 09:56:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Jawhar Ben M’barek]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Néjib Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Dilou]]></category>
		<category><![CDATA[Seifeddine Makhlouf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à l’autocratie de Kaïs Saïed, se trompent ceux qui admettent les islamistes dans le jeu politique au nom de la démocratie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/le-dilemme-des-intellectuels-tunisiens-face-a-lislamisme-et-kais-saied/">Le dilemme des intellectuels tunisiens face à l’islamisme et Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à l’autocratie de Kaïs Saïed, se trompent ceux qui admettent les islamistes dans le jeu politique au nom de la démocratie ! Grave erreur, car pour les Frères musulmans, la démocratie est à usage unique, comme dit Erdoğan.</em></strong> <em>(Illustration: le Front du salut tente de rapprocher les islamistes de leurs adversaires, les modernistes progressistes).</em></p>



<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>



<span id="more-6926432"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" class="wp-image-109886"/></figure>
</div>


<p><em>«Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule,</em> <em>mais d’élever la foule vers l’élite</em>», disait Gustave Le Bon, auteur français du 19<sup>e</sup> siècle, une réflexion qui garde toute son actualité dans le contexte actiel de la transition démocratique en Tunisie. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Depuis son coup de force constitutionnel du 25 juillet 2021, Kaïs Saïed n’a cessé de créer des problèmes à des Tunisiens qui n’en peuvent plus, depuis leur fumeuse révolution du 14 janvier 2011 !</p>



<p>Populisme oblige, n’ayant aucun programme économique et social et navigant à vue, mu par son arabisme désuet; il fait tout pour installer une nouvelle autocratie. Sa dernière saillie fut sa diatribe aux relents racistes contre les noirs.</p>



<p>Quelle est la position des intellectuels face à ses dérives autoritaires ? Elle est mitigée : les uns, désabusés, adoptent le silence; d’autres en appellent à la dictature et soutiennent Kaïs Saïed, persuadés que le peuple tunisien n’est pas mûr pour la démocratie et encore moins pour la liberté; et enfin, d’autres dénoncent le nouveau apprenti autocrate et tentent de sauver ce qui peut l’être après le sac du pays en 11 années de pouvoir islamiste, directe ou indirect, quand l’assuraient les oiseaux rares de Rached Ghannouchi !</p>



<p>Je ne pense pas que les Tunisiens voudraient d’un nouvel autocrate. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les nostalgiques de la dictature</h2>



<p>Pour les nostalgiques de Bourguiba, il faut leur rappeler que cet homme&nbsp;fut une chance&nbsp;pour la Tunisie, et que son autoritarisme éclairé était nécessaire au lendemain de l’indépendance, car disait-il, «<em>il faut d’abord éduquer un peuple, avant de lui accorder la démocratie pour qu’il en use en citoyen instruit et responsable</em>». S’il avait joué la carte de la démocratie, il est certain que les conservateurs, réactionnaires et rétrogrades, alors nombreux, auraient pris le pouvoir. Où en serait la Tunisie s’ils l’avaient gouvernée ?&nbsp;</p>



<p>Quant à ceux qui regrettent Ben Ali, en comparant leur situation et celle de la Tunisie d’avant son départ avec celle depuis l’arrivée au pouvoir des islamistes, il n’y a pas photo diraient certains.</p>



<p>Si les Tunisiens avaient admis son <em>«coup d<a href="https://www.jeuneafrique.com/370235/politique/jour-7-novembre-1987-coup-detat-medical-de-ben-ali/">’</a>Etat médical»</em>, c’est qu’ils ont cru en sa promesse d’instaurer une démocratie, dans son fameux discours du 7 novembre 1987; et que nous étions des millions à le croire ! Hélas très vite, en bon policier, il a instauré une dictature policière. De cela, les Tunisiens n’en veulent plus. Ils ont fini par le dégager. Car les générations formées par Bourguiba étaient prêtes pour la démocratie.</p>



<p>De même, si les Tunisiens avaient admis le coup de force constitutionnel du 25 juillet 2021 de Kaïs Saïed, c’est parce qu’il leur a fait croire qu’il mettra fin à l’islam politique et qu’il les débarrassera de Ghannouchi et de ses Frères musulmans. Mais très vite, ils ont compris qu’il n’en était rien !</p>



<p>Le plus inquiétant est de voir et de lire, çà et là, des intellectuels qui dénoncent, à raison, les dérives autoritaires de Kaïs Saïed mais admettent le retour aux affaires des islamistes et de leurs collabos, au nom de la démocratie, nous disent-ils !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les islamistes et leurs collabos</h2>



<p>Je suis sidéré par leur analyse politique du vécu de ce pays depuis l’installation des Frères musulmans au pouvoir par l’émir du Qatar, oublieux qu’ils l’ont mis à genoux; pour appeler à nouveau au consensus et au dialogue avec les islamistes et leurs collabos. Comme s’ils n’avaient pas tiré de leçons de Béji Caïd Essebsi et de son&nbsp;fameux consensus, quand durant sa campagne électorale, il jurait tous ses dieux qu’il&nbsp;ne pactisera jamais avec Ghannouchi, parce que, rassurait-il ses électrices inquiètes de l’islamisation du pays, «<em>le nationalisme et l’islamisme sont des lignes parallèles qui ne se rencontrent jamais</em>»; pour&nbsp;les trahir en fin de compte&nbsp;et voir son parti Nidaa Tounes, qui a connu un succès fulgurant, devenir&nbsp;une coquille vide&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Et qu’invoquent-ils pour justifier ce choix&nbsp;? Les islamistes sont les <em>«Démocrates musulmans» </em>conservateurs en terre d’islam, nous disent-ils, à l’instar des <em>«Démocrates chrétiens»</em> conservateurs en Occident. Grave erreur ! Seraient-ils tombés dans le panneau des Frères musulmans qui cherchent à brouiller les pistes en se revendiquant <em>«Démocrates-musulmans»</em>&nbsp;après nous avoir fait le coup de la <em>«modernité»</em> ? Naïveté ou à dessein&nbsp;?</p>



<p>Si les Démocrates chrétiens sont républicains et respectent les règles démocratiques pour arriver au pouvoir, les Frères musulmans, eux, ne croient pas en la république et détruisent méthodiquement ses institutions. Pour prendre le pouvoir, ils recourent à l’élimination physique de leurs opposants politiques. Ce fut le cas pour Chokri Belaïd, pour Mohamed Brahmi, pour Lotfi Nagdh et bien d’autres! </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des crimes contre l’Etat</h2>



<p>Ces intellectuels s&rsquo;émeuvent devant les arrestations arbitraires ordonnées par Kaïs Saïed à l’encontre de personnalités politiques, confirmant son instrumentalisation de la justice, à raison. Certes, il eut mieux valu que la justice soit indépendante pour juger ces individus pour leurs crimes contre l’Etat. Mais de là à nous faire croire :</p>



<p>&#8211; que Ali Larayedh est un homme intègre et honnête ! Oublient-ils son accointance avec les terroristes du Mont Chaâmbi pour massacrer nos soldats ? Et celle avec le célèbre Abou Yadh lors de laquelle il avait ridiculisé la police nationale en organisant la fuite de ce terroriste formé au maniement des armes aux côtés du non moins célèbre Oussama Ben Laden, sur demande de Ghannouchi ?;</p>



<p>&#8211; que Seifeddine Makhlouf, ce sinistre individu, est un brave type. Un voyou converti par opportunisme à l’islamisme, en créant le parti Al-Karama, résurgence de la fameuse Ligue pour la protection de la révolution (LPR) dissoute, milice de Ghannouchi; pour transformer l’Assemblée nationale en camp retranché pour ce dernier et y faire régner la violence verbale et physique à l’encontre de l’opposition !;</p>



<p>&#8211; que Néjib Chebbi,&nbsp;est un démocrate, lui&nbsp;le looser à la remorque de Ghannouchi&nbsp;qui fait du&nbsp;nomadisme idéologique&nbsp;passant du communisme, à l’arabisme et maintenant à l’islamisme &#8230;&nbsp;</p>



<p>&#8211; que le Front du Salut, présidé par Néjib Chebbi et composé d’islamistes et de leurs sympathisants arabistes : Samir Dilou, Jawhar Ben M’barek&#8230; avec des membres d’Al-Karama en son sein; constitue la véritable force d’opposition face à Kaïs Saïed !</p>



<p>Je suis confondu devant tant de naïveté et tant d’oubli du passé.</p>



<p>Ces gens ne sont pas des conservateurs, ce sont des islamistes ou apparentés! Pour s’en convaincre, il suffit de voir ce qu’ils font en Iran ! Certes il faut dégager le nouveau dictateur mais ce n’est pas pour le remplacer par les islamistes qui ne sont ni républicains, ni démocrates&nbsp;!</p>



<p>Face à l’autocratie de Kaïs Saïed, se trompent ceux qui admettent les islamistes dans le jeu politique au nom de la démocratie ! Grave erreur, car pour les Frères musulmans, la démocratie est à usage unique, comme dit&nbsp;Erdoğan. Ayatollah Khomeiny, lui aussi se revendiquait démocrate en 1979; avec le résultat que l’on sait : 43 ans de dictature islamiste.&nbsp;</p>



<p>Les Tunisiens méritent mieux. Il faut en finir avec l’islam politique et interdire l’instrumentalisation de la religion. </p>



<p><strong><em><a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2023/03/les-intellectuels-tunisiens-face.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l’auteur.</a></em></strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/le-dilemme-des-intellectuels-tunisiens-face-a-lislamisme-et-kais-saied/">Le dilemme des intellectuels tunisiens face à l’islamisme et Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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