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	<title>Archives des Jihad islamique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Jihad islamique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Rapport secret américain : Le Hamas loin d’être à genoux après 107 jours de guerre!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/22/rapport-secret-americain-le-hamas-loin-detre-a-genoux-apres-107-jours-de-guerre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 06:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Saraya Al-Quds]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les moyens humains et matériels<br />
 du Hamas peuvent lui permettre de se maintenir encore dans les combats face à l’armée israélienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/22/rapport-secret-americain-le-hamas-loin-detre-a-genoux-apres-107-jours-de-guerre/">Rapport secret américain : Le Hamas loin d’être à genoux après 107 jours de guerre!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des évaluations secrètes des différentes agences américaines du renseignement rapportées par le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/hamas-toll-thus-far-falls-short-of-israels-war-aims-u-s-says-d1c43164" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> dimanche 21 janvier 2024 affirment que les pertes subies par le Hamas sont bien en-deçà des objectifs israéliens et que ses moyens humains et matériels peuvent lui permettre de se maintenir encore dans les combats face à l’armée israélienne. Après 107 jours de guerre, le Hamas est loin d’être à genoux&#8230;</em></strong><em><strong> </strong>(Ph. Mohammed Saber/EPA).</em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-11353068"></span>



<p>Les évaluations des différents services de renseignement américains indiquent qu’Israël a tué entre 20 et 30% des combattants du Hamas, un bilan qui diffère de ce que prétend le gouvernement israélien qui parle de destruction complète du Hamas, de démantèlement de ses capacités militaires et de ses capacités à gouverner Gaza.</p>



<p>L’évaluation américaine révèle également qu’après des mois de combats, le Hamas conserve encore des munitions qui lui permettent de frapper Israël et les forces israéliennes à Gaza pour les mois à venir.&nbsp;</p>



<p>Selon cette évaluation, les combattants du Hamas ont adapté leurs méthodes militaires, combattant en petits groupes et se cachant derrière des embuscades contre les forces israéliennes. Des combattants agissent aussi individuellement effectuant davantage de missions afin de poursuivre celles de leurs camarades tués.&nbsp;</p>



<p>L’armée israélienne affirme que les attaques du Hamas pourraient se poursuivre pendant des mois. La perspective de survie du Hamas a soulevé un certain nombre de questions en Israël, dans les territoires palestiniens et à l’étranger quant à la capacité d’Israël à atteindre les objectifs de la guerre.</p>



<p>Dans le même temps, l’administration Biden a commencé à revoir à la baisse ses attentes concernant cette guerre, il est désormais question d’affaiblir le Hamas en tant que menace pour la sécurité d’Israël plutôt que sa destruction complète et les États-Unis ont exhorté Israël à modifier le cours de la guerre en se concentrant à cibler les dirigeants du Hamas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inefficacité de l’offensive israélienne</h2>



<p>Dans la doctrine de l’armée américaine, la perte par une armée régulière de 25 à 30% de ses forces entament son efficacité mais le Hamas est une force de combat irrégulière qui s’engage dans une guerre défensive dans des rues à forte densité de population et qui de surcroît possède la capacité de se déplacer dans des tunnels souterrains qui s’étendent sur plusieurs kilomètres. Il a montré sa capacité à poursuivre les combats mais les pertes ont mis la pression sur le mouvement, explique Joseph Votel, général américain à la retraite et ancien commandant des opérations américaines au Moyen-Orient et <em>«peut-être qu’un combattant doit effectuer deux ou trois missions»</em>.  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XM3E14k64K"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/13/lobjectif-du-hamas-a-gaza/">L’objectif du Hamas à Gaza</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’objectif du Hamas à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/13/lobjectif-du-hamas-a-gaza/embed/#?secret=c7Bb0v6hI8#?secret=XM3E14k64K" data-secret="XM3E14k64K" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Autre élément qui montre l’inefficacité de l’offensive israélienne, Israël craint que le Hamas ne réaffirme son autorité dans les zones non contrôlées par l’armée israélienne et l’appareil sécuritaire du Hamas est revenu dans les zones d’où l’armée s’est complètement retirée.</p>



<p>Les estimations israéliennes des pertes du Hamas restent quant à elles plus élevées que celles des différentes agences de renseignements américaines puisque l’armée israélienne affirme avoir tué 9 000 combattants, soit 1 000 combattants de plus et 30% de la force de combat du Hamas.</p>



<p>L’estimation du nombre de membres du Hamas blessés et transportés du champ de bataille est bien plus élevée que l’estimation américaine également. Les Israéliens estiment que 16 000 combattants ou plus ont été blessés dans les combats dont la moitié sont retournés se battre selon un haut responsable militaire israélien. Les autorités américaines estiment le nombre de combattants blessés entre 10 500 et 11 700 dont beaucoup finiront par retourner à la guerre.</p>



<p>Il est important de savoir que les évaluations des renseignements américains concernent uniquement la branche militaire du Hamas en l’occurrence la brigade Ezzeddine Al-Qassam, elles ne prennent pas en compte Saraya Al-Quds -la branche armée du Jihad Islamique- forte de 12 000 combattants très bien entraînés et équipés ainsi que les autres factions palestiniennes armées présentes dans la bande de Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La victoire est quasi-impossible</h2>



<p>Ce qui est saisissant dans ces évaluations américaines concernant le Hamas comme celles concernant les Houthis sur lesquelles nous sommes revenues dans un précédent article intitulé <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/les-houthis-nous-sommes-en-guerre-contre-les-etats-unis-et-la-grande-bretagne-video/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Les Houthis: ‘‘Nous sommes en guerre contre les États-Unis et la Grande-Bretagne’’»</a></em> ou encore les analyses du renseignement militaire américain concernant les capacités israéliennes à faire face au Hezbollah que nous avons abordées dans l’article <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/09/les-etats-unis-inquiets-pour-israel-en-cas-de-guerre-contre-le-hezbollah/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Les États-Unis inquiets pour Israël en cas de guerre contre le Hezbollah»</a></em> est que ces guerres livrées par des puissances comme les États-Unis ou par Israël, dont l’armée est sous perfusion américaine permanente, à des mouvements armés et non des armées régulières sont devenues des casse-tête où la victoire est quasi-impossible.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="E9c5toudEn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/09/benzi-sanders-la-guerre-de-gaza-va-renforcer-hamas-et-non-leradiquer-video/">Benzi Sanders : «La guerre de Gaza va renforcer Hamas et non l’éradiquer» (Vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Benzi Sanders : «La guerre de Gaza va renforcer Hamas et non l’éradiquer» (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/09/benzi-sanders-la-guerre-de-gaza-va-renforcer-hamas-et-non-leradiquer-video/embed/#?secret=LmsB0yFjPh#?secret=E9c5toudEn" data-secret="E9c5toudEn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les guerres asymétriques sont plus compliquées, plus longues et plus difficiles que les guerres conventionnelles. Israël malgré l’énorme soutien américain intarissable et le ravitaillement en armes les plus sophistiquées qui ne s’est pas arrêté et malgré l’aide en matière de renseignement par les États-Unis et d’autres pays occidentaux dont le Royaume-Uni n’a pas pu remporter une seule victoire ou atteindre le moindre objectif face au Hamas et les autres factions palestiniennes.</p>



<p>Les mouvements palestiniens se sont révélés coriaces et résilients face à la machine de guerre israélienne bien qu’elle soit dopée en permanence par ses protecteurs occidentaux. La réalité du terrain s’est imposée à eux et aujourd’hui leur allié américain le reconnaît dans les évaluations de ses différentes agences de renseignement.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/22/rapport-secret-americain-le-hamas-loin-detre-a-genoux-apres-107-jours-de-guerre/">Rapport secret américain : Le Hamas loin d’être à genoux après 107 jours de guerre!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’échec de la campagne de bombardement d’Israël à Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/16/lechec-de-la-campagne-de-bombardement-disrael-a-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 12:53:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Robert A. Pape]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’échec de l’approche actuelle d’Israël à Gaza devient de plus en plus évident de jour en jour.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/16/lechec-de-la-campagne-de-bombardement-disrael-a-gaza/">L’échec de la campagne de bombardement d’Israël à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les punitions collectives infligées aux populations de Gaza ne vaincront pas le Hamas. Aussi l’échec de l’approche actuelle d’Israël devient-elle de plus en plus évident.</em></strong> <em>(Pour chaque civil palestinien tué à Gaza par l&rsquo;armée israélienne, ce sont plusieurs de ses proches qui rejoindront les rangs du Hamas.)</em></p>



<p>Par <strong>Robert A. Pape</strong> *</p>



<span id="more-10935866"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Robert-Pape.jpg" alt="" class="wp-image-10935965" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Robert-Pape.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Robert-Pape-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Robert-Pape-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Depuis le 7 octobre, Israël a envahi le nord de Gaza avec quelque 40 000 soldats et a frappé cette petite zone avec l’une des campagnes de bombardements les plus intenses de l’histoire.</p>



<p>En conséquence, près de deux millions de personnes ont fui leur foyer. Plus de 15 000 civils (dont quelque 6 000 enfants et 5 000 femmes)** ont été tués dans ces attaques, selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, et le Département d’État américain a suggéré que le véritable bilan pourrait être encore plus élevé. Israël a bombardé des hôpitaux et des ambulances et détruit environ la moitié des bâtiments du nord de Gaza. Il a coupé pratiquement toute la production d’eau, de nourriture et d’électricité pour les 2,2 millions d’habitants de Gaza.</p>



<p>Quelle que soit la définition, cette campagne constitue un acte massif de punition collective contre les civils.</p>



<p>Même aujourd’hui, alors que les forces israéliennes s’enfoncent plus profondément dans le sud de Gaza, le but exact de l’approche israélienne est loin d’être clair. Bien que les dirigeants israéliens prétendent s’en prendre uniquement au Hamas, l’absence évidente de discrimination soulève de réelles questions sur les intentions réelles du gouvernement hébreu.</p>



<p>L’empressement d’Israël à détruire Gaza est-il le produit de la même incompétence qui a conduit à l’échec massif de l’armée israélienne à contrer l’attaque du Hamas le 7 octobre, dont les plans ont fini entre les mains de l’armée et des services de renseignement israéliens plus d’un an plus tôt? La destruction du nord de Gaza et maintenant du sud de Gaza est-elle un prélude à l’envoi de la totalité de la population du territoire en Égypte, comme le propose un <em>«document conceptuel»</em> produit par le ministère israélien des renseignements?</p>



<p>Quel que soit l’objectif ultime, la dévastation collective de Gaza par Israël soulève de profonds problèmes moraux. Mais même jugée en termes purement stratégiques, l’approche israélienne est vouée à l’échec – et elle est déjà en train d’échouer. Les châtiments massifs des civils n’ont pas convaincu les habitants de Gaza de cesser de soutenir le Hamas. Au contraire, cela n’a fait qu’exacerber le ressentiment parmi les Palestiniens. La campagne n’a pas non plus réussi à démanteler le groupe apparemment visé. Plus de cinquante jours de guerre montrent que si Israël peut démolir Gaza, il ne peut pas détruire le Hamas. En fait, le mouvement est peut-être plus fort aujourd’hui qu’avant.</p>



<p>Israël n’est pas le premier pays à commettre l’erreur en accordant une confiance excessive à la magie coercitive de la puissance aérienne. L’histoire montre que les bombardements à grande échelle de zones civiles n’atteignent presque jamais leurs objectifs. Israël aurait été dans une meilleure situation s’il avait tenu compte de ces leçons et répondu à l’attaque du 7 octobre par des frappes chirurgicales contre les dirigeants et les combattants du Hamas au lieu de la campagne de bombardements aveugles qu’il a choisie. Mais il n’est pas trop tard pour changer de cap et adopter une stratégie alternative viable pour parvenir à une sécurité durable, une approche qui creuserait un fossé politique entre le Hamas et les Palestiniens plutôt que de les rapprocher : prendre des mesures significatives et unilatérales vers une solution à deux États.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perdre les cœurs et les esprits</h2>



<p>Depuis l’aube de la puissance aérienne, les pays ont cherché à bombarder leurs ennemis pour les soumettre et briser le moral des civils. Poussées jusqu’à leur point de rupture, selon la théorie, les populations se soulèveront contre leurs propres gouvernements et changeront de camp. Cette stratégie de punition coercitive a atteint son apogée lors de la Seconde Guerre mondiale. L’histoire se souvient des bombardements aveugles de villes au cours de cette guerre simplement par les noms de lieux des cibles : Hambourg (40 000 morts), Darmstadt (12 000) et Dresde (25 000).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="URUUM2KpFZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/03/les-crimes-disrael-en-palestine-entachent-la-credibilite-des-etats-unis/">Les crimes d’Israël en Palestine entachent la crédibilité des États-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les crimes d’Israël en Palestine entachent la crédibilité des États-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/03/les-crimes-disrael-en-palestine-entachent-la-credibilite-des-etats-unis/embed/#?secret=U38m9c2xhz#?secret=URUUM2KpFZ" data-secret="URUUM2KpFZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Maintenant, Gaza peut être ajoutée à cette tristement célèbre liste. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui-même comparé la campagne actuelle au combat des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout en niant qu’Israël s’engage aujourd’hui dans une punition collective, il a souligné qu’une frappe de la Royal Air Force visant le quartier général de la Gestapo à Copenhague a tué de nombreux écoliers.</p>



<p>Ce que Netanyahu n’a pas mentionné, c’est qu’aucun des efforts des Alliés pour punir massivement les civils n’a réellement abouti. En Allemagne, la campagne de bombardement alliée, qui a débuté à partir de 1942, a fait des ravages parmi les civils, détruisant une zone urbaine après l’autre et finalement un total de 58 villes et villages allemands à la fin de la guerre. Mais cela n’a jamais sapé le moral des civils ni provoqué de soulèvement contre Adolf Hitler, malgré les prédictions confiantes des responsables alliés. En effet, la campagne n’a fait qu’encourager les Allemands à se battre plus durement, par crainte d’une paix draconienne d’après-guerre.</p>



<p>Une campagne de bombardements n’a jamais provoqué de révolte de la population ciblée contre son propre gouvernement.</p>



<p>Cet échec n’aurait pas dû être si surprenant, étant donné ce qui s’est produit lorsque les nazis ont essayé la même tactique. Le Blitz, leur bombardement de Londres et d’autres villes britanniques en 1940-1941, tua plus de 40&nbsp;000 personnes, et pourtant le Premier ministre britannique Winston Churchill refusa de capituler. Au lieu de cela, il a invoqué les pertes civiles qui en ont résulté pour rallier la société et l’amener à consentir les sacrifices nécessaires à la victoire. Plutôt que de briser le moral, le Blitz a motivé les Britanniques à organiser un effort de plusieurs années – avec leurs alliés américains et soviétiques – pour contre-attaquer et finalement conquérir le pays qui les avait bombardés.</p>



<p>En fait, jamais dans l’histoire une campagne de bombardement n’a provoqué une révolte de la population ciblée contre son propre gouvernement. Les États-Unis ont tenté cette tactique à plusieurs reprises, en vain. Pendant la guerre de Corée, elle a détruit 90% de la production d’électricité en Corée du Nord. Lors de la guerre du Vietnam, elle a détruit presque autant de puissance au Nord-Vietnam. Et pendant la guerre du Golfe, les attaques aériennes américaines ont perturbé 90% de la production d’électricité en Irak. Mais dans aucun de ces cas le soutien de la population n’a augmenté.</p>



<p>La guerre en Ukraine en est l’exemple le plus récent. Depuis près de deux ans, la Russie cherche à contraindre l’Ukraine à travers des vagues successives d’attaques aériennes dévastatrices contre des villes à travers le pays, tuant plus de 10 000 civils, détruisant plus de 1,5 million de maisons et déplaçant quelque huit millions d’Ukrainiens. La Russie est clairement en train de détruire l’Ukraine. Mais loin d’anéantir l’esprit combatif de l’Ukraine, ces sanctions civiles massives n’ont fait que convaincre les Ukrainiens de combattre la Russie plus intensément que jamais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une campagne contre-productive</h2>



<p>Ce schéma historique se répète à Gaza. Malgré près de deux mois d’opérations militaires intenses – pratiquement sans retenue de la part des États-Unis et du reste du monde – Israël n’a obtenu que des résultats marginaux. Selon un indicateur significatif, la campagne n’a pas conduit à la défaite, même partielle, du Hamas. Les opérations aériennes et terrestres d’Israël ont tué jusqu’à 5 000 combattants du Hamas (selon les responsables israéliens), sur un total d’environ 30 000. Mais ces pertes ne réduiront pas significativement la menace qui pèse sur les civils israéliens puisque, comme l’ont prouvé les attentats du 7 octobre, il suffit de quelques centaines de combattants du Hamas pour faire des ravages dans les communautés israéliennes.</p>



<p>Pire encore, les responsables israéliens admettent également que la campagne militaire tue deux fois plus de civils que de combattants du Hamas. En d’autres termes, Israël produit presque certainement plus de <em>«terroristes»</em> qu’il n’en tue, puisque chaque civil tué aura une famille et des amis désireux de rejoindre le Hamas pour se venger.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pBlGk9Tz1c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/">Un siècle de lutte en Palestine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un siècle de lutte en Palestine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/embed/#?secret=iYA7gs8YSY#?secret=pBlGk9Tz1c" data-secret="pBlGk9Tz1c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’infrastructure militaire du Hamas, telle qu’elle existe, n’a pas été démantelée de manière significative, même après les opérations tant vantées contre l’hôpital Al-Shifa, que l’armée israélienne prétendait que le Hamas utilisait comme base opérationnelle. Comme le montrent des vidéos diffusées par l’armée israélienne, Israël a capturé et détruit les entrées de nombreux tunnels du Hamas, mais ceux-ci pourront éventuellement être réparés, tout comme ils ont été construits au départ. Plus important encore, les dirigeants et les combattants du Hamas semblent avoir abandonné les tunnels avant que les forces israéliennes n’y pénètrent, ce qui signifie que l’infrastructure la plus importante du groupe – ses combattants – a survécu.</p>



<p>Le Hamas a un avantage sur les forces israéliennes : il peut facilement abandonner un combat, se fondre dans la population civile et vivre pour combattre à nouveau dans des conditions plus favorables. C’est pourquoi une opération terrestre israélienne à grande échelle est également vouée à l’échec.</p>



<p>Plus généralement, la campagne militaire israélienne n’a pas profondément affaibli le contrôle du Hamas sur Gaza. Israël n’a sauvé qu’un seul des quelque 240 otages pris lors de l’attaque du 7 octobre. Les seuls autres otages libérés l’ont été par le Hamas, démontrant que le groupe reste maître de ses combattants.</p>



<p>Malgré des coupures d’électricité à grande échelle et des destructions massives dans tout Gaza, le Hamas continue de produire des vidéos de propagande montrant les atrocités civiles commises par les forces israéliennes et les combats intenses entre les combattants du Hamas et les troupes israéliennes. La propagande du groupe est largement diffusée sur l’application de messagerie Telegram, où sa chaîne compte plus de 620 000 abonnés. D’après le projet sur la sécurité et les menaces de l’Université de Chicago (que je dirige), la branche militaire du Hamas, les Brigades Qassam, a diffusé près de 200 vidéos et affiches chaque semaine du 11 octobre au 22 novembre via cette chaîne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Terre pour la paix</h2>



<p>La seule façon d’infliger une défaite durable au Hamas est d’attaquer ses dirigeants et ses combattants tout en les séparant de la population environnante. C’est cependant plus facile à dire qu’à faire, d’autant plus que le Hamas recrute ses troupes directement de la population locale plutôt que de l’étranger.</p>



<p>En effet, les résultats d’enquêtes montrent à quel point les opérations militaires israéliennes produisent désormais plus de terroristes qu’elles n’en tuent. Dans un sondage du 14 novembre auprès des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie mené par <em>Arab World</em>&nbsp;for&nbsp;<em>Research</em>&nbsp;and&nbsp;<em>Development</em> (Awrad), 76% des interrogés ont déclaré qu’ils considéraient le Hamas de manière positive. Comparez cela avec les 27% de personnes interrogées dans les deux territoires qui ont déclaré à différents sondages en septembre que le Hamas était <em>«le plus habilité à représenter le peuple palestinien»</em>. Cela donne à réfléchir : une grande partie des plus de 500 000 hommes palestiniens âgés de 18 à 34 ans sont désormais des recrues mûres pour le Hamas ou d’autres groupes palestiniens cherchant à cibler Israël et ses civils.</p>



<p>Ce résultat renforce également les leçons de l’histoire. Contrairement aux idées reçues, la plupart des terroristes ne choisissent pas leur vocation pour des raisons religieuses ou idéologiques, même si certains le font certainement. Au contraire, la plupart des gens qui deviennent <em>«terroristes»</em> le font parce que leurs terres leur sont confisquées.</p>



<p>Pendant des décennies, j’ai étudié les terroristes les plus extrémistes – les auteurs d’attentats suicides – et mon étude portant sur 462 personnes qui se sont suicidées lors de missions visant à tuer d’autres personnes lors d’actes de terrorisme entre 1982 et 2003 reste la plus grande étude démographique sur ces attaquants. J’ai découvert qu’il existe des centaines de kamikazes laïcs. En effet, le leader mondial du terrorisme suicide au cours de cette période était les Tigres tamouls, un groupe marxiste ouvertement antireligieux au Sri Lanka qui a mené plus d’attentats suicides que le Hamas ou le Jihad islamique palestinien – les deux groupes palestiniens les plus meurtriers – réunis. Ce que 95% des kamikazes figurant dans ma base de données avaient en commun, c’était qu’ils luttaient contre une occupation militaire qui contrôlait un territoire qu’ils considéraient comme leur patrie.</p>



<p>De 1994 à 2005, le Hamas et d’autres groupes palestiniens ont mené plus de 150 attentats-suicides, tuant environ 1&nbsp;000 Israéliens. Ce n’est que lorsqu’Israël a retiré ses forces militaires de Gaza que ces groupes ont presque entièrement abandonné cette tactique. Depuis lors, le nombre de Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie a augmenté de 50%, ce qui rend encore plus difficile pour Israël le contrôle des territoires à long terme. Il y a toutes les raisons de penser que la reprise de l’occupation militaire de Gaza par Israël – <em>«pour une durée indéterminée»</em>, selon Netanyahu – conduira à une nouvelle vague, peut-être plus importante, d’attentats suicide contre des civils israéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le problème des colons</h2>



<p>Bien que le conflit israélo-palestinien comporte de nombreuses dimensions, un fait permet de clarifier la situation complexe. Pratiquement chaque année depuis le début des années 1980, la population juive des territoires palestiniens a augmenté, même pendant les années du processus de paix d’Oslo dans les années 1990. La croissance des colonies a entraîné une perte de terres pour les Palestiniens et des craintes croissantes de voir Israël confisquer davantage de terres pour réinstaller davantage de Juifs dans les territoires palestiniens. En effet, Yossi Dagan, un éminent colon et membre du parti de Netanyahu, a préconisé la création de colonies à Gaza, où les dernières colonies ont été supprimées en 2005.</p>



<p>La croissance de la population juive dans les territoires palestiniens est un facteur central du conflit. Dans les années qui ont immédiatement suivi la guerre israélo-arabe de 1967, le nombre total de Juifs vivant en Cisjordanie et à Gaza ne s’élevait qu’à quelques milliers. Les relations israélo-palestiniennes étaient pour la plupart harmonieuses. Aucun attentat suicide palestinien et peu d’attaques de quelque nature que ce soit n’ont eu lieu au cours de cette période.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mAut4eaIBt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/09/lestablishment-americain-cache-le-veritable-plan-israelien-pour-gaza/">L&rsquo;establishment américain cache le véritable plan israélien pour Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;establishment américain cache le véritable plan israélien pour Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/09/lestablishment-americain-cache-le-veritable-plan-israelien-pour-gaza/embed/#?secret=FL4NiiaJJy#?secret=mAut4eaIBt" data-secret="mAut4eaIBt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Mais les choses ont changé après l’arrivée au pouvoir du gouvernement de droite dirigé par le parti Likoud en 1977, promettant une expansion majeure des colonies. Le nombre de colons a augmenté, passant d’environ 4&nbsp;000 en 1977 à 24&nbsp;000 en 1983 et à 116&nbsp;000 en 1993. En 2022, environ 500&nbsp;000 colons juifs israéliens vivaient dans les territoires palestiniens, à l’exclusion de Jérusalem-Est, où résidaient 230&nbsp;000 Juifs supplémentaires.</p>



<p>À mesure que les colonies se développaient, l’harmonie relative entre Israéliens et Palestiniens s’est dissipée. Il y a d’abord eu la création du Hamas en 1987, puis la première Intifada de 1987 à 1993, la deuxième Intifada de 2000 à 2005, et depuis lors des cycles de conflits incessants entre Palestiniens et Israéliens.</p>



<p>La croissance quasi continue des colonies juives est l’une des principales raisons pour lesquelles l’idée d’une solution à deux États a perdu de sa crédibilité depuis les années 1990. Si l’on veut ouvrir une voie sérieuse vers un État palestinien à l’avenir, cette croissance doit prendre fin. Après tout, pourquoi les Palestiniens devraient-ils rejeter le Hamas et soutenir un prétendu processus de paix si cela signifie simplement une perte encore plus grande de leurs terres ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une paix durable</h2>



<p>Seule une solution à deux États conduira à une sécurité durable pour les Israéliens comme pour les Palestiniens. C’est la seule approche viable qui sapera réellement le Hamas, et Israël peut et doit faire avancer unilatéralement un plan, en prenant des mesures de son propre chef avant de négocier avec les Palestiniens. L’objectif devrait être de relancer un processus en veilleuse depuis l’échec des dernières négociations en 2008, il y a 15 ans.</p>



<p>Pour être clair, Israël devrait associer cette approche politique à une approche militaire, en s’engageant dans des opérations limitées et soutenues contre les dirigeants du Hamas et les combattants responsables des atrocités du 7 octobre. Mais le pays doit adopter l’élément politique de la stratégie maintenant, pas plus tard. Israël ne peut pas attendre que le Hamas soit vaincu par la seule puissance militaire.</p>



<p>Ceux qui doutent qu’une solution à deux États puisse un jour être trouvée ont raison de dire que la reprise immédiate des négociations avec les Palestiniens ne réduirait pas la volonté de combat du Hamas. D’une part, le groupe est un partisan avoué de l’élimination d’Israël. D’autre part, il serait l’un des plus grands perdants d’une solution à deux États, puisqu’un accord de paix impliquerait presque certainement l’interdiction des groupes armés palestiniens en dehors du principal rival interne du Hamas, l’Autorité palestinienne, qui bénéficierait probablement d’un soutien et d’une légitimité renouvelés s’il obtenait un accord soutenu par la majorité des Palestiniens. Et même si une solution à deux États était atteinte, Israël aura toujours besoin d’une forte capacité de défense, car aucune solution politique ne pourra éliminer complètement la menace terroriste dans les années à venir.</p>



<p>Mais c’est pourquoi l’objectif actuel ne devrait pas être de proposer immédiatement un plan final pour une solution à deux États – quelque chose qui n’est tout simplement pas dans le domaine des possibilités politiques pour le moment. Au lieu de cela, l’objectif immédiat devrait être de créer une voie vers un éventuel État palestinien. Même si les sceptiques prétendent qu’une telle voie est impossible parce qu’Israël n’a pas de partenaires palestiniens appropriés, en réalité, Israël peut prendre des mesures cruciales par lui-même.</p>



<p>Le gouvernement israélien pourrait annoncer publiquement son intention de parvenir à un état de choses dans lequel les Palestiniens vivraient dans un État choisi par les Palestiniens aux côtés d’un État juif d’Israël. Elle pourrait annoncer son intention d’élaborer un processus pour atteindre cet objectif d’ici 2030, par exemple, et fixera les étapes pour y parvenir dans les mois à venir. Il pourrait annoncer qu’il gèlera immédiatement les colonies juives en Cisjordanie et renoncera à ces colonies à Gaza jusqu’en 2030, à titre d’acompte démontrant son engagement en faveur d’une véritable solution à deux États. Et il pourrait annoncer qu’il est disposé et prêt à travailler avec toutes les parties – tous les pays de la région et au-delà, toutes les organisations internationales et tous les partis palestiniens – qui sont prêts à accepter ces objectifs.</p>



<p>Loin d’être sans rapport avec les efforts militaires d’Israël contre le Hamas, ces mesures politiques viendraient renforcer une campagne soutenue et très ciblée visant à réduire la menace à court terme d’attaques de la part du groupe. Une lutte antiterroriste efficace bénéficie des renseignements provenant de la population locale, qui ont bien plus de chances d’être disponibles si cette population a l’espoir d’une véritable alternative politique au groupe terroriste.</p>



<p>En effet, à long terme, la seule façon de vaincre le Hamas est de creuser un fossé politique entre lui et le peuple palestinien. Des mesures israéliennes unilatérales, témoignant d’un engagement sérieux en faveur d’un nouvel avenir, modifieraient résolument le cadre et la dynamique des relations israélo-palestiniennes et donneraient aux Palestiniens une véritable alternative au simple soutien du Hamas et de la violence. Les Israéliens, pour leur part, seraient plus en sécurité et les deux parties seraient enfin sur la voie de la paix.</p>



<p>Bien entendu, le gouvernement israélien actuel ne montre aucun signe de volonté de poursuivre ce plan. Cela pourrait cependant changer, surtout si les États-Unis décidaient d’user de leur influence. Par exemple, la Maison Blanche pourrait exercer davantage de pressions privées sur le gouvernement de Netanyahu pour qu’il mette fin aux attaques aveugles lors de la campagne aérienne.</p>



<p>Mais la mesure la plus importante que Washington pourrait prendre maintenant serait peut-être de lancer un débat public majeur sur la conduite d’Israël à Gaza, un débat qui permettrait d’examiner en profondeur des stratégies alternatives et qui produirait de riches informations publiques pour les Américains, les Israéliens et le reste du monde pour en évaluer les conséquences par eux-mêmes. La Maison Blanche pourrait publier les évaluations du gouvernement américain sur les effets de la campagne militaire israélienne à Gaza sur le Hamas et les civils palestiniens. Le Congrès pourrait tenir des auditions centrées sur une question simple: la campagne produit-elle plus de terroristes qu’elle n’en tue?</p>



<p>L’échec de l’approche actuelle d’Israël devient de plus en plus évident de jour en jour. Un débat public soutenu sur cette réalité, combiné à une réflexion sérieuse sur des alternatives intelligentes, offre la meilleure chance de convaincre Israël de faire ce qui est, après tout, dans son propre intérêt national.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.foreignaffairs.com/israel/israels-failed-bombing-campaign-gaza" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Affairs.</a> </p>



<p>* <em>Professeur de sciences politiques et directeur du projet sur la sécurité et les menaces de l’Université de Chicago et auteur de ‘‘Bombing to Win: Air Power and Coercion in War’’.</em></p>



<p>* <em>Le bilan des attaques israéliennes contre Gaza s’est élevé à plus de 18 800 morts et au moins 51 000 blessés, a annoncé vendredi 15 décembre 2023, le ministère de la Santé palestinien. Près de 1 200 personnes auraient été tuées dans l’attaque du Hamas, tandis qu’environ 139 otages sont toujours en captivité.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/16/lechec-de-la-campagne-de-bombardement-disrael-a-gaza/">L’échec de la campagne de bombardement d’Israël à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La bande de Gaza affamée sous les bombes israéliennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/la-bande-de-gaza-affamee-sous-les-bombes-israeliennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 09:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Daniel Hagari]]></category>
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		<category><![CDATA[Thomas Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[UNRWA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nombre de morts dans la bande de Gaza a dépassé les 8 000 et le nombre d’otages aux mains du Hamas s’élève à 239.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/la-bande-de-gaza-affamee-sous-les-bombes-israeliennes/">La bande de Gaza affamée sous les bombes israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les habitants de Gaza, affamés, ont pris d’assaut les centres de distribution humanitaire de l’Onu. Dans le nord de la bande de Gaza, l’armée israélienne continue de pilonner les zones frontalières où des éléments du Hamas ont soudainement émergé d’un des nombreux tunnels près du passage d’Erez pour faire face aux chars et aux troupes terrestres.</em></strong></p>



<span id="more-10320827"></span>



<p><em>«Des milliers de personnes sont entrées dans plusieurs entrepôts et centres de distribution de l’UNRWA dans le centre et le sud de la bande de Gaza»</em>, a annoncé l’Onu ce matin, lundi 30 octobre 2023. <em>«C’est un signe inquiétant que l’ordre public commence à s’effondrer après trois semaines de guerre et un siège sévère sur Gaza»,</em> a ajouté l’organisation.</p>



<p>Des images circulant tout au long de la journée d’hier montraient des gens quittant les entrepôts avec des sacs de farine et d’autres produits. La police du Hamas a dû intervenir et, selon des sources sur place, est parvenue à récupérer au bout de quelques heures une bonne partie des quantités pillées.</p>



<p>En outre, il convient de noter que jusqu’à présent, seuls 80 camions d’aide sont entrés dans l’enclave palestinienne depuis le point de passage de Rafah, entre l’Égypte et Gaza. <em>«Très peu de camions, des processus lents, des inspections rigoureuses, des approvisionnements qui ne répondent pas aux exigences de l’Onu et d’autres organisations humanitaires, et surtout l’interdiction d’entrée du carburant sont la recette de l’échec»</em>, a dénoncé le directeur de l’UNRWA à Gaza, Thomas Blanc.</p>



<p>La situation, comme l’a résumée le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres lui-même, <em>«devient de plus en plus désespérée d’heure en heure»</em>. Mais au lieu d’un cessez-le-feu humanitaire, Israël a intensifié ses opérations militaires, regrette le haut fonctionnaire international.</p>



<p>Pour alléger la pression sur la population de Gaza, les États-Unis sont également intervenus et – selon le <em>Wall Street Journal</em> – ont exhorté Israël à rétablir les communications avec Gaza.</p>



<p>Le conseiller à la sécurité nationale Jack Sullivan, tout en réitérant que le Hamas utilise les civils comme boucliers humains à Gaza, a ensuite été assez direct en soulignant qu’Israël a la responsabilité de protéger les civils. Mais il a surtout qualifié de <em>«totalement inacceptable»</em> l’augmentation de la violence des colons israéliens depuis le début de la guerre à Gaza. Des sujets que le président américain Joe Biden a évoqués avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors du premier appel téléphonique entre les deux hommes depuis le début de la guerre, insistant également sur la nécessité d’augmenter le flux de l’aide humanitaire de manière<em> «immédiate et significative»</em>.</p>



<p>Sur le terrain, les troupes israéliennes ont renforcé leurs forces et étendu leur tête de pont plus profondément dans l’enclave palestinienne, tout en restant dans un périmètre plutôt maîtrisé. Mais le nord de Gaza n’est pas le seul point de friction : d’intenses affrontements sont également signalés dans la partie centrale de la bande, près du camp de réfugiés d’El-Bureij. Mais même dans ce cas, nous parlons toujours d’une zone réglementée proche de la barrière défensive.</p>



<p>Les raids de l’armée de l’air israélienne ont également touché la ville de Gaza, notamment la zone de l’hôpital Al-Quds, dont Israël a une nouvelle fois demandé avec force l’évacuation, et l’Université islamique. <em>«Les forces d’occupation israéliennes continuent de tirer délibérément des roquettes directement à proximité de l’hôpital Al-Quds pour forcer le personnel médical, les personnes déplacées et les patients à l’évacuer. Cela a causé des dégâts importants aux services hospitaliers et exposé les résidents et les patients à un risque d&rsquo;étouffement»</em>, a dénoncé le Croissant-Rouge palestinien.</p>



<p>Le porte-parole militaire Daniel Hagari a indiqué qu’il y avait 450 attaques contre des cibles du <em>«terrorisme du Hamas»</em>, notamment des centres de commandement opérationnel, des postes d’observation et des sites de lancement de missiles antichar. Parmi les personnes tuées figurait également un haut dirigeant du Jihad islamique : Taysir Alghouti, membre du bureau politique de l’organisation.</p>



<p>Le terminal d’Erez – a expliqué l’armée, en référence à l’affrontement au cours duquel des miliciens sortant des tunnels ont été tués – <em>«avant le 7 octobre, c’était le lieu d’où des milliers de personnes de Gaza entraient en Israël pour travailler ou se faire soigner. Le Hamas a construit un tunnel»</em>.</p>



<p>Dans cette bataille, les premiers soldats blessés ont également été signalés, dont deux grièvement. Et les tirs de roquettes se sont poursuivis en Israël : non seulement depuis Gaza mais aussi depuis le Liban.</p>



<p>Le nombre de morts dans la bande de Gaza a dépassé les 8 000 et le nombre d’otages aux mains du Hamas s’élève à 239. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec agences).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/la-bande-de-gaza-affamee-sous-les-bombes-israeliennes/">La bande de Gaza affamée sous les bombes israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Gaza sous les bombes israéliennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 12:31:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La machine de guerre israélienne se déchaine contre la population civile à Gaza, faisant couler à flot le sang des Palestiniens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/gaza-sous-les-bombes-israeliennes/">Gaza sous les bombes israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La machine de guerre israélienne se déchaine contre la population civile à Gaza, faisant couler à flot le sang des Palestiniens</em></strong>, <strong><em>alors que des «fidayins de la 25<sup>e</sup> heure», dans les bureaux feutrés des médias tunisiens dans les quartiers chics de Tunis, lancent des cris de victoire, suite à l’opération «Déluge d’Al-Aqsa», contre Israël.</em></strong></p>



<span id="more-10092015"></span>



<p>Israël a bombardé la bande de Gaza sans relâche pendant la nuit, touchant au moins 800 cibles du Hamas et du Jihad islamique. Les médias israéliens ont rapporté que les raids contre des cibles du Hamas se poursuivent, tout comme les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, notamment vers les communautés israéliennes proches de l’enclave palestinienne.</p>



<p>Tôt ce matin, l’armée israélienne a également annoncé qu’environ 80 <em>«terroristes»</em> avaient été découverts dans le pays pendant la nuit, tandis que les combats se poursuivaient dans six endroits le long de la frontière avec Gaza.</p>



<p>Israël a repris le contrôle de toutes les villes situées à la frontière de Gaza, a déclaré le porte-parole de l’armée hébreu, Daniel Hagari, ajoutant que les affrontements entre soldats et combattants du Hamas ces dernières heures étaient <em>«isolés»</em>. </p>



<p><em>«J</em><em>’</em><em>ai ordonné un siège complet&nbsp;», a annoncé, de son côté, ce lundi 9 octobre 2023, le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant. «Il n</em><em>’</em><em>y aura pas d</em><em>’</em><em>électricité, pas de nourriture, pas d</em><em>’</em><em>essence. Tout est fermé»</em>, a-t-il ajouté, après une consultation de sécurité au commandement sud à Beer Sheva<em>. «Nous combattons les animaux humains et nous nous comporterons en conséquence»</em>, a-t-il &nbsp;aussi déclaré, trahissant une haine incommensurable pour les Palestiniens qui n’ont fait que se défendre contre les forces d’occupation israélienne.</p>



<p>Les quelques 2,3 millions de Palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza vivent depuis deux jours sous un siège implacable, complètement coupés du reste du monde, sous un déluge de bombes.</p>



<p>Le bilan des morts à Gaza suite aux raids israéliens après l’attaque depuis la bande de Gaza a atteint près de 500. Et celui des blessés 2.300. Alors que dans toute la Cisjordanie au moins 15 Palestiniens ont été tués dans des affrontements avec l’armée israélienne depuis le début de l’attaque du Hamas contre Israël depuis Gaza. Et ces chiffres, avancés par le ministère local de la Santé, risque de s’élever encore davantage au cours des heures à venir.</p>



<p>Dans le même temps, le nombre de morts en Israël suite aux attaques depuis Gaza a atteint 800. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec agences).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zB5yhOh3sk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/dans-le-conflit-entre-israel-et-les-palestiniens-loccident-est-le-probleme/">Dans le conflit entre Israël et les Palestiniens, l’Occident est le problème</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans le conflit entre Israël et les Palestiniens, l’Occident est le problème » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/dans-le-conflit-entre-israel-et-les-palestiniens-loccident-est-le-probleme/embed/#?secret=iaj0FXau4q#?secret=zB5yhOh3sk" data-secret="zB5yhOh3sk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le destin contrarié de Hosni Moubarak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 16:54:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar El-Sadate]]></category>
		<category><![CDATA[Gamal Abdel Nasser]]></category>
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		<category><![CDATA[Saad-Eddine Chazli]]></category>
		<category><![CDATA[Sinaï]]></category>
		<category><![CDATA[Suzanne Moubarak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entré dans l’histoire par la grande porte en assénant le premier coup décisif à l’aviation israélienne pendant la guerre de Ramadan 1973 (Kippour), Hosni Moubarak en est sorti par la plus petite des portes, couvert de l’opprobre de son peuple, avant de mourir quasiment dans l’oubli dans un banal hôpital militaire du Caire. Par Hassen...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/hosni-moubarak.jpg" alt="" class="wp-image-283406"/><figcaption><em>La dernière photo prise de lui sur son lit d&rsquo;hôpital, fin 2019.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Entré dans l’histoire par la grande porte en assénant le premier coup décisif à l’aviation israélienne pendant la guerre de Ramadan 1973 (Kippour), Hosni Moubarak en est sorti par la plus petite des portes, couvert de l’opprobre de son peuple, avant de mourir quasiment dans l’oubli dans un banal hôpital militaire du Caire.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-283508"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Lorsqu’il accède à la présidence de la République en 1981, le général Hosni Moubarak est un miraculé. Assis à droite de son président Mohammed Anouar El-Sadate à la tribune du défilé militaire du 6 octobre, Moubarak est dans le viseur du lieutenant Islambouli, qui conduisait le commando du Jihad islamique chargé d’<em>«exécuter»</em> le chef de l’Etat. Il aurait pu le tuer le premier, mais, a-t-il témoigné au tribunal, il se ravisa en lui déclarant : <em>«Ce n’est pas toi que je veux, mais ce chien»,</em> désignant du canon de son arme Anouar El-Sadate avant de l’abattre et de poursuivre son équipée meurtrière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le vice-président effacé vivait à l’ombre du «zaïm» flamboyant</h3>



<p> Hosni Moubarak échappera à la tuerie, traumatisé à vie, avec quelques légères blessures au poignet. Quelques semaines plus tard, il est élu président de la République succédant à Anouar El-Sadate dans une sorte d’indifférence générale que l’assassinat tragique de ce dernier n’a même pas réussi à secouer. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hosni-Moubark-brillant-officier-armee-de-l-air.jpg" alt="" class="wp-image-283509" width="500"/><figcaption><em>Le brillant officier de l&rsquo;armée de l&rsquo;air.</em></figcaption></figure></div>



<p> Le peuple égyptien attendait un <em>«héros»</em> pour qu’il efface la double humiliation d’une guerre perdue dans les pires conditions en 1967, sous Gamal Abdel Nasser, et d’un traité de paix <em>«honteux»</em> signé avec Israël, sous la pression américaine, à l’issue d’une nouvelle confrontation, qui s’était soldée en 1973 par une demi-victoire des armées égyptiennes sur l’armée israélienne, en redorant partiellement le blason des combattants du Nil.</p>



<p> Chef de l’armée de l’air, le général Hosni Moubarak y avait grandement contribué en portant le premier coup en profondeur à l’aviation israélienne stationnée depuis 1967 dans le Sinaï. Une manœuvre audacieuse qui a permis au gros des troupes amassées sur la rive ouest du Canal de Suez de gagner du temps en franchissant la voie d’eau, avant d’avancer le plus loin qu’ils le pouvaient dans la péninsule occupée.</p>



<p> Le compromis militaro-diplomatique, négocié en secret par Anouar El-Sadate avec le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, devait sceller le sort des armes à l’avantage des Israéliens, à la grande fureur des généraux égyptiens, à l’instar du général Saad-Eddine Chazli, frustrés d’une victoire qu’ils sentaient à leur portée.</p>



<p> Les plus optimistes voyaient en Hosni Moubarak, auréolée de ses exploits militaires, le<em> «chef»</em> qui, faute de pouvoir déclarer une nouvelle guerre aux Israéliens, à laquelle s’opposeraient les Américains de toute façon, allait laver l’honneur de l’Egypte et de l’armée égyptienne en arrachant au moins à Tel-Aviv des concessions majeures en faveur des Palestiniens, laissés pour compte de la<em> «réconciliation»</em> israélo-égyptienne.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Moubarak-Sadate.jpg" alt="" class="wp-image-283510" width="500"/><figcaption><em>Moubarak et El-Sadate lors de la parade militaire du 6 octobre 1981. </em></figcaption></figure></div>



<p> Le vice-président effacé qui vivait à l’ombre du <em>«zaïm»</em> El-Sadate, mégalomaniaque, fantasque et flamboyant depuis 1975, devenu président en 1981, avec les coudées franches, commencera par prendre la posture d’un dirigeant intransigeant, en ignorant les invitations empressées de ses voisins de se rendre en Israël, en exigeant sans jamais faiblir le retour à son pays de Taba, une portion de territoire égyptien aux confins israéliens, confisquée par un promoteur hôtelier patronné par l’armée israélienne, en violation des accords de paix, ou en défendant âprement son bout de gras de l’aide civile et militaire américaine promise en échange de ces accords.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Tous les chemins mènent à Washington </h3>



<p> Mais comme si le fardeau était trop lourd pour ses épaules pourtant carrées, le brillant étudiant de l’Académie militaire égyptienne, dont il sortit major de promotion en sciences de l’aviation, ne tardera pas à fléchir, en prônant ce qu’il appelait une politique du <em>«juste milieu»</em>. Il voulait faire de l’Egypte non plus un acteur majeur au Proche-Orient, mais un <em>«facilitateur»</em>, en multipliant les <em>«médiations»</em> notamment entre Israéliens et Palestiniens, soit directement, soit par le truchement des chefs des Moukhabarat (les renseignements). Le plus connu était le général Omar Souleiman, qui avait l’oreille de Washington. Il endossera alors la politique américaine notamment lors de la guerre contre l’Irak en 1991, en faisant participer l’armée égyptienne à l’opération <em>«Tempête du désert»</em> (<em>Desert storm</em>), menée, en principe, pour la libération du Koweït, mais qui ne tardera pas à révéler des objectifs plus larges sous la pression du Pentagone.</p>



<p> Pressé par une classe moyenne s’appuyant ouvertement sur Washington, qui n’a jamais pardonné à Gamal Abdel Nasser d’avoir nationalisé les terres féodales et l’industrie égyptienne, Hosni Moubarak se tourne désormais vers les affaires domestiques pour parachever la conversion de son pays au néo-libéralisme, entamé par Anouar El-Sadate après sa rupture fracassante avec l’URSS en fin de parcours, peu avant la guerre de 1973. L’économie égyptienne au bord du gouffre devait être redressée. Il comptait sur l’aide américaine et celle des pays du Golfe pour mener ses vastes plans de redressement. Mais ni l’une ni l’autre ne seront au rendez-vous. Malgré les encouragements verbaux qui lui seront prodigués par ces diverses capitales, ainsi que des capitales européennes, les aides sont dispensées au compte goutte en fonction des services rendus, alors que l’Egypte doit faire face aux besoins d’une population en croissance rapide qui s’enfonce chaque jour d’avantage dans la misère.</p>



<p> Alors que les clans s’organisent pour capter les rares subsides venus de l’extérieur, et qu’une camarilla libérale et autoritaire se forme autour de la Présidence, sous la direction du fils cadet du chef de l’Etat, Gamal Moubarak, le régime se raidit. La redoutable police de sûreté de l’Etat réprime à tout va. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’opposition à l’assaut d’un régime gangrené par le népotisme </h3>



<p> L’opposition, revenue d’un profond sommeil, s’active contre le pouvoir. Le mouvement Kefaya (Ça suffit), constitué de magistrats et d’avocats, occupe régulièrement le perron du Palais de justice pour dire son ras-le-bol. Les islamistes s’agitent. L’armée elle même se met à murmurer qu’elle ne veut pas de Gamal Moubarak comme successeur, alors que ce dernier venait de se faire élire à la tête du parti dominant, le Parti national démocratique (PND), et se préparait, sous le patronage de sa mère, Suzanne Moubarak, à entrer dans l’arène.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hosni-Moubarak-devant-le-tribunal-le-9-mai-2015.jpg" alt="" class="wp-image-283512" width="500"/><figcaption><em>Devant le tribunal, avec ses deux fils, le 9 mai 2015.</em></figcaption></figure></div>



<p> La première alerte sérieuse est donnée d’Addis-Abeba en 1995, lorsque le cortège du chef de l’Etat échappe de justesse à un attentat. Suivent plusieurs vagues de violence, attribués pour la plupart à des extrémistes islamistes, qui veulent paralyser le tourisme, une des trois principales sources de revenus extérieurs du pays. </p>



<p> Dès 2004, le terrorisme s’installe dans le Sinaï provoquant, en riposte, une répression sans merci, d’un pouvoir aux abois. C’en est fini du rêve d’une <em>«démocratie libérale» </em>caressé un moment par Gamal Moubarak et ses acolytes, qui l’ont vendu à une classe moyenne crédule. <em>«C’est trop peu et trop tard»,</em> entendait-on dans les allées du pouvoir. </p>



<p> Dans la rue c’est le début d’un grondement sourd, qui conduira bientôt aux manifestations montres de la Place Tahir – le cœur battant de l’Egypte politique depuis toujours. Après trente ans de pouvoir sans partage, Hosni Moubarak, lâché par l’armée, doit céder. Il ne sera pas le dernier Pharaon d’Egypte, tellement la tradition politique de ce pays est imprégnée de culture militaire à tous les niveaux, jusqu’aux gestes quotidiens les plus anodins. Le raïs déchu terminera sa vie errant de tribunal en hôpital jusqu’à sa fin ultime survenue mardi dans un hôpital militaire de deuxième classe au Caire.</p>
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