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	<title>Archives des Lotfi Brahem; - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Lotfi Brahem; - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : Abdelkrim Zbidi brigue-t-il vraiment la présidence de la république ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jul 2019 14:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des pages Facebook poussent comme des champignons depuis hier, samedi 27 juillet 2019, pour vanter les qualités d’homme d’Etat du ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi, et le présenter comme le meilleur profil possible pour assumer la présidence de la république. Par Imed Bahri Certaines pages vont encore plus loin et ne se contentent pas...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/28/tunisie-abdelkrim-zbidi-brigue-t-il-vraiment-la-presidence-de-la-republique/">Tunisie : Abdelkrim Zbidi brigue-t-il vraiment la présidence de la république ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/Beji-Caïd-Essebsi-Abdelkrim-Zbidi-22-juillet-2019.jpg" alt="" class="wp-image-227304"/><figcaption><em>M. Zbidi est le dernier membre du gouvernement à avoir rencontré feu Caïd Essebsi.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Des pages Facebook poussent comme des champignons depuis hier, samedi 27 juillet 2019, pour vanter les qualités d’homme d’Etat du ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi, et le présenter comme le meilleur profil possible pour assumer la présidence de la république.  </em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Imed Bahri </strong><br></p>



<span id="more-229144"></span>



<p> Certaines pages vont encore plus loin et ne se contentent pas du simple éloge : elles appellent ouvertement ce dernier (<em>«mounachada»</em>, comme au temps de Ben Ali !) à présenter sa candidature à la prochaine élection présidentielle. <br></p>



<p> La campagne, menée de manière massive, a coïncidé (et ce n’est sans doute pas une coïncidence !) avec les funérailles nationales du défunt président Béji Caïd Essebsi, décédé deux jours auparavant, à quelques mois de la fin de son mandat.  <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une campagne de très mauvais goût, lancée le jour même de l&rsquo;enterrement de Béji Caïd Essebsi </h3>



<p>Difficile d’imaginer que M. Zbidi lui-même, un homme dont la discrétion est l’une des principales qualités, aurait l’impertinence et, surtout, le mauvais goût, de lancer une pareille campagne, alors que le chef de l’Etat décédé n’a pas encore été enterré. Alors, si M. Zbidi n’a rien à voir avec cette campagne de très mauvais goût, qui sent la manipulation à mille lieux à la ronde, qui en est le véritable instigateur? <br></p>



<p> Question à deux sous : certains disent (ah, les mauvaises langues !) que c’est l’homme d’affaires et lobbyiste politique, Kamel Eltaief, qui est derrière cette campagne. Ils rappellent, à ce propos, que M. Eltaief a d’abord misé toutes ses cartes sur l’ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Mustapha Kamel Nabli, par ailleurs son gendre, à la présidentielle de 2014, mais le poulain, malgré son profil rassurant de gestionnaire gris et froid, n’a pas réussi à tenir la distance. <br></p>



<p> Qu’à cela ne tienne, Eltaief le magicien, qui n’est pas à un tour près, a reporté ses ambitions sur l’ancien ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, et alimenté une campagne en sa faveur sur Facebook, appelant à sa nomination à la tête du gouvernement en remplacement de Youssef Chahed, coupable à ses yeux d’avoir tenté de faire bouger le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT) dans lequel sa famille est impliquée. Cependant, la campagne pro-Brahem, à laquelle ont contribué certains syndicats sécuritaires, a fait pschitt après le limogeage de l’ancien ministre de l’Intérieur, rentré depuis dans les rangs.  <br></p>



<p> M. Eltaief, qui se prend pour un faiseur de rois et continue de penser qu’il est le plus habilité en Tunisie à nommer les présidents, les chefs de gouvernement, les ministres, les secrétaires d’Etat, les ambassadeurs et les Pdg, a mis son dévolu, ensuite, mais pour un court laps de Temps, sur Nabil Karoui, le patron de la chaîne Nessma, et fondateur du parti Qalb Tounes (ou Cœur de la Tunisie), mais les vents ont, encore une fois, mal tourné. </p>



<h3 class="wp-block-heading">M. Zbidi doit sortir de son silence et faire part aux Tunisiens de ses intentions </h3>



<p> Les déboires de ce dernier avec le Pôle judiciaire et financier et la possibilité de voir sa candidature à la présidentielle non validée par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), en raison des lourdes suspicions de blanchiment d’argent et de corruption financière pesant sur lui, semblent avoir poussé l’ancien ami de Zine El-Abidine Ben Ali (chassé du Palais de Carthage en 1992 par Leïla Trabelsi) à miser, désormais, sur un cheval qui présente des atouts certains pour remporter la course à la présidentielle et dont l’appartenance à l’armée nationale (c’est un médecin militaire) présente une bonne assurance : c’est un commis de l’Etat, efficace, discret et dévoué. Cerise sur le gâteau : il est Sahélien, comme M. Eltaief du reste, ce qui le rend encore plus séduisant au regard de ce dernier. <br></p>



<p> Cela dit, on ne sait pas si M. Eltaief est bien derrière la campagne de soutien à la candidature de M. Zbidi à la prochaine présidentielle, comme on le chuchote dans les cercles politiques, mais on est en droit de demander à ce dernier de se prononcer lui-même à ce sujet et de faire part aux Tunisiens de ses véritables intentions : est-il candidat ou non pour le Palais de Carthage ? Car les Tunisiens ont vraiment marre des cachotteries, des manipulations et des campagnes menées par de mystérieuses parties sur les réseaux sociaux ou à travers des médias <em>«monnayés»</em>. <br></p>



<p> La candidature à la présidence de la république est un droit pour tous les citoyens ayant les qualités requises pour le poste et à plus forte raison lorsque le postulant, comme M. Zbidi, a une longue expérience dans la gestion des affaires de l’Etat. Pourquoi alors ne pas y aller franco et continuer à recourir aux services de personnes louches et interlopes, sévissant à l’ombre de la république? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/28/tunisie-abdelkrim-zbidi-brigue-t-il-vraiment-la-presidence-de-la-republique/">Tunisie : Abdelkrim Zbidi brigue-t-il vraiment la présidence de la république ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Paris : Report du procès de Lotfi Brahem contre Nicolas Beau</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/26/paris-report-du-proces-de-lotfi-brahem-contre-nicolas-beau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Oct 2018 17:37:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coup d'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Lotfi Brahem;]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Beau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lotfi Brahem au milieu de ses avocats, aujourd&#8217;hui, à Paris. La justice française a décidé aujourd’hui, vendredi 26 octobre 2018, de reporter le procès dans l’affaire qui oppose l’ex-ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Brahem, au journaliste français, Nicolas Beau. Ce dernier est poursuivi par Lotfi Brahem pour diffamation, après la publication, le 15 juin dernier,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/26/paris-report-du-proces-de-lotfi-brahem-contre-nicolas-beau/">Paris : Report du procès de Lotfi Brahem contre Nicolas Beau</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-180824" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Lotfi-Brahem-avocats-Paris.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Lotfi Brahem au milieu de ses avocats, aujourd&rsquo;hui, à Paris.</em></p>
<p><em><strong>La justice française a décidé aujourd’hui, vendredi 26 octobre 2018, de reporter le procès dans l’affaire qui oppose l’ex-ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Brahem, au journaliste français, Nicolas Beau.</strong></em><span id="more-180820"></span></p>
<p>Ce dernier est poursuivi par Lotfi Brahem pour diffamation, après la publication, le 15 juin dernier, d’un article publié sur son site <em>« Monde Afrique »</em>, où il a accusé l’ex-ministre d&rsquo;avoir préparé un coup d’Etat, en complicité avec le chef des services secrets des Emirats arabes unis.</p>
<p>Le plaignant était présent aujourd’hui au tribunal mais Nicolas Beau était absent. L’avocat de ce dernier a donc demandé le report du procès et le juge a accepté cette demande.</p>
<p>Le comité de défense de Brahem a assuré que ces rumeurs diffusées par le journaliste ont porté atteinte à leur client en tant que personne mais aussi en sa qualité, à l&rsquo;époque, de ministre de l’Intérieur.</p>
<p>Commentant cette affaire, des observateurs ont indiqué que Nicolas Beau était en relation avec des parties qui critiquaient, depuis longtemps, Brahem et appelaient à son limogeage, notamment Mohamed Naïm Haj Mansour, directeur du controversé site<em> « Al-Thawra News »</em>, ou encore le blogueur Sahbi Amri.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oq2CBPobml"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/22/projet-de-coup-detat-en-tunisie-nicolas-beau-tente-de-se-justifier/">Projet de coup d&rsquo;Etat en Tunisie : Nicolas Beau tente de se justifier</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Projet de coup d&rsquo;Etat en Tunisie : Nicolas Beau tente de se justifier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/22/projet-de-coup-detat-en-tunisie-nicolas-beau-tente-de-se-justifier/embed/#?secret=Kid7dAmJrX#?secret=oq2CBPobml" data-secret="oq2CBPobml" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QB7zz6Bb6P"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/14/accuse-davoir-planifie-un-coup-detat-en-tunisie-brahem-va-porter-plainte/">Accusé d&rsquo;avoir planifié un coup d&rsquo;Etat en Tunisie : Brahem va porter plainte</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Accusé d&rsquo;avoir planifié un coup d&rsquo;Etat en Tunisie : Brahem va porter plainte » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/14/accuse-davoir-planifie-un-coup-detat-en-tunisie-brahem-va-porter-plainte/embed/#?secret=X8Y5K0AtE7#?secret=QB7zz6Bb6P" data-secret="QB7zz6Bb6P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/26/paris-report-du-proces-de-lotfi-brahem-contre-nicolas-beau/">Paris : Report du procès de Lotfi Brahem contre Nicolas Beau</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Où les Caïd Essebsi and Co mènent-ils la Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/ou-les-caid-essebsi-and-co-menent-ils-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 11:06:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Hichem Fourati]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À présent que la poussière de la dernière sortie médiatique du chef de l’Etat est retombée, ou presque, les véritables affaires du pays et les soucis quotidiens du Tunisien devraient mériter toute l’attention de ceux qui ont la charge de diriger le pays et de répondre à la question «où va-t-on ?» Par Marwan Chahla...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/ou-les-caid-essebsi-and-co-menent-ils-la-tunisie/">Où les Caïd Essebsi and Co mènent-ils la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-176301" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Beji-et-Hafedh-Caid-Essebsi-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>À présent que la poussière de la dernière sortie médiatique du chef de l’Etat est retombée, ou presque, les véritables affaires du pays et les soucis quotidiens du Tunisien devraient mériter toute l’attention de ceux qui ont la charge de diriger le pays et de répondre à la question «où va-t-on ?»</strong></em></p>
<p>Par <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><span id="more-176300"></span></p>
<p>Dans nos colonnes, comme chez nos confrères nationaux et internationaux, l’on a disséqué la très controversée interview que le président de la République Béji Caïd Essebsi (BCE) a accordée, dans la soirée du lundi 24 septembre 2018, à El-Hiwar Ettounsi, pour n’y trouver rien d’intéressant… rien d’encourageant.</p>
<p>Tout ce que BCE a dit, de bout en bout de cet entretien de plus d’une heure, était facile à deviner: comme on s’y attendait, il s’est agi d’une prestation médiatique de fin de règne d’un nonagénaire que le hasard de l’Histoire a rappelé de sa retraite pour lui ouvrir les grilles du Palais de Carthage, du terminus du parcours d’un homme qui a dilapidé cette chance inouïe et qui croit encore qu’il va pouvoir sortir par la grande porte…</p>
<h3>Le magicien de Carthage a perdu ses dons</h3>
<p>Déjà, depuis l’entretien<em> «enregistré»</em> de Nessma TV, à la mi-juillet dernier, lorsque BCE a sommé le chef du gouvernement Youssef Chahed de choisir entre remettre sa démission ou solliciter une nouvelle fois la confiance de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), il était devenu évident que le locataire du Palais de Carthage avait perdu la partie. Venu sur la chaîne de Nabil Karoui pour expliquer aux Tunisiens les raisons de l’échec de son Accord de Carthage 2, BCE n’a pas su convaincre.</p>
<p>Et à partir de ce moment-là, tout allait échapper au contrôle au magicien de Carthage.</p>
<p>Son parti Nidaa Tounes, qu’il a laissé en héritage à son fils Hafedh Caïd Essebsi, poursuivait sa descente aux enfers pour ne plus être que l’ombre de lui-même. Son allié islamiste Ennahdha se montrait de plus en plus <em>«contrariant»</em> avec, entre autres désolidarisations, son leitmotiv de <em>«la priorité de la stabilité gouvernementale»</em> dont la transition en Tunisie a grandement besoin. Youssef Chahed, très occupé par la gestion des affaires du pays, refuse de répondre à la provocation, décide de remercier un ministre de l’Intérieur pour le remplacer par un autre et réussit à obtenir pour Hichem Fourati la confiance de l’ARP.</p>
<p>Déjà, depuis ce feu vert d’une confortable majorité des députés (148 sur les 169 voix exprimées) accordée au successeur de Lotfi Brahem, le samedi 28 juillet dernier, il était devenu clair que les données parlementaires ont changé, que le vent a tourné et que BCE, son fils et les opportunistes (ou les corrompus) qui les entourent n’y pouvaient plus grand-chose.</p>
<p>Depuis lors, aussi, le paysage politique n’a cessé de se redessiner – et il continuera, dans les cinq ou six prochains mois, à se préciser encore plus – avec une distribution nouvelle des cartes qui serait peu ou prou comme suit: les islamistes d’Ennahdha, un centre de ceux que l’on pourrait <em>«le bloc des Chahed-compatibles»</em> autour l’actuelle Coalition nationale, un Nidaa Tounes qui sera maintenu en vie sous respiration artificielle jusqu’aux prochaines législatives et présidentielle de 2019, et les autres des extrêmes de gauche et de droite…</p>
<h3>Et ce désenchantement généralisé…</h3>
<p>Avant que tout cela ne se tasse définitivement et que l’on en arrive à cette compétition entre ces trois pôles d’attraction principaux (Ennahdha, les pro-Chahed et Nidaa), il y aura quinze mois à tenir, une longue quinzaine de mois difficiles qui comprend le vote du projet de la loi des Finances 2019, la mise à exécution – si possible – de quelques «réformes douloureuses» que les bailleurs de fonds étrangers attendent avec impatience, les menaces de grève générale brandies par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et autres sit-ins et protestations, le mécontentement de l’organisation patronale, et également la grogne, ici et là, de certaines corporations…</p>
<p>Bref, si 2018 n’a pas été une bonne année pour le commun des Tunisiens, celle qui suivra pourrait ne pas être meilleure. La liste des mauvais indicateurs économiques est connue de tous: le déficit béant de la balance commerciale, la dégringolade inarrêtable du dinar, le gouffre abyssal du budget de l’Etat, l’intenable fardeau de la dette externe, un environnement peu attractif pour les investisseurs nationaux et étrangers, une machine économique poussive qui peine à générer des emplois, une inflation galopante, un pouvoir d’achat du consommateur usé jusqu’à la corde et les implications graves que toutes ces pannes systémiques ont engendrées et ce qu’elles peuvent entraîner encore comme autres dysfonctionnements…</p>
<p>À toutes ces crises, à toutes ces urgences plus que pressantes, il n’y aurait donc pas de réponse. Nos politiciens – tous ! – n’ont à l’esprit que les scrutins législatifs et présidentiel de 2019. Que le pays se vide par plusieurs dizaines de milliers de ses hauts cadres, que d’autres milliers de nos jeunes concitoyens choisissent de jeter à la mer pour atteindre illégalement l’Europe ou que l’écrasante majorité des électeurs ont tourné le dos aux urnes… toutes ces expressions du désenchantement généralisé semblent importer peu aux dirigeants du pays.</p>
<p>Que reste-t-il de la success story tunisienne, celle qui a laissé croire que l’exception et le génie tunisiens peuvent réussir là où les autres ont échoué? Où va la Tunisie? Espérons que ce ne sera pas dans le mur…</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uxXN2sn7aQ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/lettre-au-president-de-la-republique-beji-caid-essebsi/">Lettre au président de la République Béji Caïd Essebsi</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Lettre au président de la République Béji Caïd Essebsi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/lettre-au-president-de-la-republique-beji-caid-essebsi/embed/#?secret=Oclm8llUms#?secret=uxXN2sn7aQ" data-secret="uxXN2sn7aQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OgF6g2Jmre"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/26/tunisie-beji-caid-essebsi-un-homme-du-passe/">Tunisie : Béji Caïd Essebsi, un homme du passé ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Béji Caïd Essebsi, un homme du passé ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/26/tunisie-beji-caid-essebsi-un-homme-du-passe/embed/#?secret=KQtpkQCqfL#?secret=OgF6g2Jmre" data-secret="OgF6g2Jmre" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wD3Pof4VYB"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/25/tunisie-beji-caid-essebsi-ou-le-chant-du-cygne/">Tunisie : Béji Caïd Essebsi ou le chant du cygne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Béji Caïd Essebsi ou le chant du cygne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/25/tunisie-beji-caid-essebsi-ou-le-chant-du-cygne/embed/#?secret=a4mvpBIn5h#?secret=wD3Pof4VYB" data-secret="wD3Pof4VYB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/ou-les-caid-essebsi-and-co-menent-ils-la-tunisie/">Où les Caïd Essebsi and Co mènent-ils la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lotfi Brahem sera-t-il recasé, lui aussi, à Carthage?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/07/lotfi-brahem-sera-t-il-recase-lui-aussi-a-carthage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 12:36:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Essid]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Majdoub]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Brahem;]]></category>
		<category><![CDATA[Najem Gharsalli]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Ben Ticha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lotfi Cœur de Lion parmi ses partisans. Après que la rumeur de la nomination de Habib Essid en tant que conseiller du président de la République se soit faite de plus en plus persistante pendant des semaines jusqu’à son officialisation, lundi 6 août 2018, le même modus operandi s&#8217;opère, aujourd&#8217;hui, avec Lotfi Brahem pour qu’il soit...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/07/lotfi-brahem-sera-t-il-recase-lui-aussi-a-carthage/">Lotfi Brahem sera-t-il recasé, lui aussi, à Carthage?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-168020" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Lotfi-Brahem-et-ses-partisans.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Lotfi Cœur de Lion parmi ses partisans.</em></p>
<p><em><strong>Après que la rumeur de la nomination de Habib Essid en tant que conseiller du président de la République se soit faite de plus en plus persistante pendant des semaines jusqu’à son officialisation, lundi 6 août 2018, le même modus operandi s&rsquo;opère, aujourd&rsquo;hui, avec Lotfi Brahem pour qu’il soit nommé conseiller sécuritaire du président. </strong></em></p>
<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>
<p><span id="more-168019"></span></p>
<p>Lotfi Cœur de Lion, dont ses laudateurs et groupies ne cessent de publier ses photos en lunettes noires entouré de lions et de nous dire que, malgré son passage éphémère de 8 mois à la tête du ministère de l’Intérieur, c’est le meilleur ministre de l’Intérieur de l’Histoire de la Tunisie, est en passe d’être recueilli par le président Béji Caïd Essebsi.</p>
<h3>La Présidence est-elle devenue la maison de retraite de la République?</h3>
<p>La guerre des clans a atteint un tel point de bassesse que même les nominations s’opèrent maintenant pour damner le pion à l’autre clan et l’ulcérer.</p>
<p>Pourquoi pas Abderrahmen Belhaj Ali avant lui n’a pas été nommé conseiller sécuritaire du président après avoir quitté son poste de directeur général de la sûreté nationale?</p>
<p>Pourquoi pas l’excellent et le très efficace Hédi Majdoub, ancien ministre de l’Intérieur, qui a rétabli la sécurité et la stabilité sur tout le territoire de la République après le passage catastrophique de Najem Gharsalli ? Une fois débarqué du gouvernement au mois de septembre dernier, M. Majdoub n’a pas été nommé conseiller sécuritaire du président?</p>
<p>Pourquoi tant de consolation et de générosité injustifiées pour les uns et tant d’ingratitude pour les autres? Pourquoi ce deux poids deux mesures chez le père de Hafedh?</p>
<h3>Eltaïef président! Eltaïef président!</h3>
<p>Déjà que Noureddine Ben Ticha, auxiliaire de Kamel Eltaïef et ses yeux à la Présidence de la République, est conseiller et on rajoute Lotfi Cœur de Lion, nouveau conseiller à la Présidence; alors tant qu’on y est, pourquoi Béji Caïd Essebsi ne se retire-t-il pas et ne cède-t-il pas sa place à Kamel Eltaïef et qu’on en finisse une bonne fois pour toutes! Eltaïef président! Eltaïef président!</p>
<p>Ça sera la meilleure solution. Assez d’hypocrisie de nommer des gens qui sont des étoiles gravitant dans la galaxie d’une seule personne et après elle vous dit <em>«non ne je ne les connais pas»</em> et qui eux, les yeux dans yeux, vous prennent pour des cons et vous disent<em> «on n’appartient pas à ce lobby»</em>.</p>
<p>Assez de ces ambiguïtés entretenues pour servir les desseins politiques d’un tel et quand on les lui oppose et on l&rsquo;écrit, il se défausse, il nie et il joue à la vierge effarouchée. Qu’il assume et qu’il devienne président. Eltaïef président! Eltaïef président!</p>
<p>Et une fois président, il nommera Noureddine Ben Ticha chef du gouvernement, même sans baccalauréat, c’est pas grave, après tout il fera un bon chef de gouvernement docile pour servir les desseins politiques de son patron. Et Lotfi Cœur de Lion retrouvera son fauteuil de ministre de l’Intérieur pour une belle période cette fois-ci et non pas pour seulement huit mois éphémères. Eltaïef président! Eltaïef président!</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GUR8lkvAg4"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/que-fait-encore-noureddine-ben-ticha-a-la-presidence-de-la-republique/">Que fait encore Noureddine Ben Ticha à la Présidence de la République?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que fait encore Noureddine Ben Ticha à la Présidence de la République? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/que-fait-encore-noureddine-ben-ticha-a-la-presidence-de-la-republique/embed/#?secret=Tz2gMEGhC2#?secret=GUR8lkvAg4" data-secret="GUR8lkvAg4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AoNttLv6wy"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/15/dessous-la-demission-abderrahmane-haj-ali/">Les dessous de la démission de Abderrahmane Haj Ali</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les dessous de la démission de Abderrahmane Haj Ali » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/15/dessous-la-demission-abderrahmane-haj-ali/embed/#?secret=xNiGWq14Ku#?secret=AoNttLv6wy" data-secret="AoNttLv6wy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/07/lotfi-brahem-sera-t-il-recase-lui-aussi-a-carthage/">Lotfi Brahem sera-t-il recasé, lui aussi, à Carthage?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Et Joe Chahed marqua un but à Kamel Eltaïef </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/et-joe-chahed-marqua-un-but-a-kamel-eltaief/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jul 2018 16:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[clan Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Fourati]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Eltaief]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Brahem;]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Ben Ticha]]></category>
		<category><![CDATA[Saïda Garrache]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le trône de Kamel Eltaïef est-il en train de vaciller? Hier soir, 28 juillet 2018, Hichem Fourati a obtenu la confiance de l’ARP, tous les observateurs avertis savent que c’est un pas décisif dans la dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur, épicentre de l’influence de l’homme de réseaux.  Par Imed Bahri Le but a été inscrit hier...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/et-joe-chahed-marqua-un-but-a-kamel-eltaief/">Et Joe Chahed marqua un but à Kamel Eltaïef </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166890" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Youssef-Chahed-Kamel-Eltaief.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le trône de Kamel Eltaïef est-il en train de vaciller? Hier soir, 28 juillet 2018, Hichem Fourati a obtenu la confiance de l’ARP, tous les observateurs avertis savent que c’est un pas décisif dans la dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur, épicentre de l’influence de l’homme de réseaux. </strong></em></p>
<p>Par <strong>Imed Bahri </strong></p>
<p><span id="more-166889"></span></p>
<p>Le but a été inscrit hier soir peu après 21H à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Hichem Fourati, candidat de Youssef Chahed devenu bête noire des lobbies et lui-même commis de l’Etat n’ayant aucune accointance avec aucun lobby, obtient la confiance de l’Assemblée après une guerre livrée pour faire capoter sa nomination. Une guerre débutée mardi soir à peine sa nomination rendue publique. Que pèse désormais M. Eltaïef au ministère de l’Intérieur?</p>
<h3>Kamel Eltaïef et le ministère de l’Intérieur</h3>
<p>Véritable cœur d’influence de l’homme de réseaux Kamel Eltaïef depuis des décennies, le ministère de l’Intérieur semble lui échapper. À l’apogée du régime Ben Ali et de la puissance de l’ancienne première dame Leila Ben Ali et en pleine disgrâce, M. Eltaïef  a pu conserver les siens au sein de la lugubre bâtisse de l’avenue Bourguiba. Au lendemain du 14 janvier, son influence au sein de ce département, véritable Etat profond, est allée crescendo. Mis à part la parenthèse du très maladroit et très bavard Farhat Rajhi, qui a critiqué dans une vidéo M. Eltaïef et auquel il a attribué d’une manière exagérée un gouvernement de l’ombre, M. Eltaïef a toujours gardé la main sur sa chasse gardée.</p>
<p>Même sous la présidence de Moncef Marzouki et lorsque les islamistes gouvernaient le pays et qu’Ali Laaryadh dirigeait le ministère de l’Intérieur, il n’y a pas eu de dé-kémalisation de ce ministère. Car M. Eltaïef possède une intelligence politique et sait tirer bénéfice de chaque phase politique vécue par le pays et de chaque conjoncture que traverse la nation.</p>
<p>Après le 14 janvier et avec le vent de la liberté qui a soufflé sur le pays et avec la volonté de démocratisation du pays qui était conjuguée à l’affaiblissement de l’Etat, une opportunité a été saisie au sein des institutions sécuritaires, celle de créer les fameux syndicats des différents corps sécuritaires.</p>
<p>La naissance des syndicats sécuritaires a dépassé le taux de fertilité de l’Inde. Ils ont poussé comme des champignons. Il y a même des corps qui comptent plus d’un syndicat.</p>
<p>De cette gabegie des syndicats sécuritaires naîtra une véritable guerre des polices car chaque syndicat rebat nos oreilles en nous prenant pour des naïfs en disant qu’ils œuvrent par pur amour désintéressé de la patrie, or c’est faux, chaque syndicat représente un lobby, un clan et chaque clan a ses propres marionnettistes. Une aubaine pour M. Eltaïef  qui pour combattre les islamistes qui ont tout fait pour s’emparer de l’appareil sécuritaire et donc de raser son influence, a saisi l’occasion que lui présentait l’émergence des syndicats sécuritaires pour mener sa guerre de survie au sein de son cœur d’influence, le ministère de l’Intérieur.</p>
<p>À la fin, les islamistes partiront et l’influence de M. Eltaïef restera.</p>
<p>Aujourd’hui Youssef Chahed, et ce depuis des mois, procède à une dé-kémalisation méthodique et profonde du ministère de l’Intérieur. M. Eltaïef se sent dépossédé du bijou le plus précieux de son influence et de sa puissance. M. Chahed, déclara la guerre à M. Eltaïef, le 3 mars dernier, en débarquant celui qui était très proche de M. Eltaïef, que certains considèrent comme ses yeux à l’Intérieur, Taoufik Dabbabi, directeur général de la sûreté nationale, qui constituait avec Lotfi Brahem, ministre de l’Intérieur, le binôme le plus pro-Kamel Eltaïef de l’Histoire du ministère de l’Intérieur. Même sous M. Ben Ali, de 1987 jusqu’au début des années 1990 quand il était l’homme le plus puissant de la République après le président Ben Ali , M. Eltaïef a dû composer avec ses ennemis que M. Ben Ali nommait à la tête du ministère de l’Intérieur pour faire l’équilibre. M. Eltaïef a dû composer avec ses ennemis Chedli Naffati et Abdallah Kallel. Mais en ayant, il y a quelques mois à peine, le duo Brahem-Dabbabi à la tête de l’Intérieur, M. Eltaïef  disposait d’une influence sans pareille au sein de ce département, au sein de l’appareil sécuritaire et au sein de l’appareil d’Etat, une influence enviée et crainte.</p>
<p>Tout le monde à Tunis savait que M. Eltaïef  a repris de sa superbe et est redevenu un des principaux détenteurs du pouvoir du pays. Ce qui a dérangé M. Chahed qui voyait que M. Brahem, désormais maître du ministère constituant l’Etat profond de la République et soutenu par le lobby le plus puissant du pays, constituait un danger pour sa pérennité en tant que chef de gouvernement et pour sa survie politique tout court.</p>
<h3>La dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur</h3>
<p>M. Chahed, en bon tacticien sous-estimé par ses adversaires, commença le 3 mars par limoger M. Dabbabi, c’était le premier pas entrepris vers la dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur. Le très pro-Kamel Eltaïef, Lotfi Brahem, se retrouva non plus en duo mais seul aux commandes. Le 6 juin dernier, M. Chahed débarqua à son tour M. Brahem.</p>
<p>L’influence de M. Eltaïef à la tête du ministère de l’Intérieur se retrouvait amputée. M. Chahed ne s’est pas arrêté là, il a continué et a opéré une série de nominations afin de combler des vides à la tête de postes sécuritaires. Ces nominations ont été vécues comme anti-Kamel Eltaïef par ce dernier et par ses proches, d’ailleurs les pages Facebook sponsorisées qui défendaient aveuglement M. Brahem et insultaient M. Chahed ont décrié ces nominations et ont présenté M. Brahem comme un lion et M. Chahed comme un amateur qui ne comprend rien à rien. In fine, M. Eltaïef a vu son influence s’effriter.</p>
<p>Dernier épisode, mardi 24 juillet, M. Chahed nomme le commis de l’Etat et énarque de formation M. Hichem Fourati, ministre de l’Intérieur et saisit l’ARP pour un vote de confiance. La campagne anti-Fourati s’emballe. Il faut lui barrer la route. Il est nommé par Chahed donc c’est un homme de Chahed. Il ne faut pas que M. Fourati obtienne le vote de confiance pour punir M. Chahed et pour que la dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur ne se poursuive pas.</p>
<p>Naturellement le chef du gouvernement informe le président de la République de son choix. En vertu de la Constitution, quand il s’agit du ministre des Affaires étrangères et du ministre de la Défense, il faut non seulement informer le président mais avoir son aval mais quand il s’agit de la nomination à la tête d’un autre ministère y compris l’Intérieur, il faut juste informer le président et non pas avoir son aval.</p>
<p>Pour bousiller et compromettre la nomination de M. Fourati et nuire au chef du gouvernement Youssef Chahed, l’âme damnée de M. Eltaïef, Noureddine Ben Ticha, devenu on ne sait-comment conseiller du président, a déclaré que Youssef Chahed a juste informé le président ni plus ni moins. Saïda Garrache, porte-parole de la Présidence rectifia le tir en disant que toutes les conditions de la nomination sont remplies et par conséquent, qu’elle est conforme à la loi. La tentative de M. Ticha, en soufflant sur les braises, n’a pas abouti. Un flop total. L’amateurisme de M. Ticha a affecté l’institution présidentielle.</p>
<p>Toutefois, le lobbying au sein du clan soutenant la famille Caïd Essebsi qui livre une interminable guerre d’usure à M. Chahed a tout fait pour faire capoter la nomination de M. Fourati à l’Assemblée mais à la fin M. Fourati a fini par avoir la confiance de l’Assemblée et il est devenu ministre de l’Intérieur comme l’a voulu M. Chahed.</p>
<p>La dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur a connu un pas décisif et important avec la nomination de M. Fourati mais ce n’est aucunement la fin de l’influence de M. Eltaïef au ministère de l’Intérieur dont l’ampleur des réseaux n’a d’égale que leur discrétion. Egalement M. Eltaïef est un homme opiniâtre et qui ne lâche jamais prise&#8230;</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hi55zfcm8o"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/vote-de-confiance-a-hichem-fourati-les-difficultes-de-chahed-ne-sont-pas-terminees/">Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/vote-de-confiance-a-hichem-fourati-les-difficultes-de-chahed-ne-sont-pas-terminees/embed/#?secret=UZfkoZfyve#?secret=Hi55zfcm8o" data-secret="Hi55zfcm8o" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1K5oZv9M8s"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/hichem-fourati-le-bon-choix-qui-derange/">Hichem Fourati, le bon choix qui dérange</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hichem Fourati, le bon choix qui dérange » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/hichem-fourati-le-bon-choix-qui-derange/embed/#?secret=BwOcFG6llS#?secret=1K5oZv9M8s" data-secret="1K5oZv9M8s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QQBOYA6e1Q"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/15/noureddine-ben-ticha-nouveau-saida-sassi-de-la-tunisie/">Noureddine Ben Ticha, nouveau Saïda Sassi de la Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Noureddine Ben Ticha, nouveau Saïda Sassi de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/15/noureddine-ben-ticha-nouveau-saida-sassi-de-la-tunisie/embed/#?secret=JOFGLlcb7N#?secret=QQBOYA6e1Q" data-secret="QQBOYA6e1Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/et-joe-chahed-marqua-un-but-a-kamel-eltaief/">Et Joe Chahed marqua un but à Kamel Eltaïef </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jul 2018 06:51:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Majdoub]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Fourati]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Brahem;]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vote de confiance accordé samedi soir, 28 juillet 2018, par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), à Hichem Fourati, nommé mardi dernier ministre de l’Intérieur, constituera-t-il un tournant politique pour le gouvernement Youssef Chahed ? Décryptage… Par Ridha Kéfi D’abord, on s’attendait à un vote serré, à un succès ou un échec par quelques...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/vote-de-confiance-a-hichem-fourati-les-difficultes-de-chahed-ne-sont-pas-terminees/">Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166829" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Hichem-Fourati-et-Youssef-Chahed.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le vote de confiance accordé samedi soir, 28 juillet 2018, par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), à Hichem Fourati, nommé mardi dernier ministre de l’Intérieur, constituera-t-il un tournant politique pour le gouvernement Youssef Chahed ? Décryptage…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>
<p><span id="more-166828"></span></p>
<p>D’abord, on s’attendait à un vote serré, à un succès ou un échec par quelques voix d’écart et, durant toute la journée, les deux camps comptaient les voix et craignaient que le vote ne balance dans un sens ou dans un autre. Finalement, la confiance a été votée à M. Fourati par une confortable majorité : 148 pour, et seulement 8 abstentions et 13 contre, pour un nombre total de voix exprimées de 169.</p>
<p>Le candidat de M. Chahed est donc passé haut la main. Comment expliquer ce succès inespéré quelques heures avant le vote. Qu’est-ce qui s’est passé entre-temps et qui a poussé un nombre de députés à abandonner leur attitude nihiliste et destructrice et à penser, enfin, à l’intérêt supérieur du pays, qui a besoin de stabilité politique pour conforter la reprise économique réelle que l’on observe depuis quelques mois ?</p>
<h3>Echapper à l&#8217;emprise des lobbies traditionnels</h3>
<p>La première explication réside dans la personnalité et le profil de M. Fourati, qui ont finalement imposé le respect. C’est un énarque, indépendant, sans parti-pris idéologique ni obédience politique connue ni encore aucune appartenance à quelque lobby d’intérêt, régional ou autre.  On a raconté de nombreux mensonges à son égard pour le discréditer aux yeux des Tunisiens, mais ces mensonges sont finalement tombés comme un château de cartes.</p>
<p>L’homme, qui n’est ni un magouilleur politique ni un flic de carrière, mais un commis de l’Etat, connaissant les rouages de l’administration publique et, surtout, le ministère de l’Intérieur où il a fait l’essentiel de sa carrière, tient plus de Hedi Majdoub, un énarque comme lui, discret et efficace, injustement limogé à l’instigation du président de la République, Béji Caïd Essebsi, que l’islamiste Ali Larayedh ou le superflic Lotfi Brahem, plus soucieux de plaire aux partis et aux lobbies que de servir les intérêts supérieurs du pays.</p>
<p>M. Chahed a donc fait le bon choix en optant pour le meilleur profil possible pour mettre le ministère de l’Intérieur à l’abri des tiraillements politiques et des influences des lobbies traditionnels, qui ont toujours magouillé, même du temps de Ben Ali, pour avoir leurs hommes de main au sein de la bâtisse grise de l’Avenue Bourguiba, véritable boîte noire de la République.</p>
<p>Le vote de confiance à Hichem Fourati est donc aussi, en quelque sorte, un vote de confiance à Youssef Chahed, même si ce dernier a eu droit, à l’occasion de ce vote, à des critiques acerbes, parfois justifiées mais souvent outrancières, excessives et donc forcément insignifiantes.</p>
<p>Certes, le bilan des deux ans qu’il a passés à la tête du gouvernement d’union nationale est pour le moins mitigé, surtout sur le plan économique, dont les indicateurs sont presque tous dans le rouge (hausse du déficit budgétaire, de l’endettement, de l’inflation, du déficit commercial, etc.) Mais force est d’admettre que les signes de reprise sont réels et que, grâce à son entregent et à la confiance que son action réformatrice inspire aux bailleurs de fonds internationaux, ces derniers n’ont jamais abandonné la Tunisie et ont toujours répondu présents pour l’aider à sortir de la crise.</p>
<h3>Un bilan dont nous assumons tous la responsabilité</h3>
<p>Force est aussi de reconnaître que la responsabilité de ce bilan mitigé n’incombe pas seulement à M. Chahed, mais à tous les acteurs politiques, et notamment aux partis et à leurs représentants à l’Assemblée, qui ont multiplié les manœuvres visant à entraver le travail du gouvernement et à l’empêcher de mettre en route les réformes nécessaires. M. Chahed n’a même pas été aidé par sa propre famille politique, Nidaa Tounes, qui a rarement défendu ses choix et ses décisions, mais a plutôt cherché à les combattre.</p>
<p>On a rarement entendu des députés critiquer les abus et les excès des manifestants qui coupaient les routes, paralysaient les usines et stoppaient la machine de production, à El Kamour, à Kebili, à Kerkennah, dans le bassin minier de Gafsa, et partout ailleurs. On ne les a pas vus non plus œuvrer à calmer les esprits et rappeler les gens à la raison.</p>
<p>Ces chers députés, dont certains éprouvaient une jouissance perverse, hier, à énumérer les échecs du gouvernement, ont souvent été des pyromanes qui attisaient les colères et ajoutaient de l’huile sur le feu, ne s’émouvant même pas de voir des usines fermer et des investisseurs étrangers mettre la clé sous le paillasson et fuir un pays dont le gouvernement est pratiquement considéré comme l’ennemi à abattre.</p>
<p>Que dire aussi d’un président de la république qui, au lieu de rappeler à l’ordre son fils, bombardé secrétaire exécutif de Nidaa Tounes, le parti censé être au pouvoir, l’encourageait plutôt à attaquer le gouvernement et à entraver son travail ? Ne l’a-t-on pas vu lui-même attaquer le chef du gouvernement dans une chaîne de télévision hors-la-loi, Nessma, dont le patron, Nabil Karoui est un évadé fiscal notoire poursuivi par la justice dans des affaires de corruption et de blanchiment d’argent, portant ainsi un coup à l’autorité et au prestige de l’Etat ?</p>
<p>On n’a jamais entendu M. Caïd Essebsi prendre la parole pour calmer la colère des Tunisiens, les rassurer, leur expliquer que seul l’ordre, le travail, la discipline et la productivité peuvent aider le pays à sortir de la crise et à retrouver le chemin de la prospérité partagée. Ce qui est, en somme, le rôle d’un chef d’Etat digne de ce nom. Non, on l’a vu, plutôt, s’associer à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) pour la remonter contre le gouvernement et tenter d’entraver son travail.</p>
<p>N’a-t-il pas cherché, également, et tout aussi pernicieusement, dans le cadre du fameux Accord de Carthage, un gadget inutile ou plutôt une tromperie, à remonter les partis politiques et les organisations nationales contre le gouvernement et son chef, parce que M Caïd Essebsi père a promis d’avoir la peau de Youssef Chahed pour servir les caprices de Caïd Essebsi fils et ses ambitions politiques démesurées ?</p>
<h3>La guéguerre contre Chahed est loin d&rsquo;être terminée</h3>
<p>Pour revenir au vote de confiance en faveur du nouveau ministre de l’Intérieur, disons qu’il ne doit pas tromper les analystes.</p>
<p>Non, les adversaires de M. Chahed au sein de son propre parti n’ont pas abdiqué. Si beaucoup d’entre eux, sentant le vent tourner, ont fini, la mort dans l’âme, par accepter ce qui est, au final, une défaite, cela ne signifie nullement qu’ils vont rentrer dans les rangs et laisser l’Etat reprendre son fonctionnement normal. Et pour cause : ce vote est un camouflet pour la bande à Caïd Essebsi qui, n’en doutons pas, reviendra bientôt à la charge avec d’autres manœuvres et d’autres magouilles, adossée aux lobbies habituels, et notamment ceux de la corruption qui n’ont jamais baissé les bras.</p>
<p>Youssef Chahed aura toujours contre lui les lobbyistes et trafiquants d’influence, les barons de la corruption, les chefs des réseaux de la contrebande, les évadés fiscaux et autres <em>«affairistes véreux»</em> traînant des casseroles et des ardoises dans les banques… En d&rsquo;autres termes, ses difficultés se poursuivront, car les malfrats de la république, qui veulent un Etat sur mesure, à leur service voire à leurs pieds, n’ont pas encore été mis hors état de nuire. Le chemin est long, mais la voie est désormais clairement définie. Tant que ces malfrats n&rsquo;ont pas été mis hors état de nuire, la Tunisie ne sortira pas la tête de l&rsquo;eau&#8230;</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4lhISsg7aa"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/hichem-fourati-le-bon-choix-qui-derange/">Hichem Fourati, le bon choix qui dérange</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hichem Fourati, le bon choix qui dérange » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/hichem-fourati-le-bon-choix-qui-derange/embed/#?secret=5wuh2iLbZK#?secret=4lhISsg7aa" data-secret="4lhISsg7aa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/vote-de-confiance-a-hichem-fourati-les-difficultes-de-chahed-ne-sont-pas-terminees/">Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Assemblée : Attayar ne votera pas la confiance à Hichem Fourati</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jul 2018 12:24:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Courant démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[Ghazi Chaouachi]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Fourati]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président du bloc parlementaire du Courant démocratique (Attayar), Ghazi Chaouachi, a annoncé que ses collègues ne voteront pas la confiance au nouveau ministre de l&#8217;Intérieur, Hichem Fourati, aujourd&#8217;hui, samedi 28 juillet 2018. M. Chaouachi a expliqué cette décision, dans une déclaration à l&#8217;agence Tap parue ce matin, en raison du refus des députés de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166652" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Hichem-Fourati-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le président du bloc parlementaire du Courant démocratique (Attayar), Ghazi Chaouachi, a annoncé que ses collègues ne voteront pas la confiance au nouveau ministre de l&rsquo;Intérieur, Hichem Fourati, aujourd&rsquo;hui, samedi 28 juillet 2018.</strong></em><span id="more-166759"></span></p>
<p>M. Chaouachi a expliqué cette décision, dans une déclaration à l&rsquo;agence Tap parue ce matin, en raison du refus des députés de son bloc de l&rsquo;actuel système de gouvernance dans le pays mis en place et de l&rsquo;actuelle coalition au pouvoir. Certains de ses collègues s&rsquo;abstiendront de ne pas voter la confiance à M. Fourati, a-t-il ajouté.</p>
<p>Le secrétaire général du Courant démocratique a, par ailleurs, estimé que les conditions du limogeage de Lotfi Brahem, ancien ministre de l&rsquo;Intérieur, ne sont toujours pas claires, ajoutant : «<em>Nous n&rsquo;avons pas connaissance des raisons pour lesquelles le choix d&rsquo;un nouveau ministre de l&rsquo;Intérieur a été apporté</em>».</p>
<p>Notons que plusieurs blocs parlementaires ont annoncé hier qu&rsquo;ils ne voteront pas la confiance à M. Fourati, notamment, Al-Horra (Machrou Tounes), Nidaa Tounes.</p>
<p>Le parti de Yassine Brahim (Afek Tounes) a, pour sa part, indiqué qu&rsquo;il boycottera cette séance de vote tandis que l&rsquo;Union patriotique libre (UPL), le mouvement islamiste Ennahdha et le bloc national voteront pour la confiance du nouveau ministre de l&rsquo;Intérieur.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BnEA4MiCz8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/28/assemblee-les-deputes-de-lupl-voteront-la-confiance-a-hichem-fourati/">Assemblée : Les députés de l&rsquo;UPL voteront la confiance à Hichem Fourati</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Assemblée : Les députés de l&rsquo;UPL voteront la confiance à Hichem Fourati » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/28/assemblee-les-deputes-de-lupl-voteront-la-confiance-a-hichem-fourati/embed/#?secret=67mQudq2IN#?secret=BnEA4MiCz8" data-secret="BnEA4MiCz8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Abir Moussi appelle à un projet de révision constitutionnelle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/23/abir-moussi-appelle-a-un-projet-de-revision-constitutionnelle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jul 2018 09:51:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Brahem;]]></category>
		<category><![CDATA[PDL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Béji Caïd Essebsi/Abir Moussi. Selon la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, le système de gouvernance actuel en Tunisie et qui est né de la constitution de 2014 a principalement contribué à la crise politique actuelle dans le pays. De passage à « La Matinale » sur Shems FM aujourd&#8217;hui, lundi 23 juillet 2018, la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/23/abir-moussi-appelle-a-un-projet-de-revision-constitutionnelle/">Abir Moussi appelle à un projet de révision constitutionnelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166045" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Béji-Caïd-Essebsi_Abir-Moussi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Béji Caïd Essebsi/Abir Mouss</em>i.</p>
<p><em><strong>Selon la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, le système de gouvernance actuel en Tunisie et qui est né de la constitution de 2014 a principalement contribué à la crise politique actuelle dans le pays.</strong></em><span id="more-166039"></span></p>
<p>De passage à « <em>La Matinale »</em> sur Shems FM aujourd&rsquo;hui, lundi 23 juillet 2018, la présidente du PDL a estimé que les récentes décisions du chef du gouvernement, Youssef Chahed, prouvent qu&rsquo;il agit pour son propre intérêt politique et qu&rsquo;il a choisi un autre parti que le sien, Nidaa Tounes.</p>
<p>Elle fait ici allusion à la décision de limogeage du colonel-major Lotfi Brahem, ancien ministre de l&rsquo;Intérieur, qui, rappelons-le, était un candidat potentiel pour le remplacement de M. Chahed à la Kasbah et, surtout, la bête noire des islamistes d&rsquo;Ennahdha.</p>
<p>«<em>Il </em>(Chahed, Ndlr) <em>a trouvé son intérêt avec eux </em>(les islamistes, Ndlr)<em> et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour cette raison qu&rsquo;il n&rsquo;a pas cessé de répondre positivement à leurs demandes, et ce en contrepartie de leur soutien</em>», a-t-elle déclaré, sans préciser les demandes en question.</p>
<p>Abir Moussi a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie, aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;est pas en transition démocratique, comme l&rsquo;affirment plusieurs politiciens depuis la révolution de janvier 2011, ajoutant que l&rsquo;actuel régime politique est hybride. Traduire: il est censé être à la fois semi parlementaire et semi présidentiel, mais il n&rsquo;est en réalité ni vraiment l&rsquo;un ni vraiment l&rsquo;autre.</p>
<p>La présidente du PDL a, par conséquent, appelé le président de la république, Béji Caïd Essebsi, à présenter au parlement un projet de révision de la constitution de 2014 et de mettre en place un système politique permettant une réelle séparation des pouvoirs.</p>
<p>On sait que Mme Moussi est favorable à un régime franchement présidentiel, sinon même présidentialiste, comme sous l&rsquo;ancien régime de Bourguiba et de Ben Ali, et qu&rsquo;elle avait présenté, en mars 2018, au bureau de l&rsquo;Assemblée, un projet de nouvelle constitution en ce sens. Si ça ne tenait qu&rsquo;à elle, elle aurait tiré un trait sur la révolution de 2011 et fait revenir Ben Ali sinon un régime fort (pour ne pas dire autoritaire) à la Ben Ali.</p>
<p>De la part d&rsquo;une ancienne secrétaire générale adjointe du Rassemblement constitutionnel démocratique (RDC), l&rsquo;ancien parti au pouvoir dissous en 2011, une telle position coule de source.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JcUEDVPNDN"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/23/abdelfattah-mourou-notre-nouvelle-constitution-est-utopique/">Abdelfattah Mourou : Notre nouvelle constitution est utopique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abdelfattah Mourou : Notre nouvelle constitution est utopique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/23/abdelfattah-mourou-notre-nouvelle-constitution-est-utopique/embed/#?secret=0ADvn2Fu24#?secret=JcUEDVPNDN" data-secret="JcUEDVPNDN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/23/abir-moussi-appelle-a-un-projet-de-revision-constitutionnelle/">Abir Moussi appelle à un projet de révision constitutionnelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Des avocats portent plainte contre Chahed et Majdoub</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/20/tunisie-des-avocats-portent-plainte-contre-chahed-et-majdoub/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jul 2018 14:19:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[état d'urgence]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Majdoub]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Brahem;]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Youssef Chahed et Hédi Majdoub. Un collectif d&#8217;une cinquantaine d&#8217;avocats a déposé plainte contre le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et l&#8217;ex-ministre de l&#8217;Intérieur, Hédi Majdoub, pour différentes raisons. C&#8217;est ce qu&#8217;a annoncé Nizar Boujlel, l&#8217;un des membres de ce collectif, lors d&#8217;une conférence de presse aujourd&#8217;hui, vendredi 20 juillet 2018, à Tunis, en précisant...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-165716" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Youssef-Chahed_Hédi-Majdoub.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Youssef Chahed et Hédi Majdoub.</em></p>
<p><em><strong>Un collectif d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;avocats a déposé plainte contre le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et l&rsquo;ex-ministre de l&rsquo;Intérieur, Hédi Majdoub, pour différentes raisons.</strong></em><span id="more-165710"></span></p>
<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé Nizar Boujlel, l&rsquo;un des membres de ce collectif, lors d&rsquo;une conférence de presse aujourd&rsquo;hui, vendredi 20 juillet 2018, à Tunis, en précisant que cette plainte pénale a été déposée auprès du tribunal de 1ère instance de Tunis suite aux déclarations du colonel-major et ancien ministre de l&rsquo;Intérieur, Lotfi Brahem, selon lesquelles des citoyens ont été placés en résidence surveillée sans une autorisation émanant de l&rsquo;ordre judiciaire.</p>
<p>Ces avocats reprochent également à M. Majdoub d&rsquo;avoir placé des personnes en résidence surveillée dans divers endroits sur la base du décret n°78-50 du 26 janvier 1978 relatif à l&rsquo;état d&rsquo;urgence, et ce suite à la campagne de lutte contre la corruption, lancée en mai 2017.</p>
<p>Certains de ces avocats disent avoir eu l&rsquo;occasion de discuter avec certaines de ces personnes qui ont assuré avoir seulement commis des infractions douanières et qu&rsquo;ils auraient préféré régler le problème à l&rsquo;amiable.</p>
<p>Me Boujlel a, par ailleurs, indiqué qu&rsquo;une plainte a été déposée au même tribunal contre le chef du gouvernement qui, selon eux, aurait reçu une importante somme d&rsquo;argent de la part des Britanniques pour financer une campagne de communication visant à redorer son image auprès de l&rsquo;opinion publique, suite aux émeutes de janvier dernier.</p>
<p>Rappelons, à ce propos, que l&rsquo;ambassade du Royaume-Uni en Tunisie a démenti, au début de ce mois, cette information, assurant que le gouvernement britannique ne s&rsquo;est jamais immiscé dans les affaires internes de la Tunisie.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YyeaEiUk7E"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/05/campagne-en-faveur-des-reformes-en-tunisie-precisions-britanniques/">Campagne en faveur des réformes en Tunisie : Précisions britanniques</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Campagne en faveur des réformes en Tunisie : Précisions britanniques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/05/campagne-en-faveur-des-reformes-en-tunisie-precisions-britanniques/embed/#?secret=d1JysS3y59#?secret=YyeaEiUk7E" data-secret="YyeaEiUk7E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y1VpWKQvr8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/16/hatem-el-euchi-les-declarations-de-lotfi-brahem-sont-dangereuses/">Hatem El Euchi : Les déclarations de Lotfi Brahem sont dangereuses</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hatem El Euchi : Les déclarations de Lotfi Brahem sont dangereuses » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/16/hatem-el-euchi-les-declarations-de-lotfi-brahem-sont-dangereuses/embed/#?secret=sQKELzLf1A#?secret=Y1VpWKQvr8" data-secret="Y1VpWKQvr8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/20/tunisie-des-avocats-portent-plainte-contre-chahed-et-majdoub/">Tunisie : Des avocats portent plainte contre Chahed et Majdoub</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dans la République des fils, le népotisme est religion d’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/19/dans-la-republique-des-fils-le-nepotisme-est-religion-detat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jul 2018 20:22:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Chafik Jarraya]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Eltaief]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Brahem;]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Ben Ticha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle triste fin de règne pour l’ancien ministre «wassiliste» d’Habib Bourguiba devenu par accident de l’Histoire président de la République. Entre fatigues et intrigues, le mandat de Béji Caïd Essebsi s’est transformé en guerre des clans fratricide. Une ambiance délétère. Par Chedly Mamoghli «La patrie avant le parti», non ce n’est pas une boutade ou...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/19/dans-la-republique-des-fils-le-nepotisme-est-religion-detat/">Dans la République des fils, le népotisme est religion d’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-85829" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Hafedh-et-Beji-Caïd-Essebsi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Quelle triste fin de règne pour l’ancien ministre «wassiliste» d’Habib Bourguiba devenu par accident de l’Histoire président de la République. Entre fatigues et intrigues, le mandat de Béji Caïd Essebsi s’est transformé en guerre des clans fratricide. Une ambiance délétère.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong></p>
<p><span id="more-165622"></span></p>
<p><em><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-158631 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" width="200" height="165" />«La patrie avant le parti»</em>, non ce n’est pas une boutade ou une blague de mauvais goût, tel était le slogan avec lequel nous bassinait l’ancien président Béji Caïd Essebsi depuis juin 2012, date de la fondation de Nidaa Tounès, jusqu’à très récemment. J’écris l’ancien président car M. Caïd Essebsi a cessé d’être président de la République depuis dimanche soir, 15 juillet 2018. C’est un ancien président et non plus un président, c’est un chef de clan et non plus un chef d’Etat. Et désormais, j’écrirai uniquement l’ancien président ou le chef de clan tant qu’il ne redeviendra pas chef d’Etat et fort probablement il ne le redeviendra pas et il achèvera son mandat en tant que chef de clan. Ce désormais chef d’un clan mêlant politicards, affairistes et certains membres de sa famille au premier lieu desquels se trouve son fils Hafedh Caïd Essebsi, infatigable fossoyeur de la vie politique tunisienne depuis 2015, s’appelle le clan de <em>«la Famille»</em>.</p>
<h3>Hafedh Caïd Essebsi, itinéraire d’un enfant gâté</h3>
<p>Hafedh Caïd Essebsi, que certaines personnes désignent par son acronyme HCE comme si c’était quelqu’un d’important est le fils d’un ancien ministre de Bourguiba qui a vu sa carrière monter en flèche et prendre une autre dimension grâce à feu Wassila Bourguiba. Au passage, nous n’avons jamais entendu M. Caïd Essebsi rendre hommage à celle qui a permis à sa carrière de prendre une autre dimension, grâce à qui il est devenu et resté ministre des Affaires étrangères pendant six ans, est-ce de l’ingratitude? Demandez au principal concerné.</p>
<p>Le fils de ce ministre a toujours vécu dans l’aisance et l’entre-soi du microcosme que constituait la nomenklatura bourguibienne. Il a fait ses études primaires et secondaires à Carnot puis est parti faire ses études supérieures à Paris (il a le baccalauréat contrairement à ce qui se dit et se propage ici et là). Toutefois, cette incarnation du <em>«fils à papa»</em> ne s’émancipa guère de la tutelle paternelle, il évoluera toujours dans son ombre. Naturellement quand Nidaa Tounès fut fondé, il ne s’éloignera pas d’un seul iota de son père. Une fois ce dernier élu président – n’eût été la révolution, M. Caïd Essebsi serait resté un paisible retraité chez lui à La Soukra –, il commit sa première gaffe. Une gaffe impardonnable. Sachant qu’il était parmi les favoris lors de la course présidentielle de 2014, il n’a pas prévu de préparer sa succession et de la planifier afin de garantir une bonne santé à son parti une fois élu président. Après moi le déluge!</p>
<p>Même si après la prestation de dimanche soir où on a vu un BCE totalement manipulé et sous influence défendant bec et ongles le clan que les gens crurent dirigé par son fils mais qui découvrirent qu’en réalité c’était lui le chef de ce clan et non pas le fiston et, bien après cette prestation, je commence à croire sérieusement que le fait de na pas avoir préparé sa succession à la tête de Nidaa Tounès est bel et bien suspect. M. Caïd Essebsi a sciemment fait le choix de ne pas arranger et planifier cette succession à la tête du parti qu’il a fondé dans le but de baliser le terrain à la prise de main de ce parti par son garçonnet.</p>
<p>Les jours nous ont montré en Tunisie tout au long de ces dernières années que l’amour paternel de BCE n’avait pas de limites au point de permettre à son fils de jouer avec le premier parti politique du pays ayant remporté les élections présidentielle et législatives de 2014.</p>
<p>Le mélange détonnant <em>«famille»</em> et <em>«affaires de l’Etat»</em> continue de faire des ravages chez nous car on ne retient jamais ou on feint de ne pas retenir les leçons de l’Histoire, pourtant pas si lointaines.</p>
<p>Hafedh Caïd Essebsi a fait main basse sur Nidaa Tounès par la force depuis 2015 grâce au soutien infaillible et indéfectible de Raouf Khamassi, qui joue aux opposants ces jours-ci, à Chafik Jarraya et à Nébil Karoui. D’ailleurs les deux derniers étaient inséparables à l’époque. <em>«Rassin fi chéchia»</em> (deux têtes dans le même bonnet) comme on dit.</p>
<p>Ces trois personnages cités ont aidé Hafedh dans son putsch au sein du parti en 2015 et ont poussé vers le rapprochement avec Ennahdha. Les trois sont connus pour leurs liens étroits avec le parti islamiste. Un type comme Khamassi a toujours et jusqu’à cette heure continue de défendre l’alliance avec les islamistes<em> ad vitam aeternam</em> et il a été l’architecte du népotisme au sein de Nidaa tel que je l’ai expliqué dans ma tribune de la semaine dernière intitulée <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/07/13/raouf-khamassi-lhomme-qui-fait-la-pluie-et-le-beau-temps-a-nidaa/"><em>«Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa»</em></a>.</p>
<p>Le duo Chafik Jarraya et Nébil Karoui n’était pas en reste. On se souvient de la guerre qui faisait rage entre les deux clans de Nidaa, celui des <em>«amis»</em> du fils qui l’appuyaient et celui des dissidents qui refusaient le népotisme.</p>
<p>M. Jarraya clamait haut et fort, partout, que Hafedh était son ami, que Sofien Toubel, le chef du groupe Nidaa à l’Assemblée, est son ami et n’a épargné aucun effort via ses relais médiatiques à défendre Hafedh et diaboliser ses adversaires.</p>
<p>Quant Nébil Karoui, à part les amnésiques, qui ne souvient pas de l’interview unique et historique par son caractère ridicule et grotesque de Hafedh Caïd Essebsi sur sa chaîne Nessma en novembre 2015. Et par qui Hafedh fut-il interviewé? Par l’exquis Borhen Bsaies. Ce dernier qui anima à l’époque l’émission <em>‘‘Ness Nessma’’</em> et qui posait chaque soir des questions interminables qui contenaient la réponse qu’il voulait entendre de son invité et qui dirigeait et manipulait malhonnêtement l’opinion.</p>
<p>Quelques mois plus tard, M. Bsaies quitta Nessma pour aller rejoindre l’équipe de celui qu’il avait interviewé quelques mois plus tôt, Hafedh Caïd Essebsi.</p>
<p>Quant à M. Karoui, il démissionna de la direction de Nessma mais sans jamais renoncer à la diriger et occupa des postes dirigeants au sein du parti désormais devenu le club du fils du président et de ses copains affairistes.</p>
<p>N’oublions pas au passage de rappeler la réunion des dissidents de Nidaa, qui refusaient le putsch de Hafedh et le népotisme, début novembre 2015 à Hammamet, et qui ont vu débarquer des barbouzes et des voyous munis de bâtons venus foutre en l’air cette réunion.</p>
<p>Merci Hafedh et ses copains affairistes! Y a-t-il eu une enquête? Les commanditaires et les barbouzes ont-ils été poursuivis devant la justice et condamnés? Bien sûr que non. Et on a laissé le fils du président et ses copains détruire et ravager ce parti et le vider de ses militants patriotes et dévoués qu’ils ont vite remplacés par des larbins opportunistes et carriéristes, totalement soumis à Hafedh et à ses copains.</p>
<h3>Bilou Karoui, un garçon si susceptible</h3>
<p>Le communicant, véritable patron et toujours dirigeant de Nessma car pour tout Tunisien, Nessma=Nébil Karoui et Nébil Karoui= Nessma, ne s’arrêta pas là, son appétit politique n’est rassasié. Bilou, pendant la guerre qui fait rage actuellement entre le camp du président et celui du chef du gouvernement Youssef Chahed a pris fait et cause pour <em>«le clan de la Famille»</em>. Sa chaîne Nessma est mise à contribution et livre une véritable guerre médiatique visant à décrédibiliser M. Chahed, le déstabiliser et le diaboliser auprès des masses.</p>
<p>Le communicant ne rate aucune occasion pour se payer le Chahed. Lors des violences qui ont secoué le pays au mois de janvier dernier, Nessma au lieu de calmer les esprits, d’œuvrer à la paix civile et sociale et de se pencher sur nos vrais problèmes en tant que Tunisiens, n’a cessé de taper sur le gouvernement, d’instrumentaliser ces contestations pas si innocentes, de les exagérer et de les amplifier. Mais Bilou ne parvint pas à déloger le Chahed de la Kasbah.</p>
<p>Bilou ne désarma pas. Tout au long des mois écoulés, il s’employa à faire la guerre à l’actuel gouvernement. Même la tragédie survenue au large des îles de Kerkennah où des dizaines de personnes périrent fut instrumentalisée. Le limogeage de l’ex-ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem aussi. L’attaque terroriste de Jendouba. Tout fut du pain béni pour Bilou Karoui pour taper sur le Chahed et son gouvernement.</p>
<p>Pourquoi la personnalisation des problèmes du pays? Pourquoi tant de haine contre le Chahed? Pourquoi tant d’acharnement à son encontre? Pourquoi tant de hargne contre lui? Le Chahed a-t-il volé le goûter de Bilou dans la cour de l’école pendant la récré? Je ne le pense pas. La différence d’âge entre eux est de plus de treize ans. Alors qu’est-ce qui motive la haine de Bilou à l’endroit du Chahed? Il faut chercher ailleurs.</p>
<p>Kapitalis a évoqué entre autres des déboires fiscaux de Bilou que le Chahed n’aurait pas voulu ménager et aider. En tout cas, il y a quelque chose qui cloche dans cette haine qui habite Bilou Karoui contre le Chahed au point de s’acharner à vouloir le faire tomber ainsi que son gouvernement.</p>
<p>Par ailleurs, j’ai remarqué que pour Bilou, il est tout a fait légitime de critiquer le gouvernement et même de s’acharner contre son chef mais critiquer Bilou comme l’a fait Kapitalis, c’est un sacrilège. Chut! Bilou est sacré. Omerta! Bilou est sacré.</p>
<p>D’ailleurs, j’ai lu le droit de réponse de Bilou à Kapitalis qui fut publié par Kapitalis et j’ai découvert l’extrême susceptibilité de Bilou Karoui. Je n’avais jamais imaginé que Bilou était un garçon aussi susceptible. Un article de Kapitalis a mentionné qu’il mangeait du caviar et fumait le cigare (en publiant une photo qui l’attestait). Dans son droit de réponse, il l’a évoqué et ce avec beaucoup de rage et d’amertume.À ce point, Bilou est un garçon susceptible et fragile?</p>
<p>Cher Bilou Karoui, fume autant que tu veux le cigare et bouffe autant que tu veux le caviar. <em>«Sahha w bichfé»</em> (que Dieu préserve ta santé). Et alors si tu fumes le cigare et tu bouffes du caviar? La belle affaire. Ne sois pas si susceptible, si sensible et si irritable.</p>
<p>Regarde Kamel Eltaïef, grand fumeur de cigares devant l’Éternel, ça fait des années qu’une photo de lui fumant le cigare tout en affichant un sourire narquois est souvent publiée dans les journaux de la place et sur les réseaux sociaux. S’est-il plaint un seul jour? Une seule fois? Jamais au grand jamais. Il s’en fout. Il n’en a cure. Kamel est un crocodile coriace. Dorénavant, fume le cigare, mange du caviar et celui ou celle qui osera dénoncer ton goût pour le cigare et le caviar aura directement affaire à moi et non à toi. Tu ne fumes pas le cigare comme un vulgaire arriviste mais comme le Che dont tu as le même béret sur lequel d’ailleurs tu as épinglé un pin’s à son effigie. La photo circule sur les réseaux sociaux depuis des années maintenant.</p>
<h3>L’ombre de Kamélo hante toujours la République</h3>
<p>Venons-en maintenant à Kamel Eltaïef. Dans sa <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/precisions-a-propos-des-liens-de-kamel-eltaief-avec-le-palais-de-carthage/">mise au point faite à Kapitalis</a> par l’un de ses proches, suite à un article intitulé<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/07/15/noureddine-ben-ticha-nouveau-saida-sassi-de-la-tunisie/"> <em>‘‘Noureddine Ben Ticha, nouveau Saïda Sassi de la Tunisie’’,</em></a> Kamélo réfute catégoriquement que M. Ben Ticha soit son homme de main ou qu’il l’ait planté au sein de la présidence. Il dit qu’il était contre sa nomination en tant que conseiller du président. Il dit être contre le fait que Lotfi Brahem ait été nommé ministre d’Intérieur car c’est un sécuritaire. Il dit avoir été contre le fait que BCE se présente à l’élection présidentielle de 2014. Il dit aussi ne pas avoir connu Saïda Sassi.</p>
<p>Bref, à lire le droit de réponse de Kamélo, on finit par être convaincu que Kamélo a laissé la politique et a pris son parasol sur son épaule, sa glacière dans sa main et qu’il est parti en vacances à Hammam-Sousse. Il est parti se baigner et bronzer sur la plage d’El Kantaoui et vous a laissés à vous cette politique politicienne à deux balles, pitoyable, qui le dégoûte et qui ne l’inspire plus.</p>
<p>Bon! Ça peut marcher avec les naïfs et les candides mais perso comme disent les ados, je crois que la probabilité que la Terre s’arrête de tourner est beaucoup plus élevée que Kamélo n’arrête la politique. Kamélo respire la politique. C’est une mentalité éminemment politique. Sa vie c’est la politique. Kamélo est l’épice dont la vie politique tunisienne ne saurait se passer. Kamélo est un crocodile politique coriace.</p>
<p>Concernant M. Ben Ticha, la version de Kamélo n’est pas assez convaincante, ma foi! Entrez dans n’importe quelle épicerie du pays ou dans n’importe quel café du pays et dites: <em>«Noureddine Ben Ticha»</em> et la réponse fusera <em>«Mtaa Kamel Eltaïef»</em> (homme de main de Kamel Eltaïef). Noureddine Ben Ticha est assimilé à Kamel Eltaïef. Dites, répétez, démentez, criez, hurlez, c’est peine perdue. Pour nous Tunisiens, Noureddine Ben Ticha est l’homme à tout faire de Kamélo, son valet non pas de chambre mais son valet <em>«politique»</em>, comme dans un jeu de cartes, c’est son truc, c’est son machin, c’est sa marionnette.</p>
<p>Pour M. Brahem, homme respectable mais hélas dont le bilan fut entaché par des couacs et des manquements sécuritaires sur lesquels je suis revenu dans un précédent article<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/06/16/tunisie-lotfi-brahem-na-pas-encore-dit-son-dernier-mot/"><em> ‘‘Lotfi Brahem n’a pas encore dit son dernier mot’’</em>,</a> qui peut croire que Kamélo ne le soutenait pas? Qui? Le centre névralgique de l’influence de Kamélo est le ministère de l’Intérieur. Ses relais médiatiques et politiques existent mais sa force, c’est le ministère de l’Intérieur.</p>
<p>Youssef Chahed a déclaré la guerre à Kamélo en débarquant Lotfi Brahem et en opérant une grande vague de nominations afin de réduire l’influence de Kamélo comme peau de chagrin. Youssef Chahed s’est permis de toucher à l’intouchable aux yeux de Kamélo. Mais force est de constater que l’influence de notre Kamélo national au sein de l’appareil sécuritaire a survécu.</p>
<p>Aujourd’hui, le colonel de la garde nationale, le colonel major Chokri Rahali est un homme de Lotfi Brahem et nommé par Lofi Brahem et qui dit homme de Lotfi Brahem dit par ricochet, homme de Kamélo. Le directeur de la sécurité publique (<em>«el amn al oumoumi»</em>) – à ne pas confondre avec le directeur général de la sûreté nationale &#8211; est Adel Chouchane également un homme de M. Brahem et par ricochet de Kamélo. Pourquoi Youssef Chahed n’ose pas les changer? C’est simple, déjà que l’éviction de Lotfi Brahem et le mouvement sécuritaire opéré par M. Chahed et son ministre de l’Intérieur par intérim Ghazi Jeribi, à juste titre d’ailleurs, afin de combler des vides, sont contestés et que les relais de Kamélo crient à la chasse aux sorcières et que le président est manipulé par son clan du fait que ces changements sont mauvais, alors si Chahed touche à M. Rahali et à M. Chouchane, il va être pointé du doigt comme opérant une véritable purge et le président, sous l’emprise et l’influence de son clan, le désavouera définitivement.</p>
<p>D’ailleurs, le jour de l’attaque terroriste de Jendouba (Aïn Soltane précisément), aussitôt l’attaque a eu lieu aussitôt la chaîne de Bilou Karoui s’attaqua au Chahed et à son gouvernement et qui on entendit intervenir en direct? Le colonel à la retraite Ali Zaremdini, un des proches de M. Brahem au sein de la garde nationale et un des proches de Kamélo. La ficelle était un peu trop grosse à faire passer. Bilou et Kamélo auraient pu être plus subtils, plus inspirés et plus inventifs. D’ailleurs Kamélo, toi qui jouait dans la meilleure équipe du Calcio (Série A du football italien) de la politique, à savoir dans le Juventus de la politique, comment se fait-il que tu sois descendu et tombé d’un coup dans la troisième division tunisienne en jouant avec Bilou Karoui, un garçon hyper susceptible qui enrage parce que Kapitalis a simplement évoqué le fait qu’il fume des cigares. Tu nous déçois Kamélo. Tu tombes de Charybde en Scylla comme on dit. Je déplore que le nivellement vers le bas qui ravage le pays touche même notre Kamélo national. Car Kamélo a rendu de grands services à ce pays même si aujourd’hui il sape le travail de toute une vie en s’alliant avec <em>«le clan de la Famille»</em> pour faire tomber celui qui a touché à son cœur d’influence à savoir le Chahed, qui a osé jouer avec l’influence de Kamélo au ministère de l’Intérieur.</p>
<p>Kamélo, et je l’ai toujours pensé, dit et écrit et je le penserai toujours, a participé au projet salvateur que fut le 7 novembre 1987. Les idiots qui ne connaissent rien à l’Histoire politique tunisienne et qui jouent aux révolutionnaires de la 25e heure doivent savoir que le pouvoir était à ramasser en 1987 et que les islamistes projetaient un coup d’Etat le 8 novembre. L’éviction de Bourguiba dans la nuit du 6 au 7 novembre a sauvé l’Etat, menacé dans son existence, et a sauvé l’économie qui saignait à blanc et s’était effondrée à l’époque.</p>
<p>Kamélo fut la cheville ouvrière et la tête pensante de ce projet salvateur. Kamélo n’est ni une sorcière comme le caricaturent ses ennemis ni un bon samaritain. D’ailleurs Kamélo n’a eu une influence au sein du régime bénaliste que pendant les cinq premières années. En 1992, suite au mariage de Zine El Abidine Ben Ali avec Leïla Trabelsi, il est tombé en disgrâce et il l’a payé très cher. En 2001, deux motards cagoulés ont détruit sa voiture quand il était chez son coiffeur à Carthage Byrsa car la veille il avait dîné chez l’ambassadeur des Etats-Unis comme il l’a déclaré dans une interview à l’hebdomadaire français <em>‘‘L’Express’’</em> en 2011 et comme il ne manque jamais une occasion pour le rappeler.</p>
<p>Même si beaucoup de personnes estiment que Kamélo exagère, il paraît qu’ils lui ont juste brisé une vitre ou deux et non pas détruit tout le véhicule. Bon! Croyons Kamélo. La question qui me taraude, qui me tracasse et qui m’habite depuis des années: <em>«Quand son véhicule a été détruit. Comment Kamélo est-il rentré de Carthage Byrsa jusqu’à sa maison à Sidi Bou Saïd? À pied? En prenant un taxi? En prenant le bus jaune? Ou bien en prenant le TGM?»</em><br />
Si c’est le cas, au moins cette mésaventure lui aurait permis de se mélanger au peuple, de le côtoyer de près et de connaitre les préoccupations quotidiennes du citoyen lambda loin des méandres de l’ingénierie politique, sa spécialité.</p>
<p>Il faut savoir que Kamélo est né un 4 juillet tout comme l’Oncle Sam. Quelle belle coïncidence! Le jour de la fête nationale américaine tombe le jour de l’anniversaire de Kamélo.</p>
<p>Autre belle coïncidence, Bilou Karoui et Hafedh Caïd Essebsi sont nés tous les deux le 1er août. Deux petits lionceaux. Les deux petits lionceaux fêteront-ils leur anniversaire ensemble dans quelques jours vu que leurs desseins politiques se rejoignent à cet instant T? Le fêteront-ils chez papa Bajbouj, le chef du clan, ou chez Kamélo à Hammam Sousse?</p>
<p>Kamélo, en te rendant à Hammam Sousse la prochaine fois, dépose Bilou et Hafedh à Carthage Land (le parc d’attraction situé à Yasmine Hammamet), ça fera du bien au pays. Egalement, en allant et en rentrant de la plage d’El Kantaoui, va sonner chez Marzouki puis enfuis-toi, histoire de lui jouer avec ses nerfs.</p>
<p>Quel culotté ce Marzouki! il va habiter dans le fief de Kamélo à Hammam Sousse. C’est comme si Kamélo élisait domicile à Médenine dans le quartier de Imed Daïmi et s’installait dans la maison qui fait face à celle de Imed. Un vrai maboul ce Marzouki!</p>
<p><em>* Juriste.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iNSGflbhF5"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/27/le-droit-de-lhommisme-selectif-de-moncef-marzouki/">Le droit-de-l’hommisme sélectif de Moncef Marzouki</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le droit-de-l’hommisme sélectif de Moncef Marzouki » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/27/le-droit-de-lhommisme-selectif-de-moncef-marzouki/embed/#?secret=OcfcvgYHIx#?secret=iNSGflbhF5" data-secret="iNSGflbhF5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aN7hBea8T8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/13/raouf-khamassi-lhomme-qui-fait-la-pluie-et-le-beau-temps-a-nidaa/">Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/13/raouf-khamassi-lhomme-qui-fait-la-pluie-et-le-beau-temps-a-nidaa/embed/#?secret=w7NDVu2xDp#?secret=aN7hBea8T8" data-secret="aN7hBea8T8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/19/dans-la-republique-des-fils-le-nepotisme-est-religion-detat/">Dans la République des fils, le népotisme est religion d’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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