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	<title>Archives des Recep Tayyip Erdogan - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Recep Tayyip Erdogan - Kapitalis</title>
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		<title>Au moins 50 milliards de dollars pour reconstruire Gaza</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 08:27:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> Il faut au moins 50 milliards de dollars et pas mois d’une décennie pour reconstruire la bande de Gaza détruite par Israël.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/16/au-moins-50-milliards-de-dollars-pour-reconstruire-gaza/">Au moins 50 milliards de dollars pour reconstruire Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après deux ans de génocide dans la bande de Gaza, une paix précaire et incertaine s’installe dans un territoire réduit à néant par la soldatesque israélienne. Un territoire totalement détruit et invivable. Il faut au moins 50 milliards de dollars et pas mois d’une décennie pour reconstruire la bande de Gaza. Le journal britannique </em></strong><a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/israel-hamas-war/article/rebuilding-gaza-plan-6llsdvnj9" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>The Times</em></strong></a><strong><em> a mené une enquête sur l’enjeu de la reconstruction. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17678582"></span>



<p>Depuis les décombres de sa maison détruite, Hamza al-Shami contemplait un spectacle de dévastation totale. Dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza vendredi dernier, ce technicien informatique de 29 ans s’est précipité dans son quartier de Khan Younis depuis la tente où il s’était abrité à l’ouest de la ville.</p>



<p><em>«Je suis allé directement voir ma maison mais je n’ai trouvé que des décombres. La maison comptait plusieurs étages et un atelier où mes frères et moi travaillions mais elle a été complètement détruite. Tout a disparu. Même les rues et les monuments que je connaissais sont méconnaissables»</em>, a déclaré al-Shami au <em>Times</em>.&nbsp;</p>



<p>Bien qu’al-Shami et ses amis soient soulagés par le cessez-le-feu, ils savent qu’un long et difficile chemin les attend pour reconstruire leur ville dévastée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">17 734 bâtiments complètement détruits</h2>



<p>L’ampleur des destructions est sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon les dernières données de l’Onu basées sur des images satellite prises entre le 22 et le 23 septembre, environ 83% des bâtiments de la ville de Gaza ont été endommagés dont environ 17 734 complètement détruits.</p>



<p>À Khan Younis, dans le sud, la situation est similaire. Des quartiers entiers, comme celui d’al-Shami, ont été rasés après que l’armée d’occupation israélienne a intensifié ses attaques ces dernières semaines. Dans toute la bande de Gaza, le nombre de bâtiments détruits a augmenté d’un tiers par rapport au mois précédent.</p>



<p>Le journal britannique indique que le président américain Donald Trump envisageait initialement un projet radical de réaménagement de type <em>«Riviera»</em> pour la bande côtière de 40 kilomètres de Gaza, la transformant en un complexe hôtelier de luxe et en versant de l’argent aux habitants pour qu’ils partent vivre ailleurs.</p>



<p>Cependant, il a ensuite adopté un plan moins radical soutenu par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, basé sur la reconstruction de Gaza pour ses propres habitants.</p>



<p>Andreas Krieg, professeur associé à la School of Security Studies du King’s College de Londres et membre du Middle East Institute, estime que ce processus de reconstruction sera sans précédent dans l’histoire moderne</p>



<p>Krieg a cité des exemples de villes détruites par la guerre comme Sarajevo pendant les guerres yougoslaves, Grozny, détruite par les Russes en Tchétchénie et Mossoul, détruite par Daech en Irak. <em>«Il existe des précédents mais la situation est totalement différente. Dans ces cas-là, nous parlions d’une seule ville, mais ici, il s’agit de quatre villes combinées. C’est un secteur immense»</em>, a-t-il déclaré, ajoutant qu’environ deux millions de personnes vivent sous les décombres dont beaucoup ont besoin d’abris temporaires, d’écoles et d’hôpitaux.</p>



<p>Une autre différence cruciale, selon Krieg, est que les Gazaouis doivent commencer à travailler immédiatement mais les progrès seront lents, compte tenu de la présence de combattants armés du Hamas dans les tunnels. Par conséquent, une force de maintien de la paix est nécessaire pour assurer la sécurité en attendant l’arrivée des fonds et des équipements nécessaires à la reconstruction.</p>



<p>Cependant, Philippe Bouverat, ancien cadre du fabricant d’engins de chantier JCB, fort de son expérience dans les grands projets de reconstruction urbaine et travaillant actuellement avec des équipes en Ukraine, affirme : <em>«Les villes détruites par la guerre offrent des enseignements importants»</em>. Il ajoute: <em>«Il existe ce que l’on pourrait appeler un programme logistique composé d’étapes séquentielles à suivre, commençant par la fourniture d’eau potable, d’assainissement et d’abris temporaires puis la planification du réseau routier et son extension électrique. Ensuite dégager des décombres et enfin l’arrivée des ouvriers du bâtiment»</em>.</p>



<p>Toutefois, chacune de ces étapes est plus complexe qu’il n’y paraît. Les Nations Unies estiment que 54 millions de tonnes de décombres doivent être enlevées à Gaza. À titre de comparaison, la destruction de Mossoul en Irak n’en a laissé que huit millions de tonnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des contrats très lucratifs en perspective</h2>



<p>Un sommet majeur s’est tenu en Égypte, auquel a participé le président Trump et des dirigeants arabes et européens. Il devait afin élaborer un plan de reconstruction et obtenir un financement, qui, selon la Banque mondiale, pourrait nécessiter au moins 50 milliards de dollars.</p>



<p>Le journal britannique s’attend à ce que le Qatar investisse des sommes considérables, soit par l’intermédiaire d’institutions publiques, soit par des fonds d’investissement privés, et qu’il mette en œuvre ses projets avec ses propres entreprises locales ou en coopération avec des entrepreneurs turcs. Un ancien diplomate s’attend à ce que les investisseurs émiratis fassent appel à leurs partenaires égyptiens pour mettre en œuvre des projets à Gaza.</p>



<p>Le journal ajoute que le président turc Recep Tayyip Erdoğan devrait également promouvoir une forte implication des entreprises turques, comme ce fut le cas pour la reconstruction de Sarajevo.</p>



<p>Aux États-Unis, KBR et Bechtel, qui ont remporté d’importants contrats en Irak, figurent parmi les principaux candidats pour des contrats à Gaza, aux côtés de deux entreprises britanniques, Balfour Beatty et Laing O’Rourke.</p>



<p>Des cabinets de design britanniques comme Arup devraient également décrocher des contrats juteux, ayant déjà remporté d’importants projets en Arabie saoudite.</p>



<p>Face aux destructions massives qui les entourent, personne à Gaza ne se fait d’illusions quant à l’avenir proche de cette situation.</p>



<p>Thabet Al-Amour, analyste de 47 ans originaire de Khan Younis, estime que la reconstruction prendra une décennie entière et que le seul déblaiement des décombres prendra deux ans, une estimation partagée par l’opinion publique locale.  Le technicien informatique Al-Shami est plus optimiste: <em>«Je pense que la reconstruction pourrait marquer un nouveau départ pour Gaza. Elle créera des milliers d’emplois pour ceux qui ont perdu leurs moyens de subsistance pendant la guerre et pourrait relancer l’économie. Les jeunes attendent cette opportunité, ils veulent simplement travailler et vivre dignement»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dHdxQ9I53a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/03/tony-blair-le-paul-bremer-de-gaza/">Tony Blair, le Paul Bremer de Gaza</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tony Blair, le Paul Bremer de Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/03/tony-blair-le-paul-bremer-de-gaza/embed/#?secret=zxGbhoh7X4#?secret=dHdxQ9I53a" data-secret="dHdxQ9I53a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 05:13:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Ahmed Al-Charaa, la Syrie opère un revirement stratégique aussi bien sur les plans géopolitique et économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après quinze ans d’une guerre civile dévastatrice et de sanctions économiques qui l’ont saignée à blanc et qui ont épuisé son peuple, la Syrie n’est plus sur le ban des nations. Mardi 13 mai 2025, le président américain a décidé de lever les sanctions qui excluaient la Syrie du système bancaire international, qui l’empêchaient d’exporter et qui interdisaient tout investissement étranger. Le lendemain, il a rencontré le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa. En contrepartie de cette réhabilitation internationale, le pays du Levant a opéré un revirement stratégique aussi bien sur le plan géopolitique que sur le plan économique.&nbsp;<br></em></strong><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16566116"></span>



<p>Dans une enquête publiée par le journal britannique <a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/syria-damascus-sanctions-trump-3bm3rgjdh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Times</a>, David Charter et Samer Al-Atrush reviennent sur l’entretien historique de 33 minutes entre le président intérimaire syrien Ahmad Al-Charaa et le président Donald Trump qui s’est tenu dans la matinée du mercredi 14 mai 2025 à Riyad et sur les raisons qui ont motivé le locataire de la Maison Blanche à lever les sanctions qui étranglent la Syrie depuis 15 ans. Il semble que l’ouverture d’Al-Charaa sur une future normalisation avec Israël et son positionnement anti-iranien ont été décisifs. </p>



<p>Le profil d’ancien djihadiste du nouveau président syrien n’a pas gêné Trump. Celui qui dirigeait auparavant Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) a rompu ses liens avec Al-Qaïda mais son nom n’a pas été encore retiré de la liste américaine des terroristes. Cependant, en déclarant qu’il souhaitait reconnaître Israël et rejoindre les accords d’Abraham, que Trump considère comme sa première réussite en matière de politique étrangère, il a caressé le président américain dans le sens du poil.&nbsp;</p>



<p>Selon une source bien informée, Al-Charaa a toutefois précisé au président américain qu’avant de lancer l’opération de normalisation avec l’État hébreu, il souhaitait parvenir à stabiliser son pays. A 42 ans, il a rencontré Trump en présence du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan a participé à la réunion par téléphone. Le prince héritier saoudien et le président turc qui sont les véritables parrains régionaux du nouvel homme fort de la Syrie ont joué un rôle clé pour convaincre Trump de lever les sanctions contre la Syrie.</p>



<p>Le <em>Times</em> rapporte aussi qu’Al-Charaa n’a pas l’intention de contester le contrôle d’Israël sur le plateau du Golan, le territoire stratégiquement important occupé en 1967, ni la zone tampon que l’Etat hébreu a établie après l’effondrement du régime d’Al-Assad.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="46dOwcVLVh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/embed/#?secret=XFYCCNDfLN#?secret=46dOwcVLVh" data-secret="46dOwcVLVh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déclin de l’influence iranienne</h2>



<p>Outre la normalisation avec Israël, la position anti-iranienne d’Al-Charaa a toute son importance pour Washington. Que la Syrie, pays à l’emplacement stratégique au Moyen-Orient et déterminant dans la géopolitique régionale, soit en dehors de la sphère d’influence de la République islamique ne peut qu’arranger les États-Unis. Le journal britannique assure que cette posture anti-iranienne a rapproché Al-Charaa des Américains. Il s’en est déjà pris à l’influence de Téhéran et de ses groupes mandataires au Moyen-Orient, les accusant de déstabiliser la région. L’année dernière, il a déclaré que l’influence de l’Iran avait décliné et qu’elle est revenu à ce qu’elle était 40 ans en arrière après le renversement du régime de Bachar Al-Assad et l’effondrement de son armée. Dans une interview accordée à une chaîne de télévision arabe, il a également déclaré: <em>«En éliminant les milices et en empêchant l’influence iranienne en Syrie, nous servons les intérêts de la région»</em>.</p>



<p>Le président syrien semble avoir séduit Trump. S’exprimant dans l’avion présidentiel, en route pour Doha, ce dernier a déclaré aux journalistes qu’Al-Charaa était <em>«un jeune homme séduisant, un homme dur, avec un passé solide, un passé très solide. Un combattant»</em>. Il s’est également dit honoré de lever les sanctions contre la Syrie pour lui donner un nouveau départ. Il estime qu’Al-Charaa a une chance de remettre sur pied la Syrie.&nbsp;</p>



<p>Interrogé sur la possibilité de construire une Trump Tower à Damas après qu’Al-Charaa eut formulé cette proposition à des médiateurs, Trump a répondu: <em>«Non, je n’en ai pas entendu parler. Il faudra attendre un peu que la situation se calme dans le pays. Je pense qu’il en a les moyens, c’est un véritable leader. Il est vraiment remarquable»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BgUoyZjM5P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel à la levée des sanctions contre la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/embed/#?secret=YTxLIoEoNi#?secret=BgUoyZjM5P" data-secret="BgUoyZjM5P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le revirement stratégique de la Syrie</h2>



<p>Trump a également appelé la Syrie à coopérer avec les États-Unis sur les questions de lutte contre le terrorisme, notamment l’expulsion des <em>«terroristes palestiniens»</em>, terme par lequel les États-Unis désignent les factions palestiniennes présentes en Syrie à savoir le Jihad islamique et le Front de libération de la Palestine. Il semble que cet appel déjà formulé il y a quelques semaines ait trouvé son écho à Damas puisque des arrestations dans les rangs de ces deux factions ont eu lieu.</p>



<p>Le président américain a également demandé au président intérimaire syrien la prise en charge des prisons où sont incarcérés les membres de l’EI et leurs familles qui sont jusque-là sous le contrôle des Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).</p>



<p>Al-Charaa a exprimé sa volonté de donner aux entreprises américaines l’accès aux ressources naturelles du pays notamment dans les secteurs du pétrole et du gaz. Il voulait impliquer le président Trump dans un plan Marshall pour la reconstruction de la Syrie et dans le cadre duquel les entreprises américaines et européennes recevraient des contrats préférentiels aux dépens de la Chine et d’autres puissances.</p>



<p>En s’inscrivant dans la voie de la normalisation avec Israël qu’encourage Washington, en sortant la Syrie de l’Axe pro-iranien et en ouvrant son pays à l’économie de marché et en favorisant les entreprises occidentales, Ahmed Al-Charaa a opéré tout simplement un revirement stratégique. C’est une rupture dans l’Histoire contemporaine de la Syrie qui a longtemps été l’alliée régional de l’Union soviétique puis de la Fédération de Russie, qui fut une pièce maîtresse de l’Axe de la Résistance (axe pro-iranien) et dont l’économie a été jusque-là étatiste. Al-Charaa a obtenu la levée des sanctions et les Occidentaux, surtout les Américains, ont désormais un pays stratégique du Moyen-Orient dans leur giron.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kGQzHv6ASL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=m9VSCP0oSg#?secret=kGQzHv6ASL" data-secret="kGQzHv6ASL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Turquie &#124; Erdogan vs Imamoglu ou le pouvoir et ses mirages</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/turquie-erdogan-vs-imamoglu-ou-le-pouvoir-et-ses-mirages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Erdogan a peut-être gagné une manche. Mais ce ne sont pas les répressions qui étouffent les révolutions.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/turquie-erdogan-vs-imamoglu-ou-le-pouvoir-et-ses-mirages/">Turquie | Erdogan vs Imamoglu ou le pouvoir et ses mirages</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Erdogan a peut-être gagné une manche en incarcérant Imamoglu, son potentiel vainqueur lors des prochaines présidentielles en 2028. Mais ce ne sont pas les répressions qui étouffent les révolutions. C’est la perte de contrôle du récit. Et c’est là que tout se joue.</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi * </strong><strong></strong></p>



<span id="more-15974258"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>J’étais en séance avec un cadre dirigeant. Il se plaignait :&nbsp;<em>«Madame, je suis directeur, mais ils ne m’écoutent pas. J’ai l’impression qu’ils obéissent à un autre leader que je ne connais pas !»</em> J’ai souri : <em>« Ah… C’est la première fois que vous entendez parler de l’État profond dans votre propre entreprise?»</em>&nbsp;</p>



<p>Il y a toujours un pouvoir derrière le pouvoir. Une ombre derrière l’autorité officielle. Ce qui se passe en Turquie aujourd’hui, ce n’est pas simplement une question de politique ou d’élections. C’est une question de mécanique du pouvoir, de ces forces invisibles qui, comme dans un bureau où les employés n’écoutent plus leur directeur, décident en silence de qui règne vraiment.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le piège du pouvoir visible&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Recep Tayyip Erdogan le sait mieux que personne. Il a lui-même été arrêté lorsqu’il était maire d’Istanbul, pour avoir récité un poème jugé subversif. Ironie du sort, c’est précisément cette arrestation qui a renforcé son aura et lancé sa carrière politique nationale. Alors pourquoi reproduire ce schéma aujourd’hui avec Ekrem Imamoglu, l’actuel maire  d’Istanbul?&nbsp;</p>



<p>Soit Erdogan se trompe. Soit il sait exactement ce qu’il fait. Et là, la lecture change.&nbsp;</p>



<p>Une arrestation spectaculaire ? C’est la meilleure façon de transformer un adversaire en martyr. Et qui dit martyr dit héros. Erdogan, qui a construit sa carrière en jouant sur l’image du leader persécuté, sait que la politique ne se limite pas à la répression brute. Il joue avec le feu, avec cette frontière ténue entre écraser un rival et lui donner une dimension mythique.&nbsp;</p>



<p>Alors, quel est son calcul? Cherche-t-il à tester la résistance du système que lui-même domine, à forcer une réaction de la population pour mieux la réprimer ensuite ? Ou, au contraire, à imposer l’idée que le jeu démocratique est faussé d’avance, pour pousser à la résignation et tuer dans l’œuf toute tentative de changement ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pouvoir qui ne dit pas son nom&nbsp;</h2>



<p>Michel Foucault nous apprend que le pouvoir n’est jamais une simple question de domination frontale. Il est diffus, insidieux, incorporé dans les structures, dans les discours, dans les normes. L’État profond, ce n’est pas une organisation secrète qui tire les ficelles dans l’ombre. C’est plus subtil.&nbsp;</p>



<p>C’est un mode de fonctionnement, un tissu d’habitudes et d’alliances invisibles qui fait qu’un président peut être élu, mais ne jamais avoir réellement le contrôle. Que des institutions peuvent exister, mais ne jamais être fonctionnelles. Que le peuple peut voter, mais que le résultat soit déjà verrouillé ailleurs.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2XmGCACB2h"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/turquie-le-coup-detat-derdogan-contre-lopposition/">Turquie| Le coup d’Etat d’Erdogan contre l’opposition</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Turquie| Le coup d’Etat d’Erdogan contre l’opposition » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/turquie-le-coup-detat-derdogan-contre-lopposition/embed/#?secret=trj1jINlaI#?secret=2XmGCACB2h" data-secret="2XmGCACB2h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Si Imamoglu inquiète le régime, ce n’est pas seulement parce qu’il pourrait gagner des élections. C’est parce qu’il menace un équilibre invisible, celui qui garantit que, quoi qu’il arrive en surface, rien ne change en profondeur.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où se joue la vraie bataille ?&nbsp;</h2>



<p>Il y a une leçon à retenir, pas seulement pour la Turquie, mais pour toutes les sociétés contemporaines : le pouvoir réel ne se voit pas.&nbsp;</p>



<p>Dans une entreprise, ce n’est pas toujours le PDG qui décide, mais peut-être son conseiller de l’ombre, ou le réseau informel des cadres intermédiaires qui filtrent l’information.&nbsp;</p>



<p>Dans un pays, ce n’est pas toujours le président qui contrôle tout, mais les forces économiques, les services de renseignement, la bureaucratie enracinée qui survit à tous les régimes.&nbsp;</p>



<p>Et si Erdogan arrêtait İmamoglu précisément pour montrer qu’il en avait encore le pouvoir? Comme un directeur qui crie plus fort parce qu’il sent que son autorité lui échappe.&nbsp;</p>



<p>Mais alors, si tout est si verrouillé, où se situent les failles? Là où le pouvoir croit avoir gagné, dans l’excès de contrôle. À trop montrer sa force, il trahit sa peur. Un pouvoir sûr de lui n’a pas besoin d’écraser.&nbsp;</p>



<p>Erdogan a peut-être gagné une manche. Mais si Foucault a raison, ce ne sont pas les répressions qui étouffent les révolutions. C’est la perte de contrôle du récit. Et c’est là que tout se joue.&nbsp;</p>



<p>Le pouvoir est un jeu d’illusions. Tant que tout le monde croit que l’histoire est écrite d’avance, rien ne change. Mais quand la réalité commence à diverger du récit officiel… alors, tout devient possible.&nbsp; </p>



<p>* <em>Psychologue, psychanalyste. &nbsp;&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ggWXTFI7tK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/">De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/embed/#?secret=L8BqjPDxsz#?secret=ggWXTFI7tK" data-secret="ggWXTFI7tK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Turquie&#124; Le coup d’Etat d’Erdogan contre l’opposition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 12:13:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CHP]]></category>
		<category><![CDATA[Ekrem Imamoglu]]></category>
		<category><![CDATA[Özgür Özel]]></category>
		<category><![CDATA[Parti républicain du peuple]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière de corruption et de terrorisme, l’Ottoman Recep Tayyip Erdogan n’a rien à envier à personne.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est à croire que la dictature décomplexée est en train de triompher partout dans le monde et que les dictateurs reprennent partout du poil de la bête, et ce n’est pas le président turc Recep Tayyip Erdogan qui va rater ce train là.</em></strong></p>



<span id="more-15938404"></span>



<p>En arrêtant hier, mercredi 19 mars 2025, Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et principal opposant, pour des accusations <em>«corruption»</em> et de <em>«soutien à une organisation terroriste»</em>&nbsp;auxquelles lui-même aurait du mal à croire, l’homme fort de Turquie, au pouvoir depuis 22 ans et qui, à 71 ans, n’est pas prêt à lâcher le morceau, prouve ce qu’il a toujours été&nbsp;: un despote oriental qui impute souvent à ses adversaires ses propres tares, car en matière de corruption et même de terrorisme, l’Ottoman n’a rien à envier à personne. &nbsp;</p>



<p>Pour couper définitivement l’herbe sous les pieds de son principal concurrent pour mes prochaines présidentielles prévues en 2028, Erdogan a fait émettre plus d’une centaine de mandats d&rsquo;arrêt contre les collaborateurs d’Imamoglu, des élus et des membres de son parti, qui dénoncent, à juste titre, un <em>«coup d’État»</em> contre l’opposition.</p>



<p>Le domicile d’Imamoglu, leader du Parti républicain du peuple (CHP), a également été perquisitionné, l’agence officielle Anadolu faisant état d’un soutien présumé au PKK, le groupe kurde considéré comme terroriste par la Turquie et l’Union européenne.</p>



<p>Le maire d&rsquo;Istanbul avait, également, appris que son diplôme de 1995, obtenu à l’Université de Chypre du Nord, venait d’être annulé par l’Université d’Istanbul, ce qui pourrait l’empêcher de se présenter à la présidence, la loi turque exigeant un diplôme d’études supérieures pour être élu.</p>



<p>Imamoglu a dénoncé, à plusieurs reprises, un harcèlement judiciaire visant à le disqualifier.<em> «Nous subissons un harcèlement judiciaire au plus haut niveau»</em>, a-t-il déclaré, depuis janvier. Ce qui s’est passé hier se veut un coup de grâce asséné à un adversaire politique qui ne se laissait pas intimider. &nbsp;</p>



<p>La communauté internationale a réagi vivement. Le ministère allemand des Affaires étrangères a qualifié l’arrestation d’Imamoglu de <em>«grave revers pour la démocratie»</em> en Turquie. De nombreux maires européens, dont ceux d’Amsterdam, Paris, Milan, Barcelone et Bruxelles, ont dénoncé son incarcération arbitraire.</p>



<p>Malgré l’interdiction des rassemblements, des manifestations ont eu lieu à Istanbul. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour soutenir Imamoglu, scandant<em> «Imamoglu, tu n’es pas seul»</em>. Le président du CHP, Özgür Özel, a dénoncé un <em>«coup d’État contre l&rsquo;opposition»</em>, tandis que la famille d&rsquo;Imamoglu a exprimé sa conviction que justice serait rendue. Son fils, Mehmet, a critiqué les méthodes utilisées par les autorités : <em>«Arrêter un homme que vous savez susceptible de diriger le pays à l’avenir est un signe de crainte.»</em></p>



<p>Cette vague d’arrestations a aussi eu des répercussions économiques : la livre turque a chuté à un niveau historiquement bas et les indices boursiers d’Istanbul ont plongé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I.B.</strong> (avec agences). </p>
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		<title>Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 07:07:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah Öcalan]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
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		<category><![CDATA[PKK]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est plus le sud du Liban qui est le principal défi stratégique pour Israël mais la Syrie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce n’est plus le sud du Liban qui est le principal défi stratégique pour Israël mais la Syrie. Avec un nouveau pouvoir à Damas aux relations très fortes et très étroites avec la Turquie, les Israéliens voient que la défunte tutelle iranienne a été vite remplacée par une autre turque. De plus, l’avenir de la question kurde dans la région et un potentiel désarmement forcé des Kurdes syriens dicté par la conjoncture géopolitique ne fera qu’accentuer la mainmise d’Ankara et fera davantage de la Syrie son arrière-cour.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15778802"></span>



<p>Le journal israélien <em><a href="https://www.haaretz.com/middle-east-news/2025-03-02/ty-article/.premium/a-kurdish-cease-fire-could-shift-syrias-power-dynamics-and-challenge-israels-presence/00000195-5622-d673-a5bd-772af08a0000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a></em> considère que la Turquie a transformé la Syrie en protectorat après la chute du régime du président Bachar Al-Assad et qu’elle cherche à en faire une sphère d’influence stratégique ce qui signifie fermer l’espace aérien syrien à Israël si la Turquie prenait son contrôle à la place des Russes.</p>



<p>L’éditorialiste Zvi Bar’el explique que l’annonce historique du leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdallah Öcalan, dans laquelle il appelait son parti à déposer les armes et à se dissoudre, peut être le début d’un changement dramatique dans l’équilibre des forces en Syrie et affecter la position régionale de la Turquie, en plus du fait que cela peut être renforcé par le retrait des forces américaines du territoire syrien ce qui constitue un défi à la présence israélienne dans le sud de la Syrie.</p>



<p>Bien que ce ne soit pas la première fois qu’Öcalan réponde à une initiative turque d’ouvrir des négociations et de procéder à un processus de réconciliation historique entre la Turquie et le mouvement séparatiste, l’appel était cette fois plus extrême puisqu’il exige que l’organisation dépose les armes et cesse d’exister.</p>



<p>Cependant, la décision prise par la direction du groupe samedi dernier d’adopter partiellement la déclaration d’Öcalan et un cessez-le-feu immédiat ne suffit pas à prouver une volonté de démanteler son cadre organisationnel en activité depuis plus de quatre décennies ni n’indique son désarmement mais c’est une première étape nécessaire pour entrer dans des négociations politiques pleines d’obstacles et dont on ne sait pas si elles aboutiront.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hQZ1A6B20X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/">Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/embed/#?secret=dIy9e162yx#?secret=hQZ1A6B20X" data-secret="hQZ1A6B20X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La Syrie, zone d’influence de la Turquie</h2>



<p>Il ne fait aucun doute que la fin du long conflit qui a fait plus de 40 000 morts est dans l’intérêt des Kurdes et de la Turquie dirigée par Recep Tayyip Erdogan. Les développements régionaux depuis le 7 octobre 2023 ont montré la nécessité de parvenir à un accord entre les deux parties avec de meilleures chances de succès.</p>



<p>En effet, la Turquie qui s’est rapidement positionnée comme État parrain de la Syrie après la chute d’Al-Assad voit bien que son rôle ne se limite pas à être un partenaire de premier plan dans le vaste projet de reconstruction de la Syrie. Le président Erdogan considère que son voisin du sud fait partie intégrante de sa sphère d’influence régionale stratégique après le retrait de l’Iran.</p>



<p>Toutefois, <em>Haaretz</em> estime que pour récolter des gains diplomatiques et militaires en Syrie, la Turquie doit aider le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa à établir un État unifié avec une armée nationale pour remplacer les dizaines de milices encore actives dans le pays, en particulier les Forces démocratiques syriennes (les Kurdes du FDS) au nord et les forces druzes au sud car elles menacent le processus d’intégration politique et militaire.</p>



<p>Dans les deux régions, il y a aussi des forces étrangères, turques au nord, et israéliennes qui ont pris le contrôle de plusieurs zones au sud ce qui signifie que la Turquie est tenue de retirer ses forces de Syrie pour ne pas être considérée comme un État occupant et en même temps elle doit contrecarrer toute possibilité d’établir un État kurde indépendant qui puisse continuer sa lutte armée contre elle.</p>



<p>Bien que les forces kurdes aient annoncé leur volonté d’intégrer l’armée syrienne, Sharaa n’est pas d’accord avec la méthode qu’ils souhaitent et par conséquent la Turquie ne retirera pas ses forces à moins qu’une solution ne soit trouvée pour les forces kurdes d’où la grande importance de la réconciliation entre la Turquie et le PKK.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iFZikYvDJg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/embed/#?secret=n17m2CgxBk#?secret=iFZikYvDJg" data-secret="iFZikYvDJg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le retrait annoncé des Américains</h2>



<p>Si cette réconciliation réussit, il restera à voir comment elle affectera, si elle est mise en œuvre, les combats entre la Turquie et les forces kurdes en Syrie (FDS) d’autant plus que le chef de ces forces Mazloum Abdi a déclaré qu’il n’y avait aucun lien entre la déclaration d’Öcalan et la décision du PKK &nbsp;et le comportement de ses forces et que la décision de ce parti ne le liait pas.</p>



<p>Or, les FDS dépendent militairement et financièrement du soutien américain et de la présence de 2 000 soldats et formateurs américains dans le nord du pays. Il n’est pas improbable que le président américain Donald Trump, qui a déjà cherché en 2019 à retirer les forces de son pays de Syrie, soit convaincu que son ami Erdogan est capable de remplacer les Kurdes dans la guerre contre l’Etat islamique (EI) et ainsi de mettre fin à l’intervention de son pays dans ce pays.</p>



<p>Par conséquent, les Kurdes se retrouveront dans une confrontation militaire avec la Turquie et la Syrie sans le soutien américain tandis que la Turquie est engagée dans un processus de réconciliation avec le PKK qui pourrait in fine se désarmer.</p>



<p>Selon le scénario promu par la Turquie, les Kurdes syriens n’auront aucune marge de manœuvre militaire ou diplomatique et seront obligés d’accepter les diktats de la charia qui sont en fait ceux d’Erdogan et d’accepter la domination syrienne sur toutes les régions kurdes ce qui permettra à la Turquie de se retirer de Syrie.</p>



<p>Sur cette base, estime Zvi Bar’el, Israël se retrouvera confronté à une nouvelle situation dans laquelle il sera la seule puissance occupante étrangère en Syrie et devra faire face aux pressions turques et syriennes mais aussi à celles de l’administration américaine qui pourrait facilement faire à Erdogan le cadeau d’être le <em>«gestionnaire»</em> de la Syrie au nom des États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Une Syrie post-islamiste est-elle possible?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2025 10:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Mawdudi]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
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		<category><![CDATA[nationalisme arabe]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle Syrie, incarnée par Ahmed Charaa, entrera-t-elle dans le post-islamisme?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-ce que le nouveau régime syrien connaîtra la même évolution que le régime précédent, ou construira-t-il un ordre politique interne qui tienne compte des changements culturels des sociétés musulmanes et des aspirations de la jeunesse?</em></strong></p>



<p><strong>Lahouari Addi *</strong></p>



<span id="more-15049237"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg" alt="" class="wp-image-10082582" style="width:200px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La nouvelle Syrie entrera-t-elle dans le post-islamisme? Cette photo ci-dessus (le nouvel homme fort à Damas, Ahmed Al-Charaa, recevant une délégation de chrétiens syriens) est de bon augure. Le post-islamisme rappelle l’évolution du christianisme politique qui a donné naissance en Europe au 19<sup>e</sup> siècle aux partis de la démocratie-chrétienne et aux socio-démocrates de sensibilité chrétienne. Comparaison n’est pas raison, mais les similitudes sont là.</p>



<p>Les islamistes des années précédentes ont construit leur projet politique autour des <em>&lsquo;ibadates </em>(devoirs religieux), ce qui est non seulement irréaliste mais contraire à l’esprit du Coran qui stipule que seul Dieu est juge des <em>‘ibadates</em>. Les hommes ne peuvent juger que les <em>mou’amalates</em>, c’est-à-dire les actions profanes de tous les jours.</p>



<p>Pour juger les <em>mou’amalates</em>, les hommes instituent un droit inspiré par leur culture et par la conscience sociale liée à une représentation du monde. On dira <em>«oui, mais en islam, la </em>charia<em> est le droit immuable décrété par Dieu»</em>. Bullshit! Cette thèse est celle des orientalistes occidentaux qui, à l’appui de textes de théologiens musulmans du Moyen Age, l’ont propagée.</p>



<p>La réalité est que la culture musulmane fait la distinction entre la <em>charia</em>, idéal de justice divine pour une société parfaite, et le <em>fiqh</em>, droit religieux séculier. La <em>charia</em> n’est pas du droit; elle est une norme juridique idéale que les hommes, faits de bois tordu comme dit Kant, sont incapables d’atteindre. A l’inverse, le <em>fiqh</em> est un droit positif religieux créé par des <em>fouqahas</em> sur la base de la culture de leur époque. Il est aujourd’hui tombé en désuétude parce que ne correspondant plus la culture des sociétés musulmanes d’aujourd’hui.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s4WZRx6iqL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/les-femmes-manifestent-a-damas-pour-une-syrie-civile-et-laique/">Les femmes manifestent à Damas pour «une Syrie civile et laïque»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les femmes manifestent à Damas pour «une Syrie civile et laïque» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/les-femmes-manifestent-a-damas-pour-une-syrie-civile-et-laique/embed/#?secret=w1YX6z4lNV#?secret=s4WZRx6iqL" data-secret="s4WZRx6iqL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les islamistes doivent s’adapter ou disparaître</h2>



<p>Le droit évolue en fonction des cultures et de la conscience de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas. Si au 12<sup>e</sup> siècle, il paraissait juste de marier une petite fille âgée de 12 ans, aujourd’hui c’est considéré comme inacceptable. C’est le réel, l’histoire et la vie qui imposent aux islamistes d’évoluer et de s’adapter sinon ils disparaîtront.</p>



<p>C’est ce qu’a compris le post-islamiste Recep Tayyip Erdogan qui, par expérience, sait qu’il n’existe pas et qu’il ne peut exister un Etat religieux. Les Etats sont des constructions politiques, et quand ils se légitiment par la religion, les dirigeants se substituent à Dieu pour juger les hommes, ce qui contredit le Coran qui stipule que <em>al hakimya</em> appartient à Dieu.</p>



<p><em>Al hakimya</em> en arabe veut dire arbitrer. L’arbitre du match de football est appelé en arabe <em>al-hakam</em>. Dieu est l’arbitre, lors du jugement dernier, des divergences entre musulmans, chrétiens et juifs, mais aussi entre les différentes pratiques religieuses parmi les musulmans. Ce mot <em>al-hakimya</em> a été mal compris par le Pakistanais Al-Mawdudi dont la langue maternelle n’est pas l&rsquo;arabe, mais l’ourdou. Il l’a traduit par souveraineté, déduisant ainsi que la démocratie est <em>kofr</em>. Les orientalistes occidentaux en ont fait leur tarte à la crème, érigeant Al-Mawdudi comme un théologien alors qu’il était journaliste de formation et de profession.</p>



<p>Le post-islamisme est la rupture avec les écrits d’Al-Mawdudi et de son élève Sayyed Qotb pour qui les sociétés musulmanes sont retombées dans la<em> jahilya</em>. Qotb a implicitement dit que nous, nos parents et grands-parents ne sont plus musulmans et que nous irons tous en enfer! Mais pourquoi ces thèses burlesques sont devenues populaires au point où l’islam est devenu une idéologie politique?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c64dcSUZ5B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/">Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/embed/#?secret=nEESKfzn1Q#?secret=c64dcSUZ5B" data-secret="c64dcSUZ5B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’échec du nationalisme arabe radical</h2>



<p>La réponse à cette question renvoie à l’échec du nationalisme arabe radical représenté par Nasser, Boumédiène, Saddam, Assad&#8230; qui, soucieux de préserver leur pouvoir, n’ont pas osé entamer la réforme théologique qu’avait prônée le mouvement de la Nahda ou Renaissance au 19<sup>e</sup> siècle. C’est parce qu’il n’y avait pas une théologie musulmane moderne compatible avec la liberté de conscience et l’égalité hommes-femmes que l’islam politique s’est propagé.</p>



<p>L’islam politique est l’enfant illégitime de Nasser, Boumédiène, Saddam, Assad&#8230; En Algérie, le FIS était le fils du FLN. Ce FLN qui, une fois au pouvoir, n’a pas osé toucher à la théologie. Boumédiène avait même mobilisé les imams payés par l’Etat, ce qui est une hérésie, pour défendre la révolution agraire. Son discours se limitait à condamner verbalement l’impérialisme, ce qui est nécessaire mais pas suffisant. (C’est ce qu’ont compris les Chinois depuis 1980).</p>



<p>Les régimes de Nasser, Boumédiène, Saddam, Assad&#8230; n’avaient pas de projets de modernisation de la société, de la culture et de l’économie. Ils avaient instrumentalisé les aspirations des couches populaires à la justice sociale et à la modernité pour s’accaparer du pouvoir que leur culture considérait comme un butin de guerre. C’est là la cause de l’échec de Saddam et de Assad. Les héritiers de Nasser en Egypte n’ont sauvé son régime qu’en s’appuyant sur les anciennes puissances coloniales et sur Israël.</p>



<p>La question qui se pose est la suivante: est-ce que le nouveau régime syrien connaîtra la même évolution que le régime précédent, ou construira-t-il un ordre politique interne qui tienne compte des changements culturels des sociétés musulmanes et des aspirations de la jeunesse? La Syrie est à un carrefour: ou bien elle suivra Mawdudi et Qotb, et dans 20 ans il y aura une autre guerre civile, ou bien elle construira une démocratie dite musulmane compatible avec la liberté de conscience et les valeurs universelles de la dignité de la personne qui a le droit de croire au dieu qu’il veut.</p>



<p>* <em>Professeur à l&rsquo;Institut des études politiques de l&rsquo;université de Lyon.</em></p>
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		<item>
		<title>Le faux calcul de la Turquie en Syrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 12:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Turquie risque de voir naître, à ses frontières méridionales, un mini-Etat indépendant kurde sur le territoire syrien avec un soutien israélien et américain.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Recep Tayyip Erdogan, à la recherche d’une stature régionale, a précipité la chute du régime Al-Assad, pensant se rapprocher des cercles de décision stratégique américains et sionistes avant l’investiture du président américain Donald Trump. Au risque de voir naître, à ses frontières méridionales, un mini-Etat indépendant kurde sur le territoire syrien, qui plus est, avec un soutien israélien et américain.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-14837909"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Irak, Syrie, Palestine, Liban, Soudan, Libye et autres pays arabes semblent destinés à faire l’objet d’une nouvelle vague de reconfiguration à la faveur d’une combinaison des accords de Sykes-Picot et de Yalta.</p>



<p>Ces pays sont désormais traités comme des acteurs périphériques et de second ordre d’une nouvelle architecture de paix et de sécurité en Europe qui, en dépit de ses revers économiques, reste le principal théâtre des affrontements pour l’hégémonie mondiale.</p>



<p>Le vieil oncle Sam dont on avait annoncé avec exaltation la décadence et la perte d’influence sur la scène mondiale au profit d’un nouvel ordre mondial qui tarde à se concrétiser sur le terrain, semble avoir encore de beaux jours devant lui. Les exaltés, apprentis sorciers en géostratégie et autres satrapes en sont pour un réveil brutal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une erreur stratégique</h2>



<p>Pour Alexandre Douguine, philosophe et inspirateur du président russe Poutine, la Syrie a été un piège et une erreur stratégique pour la Turquie.</p>



<p>A la recherche d’une stature régionale, Recep Tayyip Erdogan a ainsi précipité la chute du régime Al-Assad, pensant se rapprocher des cercles de décision stratégique américains et sionistes avant l’investiture du président américain Donald Trump.</p>



<p>Toutefois, le courroux des autorités russes et iraniennes, occupées actuellement par des considérations sécuritaires plus immédiates, et qui ne tardera pas à se manifester, sera moindre que le défi que poseront une plus grande autonomie et probablement une entité indépendante kurde sur le territoire syrien à proximité des zones kurdes en Turquie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jCCDxa7bB4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=9if9UbCxEG#?secret=jCCDxa7bB4" data-secret="jCCDxa7bB4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Après s’être efforcée pendant des décennies de déstabiliser la Syrie par tous les moyens y compris par des hordes armées islamistes, la Turquie devra faire face à la menace existentielle d’un Etat kurde sur ses frontières et qui, en tant que membre possible de l’Onu, grâce au soutien fort prévisible israélien et occidental, pourrait saisir la commission onusienne de décolonisation du sort des territoires et populations kurdes sous occupation turque et mettre la Turquie face au risque de devenir un Etat colonisateur et paria confronté au danger d’effritement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire s’accélère</h2>



<p>L’histoire s’accélère en Europe et dans sa périphérie, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) et la Turquie, sera confrontée au choix entre la surenchère par milices interposées notamment islamistes dans la région Mena y compris en Libye avec la politique de la fuite en avant et de la terre brûlée ou la soumission au diktat israélo-otanien en s’alignant franchement contre la Russie notamment en cédant le passage du détroit du Bosphore et des Dardanelles vers la Mer Noire à des bâtiments de guerre otaniens en vue de leur positionnement à Odessa, importante cité-port ukrainienne, ou plus grave, au large de la péninsule de Crimée, pour en faire une ligne rouge pour l’armée russe, quitte à invoquer, en cas d’attaque, l’article 5 de la charte atlantique de défense collective.</p>



<p>Les erreurs d’Erdogan risquent fort de réveiller les vieilles rivalités russo-ottomanes à une époque ou la Russie est la première puissance nucléaire et a fait montre d’une résilience remarquable en Ukraine face à une coalition multiforme occidentale qui est désormais sur la défensive avec uniquement l’énergie du désespoir.</p>



<p>Le spectre de la troisième guerre mondiale n’est pas en train de s’éloigner. Au contraire !!!</p>



<p>* <em>Ancien diplomate.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cs3Wgzbn3s"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/embed/#?secret=DOWNrciG5Z#?secret=cs3Wgzbn3s" data-secret="cs3Wgzbn3s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Haniyeh tué à Téhéran : «Israël sera sévèrement puni», déclare Ali Khamenei</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/31/haniyeh-tue-a-teheran-israel-sera-severement-puni-declare-ali-khamenei/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 09:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Téhéran]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le leader palestinien Ismail Haniyeh tué en Iran par un missile israélien. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le leader palestinien Ismail Haniyeh, a été tué en Iran, où il était basé, par un missile guidé à la suite d’un raid israélien sur sa résidence à Téhéran. Haniyeh était chef du bureau politique du Hamas depuis 2017. Il a également été Premier ministre de l’Autorité nationale palestinienne de 2006 à 2007 et chef de l’administration de la bande de Gaza de 2014 à 2017.</em></strong></p>



<span id="more-13662261"></span>



<p>Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a rapporté que la résidence du chef du Hamas <em>«a été touchée à Téhéran et qu</em><em>’</em><em>à la suite de cet incident, lui et l</em><em>’</em><em>un de ses gardes du corps sont morts en martyrs»</em>.</p>



<p>Selon l’agence de presse saoudienne Al-Hadath, certaines sources affirment que l’assassinat d’Ismail Haniyeh a été perpétré avec un missile guidé dirigé vers son lieu de résidence à Téhéran et qui a touché sa cible à 2 heures du matin, heure locale, minuit et demi en Tunisie, ce mercredi 31 juillet 2024.</p>



<p>En Israël, la radio militaire a adhéré au<em> «secret officiel»</em>, sans <em>«aucune hypothèse de responsabilité de la part du gouvernement et des Forces de défense israéliennes»</em>. Mais la première réaction est venue du Hamas lui-même : <em>«L</em><em>’</em><em>assassinat du commandant Ismail Haniyeh est un acte lâche et ne restera pas impuni»</em>, a déclaré Musa Abou Marzouk, l’un des principaux dirigeants de l’organisation islamique palestinienne.</p>



<p>Dans la matinée, les factions palestiniennes ont appelé à une grève générale et à des manifestations dans les territoires palestiniens.</p>



<p>Le président de l’Autorité nationale palestinienne, Abou Mazen, a parlé d’<em>«un acte lâche»</em> et d’<em>«une évolution dangereuse»</em>, invitant ainsi <em>«le peuple palestinien et les forces populaires à l</em><em>’</em><em>unité, à la patience et à la fermeté face à l</em><em>’</em><em>occupation israélienne»</em>.</p>



<p>L&rsquo;agence de presse iranienne Tasnim rapporte que les funérailles de Haniyeh auront lieu demain à Téhéran, puis que le chef du Hamas sera enterré à Doha, au Qatar, affirme Iran International, citant des sources qataries.</p>



<p><em>«Le régime sioniste sera sévèrement puni pour l</em><em>’</em><em>assassinat du leader du Hamas Ismail Haniyeh»</em>, a déclaré l’ayatollah Ali Khamenei, dans un communiqué. <em>«Le régime sioniste criminel et terroriste a préparé le terrain pour des sanctions sévères»</em>, a ajouté le Guide suprême dans un message de condoléances.<em> «Nous considérons que la vengeance pour le sang versé de Haniyeh, qui a été tué sur le territoire iranien, sont notre devoir&nbsp;»</em>, a-t-il ajouté</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«</em>Acte honteux<em>»</em> et<em> </em>«dangereuse escalade»</h2>



<p>Pour l’Iran également, sponsor politico-militaire du Hamas et pays de résidence de Haniyeh, Israël paiera un <em>«lourd tribut»</em>. <em>«Ce martyre</em> &#8211; a déclaré Mohsen Rezai, membre du Conseil présidentiel iranien et ancien commandant des Gardiens de la révolution &#8211; <em>est une autre preuve de la faiblesse de la bande criminelle de Tel-Aviv. Ceux qui pensent qu</em><em>’</em><em>une démonstration de force aussi désespérée peut compenser leur la faiblesse face à la lutte héroïque des Palestiniens est une erreur.»</em></p>



<p><em>«La République islamique d’Iran défendra son intégrité territoriale, son honneur et fera regretter aux envahisseurs terroristes leur lâche action»</em>, a déclaré le président iranien, Masoud Pezeshkian, tandis que le fils du leader du Hamas assassiné, Abdul Salam, a déclaré, dans un communiqué rapporté par l’agence de presse iranienne Irna : <em>«Le souhait de mon père a été exaucé, celui de mourir comme un martyr»</em>.<em> «Nous sommes dans une révolution et une bataille continue contre l’ennemi, et la résistance ne s’arrête pas à l’assassinat des dirigeants»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>La Turquie a condamné <em>«l</em><em>’</em><em>assassinat honteux»</em> du leader politique du Hamas, allié du président turc Recep Tayyip Erdogan. <em>«Nous condamnons l</em><em>’</em><em>assassinat du chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, dans un acte honteux à Téhéran»</em>, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que <em>«cette attaque vise également à étendre la guerre à Gaza à une dimension régionale»</em>.</p>



<p>Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déclaré que le meurtre de Haniyeh représentait<em> «une dangereuse escalade»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/31/haniyeh-tue-a-teheran-israel-sera-severement-puni-declare-ali-khamenei/">Haniyeh tué à Téhéran : «Israël sera sévèrement puni», déclare Ali Khamenei</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Erdogan : «Netanyahu, le Hitler d’aujourd’hui, n&#8217;échappera pas à la justice»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/erdogan-netanyahu-le-hitler-daujourdhui-nechappera-pas-a-la-justice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 11:21:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[génocide palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Territoires palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Netanyahu, le Hitler de cette époque, et ses complices n’échapperont pas à la justice», a déclaré Erdogan.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/erdogan-netanyahu-le-hitler-daujourdhui-nechappera-pas-a-la-justice/">Erdogan : «Netanyahu, le Hitler d’aujourd’hui, n&rsquo;échappera pas à la justice»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Nous continuerons à révéler la vérité et à dénoncer les meurtres commis par Israël. Netanyahu, le Hitler de cette époque, et ses complices n’échapperont pas à la justice.»</em></strong></p>



<span id="more-12548676"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont les propos ont été rapportés par Anadolu. <em>«La prise de Gaza par Israël ouvrira la porte à d’autres occupations, et l’ouverture</em> (de la bande de Gaza) <em>aux colons israéliens terroristes rendra Israël plus agressif»</em>, a ajouté le dirigeant turc.</p>



<p>Selon le président turc, les dirigeants du Hamas ne quitteront pas le Qatar. <em>«Je n’ai pas entendu dire que l’émir du Qatar, Cheikh Tamim (bin Hamad Al Thani), aurait fait un tel pas. Je ne pense pas qu’il fera un tel pas»</em>, a déclaré Erdogan à un journaliste de la chaîne Haberturk qui lui demandait son avis sur les rumeurs selon lesquelles les dirigeants du Hamas auraient été invités à quitter le Qatar.</p>



<p><em>«Je ne pense pas que cette attitude à leur égard va changer»</em>, a souligné Erdogan, ajoutant que <em>«ce qui compte n’est pas où se trouvent les dirigeants du Hamas, mais la situation à Gaza»</em>, laissant entendre que ceux qui colportent ces rumeurs cherchent à détourner l’attention du génocide qu’Israël perpètre dans les territoires palestiniens depuis le 7 octobre dernier.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
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		<item>
		<title>De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 06:41:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
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		<category><![CDATA[Yeniden Refah Partisi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pire revers électoral pour le président Erdogan depuis l'arrivée au pouvoir de son parti, l'AKP, en 2002. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/">De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les élections municipales du week-end dernier en Turquie ont représenté le pire revers électoral pour le président Recep Tayyip Erdogan depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir de son parti, le Parti de la Justice et du Développement (AKP), en 2002 mais ce qui est encore plus saisissant c’est qu’il y a eu une mutation qui a profondément touché aussi bien la géographie électorale du pays que sa sociologie politique. Décryptage.</em></strong> <em>(Illustration : Ekrem Imamoglu, l&rsquo;homme qui défie Erdogan). </em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri  </strong></p>



<span id="more-12311883"></span>



<p>Tout d’abord, Istanbul et Ankara, les deux plus grandes villes de Turquie qui étaient sous le contrôle de l’AKP entre 1994 et 2019 ont rejoint le principal parti d’opposition, le parti kémaliste CHP (Parti républicain du peuple), il y a cinq ans mais ont réélu dimanche dernier leurs maires sortants avec de meilleurs scores qu’en 2019.</p>



<p>À Istanbul, le CHP du maire Ekrem Imamoglu a remporté 26 des 39 districts. Certains d&rsquo;entre eux étaient jusqu’à présent considérés comme des bastions conservateurs notamment le district d’Uskudar (sur la rive asiatique du Bosphore) où se trouve la maison stambouliote d’Erdogan et où il a pour habitude de voter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’opposition gagne du terrain partout</h2>



<p>Autre élément important, c’est qu’en 2019, tous les partis de l’opposition se sont réunis autour de la candidature d’Ekrem Imamoglu, par contre cette fois-ci les autres partis ont présenté des candidats mais en dépit de cela Imamoglu a été réélu avec un meilleur score qu’en 2019. Dans la capitale Ankara, le CHP a remporté 16 des 25 districts dont celui de Kecioren, le deuxième le plus peuplé dirigé par l’AKP et ses prédécesseurs islamistes depuis 1994.</p>



<p>Par ailleurs, la géographie politique du pays a évolué car le succès du CHP ne s’est pas limité à Istanbul et à Ankara. Le CHP dont la domination s’est longtemps limitée à l’ouest de la Turquie en particulier aux zones bordant la mer Égée et la mer de Marmara a réalisé une percée majeure en Anatolie s’emparant de villes longtemps contrôlées par l’AKP. C’est là, le véritable événement politique de ces élections car l’Anatolie est considérée comme le vivier électoral par excellence d’Erdogan et de son parti. Le CHP a notamment gagné à Bursa, grande ville industrielle du nord-ouest du pays, ainsi qu’à Adiyaman, une ville du sud-est qui a été endommagée par le séisme dévastateur de février 2023.</p>



<p>Par ailleurs, si les candidats du Parti de la justice et du développement ont gagné dans certains fiefs du parti comme Trabzon et Rize (nord-est), d’importants districts électoraux de ces deux provinces donnant sur la mer Noire se sont tournés vers l’opposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’AKP perd 5 millions de voix</h2>



<p>Alors comment expliquer que l’AKP ait subi des revers dans ces fiefs historiques? Pourquoi une partie de l’électorat de l’AKP s’est-elle détournée de lui? Comment le CHP, laïc et progressiste, a-t-il pu réaliser des percées dans les fiefs du parti islamiste?</p>



<p>Tout d’abord, le facteur économique a pesé dans ce scrutin. Les jeunes, les ménages ainsi que les retraités (électorat traditionnellement conservateur) sont épuisés par l’inflation qui demeure très élevé en dépit des promesses du pouvoir de la faire baisser. L’inflation était de 67% en février 2024 et de 68% en mars.</p>



<p>Ensuite, un autre facteur déterminant sur lequel est revenu le politologue Ahmet Insel dans une analyse sur la chaîne France 24, c’est la défection des électeurs de l’AKP. Beaucoup d’entre eux ont boudé le scrutin, selon Insel. Ces derniers ont opté pour l’abstention privant ainsi leur parti de leurs voix. Insel explique que l’AKP a perdu presque cinq millions de voix lors de ces élections et que son électorat a voulu lui envoyer un signal de mécontentement. Ceci explique la déroute du parti d’Erdogan dans ces fiefs traditionnels.</p>



<p>Enfin, il y a autre raison importante sur laquelle est revenue M. Insel dans son analyse, c’est que le parti kémaliste CHP ne fait plus peur à l’électorat conservateur. Il déclare:<em> «Le CHP avait une position très laïcarde qui menaçait d’interdire le voile s’il revenait au pouvoir. Le parti a totalement changé de discours. Imamoglu à Istanbul et Yavas à Ankara sont significatifs de cette évolution du parti. Eux-mêmes sont pratiquants donc ils rassurent l’électorat de la classe moyenne»</em>. Comme le CHP ne suscite plus la crainte de l’électorat conservateur turc souvent issu des classes moyennes, Erdogan et l’AKP se sont retrouvés privés de leur fonds de commerce de protecteurs de cet électorat conservateur et de la religion contre les laïcards antireligieux et par conséquent l’argument identitaire qui mobilisait le réservoir électoral de l&rsquo;AKP ne pèse plus.</p>



<p>D’ailleurs, une tendance importante dans la sociologie électorale et politique turque indique que des jeunes dont les parents votent AKP, eux votent CHP.&nbsp;</p>



<p>Le revers de l’AKP résulte également des progrès réalisés par le parti Yeniden Refah Partisi (Nouveau parti de la prospérité), formation islamiste qui s’est imposée comme troisième force politique lors de ces élections municipales avec 6,2% des voix au niveau national. Les candidats de ce parti ont été élus à Sanliurfa (sud-est) et Yozgat (centre), deux capitales régionales dirigées par deux maires de l’AKP. Le parti a également conquis les voix du Parti de la justice et du développement dans plusieurs gouvernorats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épreuve de l’usure du pouvoir</h2>



<p>Le Yeniden Refah Partisi est dirigé par Fatih Erbakan, actuellement député de la deuxième circonscription d’Istanbul et fils de Necemettin Erbakan, premier chef de gouvernement islamiste de l’histoire de la Turquie et mentor de Recep Tayyip Erdogan. Tout au long de sa campagne électorale, Fatih Erbakan a dénoncé le maintien des relations commerciales entre la Turquie et Israël malgré la guerre à Gaza, il a déclaré: <em>«L’issue de cette élection a été déterminée par le comportement de ceux qui continuent de commercer librement avec Israël et les tueurs sionistes.»</em>&nbsp;</p>



<p>Recep Tayyip Erdogan a rejeté le mot <em>«défaite»</em> mais a reconnu que les résultats des élections municipales de dimanche constituaient un&nbsp;<em>«tournant»</em> pour son parti. Il a par ailleurs appelé son camp à faire preuve d’<em>«autocritique»</em>.</p>



<p>Le président turc, qui s’est mobilisé et a fait le tour du pays lors de la campagne électorale, a sans doute été sonné par cette mutation qui a touché aussi bien la géographie électorale que la sociologie politique du pays. Si l’Anatolie commence à lui tourner le dos, c’est que c’est un véritable signal d’alerte et en vieux briscard de la politique, il a dû capter ce signal et peut-être songé que l’usure du pouvoir commençait à agacer les Turcs.</p>
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