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	<title>Archives des récession - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des récession - Kapitalis</title>
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		<title>La France : en marche vers la récession (2-2) : Les technologies avancées seront-elles salutaires ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-2-2-les-technologies-avancees-seront-elles-salutaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 10:08:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La seule réalité que connaîtra la France sera celle de l’entrée inexorable de son économie dans une profonde récession.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-2-2-les-technologies-avancees-seront-elles-salutaires/">La France : en marche vers la récession (2-2) : Les technologies avancées seront-elles salutaires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Même si l’industrie du secteur des technologies avancées se développe de manière remarquable en Europe et notamment en France, son poids financier dans le PIB de l’UE et de la France reste relativement modeste par rapport à celui de l’industrie «traditionnelle» qui, elle, est en train de se désagréger.</em></strong></p>



<p><strong>Oleg Nesterenko *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-13971594"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Certains économistes préconisent que la fuite du secteur énergivore de l’industrie hors Union européenne (UE) n’est pas aussi grave qu’il paraît car, en ce qui concerne la part de l’industrie du secteur des technologies avancées, telles que&nbsp;technologies quantiques, de navigation, des biotechnologies et de la robotique,&nbsp;la position de l’UE et de la France est assez saine. Notamment, en 2022, 194 entreprises dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA)&nbsp;ont été créés dans l’UE contre 160 en Chine et la part du secteur des technologies avancées de l’UE représente dans les 20% du volume mondial&nbsp;: 22% dans les technologies quantiques, 20% dans la navigation, 18% dans les biotechnologies et 18% dans la robotique (données 2022).</p>



<p>S’ils ont, d’une part, tout à fait raison de souligner le développement accru&nbsp;du secteur en question dans les pays de l’UE, ils négligent, toutefois, le facteur du poids financier actuel de ce dernier vis-à-vis de l’apport dans le PIB de l’UE et de la France en particulier. Et ce dernier reste relativement modeste par rapport à celui de l’industrie <em>«traditionnelle»</em> qui est en train de se désagréger sur le sol européen.</p>



<p>D’autre part,&nbsp;il n’est pas à négliger que le développement du secteur des&nbsp;technologies avancées en France et en Europe, en général, se heurtera davantage dans un avenir très proche non seulement&nbsp;à la très importante concurrence américaine et chinoise déjà omniprésente, mais également à la forte croissance exponentielle de cette dernière en Chine qui affiche un grand dynamisme dans le domaine. Notamment, concernant les dépôts de brevets, tous secteurs confondus, en 2023 l’EU accuse une croissance de 2,9% contre 8,8% en Chine pour la même période (source&nbsp;: l’OEB).</p>



<p>Le facteur de développement des hautes technologies à lui seul n’est guère salutaire&nbsp;: l’Allemagne qui a déposé en 2023 incomparablement plus de brevets que la France – 24 966 contre 10 814 – est un pays dont le marché est également en train d’entrer à grand pas dans une récession économique.</p>



<p>La force toute particulière de la France dans le domaine des technologies avancées se situe dans le secteur des transports et de l’aéronautique, et, comme indiqué auparavant, c’est bien la production du matériel de transport qui s’est littéralement effondrée dans l’Hexagone – et ceci malgré la continuation de l’innovation suivie par un important dépôt de brevets dans le domaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déficit commercial et les énergies</h2>



<p>En ce qui concerne le déficit commercial français, ce dernier se maintient dans des sommets peu enviables : 85,9 milliards d’euros pour la période de mai 2023 à mai 2024, dont 8 milliards d’euros pour le seul mois de mai dernier (source&nbsp;: Insee).</p>



<p>Certes, le camp politique de Macron peut se vanter de n’avoir creusé que 85,9Mld de déficit contre le record absolu de 162Mld d’euros qu’il a réalisé en 2022 (source&nbsp;: Douanes Françaises), mais il n’y a pas de quoi se réjouir : le très grave déséquilibre du commerce extérieur ne va que s’accentuer car, à ce jour et dans les horizons du visible, il n’y a strictement aucun indice politico-économique sérieux permettant de supposer le contraire.&nbsp;</p>



<p>Ce ne date pas d’hier, puisque depuis l’année 2006, la balance commerciale française est dans le rouge chaque année consécutive sans exception et le déficit cumulé des dix-huit dernières années a déjà dépassé les 650Mld d’euros.</p>



<p>Les principales raisons structurelles de ce grave déficit sont un important déséquilibre du solde des échanges des biens manufacturés, dont la compétitivité française est plombée par le très haut niveau des prix de l’énergie faisant exploser les coûts de production; la forte dépendance française aux énergies fossiles importées et, surtout, l’incapacité déconcertante du président Emmanuel Macron et des responsables de son appareil exécutif à mener une politique économique nationale et, surtout, une politique étrangère qui ne serait pas profondément irresponsable vis-à-vis des intérêts stratégiques de la France qui exigent l’atténuation des retombées désastreuses sur l’économie française par le maintien de relations politico-diplomatiques saines avec des pays-fournisseurs de l’énergie.&nbsp;</p>



<p>En ce qui concerne les capacités de la production nationale d’électricité, les inquiétudes des Français à la suite de la privation de la France de sa première source d’uranium qui est le Niger ont été atténuées par la communication d’informations sur les stocks français d’uranium qui semblent être suffisants pour faire fonctionner les centrales électriques de l’Hexagone durant les 32-40 ans années à venir.</p>



<p>Le Texte n° 222 déposé au Sénat, le 19 décembre 2023, dévoile : «<em>Si la France ne dispose pas directement d’uranium naturel sur son territoire, les opérations d’enrichissement ont, elles, lieu en France. Aujourd’hui, pour faire fonctionner nos 56 réacteurs nucléaires, EDF a besoin de 8 à 10 000 tonnes d’uranium naturel chaque année. Fin 2021, le stock d’uranium appauvri entreposé sur notre territoire national était de 324 000 tonnes</em>».</p>



<p>Pourtant, l’apaisement des Français à ce sujet est bien hâtif.</p>



<p>Ce même texte stipule : «<em>…en conservant ce rythme actuel&nbsp;</em>[de l’accroissement des réserves de l’uranium],&nbsp;<em>il devrait avoisiner 550 000 tonnes en 2050</em>». Ce qui laisse sous-entendre, à juste titre, l’importance stratégique de la continuation de l’accumulation des stocks. Pourtant, les indications des rythmes de l’accumulation des réserves de l’uranium indiqués dans ce texte du Senat sont aujourd’hui totalement coupées de la réalité.</p>



<p>Non seulement ils ne sont plus réalisables, mais la probabilité est forte que les réserves stratégiques <em>«intouchables»</em> dont la France dispose commenceront à être consommées sous peu, faute de volumes d’importations suffisantes, et cela sera le signe du début du désastre énergétique à venir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Avant d’avoir retiré ce début juillet 2024 le permis d’exploitation d’un important gisement d’uranium à Madaouéla (Nord du Niger) au groupe canadien GoviEx, le 19 juin, le gouvernement nigérien a retiré le permis d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren au groupe français Orano (ex-Areva). Imouraren qui est classé comme l’un des plus grands gisements d’uranium au monde, avec des réserves estimées à 200 000 tonnes.</p>



<p>La politique étrangère du gouvernement de Macron a fait perdre à la France son premier fournisseur d’uranium qui est le Niger. Et ceci d’une manière irrévocable : les puissances étrangères que la France a ouvertement inscrit sur la liste de ses ennemis feront et sont déjà en train de faire le nécessaire pour assurer cette irrévocabilité. La perte par la France de l’accès à ces gigantesques réserves de combustible pour ses centrales électriques est un échec stratégique qui réduit considérablement les alternatives d’approvisionnement et met Paris en position de dépendance accrue vis-à-vis d’autres fournisseurs actuels et potentiels restants.</p>



<p>En parlant du second fournisseur d’uranium pour la France – le Kazakhstan – qui, après la perte du Niger, devient, de facto, le tout premier fournisseur, les autorités françaises n’oublient pas de mentionner que l’exploitation et l’importation depuis ce pays de l’Asie centrale se déroulent via l’entreprise locale Katco qui assure 7% de la production mondiale d’uranium et dont le français Orano détient 51% du capital.</p>



<p>Néanmoins, ce que l’Elysée <em>«oublie»</em> de communiquer à ses citoyens, c’est que les 49% restants du capital de Katco sont détenus par l’entreprise Kazatomprom, laquelle, à son tour, appartient à 50% à l’entreprise Tsentr Obogosheniya Urana dont la Fédération de Russie est le copropriétaire. On ne peut que féliciter la présidence française d’être victime de tels trous de mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">IDE : les illusions et la réalité</h2>



<p>Si la France, dont les flux nets des investissements directs étrangers (IDE) ont atteint 72,7 milliards d’euros en 2022 et 39,1 milliards en 2023, reste depuis plusieurs années consécutives bien en tête des IDE sur le sol européen – ce résultat positif est à nuancer.</p>



<p>Les stocks d’investissements étrangers en France se concentrent à près de 70% sur trois secteurs : 35% pour l’industrie (à fin 2023), 14% pour les finances-assurance et 19% pour l’immobilier (source : Banque de France).</p>



<p>Malgré les investissements étrangers assez impressionnants, il est important de ne pas négliger les facteurs qui s’y attachent et qui sont d’une importance stratégique. Notamment, les IDE qui ont lieu en France visent non pas la création de nouveaux emplois, de nouveaux projets de développement et de nouveaux sites, mais principalement l’extension des sites déjà existants. En 2021, les projets visant la création de nouveaux sites ne représentaient que 31%, contre 69% pour des sites déjà existants. Le nombre moyen d’emplois créés par projet étaient de 38.</p>



<p>En même temps et à titre de comparaison, ces proportions sont tout à fait différentes dans d’autres pays européens et ceci en grande défaveur de la France. Notamment, selon les dernières données disponibles (année 2021), en Allemagne, les projets visant la création de nouveaux sites représentaient 81%, contre 19% pour des sites déjà existants. Le nombre moyen d’emplois créés en Allemagne par projet était de 45. Au Royaume-Uni, les projets visant la création de nouveaux sites représentaient 77%, contre 23% pour des sites déjà existants. Le nombre moyen d’emplois créés en Grande Bretagne par projet était de 68 (source : EY).</p>



<p>Ainsi, les résultats de l’attraction des IDE dans l’économie française qui sont présentés par l’actuel pouvoir en tant que succès de sa politique sont bien à nuancer : la monnaie étrangère investie en France génère de 30 à 50% d’emplois en moins qu’en Allemagne ou en Grande-Bretagne, ce qui reflète nettement la réalité désastreuse de la politique française d’emploi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances d’entreprises</h2>



<p>Plus de secret pour personne que dans la période du 06/2023 au 06/2024, la quasi-intégralité des pays de l’UE ont enregistré un nombre de défaillances d’entreprises supérieur à celui d’avant la pandémie du Covid.</p>



<p>La France ne fait non seulement pas l’exception dans la tendance généralisée dans l’espace européen, mais en % détient même le <em>«leadership»</em> vis-à-vis de l’Allemagne et du Benelux au niveau des défaillances d’entreprises et ceci depuis le début de 2023.&nbsp;</p>



<p>Pour les entreprises, les coûts dus à plusieurs éléments clés tels que le refinancement, les salaires et l’énergie sont nettement plus élevés qu’avant la période Covid – ce qui n’est guère le cas de la demande. Le grand manque de confiance des ménages dans l’avenir les fait privilégier l’épargne à la consommation, ce qui déclenche un cercle vicieux, dont la formule est simple : la baisse de la consommation augmente les faillites d’entreprises qui détruisent l’emploi et, de facto, baissent d’avantage la demande des ménages – ce qui, à son tour, impacte directement la croissance.&nbsp;</p>



<p>Non seulement la France enregistre 60 210 entreprises de toutes tailles confondues qui sont entrées en procédure de défaillances ou de cessation de paiement sur un an (données de la Banque de France, fin mai 2024), ce chiffre inclue les 5 161 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grosses PME – ce qui est supérieur même à celui du triste record de 4 825 défaillances qui ont été comptabilisées en septembre 2009, après la crise financière que le monde a connue. Les secteurs-clés, tels que l’industrie, l’information/communication et le transport sont grandement impactés et la tendance les concernant ne fait que s’aggraver.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Post-scriptum</h2>



<p>Contrairement aux Etats-Unis qui ont pu, jusqu’à présent, maintenir leur économie à un niveau tout à fait confortable via le déclenchement dans le monde de guerres de répression des menaces à leur hégémonie assurée par le statut de l’outil principal opérationnel qui est le dollar américain, en couvrant grossièrement les invasions par des slogans sur l’apport de la lumière de la démocratie dans des ténèbres dictatoriaux et en tuant au passage des millions de personnes dans ledit processus de <em>«démocratisation»</em> – la France n’est guère ni en position, ni en capacité d’appliquer ce&nbsp;<em>modus operandi</em>, même si ce dernier est considéré comme le plus efficace pour obtenir gain de cause avec l’engagement de la moindre contrepartie.</p>



<p>Les éléments énumérés dans ce dossier d’une manière non exhaustive et ne comprenant pas toute une série d’autres problèmes structurels graves de l’économie française, tels que le niveau des impôts et taxes le plus élevé au monde, le système fiscal le plus complexe au monde, la dette publique exorbitante qui connait la plus grande croissance au sein de l’UE et atteint 3 200 Mld €, le gigantesque déficit public qui se creuse davantage chaque année et atteint la hauteur de 154Mld € pour la seule année de 2023 après 124,9Mld € pour l’année de 2022 – ce sont de désastreuses conséquences structurelles produites par la politique nationale et étrangère néfaste menée par la gouvernance française et nécessitant un changement radical de son vecteur dans les plus brefs délais. Le cas échéant, la seule réalité que connaîtra la France sera celle de l’entrée inexorable de son économie dans une profonde récession.</p>



<p><em>* Ancien professeur auprès des masters des grandes écoles de commerce de Paris),</em> président du <a href="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCIE</a>. </p>



<p><strong><em>Précédent article :</em></strong></p>



<p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-1-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France : en marche vers la récession (1-2).</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-2-2-les-technologies-avancees-seront-elles-salutaires/">La France : en marche vers la récession (2-2) : Les technologies avancées seront-elles salutaires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Élection présidentielle en Tunisie : défis politiques et garde-fous économiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/election-presidentielle-en-tunisie-defis-politiques-et-garde-fous-economiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 07:51:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les prochaines élections présidentielles vont ajouter une autre couche d’incertitude et de complexité à la transition démocratique en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/election-presidentielle-en-tunisie-defis-politiques-et-garde-fous-economiques/">Élection présidentielle en Tunisie : défis politiques et garde-fous économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une bonne nouvelle fort rassurante: les Tunisiennes et Tunisiens sont officiellement invités aux urnes, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/tunisie-la-convocation-des-electeurs-pour-la-presidentielle-publiee-dans-le-jort/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le 6 octobre,</a> pour élire le quatrième président de l’ère du post-2011 (après la destitution dans le sang du dictateur Ben Ali). 93 jours et une saison estivale caniculaire nous séparent de cette échéance vitale pour ce qui reste de l’«aventure démocratique». Ces élections présidentielles vont ajouter une autre couche d’incertitude et de complexité à la «démocratie en Tunisie». Et pour cause, il faut parler des vrais défis et placer les «garde-fous» pour éviter le pire!</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong></p>



<span id="more-13499315"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Une élection présidentielle est un moment fort des processus démocratiques. C’est aussi un moment pour confronter des candidats et des programmes, notamment économiques. L’électeur se doit de choisir l’homme ou la femme les plus indiqués pour le contexte, et le meilleur programme économique pour sortir le pays d’un marasme qui perdure. Et dans ce cadre, on peut résumer les défis à relever en dix mots clefs…</p>



<p>1-&nbsp;<strong>Apaisement.&nbsp;</strong>Actuellement, le principal défi concerne le <em>«lissage»</em> des préparatifs et des préalables à des élections dignes de cette appellation. La Tunisie doit impérativement favoriser l’apaisement pour mobiliser les électeurs et fédérer un pays fracturé et économiquement à genoux. La Tunisie d’aujourd’hui est divisée, fatiguée de ses élites. Très déçue de tous ces partis et <em>«opportunistes»</em> assoiffés par le pouvoir (pour le pouvoir) et qui n’ont jamais géré ou eu des expériences politiques probantes, avec des positions et des réalisations à mettre à leur actif. Cela dit, et dans ces préalables, on ne doit pas diaboliser ses adversaires politiques, sans preuve hors de tout doute.</p>



<p>2- <strong>Légitimité.</strong> Plusieurs personnalités potentiellement candidates à ces élections sont actuellement <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/29/karim-krifa-on-veut-empecher-abir-moussi-de-se-presenter-a-la-presidentielle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en prison</a> ou poursuivies par la justice. Certaines ont souillé la Tunisie par tous ces djihadistes qu’ils ont envoyés se faire exploser en Syrie, en Irak ou en Libye voisine. Certaines autres sont suspectés de corruption dans leur gestion des deniers publics. Mais on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac, et la justice doit dire rapidement son juste verdict. Les innocents méritent leur place sur les listes des candidats et des candidates. C’est une question de légitimité pour l’histoire et pour la réhabilitation de la confiance des citoyens.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zaL9vqHMn0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/quel-cadre-reglementaire-pour-la-presidentielle-tunisienne-de-2024/">Quel cadre réglementaire pour la présidentielle tunisienne de 2024 ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quel cadre réglementaire pour la présidentielle tunisienne de 2024 ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/quel-cadre-reglementaire-pour-la-presidentielle-tunisienne-de-2024/embed/#?secret=2n3xEFbcE6#?secret=zaL9vqHMn0" data-secret="zaL9vqHMn0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>3-&nbsp;<strong>Compétition</strong>. Une élection présidentielle libre est attendue, avec une campagne électorale concurrentielle, sans magouilles ou manigances institutionnelles ou sécuritaires. La Tunisie mérite, une élection qui permet aux électeurs de s’informer, de choisir et de distinguer entre des programmes et des projets clairs, différents dont le contenu est chiffré économiquement (ressources et résultats) et crédible au niveau de la faisabilité de ses ambitions. Tous les candidats doivent avoir un programme économique et social limpide, qui le distingue et qui les engage.</p>



<p>4-&nbsp;<strong>Pragmatisme</strong>. Une des raisons des échecs des élections précédentes (présidentielles et législatives) a trait à l’absence de programmes économiques (chiffrés et distinctifs) chez les partis et les candidats. En démocratie, les élections constituent un moment clef dans les choix collectifs et les priorités publiques à l’échelle des nations. Les élections, ce n’est pas juste un rituel, ce n’est pas de simples formalités et encore moins des <em>«apparences»</em> pour accéder ou se maintenir au pouvoir. Mériter la confiance des élections présidentielles, c’est pour faire changer les choses, réformer et afficher une stratégie détaillée, faisable et pas seulement des vœux pieux, comme pour les précédentes élections.</p>



<p>5-&nbsp;<strong>Évaluation</strong>. Les partis et les élites ayant exercé le pouvoir politique depuis 2011 doivent se représenter avec une évaluation et probablement, le cas échéant, un&nbsp;<em>mea culpa</em>. Les électeurs ne croient plus à ces discours verbeux, sans preuve, disant <em>«ce n’est pas moi, c’est les autres»</em>. La dette, la récession, le chômage, le pouvoir d’achat qui pique du nez sont documentés par les statiques nationales et on ne peut se débiner pour se défausser sur les autres et s’en laver les mains.</p>



<p>L’évaluation des politiques publiques constitue une discipline reconnue et capable de faire les preuves de ce qui n’a pas fonctionné, et ce qu’on n’a pas fait pour changer. Notamment pour arranger le statu quo et éviter les foudres des lobbyistes financiers, politiques, entre autres.</p>



<p>6- <strong>Abnégation</strong>. En plus de 4 présidents, plus de 700 ministres, une dizaine de chefs de gouvernements et un millier de députés ont gouverné depuis 2011. Pour un bilan économique déplorable, avec une perte du pouvoir d’achat de presque 50% depuis 2011. Ces élus ont globalement raté leur passage au sein de l’État (sauf de rares exceptions), faute d’engagements, de compétence et d’abnégation. En privilégiant, souvent, les intérêts de leur parti, ou leur intérêt personnel, au détriment des intérêts de la collectivité, on connait le résultat : une économie de plus en plus laissée pour compte, et sacrifiée dans les courses au pouvoir. La Tunisie a besoin d’un président capable de gouverner au-delà des intérêts étroits des lobbyistes et autres calculs politiques de court terme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="D3rkZyRSfD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/">La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/embed/#?secret=xw910q4zMa#?secret=D3rkZyRSfD" data-secret="D3rkZyRSfD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>7-&nbsp;<strong>Valeurs</strong>. Les perceptions des citoyens sont très négatives à l’égard des leaders politiques et de ces radios et télévisions gangrénées par la corruption et les collusions. Trois électeurs sur quatre ne font pas confiance (totalement ou partiellement) aux leaders politiques et aux médias. Ces chiffres sont donnés par les différents sondages menés par World Value Survey (WVS, institution américaine). La sélection des candidats aux élections présidentielles doit être intraitable à l’égard des candidats des partis corrompus, ou jugés pour infractions, délits ou autres écarts aux normes et valeurs de probité et de rectitude politique. La probité doit dominer toutes les valeurs éthiques quand il est question de gouverner un pays et une nation fatiguée par les instabilités au pouvoir au sommet de l’État.</p>



<p><strong>8-</strong>&nbsp;<strong>Leadership.&nbsp;</strong>Accéder au pouvoir suprême, faire de la politique, c’est vouloir changer et améliorer le bien-être collectif. Le pouvoir est souvent perçu en Tunisie comme moyen pour se remplir les poches, servir les siens et vivre au-dessus des lois. Le pouvoir n’est rien d’autre qu’un contrôle sur les ressources publiques, sur les mécanismes, sur les processus et sur les résultats de l’action collective, publique ou privée. Le tout pour influencer le partage des dividendes et pour, au final, servir un clan de bénéficiaires aux dépens d’un autre clan de perdants.</p>



<p>Postuler au poste du président de la République, c’est aussi disposer de cette étoffe de leader transformationnel, leader mobilisateur (communicant), de leader crédible… pour être un visionnaire capable d’affronter les décisions difficiles, notamment quand il est question des réformes douloureuses, mais incontournables.</p>



<p>9-&nbsp;<strong>Électeur médian</strong>. En Tunisie et depuis 2011, les élections présidentielles ont toujours été décidées par l’électeur médian. Celui-ci est facilement <em>«manipulable»</em> par les discours verbeux, les promesses fallacieuses et irréalistes et les plans sur la comète.</p>



<p>L’électeur médian est peu scolarisé, plutôt instable dans ses allégeances politiques, issu de la classe moyenne ou déshéritée, incapable de discerner entre le faisable et l’infaisable, entre le vrai et le faux quand on lui parle des politiques gouvernementales et des promesses pouvant directement impacter son bien-être, celui de sa région.&nbsp;Rached Ghannouchi et son parti religieux ont promis de mettre fin à la corruption, en une année de pouvoir, en plus de doubler le pouvoir d’achat en une législature. Beji Caïd Essebsi, et ses économistes allumés, a promis le plein emploi, 7% de taux de croissance par an, et bien d’autres chimères, du type&nbsp;<em>stop and go</em>, pour dire laissez-vous faire pour les flux et reflux des dépenses de l’État, pour avancer et reculer selon les envies et intérêts de ceux qui sont au pouvoir. Aucun progrès économique ne s’est réalisé et le pays n’a fait que plonger dans le chaos sous leur règne et alliances contreproductifs.</p>



<p>Les candidats aux prochaines élections présidentielles doivent arrêter d’abuser de la naïveté de l’électeur médian, et de jouer sur ses fantasmes et ses cordes sensibles, juste pour obtenir son vote et le narguer juste après.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ccPZVIXW7F"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/">Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/embed/#?secret=UDO8mX2UlG#?secret=ccPZVIXW7F" data-secret="ccPZVIXW7F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><strong>10-</strong>&nbsp;<strong>Résultats.&nbsp;</strong>La Tunisie a besoin d’un président élu démocratiquement, redevable aux citoyens et aux contribuables, avec une reddition de compte et des évaluations de toutes les politiques et résultats ambitionnés. Les promesses électorales doivent se traduire par des actions et s’accompagner de résultats.</p>



<p>Ici, les économistes doivent se prononcer rapidement sur la faisabilité et l’efficacité des programmes économiques affichés par les candidats. Au-delà de la légalité des mesures proposées, il faut livrer des politiques efficaces, faisables et utiles pour améliorer le bien-être collectif.</p>



<p>Le déficit budgétaire, l’endettement, l’inflation et le chômage, la dévaluation du dinar …sont autant de fléaux à considérer explicitement par les candidats et candidates aux prochaines élections présidentielles. Les médias, les élites et les universitaires doivent analyser, investiguer et s’exprimer sur les enjeux de la faisabilité des programmes économiques affichés par chacun des candidats.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><em><strong>Blog de l’auteur </strong>: </em><strong><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZXB3Assxq644WLQxvyI8EvLCDtiFlSrwPfUKVHAxEw8UbEPr1EHObxYOUPQ_1ZDnEgVn-LswWkcr32kG1GlrSF498Kd80ngvZp80h22LvA6C9hZjdfJ7bsOLuLpDu61kKyEhRci_XNeMqB67i3_zNMxBWwqBrkq0Xd7r5IiE-aZj2vt5F_Dy4yA8blE4lpOf5S9ieGqZ8Q3oeoebeI-GJQ8&amp;__tn__=-U-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a>.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/election-presidentielle-en-tunisie-defis-politiques-et-garde-fous-economiques/">Élection présidentielle en Tunisie : défis politiques et garde-fous économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Point de salut sans une croissance économique soutenue</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/tunisie-point-de-salut-sans-une-croissance-economique-soutenue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 09:56:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bailleurs de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans réformes économiques courageuses, la survie politique di président Kaïs Saïed est vouée à l’échec. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/tunisie-point-de-salut-sans-une-croissance-economique-soutenue/">Tunisie : Point de salut sans une croissance économique soutenue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La vérité qui saute aux yeux, la vérité qui blesse… La vérité que les médias et économistes du sérail cachent au gouvernement et aux Tunisiens. Pour redresser la trajectoire récessive et pour créer de l’espoir et la richesse collective, le sommet de l’État doit se mouiller sur le terrain des réformes économiques. Les réformes rentables socialement dans le moyen et long termes à long terme, mais douloureuses pour le court terme. Le président Kaïs Saïed, légitimement élu, est dos au mur! Pas le choix, sans réformes, sa survie politique est vouée à l’échec, un échec fatal qu’on ne souhaiterait pas à la Tunisie. Une Tunisie qui aspire à mieux et qui mérite mieux…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-12281477"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>L’État de Kaïs Saïed doit faire mieux et autrement. Il doit innover radicalement ses politiques publiques et rénover ses politiques monétaires. C’est la seule façon de retrouver le chemin de la croissance et de relancer les processus du développement socio-économique. Mais comment ?</p>



<p>On le sait, la crise économique qui secoue dramatiquement le pays est multiforme et multidimensionnelle. Le trésor public est exsangue, la dette n’est plus soutenable, la politique monétaire sacrifie l’investissement sur l’autel d’une lutte erratique contre l’inflation. La question qui taraude les esprits et la suivante : comment sortir de ce pétrin, et comment redonner de l’espoir à Tunisie affaiblie, à la peine, mais résiliente comme toujours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le diagnostic est accablant</h2>



<p>Les files d’attente se multiplient en raison des pénuries dans les produits essentiels. Les produits sont hors de prix pour le citoyen ordinaire. Les flux migratoires vers l’Europe ne faiblissent pas, plus d’un demi-million de jeunes et moins ont quitté le pays (surtout clandestinement) depuis 2011. Et l’hémorragie concerne aussi les médecins et ingénieurs chèrement formés par les taxes des contribuables. Presque 700 000 actifs sont en chômage, plus ou moins de longue durée. Le dinar a perdu la moitié de sa valeur en dix ans.</p>



<p>La dette est insoutenable, le gouvernement s’endette avec des taux d’intérêt élevés (9-13%), pour payer une dette arrivée à échéance, mais heureusement obtenue avec des taux d’intérêt faibles. L’investissement est à plat, et les infrastructures vieillissent doucement et sûrement, faute d’argent public pour payer l’entretien.</p>



<p>L’après 2011 a donné lieu a des gouvernements instables et une gouvernance dominée par les islamistes, des gouvernements plus intéressés par l’islamisation du pays que par sa prospérité, son développement et son progrès social. Une décennie noire, faite d’instabilité, de stagflation et de corruption, qui a atteint l’ensemble des rouages de l’État et la société dans son ensemble.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sTc5Ax9jIs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/tunisie-comment-debloquer-une-machine-etatique-grippee/">Tunisie : Comment débloquer une machine étatique grippée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Comment débloquer une machine étatique grippée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/tunisie-comment-debloquer-une-machine-etatique-grippee/embed/#?secret=A6HltEGnX1#?secret=sTc5Ax9jIs" data-secret="sTc5Ax9jIs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir du calvaire et inverser la vapeur</h2>



<p>Le sommet de l’État doit redonner de l’espoir et remettre le pays en marche. Le développement socio-économique doit être au cœur des préoccupations, et concrétisé par les faits et les mesures concrètes principalement.</p>



<p>Il faut redonner l’espoir et mobiliser la société dans son ensemble autour d’un certain nombre d’axes stratégiques, et avec des mesures articulées entre un court terme fait avec plein d’urgences (et de dossiers brûlants) et un moyen et long terme bien réfléchis et qui met le capital humain au cœur de ses chantiers et convictions majeurs.</p>



<p>La santé, l’éducation, les services sociaux, les infrastructures et la sécurité doivent relever des compétences et priorités de l’État. Un État recentré sur ses missions essentielles, à savoir le bien public (au sens économique), laissant le privé prendre en charge les secteurs de production des biens et services privés (au sens de la divisibilité et l’exclusivité) et marchands.</p>



<p>L’État tunisien n’a pas les moyens de tout faire, comme il tente de le prouver vainement actuellement. Il faut moins d’État, mais un meilleur État : efficace, intègre et axé sur les résultats (pas les objectifs irréalistes). Et cela requiert un discours économique structuré et courageux du gouvernement et de ses institutions.</p>



<p>Le discours à tenir doit porter sur la rigueur de la gouvernance. Une rigueur qui contraste et qui dénonce l’austérité. Celle-ci n’est pas la panacée, et il faut la dénoncer pour ses méfaits pervers et toxiques sur le développement du capital humain et la solidarité sociale. Il n’y a pas de solutions magiques. Mais, les solutions existent et elles sont nombreuses.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sTc5Ax9jIs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/tunisie-comment-debloquer-une-machine-etatique-grippee/">Tunisie : Comment débloquer une machine étatique grippée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Comment débloquer une machine étatique grippée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/tunisie-comment-debloquer-une-machine-etatique-grippee/embed/#?secret=A6HltEGnX1#?secret=sTc5Ax9jIs" data-secret="sTc5Ax9jIs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Six orientations et passages obligés</h2>



<p>Pour financer le développement, et pour restarter les moteurs de la croissance, je résume en 5 points mes recommandations, en connaissance de cause et en m’appuyant sur les données macro-économiques tunisiennes d’un côté, et les enseignements des pratiques exemplaires observées de par le monde.</p>



<p>1- <strong>Créer un <em>espace budgétaire</em></strong> par la révision de tous les programmes et mesures relevant des responsabilités de l’État et payés par les taxes de contribuables. Il y a des centaines de programmes qui ont perdu avec le temps de leur pertinence, et de leur efficacité. C’est une revue systématique (program review) de tous les grands programmes qui sont coûteux, mais qui ne sont plus dans les priorités et les urgences de l’État.</p>



<p>Une démarche d’attrition des effectifs est aussi conseillée. On peut, par exemple, ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux qui partent à la retraite. Une économie de 3 à 4 milliards de dinars peut être attendue au terme d’un programme qui s’étend sur 3 ans ou 4 ans. On peut envisager des mesures d’accompagnement pour faciliter une telle attrition.</p>



<p>2- <em><strong>Moderniser l’État</strong></em>, en introduisant les meilleures pratiques de gouvernance : i) une  planification stratégique systématique dans toutes les organisations pour mobiliser les fonctionnaires; ii) une institutionnalisation de l’évaluation et de la performance des organisations et des programmes publics; iii) une reddition de compte annuelle pour mesurer les résultats et accomplissements des gestionnaires. Le recrutement et la promotion au mérite doivent retrouver leur place dans l’administration publique.</p>



<p>3- <strong><em>Se réconcilier avec les</em> <em>bailleurs de fonds internationaux</em></strong> pour mobiliser les capitaux et retrouver la confiance des investisseurs et préteurs étrangers. Dans les prochains mois, la Tunisie peut se réconcilier avec le FMI, moyennant l’élaboration d’une démarche alternative, convaincante et structurée, introduisant notamment les éléments précédents (et 1 et 2).</p>



<p>La Tunisie, pays lilliputien, ne peut pas rester isolée et boycottée par les bailleurs de fonds internationaux.</p>



<p>Les enjeux de la restructuration de la dette peuvent se solutionner par l’innovation et la diplomatie, notamment pour éviter la tonalité négative qui entoure le concept de la réconciliation avec le FMI et les bailleurs de fonds.</p>



<p>4- <strong><em>Adopter une nouvelle politique monétaire</em></strong>. Celle-ci doit sortir la Banque centrale de son allégeance à l’orthodoxie monétariste, qui a ruiné des pays, et généré des guerres civiles un peu partout où elle est passée.</p>



<p>L’un des jalons de ce virage dans les politiques monétaire et financière est incarné par un taux d’intérêt abordable, et surtout marquant une rupture avec des statistiques exagérées au sujet du taux d’inflation.</p>



<p>Le taux d’intérêt doit rapidement converger vers celui des pays voisins (Maroc, Algérie…). C’est ici que réside le coup de fouet à donner à l’investissement productif.</p>



<p>La Tunisie doit retrouver son élan naturel en matière d’investissement (25% du PIB), en mobilisant l’épargne et en l’orientant vers la production, plutôt que vers la consommation improductive (et les salaires). C’est faisable, moyennant plus d’innovation, de courage et de clairvoyance au sein du conseil d’administration de la Banque centrale. Au sein des médias et la société civile dans son ensemble.</p>



<p><em>5- </em><strong><em>Créer de</em> <em>nouvelles alliances</em></strong> avec des pays amis et partenaires de toujours. Une fois, la réconciliation faite avec le FMI, plusieurs pays émergents et autres européens peuvent venir en aide à la Tunisie pour revitaliser son développement dans toutes les régions, et tous les secteurs avec des taux d’intérêt abordables et permettant la rentabilisation des investissements, et surtout la création de l’emploi.</p>



<p>La Tunisie a un potentiel de croissance de 5 à 6% facilement, mais cela ne se fera pas sans alliance, sans financement et résilience. Les deux millions de Tunisiens expatriés peuvent être d’un grand secours. Ils ont les moyens et de l’épargne théorisée en grande partie, ou investie dans le foncier, plutôt que dans les secteurs productifs, technologiques et à haute valeur ajoutée pour le PIB et pour la création de centaines de milliers d’emplois bien rémunérés.</p>



<p>6- <em><strong>Dire la vérité aux Tunisiens</strong></em> par une communication crédible et franche. Pour dire la vérité, je dois avouer que les bricolages actuels et les rafistolages à la petite semaine de la crise économique (files d’attente, chômage, exode, déficit, inflation, dette, populisme et juridisme inefficace) renvoient la Tunisie droit au mur. Pour finir, à un moment ou un autre, à dévaluer le dinar de 60%, et à donner les clefs de l’investissement aux bailleurs de fonds internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PTsSadkXcA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/25/tunisie-la-fonction-publique-et-lobligation-deffort-et-de-resultat/">Tunisie : la fonction publique et l’obligation d’effort et de résultat</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la fonction publique et l’obligation d’effort et de résultat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/25/tunisie-la-fonction-publique-et-lobligation-deffort-et-de-resultat/embed/#?secret=i5e5ajERl9#?secret=PTsSadkXcA" data-secret="PTsSadkXcA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans deux semaines, la Tunisie délègue au FMI à Washington une mission gouvernementale de haut niveau (2 ministres, le gouverneur de la BCT et une dizaine de fonctionnaires), et on se demande avec quel dossier, et quels argumentaires, on va discuter avec le FMI, un bailleur de fonds de dernier recours. Un bailleur de fonds incontournable, pour la Tunisie, au moins pour les 15 prochaines années. Or, sans réconciliation avec les bailleurs de fonds internationaux, point de salut.</p>



<p>Pourquoi : l’État est pléthorique, la stagflation s’enracine, et la productivité des Tunisiens est en recul… ce qui ne peut pas financer un État pléthorique et rongé par la corruption.</p>



<p>*<em> Economiste universitaire. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/tunisie-point-de-salut-sans-une-croissance-economique-soutenue/">Tunisie : Point de salut sans une croissance économique soutenue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment la Tunisie pourrait-elle sortir de la récession et retrouver la croissance ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/comment-la-tunisie-pourrait-elle-sortir-de-la-recession-et-retrouver-la-croissance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 11:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
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		<category><![CDATA[récession]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chkoundali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Préconisations de l'économiste Ridha Chkoundali pour redresser l'économie tunisienne en récession.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/comment-la-tunisie-pourrait-elle-sortir-de-la-recession-et-retrouver-la-croissance/">Comment la Tunisie pourrait-elle sortir de la récession et retrouver la croissance ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> <strong><em>Pour redresser l’économie tunisienne actuellement en récession, l’économiste universitaire Ridha Chkoundali préconise la réduction des dépenses publiques, la réforme du secteur public (administration et entreprises d’Etat) et une politique volontaire de relance de l’investissement et de la croissance.      </em></strong></p>



<span id="more-11650470"></span>



<p>Les facilités qui seront accordées à titre exceptionnel par la Banque centrale de Tunisie (BCT) au Trésor général de Tunisie doivent être orientées vers les dépenses de développement, a recommandé Chkoundali, qui propose également d’entamer des négociations avec les donateurs bilatéraux et les prêteurs multilatéraux afin de rassurer la place financière et de retrouver une dynamique de croissance.</p>



<p>Ces propos interviennent dans un contexte caractérisé par une récession de la croissance du pays, qui a atteint 0,4% en 2023, selon les estimations préliminaires de l’Institut national de la statistique (INS), contre 0,9%, selon les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD).</p>



<p>La Tunisie envisage de lever 500 millions $ auprès de l’Arabie Saoudite, 300 millions $ auprès de l’Algérie et 500 millions $ auprès de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), en plus des obligations subordonnées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MyNeuYSPgF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-le-chomage-augmente-sur-fond-de-crise-economique/">Tunisie : le chômage augmente sur fond de crise économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le chômage augmente sur fond de crise économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-le-chomage-augmente-sur-fond-de-crise-economique/embed/#?secret=EhCv52EfT1#?secret=MyNeuYSPgF" data-secret="MyNeuYSPgF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans un entretien à l’agence Tap, Chkoundali a souligné la nécessité de dynamiser et de prioriser le secteur des phosphates, à travers le renouvellement du parc ferroviaire, afin d’aider ce secteur à retrouver son élan et de doter l’Etat des ressources en devises dont il a besoin, a-t-il expliqué.</p>



<p>Il a, en outre, souligné qu’une réduction du taux d’intérêt directeur de 100 points de base reste nécessaire pour stimuler l’investissement privé, soulignant la nécessité d’inciter les Tunisiens résidant à l’étranger à ouvrir des comptes en devises.</p>



<p>Pour donner un nouveau souffle à l’économie, Chkoundali juge nécessaire de réduire les impôts des entreprises exportatrices et d’appliquer une amnistie fiscale totale aux devises circulant sur le marché parallèle.</p>



<p>La Tunisie a également besoin d’un programme de réformes majeures, basé sur les messages véhiculés par le président de la République, a-t-il dit, estimant que ce programme devrait porter sur trois dossiers clés avec une nouvelle approche tunisienne différente de celle préconisée par le Fonds monétaire international (FMI).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire le nombre de fonctionnaires</h2>



<p>Il est crucial de réformer d’abord la fonction publique en réduisant notamment le nombre de fonctionnaires, a estimé l’expert, en soulignant la nécessité de réformer les entreprises publiques plutôt que les brader, en rationalisant la gestion des fonds publics et en éradiquant la corruption. Et d’améliorer le climat des affaires en rationalisant les procédures administratives.</p>



<p>Chkondali a souligné que la récession économique a touché tous les secteurs de l’économie, notamment l’agriculture et la pêche, avec une baisse de moins de 11%, ainsi que les mines (-10%). A l’inverse, les secteurs du tourisme et des industries mécaniques et électriques affichent des améliorations de 12,8% et 5,8% respectivement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UWGK6Dvn5d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-croissance-economique-atone-estimee-a-04-en-2023/">Tunisie : croissance économique atone estimée à 0,4% en 2023</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : croissance économique atone estimée à 0,4% en 2023 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-croissance-economique-atone-estimee-a-04-en-2023/embed/#?secret=DK7fBZBUfH#?secret=UWGK6Dvn5d" data-secret="UWGK6Dvn5d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’économiste a impute le ralentissement économique à l’approche adoptée par le gouvernement actuel, qui se concentre sur le remboursement de la dette au détriment de la croissance économique et de la création d’emplois. En conséquence, l’État a subi des pertes supplémentaires d’environ 1 000 millions de dinars (MDT) au titre des ressources fiscales, en plus d’une perte de 1 000 MDT provoquée par la chute de la croissance économique à 0,9% taux retenu dans la Loi de finances rectificative 2023, par rapport aux 1,8% estimés dans la loi de finances initiale pour 2023, a-t-il souligné.</p>



<p><em>«Nous n’avons réalisé que moins d’un quart de ce que nous estimions pour 2023, soit 0,4% au lieu de 1,8%, ce qui signifie qu’il existe une réelle menace pour l’économie tunisienne et pour la solidité des finances publiques si nous continuons sur cette voie que nous avons adoptée en 2023»</em>, a expliqué Chkoundali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiffre alarmant du chômage</h2>



<p>Ce risque s’accroît, a-t-il précisé, d’autant plus que le budget de l’Etat 2024 présente des déficits financiers de 10,3 milliards de dinars, que le ministère des Finances compte couvrir avec des prêts directs de la Banque centrale. Mais dans ce cas, les conséquences pourraient être graves si ces prêts directs ne sont pas destinés à financer des dépenses de développement, a-t-il prévenu.</p>



<p>Le deuxième déficit, que <em>«nous n’avons pas encore confirmé, concerne les ressources d’emprunts extérieurs prévues de l’Etat, d’un montant de 1 401 millions de dollars, soit environ 4 400 MDT»</em>, a précisé Chkoundali.</p>



<p>La <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-croissance-economique-atone-estimee-a-04-en-2023/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">croissance économique réduite à 0,4%</a> en 2023, contre 1,8% estimé dans le budget initial, a entraîné une augmentation du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-le-chomage-augmente-sur-fond-de-crise-economique/">taux de chômage à 16,4%</a>, a rappelé l’économiste, ajoutant qu’au cours du quatrième trimestre 2023, le taux de chômage a atteint le <em>«chiffre alarmant»</em> de 40,3%, chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, même s’il y a eu une baisse parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, de 24,6% à 23,2%. </p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/comment-la-tunisie-pourrait-elle-sortir-de-la-recession-et-retrouver-la-croissance/">Comment la Tunisie pourrait-elle sortir de la récession et retrouver la croissance ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed doit sortir du déni économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/28/tunisie-kais-saied-doit-sortir-du-deni-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 10:39:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu'à quand Kaïs Saïed va-t-il continuer à accuser les autres de tous les maux du pays où il détient, lui, tous les pouvoirs ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/28/tunisie-kais-saied-doit-sortir-du-deni-economique/">Tunisie : Kaïs Saïed doit sortir du déni économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kaïs Saïed doit assumer une bonne part de responsabilité dans les diverses crises qui secouent actuellement la Tunisie. Président avec plein pouvoir depuis septembre 2019 (presque 5 ans), il devrait, lors du discours de fin d’année, faire son mea culpa, appeler à l’apaisement et surtout mobiliser pour la relance économique…</em></strong> <em>(Le président Saïed en visite à l&rsquo;aciérie El-Fouladh : jusqu&rsquo;à quand va-t-il continuer à accuser les autres de tous les maux du pays où il détient, lui, tous les pouvoirs ?)</em> </p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-11090696"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>C’est morose sur tous les fronts macroéconomiques. Le bilan économique des années Kaïs Saïed n’est pas nécessairement meilleur que celui des différentes coalitions articulées autour du pourvoir islamiste de Rached Ghannouchi. Le dinar est toujours en déroute incontrôlée, les pénuries se généralisent (médicament, pain, lait, riz…), le chômage s’incruste, la stagflation empire et les investisseurs boudent le pays.</p>



<p>Sur le plan politique, le bilan n’est pas mieux : les opposants sont neutralisés en gros, mis en tôle (pour divers crimes avérés ou pas), les médias mis aux pas, l’émigration explose et les urnes sont boudées, le citoyen n’en veut plus de ces élections mascarades et de cette démocratie de pacotille. Le taux d’abstention pour les élections bat des records mondiaux.</p>



<p>Certes, la pandémie Covid-19 est aussi passée par là. Mais, depuis juillet 2021, tous les leviers du pouvoir et des responsabilités liées se concentrent entre les mains d’un seul homme: Kaïs Saïed en l’occurrence. &nbsp;Qui entame la 5<sup>e</sup> année de son mandat, et ne fait rien pour changer l’ambiance morose qui paralyse le pays et asphyxie les espoirs. Et tout indique qu’il va s’accrocher au pouvoir et se présenter comme candidat à sa propre succession. C’est son droit le plus absolu, mais il faudra faire un bilan, une autocritique neutre et objective s’impose aussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sans programme économique</h2>



<p>Saïed a bien dit, haut et fort, lors de sa campagne électorale à la présidentielle de 2019 qu’il n’a pas de programme économique et ne veut pas en avoir, cela ne servira à rien… selon ses propos à la télévision lors des débats électoraux. Il fera <em>«ce que le peuple veut»</em>. Les 600 000 chômeurs et les 3 millions de citoyens vivant sous le seuil de la pauvreté veulent du travail rémunéré adéquatement; ils veulent un meilleur pouvoir d’achat et de meilleurs services publics. Rien de tout cela n’est offert <em>«au peuple»</em>.</p>



<p>Les théories keynésiennes, les thérapies de Friedman, il n’en veut rien savoir. Les agences de notation sont des méchants qui nous veulent du mal. Il sait tout et se sent infaillible, capable de tout prodiguer sans se tromper et sans se remettre en question. Et pas seulement dans les dossiers économiques, monétaires et fiscaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bCS7XSbizX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/27/tunisie-fatigue-electorale-ou-defiance-politique/">Tunisie : fatigue électorale ou défiance politique?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : fatigue électorale ou défiance politique? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/27/tunisie-fatigue-electorale-ou-defiance-politique/embed/#?secret=2aOGSc2Gjz#?secret=bCS7XSbizX" data-secret="bCS7XSbizX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sa recette&nbsp;: on peut tout changer et tout régler par décret présidentiel. Le juridisme dans sa forme la plus naïve et primaire.</p>



<p>Le président ne cesse également d’accuser les autres des revers et des échecs économiques accumulés sous son règne, total et absolu depuis juillet 2021.</p>



<p>Sa devise : les échecs, les pénuries, la récession, &nbsp;ce n’est pas de ma faute à moi, mais de celle des autres: ses prédécesseurs, les corrompus, les méchants, et les comploteurs… Il n’a pas totalement tort, mais, il en a fait aussi des bourdes économiques et budgétaires qui sont démontrables par À+B.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changer de fusil d’épaule</h2>



<p>Kaïs Saïed doit apaiser, faire une sorte de mea culpa et essayer de combler le fossé creusé depuis plusieurs mois entre les politiciens et l’opinion publique. Si sa victoire est totale sur les clans islamo-affairistes, son échec l’est tout autant sur les enjeux sociaux (les syndicats restent braqués) et politiques (il n’a pas réussi à mobiliser et à rallier les plus récalcitrants).</p>



<p>L’échec de Kaïs Saïed est aussi total sur les enjeux économiques: négationniste des problèmes du chômage, de l’investissement, du déficit budgétaire, de la bureaucratie…Il a toutefois une autre fâcheuse tendance à prendre ses discours pour des réalités. Le <em>wishful thinking</em> grandeur nature, et il pense pouvoir solutionner un problème seulement en identifiant ses causes et origines. C’est une erreur souvent commise par les étudiants en analyse des politiques publiques : la confusion entre le problème rencontré, ses causes, ses symptômes et ses conséquences. En mélangeant le tout, on ne solutionne pas les problèmes rencontrés et on se mêle les pédales. On perd ses moyens à s’attaquer aux causes et éléments connexes et on oublie le problème (chômage, récession, émigration, pénurie, paupérisation).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crises politique et sociale</h2>



<p>L’autre particularité étrange des politiques initiées sous le règne du président Kaïs Saïed a trait au déficit de recours aux évaluations sciatiques des programmes, des promesses tenues et des résultats obtenus.</p>



<p>Tout l’effort est mis dans le chambardement des instituions constitutionnelles, mais sans rien réformer dans les mécanismes et incitatifs économiques, fiscaux et monétaires liés. Les rentiers se protègent, les ministres évitent de parler des choses qui fâchent, et s’abstiennent de sortir du statu quo.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Bjr9kreJg6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/tunisie-les-batailles-perdues-a-lavance-de-kais-saied/">Tunisie : les batailles perdues à l’avance de Kaïs Saïed </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les batailles perdues à l’avance de Kaïs Saïed  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/tunisie-les-batailles-perdues-a-lavance-de-kais-saied/embed/#?secret=13tqws4xoe#?secret=Bjr9kreJg6" data-secret="Bjr9kreJg6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une crise économiquement incontestablement (pénurie, dette, déficit…), une crise sociale certainement (chômage, paupérisation, émigration massive, violence…), une crise politique assurément (abstentionnisme, défiance, emprisonnement de l’opposition, etc.) et une crise monétaire profonde (inflation, répression financière, cartélisme…).</p>



<h2 class="wp-block-heading">A quand le mea culpa&nbsp;?</h2>



<p>La Tunisie s’attend impatiemment une sortie de la crise pluridimensionnelle où elle est plongée depuis que la rue a chassé du pouvoir le clan de Ben Ali en janvier 2011.</p>



<p>Kaïs Saïed a certes été élu de façon démocratique et massive. Mais, le pouvoir use et celui qui n’apprend pas de ses erreurs ne peut que faire mal à lui-même, à son pays et à ceux qui s’agitent autour de lui. Il y a cependant deux différences notables par rapport aux situations précédentes vécues sous les diktats des islamistes.</p>



<p>Kaïs Saïed a dans une large mesure réussi la neutralisation de certains lobbyistes très puissants et toxiques occupant les antichambres du pouvoir des islamistes, et pas seulement. Il a aussi imposé la réhabilitation musclée de l’Etat et de la sécurité dans certaines régions et quartiers populaires. Mais, sur les autres dossiers il est resté inefficace et condescendant.</p>



<p>Que doit-il faire ? Que peut-il faire? A l’occasion de son discours de fin d’année, il peut énoncer les grandes lignes d’un virage en douceur. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tEvnD269pT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/18/leconomie-expliquee-a-kais-saied-en-quatre-lecons/">L’économie expliquée à Kaïs Saïed en quatre leçons</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’économie expliquée à Kaïs Saïed en quatre leçons » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/18/leconomie-expliquee-a-kais-saied-en-quatre-lecons/embed/#?secret=zxiX0IZoPU#?secret=tEvnD269pT" data-secret="tEvnD269pT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans l’immédiat, l’enjeu du président est d’arrêter de se considérer comme infaillible, jetant le blâme sur les autres et se dédouanant de la responsabilité de la grave crise qui secoue la Tunisie. Il doit faire son mea-culpa et reconnaître sa part de responsabilité dans les crises que traverse le pays.</p>



<p>A court terme, il doit désormais inaugurer une nouvelle séquence avec du contenu et pas seulement des mots creux et des accusations non fondées. Ici aussi, il faut changer de paradigme et trouver de nouveaux mots clefs pour dire à sa façon <em>«je vous ai compris »</em>, je vais accorder plus de pondération aux dossiers économiques, avec la collaboration d’économistes qui se respectent et qui ne sont pas connus pour être des béni-oui-oui, où des proxys, pour d’autres.</p>



<p>Le <em>«beniouiouisme»</em> a fait très mal au président et, surtout, à la Tunisie.</p>



<p>A moyen terme, il devra arborer un programme économique complet pour pouvoir convaincre les Tunisiens et les rassurer qu’avec lui, ils n’iront pas dans le mur, et s’appauvrir chaque jour un peu plus.</p>



<p>L’inaction sur tous les fronts chauds coûtera plus cher que tous les coûts sociaux associés aux réformes impopulaires tant décriées par les politiciens ayant mis la main sur le volant de la Tunisie post-2011.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire, Canada.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur:</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZUgtNtqS3rnJQ1BvDLG_EIwGVLg6Ihp334Da6Xa9pDwmAFed77SsFcLVmy4IVyVduyghOkfcw8fF10vnYZt2tOIy3JrQMU2cDx6Hcyj2cISnZ31Fbcm9ppG0pdcytSSIF0trPvNLo2B6NezPdbM0fF0Ff_MM3xbHekiOoNOsSMa8KyWWmUOXhwhqG0n2AASYrQ&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie n’est pas en récession, malgré tout…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/15/la-tunisie-nest-pas-en-recession-malgre-tout/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Oct 2022 07:02:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le marasme économique, le malaise social et le chaos politique qui règnent en Tunisie, le FMI ne prévoit pas de récession pour notre pays pour les prochains mois. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/15/la-tunisie-nest-pas-en-recession-malgre-tout/">La Tunisie n’est pas en récession, malgré tout…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Malgré le marasme économique, le malaise social et le chaos politique qui règnent en Tunisie, le FMI ne prévoit pas de récession pour notre pays pour les prochains mois. C’est en tout cas ce qui ressort de son rapport publié le 11 octobre 2022 sur la croissance mondiale en 2022 et 2023. Le FMI est lui aussi dans le coup…</em></strong></p>



<p>Malgré le marasme économique, le malaise social et le chaos politique qui règnent en Tunisie, le FMI ne prévoit pas de récession pour notre pays pour les prochains mois. C’est en tout cas ce qui ressort de son rapport publié le 11 octobre 2022 sur la croissance mondiale en 2022 et 2023. Le FMI est lui aussi dans le coup…</p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong><em>(à Washington)</em> *</p>



<span id="more-4524976"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Les chiffres publiés dans ce rapport permettent de dégager trois constats pour la Tunisie.</p>



<p>1- Le rapport prévoit une croissance atone, mais pas de récession (par définition, une récession équivaut à 2 trimestres avec un taux de croissance négatif). Le Taux de croissance prévu pour la Tunisie serait aux alentours de 2,2% pour 2022 et de 1,6% pour 2023, contre un taux mondial de 2,7%, sous réserve de nombreux paramètres.</p>



<p>Pour 2023, la Tunisie sera dernière de tous les pays de la région Mena. Et c’est du jamais vu que notre pays soit si mal loti et avec un taux de croissance aussi mitigé.</p>



<p>Techniquement c’est une situation proche de la stagnation, considérant que la croissance démographique génère automatiquement son effet sur la croissance, en termes de création de richesses et de consommation incompressible à satisfaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qR7LenYPp6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/14/tunisie-fmi-radhi-meddeb-apprehende-un-accord-difficile-a-mettre-en-oeuvre/">Tunisie-FMI : Radhi Meddeb appréhende un accord difficile à mettre en œuvre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : Radhi Meddeb appréhende un accord difficile à mettre en œuvre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/14/tunisie-fmi-radhi-meddeb-apprehende-un-accord-difficile-a-mettre-en-oeuvre/embed/#?secret=QJwn8OujCP#?secret=qR7LenYPp6" data-secret="qR7LenYPp6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>2- Le rapport présente normalement les indicateurs macroéconomiques, sans trop de données manquantes comme ce fut le cas l’année dernière. Cela veut dire que la ministre des Finances, présente à Washington, a bien fait son travail. Les prévisions du chômage sont manquantes, mais c’est presque normal, la Tunisie n’est pas seule dans ce cas.</p>



<p>Le FMI valide donc les données tunisiennes, signifiant un retour de confiance en matière de production de statistiques économiques, budgétaires et monétaires. La crédibilité des indicateurs économiques constitue un atout, après plusieurs remises en cause, notamment de la part du FMI.</p>



<p>3- En revanche, l’inflation va rester forte et les déficits vont se creuser, déficit commercial galopant, déficit budgétaire de presque 9% du PIB. Énorme et inédit… La dette tunisienne est désormais officiellement insoutenable. Et son fardeau réduira la marge de manœuvre de l’Etat et des services publics, déjà très dégradés.</p>



<p>Ces constats sont lourds de conséquences.</p>



<p>1- Cela requiert plus de dettes, et une accélération des réformes douloureuses pour réduire de facto (forcing) les dépenses et contenir les déficits. Sans dettes additionnelles, le gouvernement ne peut boucler ses budgets pour 2022 et 2023. Les travaux et les discussions officielles pour un nouveau prêt du FMI ne cachent plus la nécessité de restructurer la dette tunisienne, en passant par des instances internationales dédiées. Ce n’est plus un tabou, pour les autorités tunisiennes représentées au siège du FMI à Washington, pour les rencontres annuelles du FMI –Word Bank.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CkAbv7htdz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/14/tunisie-fmi-jihad-azzour-insiste-sur-lurgence-des-reformes-pour-la-croissance/">Tunisie-FMI : Jihad Azour insiste sur l&rsquo;urgence des réformes pour la croissance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : Jihad Azour insiste sur l&rsquo;urgence des réformes pour la croissance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/14/tunisie-fmi-jihad-azzour-insiste-sur-lurgence-des-reformes-pour-la-croissance/embed/#?secret=XRpsLRL1xC#?secret=CkAbv7htdz" data-secret="CkAbv7htdz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>2- La Tunisie doit couper drastiquement dans les subventions des produits alimentaires et de l’énergie. L’arme des files d’attente dans les stations-services et des rayons vides des magasins va consacrer le fait accompli, et ce pour doper la propension à payer du consommateur, une méthode bien rodée ailleurs dans le monde. La politique du fait accompli… avant de rehausser les prix, en réduisant les subventions et en favorisant la vérité des prix. C’est un passage obligé, mais la politique à mener doit minimiser les risques paupérisation et de fragilisation qui fait payer les contribuables la mal-gouvernance des élus.</p>



<p>3- Les chiffres et indicateurs retenus dans ce nouveau rapport sont ceux qui vont servir comme paramètres de négociation et de calculs des cibles à atteindre dans le cadre de l’élaboration des termes de l’accord Tunisie-FMI. C’est important de partir des mêmes chiffres pour les simulations…</p>



<p>* <em>Economiste universitaire au Canada.</em></p>
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		<title>Crise de liquidités : La Tunisie au pied du mur&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Feb 2022 08:13:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fait face actuellement à l’une des plus graves crises de liquidités de son histoire contemporaine et, malgré l&#8217;apport important de ses expatriés, ses réserves en devises chutent de manière dramatique, laissant augurer des lendemains difficiles. Par Amine Ben Gamra * La Tunisie, qui fait face actuellement à l’une des plus graves crises de...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Mur.jpg" alt="" class="wp-image-379715"/></figure></div>



<p><strong><em>La Tunisie fait face actuellement à l’une des plus graves crises de liquidités de son histoire contemporaine et, malgré l&rsquo;apport important de ses expatriés, ses réserves en devises chutent de manière dramatique, laissant augurer des lendemains difficiles.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-379713"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Amine-Ben-Gamra-1.jpg" alt="" class="wp-image-360984"/></figure></div>



<p>La Tunisie, qui fait face actuellement à l’une des plus graves crises de liquidités dans son histoire, a besoin d’apports extérieurs consistants pour financer son budget pour cette année 2022 et pour relancer son économie en berne depuis 2011, et qui souffre de l&rsquo;atmosphère d&rsquo;incertitude qui règne dans le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crise appelée à s&rsquo;aggraver</h2>



<p>D’après les plus récents indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le solde du compte courant du Trésor ne dépasse pas 392,9 millions de dinars&nbsp;tunisiens (MDT) à la fin du mois de novembre dernier et les réserves en devises sont évaluées à 20 266,3 MDT, soit seulement l&rsquo;équivalent de 120 jours d’importations.</p>



<p>La crise va encore empirer suite à l’extrême insoutenabilité de la dette extérieure, qui approche dangereusement du plafond des 100 % (contre 35% en 2010) dans un contexte économique rendu encore plus fragile par la crise sanitaire, ayant entraîné une récession de 8,6% du PIB en 2021. Et les prévisions pour l&rsquo;année en cours ne sont guère rassurantes, eu égard la poursuite de la crise, et ce malgré la nette reprise des économies européennes auxquelles la nôtre est historiquement et organiquement amarrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le recours au Club de Paris sera-t-il inévitable ? </h2>



<p>Pour ne rien arranger, notre pays, qui fait face à une grave crise des finances publiques et est à la recherche de financements extérieurs exceptionnels, est appelé également à honorer ses engagements auprès de certains bailleurs de fonds internationaux et nationaux, et notamment les banques locales qui ont permis de financer le budget de l&rsquo;Etat au cours des dernières années. Et en l&rsquo;absence d&rsquo;une hypothétique aide extérieure susceptible d&rsquo;apporter un peu d&rsquo;oxygène aux finances publiques, le recours au Club de Paris pour négocier une restructuration de nos dettes pourrait se révéler inévitable, même si les autorités financières poursuivent leur fuite en avant dans le déni.</p>



<p>La Tunisie a repris les négociations avec le FMI au sujet d’un ensemble de prêts mais ces derniers ne sauraient lui être octroyés si elle ne parvient pas à mettre en œuvre une série de réformes structurelles douloureuses (relatives notamment au système de compensation, aux entreprises publiques en difficulté, à l&rsquo;énorme masse salariale dans le secteur public&#8230;) qui visent à assainir son économie et à la libéraliser davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des tempêtes sociales à l&rsquo;horizon</h2>



<p>Ces réformes, on l&rsquo;imagine, ont un coût social très élevé : réduction drastiques des subventions pour certains produits de première nécessité, privatisation complète ou partielle des entreprises publiques déficitaires et opérant dans des secteurs compétitifs (banque, tabac, médicaments&#8230;), diminution de la masse salariale de la fonction public… Et on peut sérieusement craindre que l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), dont les bailleurs de fonds internationaux exigent l&rsquo;engagement clair et formel à accepter les réformes envisagées avant de donner leur accord de prêts, refuse de suivre la marche forcée imprimée par le gouvernement, traîne les pieds ou s&rsquo;oppose fermement à toute réforme, ce qui est plus conforme à sa doctrine et à sa politique. Tempêtes sociales à l&rsquo;horizon&#8230;</p>



<p><em>* Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptable de Tunisie.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SNlA58uLmt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/20/leconomie-tunisienne-face-a-la-spirale-inflationniste/">L&rsquo;économie tunisienne face à la spirale inflationniste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;économie tunisienne face à la spirale inflationniste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/20/leconomie-tunisienne-face-a-la-spirale-inflationniste/embed/#?secret=ljPoeVgFKu#?secret=SNlA58uLmt" data-secret="SNlA58uLmt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IDkW5WfHyA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/13/document-les-principales-mesures-fiscales-de-la-loi-de-finances-2022/">Document : Les principales mesures fiscales de la loi de finances 2022</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Document : Les principales mesures fiscales de la loi de finances 2022 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/13/document-les-principales-mesures-fiscales-de-la-loi-de-finances-2022/embed/#?secret=xvJnOeTHhF#?secret=IDkW5WfHyA" data-secret="IDkW5WfHyA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="E4zxPAzsOs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/">Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/embed/#?secret=VPBFmyT5a9#?secret=E4zxPAzsOs" data-secret="E4zxPAzsOs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Tunisie : La BCT parle d’une récession de -12% au 2e trimestre 2020</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/tunisie-la-bct-parle-dune-recession-de-12-au-2e-trimestre-2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 15:49:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2e trimestre 2020]]></category>
		<category><![CDATA[activité économique]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[récession]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans sa «Note sur les évolutions économiques et monétaires et les perspectives à moyen terme», du mois d’août 2020, la Banque centrale de Tunisie (BCT) annonce une chute brutale de l’activité économique attendue au 2e trimestre 2020, avec un taux de croissance qui se situerait entre -12% et -10% en variation trimestrielle (VT) contre -2%...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/tunisie-la-bct-parle-dune-recession-de-12-au-2e-trimestre-2020/">Tunisie : La BCT parle d’une récession de -12% au 2e trimestre 2020</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Banque-centrale-de-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-249272"/></figure>



<p><strong><em>Dans sa «Note sur les évolutions économiques et monétaires et les perspectives à moyen terme», du mois d’août 2020, la Banque centrale de Tunisie (BCT) annonce une chute brutale de l’activité économique attendue au 2e trimestre 2020, avec un taux de croissance qui se situerait entre -12% et -10% en variation trimestrielle (VT) contre -2% enregistré au 1er trimestre 2020.</em></strong></p>



<span id="more-311342"></span>



<p>L’inflation, quant à elle, s’est établie à 5,7% en glissement annuel (GA) en juillet 2020, après 5,8% le mois précédent et contre 6,5% un an auparavant, et ce, après une hausse «conjoncturelle» à 6,3% (mars-mai 2020), en réponse aux mesures de confinement décrétées à la suite de la propagation de la Covid-19.</p>



<p>«<em>Les dernières prévisions laissent entrevoir une atténuation graduelle du taux d’inflation, revenant de 6,7% en 2019, à 5,7% en 2020 et à 5,1% en 2021, et ce, avant de remonter à 5,4% en 2022»,</em> ajoute la note de la BCT, qui parle aussi d’un creusement du déficit budgétaire à -3.847 millions de dinars tunisiens (MDT), à fin juin 2020, contre -2.464 MDT un an auparavant, sous l’effet de la baisse importante des recettes de l’Etat conjuguée à une hausse des dépenses de fonctionnement.</p>



<p>Autre indicateur évoqué par la BCT: l’atténuation du déficit courant à 4.525 MDT (ou 4% du PIB), à fin juin 2020, après 6.361 MDT (ou 5,6% du PIB) une année auparavant. <em>«Cet apaisement a été favorisé principalement par la réduction du solde commercial (FOB-FOB) à -5.237 MDT contre -7.983 MDT à fin juin 2019»</em>, souligne la BCT,<em> </em>en raison, sans doute, de la décélération des flux du commerce international suite au confinement observé en mars et avril 2020 dans la plupart des marchés.</p>



<p>Les réserves en devises se sont élevées, au 23 juillet 2020, à 7.474 MUSD (ou 135 jours d’importation), en hausse de 7,5% par rapport à fin 2019 (6.955 MUSD ou 111 jours d’importation).</p>



<p>La BCT parle aussi du ralentissement du rythme de progression des dépôts monétaires, de la stabilité des besoins de liquidité bancaire, en juin 2020, au voisinage de 10 milliards de dinars et de la stabilité du TMM, en juin 2020, maintenu à 6,80% pour le 3e mois consécutif, mais ce taux est jugé trop élevé et prohibitif pour l’investissement par plusieurs économistes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MJ8cG81Neb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/covid-19-en-tunisie-decrochage-des-compteurs-macro-economiques/">Covid-19 en Tunisie : décrochage des compteurs macro-économiques ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Covid-19 en Tunisie : décrochage des compteurs macro-économiques ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/covid-19-en-tunisie-decrochage-des-compteurs-macro-economiques/embed/#?secret=f21FRjVOCe#?secret=MJ8cG81Neb" data-secret="MJ8cG81Neb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ir7lbEpImZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/11/covid-19-tunisie-quels-scenarios-et-leviers-de-sortie-de-crise/">Covid-19-Tunisie : Quels scénarios et leviers de sortie de crise ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Covid-19-Tunisie : Quels scénarios et leviers de sortie de crise ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/11/covid-19-tunisie-quels-scenarios-et-leviers-de-sortie-de-crise/embed/#?secret=HU0jruscSa#?secret=Ir7lbEpImZ" data-secret="Ir7lbEpImZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/tunisie-la-bct-parle-dune-recession-de-12-au-2e-trimestre-2020/">Tunisie : La BCT parle d’une récession de -12% au 2e trimestre 2020</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Covid-19 en Tunisie : décrochage des compteurs macro-économiques ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/covid-19-en-tunisie-decrochage-des-compteurs-macro-economiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2020 19:36:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Yaïche]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki «crève l’écran», le ministre des Finances Nizar Yaïche «fait le mort»! Silence radio : après 5 semaines de confinement, le black-out est total sur les compteurs macro-économiques. Idem, le Chef de gouvernement, Elyes Fakhfakh, est motus et bouche cousue! Il faut arrêter l’omerta! Par Moktar Lamari,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/covid-19-en-tunisie-decrochage-des-compteurs-macro-economiques/">Covid-19 en Tunisie : décrochage des compteurs macro-économiques ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Economie-tunisienne-coronavirus.jpg" alt="" class="wp-image-287790"/></figure>



<p><strong><em>Alors que le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki «crève l’écran», le ministre des Finances Nizar Yaïche «fait le mort»! Silence radio : après 5 semaines de confinement, le black-out est total sur les compteurs macro-économiques. Idem, le Chef de gouvernement, Elyes Fakhfakh, est motus et bouche cousue! Il faut arrêter l’omerta!</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph. D. *</p>



<span id="more-294993"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Ce n’est pas normal : investisseurs, employeurs, PME et consommateurs n’aiment pas le <em>«confinement des statistiques économiques»</em> et incriminent une telle asymétrie de l’information économique.</p>



<p>C’est pour cela que dans la suite de cette chronique, cinq indicateurs stratégiques sont expliqués, illustrés par des graphiques commentés. De l’évolution de ces indicateurs dépendront les notations de la cote de crédit de la Tunisie par Moody’s, Standard &amp; Poor&rsquo;s, Fitch, etc.</p>



<p>Pour ce faire, on utilise les données et les estimations crédibles pour étayer les enjeux et les évolutions des indicateurs qui suivent.</p>



<p><strong>Déficit budgétaire</strong>. Dans un communiqué en date du 17 mars, Moody’s met en garde le gouvernement tunisien et le somme de contrôler sévèrement ses dépenses, sous peine de dégrader sa notation (rating), de façon à rendre plus difficile et plus couteux son accès aux emprunts internationaux.</p>



<p>Le ministre des Finances doit dire où couper (budgets dans chaque ministère et rubrique de dépenses). Il doit dire quoi faire pour éviter à la Tunisie le discrédit des agences de notation… et du FMI au passage!</p>



<p>Les données figurant dans le graphique suivant sont issues du FMI, exception faite de la donnée de l’année 2020. Celle-ci constitue un proxy tenant compte des dépenses engagées actuellement pour alléger les méfaits économiques du confinement lié à la pandémie du Covid-19. Elle tient compte aussi de l’estimation de la récession du PIB faite par le FMI (-4,3%).<br>Si rien n’est fait en matière de compression des budgets actuels, prévus dans la loi de Finances pour 2020, le déficit budgétaire risque d’atteindre les 11% du PIB. Deux raisons expliquent cette tendance : i) les donateurs internationaux qui ont aidé la Tunisie au lendemain de la transition démocratique 2020, sont impactés, eux aussi, par le Covid-19 (France, Allemagne, États-Unis, Qatar, etc.), ii) l’aide internationale risque de prioriser des pays plus pauvres que la Tunisie (Afrique subsaharienne).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-1-2.jpg" alt="" class="wp-image-294996"/></figure></div>



<p><strong>Endettement.</strong> Déjà élevé, le fardeau de la dette sévit dangereusement avec la pandémie du Covid-19! Le niveau d’endettement constitue un indicateur crucial dans la grille de notation et dans la matrice des perceptions de fiabilité économique de la Tunisie.</p>



<p>Créanciers, prêteurs et bailleurs de fonds (bilatéraux et multilatéraux) n’aiment pas prendre des risques en prêtant de l’argent à des pays contaminés, déjà endettés, ayant un tissu économique peu compétitif et dont les élites ne gouvernent pas de manière efficace, transparente et éclairée par les indicateurs de résultats.Tous savent que la Tunisie de la transition démocratique a sacrifié l’économie sur l’auteur des enjeux politiques et intérêts bassement partisans.</p>



<p>Et cela n’est pas un secret de polichinelle : le volume de la dette rapportée au PIB a presque doublé entre 2010 et 2019. Les observateurs internationaux n’aiment pas voir que les élites actuelles endettent leur pays, la Tunisie, pour payer les salaires des fonctionnaires …et passer la facture aux générations futures : leurs enfants et petits-enfants. Immoral, et peu éthique!</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-2-2.jpg" alt="" class="wp-image-294997"/></figure></div>



<p><strong>Récession.</strong> La richesse créée annuellement par la Tunisie (mesuré le PIB-GDP: produit intérieur brut) est de toute évidence sur un toboggan descendant, et affolant pour le pouvoir d’achat et la création nette de l’emploi. Pour la Tunisie, le FMI estime la récession à -4,3% pour 2020.<br>Comme toujours en Tunisie; c’est le FMI qui construit et estime les indicateurs économiques vitaux. Le gouvernement et la BCT acquiescent, comme si de rien n’était !</p>



<p>Le FMI et ses relais en Tunisie sous-estiment la chute du PIB pour 2020. Avec la complicité de la BCT, le FMI ne produit aucune donnée économétrique au sujet de cette chute du PIB (intervalle de confiance, modélisation hypothèses…).</p>



<p>Et pour cause, les chiffres et les politiques monétaires de la BCT ne tiennent pas compte que du secteur formel. Ce secteur procure à peine les deux tiers du PIB. Quasiment, le tiers du PIB est produit par le secteur informel, un secteur, désormais en cale sèche depuis le début du confinement, depuis la fermeture des frontières et depuis la paralysie du transport routier.</p>



<p>Par ailleurs, les pays européens les plus impliqués dans les échanges économiques avec la Tunisie sont confrontés à des récessions plus ou moins graves pour l’année 2020. Avec des prédictions très négatives formulées par le FMI, mais pas seulement.</p>



<p>Devons-nous croire le FMI, devons-nous adhérer aux politiques monétaires de la BCT? Devons-nous fermer les yeux pour ne pas voir le secteur informel et son pouvoir économique, monétaire et politique?<br>Que des questions sans réponses et que les médias doivent soulever et éviter de les occulter !</p>



<p>Un enjeu majeur pour la transparence dans les chiffres économiques. La confiance à l’égard de l’État en dépend. Le chef de gouvernement doit agir pour informer et éclairer la prise de décision des acteurs privés.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-3.jpg" alt="" class="wp-image-294998"/></figure></div>



<p><strong>Chômage.</strong> Avec un stock de presque 650 000 chômeurs, la pandémie du Covid-19 risque de générer presque 400 000 chômeurs additionnels (secteur touristique et services liés). Soit un total d’un million de chômeurs, dans toutes les régions et tous les secteurs, pour les prochains mois. Les estimations les plus conservatrices portent à croire que le taux de chômage risque de passer de 15% à 19%.</p>



<p>Nos estimations sont différentes. Elles portent à croire que les vraies estimations du chômage peuvent frôler les 22 ou 24 %, si évidemment le gouvernement ne fait rien pour débloquer rapidement la panne actuelle de l’investissement et de la création des entreprises.</p>



<p>Et cela ne tient pas compte des dizaines de milliers d’actifs revenant de l’étranger, licenciés par leurs employeurs internationaux. Ici aussi, toute la force de travail active dans le secteur informel est ignorée par les estimations médiatisées par les médias et qui voguent en méconnaissance des réalités des régions intérieures et frontalières.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-4.jpg" alt="" class="wp-image-294999"/></figure></div>



<p><strong>Déficit commercial.</strong> Les déséquilibres entre les flux d’importation et les flux d’exportation ont connu, durant les dernières années une progression anormalement élevée. Déjà avant le Covid-19, les Tunisiens consomment plus de produits importés que des produits autoproduits par la Tunisie.<br>Avec le confinement, un tel déséquilibre va exploser en 2020. La Tunisie se nourrit essentiellement grâce aux céréales, aux viandes…importées. Or, les dernières nouvelles (des 3 derniers jours) nous indiquent que les cours mondiaux des denrées alimentaires sont en hausse …Ces denrées sont payées en devises, avec en filigrane un dinar dévalorisé comme jamais.</p>



<p>De tels déficits vont évidemment mettre encore plus de pressions sur le pouvoir d’achat des citoyens, ouvrant la porte à des tensions sociales, non seulement entre les syndicats et le gouvernement, mais aussi entre les parties prenantes de la sphère politique. Une sphère déjà morcelée et dominée par le parti religieux Ennahdha. Une sphère discréditée et de plus en plus par l’opinion publique.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-5.jpg" alt="" class="wp-image-295000"/></figure></div>



<p>Investissement. Le dernier indicateur et non le moindre a trait à l’investissement. Rapporté au PIB, cet indicateur (rapporté au PIB) a chuté d’au moins 6 points de pourcentage entre 2011 et 2019. La pandémie du Covid-19 va amplifier la chute et élargir le terrain de ses méfaits.</p>



<p>Mais ici, le problème est, entre autres, lié à une politique monétaire dévastatrice, et qui prétendument axée sur la lutte contre l’inflation, elle stérilise l’investissement et castre l’épargne. La politique monétaire en Tunisie n’est pas fondée sur l’évaluation et la mesure de l’efficience. Elle fait face à une double impasse : une impasse théorétique très dogmatique et une impasse empirique très politisée et à la solde des groupes de pression, y compris les pressions venant du FMI.</p>



<p>Cette semaine, l’Union européenne a attiré l’attention sur une fuite de capitaux des pays africains concernés par la pandémie Covid-19. La Tunisie est concernée par ces fuites dommageables à l’économie du pays.<br>Notre estimation, présentée dans le graphique suivant, tient compte de ses déterminants et paramètres vérifiables.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-6.jpg" alt="" class="wp-image-294994"/></figure></div>



<p>Pour contrer la récession encours et atténuer ses méfaits socio-économiques néfastes, le ministre des Finances Anis Aiche, ainsi que le chef de gouvernement Elyes Fakhfakh doivent se doter de vrais politiques contra-cycliques et des stratégies bien conçues, économiquement efficientes et pas financées par la dette.</p>



<p>Mais en attendant, ils doivent donner l’heure juste au sujet des principaux indicateurs macroéconomiques. Dire, entre autres, l’état des lieux des systèmes productifs, cinq semaines après le début du confinement lié au Covid-19.</p>



<p><strong>* Universitaire au Canada.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/covid-19-en-tunisie-decrochage-des-compteurs-macro-economiques/">Covid-19 en Tunisie : décrochage des compteurs macro-économiques ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le coronavirus fait peser le spectre d’une récession sur l’économie mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 11:47:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Ramaux]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[économie mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Jessua]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Fabienne Orsi]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bouzou]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coup de chaud sur les bourses. Coup de froid sur le pétrole. C’est la douche écossaise pour les Etats et les milieux d’affaires internationaux. La crise du coronavirus aura servi de révélateur aux limites du libéralisme effréné, mais le branle-bas de combat jurant avec la doxa néolibérale n’écartera pas la récession mondiale. Par Hassen Zenati...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Coronavirus-Monde.jpg" alt="" class="wp-image-288728"/></figure>



<p><strong><em> Coup de chaud sur les bourses. Coup de froid sur le pétrole. C’est la douche écossaise pour les Etats et les milieux d’affaires internationaux. La crise du coronavirus aura servi de révélateur aux limites du libéralisme effréné, mais le branle-bas de combat jurant avec la doxa néolibérale n’écartera pas la récession mondiale</em></strong>. </p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong> </p>



<span id="more-288724"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Le président français Emmanuel Macron a tiré le premier. Prenant acte des dégâts majeurs du <em>«lundi noir» </em>des bourses en folie et de la chute libre des prix de pétrole, il a lancé au monde et à l’Europe en particulier une sorte de défi : <em>«Il faut faire face coûte que coûte»</em> à la crise économique qui se profile. <em>«Coûte que coûte»</em> : il l’a répété à trois reprises, en détachant les syllabes, dans une intervention solennelle, qu’il a voulue empreinte de gravité, ce qui n’a échappé à personne.</p>



<p> Au détour d’un paragraphe, il a même ponctué son propos de deux propositions iconoclastes par rapport aux thèses dominantes des <em>«reaganomics»</em> mises en application dès son élection en 1980 par Ronald Reagan aux Etats-Unis, suivi par Margareth Thatcher en Grande-Bretagne, devenant dans leur sillage la doxa officielle à l’échelle internationale, après avoir essaimé à travers le monde.</p>



<p> Les <em>«reaganomics»</em> étaient fondées sur le contrôle de la monnaie pour réduire l’inflation, des coupes claires dans les dépenses publiques (hormis les dépenses militaires) et une réduction massive des impôts et des charges au bénéfice des entreprises. Elles sonnaient le tocsin de l’Etat-providence sur lequel le monde vivait depuis la fin de deuxième guerre mondiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les lois du marché bousculées par un virus</h3>



<p> Plus de quarante ans après ce coup de boutoir, qui se voulait mortel, Emmanuel Macron vient de le réhabiliter sans tapage excessif, mais avec une certaine gravité. Le coronavirus est passé par là.</p>



<p><em> «Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans condition de revenus, de parcours ou de profession, notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché»</em>, a-t-il dit dans son intervention, qui devrait marquer, semble-t-il, un tournant dans sa politique économique. Il a aussi, sans trop s’attarder, cependant, parlé de <em>«ruptures»</em> à attendre dans la conduite des affaires économiques du pays.</p>



<p> La première de ces ruptures est de se libérer définitivement du carcan des fameux 3% de déficit budgétaire, ainsi que du ratio de 60% dette/PIB que les Etats de l’Union Européenne (UE) doivent observer en toutes circonstances, mais qu’ils ne sont qu’une minorité à respecter. </p>



<p> Parmi les dispositions prévues par Paris pour soutenir la croissance flageolante, une aide massive de soutien aux salariés contraints au chômage partiel (technique), un soutien au travail à distance, le télétravail, le rééchelonnement des dettes fiscales et sociales des entreprises, voir leur annulation pure et simple, pour prévenir une hécatombe dans leur rang. </p>



<p> Libéral pur jus, le ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire, qui tient les cordons de la bourse, renchérit sans s’alarmer outre-mesure. <em>«Ces mesures coûteront des dizaines de milliards d’euros»</em>, dit-il calmement, lui qui en 2017, dans la ligne d’Emmanuel Macron, jugeait que la France était <em>«droguée à la dépense publique»</em>.</p>



<p> Ce changement de pied est interprété à gauche comme à un retour bienvenu au keynésianisme abhorré depuis quelques décennies, considéré comme dépassé. Le changement de ton est radical, en attendant un changement effectif de politique économique, estime Christophe Ramaux, chercheur à l’université Paris-I, membre du <em>think-tank</em> des Économistes atterrés. Il se félicite de ce qu’Emmanuel Macron fasse l’éloge de l’État-providence, des services publics, mais attend pour juger de savoir quelle va être l’ampleur et la profondeur du changement de cap. </p>



<p> Chercheuse de l’Institut du Développement, Fabienne Orsi, <em>«ose espérer que le discours d’Emmanuel Macron n’est pas purement démagogique». </em>Elle en <em>«attend des mesures concrètes, comme la hausse des salaires des soignants et des recrutements massifs pour les hôpitaux»</em>. Ces derniers observent depuis plus d’une année dans l’indifférence générale des autorités publiques, une sorte grève du zèle en réclamant en vain plus de personnels et plus de moyens notamment pour les urgences.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les ultralibéraux dans leurs petits souliers </h3>



<p> Le patronat ne s’y est  pas trompé. Il a réagi avec agacement et multiplié les contre-feux. L’un des ses économistes les plus en vue, Emmanuel Jessua, directeur des études à l’institut de recherches Rexecode, appelle à la prudence. <em>«Ce qui est annoncé, ce sont des mesures exceptionnelles dans des circonstances exceptionnelles. Ce n’est pas un changement de paradigme, estime-t-il. On a un choc très important, avec un risque de récession qui nécessite des mesures d’urgence. Mais ces mesures n’ont pas vocation à être pérennes.»</em> Une fois la crise passée, il faudra revenir à une politique plus stricte, conforme à la doxa néolibérale et resserrer les boulons budgétaires, prévient-il.</p>



<p> En échos aux propos d’Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, qui s’en tenait jusque-là mordicus à la stricte orthodoxie budgétaire, marque de fabrique de la politique économique allemande, a jeté du lest, suffisamment, selon le uns, très peu, selon d’autres, laissant entendre qu’elle pourrait ouvrir plus largement les vannes elle aussi en mettant une partie de ses énormes excédents budgétaires à la disposition de ses partenaire européens. </p>



<p> L’Italie, l’économie malade de l’Europe, pour par part, n’a attendu ni Macron ni Merkel pour s’affranchir des règles européennes. Elle a immédiatement dégagé 25 milliards d’euros de soutien à l’économie et s’est imposé un traitement <em>«à la chinoise»</em> pour tenter de stopper l’épidémie. Tous les autres pays européens ont mobilisé les cagnottes à leur disposition pour aider leurs entreprises et demandé à leurs banques d’ouvrir le plus largement possible les vannes du crédit.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une longue «pause» forcée pour les économies du monde</h3>



<p> Car, au delà des propos lénifiants et des jeux de rôles entre partenaires sociaux dans chaque pays, c’est la croissance européenne et mondiale qui est en jeu. Appréhendant l’avenir immédiat, de nombreux économistes libéraux, malgré leurs réticences anciennes, estiment désormais <em>«tout à fait légitime de mettre le monde en récession pendant quelque temps»</em> pour limiter au maximum l’épidémie de coronavirus.</p>



<p> Nicolas Bouzou, proche des cercles macroniens, qualifie les dépenses colossales qu’implique la lutte contre cette épidémie<em> «d’investissements justifiés». «On a la récession. On ne va pas se mentir. Il y a des mesures très puissantes qui sont prises en ce moment, mais la récession on l’aura, et elle est justifiée»,</em> martèle-t-il avec un penchant vers le paradoxe. Même avec autant de moyens, il n’attend pas de reprise avant septembre, lorsque les entreprises auront retrouvé un niveau d’activité plus soutenu, et que les salariés seront revenus au travail après une longue<em> «pause»</em> forcée pour prévenir le virus ravageur, après s’être assurés qu’il n’y aura pas de nouvelles contaminations en vue.</p>



<p> On en est loin. Depuis quelques semaines, l’économie mondiale est grippée : production, transport, services tout est en panne, sinon totalement du moins partiellement, avec des taux d’arrêt de l’activité touchant souvent 60%. L’arrêt des chaînes de valeur établies laborieusement depuis une trentaine d’année en Chine, devenue <em>«l’atelier du monde»</em> a entraîné par ricochet l’arrêt ou le ralentissement de chaînes de production en Europe et en Amérique, avec des conséquences inévitables sur l’emploi, l’investissement, le pouvoir d’achat. S’y ajoutent sur le plan intérieur les restrictions au déplacement, la fermeture des restaurants, des cafés, des cinémas, des théâtres, l’annulation de tous les autres spectacles et le report des sorties touristiques. </p>



<p> Au total, ce sont les trois <em>«moteurs»</em> de l’économie : investissements, consommation, exportation qui souffrent. Le virus rebelle, sans vaccin ni remède connus pour l’instant, impose aux économies du monde une guerre sans précédent, disent les experts. L’explosion de la dette publique et du budget auront <em>«un coût moins important, à terme, que l’inaction»</em>, ajoutent-ils.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une économie mondiale sur une poudrière</h3>



<p> La <em>«guerre des prix»</em> du pétrole entre la Russie et l’Arabie Saoudite, sous l’arbitrage discret des Etats-Unis, n’a fait qu’assombrir l’horizon d’une économie mondiale vivant depuis plusieurs années sur une poudrière, du fait des bulles financières successives et des conflits géopolitiques à répétition. Le brut a connu une semaine noire début mars, plongeant à plus de 25%, avant de se reprendre en fin de semaine. Il aura perdu au total 20% au moins face à une demande atone que la récession mondiale n’est pas près de tirer vers le haut. </p>



<p> En outre, les opérateurs de marché ne voient, toujours se rapprocher de la table de négociation les deux principaux protagonistes, Riyad et Moscou, de cette <em>«guerre des prix»</em> inédites aux objectifs divergents. Washington est menacée elle même de basculer en récession, après avoir arboré depuis deux ans les meilleurs taux de croissance et les meilleurs taux d’emploi depuis des décennies, malgré les baisses de taux arrachées par l’exécutif à la Réserve fédérale et les mesures de relance décidées par Donald Trump en faveur des entreprises. </p>



<p> Du succès de ces mesures dépendra en effet sa réélection en nombre prochain pour un nouveau mandat présidentiel. Parti pour être élu dans un fauteuil il y a trois mois, il doit désormais ramer dur s’il veut atteindre le rivage. </p>



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