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	<title>Archives des Ridha Bergaoui - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ridha Bergaoui - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’alfa, richesse verte tunisienne, pilier de la durabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 10:26:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alfa]]></category>
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		<category><![CDATA[Stipa tenacissima]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’alfa ou sparte est un symbole de résilience environnementale et d’économie durable dans le paysage tunisien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/24/lalfa-richesse-verte-tunisienne-pilier-de-la-durabilite/">L’alfa, richesse verte tunisienne, pilier de la durabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>alfa ou sparte (Stipa tenacissima) est un symbole de résilience environnementale et d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>économie durable dans le paysage tunisien. C</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>est une richesse menacée par les défis climatiques, qui requiert des stratégies de conservation.</em></strong></p>



<span id="more-14970516"></span>



<p>Cette plante herbacée, originaire des régions arides et semi-arides, joue un rôle crucial dans la lutte contre la désertification et représente une ressource socio-économique fondamentale pour des milliers de familles dans les régions les plus pauvres de la Tunisie.</p>



<p>Ces dernières années, l’exploitation et la conservation de l’alfa sont menacées par les défis climatiques et les répercussions socio-économiques sont inévitables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cueillette fait vivre 6 000 familles</h2>



<p>La Tunisie, avec ses 700 000 hectares de steppes d’alfa, concentre la production de cette plante dans quatre gouvernorats : Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa et Kairouan et chaque année, environ 6 000 familles se consacrent à la récolte de cette plante pendant une saison réglementée également par les autorités compétentes, qui s’étend de septembre à janvier.</p>



<p>La Société nationale de cellulose et de papier alfa (<a href="http://www.sncpa.com.tn/papier.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SNCPA</a>) achète chaque année 40 000 tonnes et les transforme en papier de haute qualité. Cette industrie représente une source d’emploi importante et contribue à préserver une tradition ancienne.</p>



<p>Outre l’industrie du papier, l’alfa est utilisé depuis longtemps dans l’artisanat et l’agriculture. Traditionnellement, la plante était utilisée pour fabriquer des outils ménagers et industriels, tels que des cordes, des paniers, des nattes et des presses.</p>



<p>Cependant, l’avènement des fibres synthétiques a progressivement réduit l’importance de l’artisanat sparte, limitant son utilisation à l’industrie papetière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Barrière naturelle contre l’érosion</h2>



<p>D’un point de vue environnemental, l’alfa constitue une barrière naturelle contre l’érosion des sols et la désertification. La plante favorise la biodiversité locale, hébergeant un riche écosystème d’animaux et de plantes.</p>



<p>Cependant, la sécheresse, le surpâturage et l’urbanisation provoquent une réduction progressive des superficies cultivées. Les surfaces de production diminuent chaque année, compromettant une ressource fondamentale pour la durabilité environnementale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Alfa-artisanat.jpg" alt="" class="wp-image-14970568" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Alfa-artisanat.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Alfa-artisanat-300x150.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Alfa-artisanat-768x384.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Alfa-artisanat-580x290.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>Pour assurer la régénération des couches alfa, des stratégies de conservation sont nécessaires. Il s’agit notamment de la restauration des zones dégradées, de l’adoption de techniques agricoles modernes et de l’implication des communautés locales. Planter de nouveaux plants et utiliser des hydrogels pour améliorer la survie dans les zones arides sont quelques-unes des solutions proposées.</p>



<p>Dans le même temps, la renaissance de l’artisanat sparte pourrait contribuer à la diversification économique des régions les plus pauvres, en encourageant l’utilisation de produits naturels et éco-responsables. Cette approche soutient non seulement les traditions locales, mais répond également à la demande mondiale croissante de matériaux durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ressource stratégique</h2>



<p>L’alfa représente une ressource stratégique pour la Tunisie, alliant valeur économique, sociale et environnementale. Cependant, sa préservation nécessite une gestion durable et un engagement concerté entre le gouvernement, les communautés locales et l’industrie.</p>



<p>Raviver l’intérêt pour cette plante extraordinaire, estime l’expert Ridha Bergaoui, pourrait non seulement protéger l’écosystème tunisien, mais aussi créer de nouvelles opportunités économiques pour les zones les plus vulnérables.</p>



<p>Dans un contexte mondial de changement climatique, l’alfa apparaît comme un symbole d’adaptation et de durabilité, digne d’une attention renouvelée.</p>



<p><strong><em> Source</em></strong> :<a href="http://une%20ressource%20stratégique" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Ansamed</a> (traduit de l’italien).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/24/lalfa-richesse-verte-tunisienne-pilier-de-la-durabilite/">L’alfa, richesse verte tunisienne, pilier de la durabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : l’OTD entre l’urgence des réformes et les wishful thinking</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/tunisie-lotd-entre-lurgence-des-reformes-et-les-wishful-thinking/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 08:31:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[complexes agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Maddouri]]></category>
		<category><![CDATA[OTD]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Bergaoui]]></category>
		<category><![CDATA[terres domaniales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Où en est aujourd’hui l’Office des terres domaniales qui gère, plutôt mal, d’immenses terres agricoles parmi les meilleures du pays ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/tunisie-lotd-entre-lurgence-des-reformes-et-les-wishful-thinking/">Tunisie : l’OTD entre l’urgence des réformes et les wishful thinking</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un conseil ministériel restreint (CMR) tenu mardi soir, 8 septembre 2024, au Palais de la Kasbah, sous la présidence du chef du gouvernement, Kamel Maddouri, a été consacré à l’examen de la situation de l’Office des terres domaniales (OTD) et des moyens permettant de promouvoir ses activités. Où en est aujourd’hui cette entreprise publique qui gère, plutôt mal, d’immenses terres agricoles parmi les meilleures du pays ?</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14144372"></span>



<p>Selon un rapport officiel sur&nbsp;<a href="http://www.gbo.tn/sites/default/files/2021-04/Annexe%209%20LF2021%20Entreprises%20Publiques.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les entreprises publiques</a>, l’OTD présente, pour l’année 2019, un endettement de 148,8 millions de dinars (MDT), dont 49,4 MDT envers les caisses sociales et 48,5 MDT envers les banques. La même année 2019, il affiche un résultat négatif de -27,7 MDT et un résultat reporté de -144,9 MDT. Ces déficits se sont, sans doute, aggravés au cours des cinq dernières années, puisque les réformes structurelles tardent à être mises en œuvre et les blocages de toutes sortes persistent, sans parler d’une gestion à la petite semaine sans perspectives ni objectifs quantifiés.</p>



<p><em>«L’OTD embauche près de 4000 agents permanents (et presque autant de personnel saisonnier payé par les agro-combinats) et les frais du personnel représentent 84 MDT soit près de 50% des frais d’exploitation»</em>, note l’agronome Ridha Bergaoui dans un article publié dans <a href="https://www.leaders.com.tn/article/35080-office-des-terres-domaniales-des-complexes-agricoles-qui-etouffent">Leaders</a>. Il ajoute : <em>«Les difficultés financières, l’importante charge du personnel et le manque d’investissement ont entrainé une dégradation des infrastructures, des bâtiments et des équipements et des conditions de travail difficiles et peu favorables à la production».</em></p>



<p>Voilà pour la réalité des choses. Pour les habituels <em>inchallah</em> et <em>wishful thinking</em> qui ne font pas manger leur homme, on se réfèrera au communiqué du Premier ministère rendant compte du CMR d’hier soir qui parle d’<em>«un train de mesures visant à permettre à cette entreprise publique de s’acquitter au mieux de ses engagements financiers et partant, de renforcer sa disposition à relever les défis de la saison agricole 2024-2025»</em>, sans donner plus de précisions sur ces mesures ni sur les résultats que l’on en attend à court et moyen terme.</p>



<p>On apprend aussi qu’<em>«il a été également convenu de parachever l’élaboration du plan d’affaires fin d’octobre courant, et ce, conformément à une vision stratégique ambitieuse qui table sur le développement des activités économiques de l’OTD, la promotion de son impact social et la modernisation de ses méthodes et mécanismes de production.»</em></p>



<p>Le communiqué parle vaguement de <em>«mesures financières et structurelles visant dans leur substance à promouvoir le rôle de l’OTD, à préserver sa vocation sociale et économique et à développer sa rentabilité»</em>, laquelle rentabilité est aujourd’hui sujette à de sérieuses interrogations.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zPwozWkRkD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/19/tunisie-vers-la-liberation-des-terres-collectives/">Tunisie : vers la «libération» des terres collectives</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : vers la «libération» des terres collectives » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/19/tunisie-vers-la-liberation-des-terres-collectives/embed/#?secret=rpdyrUnuKx#?secret=zPwozWkRkD" data-secret="zPwozWkRkD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Que des promesses et des généralités qui n’engagent que ceux qui y croient ! Et qui signifient qu’on est encore au stade des <em>«visions»</em> et des <em>«planifications»</em>, alors que les difficultés dont souffre l’OTD remontent au début des années 2000, ce dont témoignent les différents rapports d’institutions publiques de référence, comme la <a href="http://www.courdescomptes.nat.tn/Fr/thematiques_58_4_0_5_19_0000_0000_%20L'Office%20des%20Terres%20Domaniales__177">Cour des comptes</a>. Et que les problèmes ont été dûment identifiés et des solutions préconisées par les experts et qui n’attendent que d’être mis en œuvre.<em> </em></p>



<p>Il faut dire que le changement des ministres en charge des secteurs concernés (Agriculture, Domaines de l&rsquo;Etat, Finance, etc.), pratiquement au rythme d&rsquo;un ministre tous des deux ans depuis 2011, n&rsquo;aide pas à garantir la continuité nécessaire pour la mise en œuvre des réformes.</p>



<p>Nous citons ici, à titre indicatif, les conclusions de l’article ci-haut cité de Ridha Bergaoui qui écrit : <em>«L’OTD dispose d’une excellente équipe de techniciens bien formés et qui possède une très longue expérience en matière de conduite technique aussi bien des cultures que des élevages. Il sera toutefois nécessaire de recycler et de mettre à jour les staffs techniques pour les tenir au courant des avancées technologiques et améliorer l’efficacité de leur travail.»</em></p>



<p>Afin d’améliorer la gestion des terres domaniales non structurées, soit 157 000 ha, répartis sur 25 complexes agricoles (CA), 3 unités agroalimentaires et 2 centres avicoles, l’auteur souligne la nécessité d’assainir la situation financière des CA et annuler leurs dettes, de réorganiser ces CA en fermes à taille humaine plus faciles à gérer, de pousser vers la création de projets de partenariat public-privé, de <strong>r</strong>evoir le décret n°2001-82 du 5 janvier 2001 pour plus d’autonomie technique et financière des CA et de motiver le personnel et le faire participer plus dans la gestion des CA.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SVLMpYzYel"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/14/terres-domaniales-et-revolution-verte-en-tunisie-2/">Terres domaniales et révolution verte en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Terres domaniales et révolution verte en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/14/terres-domaniales-et-revolution-verte-en-tunisie-2/embed/#?secret=uzbMKuQNlo#?secret=SVLMpYzYel" data-secret="SVLMpYzYel" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/tunisie-lotd-entre-lurgence-des-reformes-et-les-wishful-thinking/">Tunisie : l’OTD entre l’urgence des réformes et les wishful thinking</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le patrimoine forestier menacé par le laxisme de l’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/tunisie-le-patrimoine-forestier-menace-par-le-laxisme-de-letat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 11:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Bergaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Ben Salem]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on estime le coût des interventions pour éteindre les incendies de forêts qui se multiplient et prennent de l’ampleur en Tunisie, on est en droit de nous interroger sur la justesse de cette politique qui consiste à parer au plus urgent, sans méthode et sans stratégie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/tunisie-le-patrimoine-forestier-menace-par-le-laxisme-de-letat/">Tunisie : le patrimoine forestier menacé par le laxisme de l’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le sous-directeur des forêts au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Zouhair Ben Salem, estime que le patrimoine forestier en Tunisie souffre d’un manque de moyens techniques et humains pour faire face aux incendies et aux dégradations de toutes sortes auxquels il est soumis depuis des décennies.</em></strong></p>



<span id="more-2562921"></span>



<p>Commentant le fléau des incendies de forêts qui se multiplient en Tunisie durant la période estivale en raison de la sécheresse, Zouhair Ben Salem a déclaré, dans un entretien téléphonique avec l’émission <em>Shams Maak</em>, sur Shems FM, aujourd&rsquo;hui, jeudi 28 juillet 2022, que le nombre d’agents forestiers sur tout le territoire de la république ne dépasse guère 350, à comparer avec les 9000 agents de l’Office national des forêts en France. Et ces 350 agents sont censés veiller à la protection de superficies forestières réparties entre 686 398 ha de forêts 150 098 ha de maquis et garrigues arborés et 314 719 ha  de maquis et garrigues non arborés. </p>



<p>Outres les incendies, ces agents sont tenus de protéger les forêts contre la déforestation provoquée par les habitants, le braconnage et les dégradations de toutes sortes. Pire encore, précise Zouhair Ben Salem, les agents qui sortent à la retraite ne sont pas remplacés, ce qui aggrave la situation d’une année à l’autre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5VXdPMNGiW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/23/tunisie-seuls-4-des-incendies-de-foret-ont-des-causes-naturelles/">Tunisie : seuls 4% des incendies de forêt ont des causes naturelles</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : seuls 4% des incendies de forêt ont des causes naturelles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/23/tunisie-seuls-4-des-incendies-de-foret-ont-des-causes-naturelles/embed/#?secret=k5ru0L1gOm#?secret=5VXdPMNGiW" data-secret="5VXdPMNGiW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quand on estime le coût des interventions pour éteindre les incendies de forêts qui se multiplient et prennent de l’ampleur, on est en droit de nous interroger sur la justesse de cette politique qui consiste à parer au plus urgent, sans méthode et sans stratégie. Ce qui n’est malheureusement pas l’apanage de la direction des forêts. C’est tout le pays qui fonctionne ainsi dans pratiquement tous les secteurs.</p>



<p>C’est à se demander ce que font les 750 000 fonctionnaires (deux fois les besoins d’un pays de la dimension de la Tunisie) qui se tournent les pouces dans les bureaux climatisées.    </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YX5VrfnvmF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/21/tunisie-les-forets-un-patrimoine-en-danger/">Tunisie : Les forêts, un patrimoine en danger</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les forêts, un patrimoine en danger » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/21/tunisie-les-forets-un-patrimoine-en-danger/embed/#?secret=JP3phepHSd#?secret=YX5VrfnvmF" data-secret="YX5VrfnvmF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/tunisie-le-patrimoine-forestier-menace-par-le-laxisme-de-letat/">Tunisie : le patrimoine forestier menacé par le laxisme de l’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : une fête de l’agriculture au goût amer</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/tunisie-une-fete-de-lagriculture-au-gout-amer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 May 2022 08:36:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fête de l’agriculture, célébrée le 12 mai 2022, était cette année en Tunisie un peu différente de celle des années précédentes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/tunisie-une-fete-de-lagriculture-au-gout-amer/">Tunisie : une fête de l’agriculture au goût amer</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les crises successives (pandémie covid-19, guerre en Ukraine, perturbation du commerce international et de la logistique&#8230;) montrent la nécessité d&rsquo;améliorer notre sécurité alimentaire et de réduire notre dépendance vis-à-vis des marché internationaux, en Tunisie, le gouvernement est en train de marginaliser le secteur agricole, poursuivant sa politique suicidaire basée sur la protection du consommateur aux dépens des producteurs.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui</strong> *</p>



<span id="more-644548"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>La fête de l’agriculture, célébrée le 12 mai 2022, était cette année en Tunisie un peu différente de celle des années précédentes. Censée célébrer la nationalisation des terres agricoles, cette fête a représenté une grande déception aussi bien pour les agriculteurs que les consommateurs et les différents opérateurs du secteur.</p>



<p>En effet, depuis quelques jours, dans toutes nos régions, les éleveurs s’agitent. Ils manifestent leur mécontentement à la suite de l’augmentation importante des prix des aliments concentrés sans augmentation proportionnelle des prix à la production des produits (lait, viande et œufs). Cette augmentation a entraîné de grosses pertes au niveau des producteurs et la menace de faillite de nombreux petits éleveurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Flambée des prix des aliments concentrés</h2>



<p>Les éleveurs ont déversé le lait en pleine rue, ont bloqué l’accès de nombreuses routes. Dans la région de Mahdia, il y a quelques jours, ils ont empêché l’accès à une centrale laitière privée occasionnant à la dite usine des pertes importante.</p>



<p>Très compréhensif des difficultés des éleveurs, le ministre de l’Agriculture sur Watania 1, la chaîne de télévision nationale, avait promis une augmentation des prix à la production du lait, viande de volaille et œufs.</p>



<p>Autant cette <em>«bonne nouvelle»</em> avait plu aux éleveurs, autant elle a été très critiquée par les consommateurs dont le pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader et qui trouvent beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts.</p>



<p>Présageant probablementla mauvaise réaction du citoyen face à ces augmentations, le ministre du Commerce a précisé qu’il s’agit seulement d’un projet en cours d’étude. Le président de la république lui-même a assuré qu’il n’est pas question de toucher au pouvoir d’achat des classes économiquement faibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des décisions décevantes</h2>



<p>Le jour de la fête de l’agriculture, le porte-parole du gouvernement, a annoncé certaines mesures prises par le gouvernement en cette occasion.</p>



<p>Il a annoncé une augmentation du prix à la production des céréales (blé dur, blé tendre et orge) et la mise en place d’une stratégie visant notre autosuffisance en blé dur. Il a également expliqué que la dernière augmentation des prix des viandes blanches, juste après le mois de ramadan, a été décidée unilatéralement par les abattoirs de volaille, sans autorisation préalable du ministère du Commerce, qui ont mis ainsi tout le monde devant le fait accompli.</p>



<p>En réalité, il s’avère que la prétendue augmentation des prix des céréales a été déjà annoncée par le ministre de l’Agriculture depuis plus d’un mois, le 6 avril précisément.</p>



<p>Pour la viande de volaille, l’augmentation est irréversible et le ministère du Commerce est apparemment incapable de s’y opposer. Il s’est contenté de dresser deux plaintes en référé auprès du Conseil de la Concurrence, l’une à l’encontre des abattoirs de volaille et la seconde à l’encontre des usines d’aliments. Ceux-ci ont également augmenté, d’une façon importante et sans aucune consultation préalable, les prix de vente des aliments concentrés.</p>



<p>Aucun mot au sujet des prix du lait et des œufs ou sur le soutien aux éleveurs qui souffrent de l’augmentation excessive des prix des aliments du bétail.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des questions se posent</h2>



<p>Tout d’abord, il est étonnant que ce ne soit pas le ministre de l’Agriculture qui présente ces mesures prises par le gouvernement à l’occasion de cette fête de l’agriculture ou du moins qu’il ne soit pas présent à cette conférence de presse. Au fait cela se comprend puisque le porte-parole du gouvernement contredit le ministre de l’Agriculture qui avait auparavant promis des augmentations à annoncer à l’occasion.</p>



<p>Ces incidents montrent le cafouillage et le manque de coordination de l’équipe gouvernementale et soulèvent de nombreuses questions.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Autant on est content pour les agriculteurs qui voient les prix des céréales augmenter ce qui dénote de l’intérêt des autorités pour cette production essentielle et notre sécurité alimentaire, autant le consommateur se demande si c’est à lui de payer la facture et voir les prix des produits à base de céréales augmentés.</li><li>Le problème des éleveurs laitiers reste entier, cela signifie-t-il que l’Etat se désintéresse du secteur, aussi crucial sur le plan socio-économique, et laisse les éleveurs dans les difficultés?</li><li>Les éleveurs de pondeuses se trouvent lourdement pénalisés et risquent d’abandonner le secteur. Le gouvernement considère-il les œufs indispensables, parce qu&rsquo;elles représentent la source principale et la moins chère de protéines animales accessibles aux classes pauvres?</li></ul>



<p>Encore une fois, les faits montrent que les lobbies des agro-alimentaires et les puissants groupes (abattoirs de volaille et fabricants d’aliment) arrivent à imposer ce qu’ils veulent alors que les petit éleveurs ne peuvent se faire entendre et que l’Etat est faible et ne peut imposer son autorité aux groupes organisés et puissants.</p>



<p>Il faut reconnaître qu’il est légitime que les fabricants d’aliments concentrés demandent une augmentation du prix sachant que les matières premières (maïs, tourteau de soja, minéraux, surtout le phosphate bicalcique et autres additifs) ainsi que l’énergie ont connu ces derniers temps des augmentations significatives suite à la pandémie covid-19, la guerre en Ukraine et les perturbations du transport maritime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle solution pour les producteurs&nbsp;?</h2>



<p>Il n’est ni juste ni légitime que ce soient les petits éleveurs et le consommateur seuls qui payent les frais de la crise mondiale dont ils ne sont nullement responsables.</p>



<p>Partout dans le monde, les autorités ont instauré des stratégies et des mécanismes pour soutenir les agriculteurs et les éleveurs et les aider à dépasser les difficultés actuelles.</p>



<p>Quatre solutions sont envisageables&nbsp;:</p>



<p>1 &#8211; augmenter les prix à la production avec augmentation du prix de vente au consommateur, ce qui risque de provoquer des mouvements sociaux graves;<br>2- augmenter les prix à la production sans augmentation du prix de vente au consommateur, ce qui risque d’aggraver la situation de déficit de la caisse de compensation;<br>3- ne rien faire ce qui va entraîner la faillite des éleveurs, la destruction des filières suivie de la chute de la production et l’importation inévitable pour satisfaire les besoins du consommateur;<br>4- forcer les fabricants d’aliments à revenir aux anciens prix des aliments concentrés, ce qui est d’une part très peu probable et d’autre part entraînerait la faillite et la fermeture des usines d’aliments concentrés.</p>



<p>La seule solution réaliste serait la deuxième avec la possibilité de faire supporter une partie de l’augmentation du prix au producteur par le consommateur et le reste par la caisse de compensation. Cette solution permettrait de sauver les filières sans trop pénaliser le pouvoir d’achat du consommateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les terres domaniales, un patrimoine mal géré</h2>



<p>La fête nationale de l’agriculture a une symbolique très importante puisqu’elle commémore la nationalisation de nos terres agricoles en 1964, ces terres les plus fertiles et les plus productives de la Tunisie, jadis de véritables îlots verdoyants et productifs.</p>



<p><a href="https://journals.openedition.org/etudesrurales/9888" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohamed Elloumi</a> indique que ce patrimoine représentait en 1995, près de 500&nbsp;000 ha (soit 10% de la surface agricole nationale) dont plus de 185&nbsp;000 ha (37%) gérés par l’Office des terres domaniales (OTD) sous forme de complexes agro-alimentaires et près de 150&nbsp;000 ha (30%) sous forme de coopératives (UCPA), le reste étant mis à la disposition des entreprises publiques, SMVDA ou loués aux privés.</p>



<p>Ces terres se trouvent de nos jours dans un état déplorable, mal gérées et mal exploitées alors que le pays importe la plus grande partie de ses produits alimentaires essentiels (surtout les céréales et les huiles végétales) dans des conditions de plus en plus difficiles et dans un contexte national et mondial très instable et incertain.</p>



<p>Beaucoup de terres agricoles domaniales échappent à l’autorité de l’Etat. Chaque années des milliers d’hectares de terres, spoliées et exploitées par des citoyens d’une façon illégale, sont récupérées et retournent au patrimoine de l’Etat. Toutefois, de nombreuses questions restent posées&nbsp;au sujet de ces terres récupérées. Quel est le devenir de ces terres et dans quelles conditions sont-elles actuellement gérées? Fallait-il les laisser chez les privés au moins jusqu’à la fin de la saison agricole?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’agriculture, un secteur oublié et marginalisé</h2>



<p>Il est certain que la question alimentaire ne s’est jamais posé avec autant de gravité. Sécheresse, réchauffement climatique, pandémie covid-19 et dernièrement la guerre en Ukraine nous font miroiter des images qu’on croyait révolues. La famine et la pénurie alimentaire menacent de nombreux pays.</p>



<p>En Tunisie, les scènes de bousculades pour acheter un paquet de farine ou semoule, des rayons des grandes surfaces vides de certains produits alimentaires, des citoyens qui font la queue pour acheter une baguette de pain… sont affligeantes.</p>



<p>La menace de manque de blé et de pain est là. La hausse des prix de l’énergie, des matières premières et la désorganisation de la logistique à l’échelle mondiale ont mis en difficulté nos filières de production et à rude épreuve le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Toutes nos filières de production sont sérieusement menacés, les petits producteurs (agriculteurs et éleveurs qui sont majoritaires en Tunisie) suffoquent et étouffent sous le poids de l’augmentation des prix des intrants.</p>



<p>Améliorer nos productions et notre sécurité alimentaire est indispensable et une priorité nationale indiscutable.</p>



<p>Cela passe par&nbsp;:</p>



<p>&#8211; la réhabilitation de l’agriculture, l’encouragement et l’encadrement des agriculteurs;</p>



<p>&#8211; une meilleure gestion de nos terres domaniales;</p>



<p>&#8211; par une politique rationnelle des prix pour ne pas pénaliser les producteurs tout en tenant compte du pouvoir d’achat du consommateur;</p>



<p>&#8211; par une bonne politique de communication pour expliquer aux consommateurs les difficultés du secteur agricole.</p>



<p>Enfin cela passe par une révision de la politique de subvention des produits alimentaires, de la révision des salaires et le soutien aux familles nécessiteuses.</p>



<p><em>* Universitaire. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mhG7vBbFzm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/03/semences-des-cereales-et-securite-alimentaire-en-tunisie/">Semences des céréales et sécurité alimentaire en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Semences des céréales et sécurité alimentaire en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/03/semences-des-cereales-et-securite-alimentaire-en-tunisie/embed/#?secret=76oBCdHLot#?secret=mhG7vBbFzm" data-secret="mhG7vBbFzm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie : Les forêts, un patrimoine en danger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 07:53:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
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		<category><![CDATA[produits forestiers]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les forêts en Tunisie représentent un patrimoine précieux et une richesse considérable actuellement gravement menacées. Les incendies, l’abattage clandestin des arbres forestiers, la dégradation et déforestation, l’urbanisme rampant représentent autant de dangers qui mettent en péril l’existence de nos forêts. Les moyens humains et matériels dérisoires qui leur sont réservés ainsi que la mauvaise gouvernance...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Djebba-El-Olia-Foret.jpg" alt="" class="wp-image-303830"/></figure></div>



<p><strong><em>Les forêts en Tunisie représentent un patrimoine précieux et une richesse considérable actuellement gravement menacées. Les incendies, l’abattage clandestin des arbres forestiers, la dégradation et déforestation, l’urbanisme rampant représentent autant de dangers qui mettent en péril l’existence de nos forêts. Les moyens humains et matériels dérisoires qui leur sont réservés ainsi que la mauvaise gouvernance sont des menaces indirectes favorisant la détérioration de la situation des espaces forestiers, des populations de plus en plus appauvries qui y habitent, des écosystèmes fragilisés et de la biodiversité.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui *</strong></p>



<span id="more-384615"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Chaque année, le 21 mars, nous célébrons la Journée internationale des forêts. Cette fête, instituée par l’Assemblée générale des Nations Unis est une occasion pour faire connaître l’importance des forêts et des arbres en général et leur dans le climat et la lutte contre le réchauffement climatique.</p>



<p>La Tunisie compte environ 1,3 million d’hectares de forêts dont 70% se situent dans le nord-ouest et le centre-ouest du pays. Ces forêts sont peuplées essentiellement de chêne liège, chêne zen et pin d’Alep.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle primordial des forêts</h2>



<p>Les forêts jouent des rôles multiples et divers. Les plus importants&nbsp; sont la fourniture du bois et ses dérivés entrant dans la construction, la fabrication des meubles…; la fourniture de produits forestiers non ligneux et produits secondaires; la lutte contre l’érosion, la fixation des sols, la protection des bassins versants et des barrages et la rétention de l’eau de pluie.</p>



<p>Par ailleurs, la forêt abrite une flore et une faune diversifiées et des écosystèmes très riches, source de biodiversité. Les arbres et plantes fixent le CO² et produisent de l’oxygène et rendent la vie sur terre possible. Ils représentent des puits de carbone très importants, le carbone étant un gaz à effet de serre essentiel qui contribue au réchauffement et aux changements climatiques.</p>



<p><em>Last but not least</em>, les forêts représentent des espaces de détente et de loisir et ont un effet bénéfique sur le moral et le bien-être des gens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les produits de la forêt</h2>



<p>Les produits des forêts sont nombreux. Il y les produits forestiers ligneux (PFL) qui concernent toute la chaîne de valeur du bois et les produits forestiers non ligneux (PFNL) qui groupent les produits autres que le bois.</p>



<p>Dans les PFNL on trouve les produits des arbres forestiers (comme le liège, les gousses du caroubier, les graines de pistache, pin pignon et pin d’Alep ou <em>zgougou</em>), les plantes aromatiques et médicinales (PAM), les champignons, les capres, les escargots…</p>



<p>Il y a également le gibier (gros gibier comme le sanglier ou du petit gibier comme le lapin et le lièvre ainsi que les oiseaux). Le miel est également une ressource intéressante provenant soit des colonies d’abeilles sauvages soit des ruches d’élevage.</p>



<p>A côté des randonnées, les escalades et des promenades, la forêt peut être exploitée pour le développement du tourisme naturel et écologique de plus en plus tendance. Les parcs, les réserves naturelles et des écomusées offrent de nombreuses opportunités de loisir pour les amoureux de la nature et de l’écologie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Importance socio-économique des forêts</h2>



<p>Les forêts tunisiennes hébergent une population allant de 750&nbsp;000 à 1 million d’habitants. Cette population vit dans des conditions très difficiles. Le chômage, l’analphabétisme et la pauvreté sont les caractéristiques principales de ces milieux défavorisés. Les produits de la forêt représentent généralement les maigres et seules ressources de ces populations.</p>



<p>Depuis l’indépendance, l’Etat a essayé d’aider ces populations marginalisées. Des programmes nationaux, des organismes internationaux, des ONG et des groupements de développement essayent de créer des sources de revenu pour ces populations à partir des ressources locales et des particularités régionales.</p>



<p>Dans ces milieux, la femme, dès le très jeune âge, représente le pilier principal de la famille et son principal soutien. Elle s’occupe à la fois des tâches ménagères et des enfants et doit trouver également les ressources pour la survie de la famille en s’occupant des animaux, du travail artisanal, de la récolte et de la vente des produits forestiers&#8230; La poterie traditionnelle, la distillation et les huiles essentielles des plantes aromatiques, la vente du pain<em> tabouna</em> et des œufs représentent un complément de revenu.</p>



<p>La femme est également chargée des pénibles corvées comme la cueillette et le transport du bois de chauffe et de cuisine ou l’eau de boisson… Certaines travaillent chez les agriculteurs qui viennent les chercher et les transporter dans des conditions lamentables. D’autres partent travailler dans la capitale comme aides ménagères parfois dans des conditions de servitude et d’exploitation dénoncées à plusieurs reprises par l’Instance nationale de lutte contre la traite (INLTP) et les médias.</p>



<p>Quant aux hommes, soit ils sont chômeurs et tuent leur temps dans les cafés ou à jouer soit migrent vers la capitale et les grandes villes comme main d’œuvre surtout dans la construction.</p>



<p>Beaucoup reste à faire pour améliorer les conditions de ces populations, le plus souvent oubliées, pour leur assurer le minimum d’une vie décente et leur droit à l’éducation, la santé, l’eau&#8230; Tenir compte des aspects socio-économiques particuliers de ces populations est nécessaire pour leur participation et intégration dans la préservation et la gestion de la forêt.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Kais-Saied-Amdoun-incendie-de-foret.jpg" alt="" class="wp-image-310771" width="500"/><figcaption><em>Le président Saïed à Amdoun en août 2020 pour constater les dégâts d&rsquo;un incendie de forêt. </em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Menaces contre les forêts </h2>



<p><strong>1/ Les feux de forêt</strong></p>



<p>Quoique d’autres pays, pratiquement sur tous les continents, sont également touchés ces dernières années par ce fléau très grave en raison du changement climatique, la recrudescence des incendies des forêts en Tunisie reste anormalement élevée.</p>



<p>Depuis la révolution et en raison de l’instabilité politique et de la fragilité et la faiblesse de l’Etat, les <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/08/17/incendies-de-forets-en-tunisie-des-incendiaires-pris-en-flagrant-delit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">incendies de forêt </a>ne cessent de s’intensifier. Ils sont en partie favorisés par un réchauffement global, la sécheresse et des journées de sirocco.</p>



<p>A l’approche de l’été les forêts brûlent, des milliers d’hectares sont, chaque année, incendiés. Ces incendies représentent une grave atteinte à la forêt et les dégâts nécessiteront un grand effort et des frais considérables pour le reboisement et une longue période de régénération. Tous les gouvernorats sont touchés.</p>



<p>Ces incendies prennent parfois des tournures dramatiques surtout que les services forestiers appelés à intervenir, avant l’arrivée de la protection civile, manquent affreusement de moyens humains et matériels (véhicules appropriés et matériel d’extinction et de lutte contre le feu).</p>



<p>Ces incendies peuvent causer des victimes, ravagent des forêts mais également des habitats, parfois du cheptel et détruisent des écosystèmes très fragiles et difficiles à remettre en place. Ils touchent des milliers d’hectares et représentent des pertes inestimables. Ils représentent une source de pollution et une production importante de carbone, gaz à effet de serre.</p>



<p>Ces incendies sont soit spontanés, involontaires ou criminels et prémédités. Les habitants, des forêts, par des pratiques inappropriées, malsaines et mal intentionnées, sont souvent eux mêmes à l’origine de ces incendies.</p>



<p><strong>2/ L’abattage clandestin des arbres</strong></p>



<p>Chaque année des milliers d’arbres forestiers sont abattus anarchiquement et clandestinement par des bandes organisées de malfrats, de bandits et de contrebandiers pour en faire du charbon ou pour les revendre sous forme de bois ou pour dégager des terrains pour la construction.</p>



<p>Ces bandits profitent des périodes de crises et de défaillances des autorités administratives et sécuritaires pour commettre leurs forfaits. Ils bénéficient souvent de la complicité des agents de l’Etat et des gardes forestiers.</p>



<p>Ces <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/05/05/jendouba-enquete-apres-labattage-de-51-arbres-forestiers-dans-la-region-de-bghoura/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">abattages concernent parfois des arbres</a> rares et centenaires. C’est le cas, en 2020, lors des périodes de confinement suite à la pandémie covid-19, où 400 arbres de chêne zen pluricentenaires ont été abattus à la tronçonneuse et déplacés par des engins lourds.</p>



<p>Le chômage, le manque de ressources et la pauvreté sont invoqués fréquemment pour justifier ces abus.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/arbres-zaghouan.jpg" alt="" class="wp-image-295553" width="500"/><figcaption><em>L&rsquo;abattage des arbres et le ramassage du bois pour la cuisine constituent des menaces pour la forêt.  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong>3/ La dégradation de l’espace forestier</strong></p>



<p>Le ramassage du bois pour la cuisine et le chauffage par la population des forêts, le surpâturage surtout par la chèvre (considérée par les forestiers comme l’ennemi principal) qui n’hésite pas à grimper sur les arbres pour brouter quelques feuilles et même les écorces sont des agents directs de la détérioration de l’espace forestier.</p>



<p>La déforestation pour des cultures vivrières, les aires de pâturage ou pour le logement et la construction rurale sont également d’autres raisons de dégradation des forêts.</p>



<p><strong>4/ Urbanisation et constructions anarchiques</strong></p>



<p>L’urbanisme rampant, la rareté et le prix fort des terrains à bâtir encouragent la spéculation et la transformation des aires forestières en parcelles destinées à la construction anarchique et illégale.</p>



<p>De nombreuses forêts ont vu la construction de chalets et de résidences secondaires appartenant à des hommes d’affaires, des politiques et de hauts cadres de l&rsquo;Etat. De nombreux projets officiels et parfaitement réglementaires ont vu également le jour soit pour des aménagements routiers soit pour la construction de zones industrielles ou des réalisations de projets touristiques.</p>



<p><strong>5/ Mauvaise gouvernance</strong></p>



<p>Le domaine forestier, appartenant aussi bien à l’Etat qu’aux privés, est géré par le ministère de l’Agriculture (Direction générale des forêts). Les habitants ont un droit d’usage domestique et non commercial.</p>



<p>Malheureusement, les moyens tant humains que matériels réservés aux forêts sont insuffisants. Les faibles crédits alloués ne peuvent suffire pour réaliser les plans d’aménagement, de reboisement et de développement des zones forestières.</p>



<p>Les services forestiers régionaux trouvent énormément de difficultés à assurer le contrôle et la gestion des domaines forestiers mis à leur disposition. Certaines parcelles forestières ne sont pas enregistrées et sont accaparés par des intrus.</p>



<p>Les ressources financières provenant de la vente des produits forestiers (bois, liège, PAM et autres PFNL) sont très en deçà des potentialités réelles et plusieurs superficies ne sont pas valorisées ce qui représente un important manque à gagner pour l’Etat.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Femmes-rurales.jpg" alt="" class="wp-image-260088" width="500"/><figcaption><em>Les femmes récoltent et vendent des produits forestiers</em>. </figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>La forêt occupe une place importante en Tunisie aussi bien pour les superficie qu&rsquo;elle occupe que sur les plans socio-économiques. Malheureusement la forêt subit des pressions anthropiques importantes aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.</p>



<p><a></a>Les incendies, l’abattage clandestin des arbres forestiers, la dégradation et déforestation, l’urbanisme rampant représentent autant de dangers qui mettent en péril l’existence de nos forêts.</p>



<p>Les moyens humains et matériels dérisoires réservés aux forêts sont des menaces indirectes favorables à la détérioration de la situation des espaces forestiers et des populations qui y habitent. La mauvaise gestion de ces espaces conduit à un manque à gagner important pour l’Etat et un risque important de déséquilibres des écosystèmes et la disparition de la flore et de la faune fragiles.</p>



<p>Le système actuel de gouvernance et de contrôle bureaucratique et statique se révèle inefficace pour faire face aux menaces et défis auxquels les forêts sont exposées. Il est nécessaire d’opter pour une gestion plus souple et plus réactive. Les habitants des forêts doivent être inclus pour préserver et développer ce patrimoine source de vie. L’utilisation du numérique et des technologies comme les drones, les caméras de surveillance… peuvent faciliter la gestion des espaces forestiers.</p>



<p>Les forêts représentent un patrimoine précieux et une richesse considérable actuellement gravement menacées. Il est temps de s’en occuper, de le protéger et le développer. Il y va de l’intérêt de tous : la population forestière qui a besoin d’aide et de soutien, l’économie régionale et nationale et tout le pays jadis connu pour sa verdure et l’étendue de ses forêts.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HQITSpeLW8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/05/le-numerique-et-le-hard-discount-menacent-la-grande-distribution-en-tunisie/">Le numérique et le «hard discount» menacent la grande distribution en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le numérique et le «hard discount» menacent la grande distribution en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/05/le-numerique-et-le-hard-discount-menacent-la-grande-distribution-en-tunisie/embed/#?secret=SSMp9jAx7m#?secret=HQITSpeLW8" data-secret="HQITSpeLW8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QViqrGuKuQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/nest-il-pas-temps-de-moderniser-la-commercialisation-des-oeufs-en-tunisie/">N’est-il pas temps de moderniser la commercialisation des œufs en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« N’est-il pas temps de moderniser la commercialisation des œufs en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/nest-il-pas-temps-de-moderniser-la-commercialisation-des-oeufs-en-tunisie/embed/#?secret=fD3s8AaKKa#?secret=QViqrGuKuQ" data-secret="QViqrGuKuQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gjrRTw2AZC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/15/comment-reduire-nos-dechets-organiques-et-alleger-nos-poubelles/">Comment réduire nos déchets organiques et alléger nos poubelles</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment réduire nos déchets organiques et alléger nos poubelles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/15/comment-reduire-nos-dechets-organiques-et-alleger-nos-poubelles/embed/#?secret=K48XbEmYOh#?secret=gjrRTw2AZC" data-secret="gjrRTw2AZC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Le numérique et le «hard discount» menacent la grande distribution en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Feb 2022 09:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[carte de fidélité]]></category>
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		<category><![CDATA[hypermarchés]]></category>
		<category><![CDATA[loi des finances 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Bergaoui]]></category>
		<category><![CDATA[supermarchés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis les années 2000, la grande distribution a bouleversé le commerce du détail, et surtout des produits alimentaires, en Tunisie. Les grandes et moyennes surfaces se sont rapidement développées et ont connu un grand succès auprès du consommateur. La crise économique, l&#8217;inflation et la pandémie ont malheureusement sérieusement affecté ce secteur et réduit son chiffre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Grande-distribution.jpg" alt="" class="wp-image-191697"/></figure></div>



<p><strong><em>Depuis les années 2000, la grande distribution a bouleversé le commerce du détail, et surtout des produits alimentaires, en Tunisie. Les grandes et moyennes surfaces se sont rapidement développées et ont connu un grand succès auprès du consommateur. La crise économique, l&rsquo;inflation et la pandémie ont malheureusement sérieusement affecté ce secteur et réduit son chiffre d&rsquo;affaires. Les dernières restrictions pour l&rsquo;accès à ces magasins (passeport sanitaire et timbre fiscal de 100 millime sur ticket de caisse) risquent d&rsquo;aggraver encore la situation. Par ailleurs, dans de nombreux pays, le commerce de détail connaît des bouleversements et des innovations importants. Le «hard discount», le numérique et le e-commerce deviennent les nouvelles armes pour réduire les prix et mieux servir la clientèle.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ridha Bergaoui *</strong></p>



<span id="more-379720"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Le commerce du détail en Tunisie est dominé par le petit commerce traditionnel de quartier tenu par des commerçants indépendants. Depuis leur introduction en Tunisie, dans les années 2000, la grande distribution à dominance alimentaire connaît un succès certain et a entraîné une remodélisation du paysage du commerce de détail et les habitudes de consommation du citoyen.</p>



<p>On entend par grande distribution, le commerce moderne de masse en self-service. Elle comprend des unités classées selon la superficie&nbsp;du magasin : supérette (120-400 m²), supermarché (400-2500 m²), hypermarché (&gt;2500 m²). Le terme <em>«moyenne et grande surface (GMS)» </em>groupe les hypermarchés et les supermarchés. Un <em>«mall»</em> est un grand centre commercial où on trouve des biens de consommation, des services et de l’animation.</p>



<p>Le passeport vaccinal obligatoire exigé, depuis le 22 décembre dernier, pour l’accès aux GMS a entraîné une réduction du chiffre d’affaires, estimée entre 20 et 30% selon le président de la Chambre syndicale des grandes surfaces. Le timbre fiscal, prévu par la loi des finances 2022 et entré en vigueur depuis le 1<sup>er</sup> février, sur chaque ticket de caisse des GMS, va certainement éroder encore plus l&rsquo;enthousiasme de la clientèle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avantages des GMS pour le consommateur</h2>



<p>Les GMS présentent de nombreux avantages pour le consommateur&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>offre diversifiée et possibilités de choix;</li><li>libre-service et paiement rapide à la caisse (sauf heures de pointe);</li><li>rapport qualité/prix intéressant (économie d’échelle grâce aux Centrales d’achat);</li><li>alignement sur les standards modernes internationaux (offre, produits, stratégies marketing…) et garantie de sécurité, d’hygiène et de qualité;</li><li>le client trouve tout ce dont il a besoin sur place (produits alimentaires, produits de soin et d’entretien, électro-ménager…) surtout qu’il est de plus en plus pressé;</li><li>possibilité de paiement par carte bancaire et tickets restaurants;</li><li>disponibilité généralement d’un parking pour garer sa voiture.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Abus et pratiques douteuses de certaines GSM</h2>



<p>L’objectif des GSM, comme toute entreprise commerciale privée, demeure le profit. Pour y arriver, les GSM utilisent tous les moyens pour augmenter leurs chiffres d’affaires, augmenter le nombre de clients et maximiser leurs achats. Tout est fait pour attirer le client à commencer par la décoration, l’ambiance du magasin (climatisation, lumière, musique…), la présentation et l’aménagement des rayons, l’exposition des produits…</p>



<p>Les GSM poussent à la surconsommation. Un ensemble de techniques de marketing, basé sur la connaissance toujours plus scientifique du comportement du consommateur, a été développé pour pousser le client à acheter plus, plus que ses besoins et même des achats inutiles et compulsifs. Ces techniques peuvent mener les ménages à l’endettement et au gaspillage. Les plus organisés dressent une liste de leurs achats avant d’aller au magasin. Toutefois on estime que plus de 50% des achats des consommateurs dans les GSM n’ont pas été inscrits sur la liste initiale.</p>



<p>Des techniques qui s’apparentent plutôt à la tromperie et à la fraude sont parfois utilisées (ne pas indiquer le prix au rayon, afficher qu’il s’agit d’une promo alors que c’est le prix normal, promotion rayon et prix entier à la caisse, photos du catalogue qui ne sont pas à la même échelle pour tromper le client, fausses remises…). Les promotions sont des techniques de marketing auxquelles les GSM font appel soit pour liquider des stocks soit à l’approche de la date limite de consommation des produits.</p>



<p>Les sachets à usage unique, interdits en Tunisie depuis mars 2020, ont disparu des caisses et le client est obligé d’acheter ou apporter ses propres contenants pour transporter ses achats. Ils sont toutefois disponibles à gogo dans les rayons des fruits, légumes, viandes, poissonnerie et fromages. Ces sachets devaient être remplacés par des sacs en papier ou en plastique biodégradable.</p>



<p>La carte de fidélité est un leurre. Elle permet d’avoir une remise, par points sur les achats. Cette remise est en réalité insignifiante (environ 0,5%, soit 500 millimes pour des achats de 100 dinars). Pour l’avoir vous êtes obligés de répondre à un long questionnaire et donner des détails personnels (date de naissance, adresse mail, numéro CIN, lieu de résidence, téléphone, état civil, nombre de personnes par famille&#8230;). Ces données sont utilisées par les GMS à des fins de marketing ciblé. Toutefois leur usage à d’autres fins est possible.</p>



<p>La relation personnel/client est presque inexistante et parfois même tendue. L’absence de personnel près des rayons pour les informer, les orienter et les conseiller est déplorable. Le non retour de la petite monnaie allant parfois jusqu’à 50 millimes par ticket de caisse alors qu’on ne vous pardonne pas pour 10 milimes ou moins.</p>



<p>Les catalogues papiers distribués à tour de bras et placés dans votre boîte aux lettres ou glissés sous la porte se retrouvent à polluer l’environnement. Ces catalogues sont très peu lus par les habitants et sont directement jetés.</p>



<p>Il faut rappeler qu’à part les marges réalisées au magasin, les GSM font des bénéfices d’une part sur les frais financiers, puisqu’elles vendent au comptant alors qu’elles achètent à crédit de 60 à 90 jours, et d’autre part des ristournes (ou marges arrière) versées par les fournisseurs sur le volume des ventes réalisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise économique, inflation et pandémie</h2>



<p>A leur création, les GSM se sont positionnées à la périphérie des grandes villes où le terrain est bon marché. Elles visaient une clientèle aisée jouissant d’un fort pouvoir d’achat et disposant de moyens de déplacement. Elles ont par la suite investi le centre-ville et joué la carte de la proximité pour toucher un maximum de clients.</p>



<p>La répartition au niveau du pays reste déséquilibrée et les zones rurales pauvres et les petites villes ne sont pas couvertes. Les GSM ont renforcé le clivage et la ségrégation sociale déjà visible. D’une part une Tunisie des personnes aisées qui se soignent dans les cliniques privées, scolarisent leurs enfants chez le privé et font leurs courses aux supers marchés, les <em>«malls»</em> et les boutiques de marques franchisées. D’autre part la Tunisie des pauvres qui vivotent grâce aux services publics et les achats au jour le jour, très souvent à crédit, chez le petit épicier du coin.</p>



<p>La crise économique, avec le recul de la croissance économique nationale, l’augmentation du taux de chômage et la diminution du pouvoir d’achat du consommateur ont entraîné l’augmentation de la pauvreté et l’érosion de la classe moyenne. Celle-ci représente la plus grande partie de la clientèle des GSM.</p>



<p>Les dernières exigences imposées pour faire ses achats dans les GSM (passeport vaccinal) et le timbre fiscal de 100 millimes vont encore élaguer la clientèle et faire chuter leur chiffre d’affaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives et innovations</h2>



<p>Dans le monde, le commerce de détail connaît de grandes mutations et des innovations décisives qui visent à mieux servir le client et à réduire les prix. Ci-dessous quelques exemples.</p>



<p>Afin de de renforcer le lien social et le contact avec les clients, certaines grandes surfaces françaises ont installé des caisses particulières appelées <em>«bla bla caisses»</em>. Ces caisses lentes permettent aux clients de discuter avec une caissière du magasin. Ces caisses connaissent beaucoup de succès surtout auprès des personnes âgées et isolées.</p>



<p>Par ailleurs, deux innovations menacent sérieusement la grande distribution&nbsp;classique : le <em>«hard discount»</em> (HD) et le numérique. En effet avec la crise économique et la détérioration de son pouvoir d’achat, le consommateur est à la recherche de produits moins chers et de promotions.</p>



<p>L’objectif des HD est de réduire au maximum les coûts et les prix au consommateur. Les HD emploient un personnel réduit (généralement une caissière seulement), une présentation sobre des produits parfois laissés sur les palettes et dans l’emballage de l’usine, une gamme très limitée de produits essentiels, pas de publicité couteuse et un aménagement minimum du magasin. La rentabilité se faisant principalement sur le volume avec de petites marges mais un grand volume. Ces magasins HD se développent de plus en plus.</p>



<p>Dans de nombreux pays, la révolution numérique a bouleversé le commerce. Le e-commerce connaît un boom surtout ces dernières années avec la pandémie covid, le confinement et les mesures sanitaires imposées. De plus en plus les achats se font en ligne avec possibilité de livraison à domicile ou des formules du type <em>«Click and Collect»</em> où le client fait ses achats en ligne, va les récupérer au magasin avec le paiement qui se fait soit en ligne soit au moment de la livraison.</p>



<p>De nombreux magasins ne comportent plus de caissières, le paiement des achats par le client se fait automatiquement à la sortie du magasin par un simple clic sur son smartphone.</p>



<p>Enfin, le concept des magasins physiques classiques (avec des rayonnages pleins de marchandises et des clients qui se promènent pour faire leurs achats et passer à la caisse) est de plus en plus abandonné. De très grands dépôts remplis de marchandises voient le jour, vendent uniquement sur catalogue en ligne et livrent directement, ou par sociétés de livraison, aux clients à domicile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>L’arrivée de la grande distribution en Tunisie a permis de moderniser le secteur du commerce de détail. Elle a permis aux consommateurs de profiter d’un large choix de produits et d’un rapport qualité prix avantageux. Ce secteur devait se développer rapidement dans les années à venir et plusieurs projets sont déjà en cours. Toutefois de nombreuses lacunes existent.</p>



<p>Il est nécessaire d’accorder plus d’attention et de considération au consommateur. Plus de transparence, et particulièrement un affichage clair des prix au niveau des étalages, est souhaité. Une attention particulière doit être portée à l’écologie et essentiellement au problème des emballages en plastique. L’usage des sacs en plastique à usage unique (utilisés dans les rayons fruit-légumes-boucherie-poissonnerie) doivent être abandonné conformément à la réglementation en vigueur. Il faut également arrêter de harceler le consommateur et la distribution des catalogues sans aucun intérêt.</p>



<p>Le secteur de la distribution connaît ces derniers temps, partout ailleurs, une évolution importante. L’apparition des <em>«hard discount»</em>, le numérique et le commerce en ligne sont des innovations dont il faut désormais tenir compte.</p>



<p>L’Etat se doit de contrôler le comportement des grands groupes de distribution. Il doit intervenir pour empêcher les monopoles et la spéculation. Il doit prendre si nécessaire des sanctions pour préserver l’environnement et défendre le consommateur du comportement parfois abusif de la grande distribution.</p>



<p>Enfin, le secteur du commerce de détail englobe non seulement la grande distribution mais également le petit commerce traditionnel de proximité, les marchés municipaux, les souks hebdomadaires, les commerçants ambulants et informels installés aux bords des routes et dans les artères commerçantes. La modernisation du tissu commercial de détail doit être inclusive et intégrer tous les intervenants. Elle passe également par la modernisation du commerce de gros.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="72fQzs1n9o"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/nest-il-pas-temps-de-moderniser-la-commercialisation-des-oeufs-en-tunisie/">N’est-il pas temps de moderniser la commercialisation des œufs en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« N’est-il pas temps de moderniser la commercialisation des œufs en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/nest-il-pas-temps-de-moderniser-la-commercialisation-des-oeufs-en-tunisie/embed/#?secret=SXgmoG1XYP#?secret=72fQzs1n9o" data-secret="72fQzs1n9o" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5bcktS6tOk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/15/comment-reduire-nos-dechets-organiques-et-alleger-nos-poubelles/">Comment réduire nos déchets organiques et alléger nos poubelles</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment réduire nos déchets organiques et alléger nos poubelles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/15/comment-reduire-nos-dechets-organiques-et-alleger-nos-poubelles/embed/#?secret=LVR3X7gQPy#?secret=5bcktS6tOk" data-secret="5bcktS6tOk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eP99a7pDKB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/03/semences-des-cereales-et-securite-alimentaire-en-tunisie/">Semences des céréales et sécurité alimentaire en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Semences des céréales et sécurité alimentaire en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/03/semences-des-cereales-et-securite-alimentaire-en-tunisie/embed/#?secret=6OPwY7M02r#?secret=eP99a7pDKB" data-secret="eP99a7pDKB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/05/le-numerique-et-le-hard-discount-menacent-la-grande-distribution-en-tunisie/">Le numérique et le «hard discount» menacent la grande distribution en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>N’est-il pas temps de moderniser la commercialisation des œufs en Tunisie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 09:51:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le prix et la disponibilité des&#160;œufs&#160;ne cessent de préoccuper l&#8217;opinion publique en Tunisie. La commercialisation de l’œuf connaît des perturbations en raison du prix jugé peu rentable pour les producteurs. Producteurs et intermédiaires sont en train de stocker les œufs en attendant une augmentation du prix. Le système répressif est peut efficace et le ministère...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Oeufs.jpg" alt="" class="wp-image-6772"/></figure></div>



<p><strong><em>Le prix et la disponibilité des&nbsp;œufs&nbsp;ne cessent de préoccuper l&rsquo;opinion publique en Tunisie. La commercialisation de l’œuf connaît des perturbations en raison du prix jugé peu rentable pour les producteurs. Producteurs et intermédiaires sont en train de stocker les œufs en attendant une augmentation du prix. Le système répressif est peut efficace et le ministère du Commerce (MD) semble incapable d’imposer le prix fixé de 0,980 dinar les 4 unités.&nbsp; Jusqu&rsquo;à quand ces problèmes vont-ils durer ?</em></strong> <strong><em>Alors que des solutions existent&#8230; </em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui</strong> *</p>



<span id="more-375141"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>En cette période de fêtes de fin d’année, les œufs connaissent une importante demande de la part des professionnels de la pâtisserie-restauration ainsi que des ménages. A part les œufs sous emballage présents à prix forts sur les étagères des grandes surfaces, les œufs à la pièce vendus chez l’épicier se font de plus en plus rares ou se vendent parfois à des prix exorbitants (jusqu’à 1,600 dinar/les quatre unités, alors que le prix fixé par le ministère du Commerce &#8211; MC &#8211; n’est que 0, 980 dinar).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les œufs, objet de chantage et de pression</h2>



<p>La production de l’œuf de consommation en Tunisie a été estimée à 1863 millions en 2020 (Filière avicole Tunisie,<a href="http://www.onagri.nat.tn/uploads/filieres/avicole/FICHE-AVICULTURE-2021.pdf) soit prés de 160 œufs/habitant/an" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Onagri</a>. Cette production est assurée par 360 éleveurs de taille moyenne, situés essentiellement dans les régions de Sfax et Nabeul.</p>



<p>Le ministère de l’Agriculture affirme qu’il n’y a aucun problème de production. Il a même commencé à constituer le stock traditionnel stratégique pour le mois de Ramadan.</p>



<p>Les producteurs se plaignent des prix élevés des aliments concentrés destinés à la volaille et trouvent que le prix de vente fixé par le MC n’est pas rentable et reviendrait à la vente des œufs à perte. Ils demandent la révision de ce prix et une augmentation minimale de 50 millimes/œuf.</p>



<p>Quant à l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (Otic), elle appelle à acheter les œufs au prix fixé par le MC, pas plus cher pour ne pas encourager les spéculateurs.</p>



<p>Dans un dernier communiqué, le MC maintient sa position et appelle tous les intervenants à assurer l’approvisionnement régulier du marché tout en respectant le prix fixé.</p>



<p>Les œufs sont théoriquement disponibles en grande quantité, les poules continuent à pondre comme d’habitude et les stocks ne cessent d’augmenter. Des spéculateurs et différents intervenants de la filière sont en train de constituer des stocks dans l’espoir d’une augmentation sensible du prix de vente surtout que les œufs se conservent facilement à température ambiante en cette période hivernale. En effet, les services du MC ont opéré de nombreuses saisies d’œufs stockés dans des dépôts anarchiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de fixation des prix obsolète</h2>



<p>Le système de fixation des prix par le MC semble arrivé à bout. Ce système ne satisfait plus personne et est devenu à l’encontre de son objectif principal, celui de défendre le pouvoir d’achat du consommateur et de lutter contre l’augmentation des prix des produits essentiels.</p>



<p>En effet, il a été remarqué à plusieurs reprises que dés que l’Etat intervient pour fixer le prix d’un produit, soit disant pour défendre le consommateur, le produit disparaît des circuits de distribution classiques et se retrouve dans les circuits parallèles à des prix beaucoup plus élevés. Le consommateur n’a plus aucun choix que de l’acheter au marché noir. C’est le cas de la pomme de terre dont le prix a été plafonné en aout dernier pour la vente au public à 1,380 dinar/kg et qui a disparu des grandes surfaces pour être vendue dans le commerce informel jusqu’à 2,000 dinar le kg. C’est également le cas du fer à béton, de l’escalope et du poulet et bien d’autres produits. La politique de fixation des prix des produits essentiels n’arrange que les spéculateurs et les opportunistes et n’est nullement à l’avantage du consommateur.</p>



<p>Le MC ne cesse de brandir l’application de la loi et de pénaliser tous les intervenants qui ne respectent pas les prix fixés toutefois le MC n’a pas les moyens matériels et humains nécessaires pour contrôler tous les intervenants et lutter contre la spéculation et l’augmentation illicite des prix. Le système répressif mis en place par le MC n’a plus aucune efficacité. Cette solution était valable du temps de la dictature où les gens avaient peur des autorités et des officiels et que l’Etat arrivait à imposer ses décisions. De nos jours, le Tunisien est devenu réfractaire face à un Etat grandement affaibli et discrédité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ménager la chèvre et le chou</h2>



<p>Il est indiscutable que pour assurer la pérennité d’une activité ou d’une filière, il est nécessaire que les opérateurs puissent en tirer un bénéfice. Demander à des producteurs de vendre à perte est inconcevable. Toutefois profiter des circonstances pour faire de la spéculation et se remplir les poches aux dépens du consommateur n’est pas non plus admissible.</p>



<p>Etablir un prix de revient pour les œufs est très facile surtout qu’il s’agit d’une activité hors sol et les postes de dépense sont bien identifiés. Le Groupement Interprofessionnel des produits avicoles et cunicoles (Gipac) dispose de toutes les données actualisées concernant le secteur avicole. Fixer un prix rentable pour les éleveurs et raisonnable pour le consommateur, tout en prévoyant des marges correctes pour les différents intervenants, est très facile. Le différent entre producteurs et le MC au sujet de la fixation du prix de vente des œufs n’a pas en principe lieu d’être.</p>



<p>Il faut souligner que la productivité de la poule (nombre d’œufs pondus/an) dépend de plusieurs facteur dont la souche, la qualité de l’aliment, l’ambiance d’élevage et la technicité de l’éleveur. Pour réduire le cout de production, il est possible d’agir sur tous ces facteurs et en premier sur les compétences des éleveurs.</p>



<p>Dans ce sens si le prix de 0,980 dinar laisse suffisamment de marge tant aux différents intervenants, compte tenu du prix du concentré, la demande des producteurs d’augmenter les prix serait tout simplement abusive et il y a lieu de veiller au strict respect du tarif fixé par le MC quitte à sanctionner sévèrement les contrevenants. Le MC connaît dans les détails tous les producteurs des œufs de consommation, les grossistes ainsi que tous leurs dépôts de stockage des œufs, intervenir pour obliger les intervenants à approvisionner le marché d’une façon régulière n’est pas difficile.</p>



<p>Dans le cas où le prix est réellement trop bas, il faut prévoir rapidement une révision du prix pour éviter de déstabiliser une filière encore fragile et dépendante des marchés mondiaux des matières premières.</p>



<p>Ce que reprochent les professionnels c’est que l’Etat ne bouge généralement pas lors de la chute des prix en raison de l’abondance de l’offre ou le recul de la consommation. En effet, en période de surproduction les prix chutent d’une façon parfois catastrophique et de nombreux éleveurs courent la faillite. Dans ces cas, l’Etat se doit de venir en aide aux producteurs pour surmonter la crise. De nombreux mécanismes existent et le Gipac est habilité à intervenir dans ces situations délicates (constitution de stocks, réforme précoce des pondeuses…). Il suffit de lui accorder les crédits nécessaires pour mener ces tâches spécifiques de régulation du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des solutions possibles</h2>



<p>A part la lutte contre la spéculation, le contrôle des prix et les mesures répressives pour appliquer la réglementation, l’Etat dispose d’un puissant levier pour lutter contre une augmentation injustifiée des prix c’est l’importation. Cette mesure doit être le dernier recours afin de ne pas léser le consommateur et lui permettre d’acquérir un produit devenu de première nécessité et la principale source de protéines bon marché.</p>



<p>Une autre solution envisageable pour réduire les prix, c’est le boycott par les consommateurs. Le boycott a été une bonne solution appliqué à certains produits (surtout ceux rapidement périssables comme la banane, le lait, le poulet… des produits facilement substituables ou superflus), dans certains pays et certaines circonstances. Les effets du boycott ne sont efficaces que s’il y a une diminution sensible de la demande et surtout si les consommateurs sont solidaires. En effet si le consommateur lambda continue à agir comme d’habitude en se disant que les autres feront le boycott à sa place, l’opération n’a aucune chance d’aboutir.</p>



<p>L’hôtellerie, la restauration et le secteur de la pâtisserie sont de gros consommateurs d’œufs. Il est injuste de placer ces clients au même titre que le simple consommateur pour qui les œufs représentent un aliment essentiel au même titre que le pain. Les pâtissiers qui vous vendent le morceau de gâteau de 8 à 10 dinars peuvent se permettre d’acheter des œufs plus chers que le simple citoyen sans forcément augmenter le prix de vente de leurs produits.</p>



<p>C’est au fait toute la problématique de la politique de subvention des produits (pain, semoule et pâtes, sucre, carburant…), de la caisse de compensation et du ciblage des classes visées par les aides sociales.</p>



<p>Dans les pays évolués, et essentiellement pour des raisons sanitaires, les cuisines centrales et la restauration collective ne peuvent utiliser que des œufs emballés par des centres de conditionnement agrées ou des ovoproduits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revoir les circuits de commercialisation des œufs</h2>



<p>Les œufs sont fragiles et présentent des risques importants de contaminations susceptibles d’entrainer chez le consommateur des risques d’intoxications. Quoique le contenu de l’œuf est stérile, la coquille peut être très souillée à commencer par les fientes de volaille mais également par de la poussière et une multitude de germes.</p>



<p>La vente des œufs à l’unité chez le petit épicier du coin est un choix archaïque et déconseillé. Le consommateur ne dispose d’aucune information sur le produit. L’œuf est manipulé par de nombreux intermédiaires et peut présenter d’importants risques sanitaires.</p>



<p>L’emballage des œufs et leur calibrage sont devenus partout indispensables pour garantir un produit sain et de qualité. La fraicheur est également un critère important pour le consommateur. Dans de nombreux pays, les œufs sont également classés en fonction du mode de production et de l’élevage de la poule pondeuse (élevage biologique, pondeuses en plein air, au sol ou en cage).</p>



<p>Des casseries industrielles existent partout dans le monde. Ces usines transforment les œufs en ovoproduits. Il s’agit de séparer les différentes parties de l’œuf (blanc, jaune, mélange de blanc et de jaune en différentes proportions) présentées sous différentes formes&nbsp;: pasteurisées, congelées ou déshydratées, avec différents types d’emballage et de capacités. Cette présentation est largement utilisée par les industries agroalimentaires et la restauration collective. Elle offre une parfaite qualité hygiénique des produits, de la praticité (produit prêt à l’emploi, facile à conserver et à manipuler) et du cout (on n’utilise que la partie de l’œuf dont on a besoin).</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



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		<title>Violence domestique et maltraitance animale en Tunisie</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 12:08:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La violence domestique ne cesse de croître particulièrement à l’encontre des femmes et des enfants. Des études sérieuses ont montré le lien étroit entre violence domestique et maltraitance animale. Les enfants qui assistent à des scènes ou subissent des violences ont tendance à reproduire ces agressions d’abord sur des animaux puis plus tard sur des...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Tunis-chiens-errants.jpg" alt="" class="wp-image-327857"/><figcaption> <em>Dans le climat de violence actuel en Tunisie, les animaux ne sont pas épargnés.</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La violence domestique ne cesse de croître particulièrement à l’encontre des femmes et des enfants. Des études sérieuses ont montré le lien étroit entre violence domestique et maltraitance animale. Les enfants qui assistent à des scènes ou subissent des violences ont tendance à reproduire ces agressions d’abord sur des animaux puis plus tard sur des humains.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui&nbsp;</strong>*</p>



<span id="more-372509"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Ces dernières années, la Tunisie a connu une vague de violence sans précédent&nbsp;: terrorisme, assassinats politiques, violences envers certains corps de métier (personnel de santé, enseignants…), violences au sein des familles, détournements et viols de mineurs, braquages, violences entre époux pouvant aller jusqu’au meurtre prémédité… L’agression sauvage et la tentative de meurtre à la hache de l’enseignant du lycée d’Ezzahra de la part de son élève, pour une raison tout à fait banale sans aucun rapport avec l’acte prémédité, est révélatrice d’une dégradation grave des valeurs morales de notre société.</p>



<p>La violence virtuelle sur les réseaux sociaux, le cyber harcèlement, les insultes et les mots vulgaires… sont également des crimes de plus en plus présents. Des jeux vidéo, certaines séries télévisées et des dessins animés véhiculent chez nos jeunes les notions de haine, de vengeance, de violence et d’assassinat. Tuer devient facile et banalisé.</p>



<p>Ces incidents graves et sordides nous laissent inquiets et devraient être l’occasion, pour les spécialistes, les sociologues, les responsables et les politiciens, d’analyser ce phénomène, qui déstabilise la société, afin de trouver les solutions adéquates.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Femmes et enfants, maillons faibles de la société</h2>



<p>Les violences et les agressions à l’encontre des femmes se multiplient. Sur les lieux de travail, les moyens de transport, la rue et au sein de la famille, la femme subit des violences morales, physiques, sexuelles et parfois économiques. Même les femmes âgées n’ont pas été épargnées et ont été violées chez elles.</p>



<p>Les enfants font également l’objet de violences aussi bien à la maison, à l’école que dans la rue. Une enfance parfois maltraitée, exploitée physiquement et même sexuellement, agressée et violentée.</p>



<p>Heureusement que ces violences sont souvent dénoncées dans les médias et les réseaux sociaux et les autorités réagissent généralement pour protéger les victimes et porter plainte contre les agresseurs.</p>



<p>Chaque année et durant 16 jours (du 25 novembre au 10 décembre) une campagne internationale de sensibilisation et de lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles est organisée sous l’égide des Nations Unis. A cette occasion, le ministère de la Famille, de la Femme, de l&rsquo;Enfance et des Personnes âgées mène des actions d’éducation et de sensibilisation auprès du grand public pour lutter contre ce phénomène de violence.</p>



<p>Des campagnes de sensibilisation à grande échelle, une mobilisation des ONG et de divers ministères… sont régulièrement organisées pour informer les victimes de leurs droits et prévenir les dépassements. Protéger les victimes, les prendre en charge et les aider matériellement et psychologiquement, sanctionner et juger les malfaiteurs responsables sont indispensables.</p>



<p>Prévenir et former notre jeunesse à l’empathie et au respect de nos semblables, de tous les êtres vivants qui nous entourent et de notre environnement d’une façon générale est primordial pour vivre en harmonie et profiter des bienfaits de la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les animaux ne sont pas épargnés</h2>



<p>Dans cette ambiance de violence et d’agressions, les animaux ne sont pas épargnés. Chats et chiens surtout subissent de temps en temps des traitements cruels et inhumains. Ces agissements émanent parfois des autorités publiques comme les services municipaux qui abattent sauvagement dans la rue les chiens errants en les laissant agoniser dans des mares de sang.</p>



<p>Récemment, l’implication d’un grand laboratoire de recherche national, en collaboration avec un partenaire américain, dans des essais cruels sur des chiens Beagle pose de nouveau le problème de l’utilisation des animaux dans des expériences médicales et la nécessité d’encadrer de très prés ces recherches par des commissions d’éthique qui veillent au respect des règles du bien-être animal.</p>



<p>Le scandale des chiens abattus l’été 2020, dans la région de Djerba a violemment secoué et indigné tout le pays. Associations, groupes et réseaux sociaux ont dénoncé ces actes barbares et sanguinaires.</p>



<p>Les abandons des chiens et chats par leurs propriétaires est un acte criminel envers les animaux dont ils sont responsables et envers toute la société. Les supplices et les violences que subissent certains animaux comme l’empoisonnement des chats et la torture et les mauvaises conditions de détention et de vie de certains animaux de compagnie représentent des dépassements intolérables. Les enfants qui torturent les petits chatons dans un acte gratuit de sadisme sont à condamner et à punir sévèrement ainsi que leurs parents.</p>



<p>La maltraitance animale est souvent l’affaire des garçons plus que des filles. La femme, probablement suite à ses instincts de maternité, est plus sensible à la souffrance des animaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lien étroit entre maltraitance animale et violence domestique</h2>



<p>Depuis très longtemps les scientifiques ont montré que les personnes agressives envers les animaux le sont également envers l’être humain et commettent des agressions et des violences pouvant aller jusqu’à l’homicide prémédité.</p>



<p>Certaines personnes violentes agressent volontairement les animaux de compagnie de leur entourage comme moyen de pression et de contrôle des siens. Ils utilisent ces animaux pour intimider, punir et se venger de leurs partenaires. C’est d’ailleurs la signification du fameux proverbe de chez nous&nbsp;<em>«Frappe la mariée, elle sera bien éduquée </em><em>اضرب القطوسة تتربى العروسة</em><em>».</em></p>



<p>Les enfants qui assistent à des scènes de violence conjugales sont généralement déstabilisés et connaitront des problèmes émotionnels. Ils ont tendance à reproduire ces violences sur les animaux et les humains. Généralement la violence commence sur les animaux domestiques puis, plus tard, sur les humains pouvant aller jusqu’à des tendances criminelles d’assassinat et de meurtres prémédités. Les enfants qui ont été eux-mêmes victimes de violence soit chez eux, à l’école ou ailleurs ou ont subi des agressions sexuelles, ont tendance également à montrer des comportements agressifs et violents.</p>



<p>Le lien entre maltraitance animale et santé mentale a été également démontré depuis longtemps. Un comportement violent envers les animaux est un indicateur d’un déséquilibre psychologique et de troubles psychiatriques. C’est le signe que la personne a subi des violences ou vit dans un environnement violent. L’étude de cas de tueurs en série aux Etats Unis à montré que ces individus avaient vécu dans un environnement violent et ont subi eux même des violences physiques, morales ou sexuelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lutter contre la maltraitance animale </h2>



<p>Lutter contre la violence domestique passe inévitablement par la lutte contre la maltraitance animale. L’enfant doit apprendre dés le jeune âge à respecter et aimer les animaux. On doit lui enseigner l’utilité des animaux, leur place et leur importance dans notre société. Il faut blâmer chez l’enfant tout comportement violent et développer chez lui l’empathie envers les animaux.</p>



<p>L’homme a une affinité innée pour le monde vivant en général et le monde animal d’une façon particulière. C’est son environnement qui peut transformer cette affinité en antipathie, maltraitance et cruauté envers les animaux.</p>



<p>Elever un petit animal domestique à la maison ou à l’école et laisser les enfants s’en occuper, le soigner et lui donner à manger permet à l’enfant de connaitre de prés le monde animal et d’établir des relations de sympathie, de compréhension, d’acceptation et de responsabilisation envers les animaux.</p>



<p>Il faut parvenir à expliquer à l’enfant la différence entre violences acceptées par la société et la maltraitance. La pêche des poissons, la chasse des animaux sauvages, l’abattage des animaux domestiques pour le commerce des viandes, l’abattage du mouton de l’Aïd… sont des pratiques autorisées par les religions et admises par toutes les sociétés. Il faut veiller toutefois à ne pas maltraiter les animaux et les exposer à des souffrances inutiles. Tuer des insectes nuisibles, des rongeurs … pour les risques que cela peut présenter sur la santé de l’homme est tout à fait légal et acceptable. Faire souffrir gratuitement un mouton, un chien, un chat, un oiseau ou tout autre animal inutilement est de la maltraitance à blâmer et à combattre sans aucune réserve.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Traiter la violence domestique et la maltraitance animale uniquement sur le plan réglementaire et faire une législation complète et répressive est insuffisant. Prévenir en éduquant les jeunes, les informer et les sensibiliser est plus important. Le rôle de la famille, des institutions éducatives, des associations et de la société civile est primordial.</p>



<p>Lutter contre les violences à l’encontre des femmes passe par l’égalité des sexes, l’information et l’éducation, l’autonomisation de la femme et l’engagement de toute la société et des médias.</p>



<p>La violence domestique est étroitement liée à la maltraitance animale. La lutte contre la maltraitance et la sensibilisation à la souffrance animale et le mal-être dés le jeune âge, à la maison, dans le milieu scolaire et dans la rue, permet de prévenir la violence domestique.</p>



<p>Il est nécessaire de réserver dans les programmes scolaires un espace beaucoup plus important réservé à l’écologie, la nature, les animaux, les plantes et sensibiliser les jeunes à la préservation de l’environnement et l’amour des animaux. Toute maltraitance répétée de la part de l’enfant doit être prise au sérieux et avertir les parents et les éducateurs sur un éventuel risque de frustration et de malaise pouvant conduire à des comportements violents.</p>



<p>Côtoyer un animal de compagnie procure de la joie et du bonheur et peut être même bénéfique sur un plan thérapeutique pour de nombreuses pathologies. Le chien en particulier interagit chaleureusement avec l’homme et possède la capacité de tisser des liens affectifs très forts. Il est doué d’une sensibilité exceptionnelle et d’une grande capacité de percevoir et d’interpréter les signaux humains.</p>



<p>Nous sommes tous concernés par la violence domestique qui s’accompagne de souffrances physiques et morales. Pour la collectivité, elle entraine des pertes économiques importantes dans les frais de soins et les incidences négatives sur le rendement au travail.</p>



<p>Enfin une excellente citation de Gandhi qui résume nos propos <em>«On peut juger de la grandeur d’une nation et ses progrès moraux par la façon dont elle traite les animaux»</em>.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



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		<title>Comment réduire nos déchets organiques et alléger nos poubelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 08:34:25 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ridha Bergaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Dechets-Sfax-Ban.jpg" alt="" class="wp-image-368140"/><figcaption><em>La récente crise environnementale provoquée par les problèmes de la gestion des ordures à Sfax incite à envisager des solutions durables. </em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>A côté des nuisances environnementales, l’enlèvement, le transport et l’enfouissement des ordures coûtent très cher à la collectivité. En Tunisie, les ordures ménagères sont très riches en matières organiques. La valorisation de ces déchets à l’amont au niveau des ménages permettra une réduction sensible de la quantité d’ordures. Les poules représentent un moyen efficace de se débarrasser d’une partie de ces ordures et permettent d’obtenir des œufs frais de bonne qualité. Le compostage (microbien ou le lombricompostage) permettra de produire un excellent compost pour fertiliser le jardin, les pots de fleurs… Par ailleurs il est indispensable de développer, chez nos concitoyens et surtout chez les jeunes, la culture et un engagement fort en faveur de notre environnement.</em></strong></p>



<p><strong>Par Ridha Bergaoui *</strong></p>



<span id="more-369886"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Le problème de la décharge d’El Gonna à Agareb, l’accumulation des ordures dans les rues de Sfax durant plus de quarante jours et les nuisances qui l’ont accompagnée, la réouverture de la décharge par la forces de l’ordre et les affrontements avec les habitants qui ont suivi ont mis à nu le grave problème des ordures ménagères et notre façon désuète de le résoudre.</p>



<p>Continuer à enfouir pêle-mêle les ordures, avec des décharges complètement saturées, n’est plus possible. Les coûts sont très élevés et les dommages à l’environnement sont considérables (lixiviats, gaz toxiques…). Les habitants et la société civile sont réticents et ne veulent plus de décharges dans leurs régions pour les diverses nuisances qu’elles occasionnent.</p>



<p>Tout le monde s’accorde pour reconnaître la nécessité et l’importance économique et sociale de valoriser nos déchets par le tri et le recyclage des différents composants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des ordures riches en matières organiques</h2>



<p>En Tunisie, nos ordures ménagères sont constituées de près de 70% de déchets organiques (surtout des déchets de cuisine et des restes de repas et de nourriture), 10 % de plastique, 10% de papier et 10% autres (tissu des vêtements usages, cuir, métaux…).</p>



<p>L’Agence nationale de gestion des déchets (Anged) estime, en 2019, à 3&nbsp;700&nbsp;000 tonnes la quantité de déchets organiques composables et mobilisables dont 30% dans le grand Tunis. La moyenne serait à peu près de 0,8 kg/habitant/jour. Elle varie de 1 kg en ville à 0,15 kg seulement en milieu rural.</p>



<p>Le plastique recyclable (bouteilles et films), le papier, les métaux, le pain sont en partie récupérés, par les chiffonniers ou <em>«barbachas»</em> qui opèrent en ville comme dans les décharges, et sont orientés vers le recyclage. Les matières organiques malheureusement ne sont pas valorisées et font l’objet de fermentations à l’origine de mauvaises odeurs, de pullulation d’insectes et d’animaux qui rodent autour de ces déchets pour s’alimenter et qui représentent un réel danger pour le citoyen.</p>



<p>Pourtant ces déchets peuvent être valorisés et recyclés. Nous citons ici trois possibilités intéressantes et modernes de valorisation des déchets organiques au niveau individuel, des ménages et profitables aussi bien pour les personnes que les collectivités.</p>



<p><strong>1/ Les poules, une redoutable machine à broyer du vert</strong></p>



<p>La poule est en principe un oiseau granivore. Toutefois elle mange de tout et affectionne beaucoup la verdure, les déchets de cuisine et les restes de fruits et de nourriture (y compris les restes des viandes, poisson…). Une poule peut consommer 300 grammes de déchets/jour soit de 100 à 150 kg/an.</p>



<p>Pour ceux qui disposent d’un petit espace ou un jardin, il est possible d’aménager un petit enclos et élever quelques poules, en rapport avec la quantité de déchets disponibles, et les nourrir de ces déchets. Cette méthode présente l’avantage de se débarrasser des déchets fermentescibles et encombrants et de produire des œufs de consommation de qualité. Il faut préciser que les déchets ne constituent pas un aliment équilibré pour permettre une bonne production d’œufs. Il serait nécessaire de compléter par une petite quantité d’aliment concentré ou de déchets de blé ou autre.</p>



<p>On peut espérer une production de 150 à 160 œufs/an/poule. Soit à peu près la consommation moyenne des œufs /habitant/an. En élevant quatre poules dans son jardin, une famille de 4 personnes n’aurait plus besoin d’acheter des œufs, aurait des œufs frais toute l’année et se serait débarrassée de près de 500 kg de déchets.</p>



<p>Cette solution a été toujours pratiquée par nos parents avant l’arrivée de l’aviculture industrielle et l’urbanisation à outrance qui s’est traduite par la construction de grands immeubles d’habitation pour loger les nouveaux citadins.</p>



<p>Elle est de nos jours tendance dans de nombreux pays comme la France où certaines communes et associations encouragent leurs concitoyens à élever des poules. Celles-ci sont cédées selon plusieurs modes&nbsp;: gratuitement, à un prix symbolique, louées, prêtées, adoptées… Cette tendance s’inscrit dans une démarche environnementale et d’alimentation durable et de proximité. L’intérêt principal étant de réduire la quantité de ces déchets organiques et les frais de transport et de traitement.</p>



<p>L’utilisation des poules est une approche intéressante mais reste limitée en raison des nuisances sonores (caquètement des poules) et la disponibilité pour s’occuper et soigner ces animaux.</p>



<p><strong>2/ Le compostage par fermentation</strong></p>



<p>Le compostage consiste à transformer les déchets organiques en un fertilisant grâce à une fermentation aérobie par le biais des micro-organismes (bactéries, micro-champignons…) présents partout. Ces micro-organismes vont s’attaquer aux déchets pour les transformer en un fertilisant riche et facilement assimilé par les plantes.</p>



<p>Cette activité génère de la chaleur, du CO² et de l’humidité. Le compostage par fermentation est un processus exothermique qui produit de la chaleur (jusqu’à 70°C) et fait chauffer le milieu du tas des déchets. Ce qui permet d’éliminer les germes pathogènes s’il y en a. Par ailleurs, quoi que le CO² soit un gaz à effet de serre, l’enfouissement des déchets génère du méthane 25 fois plus puissant.</p>



<p>Au cours du compostage, le tas perd les 2/3 de son volume initial (pertes en CO² et humidité et tassement) et il faut compter trois kilogrammes de déchets pour produire un kilo de compost.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Compostage-domestique.jpg" alt="" class="wp-image-369889" width="500"/><figcaption><em>Le compostage domestique peut constituer une solution pour se valoriser 70% de nos déchets ménagers. </em> </figcaption></figure></div>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Le compostage domestique</strong></li></ul>



<p>Le compostage peut se faire à grande échelle pour transformer des déchets agricoles ou industriels. De nos jours il est possible de le pratiquer à petite échelle. Le compostage peut se faire en tas ou dans des bacs appelés composteurs.</p>



<p>Que vous disposez d’un jardin, d’une terrasse ou d’un simple balcon, vous pouvez avoir un composteur et pratiquer le compostage de vos déchets. On trouve même de petits composteurs qu’on peut placer dans la cuisine pour directement placer les déchets et les restes des repas.</p>



<p>Il est possible de construire soi-même un composteur et Internet est plein de sites qui vous donnent des tutoriels et des indications précises pour construire tout type de composteur et de différentes tailles. Avec quelques planches, des clous et un peu de patience on peut construire un petit composteur à très peu de frais.</p>



<p>Des composteurs, en bois ou en plastique, prêts à l’emploi existent également. Certains composteurs sont étudiés pour assurer le développement maximum des micro-organismes (température, humidité). Il est même possible d’apporter des activateurs de compostage qui sont soit des micro-organismes soit certaines substances destinées à booster les micro-organismes présents dans le tas de déchets. Ces activateurs, généralement sous forme de poudre, sont mélangés au tas pour amorcer rapidement les fermentations.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Réussir son compost est très facile</strong></li></ul>



<p>Il suffit de surveiller l’humidité, surtout en été, de remuer de temps en temps pour aérer le tas en fermentation. Il est préférable de disposer des déchets apportés en petites morceaux (broyage si possible) afin de faciliter l’attaque par les micro-organismes.</p>



<p>Le compostage est un processus assez long. Il faut compter en moyenne 6 mois pour transformer des déchets en un compost intéressant. Toutefois, avec certains types de bacs et l’utilisation des activateurs, il est possible de raccourcir le temps de traitement à deux mois. Il est préférable de disposer de deux bacs de compostage avec un premier recevant les produits frais et le second pour la maturation du compost.</p>



<p>Le compostage peut se pratiquer à l’échelle d’un immeuble ou d’un quartier résidentiel ou d’une collectivité. Le composteur est placé dans un endroit facilement accessible et alimenté quotidiennement par les usagers. À côté de la transformation des déchets nuisibles en un excellent fertilisant pour les plantes et les espaces verts, le compostage collectif permet de créer et renforcer les liens sociaux entre les habitants du quartier.</p>



<p><strong>3/ Le vermicompostage ou lombricompostage</strong></p>



<p>C’est une variante du compostage. Dans ce cas le compostage se fait non pas par les micro-organismes mais par des vers de terre ou lombrics. Ces vers de terre se nourrissent des déchets et rejettent du compost. Le lombricompostage est un processus à froid qui ne nécessite pas du retournement, les lombrics se chargent d’aérer le tas.</p>



<p>Pour démarrer le vermicompost, il est nécessaire de disposer de vers de terre. Heureusement que ces vers existent partout. On peut les ramasser dans le jardin, dans un tas de fumier ou dans du compost, aux bords des routes… Si nécessaire, on peut les acheter ou se les procurer d’un amateur de lombricompostage. Sur Internet on trouve de nombreux groupes qui partagent leur passion pour le vermicompostage. La population de lombrics double en 3 mois et se régule en fonction de la quantité d’aliment disponible.</p>



<p>Le compostage avec les vers de terre est très facile, il suffit de placer les déchets (de préférence en petits morceaux) et de mettre ses lombrics qui savent très bien ce qu’ils ont à faire. Il faut surveiller l’humidité et ajouter des morceaux de carton pour absorber l’excès d’eau si nécessaire.</p>



<p>Il faut compter à peu prés 6 mois pour une un compostage complet du tas des déchets. Il est possible de récupérer de l’engrais liquide par le fond du composteur très concentré et riche en nutriments pour les plantes.</p>



<p>À côté d’un compost de qualité, cette méthode permet d’obtenir des vers de terre qu’on pourrait donner aux oiseaux et poules ou qu’on pourrait utiliser pour la pêche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>À côté des nuisances environnementales certaines, l’enlèvement, le transport et l’enfouissement des ordures coûtent très cher à la collectivité. La valorisation de ces déchets à l’amont au niveau des ménages permet une réduction sensible de la quantité d’ordures et des frais de traitement.</p>



<p>Les poules représentent un moyen efficace de se débarrasser d’une partie des ordures ménagères et permettent d’obtenir des œufs frais de bonne qualité. Le compostage (microbien ou le lombricompostage) permet de produire un excellent compost pour fertiliser votre jardin, vos pots de fleurs…</p>



<p>Le choix entre l’enfouissement des ordures et la valorisation domestique, au moins d’une partie de ces ordures, est sans appel aussi bien sur le plan économique qu’environnemental.</p>



<p>Ces techniques sont connues et utilisées dans certains cas par des associations, certaines municipalités… L’Anged dispose d’un petit projet <em>«Programme national de promotion du compostage individuel des déchets de cuisine et des jardins ménager»</em> avec un budget de 750&nbsp;000 dinars. Ce projet est réalisé avec la participation de municipalités, associations, écoles primaires et ménages.</p>



<p>Toutefois, ces actions restent très limitées et ont eu peu d’effets. Il serait intéressant de les généraliser et de sensibiliser les habitants à ces pratiques écoresponsables.</p>



<p>Le respect de l’environnement semble pour le moment le dernier souci de nos concitoyens. Les ordures jonchent partout et les poubelles débordent de déchets nauséabonds et dégoûtants. Il est indispensable développer la culture environnementale surtout chez les jeunes et de les sensibiliser pour un engagement fort en faveur de notre environnement.</p>



<p>L’avenir de toute l’humanité repose sur le respect de la nature. Les changements climatiques et les grands bouleversements que connaît la planète résultent de la détérioration de notre environnement et une exploitation sauvage de ses ressources naturelles.</p>



<p><em>* Professeur universitaire.</em> </p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/15/comment-reduire-nos-dechets-organiques-et-alleger-nos-poubelles/">Comment réduire nos déchets organiques et alléger nos poubelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Semences des céréales et sécurité alimentaire en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 10:36:46 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le secteur des semences des céréales est stratégique surtout que la Tunisie est déficitaire en blé tendre et en importe des quantités importantes pour la fabrication de son pain quotidien. L’utilisation de semences de bonne qualité permet d’améliorer les rendements et de réduire ce déficit. De nouveaux promoteurs privés œuvrent de nos jours dans le...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/semences-..jpg" alt="" class="wp-image-264223"/></figure></div>



<p><strong><em>Le secteur des semences des céréales est stratégique surtout que la Tunisie est déficitaire en blé tendre et en importe des quantités importantes pour la fabrication de son pain quotidien. L’utilisation de semences de bonne qualité permet d’améliorer les rendements et de réduire ce déficit. De nouveaux promoteurs privés œuvrent de nos jours dans le domaine de la multiplication et de la commercialisation des semences certifiées. La CCSPS et la Cosem, les deux opérateurs publics traditionnels, connaissent de sérieuses difficultés. Il est nécessaire de les assainir et de soutenir la recherche nationale pour l’obtention de variétés adaptées surtout dans un contexte de changement climatique dont les conséquences attendues sont graves.</em></strong></p>



<p><strong>Par Ridha Bergaoui *</strong></p>



<span id="more-368498"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Beaucoup a été dit et écrit, ces derniers temps, au sujet des semences, la banque des gênes, les semences paysannes, la disparition des semences locales et l’utilisation de plus en plus de semences hybrides importées…</p>



<p>Compte tenu de l’importance des semences surtout dans le domaine des céréales et son impact sur la sécurité alimentaire, il serait utile de faire le point sur la situation de ce secteur stratégique et très sensible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un déficit chronique en blé tendre</h2>



<p>Les céréales représentent la base de notre alimentation. Le Tunisien consomme environ 200 kg de céréales/an réparties entre&nbsp;: 70 kg de blé dur (semoule, pâtes et couscous), 100 kg de blé tendre (farine et pain) et 30 kg d’orge et autres céréales. Le besoin total en céréales serait d’environ 24 millions de quintaux dont 9 millions de blé dur et12 millions de blé tendre.</p>



<p>La production de céréales durant la campagne 2020-21, considérée moyenne, a été estimée à 16,5 millions de quintaux dont 10,75 millions de blé dur, 1,16 millions de blé tendre et 4,300 millions d’orge. La quantité collectée ne représente que la moitié de la production estimée. Une partie de la récolte est conservée par les agriculteurs comme semences ou pour l’autoconsommation.</p>



<p>Quoiqu’il soit possible d’atteindre notre autosuffisance en blé dur et en orge, la Tunisie restera toujours déficitaire en blé tendre. Pour l’année en cours la Tunisie doit en importer au moins 11 millions de quintaux (soit 90% de notre consommation). Elle doit également importer des quantités importantes d’orge et de maïs destinés à la fabrication des aliments concentrés du bétail (environ 15 millions de quintaux chaque année).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Utilisation des semences sélectionnées</h2>



<p>La semence est un facteur essentiel de réussite de la culture. Une semence de qualité, saine et génétiquement performante est un gage de productivité. Utiliser ses propres semences n’est pas toujours une bonne solution. L’agriculteur a intérêt à utiliser régulièrement des semences certifiées qui garantissent la pureté variétale, l’absence de graines étrangères et de mauvaises herbes, une bonne faculté germinative et un excellent état sanitaire.</p>



<p>La surface réservée à la culture des céréales en Tunisie varie selon les années et la pluviométrie. Elle s’étend en moyenne sur 1,400 millions d’hectares. Le blé dur représente prés de 50% de cette superficie, l’orge 40% et le blé tendre 10%. La culture des céréales est essentiellement pluviale. La superficie en irriguée est faible (80 000 hectares, permettant la production de 2 millions de quintaux environ). Le rendement et la production dépendent essentiellement de la pluviométrie et sa répartition durant l’année. Le rendement moyen serait de 16; 18 et 10 qx/ha respectivement pour le blé dur, blé tendre et orge.</p>



<p><em>En comptant en moyenne 150 kilogrammes de semences/hectare, notre besoin en semences serait de 2 millions de quintaux/an. La production actuelle de semences certifiées produite par les multiplicateurs représente seulement 0,300 millions de quintaux soit 15% de la totalité de la semence. Le reste (soit 85%) est de la semence fermière provenant de la récolte précédente soit auto-produite par les agriculteurs soit achetée du commerce.</em></p>



<p>Ce taux d’utilisation des semences certifiées est considéré comme faible, la FAO recommande un taux minimum de 30%. La disponibilité au moment des semis et surtout le prix élevé de ces semences et le manque de sensibilisation des agriculteurs expliquent leur faible utilisation.</p>



<p>Le prix des semences certifiés a été fixé pour la campagne en cours à 112 dinars le quintal pour le blé dur, 95 pour le blé tendre et 90 pour l’orge et le triticale. Il est à signaler que les prix de vente des céréales pratiqué lors de la dernière récolte étaient de 87; 67 et 56 dinars le quintal respectivement pour le blé dur, le blé tendre et l’orge ou triticale.</p>



<p>Avec l’augmentation ininterrompue des prix des intrants (engrais, produits phytosanitaires, main d’œuvre, matériel…), l’agriculteur est tenté de comprimer ses dépenses et utiliser ses semences auto-produites ou acheter de la semence du commerce moins chères mais qui malheureusement ne présente aucune garantie. Cela se ressentira par la suite sur le rendement et la rentabilité de la culture.</p>



<p>Par ailleurs, la culture du blé tendre est relativement récente en Tunisie, les agriculteurs étaient habitués à cultiver le blé dur. La différence de prix de vente entre le blé dur et le blé tendre explique également la tendance des agriculteurs à cultiver du blé dur plutôt que du blé tendre moins rentable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Semences des céréales utilisées</h2>



<p>Dans le domaine de l’amélioration végétale, l’hybridation présente de nombreux avantages et surtout une productivité élevée. Toutefois, les produits des semences hybrides ne peuvent pas être utilisés pour la culture suite à une disjonction des caractères et l’obtention d’une population très hétérogène. L’agriculteur est obligé d’acheter chaque année ses semences. On retrouve des semences hybrides dans certaines grandes cultures comme le maïs, le colza ou la pomme de terre et surtout les cultures maraîchères (tomate, piment, melon, pastèque…).</p>



<p>En Tunisie on n’utilise pas de semences de céréales hybrides. Les variétés commercialisées sont pures ce qui permet aux agriculteurs d’utiliser les graines issues de leurs récoltes précédentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La sélection est un processus long et continu</h2>



<p>La sélection végétale est un travail long, fastidieux et coûteux. La concurrence est rude. Il s’agit de mettre sur le marché des variétés de plus en plus performantes, résistantes aux maladies et à la sécheresse et présentant les qualités technologiques et organoleptiques recherchées par les utilisateurs.</p>



<p>En Tunisie, l’Institut national de la recherche agronomique (Inrat) s’est toujours occupé, depuis sa création en 1913, à la génétique des céréales. Les variétés de blé tendre Florence Aurore et de blé dur Syndiouk-Mahmoudi, ont connu un très grand succès dés 1930. Depuis de nouvelles variétés ont été élaborées et améliorées. En 1970, suivant la vague de la révolution verte, de nouvelles variétés naines, résistantes à la verse et très productives ont été obtenues grâce à une collaboration avec les organismes internationaux comme la CIMMYT au Mexique et l’Icarda en Syrie.</p>



<p>Depuis sa création, l’INRAT a permis l’obtention de plus d’une centaine de variétés entre blé dur, blé tendre, orge, triticale et avoine alliant à la fois productivité et résistance contre les maladies fongiques (septoriose, rouille, oïdium…). La résistance à la sécheresse, au changement climatique et à la salinité sont de plus en plus pris en compte dans les programmes de recherche.</p>



<p>L’importation des semences n’est pas interdite. Elle est réglementée et se fait selon un cahier des charges spécifique relatif à l’importation et à la commercialisation des semences et plants. Trois opérateurs privés importent des semences mères de variétés de céréales européennes. Ces variétés sont multipliées en Tunisie et enregistrées au catalogue officiel. Ce ci permet pour les agriculteurs une meilleure disponibilité et une offre plus diversifiée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La multiplication des semences</h2>



<p>Son travail d’obtention variétale accompli, le sélectionneur doit enregistrer sa variété dans le catalogue officiel pour pouvoir la commercialiser par la suite. La variété doit être distincte, stable, homogène et à valeur culturale importante. L’inscription au catalogue est soumise au Décret 2000-1282 du 13 juin 2000. Après des tests, dont les modalités sont bien définies, la Commission technique des semences, plants et obtentions végétales, donne son avis et l’inscription de la variété serait publiée par arrêté du ministre de l’Agriculture.</p>



<p>Le sélectionneur cède par la suite ses obtentions (moyennant convention) à des multiplicateurs. Ceux-ci reproduisent la variété quelques générations afin d’avoir des quantités suffisantes pour approvisionner le marché. La multiplication se fait généralement sous contrat chez des agriculteurs, sous le contrôle et la responsabilité du multiplicateur. Les semences seront enfin nettoyées, traitées et conditionnées pour les mettre à disposition des agriculteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La montée des multiplicateurs privés</h2>



<p>Jusqu’il y a quelques années, deux organismes publics se chargeaient de la multiplication et de la commercialisation des semences certifiées des céréales&nbsp;: la CCSPS (Société mutuelle centrale de semences et plants sélectionnés) et la Cosem (Société mutuelle centrale des semences). Ces deux sociétés mutuelles commercialisaient plus de 300&nbsp;000 quintaux de semences certifiées/an, à raison de prés de 55% pour la CCSPS et 45% pour la Cosem.</p>



<p>Depuis quelques années, trois nouveaux opérateurs privés exercent également dans le domaine de la multiplication et la commercialisation des semences de céréales.</p>



<p>Afin d’encourager les agriculteurs à utiliser les semences sélectionnées, le prix de vente fixé par le ministère de l’Agriculture est inférieur au coût de production. La différence est prise en charge par l’État pour les deux organismes publics et depuis cette année pour les opérateurs privés également.</p>



<p>La CCSPS et la Cosem connaissent depuis quelques années de sérieuses difficultés financières et de gestion. On se rappelle tous l’affaire du blé périmé dans un centre de la CCSPS de la région de Goubellat (Béja) révélée au public fin 2020 et qui cachait de graves problèmes de corruption et de mauvaise gestion. Affaiblis par ces fléaux, ces deux prestigieux organismes publics presque centenaires laissent de plus en plus la place à des opérateurs privés plus performants, beaucoup plus dynamiques et commercialement beaucoup plus agressifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Les semences des céréales représentent un secteur stratégique et vital pour améliorer notre production, réduire nos importations et assurer notre sécurité alimentaire.</p>



<p>Les autorités sont appelées à accorder beaucoup plus d’importance à ce secteur névralgique. Mieux organiser le secteur, appliquer sévèrement la réglementation et ne tolérer aucun abus ou dépassement. Il faut mettre à la disposition des organismes de contrôle les moyens humains et matériels nécessaires pour accomplir leur rôle dans les meilleures conditions.</p>



<p>Il est indispensable d’assainir la situation de la CCSP et de la Cosem qui connaissent de très graves difficultés. Outre leur rôle jusqu’ici primordial dans la production et la commercialisation des semences des céréales de qualité, ces organismes emploient des centaines de personnes dont l’avenir est de nos jours incertain.</p>



<p>La Tunisie a une très longue tradition dans la recherche et l’obtention de variétés de blé performantes et adaptés. Ces variétés sont de nos jours concurrencées par des variétés étrangères de sociétés multinationales très puissantes. Il est indispensable de soutenir les organismes de recherche et mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour développer leurs recherches et utiliser les techniques modernes d’amélioration végétale.</p>



<p>Lors du dernier conseil des ministres du 28 octobre, le président de la république avait évoqué la question des semences qui constituent <em>«l’un des aspects de la souveraineté nationale»</em>. Il a affirmé que «<em>tous ceux qui sont responsables de la situation actuelle devront assumer leurs responsabilités</em>». Mais au-delà de la délimitation des responsabilités et de la reddition des comptes, il va falloir surtout penser aux solution à mettre en œuvre pour garantir à l&rsquo;avenir la sécurité alimentaire des citoyens.</p>



<p>* <em>Professeur universitaire. </em></p>



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