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	<title>Archives des Ridha Chiheb Mekki - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ridha Chiheb Mekki - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : les opportunistes se bousculent au portillon de Kaïs Saïed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2023 09:43:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Brahim Bouderbala]]></category>
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		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Hamdi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'initiative Pour la victoire du peuple  est un ramassis d’opportunistes à la petite semaine qui quémandent des postes au président Saïed. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/05/tunisie-les-opportunistes-se-bousculent-au-portillon-de-kais-saied/">Tunisie : les opportunistes se bousculent au portillon de Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’initiative appelée Pour la victoire du peuple, qui a profité du boycottage des dernières législatives par la plupart des partis qui comptent en Tunisie pour faire élire un certain nombre de ses candidats, a formé un bloc parlementaire de 42 députés et entamé des consultations avec 16 autres, a annoncé Zouhair Hamdi, l’un de ses membres.</em></strong></p>



<span id="more-6301831"></span>



<p>Cette initiative, rappelons-le, est constituée de gauchistes en rupture avec leur famille politique et de nationalistes arabes adorateurs invétérés des dictateurs, rassemblés autour d’un même objectif : exister politiquement aux côtés du président Kaïs Saïed qu’ils soutiennent sans conditions et dont ils attendent qu’il leur jette quelques miettes, notamment des nominations à quelques postes ministériels. </p>



<p>L’un des leurs, l’ex-secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Mohamed Ali Boughdiri, entré en dissidence contre la direction actuelle de la centrale syndicale, n’a-t-il pas été récemment promu ministre de l’Education sans qu’on ne lui connaisse la moindre compétence dans ce domaine&nbsp;? De quoi aiguiser l’appétit de futurs parvenus… &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Zouhair Hamdi,&nbsp;secrétaire général du Courant populaire, un petit parti de tendance nationaliste arabe,&nbsp;a mis en garde contre les pressions exercées sur les nouveaux députés pour les dissuader de rejoindre ladite initiative, en appelant le parquet à intervenir et les médias à <em>«démasquer les lobbies derrière ces pratiques»</em>.</p>



<p>Tout en affirmant que l’initiative Pour la victoire du peuple a commencé à former un bloc parlementaire <em>«influent»</em>, Hamdi a ajouté qu’elle examinera avec ses partisans la composition de la prochaine assemblée (présidence, commissions et bureau parlementaire), et démenti au passage l’information selon laquelle l’ex-Bâtonnier Brahim Bouderbala serait le candidat de l&rsquo;initiative à la présidence du parlement.</p>



<p>Concernant les élections législatives, Hamdi a indiqué qu’elles se sont déroulées <em>«dans de bien meilleures conditions que les précédentes en l’absence de pression des lobbies et d’argent sale»</em>, feignant d’oublier que le taux de participation à ces élections n’a pas dépassé 11,4%, très maigre pour légitimer une assemblée qui va fonctionner comme une simple chambre de résonnance des désidératas du président Kaïs Saïed. &nbsp;</p>



<p>Le bloc parlementaire de l&rsquo;initiative Pour la victoire du peuple défendra les choix du peuple, des catégories démunies et des régions marginalisées, a encore déclaré M. Hamdi cité par l’agence Tap. L’initiative s’emploiera également à proposer et à soutenir les réformes politiques, économiques et sociales auxquelles aspirent les Tunisiens, a-t-il ajouté, restant ainsi au niveau des généralités qui cachent mal le fait que cette initiative faite de bric et de broc, constituée dans l’urgence dans le sillage du projet politique autoritaire du président Saïed, est démunie de tout programme digne de ce nom. Un ramassis d’opportunistes à la petite semaine, en somme, qui rassemble, entre autres, l’ex-bâtonnier Brahim Bouderbala, Mbarka Brahmi (député du Courant Populaire), Mongi Rahoui (député Watad) et Ridha Chiheb Mekki alias Ridha Lenine (un proche du chef de l’Etat), Rafaa Tabib (universitaire), Mohamed Ali Boughdiri (dissident de l’UGTT), et d’autres candidats à des postes gouvernementaux.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/05/tunisie-les-opportunistes-se-bousculent-au-portillon-de-kais-saied/">Tunisie : les opportunistes se bousculent au portillon de Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ghazi Chaouachi : «Le projet de Kaïs Saïed est nébuleux et antidémocratique»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/03/ghazi-chaouachi-le-projet-de-kais-saied-est-nebuleux-et-antidemocratique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jan 2022 09:45:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[consultation électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Courant démocrate]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle construction]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chiheb Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le secrétaire général du Courant démocrate (Attayar), Ghazi Chaouachi, a qualifié la consultation électronique annoncée par le président de la république de «nouvelle tromperie» à laquelle le peuple tunisien est exposé, selon ses termes. Dans un commentaire posté sur son compte Facebook, M. Chaouachi a écrit : «Le président de l&#8217;autorité au pouvoir essaie de légitimer...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/03/ghazi-chaouachi-le-projet-de-kais-saied-est-nebuleux-et-antidemocratique/">Ghazi Chaouachi : «Le projet de Kaïs Saïed est nébuleux et antidémocratique»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Ghazi-Chaouachi-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-309036"/></figure></div>



<p><strong><em>Le secrétaire général du Courant démocrate (Attayar), Ghazi Chaouachi, a qualifié la consultation électronique annoncée par le président de la république de «nouvelle tromperie» à laquelle le peuple tunisien est exposé, selon ses termes.</em></strong></p>



<span id="more-375612"></span>



<p>Dans un commentaire posté sur son compte Facebook, M. Chaouachi a écrit : <em>«Le président de l&rsquo;autorité au pouvoir essaie de légitimer son projet nébuleux et antidémocratique en utilisant les ressources humaines et financières de l&rsquo;État et en dehors de tout cadre constitutionnel ou juridique qui l&rsquo;autorise à le faire. Le peuple, avec toutes ses catégories, est conscient du danger de ce projet utopique, devenu une menace pour la sécurité et la stabilité du pays, ses acquis, et son expérience démocratique»</em>. </p>



<p>Ghazi Chaouachi fait ici allusion au projet de Nouvelle construction inspiré du conseillisme, ou communisme de conseils, défendu par les marxistes anti-léninistes, dont certains, des utopiste égarés et en rupture de ban avec la société, comme <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/12/27/ridha-lenine-un-clown-demagogue-et-utopiste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ridha Chiheb Mekki</a> alias Ridha Lénine, se targuent d&rsquo;être les conseillers de l&rsquo;ombre de Kaïs Saïed, un conservateur, qui allie islamisme et populisme dans une doctrine vaguement révolutionnaire.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TDjSg6ufa4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/ou-va-la-tunisie-en-2022-kais-saied-fait-sa-revolution-bolchevique/">Où va la Tunisie en 2022 : Kaïs Saïed fait sa «révolution bolchevique»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où va la Tunisie en 2022 : Kaïs Saïed fait sa «révolution bolchevique» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/ou-va-la-tunisie-en-2022-kais-saied-fait-sa-revolution-bolchevique/embed/#?secret=A2kROAxBBT#?secret=TDjSg6ufa4" data-secret="TDjSg6ufa4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/03/ghazi-chaouachi-le-projet-de-kais-saied-est-nebuleux-et-antidemocratique/">Ghazi Chaouachi : «Le projet de Kaïs Saïed est nébuleux et antidémocratique»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Où va la Tunisie en 2022 : Kaïs Saïed fait sa «révolution bolchevique»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/ou-va-la-tunisie-en-2022-kais-saied-fait-sa-revolution-bolchevique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jan 2022 08:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Mamoghli]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Chiheb Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie demeure en transition et le restera encore pour un certain temps car l&#8217;enjeu pour l&#8217;étape qui commence est de savoir si Kaïs Saïed va réussir à imposer sa révolution bolchevique appelée «projet de la Nouvelle construction» ou pas?  Par Chedly Mamoghli * Kaïs Saïed comme je l&#8217;ai écrit précédemment (La Tunisie ne peut...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/ou-va-la-tunisie-en-2022-kais-saied-fait-sa-revolution-bolchevique/">Où va la Tunisie en 2022 : Kaïs Saïed fait sa «révolution bolchevique»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-375548"/></figure></div>



<p><strong><em>La Tunisie demeure en transition et le restera encore pour un certain temps car l&rsquo;enjeu pour l&rsquo;étape qui commence est de savoir si Kaïs Saïed va réussir à imposer sa révolution bolchevique appelée «projet de la Nouvelle construction» ou pas? </em></strong></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-375547"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Kaïs Saïed comme je l&rsquo;ai écrit précédemment (<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/12/14/la-tunisie-ne-peut-pas-soffrir-le-luxe-de-la-lenteur/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Tunisie ne peut pas s&rsquo;offrir le luxe de la lenteur</a>) prend tout son temps comme s&rsquo;il avait l&rsquo;éternité devant lui alors que le pays ne peut plus attendre, que l&rsquo;Etat n&rsquo;a pas de quoi financer son budget et que les entreprises et établissements vitaux du pays (Steg, Sonede, Pharmacie centrale et Office des céréales&#8230;) vont droit à la faillite si rien n&rsquo;est fait mais telles ne sont pas les priorités de M. Saïed. Il est ailleurs. Nos priorités ne sont pas les siennes et ses priorités ne sont pas les nôtres.**</p>



<p>Kaïs Saïed prend tout son temps pour imposer vaille que vaille, discrètement et méthodiquement, sa révolution bolchevique qu&rsquo;il appelle<em> «la Nouvelle construction»</em>. C&rsquo;est sa priorité et celle de ses partisans qui attendent leur heure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La «Nouvelle construction» est en marche</h2>



<p>M. Saïed a, hélas et un million de fois hélas, manqué son rendez-vous avec l&rsquo;Histoire (transformer le pays après l&rsquo;annonce des <em>«mesures d&rsquo;exception»</em>, le 25 juillet dernier) et nous a fait rater un moment historique et une opportunité précieuse qui auraient pu constituer un tournant décisif pour notre pays afin de renouer enfin avec la prospérité et la stabilité.</p>



<p>Rêveur, idéaliste et se croyant investi d&rsquo;une mission messianique, pour lui, quoi qu&rsquo;il advienne, quoi qu&rsquo;il en coûte et peu importe le temps que ça prendra (tant pis pour le pays et sa situation économique difficile), son projet doit aboutir et être traduit dans la réalité.</p>



<p>Nous sommes préoccupés par le sauvetage financier et la relance économique du pays, lui est habité par l&rsquo;avènement de sa révolution bolchevique qu&rsquo;il appelle pour l&rsquo;adoucir et ne pas nous heurter la Nouvelle construction.</p>



<p>Il fait perdre du temps pour le pays mais gagne du temps pour lui. Et pendant ce temps, il pousse ses pions doucement mais sûrement un peu partout. Les Bolcheviques de Saïed prennent le pouvoir vaille que vaille, on l&rsquo;a vu pas plus tard il y a trois jours avec le gouverneur de Tunis, Kamel Fekih. Il est surnommé Staline et pas seulement pour la moustache mais pour le discours radical qu&rsquo;il véhicule (une vidéo circulant sur la toile en témoigne).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Saïed pousse ses pions dans l&rsquo;administration</h2>



<p><a></a>Pour calmer notre anxiété et dissiper les doutes de la communauté internationale et surtout des Américains, allergiques aux gauchistes, il a nommé Najla Bouden, une brave dame, posée et sans couleur politique à la Primature. A mon humble avis, son gouvernement aura une courte vie à l&rsquo;instar de celui d&rsquo;Alexandre Kerenski, le bourgeois qui a dirigé la Russie entre la chute de Nicolas II et l&rsquo;avènement des Bolchéviks.</p>



<p>Mme Bouden est dans ce rôle de faire-valoir transitoire. Quand les choses vont se gâter, elle sera sacrifiée politiquement. Elle sera le bouc émissaire et l&rsquo;un des Bolcheviques de Saïed la remplacera. Le président entérinera ainsi son projet par un référendum populaire qu&rsquo;il croit pouvoir imposer à la communauté nationale et internationale. <em>«Echaab yourid»</em> (le peuple veut), répètera-t-il à qui voudra encore l&rsquo;entendre.</p>



<p>Saïed et ses larbins de service sont convaincus que leur projet aboutira. D&rsquo;ailleurs, après l&rsquo;avènement de leur<em> «révolution bolchevique» </em>qu&rsquo;ils appellent la Nouvelle construction, l&rsquo;inénarrable et très dangereux Ridha Chiheb Mekki (alias Ridha Lénine), l&rsquo;éminence grise autoproclamé du président, veut changer le système monétaire et mettre en place deux monnaies, une monnaie interne et une autre pour les échanges extérieurs et il prétend que ceci nous libérera de la soumission vis-à-vis de l&rsquo;étranger.</p>



<p>Les idiots utiles pensent que parce qu&rsquo;il a écarté les islamistes, M. Saïed a le droit de faire ce qu&rsquo;il veut. Il a mis les islamistes hors-jeu (momentanément?), il faut donc lui faire une confiance aveugle, lui donner un chèque en blanc et le laisser faire ce qu&rsquo;il veut du pays comme si c&rsquo;était son jouet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rien n&rsquo;est fait pour redresser l&rsquo;économie du pays</h2>



<p>Non les godillots, ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il a écarté les islamistes que nous le laisserons faire ce qu&rsquo;il veut. Le problème n&rsquo;est pas sa personne, l&rsquo;homme est courtois, poli et même doux quand on échange avec lui. Il est aussi intègre mais le problème est avec son projet dangereux et destructeur. Son image ne peut pas servir de faire-valoir pour nous imposer une révolution bolchévique qui sera brutale et fatale pour nous et pour notre pays.</p>



<p>J&rsquo;espère que la réalité, les tendances lourdes du pays, les constantes de notre histoire nationale, la position géopolitique de la Tunisie et la vigilance de la communauté internationale ne permettront pas l&rsquo;avènement d&rsquo;une telle <em>«révolution» </em>dont l&rsquo;humanité a constaté l&rsquo;échec sous toutes les latitudes.</p>



<p>Pour ma part, je préfère regarder la réalité en face et affronter cette tentative de changement de régime par effraction que me réfugier dans le <em>whishful thinking</em> et encore moins dans la politique de l&rsquo;autruche. Le déni de réalité est le choix des faibles qui la fuient par manque de courage mais elle finit toujours par les rattraper. Sinon, je suis convaincu que la relance économique et le redressement du pays ne se feront pas avec Kaïs Saïed. Nous perdons notre temps et notre énergie. Ça fait plus de cinq mois qu&rsquo;on l&rsquo;alerte et rien n&rsquo;a été fait car l&rsquo;homme est ailleurs et, comme mentionné précédemment, ses priorités sont autres et son idée fixe c&rsquo;est l&rsquo;imposition de son projet.</p>



<p>Je conclurai sur une note personnelle même si je sais qu&rsquo;il ne lit pas ce que nous pouvons écrire et que ça ne lui est pas transmis mais au cas où, je souhaite lui dire que le respect pour sa personne est intact mais que politiquement le divorce est consommé. L&rsquo;intérêt supérieur du pays est au-dessus de tout.</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>



<p>** <em>Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EasohdbPXZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/31/le-populisme-dogmatique-de-kais-saied-va-achever-la-tunisie/">Le populisme dogmatique de Kaïs Saïed va achever la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le populisme dogmatique de Kaïs Saïed va achever la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/31/le-populisme-dogmatique-de-kais-saied-va-achever-la-tunisie/embed/#?secret=XeBUTdAimq#?secret=EasohdbPXZ" data-secret="EasohdbPXZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PTi6y0NumU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/la-tunisie-et-le-casse-tete-des-depenses-de-compensation/">La Tunisie et le casse-tête des dépenses de compensation</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et le casse-tête des dépenses de compensation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/la-tunisie-et-le-casse-tete-des-depenses-de-compensation/embed/#?secret=FWI83YMNDp#?secret=PTi6y0NumU" data-secret="PTi6y0NumU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ksHjZsx4or"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/03/ou-kais-saied-mene-t-il-la-tunisie/">Où Kaïs Saïed mène-t-il la Tunisie?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed mène-t-il la Tunisie? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/03/ou-kais-saied-mene-t-il-la-tunisie/embed/#?secret=CwpL30AuqI#?secret=ksHjZsx4or" data-secret="ksHjZsx4or" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/ou-va-la-tunisie-en-2022-kais-saied-fait-sa-revolution-bolchevique/">Où va la Tunisie en 2022 : Kaïs Saïed fait sa «révolution bolchevique»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed doit calmer les plus enragés parmi ses partisans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/28/tunisie-kais-saied-doit-calmer-les-plus-enrages-parmi-ses-partisans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 09:08:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ridha Chiheb Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On constate de plus en plus que celui qui s’oppose à Kaïs Saïed devient, au regard de certains des partisans du président de la république qui l&#8217;idolâtrent comme un Dieu, quasiment un sous-homme dépourvu de tout droit et surtout de celui de s’exprimer librement. Par voie de conséquence, il se doit de subir la diffamation...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/28/tunisie-kais-saied-doit-calmer-les-plus-enrages-parmi-ses-partisans/">Tunisie : Kaïs Saïed doit calmer les plus enragés parmi ses partisans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Kais-Saied-Opposants.jpg" alt="" class="wp-image-374482"/></figure></div>



<p><strong><em>On constate de plus en plus que celui qui s’oppose à Kaïs Saïed devient, au regard de certains des partisans du président de la république qui l&rsquo;idolâtrent comme un Dieu, quasiment un sous-homme dépourvu de tout droit et surtout de celui de s’exprimer librement. Par voie de conséquence, il se doit de subir la diffamation et l’intimidation et de choisir entre la prison ou l’exil. C’est là le danger du système de Saïed, qui est soutenu par une quasi-milice fasciste prête à la terreur à la gloire du chef. Il y a certaines dérives qui, si elles ne sont pas prévenues à temps, peuvent mener loin, très loin…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Mounir Chebil</strong> *</p>



<span id="more-374983"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Il est tout à fait normal que toute œuvre de création échappe à son auteur une fois exposée ou publiée pour devenir la propriété du public auquel elle est destinée. L’intérêt de cette œuvre est dans le débat qu’elle suscite. Donc, il est tout à fait logique, qu&rsquo;elle soit appréciée, ou appréciée avec réserves, ou critiquée ou même massacrée. D’ailleurs, à côté des profanes ou des initiés, il y a les professionnels de la critique pour toutes les formes d’expressions littéraires ou artistiques qui rapprochent ces œuvres du public, expriment leurs critiques à leur sujet, aident à leur compréhension et participent à l’évolution et à l’enrichissement du mouvement culturel en général.</p>



<p>Ainsi, tout auteur se doit-il d’accepter le regard des autres sur son œuvre, que ces derniers soient initiés ou profanes, et se prêter volontairement à leur regard critique. C’est d’ailleurs par la réserve, le doute et le continuel questionnement que s’est réalisée l’évolution de l’humanité dans tous les domaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la critique au dénigrement et à la menace</h2>



<p>Étant versé dans les chroniques et notamment dans les pamphlets qui font grincer quelques dentes, il clair que je ne vais pas plaire à tous les lecteurs qui gardent un droit légitime d’exprimer leurs désapprobations, leurs critiques et leurs propres points de vues sur ce que j’écris. Autant les réactions positives me réconfortent, sans aller à l’autosatisfaction, autant les critiques me poussent à plus de rigueur et d’objectivité. Même quand certains tombent dans les insultes, le dénigrement et la diffamation, je ne m’en sens pas irrité outre mesure. J’en tire même une certaine satisfaction, et ce n’est pas par masochisme. Cela prouve que l’article les a dérangés dans leurs convictions. Leur réaction négative est pour moi une preuve de faiblesse de leur part, et un aveu de leur impuissance à réagir en usant de l’arme de l’argumentation, ô combien elle pourrait être déstabilisatrice.</p>



<p>Mais, quand celui auquel l’article n’a pas plu passe aux menaces parce qu’il n’est pas conforme à ses convictions où au moule dans lequel il s’est emprisonné, cela ne peut que laisser perplexe. La menace ainsi que la diffamation pure et simple, surtout quand elles sont exprimées par plus d’un, peuvent dénoter une tendance d’une partie de l’opinion à la fascisation.</p>



<p>Dans ce contexte, j’ai publié dans Kapitais.com,, le 20 décembre 202, un article intitulé <em><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/12/20/tunisie-le-25-juillet-a-sonne-glas-du-conseil-superieur-de-la-magistrature/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Le 25 juillet a sonné le glas du Conseil supérieur de la magistrature»</a></em> où j’ai critiqué la campagne tendancieuse menée par le président Kaïs Saïed contre les juges et le système judiciaire tunisien.</p>



<p>J’ai bien précisé que s’il y avait du linge sale à ce niveau, il n’était pas opportun de l’étaler devant l’opinion nationale et internationale et les férus des scandales. Cela ne peut que nuire à l’image de la Tunisie. J’ai aussi soutenu que derrière cette campagne présidentielle, c’était l’indépendance du pouvoir judiciaire qui était visée. C’était mon avis et il est de bonne guerre que le lecteur puisse ne pas y adhérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;insulte en guise de débat</h2>



<p>Seulement, un lecteur qui se reconnaîtrait, du moins je l’espère, a émis un commentaire digne d’un islamo fasciste. Sans me connaître, il m’a accusé d’être un véreux de l’ancien système et un mercenaire à la solde de certains milieux louches. Dans tous les cas, le journal électronique Kapitalis.com ne rémunère pas les contributeurs qui alimentent sa rubrique «Tribune», et c’est à son honneur.</p>



<p>Ce lecteur a tenu des propos misogynes en me comparant à une femme moche, car<em> «je suis rasé de près»</em> (il aurait peut-être préféré que je sois un barbu) et je porte une calvitie en disant <em>«pauvre femme portant une calvitie».</em> Il s’est, je crois, retenu pour ne pas me traiter de pédé, l&rsquo;insulte suprême dans son esprit malade. En plus, je serais de la lâcheté des femmes. J’ai même été traité par un autre, de vieux sénile à cause de mon âge avancé. Même ma myopie et mes éventuels problèmes de vue étaient une source de moquerie pour notre lecteur. No comment!</p>



<p>A ma connaissance, c’est l’idéologie nazie qui différencie les êtres humains selon leur apparence physique, ceux qui ont des cheveux blonds, des yeux clairs et un nez droit, la ligne svelte, sont des ariens, les autres seraient des sous-hommes.</p>



<p>Par expérience, j’ai connu deux catégories de personnes qui usent de propos misogynes qu’ils croient, à tort, être dégradants et avilissants envers des personnes de sexe masculin. Lors des échauffourées et des empoignades avec les Frères musulmans, ces derniers recourent souvent à de tels propos envers les militants progressistes, croyant les intimider et les humilier. Les insultes et la diffamation sont monnaie courante chez eux. Les miliciens des Ligues de défense de la révolution&nbsp; ont emboité le pas aux <em>«Khwanjia»</em>. C’est dans la logique des choses chez les Frères et consorts de croire que la pire des insultes est de traiter quelqu&rsquo;un de femme, car elle est pour eux une tare en soi et source de tous les maux de la terre.</p>



<p>Il y avait aussi, les membres de la police politique qui employaient des vulgarités sur fond de misogynie, pour intimider et désarçonner les prévenus, avant d’entreprendre les interrogatoires.</p>



<p>Par ailleurs, notre cher lecteur est passé à la menace. D’après lui, je mérite de passer devant les tribunaux militaires. Pour échapper à ce sort, il me conseille de me trouver une petite île de l’océan Atlantique pour m’y cacher.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les sans-culottes de la révolution tunisienne</h2>



<p>Au-delà de ma personne, je constate que de plus en plus, celui qui s’oppose à Kaïs Saïed devient un sous-homme dépourvu de tout droit et surtout celui de s’exprimer librement. Par voie de conséquence, il se doit de subir la diffamation et l’intimidation et choisir entre la prison ou l’exil.</p>



<p>C’est là le danger du système de Kaïs Saïed, qui est soutenu par une quasi-milice fasciste prête à la terreur à la gloire du chef.</p>



<p>A voir l’agressivité sur les visages des partisans du président de la république qu’on invite sur les plateaux TV, et la manière arrogante avec laquelle ils s’expriment, je ne peux qu’appréhender le moment où ils deviendraient maîtres du pays.</p>



<p>Le vendredi 24 décembre 2021 sur Ettassia TV, Ridha Chiheb Mekki était crispé. Il avait l’habitude de parler seul. A voir son visage tendu, l’impossibilité pour lui de supporter la moindre critique à l’encontre de son idole, le dédain avec lequel il s’adressait aux invités et qui n’avait d’égal que le ton ironique du président à l’égard de l’UGTT, mes craintes de voir le fascisme s’installer devenaient de plus en plus grandes.&nbsp;</p>



<p>Les sans-culottes de la révolution française ont dressé les guillotines. Les chemises brunes d’Hitler étaient lancées comme des hordes sauvages pour commettre toutes sortes d’abus et de crimes. Les baathistes de Saddam commettaient les exécutions sommaires des opposants communistes et autres, dans les rues et les cafés de Bagdad… Les gardiens de la révolution en Iran ont commis les tueries ainsi que les atrocités les plus inimaginables. Les Frères musulmans en Tunisie, j’ai vu leurs dirigeants à l’œuvre quand ils étaient étudiants et après 2011 quand ils nous persécutaient par leurs milices et nous menaçaient par leurs kamikazes. Ils ont fini par installer le terrorisme. Toutes mes craintes que les plus enragés parmi les partisans de Kaïs Saïed ne soient, en fait, que les frères des… Frères musulmans.</p>



<p>* <em>Ancien haut cadre de la fonction publique.</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GzXQSegzsA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/20/tunisie-le-25-juillet-a-sonne-glas-du-conseil-superieur-de-la-magistrature/">Tunisie : Le 25-Juillet a sonné glas du Conseil supérieur de la magistrature</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le 25-Juillet a sonné glas du Conseil supérieur de la magistrature » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/20/tunisie-le-25-juillet-a-sonne-glas-du-conseil-superieur-de-la-magistrature/embed/#?secret=JlD2UWGZSh#?secret=GzXQSegzsA" data-secret="GzXQSegzsA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jps4JMjXkQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/08/kais-saied-un-president-interimaire-se-prenant-pour-le-roi-soleil/">Kaïs Saïed, un président intérimaire se prenant pour le Roi Soleil</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed, un président intérimaire se prenant pour le Roi Soleil » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/08/kais-saied-un-president-interimaire-se-prenant-pour-le-roi-soleil/embed/#?secret=NmXjQSs72k#?secret=jps4JMjXkQ" data-secret="jps4JMjXkQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HzcT7HrWR5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/18/ne-donnons-surtout-pas-un-blanc-seing-a-kais-saied/">Ne donnons surtout pas un blanc-seing à Kaïs Saïed !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ne donnons surtout pas un blanc-seing à Kaïs Saïed ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/18/ne-donnons-surtout-pas-un-blanc-seing-a-kais-saied/embed/#?secret=ksHUNywXar#?secret=HzcT7HrWR5" data-secret="HzcT7HrWR5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/28/tunisie-kais-saied-doit-calmer-les-plus-enrages-parmi-ses-partisans/">Tunisie : Kaïs Saïed doit calmer les plus enragés parmi ses partisans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’influence des Soviets russes sur démocratie participative du tandem Saied-Mekki (5-6)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 08:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chiheb Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Soviets]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Lénine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/02/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-linfluence-des-soviets-russes-sur-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-5-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’influence des Soviets russes sur démocratie participative du tandem Saied-Mekki (5-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Saied-Meeting-du-Soviet-de-Petrogard.jpg" alt="" class="wp-image-368265"/><figcaption><em>Kais Saied / Meeting du Soviet de Petrograd dont la constitution en 1917 annonce la prise en main des soviets par l&rsquo;Etat central. </em> </figcaption></figure></div>



<p><strong>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-368262"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>La gouvernance participative préconisée par Ridha Mekki et de Kaïs Saïed se rapproche plus des soviets russes d’avant la révolution d’octobre 1917 et que Vladimir Lénine qualifiait comme étant la forme évoluée de la Commune de Paris de 1871.&nbsp;</p>



<p>Les soviets étant assimilables à des organisations devant assurer&nbsp;la participation directe des citoyens à la gestion de leurs affaires, une sorte&nbsp;d’auto-gouvernement. Ils délibèrent et décident de l’action à entreprendre d’une manière autonome.&nbsp;En effet, de comités syndicaux élus, les soviets ont pris progressivement une orientation politique, prenant le pouvoir dans une organisation locale (une usine, une ville, une province…).&nbsp;</p>



<p>Les soviets correspondaient, en ville, à des assemblées de délégués ouvriers (et de soldats) et, à la campagne, à des assemblées paysannes.&nbsp;Ils se sont érigés en un pouvoir parallèle instaurant une dualité de pouvoir, celui du régime tsariste d’un côté, et celui des masses ouvrières, organisées dans les soviets d’un autre côté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les soviets, une forme dangereuse d’organisation politique et sociale</h2>



<p>Ridha Mekki a soutenu sur Attessia, le 9 décembre 2019 que «<em>les moyens de production doivent être contrôlés par les citoyens</em>» (propos rapportés par Mohamed Sadok Lejri dans son article <em>«Ridha Lénine, un clown démagogue et utopiste»</em>, publié dans Kapitalis, le 11 décembre 2020)</p>



<p>Dans les campagnes, les soviets décrétaient seuls l’expropriation des terres et leur répartition entre les paysans pauvres. Des propriétaires terriens étaient tués, eux et leurs familles. Ce mouvement dans les campagnes a accéléré la désertion des soldats engagés contre l’Allemagne lors de la première guerre mondiale.&nbsp;Ils ont déserté pour avoir leur part dans le partage des terres des grands propriétaires.&nbsp;Dans certaines villes, des usines passent aux mains des ouvriers et&nbsp;des administrations sont prises&nbsp;par les soviets.</p>



<p>Lénine écrivait dans <em>Que faire</em>: «<em>Seule une organisation de combat centralisée, pratiquant avec fermeté la politique social démocrate et donnant pour ainsi dire satisfaction à tous les instincts et aspirations révolutionnaires, est en état de prémunir le mouvement contre une attaque inconsidérée et d&rsquo;en préparer une autre promettant le succès</em>.» Toutefois il proclamait,&nbsp;au premier congrès des Soviets de Russie, au début de juin 1917,&nbsp;le mot d’ordre <em>«Tout le pouvoir aux soviets.</em>&nbsp;<em>Le pouvoir aux Soviets, cela signifie une refonte radicale de tout l&rsquo;ancien appareil d’État, appareil bureaucratique qui entrave toute initiative démocratique; la suppression de cet appareil et son remplacement par un appareil nouveau, populaire, authentiquement démocratique, celui des Soviets, c&rsquo;est-à-dire de la majorité organisée et armée du peuple, des ouvriers, des soldats et des paysans; la faculté donnée à</em>&nbsp;<em>la majorité du peuple de faire preuve d&rsquo;initiative et d&rsquo;indépendance non seulement pour l&rsquo;élection des députés, mais encore dans l&rsquo;administration de l’État, dans l&rsquo;application de réformes et de transformations sociales.</em>»</p>



<p>Cette position qui se démarquait de ce qu’il a soutenu dans <em>Que faire</em>? a été prise par Lénine pour enflammer le climat insurrectionnel en Russie avant la révolution de 1917. Seulement, après la révolution,&nbsp;cette forme d’organisation politique et sociale&nbsp;a vite montré ses dangers dans un pays confronté à la guerre civile et à la famine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les soviets transformés par Lénine en courroie de transmission de l&rsquo;État centralisé</h2>



<p>Par ailleurs, et dans un premier temps, Lénine écrivait que&nbsp;le soviet n&rsquo;est «<em>ni un parlement ouvrier, ni un organe d&rsquo;auto gouvernement prolétarien</em>», mais seulement une «<em>organisation de combat pour atteindre des buts définis</em>».&nbsp;Les bolcheviks eux-mêmes ont été beaucoup plus réticents à l&rsquo;égard des soviets, en soutenant que&nbsp;<em>«seul un parti rigoureusement de classe est à même de diriger le mouvement politique du prolétariat et de veiller à la pureté de ses mots d’ordre et non ce fatras politique, cette organisation politique confuse et hésitante.»</em>&nbsp;</p>



<p>Après la révolution de 1917, Lénine finit par intégrer les soviets au sein du parti bolchevik&nbsp;qui exerça seul tout le pouvoir dans le cadre d’un État centralisé où les soviets devenaient une courroie de transmission des décisions du centre vers la base qui conserve juste un pouvoir de proposition. La centralisation du pouvoir permettait de mieux mettre en place les mécanismes de la dictature du prolétariat. Car pour Lénine «<em>la dictature du prolétariat est indispensable, et il est impossible de vaincre la bourgeoisie, sans une guerre prolongée opiniâtre, acharnée.</em>» Ainsi,&nbsp;le parti apparaît-il justement comme le lieu principal d’élaboration des décisions stratégiques et tactiques de l’action révolutionnaire. La centralisation de la décision était vitale pour éviter l’atomisation de l’État.</p>



<p>C’est à cet effet que Lénine a loué la pertinence de la centralisation du travail au sein du parti. Il écrivait dans <em>Contre le dogmatisme et le sectarisme dans le mouvement ouvrier</em>&nbsp;: «<em>Les bolcheviks ne se seraient pas maintenus au pouvoir… sans la discipline la plus rigoureuse, une véritable discipline de fer dans notre parti… qu’une centralisation absolue et la plus rigoureuse discipline du prolétariat sont une des conditions essentielles pour vaincre la bourgeoisie.</em>» Il a renforcé le rôle de l’Etat allant même jusqu’à garder l’appareil de l’État tsariste. Dans son œuvre <em>Les luttes de classes en URSS</em>, Charles Bettelheim a rapporté la position de Lénine quant à l’appareil tsariste qu’il a décidé de maintenir en déclarant: «<em>Nous avons hérité de l’ancien appareil d’État…Nous avons maintenant d’énormes masses d’employés mais nous n’avons pas suffisamment d’instruits pour diriger efficacement ce personnel.</em>» Alors, il a gardé les hauts fonctionnaires de l’administration tsariste qui n’avaient pas une inimitié à l’encontre de la révolution ainsi que des ingénieurs car, le problème de l’administration et du tissu industriel était la carence en spécialistes bolchévics, problème qui a trop préoccupé Lénine. Il leur a même accordé des avantages matériels particuliers. Charles Bettelheim a rapporté dans le même ouvrage que Lénine a déclaré qu&rsquo;«<em>il est impossible de faire marcher l’industrie sans eux et qu’il est également impossible de les contraindre purement et simplement à travailler pour le pouvoir soviétique… Les salaires élevés payés aux spécialistes sont ainsi clairement reconnus comme un compromis imposé par la lutte des classes.</em>»</p>



<p>En effet on peut aussi lire dans <em>Contre le dogmatisme et le sectarisme dans le mouvement ouvrier</em> de Lénine&nbsp;: <em>«L</em><em>e pouvoir soviétique confie la direction aux capitalistes non pas en tant que capitalistes mais en tant que capitalistes techniciens ou organisateurs, moyennant des salaires élevés… de même que les meilleurs techniciens; mais c’est ceux précisément que nous, parti prolétarien, devons embaucher en tant que dirigeants du processus du travail et d’organisation de la production, car nous n’avons personne d’autre qui connaisse la question pratiquement par expérience.</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les comités auto-gérés proposés par le tandem Saïed-Mekki</h2>



<p>Ainsi, Lénine était-il conscient de la nécessité d’un État fort pour assurer la stabilité et la cohésion sociales en vue d’enclencher la dynamique du progrès et de l’évolution du corps social après avoir éradiqué le mode de production bourgeois. Or, à la déliquescence de l’État, à la crise économique et sociale que traverse le pays, aux dérives régionalistes, tribales, claniques et corporatistes qui rongent une Tunisie meurtrie, Kaïs Saïed et Ridha Mekki répondent par des hallucinations chimériques et nous proposent de suivre des expériences d’organisation sociale qui ont échoué après avoir engendré la désolation et la douleur comme le cas de la Commune de Paris ou dépassées par des formes plus pragmatiques comme le cas des soviets russes. Ces formes d’organisation sont la trame même des comités auto-organisés et autonomes que nous proposent Ridha Mekki et Kaïs Saïed.&nbsp;</p>



<p>Le flou dans la construction proposé par ce tandem suscite plusieurs questions. Lesdits conseils seraient-ils constitués avant ou après la destruction du système en place? Par ailleurs, à supposer que ces conseils devenaient une réalité organisationnelle comme les soviets, s’arrogeraient-ils le pouvoir d’expropriation et de spoliation des biens, à l’instar de la Commune de Paris et des soviets russes d’avant la révolution? En effet, on peut admettre que les conseils de proximité, locaux ou régionaux, décident de leur développement, mais, s’ils se trouvaient, vu l’état de pays, à court de financements et de moyens pour satisfaire les aspirations populaires de leurs localités, alors, se résoudraient-ils à mettre la main sur les biens publics ou privés? L’État affaibli pourrait-il faire face à ces dérapages? Le comité de coordination d&rsquo;El-Kamour, à Tataouine, était sur le point de s’approprier le champ pétrolier de la région. Maintenant les yeux commencent à se fixer sur les domaines de l’État pour se les distribuer. Les prétentions aux propriétés privées tourneraient bien la tête à certains démunis.</p>



<p>Dans son intervention du 25 octobre 2021, Kaïs Saïed a mis les jalons d’une éventuelle remise en cause&nbsp;des locations des terres agricoles consenties aux privés. Il envisage la distribution des terres agricoles de l’État aux jeunes sans se soucier des problèmes d’investissement et de rentabilité. Si Marx et Lénine voyaient dans la bourgeoisie une classe qui exploite le prolétariat, Kaïs Saïed y voit un bande d’escrocs et de voleurs responsable de l’appauvrissement du peuple.&nbsp;</p>



<p>Ces exemples et d’autres, nous laissent perplexes surtout qu’on ne voit pas dans le projet de Saïed et Mekki,l’ombre de l&rsquo;autorité d’un État central capable d’éviter les dérives fâcheuses au pays tout en lui assurant développement et progrès. On ne voie pas aussi l’ombre du rôle des propriétaires des moyens de production. Enfin, Saïed et Mekki n’ont pas prévu qu’il pourrait y avoir des résistances à leur projet. Comment celles-ci seraient-elles résolues? Par le consensus ou la confrontation, sachant que le président de la république est trop porté sur le monologue, adore s&rsquo;entendre parler, écoute peu ou pas les autres et se méfie de toute forme de dialogue, y compris avec les organisations nationales?</p>



<p>Ces craintes sont d’autant plus grandes quand on voit le président de la république, lors du mois chaud de janvier 2021, faire des discours enflammés et monter son peuple d&rsquo;<em>«Echaab yourid» ou du «Peuple qui veut»</em>. Un président de la république se doit d’appeler au calme et à la paix sociale et s’abstenir de laver le linge institutionnel sur la place publique.</p>



<p>Quant à Ridha Mekki, il continue de parler de la révolution permanente et de vanter, en filigrane, les thèses des conseillistes. Ces derniers considéraient Vladimir Lénine comme un déviationniste pour avoir centralisé le pouvoir dans un État-parti et de limer les pouvoirs des soviets les vouant au rôle de courroies de transmission dans le cadre du centralisme démocratique, donc dénués des pouvoirs originels des soviets d’avant la révolution d’octobre 1917. C’est de là qu’on pourrait expliquer l’absence d’un rôle substantiel d’un État central dans la vision de la démocratie participative de Saïed et Mekki dont les vues sont assimilables aux positions des conseillistes qui ont pris pour modèle la Commune de Paris et les soviets russes d’avant la révolution d’octobre 1917.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>A suivre&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles&nbsp;de la série :</em></h2>



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<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/</a></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rX2nPqgbYe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/embed/#?secret=xVc3jW8nen#?secret=rX2nPqgbYe" data-secret="rX2nPqgbYe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KL0okfCRpA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : la démocratie participative s&rsquo;inspire-t-elle de la commune de Paris ?(4-6)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : la démocratie participative s&rsquo;inspire-t-elle de la commune de Paris ?(4-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/embed/#?secret=9XnjLu41JN#?secret=KL0okfCRpA" data-secret="KL0okfCRpA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/02/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-linfluence-des-soviets-russes-sur-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-5-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’influence des Soviets russes sur démocratie participative du tandem Saied-Mekki (5-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Oct 2021 10:42:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Karl Marx]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chiheb Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Ridha-Mekki-1.jpg" alt="" class="wp-image-367979"/></figure></div>



<p><strong><em>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-367976"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Tout porte à croire que les origines marxistes de Ridha Mekki sont demeurées ancrées dans son inconscient et son subconscient. Son modèle de gouvernance basée sur la destruction pour la reconstruction du système se rapproche de la vision de Marx, d’Engels et du courant conseilliste sur l’Etat. </p>



<p>Ridha Mekki, le leader des Patriotes démocrates le plus charismatique des années soixante-dix, ne peut se défaire des longs et houleux débats ayant porté sur les fondements idéologiques de la société communiste et du communisme de conseil qui fera l’objet d’un traitement particulier au dernier article de cette série.</p>



<p>Selon Friedrich Engels dans <em>L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat</em>, «<em>l&rsquo;État s&rsquo;est développé du fait que les organismes de l&rsquo;organisation gentilice furent soit transformés, soit refoulés par l&rsquo;introduction d&rsquo;organismes nouveaux, et qu&rsquo;enfin on les remplaça complètement par de véritables autorités d&rsquo;État, tandis qu&rsquo;au véritable « peuple en armes », se protégeant lui-même dans ses gentes, ses phratries et ses tribus, se substituait une « force publique » armée, au service de ces autorités d&rsquo;État, donc utilisable même contre le peuple.</em>» Le caractère essentiel de l&rsquo;État consiste en une force publique distincte de la masse du peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Etat, pouvoir spécial d’une catégorie sociale </h2>



<p>Cette évolution sociale s’est essentiellement opérée par la concentration des richesses entre les mains d’un groupe de personnes ou d’une classe qui tend à exercer sa domination sur les autres classes ou catégories de classes. Dans <em>L’Origine de la famille, la propriété privée et l’Etat</em>, Friedrich Engels écrit également ceci : «<em>Le compendium de la société civilisée est l&rsquo;État qui, dans toutes les périodes typiques, est exclusivement l&rsquo;État de la classe dominante et qui reste essentiellement, dans tous les cas, une machine destinée à maintenir dans la sujétion la classe opprimée, exploitée.»</em></p>



<p>Ainsi, pour les tenants du communisme, l’Etat est-il le pouvoir spécial d’une catégorie sociale pour dominer les autres composantes de la société. Avec l’émergence de la société capitaliste, il est devenu l’appareil de répression exercée par la bourgeoisie contre le prolétariat. Ainsi, fallait-il que le prolétariat renverse l’Etat bourgeois pour lui substituer l’Etat prolétarien en tant qu’appareil nécessaire pour briser la résistance de la bourgeoisie et la prise de possession des moyens de production au nom de la société. Selon Lénine dans <em>L’Etat et la révolution</em>, <em>«l’aboutissement de ce rôle c’est la dictature du prolétariat, la domination politique du prolétariat.»</em></p>



<p>L’Etat par le moyen duquel le prolétariat exerce sa dictature, n’est qu’une étape provisoire : «<em>elle ne représente que la transition à l’abolition de toutes les classes à une société sans classes</em>», lit-on dans une lettre écrite par Marx à Weydmeyer le 18 mars 1851 (<em>L’Etat et la révolution</em>). On peut lire dans <em>La misère de la philosophie</em> : «<em>Il ne faut au prolétariat qu’un Etat en voie d’extinction… Les classes exploitées ont de la domination politique pour supprimer toute exploitation</em>.»</p>



<p>Une fois le rôle de l’Etat prolétarien est achevé avec l’élimination de la classe possédante, les contradictions de classes s’estompent et comme soutenu par Friedrich Engels dans <em>L’Anti Dühring</em>, <em>«le prolétariat s’empare du pouvoir d’Etat et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’Etat. Mais par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences et les oppositions de classe et également en tant qu’Et</em>at… <em>L’intervention d’un pouvoir d’Etat dans des rapports sociaux devient superflue dans un domaine après l’autre et entre naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place au gouvernement des choses et à la direction des de production. L’Etat n’est pas aboli, il  s’éteint.</em>» La même idée est reprise par Engels dans <em>Socialisme utopique et socialisme scientifique</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Du matérialisme dialectique à la vision apologique de la société </h2>



<p>Ridha Mekki n’est pas loin des idées de Marx et d’Engels. Mohamed Sadok Lejri a rapporté dans son article <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/12/27/ridha-lenine-un-clown-demagogue-et-utopiste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>«Ridha Meki, un clown démagogue et utopiste»</em> </a>publié dans <em>Kapitalis</em>, le 27 décembre 2020, que lors de son passage sur Attessia, le 25 décembre 2020, «<em>les idées qui ont été développées par Ridha Lénine procèdent d’une idéologie qui vise l’Etat et le capitalisme comme deux formes d’oppression indissociables, et l’instauration d’une société égalitaire délestée des principes anti sociaux de la propriété privée et des institutions étatiques fondées sur l’auto gestion et la responsabilité individuelle.»   </em></p>



<p>C’est la société de l’homme parfait dénuée de tout égoïsme, de toutes contradictions et les individus sont mus par l’intérêt commun et la solidarité. «<em>L’ancienne société bourgeoise… est remplacée par une association où le libre développement de chacun et la condition du libre développement de tous</em>», lit-on dans <em>Le manifeste du parti communiste</em> de Marx et Engels. Une vision apologique de la société communiste. Et c’est là tout le paradoxe de Marx : il passe du matérialisme dialectique à la vision apologique de la société. La situation idéale dans l’idéologie marxiste est d’arriver au stade de l’extinction de l’Etat et d’arriver comme soutenu par l’utopiste Saint Simon à une société où <em>«l’administration des choses aura remplacé le gouvernement des hommes»</em>.</p>



<p>La révolution socialiste ne peut qu’aboutir au paradis sur terre. Dans cette société sans classes se crée «<em>la possibilité d’assurer, au moyen de la production sociale, à tous les membres de la société, une existence non seulement parfaitement suffisante au point de vue matériel et s’enrichissant de jour en jour, mais leur garantissant aussi et l’exercice libre et complet de leurs dispositions physiques et intellectuelles</em>», écrivait Engels dans <em>Socialisme utopique et socialisme scientifique</em>. Donc cela légitimerait qu’on serve cette fin par l’emploi de tous les moyens, y compris les plus violents, exercés dans le cadre de la dictature du prolétariat.</p>



<p>Pour Ridha Mekki et Kaïs Saïed, l’épanouissement de peuple passe par la démocratie participative où l’individu est maître de son sort et ou il peut réaliser ce qu’il veut puisque quand le peuple veut une chose, il l&rsquo;aura. </p>



<p>Ridha Lénine a adopté cette idéalisation de la société parfaite de l’homme parfait, où tous les clivages, quelles que soient leurs natures, se seraient estompés dans le cadre de sa démocratie horizontale. Tous seraient animés par la même approche de l’intérêt commun et de l’utilité publique ainsi que de la solidarité et de l’amour du prochain. <em>«Les intérêts de la société passent absolument avant les intérêts particuliers, et les uns et les autres doivent être mis dans un rapport juste et harmonieux»,</em> comme théorisé par Engels dans <em>L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat</em>. Il n’y aurait plus de rixes sanglantes entre deux quartiers de Redeyef à propos du résultat de recrutement à la CPG ou une guerre entre deux tributs pour un puits d’eau comme à Tataouine…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rompre avec le vieux système responsable de tous les malheurs </h2>



<p>Puisqu’il faut tunisifier le modèle, Ridha Lénine et Kaïs Saïed sont prêts à œuvrer de concert avec les islamistes, toutes tendances confondues, au nom de la convergence des luttes, afin de provoquer une rupture avec le vieux système <em>«responsable de tous les malheurs»</em> de la Tunisie et atteindre, à terme, les lendemains qui chantent dans une société juste, sans classes… et où l’Etat dépérira. Dans le montage de ce duo, même le clivage confessionnel s’estompe donc. «<em>Tout li monde il est beau tout li monde il est gentil.</em>» Ils ne se rendent pas compte qu’ils pourraient être phagocytés par les Frères musulmans qui ne renoncent jamais à leur stratégie d’islamisation de la société.</p>



<p>Ils sont tellement enfermés dans leur coquille et leur hostilité à la <em>«daouala fassida»</em> (Etat corrompu), à l&rsquo;Etat centralisateur, à la francophonie et aux catégories riches, qu’ils semblent sourds aux appels salafistes pour le retour au système féodal tribal-bédouin et au mercantilisme primaire, et pour la relégation de la société entière dans les abîmes de la régression.  </p>



<p>Ce qui rapproche le montage du duo Kaïs Saïed -Ridha Mekki avec l’approche marxiste de l’Etat, c’est la marginalisation du rôle de l’Etat et l’idéalisation de la société parfaitement harmonieuse, mais surtout le renversement du système en place pour lui substituer un système radicalement différent. Le système en place en Tunisie ne peut représenter l’expression de la volonté populaire et ses aspirations, aussi faut-il le détruire pour instaurer un ordre nouveau, où le pouvoir serait détenu par les opprimés et les laissés-pour-compte qui auront la libre gestion de leurs affaires, comme théorisé par Saïed et Mekki.</p>



<p>Seulement, et comme l’a remarqué Vladimir Lénine dans <em>L’Etat et la révolution</em>, au stade du manifeste communiste «<em>la question de l’Etat était posée d’une manière très abstraite, dans les notions et termes les plus généraux</em>.» Le montage du duo Saïed &#8211; Mekki est aussi abstrait que l’Etat communiste de Marx.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions. </h2>



<p>Par ailleurs, Marx, Engels et Lénine avaient prévu que l’homme parfait est l’aboutissement d’une phase transitoire, dite phase de la dictature du prolétariat, où les prolétaires s’approprient des moyens de production et éliminent la classe bourgeoise pour former une société sans contradiction de classes. La  question qui se pose alors est la suivante : d’où émergerait l’homme parfait, l’homme angélique qui n’a pas besoin d’un pouvoir qui lui est extérieur pour vivre harmonieusement dans la société issue de la construction du duo Saïed &#8211; Mekki ? Ces derniers, pensent-t-ils pouvoir créer du néant des sosies doux, gentils, parfaitement solidaires, dénués de tout égoïsme et transcendant leur appartenance sociale, confessionnelle et idéologique? La démocratie de proximité de Saïed ne risque-t-elle pas de susciter au contraire toute sorte de conflits qui voueraient le pays à l’anarchie surtout au vu des tendances claniques, tribales, régionales, et revanchardes qui ont ressurgi en cette décade affligeante suite à la déliquescence de l’autorité de l’Etat.</p>



<p>Depuis le XIXe siècle, l’utopie de Karl Marx n’a pas vu le jour. Un président de la république a-t-il le droit de vendre ce genre de mirage ? L’utopie n’est pas du domaine d’un chef d&rsquo;Etat en exercice, mais des philosophes et des penseurs. Et c’est aux personnes qui agissent dans la sphère publique de partir, le cas échéant, des pensées philosophiques et même utopiques pour leur donner des formes concrètes pouvant s’adapter aux contextes particuliers d’une société donnée, et non de prendre leurs rêves ou les rêves des autres en bloc et à l’état brut pour des réalités. Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions.</p>



<p>Toujours selon Vladimir Lénine, Karl Marx a peaufiné sa théorie de l’Etat avec l’avènement de l’insurrection de la Commune de Paris en 1971. C’était sa source d’inspiration, mais elle serait éventuellement celle de Ridha Mekki après avoir renié son passé léniniste. On peut dire qu’on peut même trouver de grandes ressemblances entre la Commune de Paris et les conseils de la démocratie participative aux niveaux organique et fonctionnel. </p>



<p><strong><em>Prochain article</em></strong> : <em>La Commune de Paris, source d’inspiration pour la démocratie participative.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iOsMw88eEJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/embed/#?secret=slrXGB7ADQ#?secret=iOsMw88eEJ" data-secret="iOsMw88eEJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IBYas6jsVh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/embed/#?secret=owN3QKsKDL#?secret=IBYas6jsVh" data-secret="IBYas6jsVh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : une constitution au pays de Merlin l&#8217;enchanteur !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/15/tunisie-une-constitution-au-pays-de-merlin-lenchanteur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2021 10:17:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai demandé un petit prêt de deux mille dinars à la banque où mon compte est ouvert; le chef d’agence me l’a refusé. Pour lui, ma pension de retraite ne peut être une garantie au remboursement de toutes les échéances, car il n’y a aucune garantie qu&#8217;elle me sera servie. Il n’y a pas de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/15/tunisie-une-constitution-au-pays-de-merlin-lenchanteur/">Tunisie : une constitution au pays de Merlin l&rsquo;enchanteur !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Kais-Saied-professeurs-de-droit-constitutionnel.jpg" alt="" class="wp-image-362882"/><figcaption><em>Kais Saied recevant hier, mardi 14 septembre 2021, les professeurs de droit constitutionnel Sadok Belaid, Mohamed Salah Ben Aissa et Amine Mahfoudh. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>J’ai demandé un petit prêt de deux mille dinars à la banque où mon compte est ouvert; le chef d’agence me l’a refusé. Pour lui, ma pension de retraite ne peut être une garantie au remboursement de toutes les échéances, car il n’y a aucune garantie qu&rsquo;elle me sera servie. Il n’y a pas de gouvernement et le pays est au bord de la faillite. J&rsquo;allais lui parler du mouvement Echaab yourid et de la constitution que le président Kaïs Saïed s&rsquo;apprête à amender, mais je me suis ravisé pour ne pas lui paraître ridicule.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-362881"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Le palais de Carthage a parlé, le 9 septembre 2021, par la voix de Walid Hajjam, via la chaîne Sky News Arabia. Ce conseiller auprès de la présidence de la république a perdu l’occasion de se taire. Son intervention était du pur <em>«tsafsif»</em> (démagogie) Ses <em>«sawfa»</em> et <em>«attendre les prochains délais»</em> ou <em>«les délais les plus proches»</em> destinés à éviter d&rsquo;ouvrir la boîte de Pandore ne nous avancent en rien. Une fois encore, on est dans le flou le plus total concernant les projets du président Kaïs Saïed, notamment celui relatif à l&rsquo;amendement de la Constitution de 2014 ou son abrogation pure et simple.</p>



<p>Il nous est permis de dire que ce flou est de mauvais augure. Celui qui est clair avec lui-même annonce les couleurs de sa pensée, même dans leurs grandes lignes. Celui qui veut nous faire avaler une couleuvre l’entoure de flou et de mystère. M. Hajjam, qui, sans jeu de mot aucun, excelle dans l&rsquo;art de couper le cheveux en quatre, nous dit qu’il y aurait un régime plus équitable avec une meilleure répartition du pouvoir. <em>«Il y aura un parlement mais pas comme le précédent»</em>, précise-t-il, sans préciser rien du tout. Tout cela n’est que <em>«talamis»</em> (poudre aux yeux). Car y a-t-il une constitution au monde qui ne prévoit pas de répartition des pouvoirs ? Et à quoi rime cette notion d’équité si équivoque et si controversée? Par ailleurs, de quoi sera-t-il fait le parlement d’un genre nouveau, y a-t-il un prototype dans un autre pays que l&rsquo;on peut invoquer? Pour qui nous prend-il ce Hajjam ou est-ce qu’il est en train d’apprendre <em>«el-hjama fi-rous el-yatama»</em> (la coiffure dans la tête des orphelins).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Peut-on savoir ce que mijote M. Saïed&nbsp;?</h3>



<p>Au moins, en 2011, les constituants, avant même de s’installer dans l’hémicycle pour plancher sur la nouvelle constitution, ont déclaré qu’ils vont rafistoler un régime parlementaire rationalisé donnant assez de pouvoir au président de la république en considération de son élection au suffrage universel. Ces pouvoirs, bien que sciemment limités, ont permis à Kaïs Saïed de faire son passage en force du 25 juillet 2021, en se basant sur le fameux article 80. Il a gelé le parlement et démis le chef du gouvernement tout en gardant certains ministres bouche-trous. Les débats étaient publics et la première mouture a été réajustée sous la pression de la rue et le sit-in d’Errahil, en août et septembre 2013au Bardo.</p>



<p>En Tunisie, il y a plusieurs dizaine de milliers de personnes qui ont étudié le droit constitutionnel, la sociologie politique, l’histoire des idées politiques et le droit public en général. La Tunisie grouille d’enseignants en droit constitutionnel, du professeur à l’assistant. L’opinion est tellement politisée que même l’éboueur qui lève les ordures ménagères s’est fait une idée des régimes politiques classiques. Est-ce que tout ce beau monde n’a pas le droit de savoir ce que mijote monsieur le président de la république, ou, est-ce que son projet sociétal est l’apanage des élèves de Nizar Chaari et de Ridha Chiheb Mekki alias Ridha Lénine qui sont ses courroies de transmission et ses relais avec la nébuleuse d&rsquo;Echaab yourid, parti, mouvement ou coterie ?</p>



<p>Monsieur Kaïs Saïed, il est de mon droit absolu de connaître ce que vous mijotez avant même que vous organisiez le référendum que vous semblez projeter pour faire accepter votre projet politique directement par le peuple, tout en contournant tous les acteurs politique. Sur quel thème porterait d&rsquo;ailleurs ce référendum ? Allons-nous être mis devant le fait accompli et conduits au paradis terrestre par Merlin l’enchanteur? Et qu’avons-nous besoin d’un référendum&nbsp;? <em>«Que de barricades pour six malheureuses sardines»</em>, disait Jacques Prévert. L’écrasante majorité des Tunisiens sont pour la réhabilitation du régime présidentiel, soit. La constituante de 2011 et la constitution de 2014 n’ont pas de base juridique probante. C’est la constitution de 1959 qui, dans les faits, demeure en vigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nous n&rsquo;allons pas réinventer la roue&nbsp;!</h3>



<p>Monsieur le président, remettez les pieds sur terre ! On n’a plus le temps pour refaire le monde. Comme <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/30/monsieur-kais-saied-la-constitution-de-1959-est-toute-prete/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déjà soutenu dans un précédent article</a>, vous avez la constitution de 1959 à nettoyer des scories ajoutées au fil des décennies et de la dérive autoritaire de Bourguiba et de Ben Ali. Une commission que vous superviseriez s’y pencherait pendant un maximum de trois mois et le tour serait joué. La nouvelle constitution pourrait même prévoir que vous resteriez président jusqu’à la fin de votre mandat actuel. Pour le code électoral aussi, il faut faire vite. On ne fait jamais une constitution aussi parfaite qu’une montre Rollex. Laissons le temps au temps et les adaptations sont toujours possibles. La constitution américaine votée en 1787 comprend sept articles et elle a connu vingt sept amendements. Quoi que vous fassiez pour faire reluire la vitrine, la Tunisie est en situation de non-droit depuis 2011. Il se trouve que vous tenez le gouvernail, vous avez encore une légitimité, faites avancer le bateau et menez-le à bon port sans trop chercher la finasserie juridique qui ne serait, dans tous les cas, que relative.</p>



<p>Par ailleurs, la Tunisie serait-elle le seul pays au monde qui n’a pas de cadres compétents et intègres pour constituer un gouvernement? Serions-nous tombés si bas? En deux semaines, les Talibans ont formé un gouvernement rien que pour que les pays étrangers amis ou ennemis trouvent devant eux un vis-à-vis qui engage l’État. Nous, nos vis-à-vis discutent avec la société civile, et personne ne sait comment demain sera fait.</p>



<p>J’ai demandé un petit prêt de deux mille dinars à la banque où mon compte est ouvert; le chef d’agence me l’a refusé. Pour lui, ma pension de retraite ne peut être une garantie au remboursement de toutes les échéances, car il n’y a aucune garantie qu&rsquo;elle me sera servie. Il n’y a pas de gouvernement et le pays est au bord de la faillite. Je lui ai parlé de constitution, il m’a répondu <em>«Istanna ya djaja hata yjik el kamh min Béja» </em>(la poule pourra toujours attendre les graines en provenance de Béja)<em>.</em></p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire à la retraite.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="x33fbt0TPg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/19/ah-ces-americains-qui-nous-aiment/">Ah, ces Américains qui nous aiment !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ah, ces Américains qui nous aiment ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/19/ah-ces-americains-qui-nous-aiment/embed/#?secret=nZOCGvZwAD#?secret=x33fbt0TPg" data-secret="x33fbt0TPg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/15/tunisie-une-constitution-au-pays-de-merlin-lenchanteur/">Tunisie : une constitution au pays de Merlin l&rsquo;enchanteur !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Kais Saïed et les spéculateurs : le populisme en économie tue l&#8217;économie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 12:59:45 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculteurs]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Chiheb Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour lutter contre la spéculation, il ne suffit pas de diaboliser les intervenants économiques, les traiter publiquement de voleurs, leurs saisir, sans raison légale, leurs marchandises, comme le fait parfois Kaïs Saïed. L&#8217;auteur estime que le président de la république doit cesser cette sorte de populisme ravageur, qui, au prétexte d&#8217;assainir l&#8217;économie, pourrait au contraire...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Kais-Saied-pomme-de-terre.jpg" alt="" class="wp-image-361326"/></figure></div>



<p><strong><em>Pour lutter contre la spéculation, il ne suffit pas de diaboliser les intervenants économiques, les traiter publiquement de voleurs, leurs saisir, sans raison légale, leurs marchandises, comme le fait parfois Kaïs Saïed. L&rsquo;auteur estime que le président de la république doit cesser cette sorte de populisme ravageur, qui, au prétexte d&rsquo;assainir l&rsquo;économie, pourrait au contraire la détruire.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong> *</p>



<span id="more-361325"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Certes, avant et après votre intronisation, vous n’avez jamais présenté un programme politique, économique, social et culturel pour le pays. Même votre projet sociétal de la démocratie de proximité est d’une opacité ombrageuse. On ne connaît de vous que l’homme intègre décidé à combattre les abus et la corruption. Même la dissolution, sous couvert de gel, de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a eu pour prétexte que cette institution était devenue un panier à crabes et un repaire de corrompus téléguidés par les réseaux mafieux. Tout cela est bien beau. <em>«Je dirais même plus, tout cela est bien beau»</em>, dirait Dupont.</p>



<p>Vous avez plus ou moins neutralisé les députés, et vous semblez vous attaquer à la mafia. Jusqu’ici on ne peut que saluer vos intentions. Seulement la lutte contre la mafia ne se fait pas <em>«bil fourka ou oud el-hatab »</em> (avec la fourche et le bâton.) Il faut au contraire avoir la patience pour étudier avec minutie le secteur visé et repérer la tête et les tentacules de la pieuvre en vue de la mettre hors d’état de nuire au moment opportun et une fois pour toute. En parallèle, il faudrait préparer une politique de substitution par l’Etat.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Don Quichotte brasse du vent </h3>



<p>Monsieur le président, vous ne semblez pas suivre une telle démarche. Vous semblez agir dans la précipitation, par des coups d’éclat médiatisés sous l’effet des chuchotements de vos proches ou sous l’influence du Facebook. Vous voilà comme Don Quichotte, à vous déplacer d’endroit en endroit, haranguant sur un ton martial, sans prendre le temps d’écouter, ce que vous trouvez sur votre passage, jusqu’à ce que vous atterrissiez dans les champs des chambres frigorifiques. Là vous avez accusé leurs propriétaires d’affameurs du peuple et même de voleurs, je crois. Les <em>«boc-boc» </em>(idiots) du Facebook étaient aux anges.</p>



<p>Je ne suis pas agriculteur. J’ai tout juste un tout petit jardin à l’entrée de ma maison, et que j’ai dû abandonner aux herbes sauvages, car il me revenait cher en eau et en jardiniers. J’ai juste comme&nbsp; beaucoup de Tunisiens le frigo domestique. Comme une très large frange des Tunisiens d’après révolution, j’arrive tout juste à acheter de quoi cuisiner une ratatouille de misère pour remplir mon ventre. Et voilà que vous voulez m’en priver par vos sautes d’humeur du côté des grossistes qui gèrent des entrepôts frigorifiques.</p>



<p>Les livres de ma bibliothèque, mes rencontres publiques, mon expérience de la vie, si tumultueuse, si chaotique mais si enrichissante, mon expérience professionnelle, m’ont appris que l’agriculteur a un champ où il cultive divers produits agricoles. Il achète les semences, les engrais, les insecticides, et divers matériels agricoles à coup de milliers de dinars. Ils a des ouvriers et il subit les aléas de la météo et du marché. Alors que si on vient à le priver d’eau comme à Chatt Mérien, à Akouda, ce serait le bordel le plus inextricable.</p>



<p>Donc, cet agriculteur a un coût et il ne doit pas produire à perte. Il est condamné à vendre sa production. Il doit obligatoirement gagner pour réinvestir, produire, et veiller à la qualité de son produit. Il est un pilier de la souveraineté du pays, puisqu’il est à la base de l’autosuffisance alimentaire. Il est aussi un agent économique de taille par sa participation dans le PIB et l’équilibre de la balance commerciale grâce à sa force exportatrice.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’agriculteur a besoin du grossiste et de ses camions</h3>



<p>Monsieur le président de la république, vous semblez ignorer totalement le domaine agricole comme notre cher Samir Ettayeb, ancien ministre de l’Agriculture et ami de Ridha Chiheb Mekki, votre éminence grise. Les murs de l’amphi, le café du coin, puis les zombis qui vous soutiennent, vous ont coupé du monde.</p>



<p>Or, cet agriculteur, quand il a une récolte portant sur des dizaines sinon des centaines ou des milliers de tonnes, devient hanté par cette récolte. Il faut qu’elle soit enlevée au plus vite. Car, elle risque d’être avariée sur place. Donc cet agriculteur qui n’est ni transporteur, ni grossiste, ni propriétaire d’entrepôts frigorifiques, ni détaillant, doit penser à écouler sa production au plus vite pour entrer dans ses frais et faire des bénéfices. Mais, surtout il doit libérer le terrain pour le préparer à la prochaine récolte.</p>



<p>Donc, l’agriculteur a besoin du grossiste et de ses camions, pour lui écouler sa marchandise directement dans les divers marchés centraux. Mais aussi, il a besoin de celui qui a des magasins frigorifiques. Car les produits agricoles, vue leur quantité, ne peuvent être écoulés au jour le jour. Le risque qu’ils ne soient vendus à un prix qui n’arrange ni le producteur, ni le transporteur ni le grossiste est grand, ou, que malgré le bradage des prix, le marché ne peut résorber toute la production qui y a été déversée. Dans les deux cas, c’est la catastrophe pour tout le circuit de la production et de la distribution. Ce serait les faillites en cascade. Si ce n’était ces chambres frigorifiques, les agriculteurs auraient laissé leurs terres en friche et je n’aurais pas trouvé sur le marché les patates pour ma ratatouille de misère, ou je les aurais achetées au prix du caviar.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les chambres frigorifiques peuvent aider à équilibrer le marché</h3>



<p>Donc, les chambres frigorifiques participent à équilibrer la distribution sur le marché. Par ailleurs, en emmagasinant certains produits agricoles, ils décongestionnent l’agriculteur, et garantissent leur disponibilité sur le marché à la longueur de l’année, et au moment où certains produits se font rares du fait des conditions climatiques, ou en dehors de la saison de grande production. Un pays qui se base sur le tourisme se doit de garantir l’approvisionnement des hôtels et des activités annexes comme les restaurants par tous les produits agricoles à la longueur de l’année. Quand votre cuisinier décide de vous préparer des crevettes grillées pour vos invités officiels, et que ce n’est pas la saison des crevettes, la chambre frigorifique du grossiste en poissons vient en rescousse. Mais cela a un prix.</p>



<p>Si ce n’était l’importance du rôle des chambres froides pour le secteur agricole, l’Etat n’aurait pas consenti une subvention de 20%, je crois, pour celui qui monte une chambre frigorifique.</p>



<p>Le propriétaire de la chambre frigorifique a, lui aussi, des frais, électricité surtout, employés, carburant pour son parc de véhicules et maintenance, amortissement, frais bancaires, le coût de l’argent mis dans les stocks, avaries, certains produits perdent automatiquement 5% de leur poids et plus des suites du stockage… Avec ces frais et les risques du marché même, ce grossiste a droit à faire du bénéfice. Ce secteur est un secteur légal, il faut juste le contrôler pour éviter les abus et la tentation à la spéculation. Ces opérateurs génèrent des impôts pour l’Etat. Ainsi, faut-t-il les ménager et tirer à boulets de canons sur le secteur informel qui nuit à l’économie du pays tels la spéculation sur le tabac et le marché de la drogue et les spéculateurs sur les produits subventionnés par l’Etat.</p>



<p>Mais de là à diaboliser les intervenants dans l’emmagasinage des produits agricoles, les traiter publiquement de voleurs, leurs saisir, sans raison légale, leurs marchandises, c’est de l’inconséquence et de l’inconscience. Un autre jour, accepteriez vous, monsieur le président de la république, que les enragés de votre slogan <em>«Echaab Yourid»</em> (le peuple veut) exproprient ces opérateurs économiques ou d’autres, comme les agriculteurs et les industriels?</p>



<p>Pour la cherté des produits agricoles sur le marché, il faut agir en aval et non en amont. Et là, c’est toute une politique agricole qu’il faut dresser. En avez-vous?</p>



<p>Si j’avais la plus petite chambre froide, je la fermerais, et voyez comment vous en sortir avec les agriculteurs en détresse et les citoyens en désarroi.</p>



<p>De grâce, ne nous prenez pas pour des cons, un peu de respect pour notre intelligence, et cessez ce populisme ravageur. Onze ans de populisme et de gabegie, c’en est trop. N’en rajoutez pas. Si ce chemin était salutaire, il l’aurait été pour vos prédécesseurs.</p>



<p>* <em>Haut cadre de la fonction publique à la retraite.</em></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/02/kais-saied-et-les-speculateurs-le-populisme-en-economie-tue-leconomie/">Kais Saïed et les spéculateurs : le populisme en économie tue l&rsquo;économie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : la fin du compromis historique entre Destouriens et islamistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 10:06:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La classe politique tunisienne, souvent portée sur les compromis et les compromissions historiques, devra en finir avec les petits jeux (naïfs ou opportunistes) de ceux qui défendent Rached Ghannouchi et croient que son parti Ennahdha est devenu incontournable et indispensable à la vie politique tunisienne; maintenant que la stratégie destructrice des Frères musulmans est on...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Ridha-Lenine-Ajmi-Lourimi-Mohamed-Ghariani.jpg" alt="" class="wp-image-361144"/><figcaption><em>Les affinités toxiques, de droite à gauche : Ridha Chiheb Mekki, alias Ridha Lénine, éminence grise de Kais Saied, Ajmi Lourimi (Ennahdha) et Mohamed Ghariani (ancien RCD devenu nahdhaoui).  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La classe politique tunisienne, souvent portée sur les compromis et les compromissions historiques, devra en finir avec les petits jeux (naïfs ou opportunistes) de ceux qui défendent Rached Ghannouchi et croient que son parti Ennahdha est devenu incontournable et indispensable à la vie politique tunisienne; maintenant que la stratégie destructrice des Frères musulmans est on ne peut plus évidente.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>



<span id="more-361143"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" class="wp-image-109886"/></figure></div>



<p>Les Américains pour affaiblir les empires coloniaux, et <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2013/02/le-wahhabisme-au-service-du-colonialisme.html">plus particulièrement les empires français et anglais</a>, ont encouragé les peuples colonisés à la création d&rsquo;Etats-nations, reprenant une idée initiée et propagée par Napoléon. Leur soutien aux militants nationalistes dans leur lutte pour la libération de leur pays est indéniable mais pas sans arrière pensée; puisqu&rsquo;ils escomptaient bien <em>«récupérer»</em> ces pays libérés du colonialisme français et anglais, dans le giron du nouveau impérialisme américain !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au péril rouge, les Américains ont préféré le péril vert</h3>



<p>Une fois l&rsquo;indépendance acquise et les empires coloniaux disloqués, les Américains, dans leur phobie permanente et quasi obsessionnelle du communisme, veulent empêcher la propagation du communisme dans les pays nouvellement indépendants, en s&rsquo;appuyant sur leurs leaders charismatiques. Si Gamel Abdel Nasser s&rsquo;était détourné d&rsquo;eux pour se jeter dans les bras de l&rsquo;URSS, leur ennemi juré, ce ne sera pas le cas pour la Tunisie où, pour donner l&rsquo;illusion d&rsquo;une démocratie, les Américains <em>«conseilleront»</em> à Habib Bourguiba le pluralisme en autorisant les islamistes mais en interdisant les communistes ! Autrement dit, <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2013/01/sequelle-de-la-guerre-froide-expansion.html">au péril rouge, ils ont préféré le péril vert</a>, persuadés qu&rsquo;il restera cantonné dans les pays dits <em>«arabo-musulmans»</em>.</p>



<p>Ce que fera Bourguiba, dès le début des années 1970, ou qu&rsquo;on fera pour lui plus exactement, lui-même étant malade en plein dans sa dépression dont il ne se remettra jamais, malgré ses fréquents séjours en Suisse. C&rsquo;est ainsi que certains Destouriens ont choisi de pactiser avec les islamistes, dans l&rsquo;espoir de les utiliser pour mieux les neutraliser.</p>



<p>A-t-on profité de l&rsquo;absence physique ou mentale du visionnaire Bourguiba pour ouvrir la porte aux islamistes ? Sûrement oui car, lucide et en possession de ses facultés mentales, cet homme féru d&rsquo;histoire ne se serait pas rapproché des islamistes, sachant pertinemment que le panislamisme dogmatique est antinomique du nationalisme libéral des Destouriens qui avaient libéré le pays et bâti la Tunisie moderne, en en faisant une nation bien définie et une république dont les institutions sont copiées sur le modèle français, fruit des Lumières dont Bourguiba s&rsquo;était nourri.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Inconscience ou opportunisme de certains Destouriens</h3>



<p>Ce que refera Béji Caid Essebsi en s&rsquo;alliant à Ghannouchi, <em>«conseillé»</em> nous dit-on par les Etats-Unis et l&rsquo;Union européenne, quand <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2015/02/la-trahison.html">il avait trahi ses électeurs et surtout ses électrices</a>, auxquels il promettait d&rsquo;être leur rempart contre les Frères musulmans, alors qu&rsquo;il avait fait un deal avec leur leader Rached Ghannouchi lors de leur <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2016/01/le-ver-est-dans-le-fruit-depuis-la.html">rencontre <em>«secrète»</em> à Paris</a>. Lui aussi se persuadait de neutraliser Ennahdha en s&rsquo;alliant à Ghannouchi et escomptait refaire le coup de François Mitterrand à Georges Marchais. Sauf que n&rsquo;est pas Mitterrand qui veut et que les Frères musulmans ont un soutien financier illimité de la part de l&rsquo;émir de l&rsquo;émirat du Qatar, qui se rêve le bœuf de la fable de La Fontaine et croit pouvoir tout acheter avec ses pétrodollars, pour jouer dans la cour des grands.</p>



<p>Et depuis que ces Destouriens sans principes – et en totale contradiction avec la doctrine du parti &#8211; avaient banalisé l&rsquo;alliance avec les Frères musulmans, de plus en plus de progressistes ont fini par croire Ennahdha incontournable et indispensable à la vie politique tunisienne. Certains Destouriens, malgré <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/10/10-annees-dislamisme-en-tunisie-portent.html">10 années de pouvoir islamiste</a>, croient encore pouvoir redresser le pays avec <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/01/10eme-anniversaire-de-la-revolution-du.html">ceux-là mêmes qui l&rsquo;ont mis à genou</a> ! Inconscience ? Ou simple opportunisme&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un pseudo <em>«printemps arabe»</em> peut en cacher un autre</h3>



<p>Si la fumeuse <em>«révolution du jasmin»</em> du 14 janvier 2011 avait pour but d&rsquo;éliminer de la scène politique le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), <em>«la révolte du peuple»</em> du 25 juillet 2021 <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/08/le-malentendu-de-la-revolte-spontanee.html">semble orientée contre les Destouriens</a>, du moins contre ceux qui refusent toute alliance avec les Frères musulmans et qui les combattent ouvertement, comme le Parti destourien libre (PDL) <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/02/abir-moussi-rend-leur-fierte-aux.html">qui revient à ses fondamentaux en tirant les leçons des erreurs</a> commises par les Destouriens en 100 d&rsquo;existence.</p>



<p>Or le 25-Juillet marque aussi un coup d&rsquo;arrêt au cirque des trois pouvoirs exécutifs, quand Kaïs Saïed a sifflé la fin de la récréation. Seulement voilà, le <em>«peuple»</em> se persuade que Kaïs Saïed veut mettre un terme à l&rsquo;islam politique et qu&rsquo;il les avait débarrassés de Ghannouchi et de ses Frères musulmans. Mais une fois de plus le <em>«peuple»</em> sera manipulé et se réveillera un jour en disant qu&rsquo;il a été trompé, quand il découvrira que Ghannouchi restera probablement derrière sa doublure Mohamed Goumani, le <em>«musulman de gauche»</em>, ami de Naoufel Saïed, le frère du président. Que son mea-culpa et le sacrifice de sa personne pour son parti et sa patrie ne sont qu&rsquo;une suite de comédies. Et qu&rsquo;un pseudo <em>«printemps arabe»</em> peut en cacher un autre. Et depuis, des propositions fusent de partout pour trouver des solutions aux crises politique, économique et sanitaire que connaît le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>L&rsquo;«islamisme modéré»</em> n&rsquo;a jamais existé et n&rsquo;existera jamais </h3>



<p>Pour contrer l&rsquo;islam politique, certains proposent un nouveau concept, celui de <em>«Démocrates musulmans»,</em> à l&rsquo;instar des <em>«Démocrates chrétiens»</em>. Ce qu&rsquo;expliquaient déjà Ghannouchi et ses Frères musulmans aux Occidentaux, que <em>«l&rsquo;islamisme radical»</em> effraye, pour les amadouer avec leur <em>«islamisme modéré»</em>, qu&rsquo;ils leur vantaient en le comparant à la <em>«démocratie chrétienne»</em>. <em>«Islamisme modéré»</em> que les Tunisiens découvrent tout comme les Occidentaux être une supercherie; puisque <em>«l&rsquo;islamisme modéré»</em>, tout comme <em>«l&rsquo;islam du centriste»</em> (<em>«al-islam al wasati»</em>) et <em>«l&rsquo;islam de gauche»</em> (dernière trouvaille des Frères musulmans)&#8230; tous ont pour référent Youssef Qaradaoui, le guide spirituel des Frères musulmans, installé par l&rsquo;émir du Qatar président de l&rsquo;Organisation mondiale des savants musulmans.</p>



<p>Devant la méfiance des Tunisiens et des Occidentaux, Ghannouchi poussera la supercherie jusqu&rsquo;à renier son appartenance à l&rsquo;organisation mondiale des Frères musulmans, dont il est l&rsquo;un des principaux dirigeants. Mieux encore, il annoncera, lors du congrès d&rsquo;Hammamet, en mai 2016, qu&rsquo;Ennahdha laisse la <em>«religion»</em> aux religieux et devient un parti politique <em>«civil»</em> comme les autres; alors qu&rsquo;il figure toujours, lui et des membres de son parti, dans l&rsquo;organigramme de l&rsquo;Organisation mondiale des Frères musulmans&#8230; où il siège dans le bureau politique !</p>



<p>Alors il faut en finir avec ces petits jeux (naïfs ou à dessein) de ceux qui défendent Ghannouchi et croient que son parti Ennahdha est devenu incontournable et indispensable à la vie politique tunisienne; maintenant que la stratégie des Frères musulmans de destruction des républiques arabes est on ne peut plus évidente.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Destouriens doivent corriger les erreurs de leurs prédécesseurs</h3>



<p>L&rsquo;unique remède contre l&rsquo;islam politique est de l&rsquo;interdire, <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/08/plaidoyer-pour-linterdiction-des-partis.html">en interdisant constitutionnellement les partis politiques qui instrumentalisent la religions</a>, et d&rsquo;inscrire la laïcité dans la constitution de la future 3e république tunisienne, ce qui a le mérite de séparer la religion de l&rsquo;Etat et de la renvoyer dans la sphère du privée, en confirmant définitivement la primauté du droit civil sur toutes les lois religieuses, toutes religions confondues.</p>



<p>Alors que d&rsquo;autres voient dans le <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/vers-une-quatrieme-constitution-pour-une-tunisie-reellement-democratique/?fbclid=IwAR12HmUxxHEnhftmKb9kmv9pTUPfOpLr-qjUECHVlrBZBNO78txUFNBCO3o">référendum</a>, la panacée pour en finir avec la dictature des partis; reprenant une idée fixe de Kaïs Saïed d&rsquo;instaurer une démocratie participative émanant de la base. Idée farfelue trahissant un président plutôt utopique qu&rsquo;homme politique. Mais comme le reconnaît le journaliste Tarek Mami, la Tunisie n&rsquo;est pas la Suisse. Les Tunisiens sont encore loin de la culture politique et du civisme des Suisses, pour être consultés à tout bout de champ.</p>



<p>Alors faut-il jeter le bébé avec l&rsquo;eau du bain parce que certains Destouriens se sont compromis avec les islamistes ? Ce n&rsquo;est pas parce que quelques Destouriens ont trahi leurs idéaux, qu&rsquo;il faut jeter aux oubliettes leur parti, l’œuvre et les sacrifices des milliers d&rsquo;authentiques militants. Ce sont les Destouriens qui avaient libéré et construit la Tunisie moderne. Il leur revient de poursuivre l’œuvre de leurs prédécesseurs et d&rsquo;en corriger les erreurs car ce ne sont pas <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/07/que-restera-t-il-de-la-valse-des_14.html">les panarabistes ni le communiste Hamma Hammami</a>, qui soutiennent Ennahdha, qui sortiront le pays de l&rsquo;ornière où l&rsquo;avaient mis Ghannouchi et ses <em>«Frères»</em> !</p>



<p>Il est curieux que beaucoup sont disposés à croire sur parole les métamorphoses qu&rsquo;annoncent les dirigeants d&rsquo;Ennahdha alors qu&rsquo;en dix ans de pouvoir, ils ont ruiné la Tunisie, passant tour à tour d&rsquo;un <em>«islamisme radical»</em> à un <em>«islamisme modéré»</em>, puis à un <em>«islam centriste»</em>, pour devenir un <em>«parti civil laissant la religion aux religieux» </em>et enfin de reprendre la religion en annonçant l&rsquo;<em>«islamisme de gauche»</em>; alors qu&rsquo;ils dénient aux Destouriens d&rsquo;évoluer et de corriger les erreurs de leurs prédécesseurs !</p>



<p>A moins que ce ne soit à dessein …</p>



<p><a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/08/ces-destouriens-qui-ont-pactise-avec.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l&rsquo;auteur. </a></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/01/tunisie-la-fin-du-compromis-historique-entre-destouriens-et-islamistes/">Tunisie : la fin du compromis historique entre Destouriens et islamistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2021 08:06:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Chiheb Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite, hier, samedi 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Kais-Saied-Chiheb-Mekki.jpg" alt="" class="wp-image-357210"/><figcaption><em>Kaïs Saïed recevant Ridha Chiheb Mekki, le 22 juin 2021. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>En visite, hier, samedi 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong> *</p>



<span id="more-357209"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>C’est un secret de polichinelle que de dire que la Tunisie est au bord de la faillite économique et de l’explosion sociale. Le plus grave, c’est que la scène politique est minée par les tendances contradictoires qui accélèrent ce processus de déchéance au lieu de chercher à l&rsquo;éviter. Si l&rsquo;on écarte les courants démocrates et progressistes, qui se sont illustrés jusque-là par l’infantilisme, le nombrilisme et la balkanisation, et qui n&rsquo;ont aucune chance de se faire adouber par la population, deux tendances se caractérisent par leur volonté de changer radicalement le régime politique actuel par un autre qui mènera le pays vers un désastre annoncé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les ambitions du tandem Kaïs Saïed- Chiheb Mekki </h3>



<p>Il y a, d’une part, le projet du président de la république Kaïs Saïed, celui de la démocratie de proximité dite encore démocratie participative. Et d’autre part, le projet de l’Etat islamique gouverné par la charia, prôné par la secte des Frères musulmans avec à leur tête leur gourou Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha et de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP). Malgré leur dénégation, les islamistes n&rsquo;ont pas changé d&rsquo;un iota et maintiennent le cap, dans le droit fil de la pensée du fondateur de leur mouvement, l&rsquo;Egyptien Hassan El-Banna.</p>



<p>Le bras de fer actuel entre Kaïs Saïed et Rached Ghannouchi au sujet du dernier remaniement ministériel et la mise en place de la cour constitutionnelle, entre autres sujets de discorde, a pour toile de fond ce clivage que chacun d’eux cherche à résoudre en sa faveur, quitte à plonger le pays dans un chaos plus dramatique que celui qu’il traverse depuis dix ans.</p>



<p>Le projet islamiste a été traité amplement et nous vivons ses dramatiques manifestations, celui de Saïed demeure entouré de plusieurs zones d’ombre et d’alchimies complexes. C’est pourquoi, il serait opportun d’ouvrir cette boîte de Pandore et essayer découvrir ses secrets.</p>



<p>Ainsi a-t-il été jugé impérieux d’essayer de saisir les fondements conceptuels qui commandent à la mise en forme et aux articulations de projet de la gouvernance participative de Saïed. Car tout projet sociétal est le produit d’une pensée préalable qui le définit et qui en constitue le fil directeur. Occulter cette base théorique conduit à une compréhension tronquée du projet en question, et à une&nbsp; mauvaise appréciation de la manière avec laquelle on est amené à se comporter à son égard. Ainsi traitera-t-on dans cette contribution des fondements idéologiques de la démocratie participative de Saïed. Car cette construction sociétale n’est pas sortie aujourd’hui du néant, elle est le produit d’une synthèse de diverses pensées et d’expériences dont les origines datent du XIXe siècle.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Ridha-Mekki-Kais-Saied-et-Asma-Baccouche.jpg" alt="" class="wp-image-357211" width="500"/><figcaption><em>Kaïs Saïed entouré de Ridha Mekki et Asma Baccouche pendant la campagne électorale.  </em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Les fondements idéologiques de la démocratie participative selon Saïed</h3>



<p>S’agissant du projet présidentiel, celui-ci serait plus le produit de <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/11/le-monde-selon-ridha-el-mekki-lenine-un-cauchemar-egalitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ridha Chiheb Mekki alias Ridha Lénine</a>. En effet, bien avant que Saïed ne découvre en lui des ambitions politiques, Mekki a épousé, dès le début des années quatre-vingt, les thèses des conseillistes après avoir été un marxiste léniniste pur et dur, voire même un stalinien et un leader des Patriotes démocrates dans les années soixante-dix. Il a engagé en ces débuts des années quatre-vingt des débats autour du projet conseilliste dans une vaine tentative de réunir la gauche autour de ce projet. Même ses plus proches camarades ne l’ont pas suivi&nbsp;dans cette aventure, malgré le respect et l’admiration dont il était entouré.</p>



<p>La relecture de l’idéologie marxiste léniniste n’est pas du domaine de Saïed qui ne s’est illustré durant sa carrière que par la simple paraphrase des textes constitutionnels. Ainsi, peut-on dire que le projet de la démocratie de proximité, bien qu’adopté&nbsp;tardivement par lui, a émané des réflexions de Mekki. De par son parcours de militant de gauche et de surcroît de patriote démocrate, ce dernier ne pouvait se détacher de ses repères idéologiques de gauche pour définir le projet sociétal adopté par la suite par Saïed avant l’aventure présidentielle.</p>



<p>L’appareil qui était derrière la montée de Saïed a manœuvré ou cautionné le rapprochement de Saïed et de Ridha Lénine qu’une amitié liait déjà. Mekki faisait figure de révolutionnaire sincère et intègre, un profil qui pouvait séduire la jeunesse que la gauche n’a pu enrôler en son sein, les démunis, les soi-disant laissés-pour-compte des régions dites marginalisées ainsi que les&nbsp; «intellectuels» férus des discours savants et d’utopies et obnubilés par l’anti-système. Le corporatisme, l’intégrité, la droiture et la modestie ont joué pour Saïed. Selon certaines sources, la manipulation des réseaux créés sur le terrain par l&rsquo;homme des médias Nizar Chaari, ainsi que les réseaux sociaux, dont le financement demeure un point d’interrogation, ont fait le reste.</p>



<p>Il ne faut surtout pas oublier l’électorat des Frères musulmans (Ennahdha et les voyous islamistes d’Al-Karama) qui s’est porté sur lui puisqu’ils n’avaient pas de candidat pouvant gagner les élections présidentielles et que le conservatisme de Saïed rapprochait. Et voilà Saïed propulsé président de la république.</p>



<p>Certes, Saïed se veut prophète porteur d’une nouvelle religion pour satisfaire sa mégalomanie et marquer son passage dans l’histoire, et Mekki se voulait depuis le tout début des années quatre- vingt, porteur d’une nouvelle théorie, et d’un nouveau modèle d’organisation politique et sociale autour desquels il avait voulu réunir la gauche. Mais à scruter le fin fond du montage du duo Saïed-Mekki, on constate qu’il n’est qu’une compilation de théories de gauche élaborées bien avant eux.</p>



<p>En effet, le montage de ce tandem ne serait qu’une ratatouille de mauvais goût dont les ingrédients sont la conception de Karl Marx de l’Etat communiste, la Commune de Paris, les Soviets d’avant la révolution russe de 1917, les thèses du conseillisme autour desquelles Ridha Lénine a voulu réunir la gauche depuis le tout début des années 80. On y trouve même des traces de l’organisation berbère où, comme l’a soutenu Ernest Renan, l’unité&nbsp;se situe dans le village.</p>



<p>Les diverses sources d’inspiration au montage du tandem Saïed-Mekki seront exposées successivement dans les cinq prochains articles comme suit&nbsp;:</p>



<p>1-&nbsp;La gouvernance participative selon le tandem Saïed et Mekki;</p>



<p>2-&nbsp;Les inspirations marxistes du système politique Saïed-Mekki;</p>



<p>3-&nbsp;Les inspirations communardes du système politique du tandem Saïed-Mekki;</p>



<p>4-&nbsp;L’influence des Soviets russes sur le système politique du tandem Saïed-Mekki;</p>



<p>5-&nbsp;Le conseillisme et le modèle du duo Saïed-Mekki.</p>



<p>A suivre&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4NldBkQ7S1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/27/ridha-lenine-un-clown-demagogue-et-utopiste/">Ridha Lénine, un clown démagogue et utopiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ridha Lénine, un clown démagogue et utopiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/27/ridha-lenine-un-clown-demagogue-et-utopiste/embed/#?secret=yk9QyN8ZOV#?secret=4NldBkQ7S1" data-secret="4NldBkQ7S1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jBLWDxOxqy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/11/le-monde-selon-ridha-el-mekki-lenine-un-cauchemar-egalitaire/">Le monde selon Ridha El Mekki &lsquo;Lénine&rsquo; : Un cauchemar égalitaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le monde selon Ridha El Mekki &lsquo;Lénine&rsquo; : Un cauchemar égalitaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/11/le-monde-selon-ridha-el-mekki-lenine-un-cauchemar-egalitaire/embed/#?secret=V0yDUCs5D4#?secret=jBLWDxOxqy" data-secret="jBLWDxOxqy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b1Zfv6dT9y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/17/presidentielle-kais-saied-na-pas-de-directeur-campagne-electorale-quid-de-ridha-lenine/">Présidentielle : Kaïs Saïed n&rsquo;a pas de directeur de campagne électorale. Quid de «Ridha Lénine» ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle : Kaïs Saïed n&rsquo;a pas de directeur de campagne électorale. Quid de «Ridha Lénine» ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/17/presidentielle-kais-saied-na-pas-de-directeur-campagne-electorale-quid-de-ridha-lenine/embed/#?secret=9i5TwT4fqf#?secret=b1Zfv6dT9y" data-secret="b1Zfv6dT9y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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