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	<title>Archives des Romains - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Romains - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Le trône d’Adoulis’’ &#124; L’islam, entre mythe et déni</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:54:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VIIe siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/">‘‘Le trône d’Adoulis’’ | L’islam, entre mythe et déni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia*</strong></p>



<span id="more-18060222"></span>



<p>C’est toujours&nbsp;avec une certaine gêne qu’on envisage l’histoire de l’islam lorsqu’on est musulman d’ascendance ou de conviction; une gêne qui ne le cède qu’à la haine irrationnelle que cette religion induit de nouveau dans les sphères du pouvoir et chez les influenceurs occidentaux, dont la traduction la plus manifeste est le génocide perpétré à Gaza et les innombrables actes d’agression que l’armée sioniste n’a&nbsp;cessé de perpétrer contre les peuples et les pays du Moyen-0rient.</p>



<p>Or l’identité&nbsp;musulmane constituant en fin de compte la cible ultime de ces guerres qu’on a nommées antiterroristes, ainsi que le démontre la judaïsation de la Palestine et de Jérusalem, il est désormais à tout le moins de mauvais ton par l’introduction d’un autre récit fondateur, de remettre en cause la légitimité historique d’une religion dont la conscience collective qu’elle insuffle à des&nbsp;peuples ethniquement différents et politiquement morcelés lorsqu’ils se réclament d’une langue commune, constitue&nbsp;toujours bon an mal an le socle de la résistance de ces peuples au colonialisme.</p>



<p>Le moment serait donc mal choisi d’en parler,&nbsp;si tant est qu’il y eût jamais eu un bon moment pour le faire. Néanmoins il se trouve que le taire ne contribue pas à déconstruire l’arbitraire du récit adverse, celui des ennemis, ni le caractère illégitime de leurs prétentions. Car si la teneur du programme sioniste est de faire revenir les différents peuples qu’on prétend subjugués par l’islam à leurs cultures antérieures, de Berbères, d’Araméens, de Coptes, d’Assyriens, de Chaldéens, de Mèdes, de Perses, et de Hittites, il faudrait commencer par parler des conquêtes macédoniennes, qu’on a justifiées comme étant la grande contre-offensive ayant fait suite aux guerres médiques, à l’origine ainsi qu’on l’a prétendu, de l’esprit européen.</p>



<p>Selon ce récit, l’armée grecque aurait été composée de citoyens libres se battant pour leur liberté (il n’y avait pas d’Etat unitaire en Grèce mais des cités), celle du Grand Roi étant un ramassis d’esclaves et au mieux de mercenaires. Le résultat ne pouvait faire de doute. Puis il y a eu, faisant suite à la conquête d’Alexandre le Grand et son rêve d’Etat Universel, les États hellénistiques&nbsp;d’Orient dont la politique d’assimilation par l’usage de la langue et des coutumes grecques a suscité en Palestine le courroux des prêtres juifs contraints pour marquer leur différence et sauvegarder leur identité monothéiste d’imposer des règles ségrégationnistes, telles la circoncision, l’interdiction du porc, celle des mariages mixtes et des repas avec les idolâtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La défense de l&rsquo;Occident</h2>



<p>Enfin est survenue&nbsp;Rome dont on a prétendu qu’elle a repris à son propre compte l’œuvre civilisatrice gréco-macédonienne en Orient, ainsi que la défense de l’Occident. L’occupation romaine a laissé à la postérité des monuments, des aqueducs, une solide tradition juridique. Mais elle a suscité les résistances des peuples&nbsp;vaincus écrasés par les impôts et dont les innombrables révoltes furent réduites par le fer et par le feu à l’intérieur d’un empire appelé à s’étendre indéfiniment.</p>



<p>En Afrique il y eut Syphax, Jugurtha, Tacfarinas, Garmoul, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui périrent&nbsp;sous le joug romain.</p>



<p>A l’extérieur, Rome a fait face à la pression constante exercée par les peuples germaniques, et surtout à la grande réaction de l’Empire Perse, d’abord des Parthes Arsacides issus du Khorassan, puis celle des Sassanides descendus des montagnes du Fârs, dont les prétentions impériales universelles s’appuyaient sur une religion élaborée,&nbsp;le Mazdéisme, unifiée autour d’un livre sacré, l’Avesta, et soutenue par un clergé organisé et intolérant.</p>



<p>Rome a cru trouver son salut dans la conversion de ses empereurs au christianisme, une religion réputée d’amour censée fondre les différents peuples de l’Empire dans une foi commune en mettant fin au bain de sang perpétuel au moins à l’intérieur de ses limites.</p>



<p>En réalité, les controverses théologiques autour de la trinité et les natures du Christ furent jusqu’au VI<sup>e</sup> siècle de l’ère universelle âpres et fournirent aux différents peuples, en particulier orientaux, à l’instar des Arméniens ou des Egyptiens, l’occasion d’affirmer leurs personnalités <em>«nationales»</em> face au facteur grec au pouvoir à Byzance.</p>



<p>La conversion des Arabes de Ghassane établis au Cham, alliés aux Byzantins orthodoxes, au christianisme monophysite, et des Lakhmides d’Irak alliés des&nbsp;Perses probablement au nestorianisme, seul christianisme toléré dans leur empire, aurait pu ainsi fournir le cadre théologique nécessaire à la formation d’un royaume&nbsp;unifiant toute la péninsule arabique sous une même autorité. Il n’en fut rien. Etats croupions au service de puissances étrangères, et chargés de garder les frontières de leurs suzerains contre les incursions des nomades, ils n’avaient rien pour jouir de la considération de ces derniers.</p>



<p>Pour ceux qui prétendent que les Arabes ne furent que des envahisseurs, le prince Qais originaire de Kinda s’était vu offrir le phylarcat de Palestine par l’empereur byzantin Justin pour services rendus&nbsp;avant l’avènement de l’islam. Autrement dit il aurait été en droit d’y fonder un royaume au nom de la seule légitimité reconnue par les historiens occidentaux, celle issue de l’empire romain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’irrédentisme éthiopien</h2>



<p>En réalité, le seul état indépendant de la péninsule arabique à cette époque était celui de Himyar au Yémen qui face à l’irrédentisme éthiopien, issu d’un Etat chrétien monophysite co-riverain de la mer Rouge, s’était converti au judaïsme.</p>



<p>Le Roi Youssef Dhu Nuwas s’était lancé dans une persécution généralisée contre ses sujets chrétiens qui avait atteint son point culminant avec le bûcher de Najrane, un autodafé gigantesque contre ceux que le Coran avait qualifiés de <em>Ashab Al Oukhdoud</em>. Cela avait fourni le prétexte à une croisade et les armées du Négus chrétien monophysite éthiopien Kaleb, transportées par la flotte byzantine envoyée en mer Rouge par l’empereur chrétien orthodoxe Justinien, avaient débarqué au Yémen et renversé l’Etat de Himyar.</p>



<p>En réalité, les Byzantins n’avaient pas été mécontents de renverser un royaume client de leurs ennemis perses afin d’établir leur contrôle sur la mer Rouge et cette guerre s’était insérée dans l’affrontement entre les deux empires à vocation universelle.</p>



<p>Mais les choses n’en étaient pas restées là. Un général éthiopien, Abraha, avait établi un Etat chrétien indépendant au Yémen, une sorte de Rhodésie avant l’heure, en se détachant de son suzerain, le négus d’Ethiopie, dont les armées, envoyées soumettre le rebelle, s’y étaient ralliées.</p>



<p>Abraha avait envoyé ses forces, qualifiées par le Coran de <em>Ashab Al Fil</em>, les gens de l’Eléphant, vers le Nord. Une épidémie, vraisemblablement aviaire selon le Coran, les y avait décimés et ce qui apparaissait comme une légende est devenu une possibilité corroborée par la découverte des virus auxquels l’humanité a été récemment confrontée.</p>



<p>La tradition musulmane dit que les Ethiopiens étaient venus détruire la Kaaba et la Mecque. Dans quel but ? Dans la lutte entreprise pour le contrôle du commerce de la mer Rouge, était-ce pour supprimer un rival commercial, un concurrent religieux, ou les deux ?</p>



<p>Si la Mecque était en passe de devenir un pôle politique au sein de la péninsule, il est douteux que cela eût pu susciter l’inquiétude du maître du Yémen, du moment que ses sujets arabes, pour ne pas dire éthiopiens, parlaient une langue étrangère pour les&nbsp;gens du Hijaz, et écrivaient une écriture sudarabique que ces derniers ne comprenaient pas.</p>



<p>Le grand écrivain égyptien&nbsp;Taha Hussein avait soulevé avec justesse cette discordance yéménite dont il avait tiré les conclusions lui valant d’être mis à l’index par les religieux de son pays, celle d’une poésie supposée antéislamique créée de toute pièce après la conquête musulmane.</p>



<p>Pourtant la suite des événements devait démontrer que la&nbsp;Mecque ne pouvait, dès cette époque, qu’avoir acquis la puissance potentielle qui allait plus tard se traduire sous son égide par l’unification de la totalité de la péninsule Arabe.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, le reflux éthiopien amorcé par la défaite et la mort d’Abraha s’était traduit sur le plan politique par le rétablissement grâce à une armée perse du royaume juif de Himyar sous l’autorité d’un nouveau souverain, Sayf Dhi Yazane. Or ce protectorat perse, sans doute irrémédiablement affaibli, ne fera plus parler de lui, même lorsque les juifs de Médine et de Khaybar auront eu le plus besoin de son aide. D’où l’hypothèse vraisemblable d’une culture sud-arabique déclinante sous l’influence de la culture arabe en provenance du nord, celle que nous connaissons, sans doute véhiculée par le christianisme en provenance de Kinda et de Ghassane et d’Al Hira peut être via la Mecque et que les souverains du Yémen, juifs puis Ethiopiens, par la persécution ou par la conquête, n’auront pu stopper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apparition de l’islam</h2>



<p>Se pose alors évidemment la question de l’apparition de l’islam, une religion monothéiste évoluant pour son propre compte, au sein du plus grand sanctuaire idolâtre d’Arabie alors que le judaïsme&nbsp;était fermement établi dans la péninsule et que le christianisme en provenance du Cham et d’Irak, y était en pleine expansion.</p>



<p>On peut comprendre que les marchands de la Mecque, représentés par la tribu Qoraïch, pris en tenaille entre les ambitions impériales byzantine et perse, avaient jugé leur position commerciale suffisamment menacée pour&nbsp;pousser&nbsp;au moins certains parmi eux à tenter d’unifier sous leur égide l’ensemble des tribus qui échappaient&nbsp;jusque-là à la domination des deux empires, afin de&nbsp;s’assurer&nbsp;le contrôle des routes commerciales entre la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien.</p>



<p>L’idolâtrie jusque-là pratiquée en Arabie n’aurait pas pu constituer le cadre politique nécessaire à ce programme, en raison de son caractère pluraliste mais aussi anachronique, alors qu’une grande partie des tribus d’Arabie avait déjà adopté le monothéisme et que la plus grande partie du Moyen-Orient était incorporée à l’empire byzantin chrétien, le mazdéisme perse étant quant à lui trop étranger aux traditions sémitiques.</p>



<p>Ce qu’on appelle le hanafisme, ce monothéisme teinté de monachisme vécu à l’échelon personnel par les croyants en rupture de ban avec leur société polythéiste environnante, en étant qualifié de religion d’Abraham, avait constitué le paradigme fondateur&nbsp;légitimant&nbsp;la nouvelle foi, mais uniquement après la rupture définitive avec les tribus juives qui en rejetant l’apostolat du prophète avaient refusé de cautionner le grand projet d’unification arabe.</p>



<p>Naturellement cette rupture s’était traduite par la consécration de la Mecque, en tant qu’épicentre du culte d’Abraham, au détriment de Jérusalem.</p>



<p>A la légitimité issue du judaïsme adoptée par les souverains yéménites de Himyar dans le but de raffermir leur indépendance face aux prétentions éthiopiennes, on avait ainsi substitué une autre légitimité universelle mise au service de l’unification arabe, celle d’un Dieu non pas propriété exclusive d’Israël, mais de tous les peuples.</p>



<p>On peut donc penser que l’islam en tant que religion évoluant pour son propre compte est issu d’un échec, celui de l’investissement du judaïsme au service de la cause arabe. Le succès des armes avait rallié les marchands de la Mecque, initialement opposés à un projet qui leur inspirait de la crainte, et avait réduit les oppositions locales centrées sur des prédications concurrentes, à l’instar de celle de Musaylima à Yamama. Et lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins telles que la peste, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;islam au service de la cause arabe</h2>



<p>L’imprévu est que, de religion au service de la cause arabe, l’islam entre Djakarta et Casablanca, ait rallié des peuples si différents dans un même espérance ou une même identité, même en l’absence d’autorité politique ou religieuse commune.</p>



<p>Il est donc faux de dire que les Arabes n’avaient rien à faire au Moyen-Orient. Ils avaient plus à y faire que les Grecs ou les Perses qui avaient, les premiers, conféré à leurs guerres un antagonisme religieux.</p>



<p>Quant au caractère hérétique de l’islam selon l’Eglise, il n’est issu que d’anathèmes prononcés par des conciles d’évêques et de prélats&nbsp;s’affrontant&nbsp;pour s’assurer les faveurs impériales et échouant à s’entendre sur les personnes et les natures du Christ.</p>



<p>Pour ce qui est de la légitimité issue d’Israël, dont il serait dépourvu, la référence à Abraham prouve bien que ce que l’islam remet en question dans le judaïsme n’est rien de plus que l’autorité des Rabbins qui en avaient fait une religion réservée et sectaire au lieu d’être ouverte sur le reste de l’humanité, une espérance qui avait été à l’origine du message chrétien, rejeté par les rabbins pour les mêmes raisons.&nbsp;</p>



<p>En fin de compte c’est bien un antagonisme d’un autre âge institué par l’Eglise et les rabbins fait d’anathèmes et d’imprécations qui sert de socle à la haine aujourd’hui réapparue au sein d’un Occident prétendument devenu laïc, contre l’une des plus grandes communautés religieuses du monde. &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Le Trône d’Adoulis: Les guerres de la mer Rouge à la veille de l’Islam’’, de Glen Bowersock, traduit en français par Pierre-Emmanuel Dauzat, éd. Albin Michel, Paris, 1<sup>er</sup> octobre 2014, 208 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B3RaHTm7pk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/embed/#?secret=hHk9GICzG0#?secret=B3RaHTm7pk" data-secret="B3RaHTm7pk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’unité de l’histoire tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/lunite-de-lhistoire-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 10:21:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Romains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ne vantons pas les mosaïques, ne faisons pas l’éloge du cosmopolitisme. Ne brisons pas nos pierres. Assemblons-les, encore et toujours.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des phrases qui traversent les siècles comme des coups de tonnerre. L’une d’elles résonne encore aujourd’hui : «Carthago delenda est» — Carthage doit être détruite. Le sénateur Caton l’Ancien la répétait inlassablement à Rome, jusqu’à ce que la grande rivale fût rayée de la carte. On raconte qu’il ajoutait parfois : «Il ne faut pas laisser deux pierres ensemble.» Ce mot d’ordre de ruine totale ne visait pas seulement une cité, mais une mémoire, une civilisation, un destin collectif.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-17578533"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Deux mille ans plus tard, le mécanisme est toujours là, sous d’autres habits. L’obsession de détruire, de séparer, de dissoudre ce qui tient debout ensemble, demeure une tentation politique universelle. Depuis le printemps arabe, le monde arabe en général et la Tunisie en particulier l’ont appris à leurs dépens : l’histoire y est systématiquement morcelée, fragmentée, recomposée pour opposer les uns aux autres. C’est une logique de marteau : frapper, fendre, disperser. Amazighs contre Arabes. Berbères contre musulmans. Progressistes contre conservateurs. Laïques contre islamistes. Et vice et versa. Tout ce qui pourrait unir deux pierres, deux idées, deux communautés, deux mémoires, se voit attaqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diviser pour régner</h2>



<p>Le monde actuel est gouverné moins par le droit que par la force. Les maîtres de ce temps l’ont compris : pour asseoir leur puissance, ils doivent briser ce qui donne cohésion aux peuples. Lorsque l’unité apparaît, ils cherchent la fissure. Lorsque des différences s’apaisent dans la coexistence, ils les réactivent. Lorsque la mémoire collective s’accorde sur un récit commun, ils exhument d’anciennes querelles, sollicitent des archéologues, des historiens ou des polémistes professionnels pour faire réapparaître vainqueurs et vaincus, dominants et dominés.</p>



<p>On creuse, on fouille, on gratte la pierre de l’histoire jusqu’à retrouver la trace d’une blessure. Et, au lieu de panser la cicatrice, on la rouvre. On invente des récits séparés, des mémoires concurrentes, des identités en opposition. Ce qui avait été fondu dans un seul moule est à nouveau brisé en fragments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un peuple façonné par le mélange</h2>



<p>Or la Tunisie, plus qu’aucun autre pays du Maghreb, s’est constituée dans ce creuset. Berbères, Puniques, Romains, Byzantins, Vandales, Arabes, Andalous, Juifs, Turcs, Italiens, Grecs, Maltais, Espagnols, Français : tous ont laissé leur empreinte. Mais cette diversité ne s’est pas traduite par des histoires parallèles. Elle s’est intégrée dans un récit unique, celui d’un peuple tunisien qui a traversé les siècles en partageant le pire et le meilleur.</p>



<p>Chaque communauté, chaque vague migratoire, a contribué à façonner le tissu social. Des solidarités se sont agrégées, des résistances communes ont surgi, des rêves collectifs se sont réalisés. La Tunisie moderne n’est pas le résultat d’une juxtaposition de communautés, mais d’une fusion. Ce n’est pas un archipel de mémoires séparées, mais un continent de mémoire partagée.</p>



<p>La réduire à des morceaux, à des appartenances rivales, à des mémoires exclusives, c’est trahir la vérité même de son histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mémoire commune</h2>



<p>Quand Caton voulait détruire Carthage, il visait une puissance concurrente. Quand les puissants d’aujourd’hui cherchent à fragmenter nos récits, ils visent notre mémoire commune. Car une mémoire unifiée donne une conscience de soi, et une conscience de soi donne une force politique. La fragiliser, c’est fragiliser la souveraineté, l’indépendance et la dignité d’un peuple.</p>



<p>Cette entreprise prend parfois un visage séduisant : l’éloge de la diversité. Mais au lieu de célébrer ce qui nous enrichit, on insiste sur ce qui nous sépare. On fait miroiter des <em>«identités»</em> étanches, figées, mortifères; on réécrit des mémoires comme des chapitres isolés, et l’on finit par dresser les uns contre les autres ceux qui avaient appris à vivre ensemble durant des siècles.</p>



<p>La diversité est constitutive de la Tunisie. Mais elle n’a jamais signifié l’éparpillement. Elle fut un ciment, non une poudre explosive. La rendre destructrice, c’est une manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que signifie l’unité</h2>



<p>Prendre la défense de l’unité ne veut pas dire nier la pluralité. L’unité n’est pas l’uniformité. Elle est la reconnaissance d’un destin commun, au-delà des différences de culture, de langue, de confession. Elle est le socle sur lequel chacun peut affirmer sa singularité sans craindre l’exclusion.</p>



<p>Dire que les Tunisiens sont un seul peuple, ce n’est pas effacer ses composantes, mais rappeler que celles-ci se sont amalgamées au fil des siècles dans une histoire partagée. Dire que la mémoire tunisienne est une, ce n’est pas ignorer ses nuances, mais refuser qu’on les instrumentalise pour opposer frères et sœurs d’un même pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mémoire partagée</h2>



<p>Face à cette politique de la destruction, il nous faut opposer une politique de la mémoire partagée. Elle commence par l’éducation : apprendre aux jeunes générations que l’histoire n’est pas une série de querelles mais une construction commune. Elle passe par la culture : musées, expositions, littérature, cinéma doivent rappeler la richesse des croisements. Elle exige aussi des lieux de mémoire où l’on raconte non pas des <em>«histoires parallèles»</em>, mais l’histoire commune.</p>



<p>Et surtout, elle suppose une parole civique forte : ne pas céder à la tentation de diviser pour régner, mais au contraire réaffirmer que notre destin est un et que nous n’avons rien à gagner à jouer les fragments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Garder les pierres ensemble</h2>



<p>Lorsque l’on se promène dans nos médinas, on voit des murs bâtis de pierres anciennes, reprises d’époques différentes, ajustées les unes aux autres. Romains, Byzantins, Arabes, Ottomans : les matériaux se mêlent, mais l’édifice tient. C’est l’image même de notre histoire.</p>



<p>Les puissants d’hier voulaient que Carthage ne garde pas deux pierres ensemble. Les pays prédateurs d’aujourd’hui voudraient que la Tunisie ne garde pas deux mémoires unies. À nous de refuser cette logique. À nous de rappeler que notre peuple n’est pas une poussière d’identités, mais une nation façonnée par le temps, par la douleur et par la joie.</p>



<p>Ne vantons pas les mosaïques, ne faisons pas l’éloge du cosmopolitisme. Ne brisons pas nos pierres. Assemblons-les, encore et toujours. C’est le seul moyen de résister à la politique de la destruction, et de préparer un avenir où la diversité demeure un ciment d’unité, et non une arme de fragmentation.</p>



<p>* <em>Ecrivain, traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fZAVYU0vDF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/la-tunisie-un-peuple-homogene-faconnee-par-lhistoire-soudee-par-lidentite/">La Tunisie, un peuple homogène façonnée par l’histoire, soudée par l’identité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, un peuple homogène façonnée par l’histoire, soudée par l’identité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/la-tunisie-un-peuple-homogene-faconnee-par-lhistoire-soudee-par-lidentite/embed/#?secret=JBHyDpq6wZ#?secret=fZAVYU0vDF" data-secret="fZAVYU0vDF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Randonnée : Les îles Cani, un trésor naturel dans le golfe de Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 10:55:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les îles Cani sont aujourd’hui un patrimoine naturel et historique de la Tunisie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Jadis point d’arrêt des routes commerciales, avec une position stratégique au cœur de Méditerranée, les îles Cani sont aujourd’hui un patrimoine naturel et historique de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-14488569"></span>



<p>Appelées <em>«Isuli di pipi cani»</em> en sicilien, îles aux requins ou <em>«Jouzour el-klèbe»</em> en arabe, communément appelées<em> «Dzirett el-klèbe»</em>, sont de petites îles calcaires de taille inégale situées à environ 12 kilomètres au nord du cap Gammarth, non loin de la capitale Tunis.</p>



<p>Elles comprennent deux îles principales, Grande Cani et Petite Cani, et quelques formations rocheuses plus petites qui émergent des eaux cristallines.</p>



<p>Malgré leur proximité avec le continent, ces îles sont restées relativement intactes. Cela leur a permis de devenir un refuge pour de nombreuses espèces marines et terrestres, dont certaines sont rares ou menacées.</p>



<p>Les eaux environnantes sont peuplées d’une variété de poissons, de coraux et d’autres espèces marines, attirant des biologistes marins et des passionnés de plongée sous-marine du monde entier.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14488616" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Un lieu de randonnée.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Leur nom italien est lié aux requins, <em>«pipi cani»</em>, en sicilien. Les îles Cani ne sont pas seulement un sanctuaire naturel, mais elles portent également une histoire ancienne qui remonte à l’époque des Phéniciens et des Romains. Utique, la plus ancienne cité phénicienne en Afrique, fondée en 1101 av. J.-C., se trouve à quelques kilomètres de là, sur le continent. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces peuples utilisaient l’archipel comme point de référence et d’escale pour leurs routes commerciales, profitant de la position stratégique des îles. Des objets historiques, notamment des amphores et des fragments de poterie, ont été découverts à proximité, ce qui suggère que les îles étaient fréquentées par des marchands et des marins.</p>



<p>Au fil des siècles, l’archipel a également pris une certaine importance stratégique, étant donné qu’il domine l’entrée du golfe de Tunis. Cela en a fait un point d’intérêt pour les flottes navales de différentes époques, y compris les pirates méditerranéens qui trouvaient souvent refuge dans ces eaux. Une curieuse histoire entoure les Cani.</p>



<p>La grande île est surmontée d’un beau phare construit entre 1856 et 1860 lorsque le gouvernement britannique demanda au Bey de Tunis l’autorisation d’en construire un. Sadok Bey a autorisé et financé la construction d’un phare de 18 mètres de haut, faisant venir de Sicile (qui ne faisait pas encore partie de l’Italie unifiée en 1861), deux gardiens chargés d’éclairer quotidiennement ce phare : Giuseppe Alacchi de Panetlleria et Rosa Taranto d’Ustica. Les deux Siciliens ont amené avec eux du continent un ami tunisien, un certain H’mida qui était chargé de les transporter avec son bateau jusqu’au continent pour se ravitailler. Pendant longtemps, ils furent les seuls habitants de l’île.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="520" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani.jpg" alt="" class="wp-image-14488620" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani-300x195.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani-768x499.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani-580x377.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le phare construit par Sadok Bey au milieu du 19e siècle. </em></figcaption></figure>
</div>


<p>Le 29 janvier 1897, l’un des navires anglais faisant le commerce en Méditerranée, le Danish Prince, coule près des côtes de l’île de Cani. Giuseppe et H’mida partiront en bateau par une froide nuit d’hiver pour sauver une partie de l’équipage, qu’ils ont ramenés sur l’île. Pendant quelques jours, ils partagèrent le peu de nourriture dont ils disposaient avec les naufragés. Grâce à ce sauvetage, Sa Majesté la reine Victoria d’Angleterre a décidé d’honorer Giuseppe Alacchi pour avoir rendu service à la couronne anglaise et sauvé un grand nombre de vies humaines.</p>



<p>Peu de temps après, et grâce à la décoration reçue, Giuseppe et son épouse Rosa quitteront l’île de Cani pour s’installer sur le continent et éclairer chaque soir le phare de Sidi Bou Saïd, ville située à quelques kilomètres de Tunis. Le couple s’est ensuite installé à La Goulette, ou la Goletta, où vivait une importante communauté de Siciliens, se souvient l’universitaire et expert de la présence italienne en Tunisie, Alfonso Campisi.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’italien. </em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/storie_dal_mediterraneo/2024/10/31/isole-cani-tesoro-naturale-e-storico-nel-mediterraneo-tunisino_c45af129-d855-4058-8945-c2a7e845f43c.html">Ansamed</a>.</p>
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		<title>‘‘Le saint empire romain germanique’’: des principautés germaniques à l’idée européenne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/04/le-saint-empire-romain-germanique-des-principautes-germaniques-a-lidee-europeenne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Aug 2024 07:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’idée européenne a germé depuis la transformation des principautés germaniques en Etat unitaire au cœur du Vieux continent. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/04/le-saint-empire-romain-germanique-des-principautes-germaniques-a-lidee-europeenne/">‘‘Le saint empire romain germanique’’: des principautés germaniques à l’idée européenne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’idée européenne a germé depuis la transformation des principautés germaniques en Etat unitaire au cœur du Vieux continent, et ce malgré les oppositions entre Latins et Germains, catholiques et protestants, etc. Ce fut un long processus de maturation.  Dans quelle mesure les Etats arabo-musulmans, Turquie et Iran compris, pourraient-ils dépasser leurs antagonismes culturels et historiques actuels pour constituer un  seul bloc doté d’un grand poids politique et économique ?    </em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia  </strong></p>



<span id="more-13696088"></span>



<p>Comment les Germains en sont-ils arrivés à créer un empire Romain? En réalité, les choses n’ont pas manqué de complexité. Après les invasions barbares du V<sup>e</sup>&nbsp;siècle de l’ère universelle, et la destruction de l’empire romain d’Occident, la conversion de Clovis, roi des Francs, au Christianisme, sans doute dans le but de s’assurer à la tête du royaume des Francs de la légitimité romaine sous l’égide du pape, assura la survie de l’Eglise catholique en Europe occidentale.</p>



<p>Néanmoins l’invasion des Lombards, un autre peuple germanique païen, en Italie, inquiéta suffisamment le Pape pour le conduire à demander la protection de Charlemagne. Les Lombards ayant été écrasés et soumis par ce dernier, le Pape saisit toute l’utilité de l’importance du Royaume Franc non seulement pour pacifier la totalité des peuples de Germanie en les convertissant au christianisme, mais aussi empêcher toute invasion ou toute entreprise politique en Italie qui pourrait menacer le territoire de Saint Pierre, autrement dit la Papauté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Supériorité du latin sur le germain</h2>



<p>C’est ainsi que Charlemagne fut sacré Empereur par le Pape, mais son intérêt fut bien plus d’être le Roi des Germains. Bien évidemment, la question du bien-fondé de l’autorité du Pape pour introniser les empereurs finirait par se poser, d’autant qu’un célèbre <em>«faux en écriture»</em> qualifié de <em>«Donation de Constantin»</em> d’après le premier empereur romain chrétien, lui conférerait la légitimité dont il se réclamerait pour instaurer la supériorité du spirituel sur le temporel, autrement dit du latin sur le germain, de plus en plus nommé ainsi en référence à sa langue, celle dite du peuple.</p>



<p>Cependant, l’Empire de Charlemagne ne lui survécut pas, partagé entre ses enfants, puis au bénéfice d’étrangers à la famille carolingienne,&nbsp;formant à l’ouest la France, et à l’est cet ensemble de multiples principautés germaniques d’abord qualifiées de Francie orientale qui seraient liées dans un cadre politique demeuré lâche grâce au jeu des&nbsp;Papes, des Évêques et des Princes allemands (Welfen, Staufen), qu’on appellerait Saint Empire Romain Germanique (Serg), et qui ne se transformerait, mise à part la parenthèse du règne de Frédéric&nbsp;II l’unifiant au Royaume Normand de Sicile et du sud de l’Italie, que rarement en un véritable Empire avec un seul Etat unitaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dvLCH4PvB5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/29/letat-bourguignon-un-precurseur-premature-de-lunion-europeenne/">‘‘L’Etat bourguignon’’ : un précurseur prématuré de l’Union européenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘L’Etat bourguignon’’ : un précurseur prématuré de l’Union européenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/29/letat-bourguignon-un-precurseur-premature-de-lunion-europeenne/embed/#?secret=gZDP6L2E10#?secret=dvLCH4PvB5" data-secret="dvLCH4PvB5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il faut dire que la papauté avait démontré son refus intraitable d’une unification politique entre l’empire germanique et l’Italie. Il faudrait pour s’en rapprocher arriver à l’époque de Charles Quint et de Philippe II;&nbsp;mais les deux ailes des Habsbourg, l’Espagnole et l’Autrichienne, garderaient, en Allemagne, des politiques tout à fait indépendantes. Certes ! Les Habsbourg n’en deviendraient pas moins les ennemis irréductibles du Royaume de France, un autre Etat dont la constante diplomatique et militaire fut d’empêcher toute réunification des Etats allemands ou italiens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La religion comme vecteur de division</h2>



<p>Il est intéressant de noter que les empereurs du Serg, d’abord nommés par les Papes&nbsp; jusqu’à la querelle des investitures du XI<sup>e</sup>-XII<sup>e</sup>&nbsp;siècles, cette guerre entre la papauté et l’empire dont l’objet était la domination sur les églises&nbsp;et la nomination des prélats et des prêtres, ces empereurs&nbsp;furent à partir du XIV<sup>e</sup> siècle, époque de Louis de Bavière, soumis à un processus électoral par un ensemble de sept grands électeurs (archevêques de Spire, Cologne, Worms, Mayence,&nbsp;électeurs du Brandebourg, de Saxe, de Bohême), excluant toute intervention de Rome.</p>



<p>Il faut noter dans cet ensemble disparate la présence à priori incongrue du Roi de Bohême, un royaume Slave parmi les&nbsp;États germaniques, que seule la présence d’une dynastie allemande (les Luxemburg)&nbsp;à sa tête, permettait. Cependant les Luxemburg, particulièrement le Roi Charles IV, allaient grâce à la Bulle d’Or, instaurer un cadre institutionnel, en particulier électoral, au Serg qui persisterait&nbsp;jusqu’à la conquête des États allemands par Napoléon Bonaparte.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que malgré leur multiplicité, les principautés allemandes depuis les plus petites jusqu’aux plus grandes, en acceptant la Diète, ce parlement des États siégeant&nbsp;à&nbsp; Francfort, cohabiteraient&nbsp;dans un cadre politique commun, certes plutôt informel, sur lequel&nbsp;l’empereur n’exercerait&nbsp;aucune autorité véritable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MgE5Mh8YHG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/">‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/embed/#?secret=lN8edodIPf#?secret=MgE5Mh8YHG" data-secret="MgE5Mh8YHG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais il n’y a pas eu que les princes et les évêques pour détenir le pouvoir en Allemagne. Les villes avaient acquis une importance de plus en plus considérable en tant que productrices des richesses grâce aux multiples activités qu’elles abritaient, et certaines en formant des ligues, telles la Ligue Hanséatique, avaient étendu leurs activités commerciales au nord jusqu’à Novgorod en Russie et au sud jusqu’à Venise. Et naturellement ces villes étaient le siège de guildes de marchands où les banquiers avaient acquis une influence considérable.</p>



<p>De cet ensemble disparate de principautés de tailles différentes et d’intérêts divergents, le patriotisme allemand allait faire en 1870, sous l’égide de la Prusse, une colonie germanique établie sur le territoire polonais il ne faut pas l’oublier, un seul Etat, qualifié de Reich, dont le plus considérable des Etats allemands, l’Autriche, serait paradoxalement exclu, et son attachement au catholicisme romain n’y aura pas été étranger, tant les principautés du nord auront adopté le protestantisme.</p>



<p>En plus des oppositions politiques, dont un exemple fut la création de la Ligue Lombarde&nbsp; encouragée par la papauté et la guerre l’ayant opposé à l’Empereur Frédéric&nbsp;Barberousse au XIII<sup>e</sup> siècle, le facteur religieux depuis la querelle des investitures avait dès le départ opposé les Latins aux Germains, empêchant toute possibilité de fusion entre les deux races. Les Germains avaient bien accepté le cadre institutionnel légué par l’Empire Romain, mais pas au point d’y perdre leur âme ni de subordonner leur volonté politique à Rome.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un si long processus d’unification</h2>



<p>Il reste la question qui évidemment se pose aujourd’hui relativement à la construction de l’Europe Unie, et dans quelle mesure le passé du Serg y&nbsp;aura ou non contribué. Il faut d’autant plus en être conscient que l’un des arguments pour exclure la Turquie avait justement porté sur l’antagonisme historique. Certes, mais on peut tout aussi bien rétorquer que les guerres contre les Turcs auront été&nbsp;difficilement plus cruelles que celles ayant opposé les Européens lors de celles dites de Trente ans, de Cent ans, ou même celles que les Anglais avaient qualifiées de Trois cents ans.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hyins4J0ml"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/">‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/embed/#?secret=D9G06NFiD4#?secret=Hyins4J0ml" data-secret="Hyins4J0ml" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quant à savoir si, malgré l’antagonisme historique, le Serg peut constituer une référence pour une éventuelle unification des États arabes, on ne peut l’exclure au moins comme source d’inspiration, malgré la part inévitable de hasard. Il ne faut en effet nullement ignorer l’impulsion décisive attribuée à l’idée paneuropéenne par la Révolution Française ou les guerres napoléoniennes,&nbsp;ou bien par la politique naïve de Napoléon III au XIX<sup>e</sup> siècle en faveur de l’unification allemande ou italienne.</p>



<p>Toujours est-il que chaque fois qu’un Etat arabe a fait mine de se muer en Prusse, et on pense à l’Egypte du Khédive&nbsp;Muhammad Ali qui avait menacé d’abattre l’Empire Ottoman en décomposition, plus qu’à celle de Nasser ou à l’Irak de Saddam, il a été impitoyablement abattu. Il reste à savoir dans quelle mesure l’Iran serait susceptible d’activer cette unification, même si l’intérêt de l’État iranien n’est pas forcément d’avoir face à lui des États arabes unis&#8230; sous l’égide d’Israël.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Le Saint Empire romain germanique : d’Otton le Grand à Charles Quint’’ de Francis Rapp, éd. du Seuil, collection Points, Paris 20 juin 2003, 384 pages.</em></strong></p>
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		<item>
		<title>‘‘Histoire de Ia Sicile’’: au confluent de deux mondes, une nation sous le boisseau</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/28/histoire-de-ia-sicile-au-confluent-de-deux-mondes-une-nation-sous-le-boisseau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jan 2024 08:14:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Sicile constitue envers et contre tout le miroir qui réfléchit vers nous, arabes et musulmans, notre propre visage inquiétant de réfractaires au modernisme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/28/histoire-de-ia-sicile-au-confluent-de-deux-mondes-une-nation-sous-le-boisseau/">‘‘Histoire de Ia Sicile’’: au confluent de deux mondes, une nation sous le boisseau</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La Sicile est cette île, la plus grande de toute la Méditerranée, que seuls 200 kilomètres  séparent de notre pays, la Tunisie, à travers cette mer tragiquement devenue un cimetière, alors que la côte italienne se situe à seulement trois kilomètres de ses rivages. Il ne faut pas croire pour autant qu’elle ait par la force de sa proximité géographique gravité constamment dans le sillage de la botte, même si elle a souvent subi le contrecoup des événements qui s’y déroulaient.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-11430492"></span>



<p>Cependant la Sicile est entrée dans l’histoire avec l’arrivée des colons grecs et la fondation de villes importantes telles que Syracuse. Au cours de la guerre du Péloponnèse entre Athènes et Sparte, un corps expéditionnaire athénien ne peut prendre la ville et est décimé pour avoir écouté les augures défavorables et tardé à embarquer. L’île devient ensuite l’enjeu de la lutte entre Puniques et Grecs; une armée syracusaine débarque même au Cap Bon et tente de marcher sur Carthage, créant ainsi un précédent que les Romains n’oublieront pas.&nbsp;L’intervention de&nbsp;Rome pour mettre en échec le projet colonial Carthaginois déclenche la première guerre punique. La Sicile devient alors une province romaine pour plusieurs siècles.</p>



<p>Avec la chute de Rome et les invasions germaniques en Italie et en Afrique, la Sicile subit le contrecoup des entreprises des vandales et des ostrogoths, qui y laissent cependant peu de traces, l’île demeurant sous la domination de l’empire romain d’Orient et sa capitale, Byzance, grâce à sa marine de guerre, la plus importante de la Méditerranée. Néanmoins ce sont alors les dynasties arabo-musulmanes de l’Ifriqiya, les Aghlabides qui prennent alors l’initiative de créer une flotte de combat pour conquérir l’île au IXe siècle. Celle-ci demeurera musulmane pendant deux siècles jusqu’à l&rsquo;arrivée des Normands à partir de 1031, d’abord comme mercenaires de Byzance, puis des émirs siciliens, avant d’opérer pour leur&nbsp;propre compte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fin d’Ibn Abbad, le dernier émir de Sicile &nbsp;</h2>



<p>Les Normands&nbsp; conquièrent l’Angleterre en une seule bataille, celle de Hastings en 1066. Ils mettent 31 ans à conquérir la totalité de la Sicile. Mais en fin de compte après les horreurs de la guerre et son lot de massacres et de trahisons, le dernier émir, Ibn Abbad, est pris et exécuté dans l’ouest de l&rsquo;île,&nbsp;là où la population arabe s’était réfugiée. Les Normands créent alors un Etat&nbsp;multiethnique et multiculturel arabe, latin grec, et normand, unique en son genre, qui s’étend sur toute l’Italie du Sud. La cour de Sicile compte de nombreux savants dont le fameux géographe Al-Idrissi. Et l’Italie du Sud étant également sous domination normande, le comte Roger se voit couronner&nbsp;et reconnaître le titre royal par le pape reconnaissant d’avoir été débarrassé de ses adversaires byzantins et lombards,&nbsp;ainsi que de ses opposants au sein de l’Eglise.</p>



<p>L’État normand&nbsp;est ainsi&nbsp;tributaire dans sa légitimité du pape de Rome dont la politique est d’empêcher l’émergence en Italie de tout pouvoir unificateur, et même de tout pouvoir fort susceptible de menacer son propre territoire. Qu’à cela ne tienne! Mais le comte Guillaume le Bon après son&nbsp;échec à conquérir Byzance&nbsp;meurt sans laisser d’héritiers et c’est sa tante, Constance, la fille du Roi Roger II qui constitue alors sa seule héritière en vie. Celle-ci épouse l’empereur du Saint Empire Romain germanique Henry&nbsp;VI qui ne connaît rien aux affaires de la Sicile ou de l’Italie. Mais cela a pour conséquence d’abord de créer un Etat s’étendant de la mer Baltique au Nord au détroit de Sicile au Sud, ensuite de plonger l’île dans les tourments de la politique allemande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Frédéric II, la merveille du monde</h2>



<p>A la mort de Henri VI, Otton de Brunswick déclenche le courroux du pape en tentant de mettre la main sur la Sicile et après avoir traversé toute l’Italie sans résistance, ne peut franchir les trois kilomètres du détroit de Messine et est obligé de rebrousser chemin pour courir affronter le Roi de France à Bouvines en 1214 où il est vaincu avec son allié le Roi d’Angleterre. La couronne échoit alors au fils de Constance et de Henri, Frédéric II, la merveille du monde ainsi qu’on l’a nommé,&nbsp;qui pour créer l’université de Naples, respecter ses sujets musulmans, parler l&rsquo;arabe, et entretenir un harem,&nbsp;devient la bête noire du pape qui l’excommunie&nbsp;alors qu’il reprend le contrôle de Jérusalem pacifiquement par la négociation avec le sultan d’Egypte Al-Achraf.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Roi des Deux Sicile</h2>



<p>A sa mort en 1250, après avoir sondé les ducs anglais&nbsp;Henry&nbsp;de Cornouailles et Edmond de Lancastre, le pape confie la Sicile à Charles d’Anjou, frère de Louis IX le Roi de France, qui envahit le sud de l’Italie et la Sicile, affronte les héritiers de Frédéric II qu’il vainc, et en fait exécuter le dernier, Conradin, âgé de 16 ans.</p>



<p>Charles d’Anjou dépossède les nobles siciliens de leurs terres pour les confier à ses compatriotes provoquant ainsi la colère de la population. Un premier soulèvement a lieu en 1267 et il est noyé dans le sang, la répression est impitoyable et fait des&nbsp;milliers de&nbsp;morts. Un second a lieu en mars 1282 qui cette fois réussit et se termine par un massacre général des Français. Charles d’Anjou s’enfuit à Naples, mais continue de revendiquer le titre de Roi des Deux Sicile. L’île est conquise par le Roi d’Aragon Pierre III, époux de Constance, petite-fille de Frédéric II par son fils&nbsp;Manfred, qui accorde un parlement à ses nouveaux sujets et promet de respecter leurs droits et leurs coutumes Le traité de Caltabellotta&nbsp; marque le début de quatre siècles de domination ibérique.</p>



<p>La Sicile de par la volonté des papes qui se succèdent de la détacher de la couronne d’Aragon, est en fin de compte coupée de l’Italie et de la renaissance, elle demeure sous le contrôle de l’obscurantisme catholique ibérique jusqu’à la réunification de l’Aragon avec la Castille et la formation du Royaume d’Espagne. En 1348, elle est frappée par un autre fléau, la peste. L’inquisition y est introduite en 1486. Et la Sicile demeure un pays où seuls les nobles souvent d’origine espagnole détiennent la plupart des terres alors que la population est maintenue dans un grand Etat d’ignorance et de pauvreté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’irruption des puissances maritimes</h2>



<p>Les choses se&nbsp;prolongent ainsi jusqu’au règne de Louis XIV de France. L’irruption de la puissance maritime anglaise en Méditerranée bouleverse modifie les enjeux stratégiques autour de l’île, en particulier avec la guerre de succession d’Espagne. La marine française appuie la rébellion de la ville de Messine contre Palerme mais finit par se retirer.</p>



<p>En fin de compte Philippe VI le petit fils de Louis XIV accède au trône espagnol mais la Sicile est confiée à son beau père le duc Victor Amédée de Savoie qui essaie d’implanter une administration efficace dans un pays dont le peuple est indolent,&nbsp;paresseux et peu entreprenant. Il ouvre même une université à Catane, mais les intrigues de la nouvelle reine d’Espagne, la jeune noble italienne Elisabeth Farnèse, finissent par le déposséder de l&rsquo;île, en échange de laquelle il reçoit celle de la Sardaigne. La maison de Savoie se nommera dès lors royaume de Sardaigne jusqu’à la réunification italienne sous son égide.</p>



<p>Cependant l’Angleterre peu désireuse de voir de nouveau la Sicile réunifiée avec l’Espagne détruit la flotte espagnole&nbsp;sans déclaration de guerre et assure le transport des troupes autrichiennes sur l’île. Celles-ci sont battues mais privée de flotte l’Espagne ne peut amener de renforts et finit par évacuer l’île. Au bout de quatorze années l’Autriche finit également par abandonner la partie, sans résultat notable. La Sicile n&rsquo;est pour autant pas indépendante, elle est rattachée au Royaume des Bourbons de Naples. Ferdinand IV de Naples devient Ferdinand III de Sicile puis Ferdinand Ier des deux Siciles. Mais l’heure est à la&nbsp;révolution française.</p>



<p>Les troupes de Napoléon arrivent jusqu’à Naples où une république Parthénopéenne est proclamée, et Ferdinand Ier se réfugie à Palerme grâce à la flotte anglaise. Puis Murat, mari de la sœur de Napoléon, Caroline, devient&nbsp;roi de Naples et il obtient de se maintenir sur le trône moyennant de se ranger aux côtés des ennemis de son illustre beau-frère. Cependant Murat dont le faste a séduit les Napolitains a d’autres ambitions, il veut conquérir la totalité de l’Italie malgré l’opposition de l’Autriche et de l&rsquo;Angleterre. Et lors de ce qu’on a appelé les Cent Jours, il fait le mauvais choix et se range du côté de Napoléon lors de son retour de l’île d’Elbe. Cela lui coûtera le royaume et la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le printemps des peuples</h2>



<p>Avec la disparition définitive de Napoléon, Ferdinand Ier retrouve donc son trône, Palerme est de nouveau abandonnée au profit de Naples,&nbsp;et la Sicile retrouve son statut de province oubliée, malgré un appel aux Anglais, en vue de l’instauration d’un parlement et d’institutions démocratiques. L’île se rappelle rapidement au souvenir du roi.&nbsp;En 1820 y a lieu un premier soulèvement, inspiré par celui de généraux espagnols contre Ferdinand VII, leur souverain.&nbsp;</p>



<p>En 1848 a lieu le grand soulèvement des peuples européens qualifié de printemps des peuples, et celui-ci débute à Palerme. Le parlement constitué destitue le roi Ferdinand II des Deux Sicile. Celui-ci envoie alors ses troupes pour mater le soulèvement. La ville de Messine, qui s’était pourtant rendue sans combattre, est impitoyablement bombardée. Ferdinand&nbsp;II passera ainsi à la postérité comme le Roi Bomba. Pourtant il construit le premier chemin de fer italien au sud de Naples,&nbsp;le télégraphe,&nbsp;le transport maritime.</p>



<p>Mais 1848 marque aussi l’apparition du fameux Garibaldi et de ses chemises rouges qui, quelques années plus tard en 1861, avec l’aide des Américains et des Anglais, conquiert la Sicile, sans la participation des Siciliens, demeurés dans l’expectative,&nbsp;en l’espace d’un mois, puis débarque en Calabre et conquiert Naples. Cela fournit l’occasion au Royaume piémontais de Sardaigne du roi Victor Emmanuel et de Cavour d’intervenir et de réunifier la péninsule italienne en un seul Etat.</p>



<p>Napoléon III, l’empereur des français dont les troupes étaient stationnées à Rome, n’a pas bougé et reçoit en échange la Savoie et Nice, la ville natale de Garibaldi. La Sicile est désormais une province du nouveau royaume d’Italie,&nbsp;et des fonctionnaires venus du nord de la péninsule y sont nommés qui ne comprennent&nbsp;rien à la mentalité et aux coutumes des Siciliens, et à peine leur dialecte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mafia à la manœuvre</h2>



<p>Les Siciliens ont de nouveau l’impression d’être colonisés,&nbsp;et leur repli sur soi aboutit à la diffusion du brigandage et des activités illégales sous l’égide de sociétés clandestines instaurant leur pouvoir par la violence, la mafia.</p>



<p>Un violent tremblement de terre détruit en 1908 la ville de Messine et fait des dizaines de milliers de réfugiés dont personne ne soucie. Les Siciliens fuyant la misère, la sécheresse et les mauvaises récoltes émigrent en masse aux Etats-Unis où ils seront tristement connus. Cependant avec l’arrivée de Mussolini au pouvoir, un préfet de police, Cesare Mori, dit le préfet de fer, est investi des pleins pouvoirs pour purger l’île de la mafia. Malgré cela, celle-ci survit et à l’instigation des gangsters siciliens de New York ses&nbsp;membres aident les armées américaine&nbsp;et britannique lors de leur débarquement en Sicile en juillet 1943. Ils reçoivent en rétribution la responsabilité d’assurer le ravitaillement de leurs affaires et sont nommés aux postes de responsabilités laissés vacants par la disparition du parti fasciste.</p>



<p>La mafia investit et anime alors le parti démocrate chrétien en Sicile,&nbsp;ce dont elle tirera&nbsp;tout son pouvoir durant une cinquantaine d’années et expliquera largement l’impunité dont jusqu’à présent elle continue de jouir.</p>



<p>L’île finit après la guerre par être reconnue comme territoire autonome avec un parlement et un gouvernement régional, achevant son intégration dans l’Etat italien et les institutions européennes. Le problème de l’émigration en provenance des pays du sud la recadre cependant à l’avant scène de l’histoire. De nouveau la Sicile constitue un point chaud, et pas seulement à cause de ses volcans.</p>



<p>En conclusion, la Sicile est-elle une nation avortée? On peut effectivement s’en poser la question. Si on examine les faits, il n’y existe pas de différence notable avec l’Italie du Sud,&nbsp;à part peut-être&nbsp;les deux siècles de domination arabo-musulmane. Durant&nbsp;les périodes grecque, phénicienne, romaine, byzantine, arabe, la Sicile ne fut au mieux qu’une province, au pis un champ de bataille.&nbsp;Cependant l’État normand avait sa capitale à Palerme, à la différence notable de celle des deux Sicile, située à Naples.</p>



<p>Si donc un Etat a représenté le mieux la volonté nationale des Siciliens, c’est bien à celui des Normands qu’il faut se référer. Son rattachement au Saint Empire Romain germanique en a fait un jouet au gré des conflits entre l’Aragon, l’État&nbsp;pontifical, les différentes cités Etats italiennes, l’Espagne, l’Autriche, la France, l’Angleterre. La Sicile a fini par se hispaniser, et culturellement elle en garde toujours une empreinte qui semble indélébile. Et elle a fini par tomber dans l’escarcelle de l’État italien nouvellement constitué grâce à l’entreprise d’un anarchiste idéaliste qui n’était même pas sicilien.</p>



<p>Il y a certes une comparaison à établir entre les royaumes insulaires normands, d’Angleterre et de Sicile. Le premier a résisté aux Français et au pape, même après avoir été dominé pendant près de quatre siècles par une dynastie angevine, celle des Plantagenêts, pour&nbsp;établir d’une manière pérenne un Etat qui a fini par devenir une puissance mondiale de premier ordre, grâce à sa marine. Le second situé entre les bassins oriental et occidental de la Méditerranée, et doté d’une marine de premier plan qui l’a mené jusqu’à&nbsp;Constantinople, a été détruit par ces mêmes Angevins, et de surcroît à l’instigation du pape, pour ne plus devenir que l’appendice des protagonistes de différents affrontements européens qui ne l’ont jamais vraiment concerné. Mais la fragilité sicilienne s’explique aussi par sa structure interne. La classe noble amenée par chaque envahisseur n’a eu de cesse de détrôner et de déposséder celle qui l’avait précédée,&nbsp;contrairement à celle anglaise où la noblesse d’origine normande malgré les déprédations de la conquête contre les Saxons a constitué l’ossature de l’État, et en dépit des conflits entre les différentes factions. La conséquence en a été qu’en Sicile la noblesse a toujours cherché à s’accommoder avec l’envahisseur, afin de garder ses privilèges et ses possessions. Et le Parlement concédé par les souverains d’Aragon dès le XIVe siècle n’a jamais servi à faire écouter sa voix ou ses revendications, à la notable exception de l’opposition à l’interdiction du commerce avec les pays musulmans dont l’île retirait de substantiels profits.</p>



<p>En fin de compte, la noblesse sicilienne n’a pas été un véhicule de progrès et la féodalité y a perduré alors qu’elle disparaissait ailleurs en Europe. Quant à la mafia, n’étant pas présente en Espagne, il est plus juste de la qualifier de phénomène américain et de cesser de la rattacher à une quelconque origine arabe. Cependant, si la sicilitude ainsi que la qualifie Leonardo Sciascia est cette part psychologique et sociale qui se traduit par un comportement présomptueux et arrogant, alors la Sicile constitue envers et contre tout le miroir qui réfléchit vers nous, arabes et musulmans, notre propre visage inquiétant de réfractaires au modernisme.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
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		<title>Hannibal et le bon aryen : Mythes et sémites en Tunisie et ailleurs</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Dec 2023 08:21:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le faux débat sur la couleur de peau du général carthaginois Hannibal participe du racisme de l’ignorance. </p>
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<p><strong><em>La polémique et le faux débat sur la couleur de peau du général carthaginois Hannibal participent d’un racisme de l’ignorance, allié au colonialisme et à un élitisme nostalgique d’époques révolues.</em></strong> <em>(Illustration : Statue de Hannibal au musée du Louvre / Représentation moderne de la bataille de Cannes contre les Romains).</em></p>



<p>Par <strong>Dr</strong> <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-10926936"></span>



<p>Selon des médias français, une pétition circulerait dans notre pays demandant l’interdiction de tournage en Tunisie du film Hannibal avec l’Afro-américain Denzel Washington dans le rôle du héros Carthaginois. L’affaire aurait pris de l’importance au point de pousser certains de nos députés inquiets du <em>«centrisme africain»</em> dont selon eux notre pays serait menacé, à interpeller la ministre des Affaires culturelles sur le sujet.</p>



<p>Evidemment, ce genre d’informations véhiculées&nbsp;par des journalistes dont l’objectivité n’est pas la qualité première, doit toujours être examiné avec précaution. Ainsi&nbsp; Hannibal s’est même vu dénier tout lien avec la Tunisie, ses origines libanaises, autrement dit phéniciennes et par voie de conséquences sémitiques (!!!), étant mises en exergue.</p>



<p>Qu&rsquo;importe ! toute polémique sur le sujet aboutirait fatalement à ne voir en Napoléon Bonaparte qu’un général Corse, ce qui n’avancerait guère le débat.</p>



<p>Le problème est intrinsèque à l’accusation de racisme et de mépris de la culture africaine dont notre pays fait l’objet des suites de l’immigration subsaharienne massive en direction de l’Europe qui le traverse. On tente ainsi implicitement d’opposer les Africains, les habitants véritables du pays selon les normes européennes, aux&nbsp;arabo-musulmans envahisseurs, définis comme étrangers au continent, et esclavagistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La <em>«</em>tunisianité<em>»</em> d’Hannibal ne saurait être remise en question</h2>



<p>Mais de quelle couleur fut Hannibal? D’abord il ne fut pas phénicien mais punique, ce qui relativise déjà l’origine <em>«libanaise»</em> dont on l’a affublé, puisque les Puniques sont ces colons phéniciens qui se sont ethniquement, socialement, religieusement et culturellement mêlés aux populations libyennes sur toute la côte est de l’actuel Maghreb qui correspond à la Tunisie et une partie de la Libye actuelles, où ils ont fondé le premier Etat à vocation universelle, Carthage. Il était donc utile de le préciser puisqu’on conteste la tunisianité d’Hannibal, issu de l’une des plus grandes familles puniques, les Barca.</p>



<p>Les Puniques furent-ils de grands guerriers blonds? Assurément pas. Les Romains ne les ont jamais décrits ainsi. Furent-ils semblables aux Grecs et aux Latins, des blancs aux cheveux noirs? J’ignore ce qu’en ont dit des auteurs grecs comme Hérodote ou latins comme Thucydide, mais il semble que pour les uns et les autres les Puniques aient représenté l’altérité absolue, celle qui les menaçait dans leur être, leur civilisation et leur existence. Pourtant sur le plan politique Carthage fonctionnait comme une quelconque cité grecque, avec un conseil de notables comme organe législatif, et des suffètes pour l’exécutif. La menace n’était donc pas politique, et il faut d’autant plus le souligner que les Grecs quand ils se sont battus contre Rome n’ont jamais eu l’impression d’être menacés d’extinction, contrairement à ceux de Sicile qui contre Carthage ont été prêts à requérir l’aide d’étrangers, en l’occurrence les Romains, dont ils se sentaient plus proches.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SDu2YyEvUk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/02/hannibal-ennemi-de-la-rome-antique-etait-il-noir/">Hannibal, ennemi de la Rome antique, était-il noir ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hannibal, ennemi de la Rome antique, était-il noir ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/02/hannibal-ennemi-de-la-rome-antique-etait-il-noir/embed/#?secret=gzWYNp9Cxb#?secret=SDu2YyEvUk" data-secret="SDu2YyEvUk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Y avait-il ainsi un antisémitisme latent chez les Gréco-romains dès le 3<sup>e</sup> siècle avant l’ère universelle? Il est difficile de le dire, mais il faut considérer que les Puniques représentaient les métèques, autrement dit les gens qui chez les Grecs étaient souvent des esclaves, prisonniers de guerre ou pas, et qui se situaient au bas de l’échelle sociale.</p>



<p>Afin de comparer ce qui est comparable, il faut en revenir aux Aryens, ces peuples nomades blonds&nbsp;à la peau claire de l’Ukraine et du nord de la Caspienne dont les uns ont migré vers l’Ouest pour donner les Gréco-latins, les Slaves et les Germains, et les autres ont franchi les montagnes du Caucase et de l’Afghanistan et constitué les Indo-iraniens ou Indo-aryens. Ces origines communes sont attestées par l&rsquo;étude comparative des langues qui mettent en évidence des racines identiques de plusieurs mots. Mais le plus intéressant est que les Indo-iraniens et les Grecs possédaient des religions et des organisations sociales très proches.</p>



<p>Le système des castes hindou actuel basé sur la couleur de la peau, et qui situe les shudra à la peau sombre au bas de l’échelle sociale, constitue un reflet sans doute fidèle de l’ordre social exclusif qui régnait dans les cités grecques, foncièrement raciste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Métissage des populations en Afrique du Nord</h2>



<p>Dans ces conditions, la peur et le mépris du Punique, son altérité hostile, se situeraient&nbsp; autant dans sa puissance militaire que dans la couleur sombre de sa peau. Tout comme son voisin numide, dont il n’était guère différencié, le Punique avait donc forcément la peau sombre. Cette couleur était-elle liée à un métissage avec les populations subsahariennes? Il est hautement probable que les échanges entre le nord et le sud du Sahara aient été de tous temps intenses. L’usage d’éléphants de guerre africains par les armées carthaginoises en est d’ailleurs l’une des preuves. L’existence de dynasties de pharaons noires originaires de Nubie constitue un autre indice du métissage des populations en Afrique du Nord et qui touchait la civilisation la plus prestigieuse d’entre toutes, celle de l’Egypte. Les Touaregs du Mali et de l’Algérie, les Toubous du Tchad, et les populations du sud marocain et du Sahara&nbsp;occidental constituent la preuve vivante actuelle de ce métissage.</p>



<p>Pour en revenir à Hannibal, en l’absence de toute représentation physique de l’époque, il n’y aurait donc aucun scandale à le considérer comme un homme à la peau brune avec les cheveux frisés ou crépus, et même comme un métis, tout comme l’est une grande partie, sinon la majeure partie, de la population actuelle de notre pays.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7oIKC0LqUZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/02/la-couleur-de-peau-dhannibal-en-discussion-a-lassemblee-tunisienne/">La couleur de peau d’Hannibal en discussion à l’Assemblée tunisienne   </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La couleur de peau d’Hannibal en discussion à l’Assemblée tunisienne    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/02/la-couleur-de-peau-dhannibal-en-discussion-a-lassemblee-tunisienne/embed/#?secret=mpFVMyctPm#?secret=7oIKC0LqUZ" data-secret="7oIKC0LqUZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Et donc que le personnage d’Hannibal soit joué dans un film par l’acteur noir américain Denzel Washington devrait d’autant moins choquer que l’Islam, qui constitue toujours notre part de l’universel, ne peut pas être accusé de racisme, et que la société dont le Coran se fait le reflet, celle du Hedjaz et du Yémen du VIIe siècle, était fondamentalement multiculturelle, soumise entre autres aux influences éthiopiennes et africaines (les gens de l’éléphant, des mots comme Jibt et Taghout).</p>



<p>Pour conclure, il y a un non sens à considérer qu’Hannibal fut un crypto-juif ainsi qu’on a voulu le dépeindre. Il fut&nbsp;cependant&nbsp;ce génie militaire issu d’une société multiculturelle et multiraciale incluant une part africaine importante, dont l’armée inspirait la terreur au nord de la Méditerranée autant par ses vertus militaires que par la peau basanée de ses soldats. Et étant issu de ce creuset multi-civilisationnel, africain, libyen (berbère), phénicien, il fut bien un Tunisien avant l’heure. Que sa mémoire continue de déranger ainsi les tenants de la <em>«blancheur»</em> de notre pays a de quoi étonner au moment où en Europe, le racisme fait florès.</p>



<p>Il y a un racisme de l’ignorance allié au colonialisme et à un élitisme nostalgique d’époques révolues, c’est bien de&nbsp;cela que cette polémique et ce faux débat témoignent certainement.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.&nbsp;</em></p>
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		<title>Israël et la tentation suicidaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Nov 2023 08:56:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'extrême droite au pouvoir actuellement en Israël fait peser des menaces de déflagration au Moyen Orient et possiblement dans le monde.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le délire eschatologique de nombreux illuminés sionistes, Israéliens et Occidentaux, juifs et chrétiens, fait craindre une réédition du suicide collectif de Massada en entraînant le Moyen Orient, et possiblement le reste du monde, dans une apocalypse nucléaire.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-10658230"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>En dépit du délire sanguinaire de l’ultra droite sioniste, l’année 2023 ne sera pas une réédition de 1948. Bien que les atrocités à Gaza soient en voie de dépasser celles commises par les milices terroristes sionistes à Deir Yassine et ailleurs en Palestine, les adeptes du sionisme commencent à se rendre à l’évidence que les Palestiniens et le monde ont changé depuis le début du siècle dernier.</p>



<p>Le seul élément à redonner espoir aux illuminés sionistes est le gène indélébile de la duplicité, de la servilité et de la trahison dont de nombreux dirigeants et roitelets d&rsquo;opérette arabes et leurs descendants n’arrivent pas à se défaire.</p>



<p>Le délire sanguinaire israélien est à la mesure d’une panique profonde et d’une prise de conscience d’un effondrement interne en Israël et d’une impasse internationale avec le sentiment de plus en plus perceptible d’une fin de course et de l’éclatement d’une fiction et d’une supercherie qui trouvent de moins en moins de preneurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le syndrome de la forteresse assiégée</h2>



<p>Toutefois, l’arsenal nucléaire israélien, initié avec le soutien français en vertu du pacte secret de 1956, et le délire eschatologique de nombreux illuminés sionistes, juifs et chrétiens, font craindre une réédition du suicide collectif de Massada, en entraînant le Moyen Orient et possiblement le reste du monde, dans une apocalypse nucléaire.</p>



<p>Située sur les rives de la Mer Morte, la citadelle de Massada doit sa célébrité aux événements de la nuit du 2 au 3 mai de l’an 74, où ses 960 occupants, hommes, femmes et enfants juifs, assiégés par l&rsquo;armée romaine, se donnèrent la mort plutôt que de se rendre à l’ennemi. **</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Forteresse-de-Massada-sur-la-mer-Morte-Israel-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-10658371" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Forteresse-de-Massada-sur-la-mer-Morte-Israel-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Forteresse-de-Massada-sur-la-mer-Morte-Israel-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Forteresse-de-Massada-sur-la-mer-Morte-Israel-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Forteresse-de-Massada-sur-la-mer-Morte-Israel-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Forteresse-de-Massada-sur-la-mer-Morte-Israel-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Forteresse-de-Massada-sur-la-mer-Morte-Israel-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Forteresse-de-Massada-sur-la-mer-Morte-Israel.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><em>La citadelle de Massada sur la mer Morte en Israël, lieu de pèlerinage des juifs. </em></p>



<p>La détention par Israël d’un arsenal nucléaire et les risques d’une fuite en avant apocalyptique par l&rsquo;establishment politico-militaire israélien démasquent l’hypocrisie de l’occident au sujet de la non prolifération nucléaire et le met ainsi que les peuples du Moyen Orient face aux conséquences potentiellement tragiques de cette duplicité et du délire sanguinaire de l’ultra droite israélienne qui reste dans le droit fil de la vision colonialiste et suprémaciste des pères fondateurs de l’Etat d&rsquo;Israël et leurs milices terroristes notamment Lehi, Irgoun et Haganah de sinistre mémoire.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<p><em>** La comparaison avec la situation actuelle réside seulement dans la pulsion suicidaire qui anime l’extrême droite au pouvoir en Israël, car les forces en présence aujourd’hui montrent plutôt un déséquilibre flagrant au profit d’Israël, qui bénéficie également du soutien des «Romains» actuels : les pays occidentaux, Etats-Unis en tête (Ndlr).</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hLAoKjaP6V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/22/qui-peut-encore-justifier-les-crimes-de-guerre-des-israeliens/">Qui peut encore justifier les crimes de guerre des Israéliens ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui peut encore justifier les crimes de guerre des Israéliens ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/22/qui-peut-encore-justifier-les-crimes-de-guerre-des-israeliens/embed/#?secret=BJ4nA2Akv0#?secret=hLAoKjaP6V" data-secret="hLAoKjaP6V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Africa quasi Roma’’: Quand les Berbères en perdaient leur latin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Puniques]]></category>
		<category><![CDATA[Romains]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Augustin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’âme historique berbère, si tant est qu’il puisse en exister une, dont se réclament certains Maghrébins, y compris Tunisiens, on peut la caractériser par la frustration et le sentiment d’injustice, issus d’ambitions politiques légitimes (nationales?) jamais réalisées sous les Puniques ou les Romains. Et en dépit de l’antagonisme arabo-berbère, qui s’était exacerbé en Andalousie, c’est pourtant bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade.</em></strong> <em>(Illustration : Saint-Augustin par Philippe de Champagne, détail).</em></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-8637926"></span>



<p>Après mille ans de présence, il ne reste plus rien de la présence romaine en Afrique, si ce n’est des ruines, celles-là même d’ailleurs que l’on retrouve en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, et naturellement, en Italie et dans les Balkans.</p>



<p>Le forum, le capitole, les thermes, le théâtre, les castellum et les remparts… Rome a reproduit à l&rsquo;infini son modèle partout où elle dominait, et dont l’armée, les institutions politiques, la cité, la religion, la hiérarchie sociale, l’exploitation agricole et le contrôle des communications terrestres et maritimes&nbsp;assuraient&nbsp;la pérennisation.</p>



<p>Certes ! Mais qu’y a t il eu de spécifiquement autochtone dans cette latinité imposée aux peuples qui habitaient la rive sud de la Méditerranée depuis la cyrénaïque jusqu’à la Tingitane?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enjeu de la romanisation</h2>



<p>L’occupation romaine y avait débuté par un génocide de proportion colossale, la destruction totale de Carthage et le massacre de sa population, un acte d’autant plus odieux qu’il fut prémédité par le Sénat romain.</p>



<p>La culture punique a survécu semble-t-il dans les villes qui s’étaient ralliées aux envahisseurs pour éviter la destruction, jusque dans les bourgs reculés et les campagnes de Numidie et de Maurétanie.</p>



<p>Le fond culturel profond punique ne fut donc pas entamé et persista après l’adoption du christianisme par l’empire, ce que reconnaît Saint Augustin (Augustin d’Hippone). Simplement il ne trouva plus d’expression dans la sphère publique, mis à part les pratiques funéraires et quelques inscriptions épigraphiques.</p>



<p>Tout cela a donné lieu à une société dont les élites locales, les notables, jouaient par obligation et intérêt, d’autres diront duplicité, le jeu de la romanisation, tout en réservant l’expression de leur culture profonde à leur domaine intime. Mais en quoi la culture punique, elle-même importée, pouvait-elle intégrer l’âme berbère, au point d’en constituer une référence identitaire, même de substitution, face à la latinité triomphante?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jdbFw8IIPk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/locean-atlantique-musulman-le-rendez-vous-manque/">‘‘L’océan Atlantique musulman’’ : le rendez-vous manqué</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘L’océan Atlantique musulman’’ : le rendez-vous manqué » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/locean-atlantique-musulman-le-rendez-vous-manque/embed/#?secret=zenhmeU7Ff#?secret=jdbFw8IIPk" data-secret="jdbFw8IIPk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En fait, les institutions romaines n’ont fait bien souvent que reproduire en les faisant évoluer celles préexistantes, et mis à part l’institutionnalisation de la langue il n’y eut donc pas de véritable rupture entre la cité punique et la latine.</p>



<p>D’autre part, l’âme punique sémitique&nbsp;trouva dans le culte du Saturne africain la substitution qui satisfaisait sa fascination révérencieuse du sacré. Mais qu’en a-t-il été de l’autochtone véritable, celui que l’on nomme Libyen ou Berbère, dans tout cela?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’âme historique berbère</h2>



<p>Doublement aliéné et dénué d’expression littéraire, l’autochtone ne pouvait qu’adopter les langages, les organisations et les cultures conquérantes, ou bien les dominantes comme le grec, langue des échanges internationaux parlée à la cour de Cirta, et pour préserver son âme un hénothéisme dénué de spéculation philosophique lui laissant toute latitude d’observer et de s&rsquo;adapter.</p>



<p>Ainsi l’histoire de la latinité fut-elle celle des colons de l’empire et de ceux parmi les autochtones qui réussirent&nbsp;à s’insérer dans l’ordre établi et qui finirent parfois par se révolter.</p>



<p>Pourquoi en fin de compte, la latinité a-t-elle fini par disparaître en Afrique du Nord?</p>



<p>En Europe, les peuples germaniques conquérants, les Wisigoths, les Francs, les Lombards et les Saxons, n’ont eu&nbsp;d’autre opportunité que de reproduire le modèle politique des Romains dans la recherche d’une légitimité, avec la collaboration décisive de l’église romaine catholique. Les royaumes ainsi créés, embryons des futurs Etats nationaux, ont&nbsp;diffusé directement&nbsp;par le langage, ou indirectement par le christianisme, la culture latine.</p>



<p>En Afrique, la seule tentative d’instaurer un royaume germanique, celle des Vandales, a fini par échouer, parce qu’ils n’avaient pas réussi à&nbsp;y intégrer les chefs berbères, sans lesquels toute domination n’aurait été qu’illusoire.</p>



<p>Mis&nbsp;à part le siècle et demi qui suivit la conquête, Rome puis Byzance ne permirent pas l’instauration d’Etats Garamante, Gétule, ou Musulame, parce que le blé et l’huile africains représentaient un enjeu économique trop&nbsp;important pour être laissés à la discrétion d’Etats alliés ou clients. C’était bien mal récompenser des alliés qui avaient activement participé aux guerres civiles que Rome avait menées sur leur propre territoire au prix de multiples dévastations.</p>



<p>On peut caractériser l’âme historique berbère si tant est qu’il puisse en exister une, par la frustration et le sentiment d’injustice, issus d’ambitions politiques légitimes (nationales?) jamais réalisées sous les Puniques ou les Romains. Et en dépit de l’antagonisme arabo-berbère qui s’était exacerbé en Andalousie, c’est pourtant bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade. Ceux qui se trouvent aujourd’hui dans l’opportunité de brandir une identité politique berbère de substitution feraient bien de s’en souvenir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w18KymzEgs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/">‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/embed/#?secret=400D1lZv9o#?secret=w18KymzEgs" data-secret="w18KymzEgs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il reste la survivance de l’être punique latin, prétentieux, avide d’honneurs, prêt à tous les compromis, sinon les compromissions, pour réaliser ses objectifs. Il a eu beau être chrétien, il n’en est pas moins devenu schismatique en étant donatiste, et même terroriste avec les circoncellions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’obligation d’obéir</h2>



<p>Néanmoins, c’est bien Augustin d&rsquo;Hippone, le roi du compromis, encore lui, qui fort des épîtres de Paul de Tarse, a fait obligation à l’esclave d’obéir à son maître et a rendu licite la participation au culte (désormais civil) de César dès lors que celui-ci fût devenu chrétien.</p>



<p>Aujourd’hui, le peuple, le nôtre, préfère un système autoritaire à une démocratie de notables, et si ces derniers font étalage de richesse dans un océan de misère, et jouent quelquefois les évergètes afin de masquer des ambitions politiques (Qalb Tounès), si le plus grand nombre de terroristes contemporains proviennent de nos contrées, cela a aussi pour origine l’esprit collectif qui depuis les âges les plus reculés, et bien avant l’arrivée de l’islam, se manifeste dans notre façon d’être qui nous avait valu d’être taxés de perfidie par nos tourmenteurs.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Africa, quasi Roma&nbsp;: 256 av. J.-C.-711 apr. J.-C.’’, de Jean-Marie Lassere, éditions CNRS, Paris 2015, 786 Pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7RY9okHzKk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=hBOJGaGara#?secret=7RY9okHzKk" data-secret="7RY9okHzKk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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