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	<title>Archives des Tahar Haddad - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Tahar Haddad - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le festival Jazzmean revient pour sa 2e édition au Club Tahar Haddad</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/le-festival-jazzmean-revient-pour-sa-2e-edition-au-club-tahar-haddad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 22:32:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Club Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[Jazzmean]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Club culturel Tahar Haddad de Tunis s&#8217;apprête à donner le coup d&#8217;envoi de la saison culturelle 2025/2026 avec la deuxième édition de son festival Jazzmean, Sous le patronage de la Délégation régionale des affaires culturelles de Tunis, le club organise la deuxième édition de Jazzmean, qui se tiendra du 24 au 27 octobre 2025....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/le-festival-jazzmean-revient-pour-sa-2e-edition-au-club-tahar-haddad/">Le festival Jazzmean revient pour sa 2e édition au Club Tahar Haddad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Le Club culturel Tahar Haddad de Tunis s&rsquo;apprête à donner le coup d&rsquo;envoi de la saison culturelle 2025/2026 avec la deuxième édition de son festival Jazzmean,</strong></em></p>



<span id="more-17707593"></span>



<p>Sous le patronage de la Délégation régionale des affaires culturelles de Tunis, le club organise la deuxième édition de Jazzmean, qui se tiendra du 24 au 27 octobre 2025.</p>



<p>Vendredi 24 octobre 2025 :<br>11h00 : Masterclass avec Omar Elouer<br>19h00 : Concert 𝑴𝒖𝒔𝒌 𝑻𝒓𝒊𝒐 d’Omar Elouer</p>



<p>Samedi 25 octobre 2025 :<br>11h00 : Masterclass avec Wassim Ben Rahouma<br>19h00 : Concert du groupe Wassim Ben Rahouma</p>



<p>Dimanche 26 octobre 2025 :<br>19h00 : Concert 𝑩𝒐𝒑 𝑬𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 de Ahmed Ajabi Sextet</p>



<p>Lundi 27 octobre 2025 :<br>19h00: Concert 𝑻𝒂𝒒𝒂𝒔𝒊𝒎 𝑹𝒆𝒗𝒊𝒗𝒂𝒍 𝑺𝒆𝒙𝒕𝒆𝒕 de Fawzi Chekili<br>Les billets sont à 10d disponible le jour du spectacle au club.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/le-festival-jazzmean-revient-pour-sa-2e-edition-au-club-tahar-haddad/">Le festival Jazzmean revient pour sa 2e édition au Club Tahar Haddad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Kaïs Saïed vent debout contre les dirigeants de l’UGTT</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/tunisie-kais-saied-vent-debout-contre-les-dirigeants-de-lugtt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Aug 2025 07:59:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Farhat Hached]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ali El-Hammi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Galbi]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Zaafrani Zenzeri]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Kaïs Saïed charge les dirigeants de l'UGTT et les accuse de mensonge et d'hypocrisie. . </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/tunisie-kais-saied-vent-debout-contre-les-dirigeants-de-lugtt/">Tunisie | Kaïs Saïed vent debout contre les dirigeants de l’UGTT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Evoquant, de manière allusive et indirecte, ce qui a été présenté comme une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/tentative-dintrusion-au-siege-de-lugtt-appel-a-louverture-dune-enquete/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">attaque </a>menée par un groupe d’individus, avant-hier, jeudi 7 août 2025, contre le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le président Kaïs Saïed a déclaré que des dossiers doivent être ouverts car le peuple exige qu’on lui rende des comptes, de manière équitable, afin qu’il puisse récupérer l’argent qu’on lui a spolié, ajoutant que des efforts sont en cours pour trouver une solution nationale dans tous les domaines, et pour bâtir un nouvel édifice qui ne s’effondrera pas, malgré les coups de pioche des corrompus. <a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/742180635394747/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>.</em></strong></p>



<span id="more-17182556"></span>



<p>Le chef de l&rsquo;Etat a ajouté, en recevant hier vendredi au palais de Carthage la cheffe du gouvernement Sarah Zaafrani Zenzeri, que de nombreux dirigeants syndicaux se sont sacrifiés, comme le leader Tahar Haddad, qui savait distinguer entre la fausse et la vraie légitimité laquelle signifie que la loi en général, quelle qu’elle soit, exprime la volonté de la majorité.</p>



<p>Dans ce contexte, le Président de la République a cité les paroles de Farhat Hached et Tahar Haddad, des pionniers du syndicalisme tunisien, auxquels il semble s’identifier : <em>«Nous poursuivrons ce combat avec détermination et une volonté inébranlable. Que les menteurs mentent, car nous passerons à côté de leur fatuité, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;aube de la certitude pointe, et nous apparaîtrons tels que nous sommes, justes, honnêtes et dévoués au service de l’humanité, tourmentée par les mains des colonisateurs.»</em></p>



<p>Au début de la réunion, le chef de l&rsquo;État a cité un article publié dans le journal <em>Echaâb</em>, organe de l’UGTT, sous le titre <em>«Le Carnaval»</em>, écrit par le journaliste Mohamed Galbi le 13 janvier 1978 où le chroniqueur disait : <em>«J’ai du mal à croire à toute cette hypocrisie, et j’ai du mal à croire que certains ne savent toujours pas encore que le peuple s’est réveillé. Ces gens ne se rendent-ils pas compte que le peuple n’ignore plus les moindres détails?»</em></p>



<p>Le chef de l’Etat a également souligné que la survenue récemment d’un certain nombre de faits n&rsquo;est pas du tout une coïncidence, comme la destruction d’une partie d’un canal de distribution d&rsquo;eau vendredi matin, imputant ainsi, quoique de manière allusive, certains dysfonctionnements des services publics à des actes de sabotage menés par des opposants à son régime, et plus précisément, à des responsables syndicaux, puisqu’il a continué à donner en exemple les fondateurs du syndicalisme tunisien dans les années 1920-1930, comme Mohamed Ali El-Hammi qui, lui, tenait ses réunions à la rue Al-Jazira et à la rue  de la Commission, au centre-ville de Tunis, et non pas dans des hôtels, des restaurants de luxe et des banquets, a cru devoir rappeler le président, dans une critique limpide des dirigeants actuels de l’UGTT.</p>



<p><em>«Le peuple sait très bien tout cela et il a rendez-vous avec l&rsquo;histoire. Il est déterminé à aller de l’avant », </em>a souligné Saïed, en ajoutant : <em>«Nous resterons fermes, résolus et honnêtes. Et quiconque violerait la loi ne bénéficierait d’aucune immunité. La loi s’applique à tous, et nous ne pouvons permettre à quiconque d’attaquer le peuple tunisien»</em>, a lancé le chef de l’Etat, et ses menaces sont clairement adressées aux opposants et notamment aux dirigeants syndicaux.</p>



<p>Saïed a poursuivi en affirmant qu’un peuple doté de cette conscience, de cette détermination et de cette volonté brisera tous les complots et toutes les tentatives de semer le doute dans ses rangs.</p>



<p>Doit-on s’attendre à ce que ces charges contre la direction syndicale soient suivies de mesures de représailles contre certains dirigeants de l’UGTT ou ne s’agit-il là que d’avertissements qui, en cas d’aggravation des mouvements sociaux, comme la récente grève de trois jours des employés du transport public, pourraient aboutir à de telles mesures ?</p>



<p><em>Wait and see…   </em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Uj0PvKn1xM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/le-crldht-solidaire-avec-lugtt-ciblee-par-une-tentative-dagression/">Le CRLDHT solidaire avec l’UGTT, ciblée par une tentative d’agression</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le CRLDHT solidaire avec l’UGTT, ciblée par une tentative d’agression » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/le-crldht-solidaire-avec-lugtt-ciblee-par-une-tentative-dagression/embed/#?secret=6ecAcxogCK#?secret=Uj0PvKn1xM" data-secret="Uj0PvKn1xM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"><strong> </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/tunisie-kais-saied-vent-debout-contre-les-dirigeants-de-lugtt/">Tunisie | Kaïs Saïed vent debout contre les dirigeants de l’UGTT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Foire du livre de Tunis &#124; Entre tradition et modernité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/foire-du-livre-de-tunis-entre-tradition-et-modernite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 05:28:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Mourad]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Salah Kadri]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 39e édition de la Foire internationale du livre de Tunis se déroulera du 25 avril au 4 mai 2025 au Parc des Expositions du Kram. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/foire-du-livre-de-tunis-entre-tradition-et-modernite/">Foire du livre de Tunis | Entre tradition et modernité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La 39<sup>e</sup> édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) a été officiellement annoncée lors d’une conférence de presse tenue jeudi 17 avril 2025, dans la salle des jeunes créateurs à la Cité de la Culture Chedli Klibi, en présence d’un public composé d’éditeurs, écrivains, journalistes et partenaires culturels.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/foire.inter.du.livre.tn/videos/584620183940766" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16218563"></span>



<p>La manifestation se déroulera du 25 avril au 4 mai 2025 au Parc des Expositions du Kram, avec la participation de 313 exposants représentant 29 pays.</p>



<p>Le directeur de cette édition, Mohamed Salah Kadri, a dévoilé les grandes lignes d’un programme riche et ambitieux, structuré autour du slogan <em>«Lire pour construire»</em> («نقرأ لنبني»). Il s’agit, selon lui, d’un rendez-vous littéraire incontournable, ancré dans son époque, qui interroge la place du livre face aux défis du numérique, sans renier sa vocation essentielle : transmettre la pensée, éclairer les consciences, bâtir l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le livre face au défi de la modernité numérique</h2>



<p>L’édition 2025 accorde une attention particulière à la transition numérique dans le monde de l’édition, avec des conférences axées sur les mutations du lectorat, la lecture sur supports numériques, mais aussi des problématiques contemporaines comme le piratage scientifique, le plagiat ou les enjeux du contenu culturel à l’ère des plateformes.</p>



<p>La programmation comprendra plusieurs tables rondes et séminaires de haut niveau, notamment autour de la résistance dans le roman, de la pensée progressiste tunisienne, du patrimoine intellectuel de Tahar Haddad, de la littérature palestinienne, des 150 ans du collège Sadiki, ainsi qu’un hommage au caricaturiste Aly Abid, pionnier du dessin de presse en Tunisie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mohamed-Salah-Kadri-Foite-du-livre-2025-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16218587" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mohamed-Salah-Kadri-Foite-du-livre-2025-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mohamed-Salah-Kadri-Foite-du-livre-2025-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mohamed-Salah-Kadri-Foite-du-livre-2025-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mohamed-Salah-Kadri-Foite-du-livre-2025-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mohamed-Salah-Kadri-Foite-du-livre-2025-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mohamed-Salah-Kadri-Foite-du-livre-2025-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mohamed-Salah-Kadri-Foite-du-livre-2025.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mohamed Salah Kadri.</figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Invités de tous horizons et la Chine en invitée d&rsquo;honneur</h2>



<p>Parmi les personnalités attendues figurent des noms de renom du monde arabe et au-delà : Ibrahim Al-Koni (Libye), Abdel Fattah Dawla (Palestine), Mazarine Pingeot (France), ainsi que des auteurs venus d’Italie, d’Égypte, et de plusieurs autres pays. L’écrivain égyptien Ahmed Mourad, présent lors de la conférence de presse, a exprimé son enthousiasme face à la richesse de cette édition et son admiration pour le public tunisien.</p>



<p>Le volet jeunesse ne sera pas en reste, avec 255 activités dédiées aux enfants et adolescents, réparties sur huit pavillons gérés par plus de 50 institutions publiques et privées, locales et internationales. Le programme inclura des ateliers scientifiques, artistiques et numériques, ainsi que des spectacles de théâtre et de cinéma.</p>



<p>Cette année, la Chine est l’invitée d’honneur du salon, dans le cadre d’un partenariat visant à intensifier les échanges culturels et éditoriaux entre les deux pays. À cette occasion, un accord a été signé pour renforcer la traduction des œuvres du chinois vers l’arabe et vice versa, soulignant l’importance de la circulation des idées et de la promotion des littératures croisées dans les deux langues.</p>



<p>La Foire internationale du livre de Tunis confirme ainsi son statut de plateforme de rayonnement culturel, de dialogue interculturel et de réflexion intellectuelle au cœur du Maghreb et du monde arabe.</p>



<p><a href="https://www.facebook.com/foire.inter.du.livre.tn/videos/584620183940766" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/foire-du-livre-de-tunis-entre-tradition-et-modernite/">Foire du livre de Tunis | Entre tradition et modernité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Amira Ghenim : «Entre réalités et fictions, l’écriture comme espace de liberté et de réflexion»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/amira-ghenim-entre-realites-et-fictions-lecriture-comme-espace-de-liberte-et-de-reflexion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 09:16:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amira Ghenim]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe Rey]]></category>
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		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Wassila Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Yamen Manai]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La romancière tunisienne Amira Ghenim nous invite à découvrir les subtilités de son art, ses aspirations et sa vision de la littérature.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/amira-ghenim-entre-realites-et-fictions-lecriture-comme-espace-de-liberte-et-de-reflexion/">Amira Ghenim : «Entre réalités et fictions, l’écriture comme espace de liberté et de réflexion»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le paysage littéraire contemporain, certaines voix se distinguent par leur originalité et leur engagement. L’une de ces voix est celle de Amira Ghenim, une écrivaine tunisienne dont les œuvres ont su capturer l’attention des lecteurs à travers des récits qui mêlent réalité et fiction, tout en abordant des thèmes sociaux et politiques d’une grande pertinence. Dans cet entretien, nous avons l’opportunité de plonger dans son parcours littéraire, d’explorer les influences qui nourrissent son écriture, ainsi que les défis qu’elle a rencontrés en traduisant ses œuvres de l’arabe au français. À travers ses réflexions, Amira Ghenim nous invite à découvrir les subtilités de son art, ses aspirations et sa vision de la littérature en tant qu’outil de réflexion et de dialogue.</em></strong></p>



<p>Entretien conduit par <strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-14139103"></span>



<p><strong><em>Kapitalis&nbsp;: Pourriez-vous nous parler de votre parcours littéraire et de ce qui vous a incitée à écrire? Quelles expériences ont marqué votre chemin?</em></strong></p>



<p><strong>Amira Ghenim</strong> : Depuis toute jeune, je prends un plaisir fou à inventer des histoires : la voisine qui tombe du toit, pile sur le dos d’un cheval errant, le chat noir qui vole au-dessus du poulailler et mange des papillons fluorescents, la poule qui sait réciter l’alphabet, le coq qui compte en anglais jusqu’à dix, etc.</p>



<p>Très vite, je me suis rendu compte qu’inventer des histoires à l’oral entraînait des réprimandes, alors qu’il suffisait de passer à l’écrit pour transformer ces réprimandes en éloges. En effet, à l’oral, imaginer, c’est mentir ; à l’écrit, c’est de la littérature.</p>



<p>En grandissant, cette soif de créer des mondes parallèles s’est finalement estompée. Du moins, c’est ce que je croyais. Pendant très longtemps, je me suis contentée d’écrire mes travaux de recherche, jusqu’au jour où, lassée de rédiger ma thèse de doctorat, j’ai ouvert un nouveau dossier sur mon PC que j’ai nommé<em> “Roman1”</em>. <em>Dossier jaune</em> se préparait à naître. C’était une écriture presque naïve, effrénée, qui a abouti à un premier roman sympathique que j’affectionne particulièrement. Les écrits qui ont suivi étaient moins spontanés.</p>



<p><strong><em>Quels auteurs ou œuvres vous ont le plus influencée dans votre écriture, et comment ces influences se manifestent-elles dans vos livres ?</em></strong></p>



<p>Les auteurs classiques d’abord : Al-Jahidh, Abou Hayyan, Ibn Al-Muqaffa, mais aussi Naguib Mahfouz, Hanna Mina, Taha Hussein. J’ai également beaucoup lu les classiques de la littérature française : Flaubert, Zola, Hugo. D’ailleurs, le premier roman que j’ai lu enfant était <em>Les Misérables</em>, traduit en arabe. Parmi les contemporains, j’aime particulièrement Michel Butor; <em>La Modification</em> m’a beaucoup marquée. L’Américain Philip Roth est aussi une source d’inspiration pour moi; je pense que son style simple et limpide a beaucoup influencé mes écrits.</p>



<p><strong><em>Quels thèmes principaux souhaitez-vous explorer dans vos œuvres? Et pourquoi ces sujets vous semblent-ils essentiels aujourd’hui?</em></strong></p>



<p>Honnêtement, je ne choisis pas de thèmes au préalable. Il y a d’abord l’histoire, l’installation du décor et des personnages, ensuite le récit prend sa route comme un fleuve qui suit son lit. Les thèmes dépendent des événements. Certes, j’ai tendance à faire parler les opprimés, à donner une voix à ceux qui ont été longtemps contraints au silence.</p>



<p>Je pense que nous vivons aujourd’hui dans un monde fait d’images où tout le monde peut regarder, mais peu de gens peuvent mettre des mots justes sur ce qu’ils voient. Souvent, l’horreur affichée aux yeux du monde entier est noyée dans un silence strident.</p>



<p><strong><em>Comment définiriez-vous votre style d’écriture? Y a-t-il des techniques particulières que vous privilégiez dans votre processus créatif?</em></strong></p>



<p>Je ne le définis pas. C’est aux critiques de le faire. J’essaie simplement d’écrire un texte à mon goût, un texte que j’aurais plaisir à lire s’il était écrit par une tierce personne. Je privilégie la simplicité du verbe et la complexité de la construction narrative. J’aime jouer avec le lecteur, décevoir ses horizons d’attente, démolir les approches stéréotypées. Je cherche à construire un mode d’écriture ludique où l’instabilité de la posture narrative et l’adoption d’un ton polémique sont mes chevaux de bataille.</p>



<p><strong><em>Concernant </em></strong><strong>Le Désastre de la maison des notables<em>, quelle a été l’étincelle initiale de l’histoire ? Comment cette idée a-t-elle évolué au fil de votre écriture?</em></strong></p>



<p>Le roman est né d’un article. J’écrivais un essai pour un journal arabe à propos de l’égalité dans l’héritage entre hommes et femmes. Le premier penseur à avoir traité ce problème au début du siècle dernier était un Tunisien du nom de Tahar Haddad. C’est ainsi que je me suis plongée dans la lecture de son œuvre complète. Quelques vers de son recueil de poésie m’ont intriguée; il parlait d’un être cher dont l’absence le tourmentait. Et s’il était amoureux au moment où il avait écrit <em>Notre femme entre législation islamique et société</em> ? De cette idée folle a jailli le roman.</p>



<p><strong><em>Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de la traduction de ce livre de l’arabe au français, et comment les avez-vous surmontées ?</em></strong></p>



<p>Je n’ai pas rencontré de difficultés. Les choses se sont faites naturellement et en toute souplesse. La maison Philippe Rey m’a contactée grâce à un ami commun qui est aussi un éminent écrivain tunisien. Yamen Manai avait fait l’éloge du roman dans sa version arabe, et la maison Philippe Rey, qui se préparait à publier une nouvelle collection en collaboration avec les éditions Barzakh en Algérie, a confié le roman à la poétesse Souad Laabize, qui a littéralement excellé dans sa traduction.</p>



<p><strong><em>Votre livre a été sélectionné pour le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/19/la-tunisienne-amira-ghenim-dans-la-course-au-prix-medicis-etranger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prix Médicis</a>. Quelles émotions avez-vous ressenties à l’annonce de cette nomination ? Que représente-t-elle pour vous et votre œuvre ?</em></strong></p>



<p>C’est une immense joie et une belle consécration du roman tunisien, qui est sélectionné pour la première fois pour ce prix prestigieux. Je suis fière de franchir cette étape importante pour la visibilité de la littérature tunisienne sur la scène internationale.</p>



<p><strong><em>Que souhaitez-vous que les lecteurs retiennent du </em></strong><strong>Désastre de la maison des notables<em> ? Quelles discussions aimeriez-vous qu’il suscite ?</em></strong></p>



<p>J’espère simplement que les lecteurs se souviendront longtemps du roman après sa lecture. J’espère que dans deux ou trois ans, ils auront envie de le sortir d’un tiroir ou d’une étagère pour le relire. J’espère aussi qu’il leur donnera envie de découvrir la société civile tunisienne, riche par sa diversité et son aspiration éternelle au progrès et à la liberté.</p>



<p><strong><em>Quels projets avez-vous pour l’avenir en tant qu’écrivaine ? Y a-t-il des thèmes ou des genres que vous aimeriez explorer prochainement ?</em></strong></p>



<p>Je n’aime pas me limiter à un genre particulier. L’écriture est pour moi une aventure pleine d’imprévu. J’ai entamé le projet de réécrire une parcelle de l’histoire tunisienne contemporaine, mélangeant faits réels et fictionnels pour construire un monde qui aurait pu être. C’est une manière pour moi de déconstruire les stéréotypes et d’échapper aux aléas de la crise politique, sans perdre toutefois mes repères. Mon dernier roman, <em>Terre chaude</em>, paru en arabe en avril 2024, a pour personnage principal la première dame de Tunisie à l’époque du président Bourguiba. Le prochain portera sur Bourguiba lui-même, dans un mélange bouleversant entre histoire et fiction.</p>



<p><strong><em>Quels conseils donneriez-vous aux jeunes auteurs qui envisagent de se lancer dans l’écriture, en particulier dans un contexte francophone ?</em></strong></p>



<p>Le contexte m’importe très peu. Je crois même qu’il vaut mieux faire abstraction du contexte quand on se décide à écrire. Je n’ai pas non plus de conseils à donner, car je ne me vois pas dans la posture d’un écrivain chevronné qui donnerait des conseils aux débutants. Je suis moi-même débutante et je n’ai pas besoin de conseils. Je sais simplement qu’il faut toujours être respectueux vis-à-vis de l’intelligence du lecteur et mériter d’être lu. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="e5jCNmosxk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/19/la-tunisienne-amira-ghenim-dans-la-course-au-prix-medicis-etranger/">La Tunisienne Amira Ghenim dans la course au Prix Médicis étranger</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisienne Amira Ghenim dans la course au Prix Médicis étranger » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/19/la-tunisienne-amira-ghenim-dans-la-course-au-prix-medicis-etranger/embed/#?secret=sKxoDeERpv#?secret=e5jCNmosxk" data-secret="e5jCNmosxk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La masculinité toxique pénalise les femmes et nuit à l’économie en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/la-masculinite-toxique-penalise-les-femmes-et-nuit-a-leconomie-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Aug 2024 10:14:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Birjoulia]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion]]></category>
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		<category><![CDATA[héritage]]></category>
		<category><![CDATA[masculinité]]></category>
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		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au sujet de l’émancipation économique de la femme, la Tunisie recule plutôt que d’avancer. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis le plaidoyer engagé de Tahar Haddad, et le «féminisme» institutionnalisé de Habib Bourguiba, tout indique qu’au sujet de l’émancipation économique de la femme, la Tunisie recule plutôt que d’avancer. Et les signes ne trompent pas…</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-13760095"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Comme si on avance en reculant! Aujourd’hui, l’exclusion des femmes de la plupart des espaces publics populaires, jumelée à un discours toxique favorisant le mâle et dénigrant la femme, sont des facteurs qui privent les femmes et la société tunisienne dans son ensemble des clefs d’une modernité apaisante, innovante et économiquement rentable.</p>



<p>Pis encore, cette masculinité toxique prive l’économie d’au moins de 2 à 4 points de PIB, annuellement. Commençons par le discours toxique!</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Birjoulia…», le mot clef!</h2>



<p>Le discours ne trompe pas. Qu’ils soient des universitaires, des politiciens ou simples vendeurs au marché du gros, ils ponctuent leur discours par le terme <em>«birjoulia»</em> pour dire qu’on se parle entre des <em>«mâles»</em>, des mecs, et pour dire notamment qu’on est plus fiable ainsi.</p>



<p>Implicitement, on sous-entend que la gente féminine ne peut pas être aussi crédibles que la gente masculine.</p>



<p>Un discours de masculinité malsain que tu écoutes partout. Une rhétorique diffuse, rodée et qui intériorise, dans le système éducatif et dès la petite enfance, des jeunes tunisiens, la <em>«supériorité du mâle»</em>.</p>



<p>Le patriarcat en grandeur nature. Une misogynie ancrée dans les représentations sociales. Comme si, tout ce qu’ont fait Tahar Haddad, et Bourguiba après, s’est évaporé durant la décennie dominée par les islamistes de Ghannouchi, 2011 à 2021.</p>



<p>L’islam politique a déconstruit les concepts et les nouvelles ambitions apportées par Haddad, Habib Bourguiba et bien d’autres penseurs modernistes avant eux.</p>



<p>Il suffit de voir le paysage social qui nous entoure.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="n8ZQkBxS4C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/les-femmes-et-la-democratie-menacees-en-tunisie/">Les femmes et la démocratie menacées en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les femmes et la démocratie menacées en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/les-femmes-et-la-democratie-menacees-en-tunisie/embed/#?secret=vfrRF0SNOa#?secret=n8ZQkBxS4C" data-secret="n8ZQkBxS4C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Où sont les femmes?</h2>



<p>Dans les cafés qui pullulent dans les ruelles, dans les quartiers, les riches comme les pauvres, la gente masculine ne cède pas un iota aux femmes. Idem, dans les bars, les restaurants, les places publiques des quartiers populaires. Les rares femmes sont accompagnées par au moins un homme adulte. L’exception qui confirme la règle.</p>



<p>Évidemment, celles qui s’y aventurent sont minoritaires et elles s’exposent aux regards fixes des hommes occupant ces lieux, où on n’hésite pas à taxer les femmes qui osent transgresser ces règles de toutes sortes d’adjectifs péjoratifs, insultes et de jugement de valeurs dégradants. Évidemment d’une autre époque.</p>



<p>Dans les marchés, dans les souks hebdomadaires…, les femmes sont de facto exclues et ne sont pas admises, au même titre que l’homme, comme vendeuses ou intermédiaires. Comme preneuses de décision, autonomes et totalement en contrôle de leur corps et activités sociales, elles cessent d’être crédibles, puisque souvent privées de comptes chèques, de salaires réguliers ou de statut économique digne de respect.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="12DhYh0KJE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/femme-en-tunisie-acquis-immenses-et-defis-a-relever/">Femme en Tunisie : acquis immenses et défis à relever</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Femme en Tunisie : acquis immenses et défis à relever » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/femme-en-tunisie-acquis-immenses-et-defis-a-relever/embed/#?secret=V3van0whBb#?secret=12DhYh0KJE" data-secret="12DhYh0KJE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’économie en paie les frais</h2>



<p>Elles sont de plus en plus voilées depuis la décennie des Frères musulmans au sommet de l’Etat.</p>



<p>Dans les plages, dans les souks, dans les lieux publics, elles tentent de passer inaperçues.</p>



<p>Et quand on regarde les choses de façon microéconomique, on comprend mieux les freins qui plombent les femmes en Tunisie et les ferrent dans des rôles de subalternes, de marginales, reproduisant les stéréotypes ancestraux.</p>



<p>Trois femmes sur quatre ne sont pas totalement intégrées dans le marché du travail formel. Quatre femmes sur cinq n’ont pas un compte bancaire.</p>



<p>Elles sont le plus souvent privées de leur juste part dans les héritages ancestraux (terres, biens, bijoux, économie, etc.). Au mieux, elles ont la moitié de la part d’héritage de leur frère. Et cela en dit long sur l’état de la modernisation ou les ambitions des droits démocratiques revendiqués en Tunisie.</p>



<p>Dans les zones rurales, les contrées éloignées, soit les deux-tiers du territoire tunisien, elles sont retirées de l’école plus tôt que les garçons et ainsi privées des chances qu’offre l’éducation, parce que l’école est loin, ou encore parce que les parents ne veulent pas exposer leurs filles aux risques de viols, de violences ou encore de harcèlement par ces hommes qui ne veulent pas autrement les femmes et les jeunes filles que des objets sexuels.</p>



<p>Donc, de facto, la Tunisie se prive des activités économiques de 4 femmes sur cinq.</p>



<p>L’absence de mixité dans les espaces publics prive l’économie d’au moins 2% de PIB. Les femmes ne peuvent pas, dans la plupart des régions du pays, entrer dans un café plein d’hommes pour se payer une bouteille d’eau ou un thé comme tout le monde. Et même si elles osent entrer, elles doivent être souvent accompagnées par un homme. Elles ne peuvent pas de facto se payer une chicha ou un verre de vin, sans se faire traiter de légère … ou quasiment de p…te.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EpbYoNFb4C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/11/marche-a-tunis-pour-exiger-la-liberation-des-prisonnieres-politiques/">Marche à Tunis pour exiger la libération des prisonnières politiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marche à Tunis pour exiger la libération des prisonnières politiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/11/marche-a-tunis-pour-exiger-la-liberation-des-prisonnieres-politiques/embed/#?secret=WOvvrQZC5S#?secret=EpbYoNFb4C" data-secret="EpbYoNFb4C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un recul démocratique </h2>



<p>Et cette réalité culturelle, teintée d’une couche de radicalisme religieux font que la Tunisie a reculé depuis Tahar Haddad qui a son époque, il y a presque un 80 ans, a revendiqué l’émancipation de la femme.</p>



<p>Des milliers de touristes amis de notre pays évitent de visiter cette Tunisie-là, prétendument en transition démocratique, mais en recul au regard des droits de la femme, et des codes permettent à celles-ci d’accéder à tous les espaces publics, à détenir un compte bancaire, à hériter équitablement ou encore à se montrer sur une plage comme tout un chacun, voulant bronzer, profiter de l’eau salée de la mer ou simplement passer du bon temps.</p>



<p>Déconstruire la masculinité toxique, ouvrir plus d’espaces publics aux femmes et aux jeunes filles n’est pas seulement nécessaire, mais c’est rentable économiquement pour la société dans son ensemble.</p>



<p>On verra si les candidats aux élections présidentielles du 6 octobre sont capables de développer une vision stratégique liant la lutte contre cette masculinité toxique aux ambitions d’inclusion et d’émancipation des nos femmes : mères, sœurs, épouses et filles.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur:</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/">Economics for Tunisia, E4T</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hpY8ZXSqiU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/appel-des-organisations-feministes-a-la-liberation-des-prisonnieres-politiques-en-tunisie/">Appel des organisations féministes à la libération des prisonnières politiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel des organisations féministes à la libération des prisonnières politiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/appel-des-organisations-feministes-a-la-liberation-des-prisonnieres-politiques-en-tunisie/embed/#?secret=wR1KdBpbJL#?secret=hpY8ZXSqiU" data-secret="hpY8ZXSqiU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘De Tahar Haddad à Zakia Fourati’’* de Mustapha Khraïef</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/le-poeme-du-dimanche-de-tahar-haddad-a-zakia-fourati-de-mustapha-khraief/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2023 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Aboulkacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Douâji]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Khraïef]]></category>
		<category><![CDATA[Nefta]]></category>
		<category><![CDATA[poète tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Zakia Fourati]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6990847</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mustapha Khraïef est une voix qui compte dans la poésie et la littérature tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/le-poeme-du-dimanche-de-tahar-haddad-a-zakia-fourati-de-mustapha-khraief/">Le poème du dimanche : ‘‘De Tahar Haddad à Zakia Fourati’’* de Mustapha Khraïef</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mustapha Khraïef est une voix qui compte dans la poésie et la littérature tunisienne. Témoin de ses gestations et ses créations. Il a collaboré à de nombreux journaux et revues, comme critique ou auteur d’opinion.</em></strong></p>



<span id="more-6990847"></span>



<p>Né en 1909, dans la palmeraie de Nefta, Mustapha Khraïef fut ami d’Aboulkacem Chebbi (1), Tahar Haddad (2), Ali Douâji (3), etc., engagé dans la lutte nationale. Certains de ses poèmes ont été chantés par de grandes voix de la chanson.</p>



<p>Il a publié deux recueils, <em>Shu’a’&nbsp;</em>(Rayon,1949); <em>Shawq wa dhawq</em> (Nostalgie et goût, 1965).</p>



<p>Sa poésie est restée fidèle au mètre classique arabe, maîtrisé et allégé, avec quelques innovations, cependant.</p>



<p>Chant d’amour et de patriotisme, célébration de la nature, sa poésie mêle références anciennes et événements actuels. Il décède en 1967.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Ils me déclarèrent une guerre totale</em></p>



<p><em>Voulant me nuire matin et soir</em></p>



<p><em>Coururent remuant poussière contre mon appel</em></p>



<p><em>Avec mensonge ruse odieuse et baliverne</em></p>



<p><em>S’échangèrent à mon sujet un cri indigne</em></p>



<p><em>Remplissant les foyers de stupidités et vulgarités</em></p>



<p><em>Ils souhaitèrent ma mort rapide quand je leur étais</em></p>



<p><em>Lame tranchante et les défendais contre les étrangers</em></p>



<p><em>J’ai dit menez les femmes vers la lumière</em></p>



<p><em>Voulez-leur une Loi tolérante</em></p>



<p><em>Ressentez leur mal profond</em></p>



<p><em>Vous lui trouverez le remède</em></p>



<p><em>Non notre progéniture ne doit pas être élevée</em></p>



<p><em>Dans l’obscurité grandir dans la pire ignorance</em></p>



<p><em>L’âme de la jeunesse ne doit rester errante</em></p>



<p><em>Non voyante du droit chemin et muette</em></p>



<p><em>Les meules du temps dans leur tournoiement</em></p>



<p><em>Excellent et écrasent les faibles sous les puissants</em></p>



<p><em>Ces champs fanés s’ils sont irrigués</em></p>



<p><em>Fleurissent et donnent biens et richesses</em></p>



<p><em>Jusqu’à quand laissons-nous</em></p>



<p><em>Notre mère dans l’ignorance</em></p>



<p><em>Quels hommes&nbsp;! Notre mère a Eve&nbsp;!!</em></p>



<p><em>Qu’a-t-il Adam pour renier son instruction</em></p>



<p><em>Et Dieu a enseigné à Adam les noms&nbsp;?</em></p>



<p><em>***</em></p>



<p><em>Fille d’Arabes honorables, prends part</em></p>



<p><em>Au combat et à ce que font d’utile les chefs</em></p>



<p><em>Œuvre pour l’honneur des positions</em></p>



<p><em>Répands auprès des humains une page noble</em></p>



<p><em>Les filles des Arabes affrontaient le combat</em></p>



<p><em>Guerroyaient pour se défendre</em></p>



<p><em>Quand les cavaliers étaient en selle</em></p>



<p><em>Elles leur criaient</em></p>



<p><em>Nous ne sommes pas femmes à asservir</em></p>



<p><em>Les propos de Asma’ Bent Abou Bakr (4</em>)</p>



<p><em>Débordaient d’orgueil de sacrifice et de fierté</em></p>



<p><em>Quand Abdallah (5) était battu l’ennemi ne devait</em></p>



<p><em>Salir son sang ni déchirer ses membres en lambeaux</em></p>



<p><em>Il se réfugia auprès de sa mère tendre et affectueuse</em></p>



<p><em>Afin de ne trouver une mort épouvantable</em></p>



<p><em>Elle le dissuada, il mourut sous les sabots</em></p>



<p><em>Des chevaux racés combattant l’ennemi</em></p>



<p><em>Elle le vit crucifié en haut martyr</em></p>



<p><em>Le considéra de haut rang</em></p>



<p><em>Celle qui a grandi avec une âme libre</em></p>



<p><em>Enfante des âmes fières et dignes</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>***</em></p>



<p><em>Fille de Carthage ont menti ceux</em></p>



<p><em>Qui ont prétendu dans la vie que tu es futile</em></p>



<p><em>De ton cœur nous apercevons</em></p>



<p><em>La flamme sacrée remplissant le monde</em></p>



<p><em>Avec la lumière de ton cœur nous parvenons</em></p>



<p><em>A notre complétude avec la lumière</em></p>



<p><em>De ton visage nous regardons les choses</em></p>



<p><em>Je te dédie de la Maison d’éternité un salut</em></p>



<p><em>Noble comme ton nom en finesse et beauté</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’arabe par</em><strong> Tahar Bekri</strong></p>



<p><strong>Shu’a’ (Rayon), Imprimerie Al Manar, 1949.</strong></p>



<p><strong><em>Notes du traducteur&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>* Poème écrit lors de la venue d’Edouard Daladier, président du Conseil, contre lequel il y a eu des manifestations de femmes, en 1939, à laquelle a pris part</em> <em>Zakia Fourati, grande figure militante du mouvement national tunisien.</em></p>



<p><em>1- Aboulkacem Chebbi (1909-1934) : poète tunisien d&rsquo;expression arabe considéré comme le poète national de Tunisie.</em></p>



<p><em>2- Tahar Haddad (1899-1935), émancipateur des femmes, auteur du célèbre ouvrage progressiste, ‘‘Notre femme dans la Loi fondamentale et la société’’, 1930.</em></p>



<p>3- Ali Douâji (1909-1949) : nouvelliste, dramaturge, parolier, journaliste et caricaturiste tunisien d&rsquo;expression arabe.</p>



<p><em>4- Abou Bakr, premier calife de l’islam.</em></p>



<p><em>5- Abdallah Ibn Zubaïr, fils d’Asma’ Bent Ibi Bakr, compagnon du prophète, figure importante de l’islam naissant.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BCUnpsTjeP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/le-poeme-du-dimanche-lhomme-de-farid-ghazi/">Le poème du dimanche : ‘‘L’Homme’’ de Farid Ghazi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘L’Homme’’ de Farid Ghazi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/le-poeme-du-dimanche-lhomme-de-farid-ghazi/embed/#?secret=Dt7BL34E1q#?secret=BCUnpsTjeP" data-secret="BCUnpsTjeP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NfcgLQu3AC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/le-poeme-du-dimanche-villes-de-mabad-de-mohieddine-khraief/">Le poème du dimanche : «Villes de Ma’bad» de Mohieddine Khraïef</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Villes de Ma’bad» de Mohieddine Khraïef » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/le-poeme-du-dimanche-villes-de-mabad-de-mohieddine-khraief/embed/#?secret=C5XTxBG6CH#?secret=NfcgLQu3AC" data-secret="NfcgLQu3AC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fphkE8XsJs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/02/le-poeme-du-dimanche-cesse-mon-coeur-de-aboulkacem-chebbi/">Le poème du dimanche : ‘‘Cesse mon cœur’’ de Aboulkacem Chebbi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Cesse mon cœur’’ de Aboulkacem Chebbi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/02/le-poeme-du-dimanche-cesse-mon-coeur-de-aboulkacem-chebbi/embed/#?secret=uiQGIACN9r#?secret=fphkE8XsJs" data-secret="fphkE8XsJs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Agression de Rushdie ou nos mutismes sataniques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/agression-de-rushdie-ou-nos-mutismes-sataniques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 06:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
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		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[versets sataniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les pays arabes et musulmans, si ce n’est pas la mauvaise joie, c’est le silence radio qui a prévalu après la tentative d'assassinat de Salman Rushdie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/agression-de-rushdie-ou-nos-mutismes-sataniques/">Agression de Rushdie ou nos mutismes sataniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Qu’est ce qui serait plus satanique que nos attitudes muettes et pusillanimes face à l’horreur du monde, celle d’éliminer un homme quelles que soient ses idées&nbsp;? Se taire face à la lâche agression de l’écrivain Salman Rushdie, c’est aussi tuer l’humain qui est en chacun de nous.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui *</strong></p>



<span id="more-3138982"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>


<p>L’écrivain britannique, d’origine indienne, Salman Rushdie, s’est fait lâchement agresser, le 13 août 2022, pendant qu’il s’apprêtait à donner une conférence dans un amphithéâtre de Chautauqua, dans le nord-ouest de l’État de New York, aux États-Unis.</p>



<p>Né dix années après le lancement de la fatwa par Khomeiny contre l’auteur du roman intitulé<em> ‘‘Les Versets sataniques’’</em>, l’agresseur, un jeune américain d’origine libanaise du nom de Hadi Matar, ne semble pas avoir échappé aux discours de la violence de cette époque. La meule du temps n’a vraisemblablement pas tempéré la haine. Celle-ci, hautement contagieuse, se transmet à grande vitesse comme une peste d’une génération à une autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un écrivain rattrapé par le fanatisme</h2>



<p>Rappel des faits. A la publication du livre par Salman Rushdie, en 1988, une explosion de colère incompréhensible et insondable secoue les plus grandes métropoles des pays arabes et musulmans. Et pour cause, le roman a été jugé blasphématoire et outrancier contre l’islam. Dans les rues du Caire, d’Islamabad, de Djakarta, d’Alger et de Téhéran les contestations avaient fait rage. Les images de barbus vociférant des menaces de mort contre l’écrivain britannique en brûlant son effigie ont fait le tour du monde. Depuis, Salman Rushdie, sous protection policière, fut réduit à une ombre.</p>



<p>S’il a réussi à avoir la vie sauve une trentaine d’années après, l’écrivain britannique finit par être rattrapé par le fanatisme. Son jeune agresseur n’a jamais lu aucun de ses romans. Il s’est simplement contenté d’idées reçues, de préjugés prêt à penser, à l’instar de ces milliers de déchaînés appelant au meurtre de l’écrivain, ou de ceux d’aujourd’hui qui, sur la toile, jubilent après son agression.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qCmIwsAXEG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/lagression-contre-salman-rushdie-est-une-abomination/">L’agression contre Salman Rushdie est une abomination</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’agression contre Salman Rushdie est une abomination » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/lagression-contre-salman-rushdie-est-une-abomination/embed/#?secret=HcburBy4zi#?secret=qCmIwsAXEG" data-secret="qCmIwsAXEG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans les pays arabes et musulmans, si ce n’est pas la mauvaise joie, c’est le silence radio qui a prévalu. Ni les gouvernements, ni les institutions religieuses, telles les mosquées Al-Azhar, Zitouna, ou Al-Qarawiyyin, ne se sont prononcées contre pareille infamie. Ils se sont tous tus dans un silence assourdissant. Aucune condamnation officielle ou à défaut officieuse ne fut annoncée. Pas l’ombre d’une indignation n’est sortie de la bouche de l’un des muftis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le silence abject des partis politiques</h2>



<p>En Tunisie, dans le cas d’espèce, pays de la première révolution arabe, tout le spectre politique s’est muré dans un silence incompréhensible, à la limite de l’abject, à la notable exception de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/tunisie-mohsen-marzouk-condamne-lagression-contre-salman-rushdie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohsen Marzouk, </a>président de Machrou Tounes qui a condamné fermement l&rsquo;agression. Cette agression aurait pu être une occasion en or pour ceux qui n’ont eu de cesse, depuis 2011, de brandir l’étendard de la tolérance pour défendre encore plus leurs idées d’ouverture et de liberté. Sauf que nul n’a osé se prononcer sur une pareille abomination. Ni le président de la république, ni les chefs de partis politiques. C’est l’omerta qui s’est installée odieusement et lâchement. Un silence pernicieux, complice. Pas un post sur facebook, pas un tweet dénonciateur. Et pourtant, ce n’est pas seulement Salman Rushdie qu’on a agressé, mais c’est aussi notre liberté de penser à nous autres citoyens du monde.</p>



<p>Force est de constater qu’à travers l’histoire de l’humanité, penseurs, philosophes et scientifiques étaient perçus comme des impies et des apostats. Ces derniers vécurent toutes sortes de calvaires&nbsp;: de l’emprisonnement, à l’exil en passant par les autodafés et les meurtres. Rappelez-vous, dans les années trente, sous le régime nazi en Allemagne, les livres des grands écrivains juifs ont fini dans le feu. Pas loin de nous, en Algérie, Tahar Djaout, écrivain et journaliste, fut tué en 1993 de deux balles dans la tête par un marchand de bonbons sur ordre d’un tôlier. Son seul crime était de s’être engagé contre l’intégrisme qui déferlait sur son pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hvMhF5UAFg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/tentative-dassassinat-de-salman-rushdie-le-silence-assourdissant-des-musulmans/">Tentative d’assassinat de Salman Rushdie : le silence assourdissant des musulmans !   </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tentative d’assassinat de Salman Rushdie : le silence assourdissant des musulmans !    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/tentative-dassassinat-de-salman-rushdie-le-silence-assourdissant-des-musulmans/embed/#?secret=M0goulrJmU#?secret=hvMhF5UAFg" data-secret="hvMhF5UAFg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Chez nous en Tunisie, Tahar Haddad fut insulté, dévoyé et traité de tous les noms d’oiseaux pour avoir dénoncé les conditions sociales déplorables de la femme tunisienne et appelé à sa libération.&nbsp;</p>



<p>Plus loin encore dans l’histoire, Averroès a été dévoyé, lui aussi, pour avoir tenté de réconcilier la philosophie aristotélicienne et la foi musulmane pour un meilleur éclairage de la révélation coranique. Il fut exilé en 1197 en Andalousie et la plupart de ses ouvrages furent brûlés.</p>



<p>En 1632, Galilée fut condamné par l’église pour avoir dénigré le&nbsp;géocentrisme&nbsp;et soutenu l’héliocentrisme. Il fut condamné jusqu’à sa mort à un emprisonnement à vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter le moule stérilisant de la pensée unique</h2>



<p>Dans toutes ces condamnations aveugles et éhontées, ce sont le poignard, la hache, la corde, le bûcher ou le révolver qui se sont substitués à la plume, à l’argument ou au contre-argument.</p>



<p>Et pourtant, la mission des écrivains, des philosophes, des scientifiques n’est-elle pas celle de nous empêcher de couler dans le moule d’une même et seule pensée, de se suivre comme des moutons de panurge&nbsp;?</p>



<p>Leur rôle n’est-il pas celui de dessiller nos yeux sur les dangers à venir, de bousculer les monolithismes de nos croyances, de questionner nos convictions, de s’interroger sur nos certitudes trompeuses et illusoires, et somme toute de nous permettre de nous débarrasser de nos archaïsmes, pareilles à des ancres, nous empêchant de poursuivre notre route vers un monde meilleur&nbsp;?</p>



<p>Certes, nous ne sommes pas obligés de partager les idées de Salman Rushdie, cependant a-t-on le droit de revendiquer son élimination physique.</p>



<p>A-t-on le droit de s’en prendre à qui que ce soit au motif que le contenu de son livre, le thème de son film ou sa caricature dérangent&nbsp;notre tranquillité intellectuelle&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SGYKu7jwpN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/tunisie-mohsen-marzouk-condamne-lagression-contre-salman-rushdie/">Tunisie : Mohsen Marzouk condamne l’agression contre Salman Rushdie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Mohsen Marzouk condamne l’agression contre Salman Rushdie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/tunisie-mohsen-marzouk-condamne-lagression-contre-salman-rushdie/embed/#?secret=BnubS4XRd1#?secret=SGYKu7jwpN" data-secret="SGYKu7jwpN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’agression contre Salman Rushdie est une énième agression contre notre liberté de penser, contre notre aptitude d’être dans la diversité de nos idées et de nos cultures.</p>



<p>L’attentat contre la vie de l’auteur des <em>‘‘Versets sataniques’’</em> est aussi un attentat contre la possibilité d’un monde plus intelligent et plus ouvert. Un monde dans lequel Alika Ogorchukwu, vendeur à la sauvette nigérian, dans une petite station balnéaire à l’ouest de l’Italie, n’aurait jamais dû être battu à mort, sous l’indifférence générale des passants. Qu’est ce qui serait alors plus satanique que les ‘‘Versets sataniques’’, si ce ne sont nos attitudes muettes et pusillanimes face à l’horreur du monde, celle d’éliminer des hommes, saugrenues soient-elles leurs idées&nbsp;? Se taire face à de pareil outrage, c’est aussi participer largement à tuer l’humain qui est en chacun de nous. Ce qui est en soi la plus inadmissible des ignominies humaines.</p>



<p><em>* Haut fonctionnaire à la retraite.</em> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>À propos de la nomination de Najla Bouden : Tunisiennes, je vous aime !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 07:19:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Qaradaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Najla Bouden a déjà le grand mérite d’avoir eu le courage d’accepter le poste de cheffe de gouvernement après que ses pairs masculins s’en sont détournés, mesurant sans doute le poids de cette responsabilité dans un pays en pleine tourmente. Pareille décision n’est-elle pas une preuve de courage, de détermination et de pugnacité ? Pourquoi...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Bouden-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-364714"/><figcaption><em>Najla Bouden reçue, hier, jeudi 30 septembre 2021, par le président Kaïs Saïed. </em></figcaption></figure></div>



<p><em><strong>Najla Bouden a déjà le grand mérite d’avoir eu le courage d’accepter le poste de cheffe de gouvernement après que ses pairs masculins s’en sont détournés, mesurant sans doute le poids de cette responsabilité dans un pays en pleine tourmente. Pareille décision n’est-elle pas une preuve de courage, de détermination et de pugnacité ? Pourquoi s’en étonner ? Les Tunisiennes ne sont-elles pas «des femmes et plus» (dixit notre poète national Sghaier Ouled Ahmed).</strong></em></p>



<p>Par<strong> Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-364726"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>Au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, notre grand espoir était à la hauteur de notre désenchantement. Au lieu de se projeter vers l’avant, vers le meilleur, on a vu, impuissant, notre pays se rétrograder, décliner et reculer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tsunami d’islamisme et d’ignorance</h2>



<p>Sous notre regard, notre société commençait à se transformer, à se travestir. Dans les rues, les femmes voilées sont devenues légion. Pire encore. D’autres se sont drapées de noir du cap au pied, invisibles et cachées comme si elles étaient une souillure, une honte. La morosité gagnait de plus en plus notre paysage. La Tunisie indépendante et libre telle qu’on l’a toujours connue nous fuyait entre les doigts. Elle perdait ses couleurs, devenait lugubre, triste, morne et ténébreuse. On nous parlait de califat, de biens de mainmorte, de produits halal. À l’Assemblée des représentants du peuple, on revendiquait mordicus que les femmes soient complémentaires aux hommes et non leurs égales. Des prédicateurs moyen-orientaux et moyenâgeux étaient accueillis à bras ouverts pour nous tenir des discours d’un autre âge, pour nous parler d’excision des filles, de la supériorité des hommes sur les femmes comme un droit divin, du hijab et même du niqab comme une prescription religieuse, une obligation. Les écoles coraniques poussaient comme des champignons sur tout le territoire dans lesquelles on imposait le voile à des mômes de cinq ans. Les femmes qui sortaient les cheveux en l’air étaient systématiquement harcelées dans les quartiers populaires, quand elles ne sont pas envoyées sur les fronts de batailles en Libye, en Syrie et en Irak pour satisfaire les pulsions sexuelles des jihadistes. Le pays de Bourguiba, celui du Code du statut personnel ayant émancipé les femmes dès 1956 s’assombrissait, se délitait. Il s’éloignait de nous de plus en plus.</p>



<p>On désespérait de nos luttes pour recouvrir nos libertés, pour retrouver notre image d’après l’indépendance. On croyait à tort ou à raison que nos combats pour ré-arrimer la Tunisie à ses valeurs républicaines était vains. La déferlantes islamiste était trop puissante. Et pour cause, elle est financée par des fonds de provenance illicite. On était sans défense, impuissant face à ce tsunami d’inculture et d’ignorance. On se croyait perdu à jamais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une énième révolution tunisienne</h2>



<p>Et voilà que la Tunisie se réveille en sursaut. Elle se sauve, comme elle seule sait le faire, <em>in extremis,</em> du précipice de l’extrémisme dans lequel elle allait sombrer. Le 25 juillet 2021, on siffle la fin de la récréation. Au surplus, le 29 septembre l’inattendu, l’inimaginable et même l’impensable se produit. Une femme est nommée à la tête du gouvernement. Du jamais vu, du jamais réalisé dans toute l’histoire du monde arabo-musulman. Une énième révolution que la Tunisie a réussie somme toute. Un tremblement de terre dans ce monde arabe foncièrement monolithique, incroyablement phallocratique et sournoisement machiste. Un monde arabomusulman où les femmes sont invisibles derrière leur burqa. Un virage à 180 degré, un volte-face qui pris de court la terre entière. La Tunisie continuera à surprendre, à interpeller.</p>



<p>Najla Bouden est un pur produit de l’école de la république tunisienne. Elle est professeure de géologie à l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (Enit). Appartenant à la première génération de l’indépendance, elle incarne le modèle d’une Tunisie, celui de l’ouverture sur le monde, sur les altérités, comme l’avait imaginé et décidé les pères fondateurs de la nation en l’occurrence Tahar Haddad et Habib Bourguiba et bien d’autres. Une Tunisienne d’aujourd’hui. Une femme de chez nous, libre et insoumise, besogneuse et pugnace, combative et courageuse comme l’avaient été d’autres Tunisiennes avant elle, la reine Didon, la Kahena, Aroua la Kairouanaise, Radhia Haddad et bien d’autres.</p>



<p>La nouvelle cheffe du gouvernement réussira sa mission. Elle mettra du sien. Elle mettra de son intelligence et de sa sensibilité de femme, de sa douceur et de son empathie, dans cet univers de brutes et de machistes qu’est celui de la politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pied de nez à ces butors islamistes</h2>



<p>Sa nomination à la tête du gouvernement est un pied de nez à tous les phallocrates, machistes. À ces butors enturbannées d’islamistes qui s’échinaient à remettre en question le statut de la femme en tant que citoyenne à part entière. À Wajdi Ghanim invité chez nous pour parler de l’excision des filles et à Youssef Qaradaoui qui nous accuse de mécréance, aux députés qui qualifiaient les filles-mères, victimes de goujats comme eux, de traînées, et à la chaîne qatarie Al-Jazeera qui rêve de voir la Tunisie sombrer dans l&rsquo;anarchie.</p>



<p>La nomination de Najla Bouden à cette haute fonction est aussi une revanche à toutes les femmes battues, infantilisées, rabaissées, humiliées et chosifiées chaque jour que Dieu fait. À toutes celles qui travaillent dans les champs le dos courbé et sous un soleil de plomb pour une modique somme d’argent alors que leurs maris tuent le temps dans les cafés en fumant du narguilé. À toutes les ouvrières qui se réveillent dès l’aube par un temps de chien pour aller travailler dans les usines pendant que leurs époux se prélassent encore dans leurs lits douillets. À toutes celles qui ont été délestées de leur part d’héritage et même de leurs salaires. À toutes celles qu’on harcèle sur les lieux de travail. À toutes les divorcées qu’on prive de leurs pensions alimentaires. À toutes celles qu’on a tuées. À Refka Cherni froidement assassinée en mai 20121 pour n’avoir pas obéi à son marie. À Mériem Ben Mohamed violée en 2012 par trois policiers. À Siwar Ben Braiek assassinée sans raison aucune par un voyou le 6 octobre 2018.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le plafond de verre est brisé</h2>



<p>Cette nomination est enfin une consécration à toutes les luttes et les batailles menées aussi bien par des femmes que par des hommes pour affranchir les Tunisiennes du joug de l’asservissement,&nbsp;de la docilité et de la servilité. C’est un hommage à Leila Menchari, décoratrice de réputation mondiale, à Tawhida Ben Cheikh, première femme médecin du monde arabo-musulman, à Bchira Ben Mrad, militante féministe et indépendantiste, à Radhia Haddad, militante et femme politique, à Habiba Chaabouni, généticienne de renom et récipiendaire du prix Loréal-Uesco à Zohra Ben Lakhdar, physicienne et récipiendaire elle aussi du prix Loréal-Unesco, à Alia Menchari première femme pilote tunisienne, pour ne citer que celles-là. Mais aussi à toutes les enseignantes, les professeures, les écrivaines, les journalistes et les médecins qui travaillent à pied d’œuvre dans la discrétion absolue et dans l’ombre et qui font que la Tunisie a toujours été à une longueur d’avance de tous les pays arabes en matière d’égalité entre les deux sexes.</p>



<p>Le plafond de verre est brisé encore une fois par la Tunisie qui ne cesse d’étonner, de surprendre, d’interpeller et de confirmer sa singularité. Surtout dans cette partie du monde où le fait d’autoriser les Saoudiennes de prendre le volant est considéré comme une révolution en soi.</p>



<p>Le mercredi 29 septembre la Tunisie a retrouvé ses marques, ses repères, ses couleurs, de la joie et de l’espoir à un avenir meilleur après dix longues années de flottement, de remise en question, d’hésitation, de brume et de brouillard.</p>



<p><em>«La femme est l’avenir de l’homme»</em>, disait Louis Aragon. Cette citation prend tout son sens dans le pays de la reine Didon. La nomination de Najla Bouden à cette haute fonction le confirme encore une fois.</p>



<p><a></a><em>Faut-il rappeler à tous les misogynes et les machistes de tous poils qui attendent la nouvelle cheffe de gouvernement au tournant et souhaitent son échec que tous les dix chefs de gouvernement nommés au lendemain la révolution du 14-Janvier ont bel et bien échoué et de quelle manière. Est-ce une raison suffisante pour qu’ils se taisent&nbsp;? Najla Bouden a déjà le grand mérite d’avoir eu le courage d’accepter ce poste après que ses pairs masculins s’en sont détournés. Pareille décision n’est-elle pas une preuve de courage, de détermination et de pugnacité? Pourquoi s’en étonner? Les Tunisiennes ne sont-elles pas </em><em>«des femmes et plus»</em><em> (dixit notre poète national Sghaier Ouled Ahmed).</em></p>



<p><em>Enfin,</em> Margaret Thatcher (femme d’État britannique 1925-2013) disait qu’<em>«en politique, si vous voulez des discours, demandez à un homme. Si vous voulez des actes, demandez à une femme». Alors, </em>croisons les doigts pour notre nouvelle cheffe de gouvernement et puis attendons de voir.</p>



<p><em>* Retraité de la Cité des sciences de Tunis, ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. </em></p>



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		<title>Pour que la bataille Ennahdha versus Abir Moussi n’ait pas lieu !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2020 08:38:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
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		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[progressistes]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, la scène politique Tunisienne se polarise comme en 2014 entre deux extrêmes. Mais pour le bien du peuple tunisien, la bataille toujours annoncée entre les islamistes et les progressistes ne devrait pas avoir lieu. Pour cela les deux forces doivent converger afin d’ouvrir la voie à une synthèse entre un islam progressiste d’un côté...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Rached-Ghannouchi-Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-302272"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi / Abir Moussi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Aujourd’hui, la scène politique Tunisienne se polarise comme en 2014 entre deux extrêmes. Mais pour le bien du peuple tunisien, la bataille toujours annoncée entre les islamistes et les progressistes ne devrait pas avoir lieu. Pour cela les deux forces doivent converger afin d’ouvrir la voie à une synthèse entre un islam progressiste d’un côté et un progressisme en phase avec l’islam de l’autre côté.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Karim Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-313161"></span>



<p>Ennahdha, le parti islamiste tunisien, est sans conteste le grand gagnant de la révolution tunisienne de 2011. Au lendemain du soulèvement de la jeunesse opprimée et méprisée des villes intérieures, le parti d’obédience islamiste s’est accaparé de la Tunisie sans coup férir. C’est l’histoire d’un braquage à la Tunisienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha a plus œuvré pour le contrôle du pouvoir que pour l’intérêt de la Tunisie</h3>



<p>Après plus de neuf ans qui nous séparent du départ de Ben Ali, il est le seul parti qui a été de tous les combats politiques et qui a le plus façonné la trajectoire de la Tunisie post révolutionnaire. Mais force est de constater qu’Ennahdha a davantage œuvré pour sa propre survie et pour le contrôle des sphères du pouvoir que dans l’intérêt du pays ou de son électorat. Pour cause, la légitimité de ce parti avec son idéologie islamiste et les défis que cela pose à la sécularisation de l’Etat, ses accointances avec la controversée mouvance des Frères musulmans, les épisodes de violence et de terreur qu’il veut gommer de son histoire récente et son statut de vassal du néo ottomanisme d’Erdogan, pose problème.</p>



<p>Après, avoir contrôlé le pays d’une main de fer durant les années du règne de l’Assemblée nationale constituante (ANC), la peur de la menace nommée Ennahdha a été le fond de commerce de ses adversaires. Le temple du progressisme tunisien où gisent des figures notables telles que le penseur avant-gardiste Tahar Haddad et l’autoproclamé <em>«Moujahed Akbar» </em>Bourguiba et s’est découvert de nouveau gardiens. Feu Béji Caid Essebssi a été le premier à investir dans cette entreprise anti-Ennahdha. Le pari fut gagnant et le palais de Carthage a été son butin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Abir Moussi récupère le fonds de commerce anti- Ennahdha</h3>



<p>Aujourd’hui, c’est Abir Moussi, la star montante de la scène politique tunisienne propulsée par des forces ambivalentes faites d’atavisme progressiste et de haine viscérale sans nuances des islamistes de tous bords qui récupère le fonds de commerce anti- Ennahdha.</p>



<p>Bis repetita, retour à la querelle idéologique de 2014. Le parti islamiste est une nouvelle fois acculé et mis au pied du mur. Sa légitimité est contestée de nouveau et c’est son existence qui se joue encore. Comment Ennahdha va-t-elle mener cette nouvelle bataille pour sa survie ?</p>



<p>En 2014, c’est par la ruse et le marchandage qu’Ennahdha a manœuvré face à Caid Essebsi. Sous couvert d’une prétendue paix des braves, Ghannouchi et Caid Essebsi ont discuté prébendes, privilèges et les termes d’un armistice. La facture a été envoyée au peuple tunisien pour règlement express. Le clan Caid Essebsi obtient le prestige et l’argent, Ennahdha sans totalement courber l’échine redore son image et se présente comme un parti fréquentable aux yeux de l’Occident. L’histoire nous a été vendue comme une nouvelle preuve des vertus du dialogue à la tunisienne récompensé par un Nobel de la Paix.</p>



<p>La nouvelle bataille qu’Ennahdha s’apprête à livrer contre le parti d’Abir Moussi ne sera pas un pâle remake du marchandage avec Caïd Essbssi. Madame Moussi semble moins corruptible, plus déterminée et forcément plus jusqu’au-boutiste que le vieux timonier qu’était ‘‘Si El-Béji’’.</p>



<p>Comme dans toutes les guerres qui attisent les haines, de grands salopards naissent et se drapent d’habits de héros. Des extrémistes, des deux bords, nous en auront. Nous aurons le pire d’Ennahdha et le visage hideux des suppôts de Ben Ali, dos-à-dos.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour que le peuple tunisien ne soit pas toujours le grand perdant</h3>



<p>Encore une fois, le grand perdant de cette bataille sera sans conteste le peuple tunisien. Ma croyance est que cette bataille, pour le bien de la Tunisie, ne devrait simplement pas avoir lieu. Pour cela les deux forces doivent converger afin d’ouvrir la voie à une synthèse entre un islam progressiste d’un côté et un progressisme en phase avec l’islam de l’autre côté. Ennahdha doit donc initier son aggiornamento d’une part et les progressistes doivent confronter leur idée du progrès à l’héritage culturel et religieux des Tunisiens.</p>



<p>Il revient au parti Ennahdha qui est jusqu’à aujourd’hui en position de force de donner des signes d’un engagement réel dans un aggiornamento sincère. Le prochain congrès du parti sera ainsi décisif car si la démocratie interne l’emporte et Rached Ghannouchi s’en va, une nouvelle page de l’histoire du parti et de la Tunisie pourra s’écrire.</p>



<p>Les progressistes, dont je me revendique, se doivent de faire l’inventaire de leur leg et de l’épurer du diktat politique de Bourguiba qui en imposant le progrès à pas forcés en Tunisie a étouffé toute forme de débat.</p>



<p><em>* Spectateur rigolard.</em></p>
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		<title>Tunisie : un pays porté à bout de bras par les femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 08:21:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Lina Ben Mhenni]]></category>
		<category><![CDATA[Maya Jribi]]></category>
		<category><![CDATA[Ons Jabeur]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vocation de notre pays, la Tunisie, déchiré entre deux positions idéologiques et politiques irréconciliables, c’est d’être porté par les femmes, plus aptes à être désintéressées que les hommes. Et pas seulement en politique. Par Jamila Ben Mustapha * À propos des funérailles de Lina Ben Mhenni, hier, mardi 28 janvier 2020, au cimetière d&#8217;El-Jellaz...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Lina-Ben-Mhenni-Maya-Jribi.jpg" alt="" class="wp-image-276923"/><figcaption><em>Lina Ben Mhenni / Maya Jribi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> La vocation de notre pays, la Tunisie, déchiré entre deux positions idéologiques et politiques irréconciliables, c’est d’être porté par les femmes, plus aptes à être désintéressées que les hommes. Et pas seulement en politique. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Jamila Ben Mustapha</strong> * </p>



<span id="more-276922"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure></div>



<p> À propos des funérailles de Lina Ben Mhenni, hier, mardi 28 janvier 2020, au cimetière d&rsquo;El-Jellaz : courage féminin indéniable que celui de transporter le cercueil d’une camarade. C’est du «Tahar Haddad» en acte; c’est un geste qui regarde loin, très loin vers l’avenir. C’est le plus beau cadeau d’adieu qu’ont pu fournir les femmes à leur valeureuse compatriote. C’est l’image concrète et symbolique d’un pays en grande difficulté, porté à bout de bras par les femmes, depuis l’ouvrière agricole jusqu’à la chercheuse scientifique.</p>



<p> Rapprochement qui s’impose entre Lina Ben Mhenni et Maya Jribi : deux  vraies militantes qui n’ont pas eu un but autre que celui de penser exclusivement à leur pays et de se soucier de l’intérêt général, sans penser à instrumentaliser ce militantisme pour servir leurs ambitions personnelles : les femmes seraient-elles plus aptes à être désintéressées en politique que les hommes? </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Funerailles-de-Lina-Ben-Mhenni.jpg" alt="" class="wp-image-276930" width="500"/><figcaption> <em>Courage féminin indéniable que celui de transporter le cercueil d’une camarade</em>.</figcaption></figure></div>



<p> Evaluons ensemble aussi l’efficacité du baume qu’a constitué la victoire de Ons Jabeur à l’Open d’Australie – encore une femme ! – à un moment où tout est morose en Tunisie, où le choix du nouveau chef de gouvernement n’a rien qui puisse redonner de l’espoir (à moins d’un miracle), vu ses positions passées, et où le pays reste déchiré entre deux positions idéologiques et politiques irréconciliables.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivaine. </em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oHvaVn7TUa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/28/des-centaines-de-tunisiens-accompagnent-lina-ben-mhenni-a-sa-derniere-demeure-video/">Des centaines de Tunisiens accompagnent Lina Ben Mhenni à sa dernière demeure (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des centaines de Tunisiens accompagnent Lina Ben Mhenni à sa dernière demeure (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/28/des-centaines-de-tunisiens-accompagnent-lina-ben-mhenni-a-sa-derniere-demeure-video/embed/#?secret=XKxCBGdNJV#?secret=oHvaVn7TUa" data-secret="oHvaVn7TUa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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