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	<title>Archives des taux d&#039;inflation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des taux d&#039;inflation - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : La BCT maintient son taux directeur à 8%</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/tunisie-la-bct-maintient-son-taux-directeur-a-8/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 21:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil d’Administration de la Banque centrale a tenu une réunion le 5 février 2025, au cours de laquelle il a examiné les récents développements conjoncturels et l’évolution de l’inflation. Conformément aux dernières prévisions de la Banque centrale, le taux d&#8217;inflation s’est maintenu sur une tendance baissière pour s’établir à 6,2% au mois de décembre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/tunisie-la-bct-maintient-son-taux-directeur-a-8/">Tunisie : La BCT maintient son taux directeur à 8%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Conseil d’Administration de la Banque centrale a tenu une réunion le 5 février 2025, au cours de laquelle il a examiné les récents développements conjoncturels et l’évolution de l’inflation.</em></strong></p>



<span id="more-15428256"></span>



<p>Conformément aux dernières prévisions de la Banque centrale, le taux d&rsquo;inflation s’est maintenu sur une tendance baissière pour s’établir à 6,2% au mois de décembre 2024, contre 6,6% le mois précédent et 8,1% un an auparavant. En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation est revenu de 9,3% en 2023 à 7% en 2024.</p>



<p>L’inflation sous-jacente, mesurée par « l’indice des prix hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés », s’est située à 5,5% contre 5,8% en novembre 2024 et 8,5% un an auparavant. Cette décélération porte la marque, essentiellement, de la baisse notable de l’inflation des produits alimentaires transformés à prix libres, à 1,1% en décembre 2024 contre 2,4% le mois précédent et 14,5% un an auparavant. Cette évolution traduit l’effet de la baisse quasi-généralisée des prix internationaux des produits alimentaires de base et, particulièrement de ceux de l’huile d’olive (-9,8% contre -3,1% en novembre 2024).</p>



<p>La hausse soutenue des prix des produits alimentaires frais, observée depuis le mois de septembre 2024, s’est légèrement atténuée au mois de décembre 2024. Le taux d’inflation des produits alimentaires frais est revenu de 14,1% au mois de novembre 2024 à 12,6% le mois suivant, à la faveur de la détente du rythme de progression des prix des légumes frais (14,2% en décembre 2024 contre 23,5% le mois précédent). En revanche, des pressions à la hausse ont continué de peser sur les prix des autres produits alimentaires frais, à l’instar de la volaille et des viandes rouges.</p>



<p>Au niveau du secteur extérieur, la bonne tenue de la balance des services et des revenus des facteurs a continué de soutenir la balance courante et d’atténuer l’impact du creusement du déficit commercial. Le déficit courant s’est réduit à -2.748 MDT (ou -1,7% du PIB) au terme de l’année 2024 contre -3.484 MDT (ou -2,3% du PIB) en 2023. Hors énergie, la balance courante a dégagé un excèdent qui s’est établi à +8.122 MDT en 2024 contre +6.182 MDT en 2023.</p>



<p>L’amélioration de la situation du secteur extérieur a permis la reconstitution des réserves de change au terme de l’année 2024. Ces dernières ont totalisé 27.332 MDT (ou 121 jours d’importation) à fin décembre 2024, et ce avant de revenir à 23.266 MDT (ou 103 jours d’importation) à la date du 4 février 2025 suite, principalement, au remboursement d’une échéance importante au titre du service de la dette publique extérieure.</p>



<p>Le Conseil considère que les perspectives de l’inflation demeurent encore entourées de risques haussiers et estime nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste au cours de la période à venir. Il décide de maintenir inchangé à 8% le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/tunisie-la-bct-maintient-son-taux-directeur-a-8/">Tunisie : La BCT maintient son taux directeur à 8%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le taux d’inflation se stabilise à 7,5%</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/06/tunisie-le-taux-dinflation-se-stabilise-a-75/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/06/tunisie-le-taux-dinflation-se-stabilise-a-75/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2024 07:04:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[biens industriels]]></category>
		<category><![CDATA[indice des prix]]></category>
		<category><![CDATA[produits alimentaires]]></category>
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		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux d'inflation en Tunisie est resté inchangé à 7,5% en mars 2024. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/06/tunisie-le-taux-dinflation-se-stabilise-a-75/">Tunisie : le taux d’inflation se stabilise à 7,5%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le taux d&rsquo;inflation en Tunisie est resté inchangé à 7,5% en mars, indique l’Institut national de la statistique (INS) dans une note sur l’indice des prix à la consommation publiée vendredi 5 avril 2024. Ce chiffre qui contraste avec la perception générale des Tunisiens, qui se plaignent d’une hausse très perceptible des prix depuis le début du mois de ramadan, il y a trois semaines. </em></strong></p>



<span id="more-12326908"></span>



<p>Cette stabilité <em>«statistique»</em> est due principalement au fait que le rythme de hausse des prix alimentaires est resté le même entre mars et février, soit 10,2% sur un an, explique l’INS.</p>



<p>En revanche, le rythme des hausses de prix s’est accéléré dans le groupe <em>«Logement, eau, gaz &amp; électricité»</em> (4,3% en mars contre 3,8% en février), compensé par un ralentissement dans le groupe <em>«Mobilier, équipement de la maison»</em> (6,4% en mars contre 6,7% en février). </p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse de 10,2% des prix des denrées alimentaires </h2>



<p>En mars 2024, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 10,2% sur un an. Cette augmentation est principalement due à une hausse des prix du café en poudre (35%), des huiles alimentaires (22,2%), de la viande ovine (22%), des condiments (18%), des légumes frais (17%), de la viande bovine (13,6%) et du poisson frais (12,4%).</p>



<p>Les prix des biens industriels ont augmenté de 7,2%, tirés par une hausse des prix des vêtements (10,1%) et des produits d’entretien ménager (9,7%).</p>



<p>Les prix des services ont augmenté de 5,6% sur un an, principalement en raison d’une hausse des prix dans les restaurants, cafés et hôtels (10,2%), les services financiers (13,8%) et des services de santé (9,3%).</p>



<p>Le taux d’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) est resté, lui aussi, inchangé à 7%.</p>



<p>Les prix des produits non réglementés ont augmenté de 8,3% sur un an. Et ceux des produits réglementés se sont accrus de 4,8%.</p>



<p>Les aliments non réglementés ont augmenté de 11,2%, contre 3,6% pour les aliments réglementés.</p>



<p>Les groupes des <em>«biens industriels»</em> et des <em>«services»</em> ont été les principaux contributeurs à l’inflation globale, avec respectivement 2,7% et 1,9%. En revanche, les groupes <em>«non-alimentaire gratuit»</em> et <em>«alimentation gratuite»</em> ont contribué le plus à l’inflation, à hauteur de 3,7% et 2,7% respectivement. Le groupe <em>«alimentation réglementée» </em>a apporté la plus faible contribution, soit 0,1%.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="R2F5Y02dbW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/06/tunisie-hausse-de-07-des-prix-a-la-consommation-en-mars/">Tunisie : hausse de 0,7% des prix à la consommation en mars</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : hausse de 0,7% des prix à la consommation en mars » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/06/tunisie-hausse-de-07-des-prix-a-la-consommation-en-mars/embed/#?secret=B1HAIAEwIU#?secret=R2F5Y02dbW" data-secret="R2F5Y02dbW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/06/tunisie-le-taux-dinflation-se-stabilise-a-75/">Tunisie : le taux d’inflation se stabilise à 7,5%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le taux d’inflation baisse à 7,8%</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/06/tunisie-le-taux-dinflation-baisse-a-78/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 08:22:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[indice des prix]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux d’inflation en Tunisie est tombé à 7,8% en janvier 2024, contre 8,1% en décembre 2023. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/06/tunisie-le-taux-dinflation-baisse-a-78/">Tunisie : le taux d’inflation baisse à 7,8%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Poursuivant sa tendance baissière, le taux d’inflation en Tunisie est tombé à 7,8% en janvier 2024, contre 8,1% en décembre 2023, selon une note intitulée «L’indice des prix à la consommation, janvier 2024», publiée lundi 5 janvier 2024 par l’Institut national de la statistique (INS).</em></strong></p>



<span id="more-11531139"></span>



<p>La baisse de l’inflation, malgré une hausse en janvier, est due au ralentissement du rythme de hausse des prix entre janvier 2024 et décembre 2023, par rapport à la même période entre 2023 et 2022.</p>



<p>En janvier, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 12,1% sur un an, principalement en raison d&rsquo;une augmentation de 35% du prix du café en poudre, d&rsquo;une augmentation de 22,9% du prix de la viande ovine et d&rsquo;une augmentation de 22,7% du prix des huiles alimentaires. , une augmentation de 20% du prix des condiments, une augmentation de 19,3% du prix des légumes frais, une augmentation de 14% du prix du bœuf et une augmentation de 11,9% du prix du poisson frais.</p>



<p>Les prix des biens et services industriels ont augmenté de 6,9% sur l&rsquo;année, tirés par une hausse de 5% des matériaux de construction, une hausse de 9,9% de l&rsquo;habillement et une croissance de 7,4% des articles ménagers.</p>



<p>Dans les services, la hausse de 5,5% sur un an est principalement due à une hausse de 11,1% dans les services de restauration, de café et d&rsquo;hôtellerie, à une hausse de 13,8% dans les services financiers et à une hausse de 5,1% dans les services d&rsquo;assurance.</p>



<p>Le taux de base (hors alimentation et énergie) est tombé à 6,8% contre 7,1% le mois précédent.</p>



<p>Les prix des produits non réglementés ont augmenté de 9,3 % sur un an, tandis que les prix des produits alimentaires non réglementés ont augmenté de 13,5 %. Les prix des produits réglementés ont également augmenté de 3 % et ceux des produits alimentaires réglementés de 3,4 %.</p>



<p>Les principaux contributeurs à l&rsquo;inflation globale ont été les groupes <em>«biens manufacturés»</em> et <em>«produits alimentaires frais»</em>, avec respectivement 2,6 % et 2 %.</p>



<p>En termes de produits alimentaires gratuits, les plus grandes contributions à l&rsquo;inflation sont venues des groupes <em>«aliments non conservés»</em> et <em>«aliments frais»</em>, avec respectivement 4% et 3,1%. Le groupe des <em>«aliments réglementés»</em> a apporté la plus faible contribution, soit 0,1%.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/06/tunisie-le-taux-dinflation-baisse-a-78/">Tunisie : le taux d’inflation baisse à 7,8%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Vivement la baisse du taux d’intérêt directeur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/06/tunisie-vivement-la-baisse-du-taux-dinteret-directeur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jan 2024 06:28:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crédits bancaires]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour un taux d’inflation dépolitisé, neutre et stratégiquement utile à la relance économique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/06/tunisie-vivement-la-baisse-du-taux-dinteret-directeur/">Tunisie : Vivement la baisse du taux d’intérêt directeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut national de la statistique (INS) a annoncé, vendredi 5 janvier 2024, un autre <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/06/tunisie-repli-du-taux-dinflation-a-81/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">repli du taux d’inflation à 8,1%</a>. Évidement, ce quantum est sujet à critique dans ses modalités de calcul et d’approximation. Nonobstant les limites et biais liés à l’estimation de l’inflation, on doit s’attendre à une rapide baisse sensible du taux d’intérêt directeur…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D</p>



<span id="more-11166406"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Pour de nombreux économistes, les méthodes utilisées par l’INS pour estimer le taux d’inflation sont désuètes, obsolètes. Elles ne tiennent pas compte de tous les marchés (formels et informels) et de toutes les régions (rurales et urbaines) de la Tunisie dans le suivi et la prise en compte de la valse quotidienne des prix de tous les biens et services, et tous les paniers de consommateurs. Au Maroc, on tient compte de tous les marchés, même ceux qui sont informels. Et on retient plusieurs taux d’inflation régionaux avant de les agréger en un seul fédérateur.</p>



<p>Les méthodes de calcul utilisées par l’INS ont tendance à surestimer l’inflation de 1,5 à 2%. Et cela est confirmé par plusieurs des économistes internationaux, spécialistes des méthodes de calcul de l’inflation, basées sur le <em>consumer price index</em> ou CPI (cf, <em>The Boskin Commission Report on overestimation of CPI</em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir du cercle vicieux</h2>



<p>Quand l’INS surestime son taux d’inflation, les banques tunisiennes s’enrichissent sans prendre de risques (rentes de situation) et les investisseurs se replient. Et la croissance économique avec.</p>



<p>Le passage de relais entre l’INS et la Banque centrale de Tunisie (BCT) doit cesser, et ces deux institutions doivent retrouver leur sagesse et leur sens de l’intérêt général. La relance économique en dépend!</p>



<p>Des milliers d’investisseurs attendent la baisse des taux d’intérêt bancaire pour investir; des centaines de milliers de chômeurs attendent le retour de l’investissement pour sortir d’un chômage maléfique et dévastateur pour le bien-être d’une génération entière.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YNjSM2SO7w"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/la-hausse-du-taux-dinteret-va-envenimer-la-situation-en-tunisie/">La hausse du taux d’intérêt va envenimer la situation en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La hausse du taux d’intérêt va envenimer la situation en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/la-hausse-du-taux-dinteret-va-envenimer-la-situation-en-tunisie/embed/#?secret=N4rLuROAm8#?secret=YNjSM2SO7w" data-secret="YNjSM2SO7w" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La BCT doit aussi arrêter de subir les diktats des donneurs d’ordres internationaux : agences de notation, Fonds monétaire international (FMI) et Banque de France, entre autres.</p>



<p>Cela dit, on doit espérer, pour ne pas dire revendiquer, immédiatement, une révision à la baisse du taux directeur d’au moins 100 points de pourcentage. Le temps c’est de l’argent! Le taux directeur doit converger vers un couloir variant en 6 et 6,5%, toutes choses étant égales par ailleurs.</p>



<p>Le Maroc ayant eu des pics d’inflation proches de 8%, il y a quelques mois, mais la Bank El Maghrib a maintenu son taux directeur inférieur ou égal à 3%. Le taux de croissance moyen des dernières années au Maroc est de 4,5%.</p>



<p>A ce sujet, la sagesse des politiques monétaires marocaines l’emporte sur l’irresponsabilité monétariste en vigueur en Tunisie post-2011, et surtout depuis la Loi sur la BCT de 2016.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défaire les collusions et l&rsquo;omerta</h2>



<p>Mais, cela risque de traîner en longueur, sachant que personne ou presque n’a intérêt à voir les statistiques de calcul de l’inflation se réviser pour baisser du jour au lendemain. D’autant que celles-ci servent aux calculs des hausses salariales négociés par les syndicats et conventions collectives!</p>



<p>Ces statistiques renforcent sensiblement et indirectement les rentes amassées par les collusionnaires du cartel des banques locales. Une sorte d’omerta pèse sur les enjeux des méthodes de calcul de l’inflation. Et on évacue ce débat brûlant et crucial pour la croissance dans tous ces médias populistes qui surfent sur l’audimat du sensationnel.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8R8SGtw3GY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/moez-hadidane-la-hausse-du-taux-dinteret-ne-freinera-pas-linflation/">Moez Hadidane : «La hausse du taux d’intérêt ne freinera pas l’inflation»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moez Hadidane : «La hausse du taux d’intérêt ne freinera pas l’inflation» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/moez-hadidane-la-hausse-du-taux-dinteret-ne-freinera-pas-linflation/embed/#?secret=NREf3l5Xb5#?secret=8R8SGtw3GY" data-secret="8R8SGtw3GY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’establishment de la capitale s’agrippe au statu quo, les parties prenantes ont intérêt à ce que les taux d’inflation soient surestimés. Il tient à ce que le taux directeur soit à son tour supérieur aux taux d’inflation, pour maximiser les taux de crédits bancaires (taux directeurs +3%). C’est pour cela qu’on veut faire taire toutes les voix dissonantes.</p>



<p>Les principaux perdants dans ce jeu maléfique sont ceux qui veulent investir et travailler fort pour créer la richesse et booster la demande agrégée intérieure. Ceux-là sont des entreprises, des consommateurs, des investisseurs… des patriotes honnêtes qui veulent relancer l’économie, avec un accès au crédit moins coûteux et à des taux concurrentiels leur permettant de préserver leurs avantages comparatifs.</p>



<p>En même temps, la Tunisie ne doit pas tarder à réviser et à mettre à jour les approches et les institutions de production des statistiques utiles à la production d’un taux d’inflation dépolitisé, neutre et stratégiquement utile à la relance économique.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire. &nbsp;</em></p>



<p><em>** Bias in the Consumer Price Index: What Is the Evidence? Brent R. Moulton, Journal Of Economic perspectives; Vol. 10, N° 4, Fall 1996! pp. 159-177.</em></p>



<p><em><strong>Blog de l’auteur :</strong> <a href="https://facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=876322867376531&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia, E4T.</a> </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/06/tunisie-vivement-la-baisse-du-taux-dinteret-directeur/">Tunisie : Vivement la baisse du taux d’intérêt directeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : le taux d’inflation régresse à 8,6% en octobre 2023</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 06:08:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[produits alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux d’inflation en Tunisie a régressé à 8,6% en octobre 2023, après avoir été aux alentours de 9% en septembre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/06/tunisie-le-taux-dinflation-regresse-a-86-en-octobre-2023/">Tunisie : le taux d’inflation régresse à 8,6% en octobre 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le taux d’inflation en Tunisie a régressé à 8,6% en octobre 2023, après avoir été aux alentours de 9% le mois antérieur, selon l’indice des prix à la consommation familiale publié dimanche 5 novembre 2023, par l’Institut national de la statistique (INS).</em></strong></p>



<span id="more-10415202"></span>



<p>Cette baisse est due à une décélération du rythme de croissance des prix entre octobre et septembre 2023 par rapport à la même période de l’année précédente, où le rythme d’évolution des prix des groupes alimentaires est passé de 13,9% à 13,1% et celui des prix du groupe <em>«Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer»</em> de 9,1% à 8,8%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Produits alimentaires, manufacturés et services</h2>



<p>Au titre du glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 13,1%, principalement en raison de la hausse de 35% des prix du café de 35%, de 29,8% des prix des viandes ovines, de 28% des huiles alimentaires, de 20,2% des prix des œufs, de 18,3% des prix des viandes bovines et de 14,6% des fruits frais.</p>



<p>Quant aux prix des produits manufacturiers, ils ont augmenté, en octobre dernier, de 7,7% au titre du glissement annuel,&nbsp; principalement en raison d’une hausse de 6,1% des prix des matériaux de construction, de 9,7% des prix de l’habillement et des chaussures et de 8,6% des prix des détergents.</p>



<p>Pour les services, l’augmentation des prix est de 6,2% sur un an, principalement expliquée par la hausse des prix des services des restaurants, cafés et hôtels de 10,2%, des services de transport publique et privé de 14,3%, des services financiers de 13,3% et des services d’assurances de 5,1%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inflation implicite et inflation des produits encadrés</h2>



<p>Le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) reste inchangé à 7,4% Les prix des produits libres (non encadrés) augmentent de 9,7% sur un an. Les prix des produits encadrés augmentent quant à eux de 5,2%. Les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 14,8% contre 2,2% pour les produits alimentaires à prix encadrés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contributions à l’inflation par secteur</h2>



<p>Le groupe <em>«Produits manufacturés»</em> et le groupe<em> «Services»</em> sont les secteurs ayant apporté la plus forte contribution à l’inflation globale soit respectivement 2,8% et 2,1%, alors que le groupe<em> «Energie»</em> a apporté la plus faible contribution avec 0,2%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contributions à l’inflation par régime.</h2>



<p>Selon l’INS, le groupe <em>«Non alimentaire libre»</em> et le groupe <em>«Alimentaire libre»</em> sont les groupes ayant apporté la plus forte contribution à l’inflation soit respectivement 4% et 3,4%. Par ailleurs, le groupe <em>«Produits alimentaire encadré»</em> a apporté la plus faible contribution avec 0,1%.</p>



<p>Le groupe des produits manufacturiers et le groupe des <em>«Services»</em> ont contribué aux taux d’inflation les plus élevés, respectivement estimés à 2,8% et 2,1%, tandis que le groupe <em>«Energie»</em> a contribué aux taux les plus faibles (0,2%).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prix à la consommation ont augmenté de 0,7% </h2>



<p>L’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,7% en octobre 2023, par rapport au mois précédent après avoir augmenté de 0,8% en septembre 2023. Cette évolution est principalement due à l’augmentation de 6,4% du prix des vêtements et des chaussures, de 0,1 % du prix des alimentaires et de 0,4% du prix des services et des matériaux d’enseignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Produits alimentaires, vêtements et chaussures</h2>



<p>En octobre, l’indice des prix du groupe <em>«Aliments et boissons»</em> a légèrement augmenté de 0,1%. Cela s’explique notamment, par l’évolution  de 2,5% des prix des huiles alimentaires, 2,6% des épices, 1,4% des prix des viandes bovines et 1,1% des prix des viandes ovines. En revanche, les prix des légumes ont chuté de 1,9% et les fruits de 0,9%.</p>



<p>Quant aux prix des vêtements et des chaussures, ils ont enregistré une hausse de 6,4&nbsp;%, en octobre, mois qui coïncide avec la fin de la saison des soldes d’été, les prix des vêtements augmentant de 6,4&nbsp;% contre 7,3% pour les chaussures de 7,3&nbsp;%, 1,6% pour les tissus et 2,1% pour les différents accessoires vestimentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/06/tunisie-le-taux-dinflation-regresse-a-86-en-octobre-2023/">Tunisie : le taux d’inflation régresse à 8,6% en octobre 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les taux d&#8217;intérêt sur les crédits obtenus par l’Etat auprès des banques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/28/les-taux-dinteret-sur-les-credits-obtenus-par-letat-aupres-des-banques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Sep 2023 06:56:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[bons du trésor]]></category>
		<category><![CDATA[crédits]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie Clearing]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les taux d’intérêt appliqués aux crédits accordés à l’Etat par les banques et établissements financiers avoisinent les 10%. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/28/les-taux-dinteret-sur-les-credits-obtenus-par-letat-aupres-des-banques/">Les taux d&rsquo;intérêt sur les crédits obtenus par l’Etat auprès des banques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les taux d’intérêt appliqués aux crédits accordés à l’Etat par les banques et certains établissements financiers, comme les compagnies d’assurance, avoisinent les 10%, selon les données fournies par Tunisie Clearing.</em></strong></p>



<span id="more-9938932"></span>



<p>Les crédits qui se présentent sous forme de bons du Trésor, et dont le délai de remboursement est d’un an, sont accordés à un taux d’intérêt oscillant entre 9,20% et 9,21%, tandis que ceux ayant une maturité de 5 ans sont accordés à un taux d’intérêt variant entre 9,84% et 9,86%.</p>



<p>Le taux d&rsquo;intérêt augmente jusqu’à son niveau maximum, soit un taux de 9,9%, lorsqu’il s’agit de crédits accordés sous forme de bons du Trésor à long terme, d’une maturité de 10 ans, précise la même source.</p>



<p>Tunisie Clearing publie, régulièrement, en coordination avec la Banque centrale de Tunisie (BCT) et le ministère des Finances, le niveau des crédits accordés à l’État par les banques et établissements financiers, les taux d’intérêt qui leur sont appliqués et leurs échéanciers de remboursement.</p>



<p>Le taux des crédits obtenus par l’Etat, auprès des banques et du système financier en Tunisie est considéré comme très élevé, car il dépasse presque le double du taux appliqué aux Etats-Unis d’Amérique par exemple, ce qui contribue à alourdir la charge de remboursement des crédits internes de l’Etat, créant une pression sur le budget.</p>



<p>En contrepartie, l’objectif est de réduire la dette en général, ce qui est confirmé par la présidence de la république, alors que l’encours des bons du Trésor à court terme s’est stabilisé dans la fourchette de 8,5 milliards de dinars, selon des données révélées dans le cadre de l’étude d’évaluation du portefeuille des obligations de l’Etat, tandis que l’encours des bons du Trésor équivalents à long terme s’est stabilisé aux alentours de 16 milliards de dinars.</p>



<p>La surveillance des taux d’intérêt des bons du Trésor a débuté fin décembre 2017, pour permettre aux prêteurs d’évaluer l’efficacité de leur financement.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/28/les-taux-dinteret-sur-les-credits-obtenus-par-letat-aupres-des-banques/">Les taux d&rsquo;intérêt sur les crédits obtenus par l’Etat auprès des banques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’économie expliquée à Kaïs Saïed en quatre leçons</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/18/leconomie-expliquee-a-kais-saied-en-quatre-lecons/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 08:05:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si le pouvoir d’un seul homme pourrait servir à sauver l'économie tunisienne d’un effondrement annoncé, on pourrait au moins dire «A quelque chose un malheur est bon». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/18/leconomie-expliquee-a-kais-saied-en-quatre-lecons/">L’économie expliquée à Kaïs Saïed en quatre leçons</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si la concentration de tous les pouvoirs entre les mains d</em></strong> »<strong><em>un seul homme permettrait</em></strong> <strong><em>de sauver l&rsquo;économie tunisienne d’un effondrement que tous les experts et agences de notation internationales prédisent pour le très court terme, on pourrait au moins dire «A quelque chose un malheur est bon». Encore faut-il que des décisions courageuses soient prises en urgence pour redresser l’économie nationale.</em></strong><em><strong> </strong>(Illustration: Kaïs Saïed et Ahmed Hachani, un duo de novices en économie à la tête d&rsquo;un Etat en crise). </em></p>



<p>Par <strong>Dr Sadok Zerelli</strong> *</p>



<span id="more-9428444"></span>



<p>Tous les observateurs, à l’exception des soutiens inconditionnels de Kaïs Saïed qui l’appuient quoiqu’il décide, sont surpris sinon déçus par la nomination d’Ahmed&nbsp;Hachani au poste de nouveau chef du gouvernement, un juriste comme lui sans aucune formation économique et dont le parcours professionnel se limite à la direction des ressources humaines et à la présidence de l’amicale des employés de la Banque centrale de Tunisie (BCT).</p>



<p>D’ailleurs Tunindex, l’indice des valeurs boursières, s’est affiché au rouge&nbsp; dès le lendemain de cette nomination, reflétant ainsi le scepticisme sinon le pessimisme des milieux d’affaires suite à cette nomination. Encore s’il avait dirigé une direction technique au sein de la BCT telle que celle du&nbsp; marché monétaire interbancaire ou celle du financement extérieur, on pourrait espérer que, même s’il n’avait pas une formation économique de base, il aurait été formé sur le tas et aurait appris à&nbsp; maîtriser les mécanismes complexes de financement d’une économie et les instruments de politiques monétaires/réelles possibles pour réaliser la croissance économique et lutter contre l’inflation&nbsp; et le chômage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A la tête de l’Etat, deux novices en économie&nbsp;</h2>



<p>Les défis qui se posent au pays dans cette conjoncture extrêmement délicate, où l’économie selon tous les experts nationaux et internationaux est au bord de l’effondrement, étant avant tout d’ordre économique et social, tous les experts et les hommes politiques, y compris moi-même, s’attendaient&nbsp; et espéraient même que le président Kaïs Saïed profite de ce changement à la tête du gouvernement pour nommer un excellent économiste ayant une expérience internationale prouvée (je pense à un profil tel que celui de Ferid Belhaj, vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique du Nord et la région Mena), pour le conseiller sur la stratégie et la politique économique à suivre pour sortir l’économie de la grave impasse dans laquelle elle se trouve et lui épargner le passage humiliant pour notre souveraineté nationale, si chère à notre président, devant le Club de Paris.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WsZYnDM9Of"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/">Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/embed/#?secret=vzjIXUn6YM#?secret=WsZYnDM9Of" data-secret="WsZYnDM9Of" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Malheureusement, ce n’est pas le cas et il va falloir faire avec le choix du président et compter sur deux juristes, tous deux novices en économie, pour remettre l’économie de ce pays sur les rails de la croissance, absorber le chômage et améliorer le niveau de vie de la population et catégories sociales, objectifs ultimes de tout régime politique qu’il soit de gauche ou de droite et du centre, parlementaire ou présidentiel, islamique ou laïc, démocratique ou dictatorial, etc.</p>



<p>Force est de reconnaître que les défis d’ordre économique qui attendent le duo Saïed/Hachani sont immenses parce que, comme son nom de <em>«science économique»</em> l’indique, l’économie est une science et ne s’improvise pas économiste qui veut comme ne s’improvise pas juriste ou ingénieur qui veut. C’est même une science plus difficile à pratiquer que les sciences de l’ingénieur dans lesquelles&nbsp; les lois de résistance des matériaux par exemple sont universelles et les mêmes causes produisent les mêmes effets.</p>



<p>En économie, c’est loin d’être le cas et une même cause peut produire des effets différents, voire inverses selon la sociologie, la psychologie sociale et même la religion dominante&nbsp; dans le pays.</p>



<p>A titre d’exemple, tous les manuels d’économie expliquent que lorsque le prix d’un bien ou d’un service augmente, sa consommation diminue. Pourtant, l’inflation galopante qui caractérise l’économie tunisienne depuis plus de six ans et l’augmentation à sept reprises du taux directeur de la BCT et des taux d’intérêts bancaires qui en ont suivi, n’ont pas fait diminuer la consommation intérieure comme attendu : au contraire, tout se passe comme si les agents économiques n’ayant pas confiance dans le gouvernement pour réussir à maîtriser l’inflation, anticipent une inflation encore plus importante dans le futur et accélèrent leur consommation qui augmente à court terme de crainte d’une augmentation encore plus importante des prix (c’est ce que les économistes appellent «<em>effet d’anticipation</em>».</p>



<p>Un autre exemple plus parlant qui illustre qu’une même politique économique peut réussir dans un pays et pas dans un autre est le fait que la Banque centrale européenne (BCE) est en train de réussir à baisser l’inflation à niveaux de 5% à 6%, après des pics de 11% ou même 12% dans certains pays européens, grâce à une politique d’accroissement du taux directeur alors que la même politique appliquée depuis 2017 par la BCT, qui a augmenté son taux directeur à sept ou huit reprises, n’a fait qu’amplifier l’inflation chez nous qui a atteint 10,3% au mois de février 2023 et 9,6% au mois de juin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’«<em>homo-économicus</em>» aux abonnés absents&nbsp;</h2>



<p>Une autre difficulté intrinsèque à la théorie économique et qui rend difficile l’élaboration d’une politique économique pertinente par deux juristes, aussi compétents soient-ils dans leur domaine,&nbsp; est que les enseignements de celle-ci sont basés sur l’existence d’un «<em>homo-économicus</em>», un être imaginaire qui est parfaitement informé et rationnel et qui cherche&nbsp; toujours à maximiser son profit lorsqu’il s’agit d’un producteur ou son utilité marginale lorsqu’il s’agit d’un consommateur.</p>



<p>Or, un tel «<em>homo-économicus</em>» n’existe nulle part et encore moins en Tunisie où le citoyen moyen lit très peu, n’a pas ou a une très faible culture économique et financière et dont les comportements sont quelquefois loin de toute rationalité économique.</p>



<p>A titre d’exemple, au lieu de consommer en fonction de son niveau de revenu comme l’aurait fait un «<em>homo-économicus</em>», le&nbsp;Tunisien moyen a tendance à consommer en fonction du niveau de revenu de la classe sociale immédiatement supérieure à laquelle il aspire de s’identifier à travers les produis et services qu’il consomme, les habits qu’il porte, la voiture dans laquelle il roule, etc. C’est ce que les économistes appellent «<em>effet de démonstration</em>» très répandu en Tunisie alors qu’il l’est beaucoup moins dans d’autres pays où les consommateurs consomment en fonction de leurs besoins réels et sont moins sensibles au phénomène sociologique du «<em>m’as-tu vu</em>». Un tel phénomène diminue l’efficacité des mécanismes de transmission entre l’économie monétaire (décisions prises par la BCT) et l’économie réelle (niveau auxquels s’établissent les agrégats économiques).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a1xLqRQ4ns"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/la-banque-centrale-de-tunisie-ou-la-politique-de-la-fuite-en-avant/">La Banque centrale de Tunisie ou la politique de la fuite en avant</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Banque centrale de Tunisie ou la politique de la fuite en avant » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/la-banque-centrale-de-tunisie-ou-la-politique-de-la-fuite-en-avant/embed/#?secret=UXEo897a2G#?secret=a1xLqRQ4ns" data-secret="a1xLqRQ4ns" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une troisième difficulté que nos deux dirigeants juristes de formation doivent affronter est qu’il n’y a pas une seule théorie économique dont il suffit d’appliquer les enseignements comme des recettes de cuisine, mais plusieurs écoles et courants de pensée économique dont il est nécessaire de maîtriser les tenants et les aboutissants et entre lesquels il faut savoir naviguer afin d’identifier laquelle est la plus adaptée aux caractéristiques de l’économie tunisienne et à la conjoncture particulière qu’elle traverse.</p>



<p>Ainsi, il faut qu’ils sachent qu’il y a pas moins de quatre grandes écoles de pensée économique ayant chacune ses hypothèses de base, ses raisonnements et modèles, ses adeptes et ses détracteurs parmi les économistes eux-mêmes : les néo-classiques, les keynésiens, les monétaristes et les néolibéraux. Ces derniers, qui sont des adeptes du retour à la théorie classique originelle de la «<em>main invisible</em>» d’Adam Smith, dominent actuellement la pensée économique a travers les postes clefs qu’ils occupent dans les institutions internationales telles que la Banque Mondiale et le FMI. Cette domination date du début des années 1980, quand l’acteur de cinéma Ronald Reagan s’est fait élire président des USA en même temps que Margaret Thatcher première ministre de la Grande-Bretagne, deux dirigeants conservateurs et ignorants de la chose économique, ont nommé des conseillers appartenant à la nouvelle tendance néolibérale qui sont à l’origine du phénomène de mondialisation qui régit depuis les relations économiques internationales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter le défaut de paiement</h2>



<p>Compte tenu de la complexité et de la difficulté de la tâche qui attend notre président et son nouveau chef du gouvernement et des enjeux de leurs décisions ou pire, absence de décisions, pour l’avenir immédiat de l’économie de notre pays et de sa jeunesse, les élites intellectuelles de ce pays et plus particulièrement les économistes d’entre eux, dont moi-même, ont un rôle à jouer même s’ils n’assument aucun poste de responsabilité dans le gouvernement et n’aspirent pas à en assumer. C’est justement l’objectif de cet article qui ne vise pas à donner des leçons au sens scolaire du terme à notre président ou son chef de gouvernement, mais à leur expliquer et à vulgariser un certain nombre de fondamentaux de l’économie qui pourraient&nbsp; les aider, du moins je l’espère, à élaborer un plan d’action à court terme pour sortir l’économie nationale de l’impasse où elle se trouve et lui éviter le défaut de paiement qui la menace&nbsp;<strong>:</strong>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Leçon n°1 :</strong> <strong>la somme des ressources (production intérieure + importations) est égale à la somme des emplois (consommation privée ou publique + investissement + exportations).</strong></p>



<p>Il ne s’agit pas d’une loi économique mais d’une règle de comptabilité nationale qui se vérifie en tout temps et dans tout pays et qui se trouve à la base de la macroéconomie. En fait, c’est la transposition du principe physique de Lavoisier («<em>Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme»</em>) au domaine économique, dans le sens où si un produit ou un service donné a fait l’objet d’une consommation finale ou d’un investissement ou d’une exportation, c’est qu’il a été produit à un moment donné par quelqu’un à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières.</p>



<p>L’intérêt du rappel de cette règle de comptabilité nationale élémentaire est qu’elle permet de comprendre les mécanismes de transmission de la variation d’un agrégat économique aux autres et les déséquilibres structurels qui en résultent.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v5S56Ytm3H"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/open-sky-la-decision-de-kais-saied-contre-linteret-national/">Open Sky : la décision de Kaïs Saïed contre la Décision de Yamoussoukro</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Open Sky : la décision de Kaïs Saïed contre la Décision de Yamoussoukro » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/open-sky-la-decision-de-kais-saied-contre-linteret-national/embed/#?secret=1Vi2MlAfGN#?secret=v5S56Ytm3H" data-secret="v5S56Ytm3H" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Leçon n° 2 : l’équilibre sur le marché des biens et services (équilibre réel) est tel que l’investissement est égal à l’épargne.</strong></p>



<p>Cette égalité entre l’investissement et l’épargne est la résultante du modèle néoclassique d’équilibre général de Walras. Mathématiquement, on démontre qu’elle peut s’établir à un niveau d’équilibre qui correspond au plein emploi des capacités de production (taux de croissance économique élevés et taux de chômage faibles) comme elle peut s’établir à un niveau d’équilibre de sous-emploi des capacités de production (taux de croissance économique faibles et taux de chômage réel ou déguisé élevés), comme c’est malheureusement le cas en Tunisie depuis plusieurs années.</p>



<p>Toute la problématique économique et tous les défis que doivent affronter les responsables politiques d’un pays, quelle que soit la nature du régime, parlementaire ou présidentiel, démocratique ou pas, est d’identifier quelle politique économique réelle, ou monétaire ou une combinaison des deux (<em>policy mix</em>) et quels instruments et quelles décisions prendre pour passer d’un niveau d’équilibre entre l’épargne et l’investissement (y compris les investissements directs étrangers, IDE), qui correspond à un sous-emploi des capacités de production à cette même égalité mais qui correspond au plein emploi de ces capacités de production, y compris des ressources humaines.</p>



<p>Sur cette question fondamentale, tous les économistes sont d’accord: seul l’accroissement de l’épargne nationale permet l’accroissement des investissements et d’atteindre un niveau d’équilibre macréconomique égal sinon proche de plein emploi.</p>



<p>Les Chinois, qui sont les champions du monde en matière d’épargne et dont le taux d’épargne atteint 34% du PIB, l’ont bien compris depuis longtemps et sont devenus la 2e économie du monde grâce à leur sens ancestral de l’épargne.</p>



<p>Il en est de même du Japon et de la Corée du Sud où le taux national d’épargne est de même ordre&nbsp; et qui leur a permis de passer en 50 ans d’économies ruinées par la deuxième guerre mondiale ou la guerre de Corée à des économies parmi les plus prospères du monde.</p>



<p>En Tunisie, le taux d’épargne national est passé de 27% en 2010 à 6% en 2022, expliquant à lui tout seul la récession économique et l’accroissement du chômage qu’on observe depuis 2011, avant ou après le 25 juillet 2021.</p>



<p>Cette diminution de l’épargne s’explique par des facteurs sociologiques et économiques conjoncturels mais aussi et surtout par le fait que le taux <em>réel</em> de rémunération de l’épargne (taux de rémunération nominal moins le taux d’inflation) est négatif depuis des années sans que personne, ni au niveau de la BCT (qui a la responsabilité de fixer par circulaire le taux nominal de rémunération des comptes d’épargne), ni au gouvernement, n’attire l’attention sur ce grave dysfonctionnement&nbsp; de l’économie tunisienne qui est à la base de tous les maux et déséquilibres dont elle souffre.</p>



<p>Aujourd’hui encore, avec un taux d’épargne de 7% et un taux d’inflation de 9,6% au mois de juillet 2022, le taux réel de rémunération de l’épargne demeure négatif (-2,6%). Le&nbsp;Tunisien moyen, même s’il n’a pas une grande culture économique et financière, est suffisamment intelligent pour comprendre qu’avec un taux réel de rémunération de l’épargne négatif, il n’a aucun intérêt à épargner et qu’au contraire, il a intérêt à accélérer sa consommation avant que les prix n’augmentent davantage. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iJc0rCnpeN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=eT7tJcld5W#?secret=iJc0rCnpeN" data-secret="iJc0rCnpeN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><strong>Leçon n°3 : l’équilibre monétaire est tel que l’offre de monnaie par le système bancaire est égale à la demande de monnaie des agents économiques.</strong></p>



<p>Comme pour le marché des biens et services, l’égalité entre l’offre et la demande de monnaie peut s’établir à un niveau qui correspond au plein emploi des capacités de production sans chômage ou, au contraire, de sous-emploi de ces capacités de production avec chômage.</p>



<p>La aussi, tout <em>l’art</em> de gérer une banque centrale consiste à veiller à ce qu’il y ait tous les jours assez de liquidités pour satisfaire les besoins de transaction des agents économiques et en même temps pas trop pour ne pas créer des pressions inflationnistes. Pour cela, une banque centrale dispose d’une panoplie d’instruments. L’observation de la politique monétaire suivie par la BCT depuis qu’elle a acquis son indépendance de décision en 2016 montre clairement qu’elle privilégie le recours à l’instrument du taux directeur qu’elle a augmenté à sept ou huit reprises pour l’amener jusqu’à 8% aujourd’hui.</p>



<p>Malheureusement cette politique monétaire n’a pas réussi en raison entre autres du fait que seuls 34% des Tunisiens détiennent un compte bancaire, affaiblissant ainsi les mécanismes de transmission entre l’économie monétaire et l’économie réelle, et de l’importance de l’économie souterraine qui représente selon plusieurs sources environ 54% de l’économie nationale où l’accroissement du nombre et du volume des transactions payées en liquides engendre un accroissement de la vitesse de circulation de la monnaie qui n’est pas constante comme le suppose l’équation de Cambridge qui se trouve à la base de la politique de type monétariste appliquée par les dirigeants de la BCT (voir plusieurs articles publiés par l’auteur à ce sujet dans Kapitalis).</p>



<p><strong>Leçon n° 4 : La dichotomie entre inflation et chômage.</strong></p>



<p>Il existeune relation à long terme entre l’inflation et le chômage illustrée par la courbe de Philips. En effet, lorsqu’un pays enregistre une forte inflation par rapport à celle enregistrée dans les pays partenaires de son commerce extérieur, cela n’engendre pas seulement une baisse du pouvoir d’achat et une détérioration du niveau de vie de sa population, mais aussi un déficit plus grand de sa balance commerciale, donc toutes choses égales par ailleurs, une dépréciation du taux de change de sa monnaie qui alimente à son tour une inflation importée plus importante, qui réduit la compétitivité des entreprises nationales, qui finiront par fermer leurs portes mettant en chômage leurs employés et transformant l’économie de ce pays en un vaste marché de consommation pour les producteurs des autres pays.</p>



<p>Cette dichotomie entre l’inflation et le chômage est à la base même du débat entre les économistes appartenant à des écoles de pensée différentes: la politique économique d’un gouvernement doit-elle viser en premier lieu la lutte contre l’inflation quitte à accepter un niveau de chômage élevé ou au contraire privilégier la lutte contre le chômage et accepter un niveau d’inflation élevé?</p>



<p>La réponse des économistes varie selon l’école de pensée à laquelle ils appartiennent ou adhèrent : ceux de <em>«l’école de Chicago»</em> avec Milton Friedman comme chef de file, placent la lutte contre l’inflation très loin devant tous les autres objectifs de politique économique et préconisent même le recours à des instruments exclusivement monétaires pour diriger une économie et essayer d’atteindre le plein emploi (d’où leur nom d’économistes monétaristes), ceux de l’école keynésienne placent les objectifs de croissance économique et de lutte contre le chômage loin devant celui de la lutte contre l’inflation qu’ils considèrent comme un mal nécessaire contre lequel on peut lutter par d’autres moyens notamment fiscaux.</p>



<p>Quant aux économistes néo-classiques, menés par Walras et suivis par les néolibéraux, ils ont résolu ce dilemme en proposant un modèle d’équilibre général qui démontre d’une façon mathématique que le libre fonctionnement des mécanismes du marché finira <em>à long terme</em> par conduire l’économie au plein emploi sans chômage et à la stabilité des prix qui s’établiront à un niveau tel que la rémunération d’un facteur de production (capital ou travail) est égale à sa productivité marginale. Ce à quoi Keynes a répondu par une boutade célèbre «<em>A long terme on est tous morts</em>» dans le sens où même si les néo-classiques ont raison, personne ne sera là pour le vérifier!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Leçons à tirer pour la Tunisie</h2>



<p>La principale conclusion qui se dégage de ce survol rapide des fondements et des enseignements de la théorie économique, avec ses différentes écoles de pensée, est que la récession qui caractérise l’économie tunisienne depuis 2011 (-1,8% par an entre 2011 et 2021, +2,2% en 2022 et +1,23% attendu en 2023 selon la Banque Mondiale) accompagnée d’un accroissement massif du chômage qui a atteint, officiellement et selon les dernières estimations de l’INS, 18,6% de la population active (sans tenir compte du chômage déguisé, c’est-à-dire celui des ouvriers journaliers qui sont légions dans notre pays et qui travaillent quelques jours par mois ou quelques mois par an et qui sont considérés par la méthodologie de calcul de l’INS comme ayant un emploi), est due à trois facteurs qui se conjuguent pour tirer l’économie nationale vers le bas : (i) un niveau d’épargne nationale faible; (ii) une politique monétaire restrictive; (iii) une priorité accordée à la lutte contre l’inflation plutôt que contre le chômage, dictée par les&nbsp; économistes néolibéraux du FMI.</p>



<p>A partir de ce diagnostic, il n’est pas difficile même pour deux juristes n’ayant pas une formation ou une expérience économique particulière, tels que notre président et son nouveau chef de gouvernement, d’élaborer les grands axes d’une politique économique susceptible de remettre l’économie nationale sur le chemin de la croissance, de la création des richesses et de la résorption du chômage, ces trois axes devant être de&nbsp;: (i) encourager l’épargne nationale; (ii) appliquer une politique monétaire expansive; (iii) donner la priorité à la lutte contre le chômage plutôt que contre l’inflation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I9A1hiWC5I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/24/tunisie-augmentation-du-taux-directeur-de-la-bct-un-remede-pire-que-le-mal/">Tunisie &#8211; Augmentation du taux directeur de la BCT : un remède pire que le mal ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Augmentation du taux directeur de la BCT : un remède pire que le mal ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/24/tunisie-augmentation-du-taux-directeur-de-la-bct-un-remede-pire-que-le-mal/embed/#?secret=2OaKwuNyvN#?secret=I9A1hiWC5I" data-secret="I9A1hiWC5I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Les cinq propositions de mesures économiques précises et chiffrées suivantes vont dans ce sens. Elles sont élaborées en considérant que, tout comme seul un électrochoc pourrait sauver un malade dont le cœur s’est presque arrêté de battre, seul un programme choc et des mesures très fortes pourraient remettre en marche le moteur de croissance de l’économie tunisienne qui s’est presque arrêté de fonctionner.</p>



<p><strong>Mesure A&nbsp;: augmentation de 200 points du taux de rémunération de l’épargne pour le faire passer de 7% actuellement à 9%.</strong></p>



<p>Tant que le problème de la faiblesse de l’épargne en Tunisie n’est pas radicalement résolu, aucun gouvernement, aucun régime politique et aucun président de la république, ni Kaïs Saïed ni un autre, ne pourra remettre l’économie de ce pays sur les rails de la croissance et de la création d’emplois. A noter que cette mesure permettra de faire d’une pierre deux coups : relancer les investissements et créer davantage de richesses à distribuer mais aussi réduire la pression inflationniste de la demande intérieure, résultat que la politique de type monétariste de la BCT n’a pas réussi à atteindre.</p>



<p>Compte tenu d’un objectif réaliste d’un taux d’inflation prévisionnel de l’ordre de 5 ou 6% par an, un taux nominal de rémunération de l’épargne de 9% aboutira à un taux réel de 3% à 4%, soit un taux suffisamment important et alléchant pour inciter les ménages à <em>«se serrer la ceinture</em>» en vue d’épargner davantage et gagner en termes de pouvoir d’achat.</p>



<p>Il est fortement recommandé que cette mesure soit  renforcée par une exonération du paiement de l’impôt sur les revenus de l’épargne. </p>



<p>Une remarque importante doit être faite à ce sujet : il est clair que l&rsquo;augmentation du taux nominal de rémunération de l&rsquo;épargne, de sorte que le taux réel soit positif, réduira la marge bénéficiaire des banques commerciales, égale par définition à la différence entre les taux d&rsquo;intérêts débiteurs qu&rsquo;elles appliquent sur les crédits qu&rsquo;elles accordent à leurs clients (égaux au TMM qui est lui même lié au taux directeur de la BCT + 4% à 5% de marge bénéficiaire selon « la tête du client ») et le taux moyen de rémunération des dépôts qu&rsquo;elles reçoivent du public, ce qui explique probablement pourquoi une telle mesure qui ne sert pas l&rsquo;intérêt des banques n&rsquo;a jamais été prise par la BCT. De sorte que la hausse du taux nominal de rémunération de l&rsquo;épargne à 9% et la baisse consécutive du taux directeur de la BCT pour le ramener à 5% au lieu de 8% actuellement (voir mesure suivante), aboutissent en fin de compte et sur la base d&rsquo;un taux moyen de rémunération des dépôts bancaires de l&rsquo;ordre de 3% à 4% (y compris les dépôts à vue qui ne sont pas rémunérés du tout par les banques, alors qu&rsquo;ils constituent l&rsquo;essentiel de leurs ressources) à des taux d&rsquo;intérêts débiteurs appliqués par les banques à leurs clients de l&rsquo;ordre 8% à 9% (au lieu de 12% à 13% actuellement), soient des taux d&rsquo;intérêt plus en rapport avec la capacité réelle d&rsquo;endettement des ménages et opérateurs économiques, tout en préservant une marge bénéficiaire des banques commerciales de l&rsquo;ordre de 4% à 5 %.</p>



<p><strong>Mesure B&nbsp;: baisser le taux directeur de la BCT de 300 points, pour le faire passer de 8% actuellement à 5%.</strong></p>



<p>C’est une mesure de politique monétaire complémentaire à la mesure précédente car il ne servira à rien d’épargner davantage si cette épargne n’est pas canalisée par le système bancaire vers l’investissement.</p>



<p>Il est un fait indiscutable qu’un taux d’intérêt élevé comme celui en vigueur actuellement (8%) crée un «<em>effet d’éviction</em>» sur les investissements et contribue à ralentir la croissance économique et aggraver le chômage. Inversement, un taux directeur et des taux d’intérêt appliqués par les banques plus faibles encourageront l’investissement, particulièrement dans des secteurs clefs tels que l’agriculture ou le BTP, fort créateurs d’emplois.</p>



<p>Cette mesure permettra aussi de faire d’une pierre deux&nbsp; coups: relancer la croissance économique et résorber le chômage en même temps que réduire les coûts de financement supportés par les entreprises qui sont une des causes de l’inflation et fera donc baisser celle-ci.</p>



<p><strong>Mesure C : augmenter de 300 points le taux de réserve obligatoire imposé par la BCT aux banques commerciales.</strong></p>



<p>On démontre mathématiquement (suite algébrique convergente) que la capacité de création monétaire des banques commerciales est inversement proportionnelle au taux de réserves obligatoires fixé par circulaire de la banque centrale.</p>



<p>Certes, une telle mesure réduira considérablement le chiffre d’affaires des banques et donc leur capacité à réaliser des profits et à distribuer des dividendes à leurs actionnaires, mais c’est là qu’intervient le courage de l’homme politique pour imposer aux banques d’être au service de l’économie nationale avant d’être au service de quelques lobbies qui se sont déjà largement enrichis, surtout depuis la promulgation de la loi de 2016 qui impose à l’Etat (le trésor public) pour financer son déficit budgétaire d’émettre des BTC ou des BTA à de forts taux de rémunération que les banques souscrivent et s’empressent de céder sur le marché monétaire à la banque centrale pour se refinancer, empochant au passage des millions de dinars sans bouger le petit doigt et sans prendre aucun risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prendre aux riches pour donner aux pauvres</h2>



<p><strong>Mesure D</strong>&nbsp;: <strong>créer par décret-loi un Fonds de solidarité sociale (FSS).</strong></p>



<p>La création de ce fonds vise trois objectifs : (i) matérialiser la vision du président en matière de solidarité sociale; (ii) décharger le budget général de l’Etat du financement de la caisse de compensation qui pèse très sourd sur le déficit budgétaire en finançant directement les subventions pour les produits alimentaires de base et énergétiques selon le principe bien connu et accepté dans les pays les plus civilisés consistant à «<em>prendre aux riches pour donner aux pauvres</em>»; (iii) faciliter la conclusion d’un accord avec le FMI qui pose comme condition pour accorder son crédit de 1,9 M$ dont le pays a si besoin la suppression de ces subventions du budget de l’Etat, sans y renoncer réellement pour préserver la paix sociale.</p>



<p>Le financement de ce fonds peut venir de plusieurs sources dont la première devrait être une taxe sur les surprofits des banques réalisés grâce ou à cause des multiples décisions de la BCT d’augmenter son&nbsp; taux directeur.</p>



<p>Dans ce domaine, il faut noter que selon l’agence de notation internationale Fitch Ratings, le rendement annualisé des capitaux propres moyens de l’ensemble du&nbsp; secteur bancaire tunisien (banques publiques et privées confondues) a bondi à 16% durant le 1<sup>er</sup> semestre de l’année 2022 (contre 10% en 2021).</p>



<p>Il faut noter aussi que Giorgia Meloni, la néo-fasciste et néanmoins sympathique (il faut bien le reconnaître, compte tenu des efforts qu’elle ne cesse de déployer pour défendre&nbsp; le dossier tunisien auprès du FMI et convaincre ses collègues de l’Union européenne de venir en aide à notre pays) présidente du Conseil des ministres italien, a déclaré la semaine&nbsp; dernière assumer <em>«l’entière responsabilité»</em> de la décision de son&nbsp; gouvernement ultraconservateur de prélever une taxe de 40% sur les <em>«surprofits»</em> des banques générés par<a href="https://www.20min.ch/fr/story/giorgia-meloni-bce-monnaie-politique-inflation-europe-472119790904">&nbsp;la hausse des taux d’intérêt pratiquée par la Banque centrale européenne (BCE)</a>.</p>



<p>Même le président américain Joe Biden, pourtant élu grâce en partie au soutien de l’industrie pétrolière américaine, n’a pas hésité à taxer fortement les surprofits estimés à 100 milliards de $ qu’elle a réalisés à cause de la flambée des cours du pétrole et du gaz consécutive à la guerre d’Ukraine.</p>



<p>Ces exemples montrent que les vrais leaders ont le courage politique de prendre l’argent là où il se trouve, même quand c’est chez leurs soutiens et ceux qui les ont porté au pouvoir. D’autres sources de financement du FSS peuvent provenir de nouveaux impôts et taxes à instaurer sur les capitaux <em>oisifs</em>, c’est-à-dire exclusivement ceux qui ne sont pas injectés dans le circuit économique et qui servent pour des motifs de spéculation, et qui nécessite aussi du courage politique peut s’attaquer au grand capital et aux lobbies.</p>



<p>Il s’agit&nbsp; de&nbsp;: (i) un impôt sur les plus values immobilières ou boursières; (ii) un impôt sur la fortune; et (iii) une taxe de succession en cas d’héritage.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="soT3EIsgka"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/27/que-dieu-sauve-leconomie-de-la-tunisie/">Que Dieu sauve l’économie de la Tunisie!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que Dieu sauve l’économie de la Tunisie! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/27/que-dieu-sauve-leconomie-de-la-tunisie/embed/#?secret=JnzamKgtjM#?secret=soT3EIsgka" data-secret="soT3EIsgka" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’idée de base est toujours «<em>prendre aux riches pour donner aux pauvres</em>» mais sans augmenter pour autant la pression fiscale sur les entreprises qui produisent et les hommes d’affaires qui ont investi et injecté leurs capitaux dans le circuit de la production.</p>



<p>Une autre source de financement possible du FSS pourrait être la récupération des fonds «<em>spoliés</em>» après ou même avant 2011, au cas où l’Etat y parviendra, bien que l’espoir dans ce domaine est plutôt mince, compte tenu des techniques juridiques et financières extrêmement sophistiquées de création de sociétés-écrans et de la législation du secret bancaire dans les pays <em>«paradis-fiscaux»</em> où ces fonds sont planqués.</p>



<p><strong>Mesure E&nbsp;: imposition de contrats-programmes à toutes les entreprises publiques structurellement déficitaires.</strong></p>



<p>Indépendamment des négociations avec le FMI qui fait de la restructuration des entreprises publiques déficitaires une des conditions pour l’octroi de son prêt, il est un fait que l’Etat (donc les contribuables) a dû payer 12,4 milliards de dinars, soit 9,3% du PIB, à 117 entreprises publiques déficitaires, dont la plupart ne sont même plus capables de payer leurs propres salariés et qui ont enregistré des pertes cumulées plusieurs fois supérieures à leur capital social, de sorte que du point strict du droit commercial, elles sont en faillite et n’ont plus d’existence légale.</p>



<p>A titre d’exemple, le bilan&nbsp;de la Société tunisienne du sucre (STS) pour&nbsp;l’exercice 2019, publié seulement en juin 2023, a dégagé un résultat comptable négatif de moins 3,963.988 MDT, dépassant ainsi le capital de 3,4 MDT de l’entreprise, ce qui n’a pas empêché, bien entendu, l’AGO de donner quitus à tous les membres du conseil d’administration et même leur accorder une rémunération de 3.000 DT brut par an et par personne&nbsp;!</p>



<p>La situation de ces entreprises publiques qui s’aggrave d’année en année ne peut plus durer et des solutions radicales doivent être trouvées. A partir du moment où l’UGTT et le président lui-même refusent, pour des raisons idéologiques, qu’on peut partager ou pas, leur cession au secteur privé ou l’ouverture même partielle de leurs capitaux au secteur privé, y compris sous forme de partenariat-public-privé (PPP), formule qui a pourtant fait ses preuves de succès dans plusieurs pays, il ne reste plus que la formule où elles restent entièrement publiques mais soumises à des contrats-programmes quinquennaux qui leur fixent les contraintes de service public auxquelles elles sont assujetties et les objectifs qu’elles doivent atteindre en matière d’accroissement de la production et de la productivité, en contrepartie des subventions d’équilibre et d’investissement annuelles que l’Etat s’engage à leur verser. Pour mieux assurer le succès de la mise en œuvre de ces contrats programmes, il est fortement recommandé de limiter par une loi le mandat d’un PDG d’une entreprise publique (ou d’une banque publique) à un seul mandat de cinq ans non renouvelable, à la fin duquel un audit externe doit être mené pour évaluer la plus ou moins bonne gestion du PDG et le degré de réalisation des objectifs fixés dans ces contrats-programmes.</p>



<p>Cette réforme de fond de la gouvernance des entreprises est urgente à introduire, que le FMI en fasse une condition pour l’accord de son prêt ou pas, dans la mesure où la qualité des services publics fournis par ces entreprises ne cesse de se dégrader d’une année à l’autre avec des coupures d’électricité, d’eau, des grèves dans les transports publics, etc., qui mettent en péril l’ensemble de l’appareil productif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A quelque chose un malheur est bon</h2>



<p>La conclusion finale à tirer de cet article ne peut pas ignorer la dimension politique de toute réforme économique car le politique et l’économique sont indissociables. Dans ce domaine, on ne peut pas ne pas tenir compte de la nouvelle constitution de 2022 et du décret n° 117 qui attribuent tous les pouvoirs, y compris le pouvoir de légiférer par décret-loi dans tous les domaines, au seul président de la république.</p>



<p>Certes, un tel régime hyper présidentiel constitue une régression de la démocratie chèrement acquise après la révolution de 2011, mais il faut bien reconnaître aussi qu’un régime hyper présidentiel, s’il est bien conseillé, peut faciliter le processus de décision et l’adoption des mesures de politique économiques nécessaires pour améliorer le progrès économique et social.</p>



<p>A ce sujet, plusieurs exemples dans le monde montrent que la dictature et le progrès économique ne sont pas forcement antagonistes. A titre d’exemple, je citerais le cas du Rwanda, pays enclavé avec moins de ressources et une population plus faible que celle de la Tunisie, gouverné sans partage par Paul Kagamé depuis 1995, qui arrive quand même à réaliser des taux de croissance de l’ordre de 6% ou 7% par an, où toutes les rues sont propres et même les stations de bus sont connectées au Wifi. Même, le pire des dictateurs, Hitler, a su réaliser des miracles économiques après sa prise du pouvoir en 1933 en absorbant en quelques années les millions de chômeurs hérités de la crise de 1929 (en appliquant une politique strictement keynésienne, alors que Keynes est un économiste anglais!).</p>



<p>Aussi, on peut espérer que grâce à la concentration de tous les pouvoirs qu’il s’est donné, le président Kaïs Saïed&nbsp; décide de supprimer par un simple décret-loi la loi de 2016 qui accorde l’indépendance de décision à la BCT, convoquer son gouverneur pour lui donner pour instruction d’émettre trois circulaires en vue de baisser significativement le taux directeur, augmenter celui de l’épargne et celui des réserves obligatoires. Il pourrait également créer par un simple décret-loi un FSS et lui fixer ses attributions, modalités de fonctionnement et ses sources de financement basées sur de nouvelles taxes à instaurer sur les surprofits des banques, les plus-values immobilières et boursières et un impôt sur la succession.</p>



<p>Contrairement aux bruits que font courir certains, ces nouveaux impôts et taxes n’augmenteront pas la pression fiscale sur les entreprises et ne réduiront donc pas leur compétitivité. De même, il pourrait demander à son nouveau chef de gouvernement de veiller à l’élaboration par chaque département ministériel de contrats-programmes quinquennaux qui fixent les obligations de service public et les objectifs de production et d’investissement à atteindre par chaque entreprise publique sous tutelle en contrepartie des subventions annuelles et fixées à l’avance que l’Etat leur attribuera&nbsp;</p>



<p>C’est une tâche quand même infiniment plus importante pour l’économie de ce pays et l’avenir de sa jeunesse, que de le charger comme il vient de le faire de préparer en priorité un décret-loi pour purger l’administrations tunisienne des quelques milliers de cadres qui s’y sont infiltrés depuis 2011 grâce à de faux diplômes ou de l’appui de certains partis politiques, et dont le renvoi ne donnera pas à manger à ceux qui ont faim dans nos compagnes et même dans les périphéries de nos villes et qui ne ferait qu’aggraver le chômage. Si le pouvoir d’un seul homme pourrait servir à sauver notre économie d’un effondrement que tous les experts et agences de notation internationales prédisent pour le très court terme, on pourrait au moins dire <em>«A quelque chose un malheur est bon»</em>. Dans le cas contraire, il ne nous restera plus que&nbsp; de prier tous les jours, matin, midi et soir, pour que Dieu sauve ce pays&nbsp;!</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/18/leconomie-expliquee-a-kais-saied-en-quatre-lecons/">L’économie expliquée à Kaïs Saïed en quatre leçons</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : la baisse de l’inflation à 9,6% n’est pas due à la hausse du taux d’intérêt</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/06/tunisie-la-baisse-de-linflation-a-96-nest-pas-due-a-la-hausse-di-taux-dinteret/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 09:12:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8245993</guid>

					<description><![CDATA[<p>La baisse du taux d’inflation en Tunisie à 9,5% contre 10% le mois dernier est la conséquence du même phénomène constaté chez ses principaux partenaires.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/06/tunisie-la-baisse-de-linflation-a-96-nest-pas-due-a-la-hausse-di-taux-dinteret/">Tunisie : la baisse de l’inflation à 9,6% n’est pas due à la hausse du taux d’intérêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut national de la statistique (INS) a constaté, dans un communiqué publié le 5 juin 2023, une baisse du taux d’inflation en Tunisie à 9,5% contre 10% le mois dernier. C’est la conséquence du même phénomène constaté chez nos principaux partenaires, à savoir la France, l’Italie, la Chine, etc. L’impact de la hausse des taux d’intérêt dans notre pays y est très limité.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-8245993"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>A l’évidence, ce repli s’inscrit dans une trajectoire tendancielle plutôt internationale. Partout dans les principaux pays partenaires de la Tunisie, l’inflation se contracte (même en Turquie). Les marchés internationaux se redressent progressivement et se rétablissent après le Covid-19.</p>



<p>C’est le contexte du marché international, la hausse des taux d’intérêt directeurs par les banques centrales de ces grands pays industriels ont eu impact sur l’inflation, mais aussi sur la croissance. Dans ces pays, les taux directeurs sont passés en quelques mois de zéro (même du négatif) à plus de 5%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Monétarisme sur parole!</h2>



<p>En Tunisie, les taux étaient déjà élevés, très élevés avant d’être haussés exagérément, et plusieurs fois. Tous les prétextes sont bons et la Banque centrale de Tunisie (BCT) n’en fait qu’à sa tête, sans évaluation, sans traçabilités… Elle est juge et partie! On doit prendre pour argent comptant les explications du gouverneur Marouane Abassi…</p>



<p>Dans les faits, l’action monétariste menée par la BCT est loin d’être efficace dans le contexte actuel en Tunisie. Notre économie est structurellement rigide, peu concurrentielle et les mécanismes de transmission des politiques monétaires sont dysfonctionnels, pour ne pas dire bloqués.</p>



<p>Mon postulat explicatif que je propose au débat est le suivant: la politique monétaire de la BCT n’a rien à voir avec ce repli de l’inflation. Et il faut rendre à César ce qui appartient à César.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gJHFpmCsjS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/pour-qui-roule-la-banque-centrale-de-tunisie/">Pour qui roule la Banque centrale de Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour qui roule la Banque centrale de Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/pour-qui-roule-la-banque-centrale-de-tunisie/embed/#?secret=azUcikPP7s#?secret=gJHFpmCsjS" data-secret="gJHFpmCsjS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans la même veine, les politiques gouvernementales répressives contre les spéculateurs et la constitution de stocks en produits alimentaires auraient eu peu d’impact contre les hauts et les bas prix, tellement les monopoles de la distribution sont bien installés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Merci le marché international</h2>



<p>Malgré la sécheresse, malgré les tensions sociales et malgré les incertitudes, certains prix des produits baissent … merci le marché international et son vis-à-vis national.</p>



<p>Encore une fois, les faits démontrent que les hausses successives du taux directeur en Tunisie ne changent rien à l’inflation, une inflation importée, une inflation dont les estimations sont de facto exagérées par les biais statistiques implicites aux méthodes de calcul.</p>



<p>Le marché parallèle (souks hebdomadaires) est dominant, et ses prix sont bien plus bas que ceux des circuits officiels. Mais l’INS ne tient pas compte des marchés informels, et ne ventile pas ses calculs par région. Cela tombe bien, un taux d’inflation surestimé arrange tout le monde, les banques (grâce aux majorations des taux), les entreprises qui ajustent leurs prix à l’inflation. Et même les syndicats affectionnent ces surestimations, les salaires étant indexés au taux d’inflation!</p>



<p>Le repli de l’inflation en Tunisie constaté par l’INS est plutôt le reflet du repli du même taux chez les principaux partenaires de la Tunisie. On peut même dire que l’économie tunisienne est perméable à la danse des prix dans les pays partenaires, qui sont principalement des pays plus développés et mieux gouvernés. </p>



<p><strong><em>Source</em></strong>&nbsp;: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisie, E4T</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Gv3O0fjbyA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/moez-hadidane-la-hausse-du-taux-dinteret-ne-freinera-pas-linflation/">Moez Hadidane : «La hausse du taux d’intérêt ne freinera pas l’inflation»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moez Hadidane : «La hausse du taux d’intérêt ne freinera pas l’inflation» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/moez-hadidane-la-hausse-du-taux-dinteret-ne-freinera-pas-linflation/embed/#?secret=YLgELVAJnA#?secret=Gv3O0fjbyA" data-secret="Gv3O0fjbyA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/06/tunisie-la-baisse-de-linflation-a-96-nest-pas-due-a-la-hausse-di-taux-dinteret/">Tunisie : la baisse de l’inflation à 9,6% n’est pas due à la hausse du taux d’intérêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Selon le FMI, la hausse du taux d’intérêt n’est plus la panacée contre l’inflation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/selon-le-fmi-la-hausse-du-taux-dinteret-nest-plus-la-panacee-contre-linflation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Apr 2023 07:07:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[pressions inflationnistes]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
		<category><![CDATA[tensions financières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le FMI met en garde contre l’augmentation des taux d’intérêt, à un moment où l’inflation reste très élevée dans le monde. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/selon-le-fmi-la-hausse-du-taux-dinteret-nest-plus-la-panacee-contre-linflation/">Selon le FMI, la hausse du taux d’intérêt n’est plus la panacée contre l’inflation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Fonds monétaire international (FMI) met en garde contre les pressions croissantes auxquelles est confronté le système financier mondial dont l’augmentation des taux d’intérêt, à un moment où l’inflation reste très élevée par rapport aux objectifs des banques centrales de nombreux pays.</em></strong></p>



<span id="more-7404145"></span>



<p>Les conseillers économiques du FMI ont averti, lors d’une conférence de presse organisée, mardi 11 avril 2023, à Washington, en marge de la tenue des réunions de printemps 2023 du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, pour présenter le rapport sur la stabilité financière dans le monde, que les impacts des tensions sur les marchés financiers compliqueront la tâche des banques centrales, appelant à mettre en place de nouveaux outils pour faire face aux risques qui pèsent sur la stabilité financière en vue d’aider les banques centrales à dissocier les objectifs de politique monétaire des objectifs de stabilité financière, leur permettant, ainsi, de continuer à durcir leur politique de façon à réagir aux pressions inflationnistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accumulation des facteurs de vulnérabilité</h2>



<p>A cet égard, les conseillers économiques du FMI ont recommandé de renforcer les efforts au niveau multilatéral afin de réduire les tensions géopolitiques et la fragmentation économique et financière, et ce, en tenant compte des risques importants qui pèsent sur la stabilité macro-financière mondiale.</p>



<p>Par ailleurs, le FMI a évoqué dans son rapport que les risques pour la stabilité financière ont rapidement augmenté avec les différentes épreuves qui ont ébranlé la résilience du système financier mondial depuis la publication du Rapport sur la stabilité financière dans le monde en octobre 2022. Et de préciser qu’au lendemain de la crise financière mondiale, dans un contexte de taux d’intérêt extrêmement bas, de volatilité réduite et de liquidités abondantes, les acteurs du marché se sont davantage exposés aux risques liés à la liquidité et au crédit en ayant souvent recours au levier financier pour accroître les rendements, a noté le fonds.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="izRGdMlHh5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/la-hausse-du-taux-dinteret-va-envenimer-la-situation-en-tunisie/">La hausse du taux d’intérêt va envenimer la situation en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La hausse du taux d’intérêt va envenimer la situation en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/la-hausse-du-taux-dinteret-va-envenimer-la-situation-en-tunisie/embed/#?secret=zrg5Yv0eNo#?secret=izRGdMlHh5" data-secret="izRGdMlHh5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En raison de ces facteurs de vulnérabilité, les risques pour la stabilité financière sont restés élevés, comme indiqué dans les éditions précédentes du Rapport sur la stabilité financière dans le monde.</p>



<p>Le FMI a indiqué, que les faillites soudaines de la Silicon Valley Bank et de la Signature Bank aux États-Unis, ainsi que la perte de confiance à l’égard de Crédit Suisse, une banque d’importance systémique au niveau mondial basée en Europe, ont rappelé avec force les difficultés que pose le resserrement des conditions tant monétaires que financières conjugué à l’accumulation des facteurs de vulnérabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pressions inflationnistes plus persistantes que prévu</h2>



<p>Pour les défis futurs, le rapport a dévoilé que les nouvelles tensions sur les marchés financiers ne font qu’accroître la complexité de la tâche qui incombe aux banques centrales alors que les pressions inflationnistes s’avèrent plus persistantes que prévu. Et d’expliquer qu’avant les récentes tensions, les taux d’intérêt dans les pays avancés, qui avaient fortement augmenté, étaient davantage en ligne avec le message des banques centrales, à savoir la nécessité de maintenir une politique monétaire restrictive plus longtemps.</p>



<p>Pour les recommandations relatives aux politiques monétaires, le FMI a indiqué que les décideurs devront agir rapidement pour éviter tout événement systémique qui aurait un effet défavorable sur la confiance des marchés dans la résilience du système financier mondial.</p>



<p><em>«S’il se révélait nécessaire que les décideurs ajustent l’orientation de la politique monétaire pour favoriser la stabilité financière, ils devraient clairement faire savoir qu’ils demeurent déterminés à ramener l’inflation à son niveau cible dès que possible, une fois que les tensions financières se seront atténuées»,</em> a indiqué le rapport du FMI.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yxflowfyDj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/tunisie-une-croissance-parmi-les-plus-faibles-de-la-region-mena-en-2023-er-2024/">Tunisie : une croissance parmi les plus faibles de la région Mena en 2023 er 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : une croissance parmi les plus faibles de la région Mena en 2023 er 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/tunisie-une-croissance-parmi-les-plus-faibles-de-la-region-mena-en-2023-er-2024/embed/#?secret=3pFS2mWmEB#?secret=yxflowfyDj" data-secret="yxflowfyDj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/selon-le-fmi-la-hausse-du-taux-dinteret-nest-plus-la-panacee-contre-linflation/">Selon le FMI, la hausse du taux d’intérêt n’est plus la panacée contre l’inflation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ridha Chkondali : «La Tunisie n’est pas à l’abri de nouvelles hausses de l’inflation»   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/ridha-chkondali-la-tunisie-nest-pas-a-labri-de-nouvelles-hausses-de-linflation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 07:31:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chkondali]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7286874</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sans un accord avec le FMI, la Tunisie  n’est pas à l’abri de nouvelles hausses dans la prochaine étape.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/ridha-chkondali-la-tunisie-nest-pas-a-labri-de-nouvelles-hausses-de-linflation/">Ridha Chkondali : «La Tunisie n’est pas à l’abri de nouvelles hausses de l’inflation»   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Malgré le léger recul du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/tunisie-leger-recul-du-taux-dinflation-en-mars-2023/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux d’inflation </a>en Tunisie en mars 2023 à 10,3 après des hausses successives observées depuis octobre 2021, toutes les données indiquent que notre pays n’est pas à l’abri de nouvelles hausses dans la prochaine étape.</em></strong></p>



<span id="more-7286874"></span>



<p>C’est ce qu’affirme l’économiste Ridha Chkondali dans un <a href="https://www.tap.info.tn/ar/%D9%88%D9%8A%D8%A8-%D8%B3%D9%8A%D8%AA-%D8%A3%D9%87%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-Portal-Top-News/16162137-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%B6%D8%AE%D9%85-%D9%84%D8%A7-%D9%8A%D8%B2%D8%A7%D9%84" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entretien à l’agence Tap</a>, ajoutant que la légère baisse du taux d’inflation à 10,3% en mars  contre 10,4 en février ne doit pas nous faire perdre de vue le fait que ce taux reste trois fois plus élevé que ce qu’il était en 2016, année au cours de laquelle a été promulguée la loi instaurant l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie (BCT), principal responsable de la politique monétaire et qui a décidé à plusieurs reprises la hausse du taux d’intérêt directeur.</p>



<p><em>«La BCT a cru pouvoir ainsi mieux contrôler le taux d’inflation, mais les résultats réalisés prouvent l’inanité de cette politique monétaire et son inefficacité dans le lutte contre l’inflation»</em>, a indiqué Chkondali, en prévoyant de nouvelles hausses du taux directeur dans les prochains mois, la BCT ne disposant pas d’autres outils pour agir.</p>



<p>Selon l’économiste, le taux d’intérêt directeur qui atteint aujourd’hui 8% va aggraver les coûts financiers des entreprises, ce qui va provoquer de nouvelles augmentations des prix, et renchérir les remboursements des crédits pour le citoyens, dont le pouvoir d’achat va, par conséquent, continuer à baisser.</p>



<p><em>«Lorsque le taux d’inflation continue de s’élever pendant 20 mois successifs, on en arrive à la conclusion que l’inflation est devenue un problème structurel qu’on ne pourra pas combattre par la seule politique monétaire, dont les effets restent conjoncturels et limités»</em>, a expliqué Chkondali.</p>



<p>L’économiste estime que la solution à la poursuite de la hausse du taux d’inflation réside dans la conclusion de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI), pour un prêt de 1,9 milliard de dollars sur quatre ans, qui renforcera la valeur dinar et décélèrera le rythme de l’endettement intérieur, permettant de dégager les liquidités nécessaires pour le financement des entreprises, d’autant que les dettes de l’Etat auprès des banques locales ne sont pas dépensées pour développer l’investissement mais pour couvrir des dépenses publiques, et que la poursuite de la hausse du taux d’intérêt pénalise les entreprises en augmentant leurs coûts d’investissement.</p>



<p>Les autres solutions à envisager sont la recherche d’autres sources de financement que le FMI, le report du programme de levée des subventions sur le carburant, la redynamisation de la production et de l’exportation du phosphate, la relance des secteurs exportateurs par des mesures conjoncturelles appropriées, afin de relever la valeur du dinar sur le marché de change, et lutter plus efficacement contre le commerce parallèle et l’économie informelle, ajoute Chkondali.</p>



<p>Il faut aussi espérer une décélération du taux d’inflation au niveau des grandes économies mondiales et un apaisement sur le front russo-ukrainien, de manière à faire baisser les coûts des produits de base, comme les céréales ou les huiles végétales. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/ridha-chkondali-la-tunisie-nest-pas-a-labri-de-nouvelles-hausses-de-linflation/">Ridha Chkondali : «La Tunisie n’est pas à l’abri de nouvelles hausses de l’inflation»   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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