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La der des der : Pour Yadh Elloumi, «Kaïs Saïed est responsable de la faillite de la Tunisie»

Les déclarations de Yadh Elloumi sont souvent pittoresques pour ne pas dire ridicules. Elles émanent d’un esprit dérangé et confus, et qui ne recule devant aucune énormité. Sa dernière sortie est vraiment la der des der : dans un entretien avec IFM, hier, mercredi 17 mars 2021, il a poursuivi ses attaques gratuites contre le président de la république Kaïs Saïed, allant jusqu’à l’accuser de «conduire un coup d’Etat via le parti Attayar et Abir Moussi», la présidente du Parti destourien libre (PDL). Vidéo.

Par Imed Bahri

M. Elloumi ne s’encombre pas de logique et se fout totalement des faits qu’il invente, déforme ou interprète à sa guise et, souvent, de la manière la plus grotesque. L’essentiel pour lui est d’attaquer ses adversaires même en racontant des mensonges et des stupidités à leur encontre. Ce qui, de la part d’un élu du peuple, est pour le moins inquiétant. Et de la part d’un expert comptable et d’un commissaire aux comptes, ce qu’il est dans la vie réelle, est encore plus inquiétant. Que ne ferait-il pas pour falsifier les chiffres dans le but de leur faire dire n’importe quoi ?

Des affirmations plus grotesques les unes que les autres

Ce commentaire est justifié par l’affirmation ci-haut de M. Elloumi à propos d’un «coup d’Etat» que le président Saïed serait en train de conduire «via le parti Attayar et Abir Moussi», l’expert-comptable feignant d’oublier que non seulement Attayar et le PDL sont des adversaires politiques irréductibles – les déclarations des dirigeants d’Attayar hostiles à Abir Moussi, et vice et versa, sont innombrables –, mais que M. Saïed ne porte pas Mme Moussi et son parti dans son cœur (c’est un euphémisme) et a toujours refusé de la rencontrer, la considérant comme l’incarnation de la «contre-révolution» et de l’ancien régime dictatorial de Ben Ali dont l’avocate était une zélée partisane.

Dans la même interview, M. Elloumi a poussé le ridicule encore plus loin en affirmant que «le président de la république a causé la faillite du pays» (sic !), feignant d’oublier que ce dernier a pris ses fonctions il y a à peine un an et demi, et que ses prérogatives exécutives sont très limitées et ne lui permettent pas de prendre des décisions à caractères économique et financier, et encore moins de les faire exécuter par une administration publique qui dépend totalement de la signature du chef du gouvernement, et M. Eloumi, dont le parti, Qalb Tounes, soutient Hichem Mechichi, est bien placé pour le savoir.

Il faut dire que le parti de M. Elloumi est allié avec le parti islamiste Ennahdha, qui gouverne la Tunisie depuis 2012, et est, de ce fait le principal responsable de la déroute socio-économique du pays, et que, par de pareilles affirmations, plus grotesques les unes que les autres, il croit pouvoir disculper ses alliés, dont il attend qu’ils fassent pression sur la justice pour faire libérer Nabil Karoui, le président fondateur de Qalb Tounes, incarcéré et poursuivi dans des affaires d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent.

Plus il est attaqué, plus M. Saïed monte dans les sondages

Autre détail croustillant et qui explique tout : M. Saïed a le droit aux attaques répétées des dirigeants de Qalb Tounes parce qu’il a battu à plates coutures leur leader lors du second tour de la présidentielle de 2019 par 72,71 % des suffrages exprimés (excusez du peu !) contre «seulement» 27,29% pour M. Karoui et que le professeur de droit constitutionnel, dont l’intégrité et la droiture forcent le respect, a horreur de la corruption et se donne pour principale mission, en tant que chef de l’Etat, de la combattre. Ce qui, on l’imagine, n’est pas de nature à rassurer les partisans du sulfureux magnat de télévision et de publicité, dont on imagine la noblesse d’esprit et la rigueur morale.

C’est dans ce contexte qu’il faut situer les attaques répétées des dirigeants de Qalb Tounes contre Kaïs Saïed et celles de M. Elloumi sont les plus virulentes contre le président de la république et, surtout, les plus grotesques. Elles n’entachent pas la réputation de celui qu’elles ciblent, mais rendent encore plus ridicule celui qui saute d’un média à un autre pour les proférer, du reste inutilement, car, plus il est attaqué par ses adversaires, plus M. Saïed monte dans les sondages. S’ils étaient vraiment intelligents, ses adversaires auraient changé de stratégie, car c’est en devenant ses amis et ses thuriféraires qu’ils pourraient réellement entacher sa réputation et le faire détester des Tunisiens.

Honni soit qui mal y pense !

Vidéo.

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