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Festival de la chanson tunisienne : une ouverture sous le signe de la nostalgie

Soulef.

Comme tout événement d’envergure, le tapis rouge fut déroulé hier, mardi 30 mars 2021, à l’occasion de l’ouverture de la 20e édition du Festival de la chanson tunisienne et pour accueillir les nombreux artistes et invités, heureux de la reprise de cet important rendez-vous artistique marqué par la présence des plus célèbres chanteurs, poètes et compositeurs des différentes générations.

Pour cette grande fête de la musique qui a eu lieu dans la salle de l’Opéra de la Cité de la Culture de Tunis, c’est au duo Sonia Younsi et Ikbel Kalboussi qu’est revenue l’ouverture du Festival, donnant la parole à Chokri Bouzayene, son directeur artistique, qui a rappelé les grandes lignes de cette édition et ses orientations, ouverte sur les régions en premier lieu.

Puis c’est Habib Ammar, ministre par intérim des Affaires culturelles, qui a pris la parole pour affirmer l’importance des arts et de la musique dans la vie du citoyen, rappelant pour sa part un pan de l’histoire de la musique tunisienne et quelques-uns parmi ses sommités qui ont marqué notre passé et notre patrimoine musical, insistant sur le rayonnement dont devra se prévaloir la chanson tunisienne.

Et c’est avec l’imposant orchestre, formé d’une sélection des plus chevronnés de nos musiciens et de toutes les régions, au nombre d’une quarantaine d’éléments, et d’une chorale d’une douzaine de membres, dirigé par le maestro Mohamed Lassoued que démarra la fête avec un cocktail élaboré par Abdelbasset Belgaïed composé par des morceaux de célèbres chansons des Adnène Chaouachi, Soufia Sadok, Monia Béjaoui et Lotfi Bouchnak.

Place fut cédée par la suite aux chansons concourantes, huit pour cette première soirée, et qui sont : «Ghariba alaya», «Lasta el-hayet», «Ya ness, rani nhebha», «Nhebbek ya donia», «La fayda fiddoua», «Ana wenti ya lellati» et «Waznak dhahab», entrecoupées d’une apparition de la grande vedette Soulef qui chanta deux de ces célèbres chansons («Ma tfakkarnech» et «Asma mossrar») et du poète Habib Mahnouch qui donna une complainte sur la mère-patrie, cette Tunisie meurtrie par une drôle de «révolution» et trahie par ses propres enfants comme il l’a martelé dans ses proses.
Lors de la 2e partie de la soirée c’est l’artiste Kais Melliti qui a dirigé l’orchestre.

En clôture de cette ouverture, Sabeur Rebaï a eu le plaisir de se rappeler le bon vieux temps, ses premiers pas dans ce festival, et chanta deux de ses premières chansons, et de conclure avec un hommage à la diva Saliha, dans un cocktail de quelques-unes de ses belles chansons «Ourdhouny», «Charg ghda bezzaïn» et «Ah ya khlila».

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