Les meurtres de femmes se poursuivent en Tunisie, avec deux crimes enregistrés durant les premiers jours de l’année 2026 : le 1er janvier, Ikhlas a été assassinée à Mahdia, et le 5 janvier, Olfa a été tuée à Menzel Bourguiba.
Ces deux meurtres s’inscrivent dans la continuité d’une année 2025 qui a enregistré30 meurtres de femmes, indique l’association féministe Aswat Nissa sur s page Facebook, estimant que le nombre réel est probablement plus élevé en raison du manque de transparence, de la sous-déclaration et des difficultés d’accès à l’information.
A titre de comparaison, seulement 6 féminicides avaient été recensés en 2018, ce qui signifie que les violences faites aux femmes ont quintuplé en moins de 7 ans.
Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard, ni de simples statistiques ; ils sont plutôt la conséquence directe de politiques étatiques défaillantes en matière de prévention de la violence, d’un manque persistant de protection des femmes, d’un laxisme dangereux des forces de l’ordre et d’une normalisation officielle de la violence et de l’impunité, estime l’association.

«Cette dangereuse escalade témoigne d’un manque de protection des femmes et d’une insuffisance dans l’application des lois, et confirme que le meurtre de femmes n’est plus un incident isolé, mais un phénomène qui exige une intervention urgente», note Aswat Nissa, qui Nous condamne fermement ces crimes et exige que «l’État assume ses responsabilités, assure la protection des femmes, traduise les auteurs en justice et mette fin à l’impunité.»
I. B.



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