Le secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Hamadi Habaieb, a déclaré que son département s’efforçait actuellement de réduire l’évaporation de l’eau dans les réserves, expliquant que le changement climatique et la hausse des températures ont entraîné une augmentation des taux d’évaporation de l’eau dans les barrages. (Photo : Sidi Salem, le plus grand barrage de Tunisie, construit sur le cours de la Medjerda, près de Testour, Béja).
Dans une déclaration à Diwan FM, ce lundi 30 mars 2026, en marge de la signature de 14 contrats de programmes de recherche entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et plusieurs instituts et centres de recherche, M. Habaieb a ajouté que la Tunisie perdait environ un million de mètres cubes d’eau par jour par évaporation durant les mois d’été, en raison de la hausse des températures. Le volume de ces pertes équivaut à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax, soit les régions les plus peuplées, les plus urbanisées et qui consomment la plus grande partie des ressources hydrauliques du pays.
Tout en soulignant que les autorités concernées travaillent à réduire ces pertes, M. Habaieb a indiqué que son département, en collaboration avec celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, mène un programme visant à développer des moyens pour réduire l’évaporation, ajoutant que d’autres programmes de surveillance des niveaux des nappes phréatiques sont mis en œuvre en recourant à des technologies modernes.
Par ailleurs, M. Habaieb s’est voulu rassurant en indiquant que la situation hydrique est meilleure cette année que l’an dernier et que les barrages sont remplis à environ 58 % de leur capacité au jour d’aujourd’hui, et ce grâce aux fortes précipitations enregistrées depuis septembre dernier. Ce qui permet à la Tunisie de souffler momentanément après plusieurs années de sécheresse marquées par le stress hydrique et les protestations des populations dans certaines régions suite aux coupures intempestives d’eau en plein été.
I. B.



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