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	<title>Archives des Algérie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Algérie - Kapitalis</title>
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		<title>Déclaration &#124; Un Maghreb des libertés est encore possible</title>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2026 05:49:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déclaration finale de la Journée «5 heures pour les libertés et les droits humains au Maghreb» tenue le 2 mai 2026 à Paris. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/declaration-un-maghreb-des-libertes-est-encore-possible/">Déclaration | Un Maghreb des libertés est encore possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous publions ci-dessous la «Déclaration finale» de la Journée «&nbsp;5 heures pour les libertés et les droits humains au Maghreb» tenue le 2 mai 2026 à la&nbsp;Bourse de Travail à&nbsp;Paris. Cette IIIe édition a été organisée par des organisations maghrébines en hommage au militant et historien algérien Mohammed Harbi.</em></strong></p>



<span id="more-18727957"></span>



<p>Nos organisations à l’origine de cette journée s’étaient déjà données rendez-vous dans cette même salle pour débattre et échanger sur un sujet d’une importance capitale. Nous avions réuni les représentant.es d’organisations de défense des droits humains de tous les pays du Maghreb pour faire l’état des lieux des libertés qui sont piétinées et allègrement bafouées par les régimes en place. L’Ensemble avait salué l’initiative et la dynamique qui nous ouvraient le chemin vers d’autres perspectives. Nous avions mesuré l’immensité des attentes et de la tâche qui nous incombe pour poursuivre cette belle dynamique amorcée. </p>



<p>Voici les mots sur lesquels nous nous sommes quittés la dernière fois : <em>«Nous devons montrer aux régimes autoritaires de la région que nous serons toujours sur leur chemin pour faire barrage à leur politique répressive empreinte de haine, de chauvinisme, d’exclusion et d’intolérance. Nous ne les laisserons pas sévir impunément. Nous bâtirons des solidarités entre les peuples du monde et leurs forces vives, éprises de justice, pour les dénoncer et lever le voile sur leurs mensonges qu’ils distillent à la face du monde par rapport à leur soi-disant respect des engagements en matière des droits humains. Nous resterons unis pour leur tenir tête et leur dire que nous n’abandonnons pas nos peuples dans leur combat pour la liberté, la dignité, la justice et l’Etat de droit. UN AUTRE MAGHREB EST POSSIBLE, UN MAGHREB DES LIBERTÉS.»</em> </p>



<p>Nous nous retrouvons cette année, dans un contexte international très inquiétant, dominé par la poursuite du génocide que commet l’État criminel d’Israël contre le peuple palestinien et les agressions menées conjointement par les États-Unis d’Amérique et Israël contre l’Iran, en piétinant le droit international et faisant courir à toute la région le risque d’une guerre généralisée. Notre condamnation est totale. Notre soutien indéfectible à la cause palestinienne ainsi qu’aux peuples iranien, libanais et à tous les peuples dans leur lutte pour le droit de disposer d’eux-mêmes, a été et sera toujours au cœur de nos combats.&nbsp;</p>



<p>Nous restons par ailleurs toujours animés de la même volonté de donner un nouvel élan à notre dynamique pour porter et défendre l’idée d’un GRAND MAGHREB, un Maghreb sans frontières, sans haine, sans chauvinisme, sans racisme ni esclavage. Un Maghreb où la liberté, la justice, l’égalité, la dignité, la pluralité, la démocratie et l’État de droit sont respectés. Bref, un Maghreb comme le voulait l’historien anti-colonial algérien, le regretté Mohamed Harbi, à qui nous dédions cette rencontre d’aujourd’hui. </p>



<p>Nous voulons faire de cette journée un acte politique, un espace de convergence, de résistance et de construction d’un rapport de force à l’échelle maghrébine en hommage à Mohamed Harbi dont le parcours nous rappelle que les luttes pour la liberté sont indissociables et que l’histoire du Maghreb n’est qu’une histoire de combats partagés.</p>



<p>Si lors de la dernière édition, nous avions mis l’accent sur l’état des lieux des libertés et la situation des droits humains au Maghreb tout en se focalisant particulièrement sur la liberté de la presse et l’instrumentalisation de la justice, cette année nous avons jugé utile de débattre d’autres sujets se rapportant à la construction de ce Maghreb tant désiré. C’est pour cette raison qu’on a scindé la journée en deux parties. Le matin, la parole était donnée aux défenseur.es maghrébin.es pour relater la situation des droits humains dans la région. Leur constat est alarmant :</p>



<p>De la Mauritanie à la Libye, en passant par le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, c’est un même système de répression qui frappe.</p>



<p>En Algérie, on emprisonne les voix du Hirak et on interdit les associations de défense des droits humains ainsi que les médias indépendants. </p>



<p>Au Maroc,&nbsp;on condamne lourdement les figures des mouvements populaires comme ceux du Hirak du Rif et on emprisonne les jeunes de la génération Z pour briser toute contestation et toute voix critique.&nbsp;</p>



<p>En Tunisie, on criminalise l’opposition, l’action citoyenne et la solidarité, on muselle la presse, on instrumentalise la justice pour faire taire toute dissidence et on exacerbe le racisme contre les migrants subsahariens.</p>



<p>En Mauritanie, on piétine les libertés fondamentales et on réduit en esclaves les citoyen.nes d’origine haratine.</p>



<p>En Libye, on pratique la traite d’êtres humains et on exécute sommairement des citoyen.nes dans un contexte de guerre civile qui fait des ravages.</p>



<p>Ce ne sont malheureusement que quelques traits de la triste réalité car les autorités maghrébines s’attaquent plus généralement aux libertés collectives et individuelles en se basant sur des lois liberticides. Les violations des droits humains les plus élémentaires sont monnaie courante. Les prisons sont de plus en plus peuplées de militant·e.s politiques, associatif·ve.s, intellectuels, journalistes et syndicalistes. Ainsi, on voit que les régimes despotiques qui sévissent au Maghreb ne convergent que pour réprimer leurs peuples.<br>L’après-midi, lui, a été consacré à la question cruciale de l’intégration souhaitée du Maghreb.</p>



<p>Nos invités, qui sont des chercheur.es, des économistes et des universitaires, toutes et tous spécialistes du Maghreb, se sont penchés sur des sujets d’ordres géopolitiques et géostratégiques qui se rapportent à l’intégration régionale. À travers leurs riches interventions, elles /ils ont questionné cette intégration sous différents angles; historiques, politiques, géostratégiques et socio-économiques.<br>Les visées de l’État génocidaire d’Israël sur la région en signant les accords d’Abraham avec l’État marocain, la récente mainmise des États-Unis d’Amérique sur les négociations entre le Maroc et le Front Polisario concernant le Sahara Occidental, ainsi que le début dernièrement des manœuvres militaires African Lion 26, pilotés par les USA et le Maroc, et qui regroupent la Tunisie et d’autres pays du Sahel, n’augurent rien de bon pour la région.</p>



<p>L’idée d’un Maghreb uni trouve ses sources dans les années 1920 lorsque les mouvements de libération nationale se sont réunis au Caire, dans le cadre de leur lutte contre la colonisation, pour constituer une commission de libération du Maghreb. Trente ans après, la conférence de Tanger de 1958 a initié la création d’une union maghrébine.</p>



<p>La forme et le contenu géopolitique de cette union ont été modelés au gré des régimes qui ont pris le pouvoir après les indépendances. Celle qui a été livrée et imposée aux Maghrébins s’appelle l’Union du Maghreb Arabe qui a vu le jour en 1989 à Marrakech. Une coquille vide, sans aucun impact politique majeur et dont l’appellation même, étant non inclusive, pose problème. Elle est à l’image des pouvoirs qui sévissent depuis au Maghreb. Son temps est révolu. Les peuples maghrébins méritent mieux et aspirent à une vraie cohésion.</p>



<p>À travers les analyses et les interrogations de nos&nbsp;<a href="http://intervenant.es/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">intervenant.es</a>&nbsp;sur les raisons objectives et les obstacles qui se dressent devant l’intégration et la construction d’un Grand Maghreb, malgré tous les atouts économiques et géopolitiques dont dispose la région, nous pouvons déceler en filigrane une esquisse de réponse qui désigne comme responsable le déficit criant de l’État de droit dans tous les pays du Maghreb.</p>



<p>Les débats et les échanges d’aujourd’hui ont permis quelques réflexions et pistes à explorer pour le dépassement. Les sociétés civiles maghrébines ont un rôle primordial pour atteindre cet objectif. C’est à nous, forces vives de ces sociétés, qu’incombe cette tâche et d’en être le fer de lance. Nous savons que le pouvoir appelle l’abus de pouvoir comme disait Montesquieu. Nous devons donc rester ce que nous sommes aujourd’hui, c’est-à-dire des défenseur.es des droits humains éternellement insatisfaits. Nous devons rester vigilants et alertes pour jouer notre rôle de garde-fou, sensibilisés et mobilisés pour des changements démocratiques en vue de l’avènement de l’État de droit dans tous les pays du Maghreb, un préalable pour une intégration future dans un Grand Maghreb des peuples pour la liberté, la dignité, la justice, l’égalité, la pluralité, la démocratie – un grand Maghreb où toutes les frontières seront démantelées pour céder la place à la libre circulation des humains et des biens.</p>



<p>Nous sommes conscients que le chemin à parcourir est très long, mais nous avons l’intime conviction que le salut des peuples de la région se trouve au bout de cette voie que nous empruntons.</p>



<p>Il est temps de construire ensemble une solidarité active et transnationale pour refuser la résignation et les frontières qui nous sont imposées.</p>



<p>Nous appelons toutes les forces vives éprises de justice et de liberté à se mobiliser massivement avec nous pour :<br>&#8211; Briser le silence imposé par la répression<br>&#8211; Dénoncer publiquement et sans compromis les violations des droits<br>&#8211; Exiger la libération de tou.tes les détenu.es politiques et d’opinion<br>&#8211; Défendre ensemble la liberté d’expression et une justice indépendante</p>



<p><strong>Associations et organisations signataires :</strong></p>



<p>Association de défense des droits de l&rsquo;Homme au Maroc (ASDHOM)</p>



<p>Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)</p>



<p>Association des Haratines de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)</p>



<p>Association des Marocains en France (AMF)</p>



<p>Association marocaine des droits humains-Paris (AMDH-Paris)</p>



<p>Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM)</p>



<p>Association&nbsp;des&nbsp;travailleurs&nbsp;maghrébins&nbsp;de&nbsp;France&nbsp;(ATMF)</p>



<p>Association&nbsp;Le&nbsp;Pont&nbsp;de&nbsp;Genève&nbsp;[SUISSE]</p>



<p>Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA)</p>



<p>Collectif de sauvegarde de la Ligue Algérienne des Droits Humains (CS-LADDH) </p>



<p>Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)</p>



<p>Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)</p>



<p>Euro-Mediterraan Centrum Migratie &amp; Ontwikkeling (EMCEMO) [PAYS-BAS]</p>



<p>Femmes Plurielles</p>



<p>Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)</p>



<p>Fondation Frantz Fanon (FFF)</p>



<p>Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie (FONADH)</p>



<p>Forum marocain Vérité et Justice-France (FMVJ-France)</p>



<p>Institut&nbsp;Mehdi Ben&nbsp;Barka&nbsp;&#8211;&nbsp;Mémoire&nbsp;vivante</p>



<p>Libertés Algérie</p>



<p>Na’oura-Bruxelles</p>



<p>Observatory on Gender In Crisis (Libye)</p>



<p>Pour une alternative démocratique en Algérie (PADA)</p>



<p>Riposte internationale [ALGÉRIE]</p>



<p>SOS Migrants &#8211; Belgique</p>



<p>Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT)</p>
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		<title>Washington approuve la vente de matériel militaire à Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/washington-approuve-la-vente-de-materiel-militaire-a-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 12:12:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance des frontières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le département d’État américain a approuvé une vente d’équipements militaires à la Tunisie pour mieux surveiller ses frontières. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le département d’État américain a approuvé une vente potentielle d’équipements militaires à la Tunisie pour l’acquisition de matériel destiné à soutenir la troisième phase du projet de sécurité des frontières, pour un montant total estimé à 95 millions de dollars.</em></strong> </p>



<span id="more-18707748"></span>



<p>Selon un communiqué officiel de Washington, le gouvernement tunisien a demandé l’achat de matériel classé comme équipement de défense non majeur, c’est-à-dire non classé comme système d’armes majeur.</p>



<p>Le lot comprend des véhicules commerciaux pour les unités d’intervention frontalière, des radios embarquées, des stations de base, des caméras thermiques pour la surveillance et les tours de relais, des radars, des systèmes micro-ondes, des caméras de périmètre, des systèmes LTE, des abris, des capteurs environnementaux, des générateurs et des systèmes solaires.</p>



<p>La fourniture comprend également des dispositifs de détection des radiations, des explosifs et des agents chimiques, notamment des détecteurs de radiations individuels (Fido X3, Progeny ResQ et Identifier R400-NGH), ainsi que des télémètres, des jumelles, des projecteurs, des trousses de premiers secours, des caméras thermiques tactiques, du matériel et des logiciels de commandement et de contrôle, des pièces détachées, l&rsquo;installation, la configuration, l&rsquo;intégration, les tests, l’intégration aux véhicules, les garanties, la maintenance et la formation en Tunisie.</p>



<p>Le Département d’État explique que cette vente vise à soutenir la politique étrangère et la sécurité nationale des États-Unis en contribuant à améliorer les capacités de défense d’un <em>«allié majeur non membre de l’Otan»</em>, considéré par Washington comme un acteur important pour la stabilité politique et le développement économique de l’Afrique du Nord.</p>



<p>Pour Tunis, ce projet devrait renforcer sa capacité à long terme à défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale et à répondre à ses propres besoins en matière de défense nationale.</p>



<p>Ce dossier s’inscrit dans un programme plus vaste visant à renforcer les contrôles aux frontières, une question clé pour les autorités tunisiennes, notamment le long des routes sensibles avec la Libye et l’Algérie, dans un contexte régional marqué par le trafic transfrontalier, les menaces terroristes résiduelles, l’instabilité libyenne et la pression des réseaux criminels au Maghreb et au Sahel. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/politica/2026/04/28/usa-approvano-la-vendita-da-95-milioni-per-sorveglianza-frontiere-tunisia_275f80f8-dbaa-4d76-8555-a10912627e51.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ANSAmed</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/washington-approuve-la-vente-de-materiel-militaire-a-tunis/">Washington approuve la vente de matériel militaire à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Avez-vous lu Ahmed Zitouni ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 06:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Zitouni]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Dib]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'œuvre de l'écrivain algérien Ahmed Zitouni, décédé le 5 juin 2024 à Aix-en-Provence, mérite d'être mieux connue. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/avez-vous-lu-ahmed-zitouni/">Avez-vous lu Ahmed Zitouni ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«[…] Et dans quelle langue, encore une fois ! Non pas belle au sens classique et sage du mot, mais inventive, inattendue, subversive, dans la meilleure acception de ces trois termes. Parce que, quelle justesse de ton ! Un chef-d’œuvre d’humour noir, macabre même, et paradoxalement jubilatoire, réjouissant en même temps. Parce que, quelle mine en fait de bonheurs d’écriture à tout va ! […]», écrivait Mohammed Dib dans une lettre à Ahmed Zitouni, l’auteur de ‘‘La Veuve et le Pendu’’, le 10 novembre 1994.</em></strong></p>



<p><strong>Ghislain Ripault</strong></p>



<span id="more-18706302"></span>



<p>Ahmed Zitouni est né en 1949 à Saïda, dans le nord-ouest de l’Algérie. Son enfance s’écoule sur fond de guerre d’Algérie. Après des études à l’École normale et deux ans de service national, il quitte l’Algérie et débarque à Marseille à 24 ans. Il enchaîne les petits boulots et découvre l’exclusion ordinaire, en même temps que l’écriture. Puis il enseigne à l’université.</p>



<p>Auteur d’une dizaine d’ouvrages publiés, il n’a jamais cessé d’écrire bien que la maladie l’ait éloigné du monde éditorial et de la vie littéraire. Il est décédé le 5 juin 2024 à Aix-en-Provence.</p>



<p>En 2008, Ahmed Zitouni publie son huitième roman, <em>‘‘Au début était le mort’’</em> (éd. La Différence), sans imaginer savoir qu’il bouclerait un quart de siècle de prise et déprise éditoriale, alors qu’il apprend, par brusque tangente, qu’un cancer déjà pugnace, ce <em>«coquelicot noir»</em> qu’il évoquera souvent par la suite, a noué tige funeste dans son œsophage, et n’aspire qu’à s’y épanouir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un «humaniste intranquille»&nbsp;</h2>



<p>Dès le premier roman paru en 1983, au titre autant signalétique, <em>‘‘Avec du sang déshonoré d’encre à leurs mains’’</em> (Laffont), un vers de Paul Verlaine, Ahmed Zitouni ouvre l’obstiné chemin d’écriture qu’il va s’efforcer de tracer, en humaniste intranquille : je ne suis probablement pas le seul qui le qualifierait ainsi, sans le cantonner, car il pratique le hors-piste avec une ardente et ferme générosité de réfractaire aux étiquetages de tous les bords de quelle route, serait-elle des mieux aménageable.</p>



<p>J’en parle en connaissance d’amitié, ancrée dans les années soixante-dix du siècle dernier, quand je commence à recevoir, pour la revue <em>Barbare</em>, des textes aussitôt appréciés.</p>



<p>Je prendrai un fragment de son liminaire tapuscrit d’emblée clairperçant (1979, n° 31-32), <em>‘‘Journal d’un bicot désabusé’’</em>, dont plus tard il dotera le héros malgré lui d’une épopée tragi-burlesque, auteur d’une <em>‘‘Balade du bicot’’</em> lui valant invitation inouïe au fameux<em> Vendredi soir</em> sur plateau de télévision publique : Attilah Fakir, ou les trois derniers jours d’un <em>«apostrophé»</em>, résolument dévastateurs, surtout pour le personnage en perdition, et cette <em>‘‘Voix qui le houspille’’</em>, telle une cornaque en diableries, égarés tous deux sous les projecteurs, et voués à l’onction commerciale de l’Officiant magique. Une sorte de frileur mental et hallucinogène, accepté pourtant par les (jeunes) éditions Souffles, et auquel <em>L’Événement du jeudi</em> accorde son prix de saison (automne 1987), sans vraiment afficher les filigraneuses raisons du jury de critiques : après tout, voire avant, l’émission de Bernard Pivot tenait le très-haut des tribunes littéraires à valeur ajoutée ?</p>



<p>Pour ne citer que ces œuvres – mais les quatre cousines de narration sont de même verve polémique documentée –, je dirai que de bout en bout Ahmed Zitouni aura tiré ses mailles ultrasensibles d’une pelote d’histoires où priment sans cadeau les destins de trop nombreux <em>«cabossés de la vie»</em> (je le cite), en lecteur assidu des faits divers où sont impliqués des immigrés de tous statuts, en particulier maghrébins, ce qu’il a été en débarquant d’Alger à Marseille (1973), vivant de petits boulots d’exclu ordinaire, expérience immédiate, puissants lests à l’instar des épreuves d’une enfance parfois astreinte à se déjuger, tatouée au vif d’une guerre dite d’Algérie. Puis il a repris des études, s’est installé à Aix-en-Provence, où il a enseigné à l’Institut d’études politiques. Entre ces temps, il a rencontré Françoise, et sont nés une fille, Ada, un fils, Marwan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un patient à durée déterminée</h2>



<p>Pendant les seize années qui se vicieront à l’amenuiser patient à durée déterminée, donc à l’absenter des zones culturelles créditées, Ahmed a lutté contre un adversaire directement prédateur, puisque <em>«le coquelicot noir»</em>, s’il a feint parfois de remiser ses armes délétères, a fait des émules par procuration, et d’identique acharnement, dans un corps malmené jusqu’au scellement, un jour de juin 2024. Et s’il a pu différer l’issue d’un combat éperdu, avec rémissions, réassauts, médications et protocoles divers, tous éprouvants, il le doit à cette formidable <em>«volonté écrivante»</em>, qu’il aura muée antidote majuscule, transfusion précieuse, inconnue des laboratoires, et, quoique provisoire, effectivement vitale.</p>



<p>C’est à ce coût terrible qu’Ahmed est parvenu 1) à reprendre deux romans jadis publiés, qu’il a fort développés, ainsi qu’une nouvelle devenue odyssée d’une rive à l’autre de la Méditerranée, &nbsp;<em>‘‘Livre de la mémoire et de l’oubli’’</em> titré <em>‘‘Houria’’</em>, 2) à rédiger dans les premières années de la maladie sa <em>‘‘Lettre à Ada’’</em>, récit qui entrelace une chronique à cru en Carcinoland, le journal mélancolique d’un vieil écrivain ombiliqué à son quartier d’enfance, et cette lettre à sa fille longtemps promise et qu’il ne peut plus tarder à lui écrire, confession incluant toutes les autres.</p>



<p>Quatre grands et gros textes inédits qui nous ont conduits, Françoise et moi, à essayer de tenter l’impossible : les faire paraître, et aussi réintéresser aux livres imprimés, tous manquants en France, et libres de droit.</p>



<p>Il s’est assez vite avéré que nous devions prendre nos responsabilités : créer une association dédiée, et publier par ce biais le recueil de textes que nous avions peu à peu composé, une sorte d’<em>‘‘Ahmed Zitouni par lui-même’’</em>, tel que décrit dans notre préface : <em>«Sept fragments de “La Lettre à Ada” et de “Houria” constituent la première partie, intitulée “Approches”, où principalement l’auteur explore sa conception et sa pratique de l’écriture. “Archives”, la seconde partie, réunit des lettres, présentations, entretiens, les synopsis des œuvres publiées, assortis d’extraits d’articles de presse, et ceux des tapuscrits.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Arabe de France qui écrit</h2>



<p>Ainsi pensons-nous avoir réussi à dessiner le portrait d’un homme (un mari et compagnon, un vieux frère), d’un écrivain qui se sera toujours refusé à entrer dans le prêt-à-classer. Il le rappelait en 2019, répondant aux questions de Nadir Allam pour le journal <em>Reporters</em> (Algérie) : <em>«Un Arabe de France qui écrit, c’est l’incarnation d’une somme de stéréotypes, d’idées reçues, de fantasmes et d’images préconçues à exploiter, le contenu de son livre étant relégué au second plan, en produit d’accompagnement. Affectueusement sommé d’incarner l’Arabe de service faisant allégeance républicaine… le porte-plume de l’immigration souffrante… l’intellectuel engagé… le militant d’une cause… l’assimilé exemplaire… le produit de la méritocratie scolaire… à chaque fois réduit à un rôle de représentation écrit par d’autres […], j’ai refusé les sollicitations de cet humiliant paternalisme et les juteux bénéfices qu’il me faisait miroiter. Un principe d’éthique de droiture, auquel je n’ai jamais dérogé. J’étais… et je reste un homme, un écrivain. Un homme qui écrit, guidé par une conscience aiguë de sa condition. Point.»</em> Rien à ajouter.</p>



<p>Peut-être ceci, et qui n’est pas rien : lisez, s’il vous plaît, Ahmed Zitouni.</p>



<p><em>Association Ahmed Zitouni, : BP 23, 13101, Aix-en-Provence, Cedex01.</em></p>



<p><em>Site à consulter : ahmedzitouni.fr</em></p>



<p><em>Également : contact.asso@ahmedzitouni.fr 3.</em></p>
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		<item>
		<title>Trafic de médicaments &#124; Saisie de 12.000 comprimés destinés à la contrebande</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/trafic-de-medicaments-saisie-de-12-000-comprimes-destines-a-la-contrebande/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 21:38:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[frontière]]></category>
		<category><![CDATA[MÉDICAMENTS]]></category>
		<category><![CDATA[Tabarka]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les unités de la garde nationale ont démantelé un réseau de trafic de médicaments à la frontière tuniso-algérienne et ont arrêté un ressortissant tunisien. Ce dernier, âgé d&#8217;une quarantaine d&#8217;années, réside dans la zone frontalière entre Tabarka et Aïn Draham et a été arrêté suite à une enquête menée par la brigade de renseignement frontalier...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les unités de la garde nationale ont démantelé un réseau de trafic de médicaments à la frontière tuniso-algérienne et ont arrêté un ressortissant tunisien.</em></strong></p>



<span id="more-18705485"></span>



<p>Ce dernier, âgé d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;années, réside dans la zone frontalière entre Tabarka et Aïn Draham et a été arrêté suite à une enquête menée par la brigade de renseignement frontalier de Tabarka en coordination avec la brigade des frontières terrestres de Babouche</p>



<p>Lors de la perquisition du domicile du suspect, les agents ont découvert près de 12.000 comprimés destinés au traitement de maladies chroniques, qui étaient destinés à être acheminés illicitement vers l’Algérie, indique une source cité par Mosaïque FM, ce mardi 28 avril 2026.</p>



<p>En coordination avec le Parquet du tribunal de première instance de Jendouba, le suspect principal a été placé en détention et les investigations se poursuivent afin d&rsquo;identifier les autres membres de ce réseau de trafic transfrontalier.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>Le management des risques en plongée sous-marine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/le-management-des-risques-en-plongee-sous-marine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:01:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accidentologie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Tabbakh]]></category>
		<category><![CDATA[plongée sous-marine]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Mas]]></category>
		<category><![CDATA[Salma Zribi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sortir du contexte marqué par le déficit de l’approche analytique dans la prévention des risques en plongée sous-marine. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un contexte marqué par le déficit de l’approche analytique dans la prévention des risques en plongée sous-marine, une conférence en ligne consacrée à la gestion des risques en plongée, a réuni le 26 avril 2026, des professionnels issus de plusieurs pays (Maroc, Algérie, France, Belgique, Tunisie) et de plusieurs organismes (FRMPAS, CMAS Europe, Lifras, ANMP, FRMPAS, MAN).</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18696358"></span>



<p>La conférence, organisé par Abysse Plongée et modéré par Mehdi Tabbakh, a tourné autour de l’intervention de Richard Mas, formateur de moniteurs de plongée au CREPS, et auteur du livre <em>« Management du risque et prise de décision en plongée subaquatique »</em> paru en octobre 2025.</p>



<p>Cet événement s’inscrit dans une dynamique de transfert de compétences, que cette association tunisienne œuvre à faire valoir depuis plusieurs années. Selon Salma Zribi, sa secrétaire générale, cette dynamique se concrétise par des projets et des rencontres avec des experts internationaux, visant à éclairer les professionnels sur des questions d’actualité et à pousser la réflexion sur les défis de la plongée sous-marine en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une approche systémique de la gestion des risques</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="682" height="910" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Salma-Zribi.png" alt="" class="wp-image-18696368" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Salma-Zribi.png 682w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Salma-Zribi-225x300.png 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Salma-Zribi-580x774.png 580w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Salma Zribi.</em> </figcaption></figure>
</div>


<p>Richard Mas a présenté une analyse approfondie de l’accidentologie en plongée sous-marine, en mettant en lumière plusieurs axes essentiels se référant à la cindynique&nbsp;; la science du danger et la gestion des risques. Il a notamment souligné que l’approche analytique de la sécurité en plongée a prouvé ses limites, insistant sur l’importance d’adopter une approche systémique dans la gestion des risques en plongée.</p>



<p>L’exposé a permis d’aborder des dimensions à la fois théoriques et pratiques, notamment les facteurs psychologiques, les facteurs organisationnels et les facteurs environnementaux. À travers des illustrations concrètes, Richard Mas a mis en évidence une matrice des déficits en plongée, offrant ainsi des clés de compréhension accessibles à un public diversifié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réflexion sur la sécurité en milieu accidentogène</h2>



<p>La session interactive qui a suivi a donné lieu à des échanges nourris entre les participants et l’intervenant. Plusieurs questions ont porté sur la refonte des standards, l’apport des sciences humaines et la sécurité, témoignant de l’intérêt suscité par le sujet et de sa pertinence dans différents contextes professionnels.</p>



<p>Au-delà du contenu présenté, ce webinaire a également mis en évidence la nécessité de renforcer la dynamique de réflexion autour de la sécurité en milieu accidentogène, dans un contexte où la plongée sous-marine attire un nombre de plus en plus élevé de pratiquant. Il ouvre ainsi la voie à de nouvelles perspectives de modélisation de l’accidentologie dans la plongée.</p>



<p>En conclusion, cet événement a confirmé l’importance des espaces d’échange pour favoriser la diffusion des connaissances et encourager le dialogue entre experts et public.</p>



<p>Une initiative d’Abysse Plongée, saluée par les participants, qui ont souligné la qualité de l’intervention et la richesse des débats.</p>
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		<item>
		<title>Troubles au Mali &#124; La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 12:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Azawad]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Jallouli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux troubles actuels au Mal, la Tunisie doit sécuriser ses frontières désertiques et terrestres avec l'Algérie et la Libye. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce qui se passe aujourd&rsquo;hui au Mali ce ne sont pas des troubles dans un pays lointain, mais une menace directe et urgente pour la sécurité nationale tunisienne. La Tunisie doit donc prendre les plus grandes précautions pour sécuriser ses frontières désertiques les plus reculées ainsi que ses frontières terrestres avec l&rsquo;Algérie et la Libye…</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18692003"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ce que vit aujourd’hui le Mali n’est pas un simple trouble passager, mais un profond bouleversement géopolitique. Le problème dépasse le cadre des attaques internes ou des conflits locaux&nbsp;; nous sommes désormais confrontés à un contexte régional complexe où les agendas de puissances étrangères rivales se croisent, rendant la stabilité du Maghreb, y compris celle de la Tunisie, extrêmement fragile.</p>



<p>La Mauritanie a récemment protesté contre l’incursion des forces régulières maliennes sur son territoire national…</p>



<p>Au niveau régional, le régime malien a déclaré son soutien explicite au Maroc sur la question du Sahara occidental et à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Relation tendue entre l’Alger et Bamako</h2>



<p>Alors que le Maroc et l’Algérie connaissent une crise diplomatique et sécuritaire prolongée depuis les années 1990, exacerbée par l’embargo énergétique depuis 2021, l’Algérie a connu une rupture similaire avec Bamako en 2025. Cette rupture a fait suite à l&rsquo;annonce par l’Algérie de la destruction d’un drone à sa frontière avec le Mali, à la dénonciation par Bamako de l’Accord de paix d’Alger de 2015 et à son accusation selon laquelle l’Algérie soutient des mouvements séparatistes…</p>



<p>Dans ce climat tendu, la coordination et la coopération algéro-mauritaniennes se renforcent…</p>



<p>Même les grandes alliances ne sont pas épargnées par cette complexité. La Russie, garante de la sécurité du régime malien actuel et liée historiquement à l’Algérie, semble désormais en désaccord avec cette dernière quant à la gestion de la crise malienne. Tandis que le Mali accuse l’Algérie de soutenir les rebelles de l’Azawad, l’Algérie réplique en accusant Bamako de collaborer avec des acteurs régionaux pour la déstabiliser…</p>



<p>Cette situation explosive laisse présager une explosion imminente qui pourrait déborder les frontières et embraser tous les pays voisins. Il ne s’agit plus simplement d’une rébellion touareg ou d’attaques de groupes armés&nbsp;; le Mali est devenu un champ de bataille par procuration où convergent des intérêts internationaux conflictuels, contraignant la Tunisie à l’état d’alerte maximale…</p>



<p>La principale préoccupation aujourd’hui est l’extension du conflit et les vagues de déplacements massifs de population qui en résultent, du Mali vers l’Algérie, puis vers la Tunisie ou la Libye. Le danger réside non seulement dans le nombre de personnes déplacées, mais aussi dans leur identité, leurs origines et leurs nationalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les groupes armés peuvent s’infiltrer facilement</h2>



<p>Parmi des milliers de civils, des éléments radicaux liés à des groupes armés peuvent facilement s’infiltrer par les routes désertiques accidentées. Le danger s’intensifie si l’Algérie, sous le poids de ses pressions sécuritaires et économiques, décide de ne pas absorber ces afflux massifs de personnes, faisant de la Tunisie une destination inévitable. Ceux qui arrivent du Sahel sont souvent porteurs d’une idéologie radicale et possèdent une vaste expérience du combat acquise dans les rudes environnements désertiques…</p>



<p>Du point de vue de la sécurité, le vaste désert ne peut être patrouillé par les seuls moyens humains traditionnels. La Tunisie doit activer de toute urgence des systèmes de reconnaissance aérienne par drones de pointe et les relier à des centres d’opérations s’appuyant sur l’intelligence artificielle, afin de distinguer avec précision les mouvements de civils déplacés de ceux des groupes armés organisés, quelles que soient les conditions naturelles…</p>



<p>Ce qui se passe au Mali n’est pas un trouble dans un pays lointain, mais une menace directe et immédiate pour la sécurité nationale tunisienne. La Tunisie doit donc faire preuve de la plus grande prudence et vigilance.</p>



<p>Protégez vos frontières, non seulement par la force militaire, mais aussi par une vigilance technologique de pointe et une coordination régionale intelligente, car la stabilité de la Tunisie et du sud de la Méditerranée repose avant tout sur la sécurisation de ce point crucial au cœur de notre désert et de nos frontières terrestres…</p>



<p><em>* Expert juridique.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/sami.jallouli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page facebook de l’auteur</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zRVxAYJsnG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/embed/#?secret=kgbT7N4xKz#?secret=zRVxAYJsnG" data-secret="zRVxAYJsnG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aïn Amenas]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux révèlent un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18680429"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le premier noyau de ce réseau se forme à Agadez, au nord du Niger, d’où les migrants se dirigent vers la frontière algérienne via Aïn Amenas ou bifurquent vers Tombouctou et Gao, au Mali, zones hors de contrôle officiel où des structures hybrides, composées de bandes de passeurs et d’organisations armées, organisent des convois de la mort à bord de camions et de véhicules tout-terrain.</p>



<p>La traversée du désert est l’étape la plus lucrative pour les passeurs. Les migrants paient entre 500 et 2&nbsp;000 dollars pour le transport et la protection jusqu’à Tamanrasset, plaque tournante logistique du voyage.</p>



<p>À Tamanrasset, ils deviennent ouvriers au marché noir, travaillant dans le bâtiment et l’agriculture pour financer la suite du voyage, dont le coût oscille entre 300 et 600 dollars. Une fois l’argent réuni, les clients passent d’un passeur à l’autre et entament leur périple vers le nord, en direction d’Ouargla, principal centre de tri. De là, certains rejoignent la Libye via Ghadamès, tandis que d’autres poursuivent leur route vers Tébessa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trafic d’êtres humains et frontières poreuses&nbsp;!</h2>



<p>À Tébessa, des guides spécialisés dans les sentiers de montagne facilitent le passage des migrants à travers des zones accidentées et non officielles, moyennant une somme allant de 100 à 250 dollars, avant de les déposer en territoire tunisien près de Kasserine.</p>



<p>Une fois la frontière franchie, les réseaux de passeurs tunisiens prennent le relais et transportent les migrants de nuit jusqu&rsquo;à Sfax pour 500 dinars par personne. Aux abords de Sfax, les passeurs disparaissent, laissant la place à des intermédiaires locaux… et des ateliers de construction de bateaux en fer prospèrent, vendant ces embarcations entre 30&nbsp;000 et 40&nbsp;000 dinars pièce, générant d’immenses profits pour les courtiers locaux qui ont acheté des loyautés et recruté des informateurs pour se protéger des descentes de police.</p>



<p>Face à ce réseau de passeurs, qui communiquent par codes numériques, GPS et guides experts, son démantèlement par les méthodes de sécurité traditionnelles est quasiment impossible, d’autant plus que la plupart de ces individus sont entrés par la frontière algérienne avec la complicité de réseaux transnationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Migration irrégulière et tissu urbain tunisien</h2>



<p>S’attaquer au problème de la migration irrégulière à une telle échelle au sein du tissu urbain tunisien est extrêmement complexe et presque impossible d’un point de vue sécuritaire et logistique.</p>



<p>La solution réside dans le bouclage de tous les points de passage frontaliers grâce à des systèmes de surveillance avancés et des drones de reconnaissance couvrant les terrains accidentés et les zones vulnérables, ainsi que dans la traque des chefs des réseaux locaux de passeurs.</p>



<p>Il est donc devenu essentiel de concentrer les efforts sur la zone frontalière. Il faut stopper net le flux migratoire à la frontière. Ces efforts doivent s’accompagner d’une documentation numérique et juridique précise de chaque passage, non seulement pour contrôler la frontière, mais aussi pour définir les responsabilités internationales et régionales et responsabiliser chaque partie quant à ses obligations en matière de protection des frontières communes.</p>



<p><em>* Expert juridique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Non à la captation du patrimoine de la Tunisie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 11:09:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région du Maghreb. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/non-a-la-captation-du-patrimoine-de-la-tunisie/">Non à la captation du patrimoine de la Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’enseignement de l’histoire devient un outil détourné de </em></strong><strong><em>légitimation politique</em></strong><em> <strong>plutôt qu’une discipline de recherche scientifique. </strong></em><strong><em>Le débat sur l’usurpation vient souvent du fait que les frontières d’aujourd’hui ne correspondent pas aux réalités historiques durant des siècles. Une grande partie du patrimoine «numide» ou «punique» est partagée entre la Tunisie et ses voisins de l’Est comme de l’Ouest. Cependant, la Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18663318"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Faut-il rappeler encore à ceux qui se confinent dans une posture pathétique et feignent d’ignorer que notre pays possède une identité étatique propre, bien antérieure à la colonisation (1881), et ce contrairement à beaucoup d’autres pays&nbsp;? Faut-il répéter que la Tunisie actuelle est l’aboutissement d’une longue succession de civilisations qui ont chacune contribué à son assise territoriale et culturelle&nbsp;? Depuis des millénaires, elle possède l’une des identités étatiques les plus anciennes et les plus continues au monde, dépassant largement le cadre des frontières coloniales du dernier siècle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- La Tunisie (Ifriqiya) le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région</h2>



<p>La justesse de l’approche exige de dépasser un exercice trop contemporain, qui envisage une souveraineté territoriale définie seulement par des frontières, à savoir le <em>«contour extérieur d’une nation pleinement consciente d’elle-même»</em> <sup>(1)</sup>.</p>



<p>Pratiquement, durant des siècles, l’autorité d’un État s’exerçait non sur un espace borné par des frontières identifiées, mais également sur son rayonnement culturel. Les limites de l’État enfermeraient aussi celles, mouvantes, des terrains de parcours de ces tribus vassales à un État.</p>



<p>Carthage (IX<sup>e</sup>-II<sup>e</sup> siècle av. J.-C.) avait déjà structuré le territoire sous une forme étatique puissante, avec une administration, une monnaie et une diplomatie propre. Ce n’était pas seulement une cité, mais le centre d’un empire maritime thalassocratique qui comprenait la majeure partie de la Tunisie actuelle (le Zeugitane et la Byzacène). L’empire s’étendait sur toutes les côtes de la Méditerranée occidentale, de l’actuelle Libye (Tripolitaine) jusqu’au sud de l’Espagne, en passant par la Sardaigne, la Corse, la Sicile et les côtes actuellement algériennes et marocaines.&nbsp;</p>



<p>Quant à Thugga (actuelle Dougga) <sup>(2)</sup>, elle est reconnue par les historiens comme l’une des premières capitales, foyer majeur du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">royaume Massyle</a> au IV<sup>e</sup> siècle av. J.-C. Elle est décrite par Diodore de Sicile comme une <em>«ville d’une belle grandeur»</em>, servant de résidence royale avant l’unification des différentes tribus. Cette dynastie était traditionnellement une alliée de Carthage. Les rois Massyles participaient grâce à ses cavaliers, réputés au combat, avec les troupes carthaginoises, notamment en Sicile ou en Espagne. Les textes des auteurs de l’antiquité soulignent que des rois comme Zelalsen (grand-père de Massinissa) ou l&rsquo;ancêtre Aylimas y avaient établi leur centre de pouvoir. Le roi Gaïa, père de Massinissa, maintenait cette alliance étroite, envoyant même son fils combattre aux côtés des Carthaginois en Espagne contre Rome. La cavalerie numide, considérée comme l’une des meilleures cavaleries légères de l’Antiquité, reposait sur une organisation unique centrée sur la mobilité extrême et une symbiose parfaite entre le cavalier et sa monture. </p>



<p>L’influence carthaginoise à Thugga était manifeste à travers l’architecture et les inscriptions. Le célèbre Mausolée libyco-punique témoigne de ce mélange des cultures libyque et punique au sein de la noblesse massyle. Les Massyles occupaient la région entre l’Ampsaga (correspondant aujourd’hui à l’Oued el-Kebir, dont le Rhummel est le principal affluent en Algérie actuelle) et les terres carthaginoises, avec pour capitale Sarim Batim (actuelle Constantine) qui était le nom donné à la ville par les Carthaginois lorsqu’ils y ont établi un comptoir commercial, bien avant qu’elle ne devienne à une certaine époque la capitale de la Numidie.Né à Thugga, Massinissa servit d’abord dans les rangs de l’armée carthaginoise avant de s’allier à Rome en 206 av. J.-C. après avoir été évincé de son trône par Syphax (roi des Massæsyles soutenu par Carthage). Sa victoire lui avait permis d’unifier les deux royaumes.</p>



<p>Le revirement de Massinissa a été l’un des tournants majeurs de l’histoire antique. Ce n’était pas une défection soudaine, mais une décision stratégique dictée par la survie du royaume de ses ancêtres mais aussi pour des motifs personnels.&nbsp;Plusieurs facteurs avaient poussé Massinissa à abandonner l’alliance carthaginoise pour rejoindre Scipion l’Africain (Rome). À la mort de son père Gaïa, le trône massyle était disputé entre les héritiers. Les suffètes de Carthage, au lieu de soutenir Massinissa (pourtant l’un de leurs généraux en Espagne), jouèrent double jeu pour garder le contrôle sur la Numidie.</p>



<p>Massinissa était d’abord fiancé à la belle Sophonisbe, fille du général carthaginois Hasdrubal Gisco. Pour sceller une alliance politique plus <em>«utile»</em>, Carthage la donna finalement en mariage à son rival, Syphax (roi des Massæsyles). Humilié et spolié de ses terres par Syphax avec l’appui de Carthage, Massinissa rompit définitivement. En combattant en Espagne, il put observer de près la puissance militaire de Rome. Il comprit que le vent tournait et que Rome était un allié plus solide pour réaliser son ambition. Après la guerre, il annexa les territoires de Syphax et unifia les tribus sous un seul sceptre, de la Moulouya jusqu’aux frontières de Carthage. Il poursuivit la sédentarisation des populations et développa l’agriculture. Les quartiers <em>«numides»</em> à Thugga, sous le forum romain, montrent que la ville était déjà une cité organisée et prospère sous son règne.</p>



<p>Après la chute de Carthage en 146 av. J.-C., les Romains conservèrent cette unité territoriale. Le nom <em>«Africa»</em> désignait spécifiquement la Tunisie avant de s’étendre à tout le continent. Situé au cœur de la Méditerranée, le territoire constituait une entité historique qui contrôlait des contrées s’étendant à travers l’Afrique du Nord et la Méditerranée. Cela correspondait au nord et à l’est de la Tunisie actuelle, avant de s’étendre pour inclure l’actuelle Tripolitaine (Libye) et une partie de l’Est actuellement algérien (Constantinois).</p>



<p>Massinissa était donc né à Dougga (Thugga). Pour les historiens, c’est un enfant du pays, à savoir la Tunisie. Pourtant, quelques faussaires prétendent que Massinissa serait <em>«le père de l’État algérien moderne»</em>, puisqu’il avait unifié les tribus numides. Une statue lui a d’ailleurs été érigée au cœur d’Alger en 2021, ce qui a été perçu comme une tentative de <em>«captation»</em> d’une figure massyle, issue d’une dynastie établie à Thugga.&nbsp;</p>



<p>La seconde <em>«captation»</em> est celle de Saint Augustin qui était certes né à Thagaste (Souk Ahras, en Algérie actuelle). Thagaste est située à environ 240 km de Carthage, mais elle faisait partie d’une région profondément <em>«punicisée»</em>. Saint Augustin lui-même, bien que citoyen romain de culture latine, se revendiquait fier de ses origines puniques. Car le punique était encore parlé par les populations rurales autour de Thagaste au IV<sup>e</sup> siècle apr. J.-C., soit plus de 500 ans après la chute de Carthage.</p>



<p>Augustin s’était formé intellectuellement à Carthage, y avait enseigné et avait passé une grande partie de sa vie dans la sphère d’influence carthaginoise. Il se définissait lui-même comme un <em>«fils de Carthage»</em> <sup>(3)</sup>, ce qui pousse les historiens tunisiens à rappeler que son héritage philosophique et théologique appartient à l’école de pensée de l’actuelle Tunisie.</p>



<p>À l&rsquo;époque, il se considérait comme un <em>«Africain»</em> au sens de la province d’Africa (Tunisie), et non selon des frontières nationales nées en 1962.</p>



<p>Même si ces grandes figures appartenaient à une époque où les frontières actuelles n’existaient pas formellement (la Numidie ou l’Afrique proconsulaire), leur existence résulte d’une culture et d’une civilisation punique incarnées par Carthage. Les transformer en <em>«citoyens»</em> d’un pays parce qu’ils auraient vécu, à un certain moment, dans des villes <em>«recouvrées»</em> est une incongruité.</p>



<p>Quelques mythomanes invétérés mènent aujourd’hui une politique active de <em>«patrimonialisation»</em> (colloques sur Massinissa, promotion du circuit de Saint Augustin) pour assoir une profondeur historique nationale qui fait défaut dans le récit colonial.&nbsp;Il est indubitable que même leurs concitoyens en Algérie, qui font preuve de discernement, ne peuvent que se dissocier de leurs supercheries. Saint Augustin et Massinissa ont agi dans un cadre géographique et politique dont Tunis-Carthage était le pôle majeur.</p>



<p>Cette territorialisation de l’histoire, où un pays cherche par tous les moyens à construire un récit national exclusif, est un anachronisme qui sert surtout des agendas politiques douteux. L’objectif serait vraisemblablement de créer un lien fictif direct. Il y a une inexactitude géographique qui utilise les frontières actuelles, imposées par le colonialisme, pour diviser des empires (Carthage, la Numidie, la Proconsulaire).</p>



<p>L’enseignement de l’histoire devient un outil détourné de légitimation politique plutôt qu’une discipline de recherche scientifique. Un exemple parmi d’autres, le Haut-Commissariat à l&rsquo;Amazighité en Algérie milite activement pour l’unification de ces concepts dans les manuels afin de consacrer l’image d’un État numide précurseur de l’Algérie ! Le débat sur l’usurpation vient souvent du fait que les frontières d’aujourd’hui ne correspondent pas aux réalités historiques durant des siècles. Une grande partie du patrimoine <em>«numide»</em> ou <em>«punique»</em> est partagée entre la Tunisie et ses voisins de l’Est comme de l’Ouest. Cependant, la Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région. </p>



<p>Une mise au point sur la situation de toutes ces figures historiques et du patrimoine, permet de distinguer les faits historiques des dynamiques de <em>«nationalisation»</em> de l’histoire.</p>



<p>Le concept d’Ifriqiya est un patrimoine centralisé à Tunis. Par contre historiquement, le terme<em> «Algérie»</em> est une création administrative bien plus tardive, alors que le terme Ifriqiya (dont dérive le nom Tunisie) désignait un ensemble cohérent incluant l’Est algérien actuel et la Tripolitaine.&nbsp;Quant à la controverse historique sur Cirta, j’ai eu l’occasion de l’aborder amplement dans un article précédent (4).</p>



<p>Ce procédé apocryphe appliqué à la géographie et à l’histoire sert à faire des raccourcis pour imposer une lecture biaisée. Cela s’apparente à de l’instrumentalisation ou <em>«mésusage»</em> de l’histoire et de la géographie. Lorsqu’on simplifie à l’extrême ou qu’on manipule ces disciplines, l’objectif est généralement de créer un récitqui semble, de premier abord, indiscutable parce qu’il s’appuie sur des <em>«faits»</em> — même si ces derniers sont sortis de leur contexte.</p>



<p>On projette arbitrairement des concepts modernes (nations, frontières…) sur des époques anciennes où ils n’existaient pas réellement sous ces formes. Le fait d’utiliser des toponymes anciens ou spécifiques pour nier l’identité actuelle d’un lieu, en modifiant légèrement le curseur, on transforme une analyse complexe en un outil de triviale propagande.</p>



<p>Après les guerres puniques, Carthage fut reconstruite par Rome, devenant l’une des provinces les plus prospères (Africa proconsulaire 146 av. J.-C. &#8211; 439 ap. J.-C.). Puis, elle a été envahie par les Vandales, suivie de la reconquête byzantine sous Justinien I<sup>er</sup> en 533. L’année 698 marqua un tournant définitif avec la fin de l’influence byzantine en Afrique du Nord. La confrontation décisive opposa les armées du Hassan Ibn Numan, aux forces de l’Exarchat de Carthage. Plutôt que de reconstruire Carthage, trop exposée aux attaques maritimes de la flotte byzantine, Tunis fut choisie en tant que site plus protégé.</p>



<p>En 705, Kairouan devint officiellement la capitale de l’Ifriqiya et la base de rayonnement au Maghreb. Sous la dynastie Aghlabide (800–909), la Tunisie connut une prospérité immense. On lança la conquête de la Sicile, le pays devient une puissance maritime majeure. Kairouan dirigeait la Tunisie, l’Est algérien, la Tripolitaine et avait même conquis la Sicile et Malte. L’Ifrîqiya proprement dite, comprenait les anciennes Proconsulaire (ou Zeugitane) et Byzacène, séparées depuis Dioclétien, d’autre part le Zâb (une province stratégique entre le Sahara et la Méditerranée, servant de carrefour commercial majeur). On rencontre également l’expression d’<em>«Ifrîqiya proprement dite»</em> chez H. R. Idris qui écrit : <em>«À l’Ifrîqiya proprement dite, ensemble de plaines où les communications sont faciles, rares les passages obligés et les massifs fermés, pays fortement organisé autour de Kairouan, s’oppose le Maghreb central, complexe de massifs montagneux, plus ou moins anarchiquement isolés les uns des autres»</em> <sup>(5)</sup>. Il retrouve là une distinction strictement géographique, voire topographique, qui rejoint implicitement des considérations plus politiques (opposition entre l’<em>«organisation»</em> autour de Kairouan et l’<em>«anarchie»</em> à l’ouest).</p>



<p>En 909, une nouvelle dynastie s’établit. L’Empire Fatimide avait englobé tout le Maghreb.&nbsp;Il fonda une nouvelle capitale sur la côte, Mahdia, avec son port militaire fortifié. Les Fatimides finirent par partir conquérir l’Égypte pour y fonder Le Caire, laissant la Tunisie sous la gestion des Zirides. Lorsque ces derniers rompirent avec le Caire, le calife fatimide envoya les tribus bédouines des Banu Hilal et des Banu Salim pour punir l’Ifriqiya. Avec les invasions hilaliennes (XI<sup>e</sup> siècle), c’était un tournant dramatique. Ces invasions entrainèrent une désorganisation immense, notamment de l’agriculture sédentaire.</p>



<p>Tunis devint la capitale de la Tunisie (Ifriqiya) en deux étapes majeures : elle fut d’abord promue sous les Almohades en 1159, puis son statut est définitivement scellé sous la dynastie des Hafsides en 1228. Les Almohades (1121-1269) chassaient les Normands Tunisie (qui occupaient les côtes) et unifiait le Maghreb. Au cours de cette période la notion de territoire tunisien <em>«central»</em> se cristallisa le mieux sous le nom d’Ifriqiya. L’empire almohade, affaibli militairement et idéologiquement, se désagrégea, perdant sa cohésion sous le règne d’Al-Ma’moun (1227-1232). C’est dans ce contexte de déclin que la Tunisie s’émancipa de fait sous la tutelle de la dynastie hafside.</p>



<p>En 1229, les Hafsides rejettent l’autorité des Almohades et deviennent maîtres de l’Ifriqiya. L’Empire Hafside (1229-1574) représenta l’âge d’or de l’État tunisien médiéval. À son apogée, le royaume hafside de Tunis s’étendait de Bougie (Béjaïa en Algérie actuelle) à l’ouest jusqu’à Tripoli à l’est. Tunis était alors la capitale culturelle et politique incontestée du Maghreb central et oriental. C’était sans doute la période la plus stable et la plus riche de la Tunisie médiévale. Des liens commerciaux intenses se nouèrent avec les cités italiennes (Venise, Gênes) et l’Espagne. La capitale Tunis était devenue l’une des cités les plus peuplées et les plus riches, au rayonnement intellectuelreconnu. C’est l’époque du grand historien et philosophe Ibn Khaldoun, père de la sociologie moderne.&nbsp;</p>



<p>Pour le pouvoir central de Tunis, la frontière incluait la province de Bougie, avec à sa tête un gouverneur doté de compétences élargies. Les premiers souverains hafsides maintinrent un contrôle direct sur cette région. Dès 1280 le sultan nomme son fils gouverneur de Bougie et de sa région, avec une autonomie de commandement (<em>Ibar</em>, VI, p. 685, <em>Berbères</em>, II, p. 384), reconnaissant la nécessité de donner à ce gouverneur les moyens de faire face à la menace des Abdelwadides ou des Mérinides à l’ouest. Vers 1370, le sultan de Tunis nomma à son tour à Bougie son fils aîné. Il lui céda son autorité sur les impôts et sur l’armée<em> (Ibar</em>, VI, p. 88, <em>Berbères</em>, III, p. 88.), lui donna <em>«le commandement absolu </em>[de sa ville et de sa province] <em>et la permission de prendre le titre, le cérémonial et les insignes de la royauté»</em> (<em>Ibar</em>, VI, p. 876, <em>Berbères</em>, III, p. 90.). Ces prérogatives exceptionnelles ne sont pas sans risque. On connaît le passage de la <em>Muqaddima </em>dans lequel Ibn Khaldûn explique que <em>«toute dynastie est plus forte à son centre qu’à ses frontières»,</em> où se manifeste souvent en premier la perte de vitalité de la dynastie <sup>(6)</sup>.</p>



<p>Cette situation provoqua en effet, à plusieurs reprises, des sécessions par rapport à Tunis. Néanmoins ces dernières étaient davantage motivées par les prétentions des émirs de Bougie au sultanat que par une réelle volonté d’indépendance, donc par un sentiment centrifuge. Lorsque le sultan Abû Zakariyâ’ (1228-1249) confie à son fils et héritier Abû Zakariyâ’ Yahyâ le gouvernement de Bougie, il étend la domination de ce dernier à l’ensemble des anciens territoires hammadides, avec des villes comme Alger, Constantine, Bône, et le territoire du Zâb : <em>«il donna à son fils le gouvernement de la marche de Bougie, capitale du royaume des Banû Hammâd et lui confia l’administration de l’ensemble de sa région»</em> (<em>Ibar</em>, VI, p. 619, <em>Berbères</em>, II, p. 329).</p>



<p>Ibn Khaldûn définit donc ce territoire frontière avant tout par un ensemble de villes dominées par Bougie, avec leurs arrière-pays. L’allégeance de ces villes envers le pouvoir central se manifeste par l’acceptation des gouverneurs envoyés par le souverain et par la <em>bay‘a</em> prononcée au moment de l’accession au trône de ce dernier, renouvelée régulièrement par la <em>khutba </em>prononcée en son nom.</p>



<p>La délimitation du territoire de cette marche occidentale repose donc sur une autre unité de base, la tribu. Mais il serait erroné de considérer ces tribus d’un point de vue purement ethnique, sans référence à l’espace<sup>(7)</sup>. Outre le fait que certaines de ces tribus sont sédentaires, le nomadisme n’exclut nullement la conscience d’un territoire tribal articulé autour de points d’eau et de zones de pâturages, à l’intérieur duquel se font les déplacements saisonniers. Il n’exclut pas plus le fait que ce territoire soit perçu comme faisant partie de l’espace de souveraineté d’un pouvoir d’État auquel la tribu faisait allégeance <sup>(8)</sup>.</p>



<p>Il s’agit de relever un fait authentifié, sous les Aghlabides, les Fatimides puis l’État Hafside qui s’étendait sur l’Ifriqiya, ce qui signifie que la Tunisie englobait des territoires allant de Bougie (Béjaïa) jusqu’aux environs de Tripoli, et incluait des zones de la Grande Kabylie notamment Alger et contrôlant des territoires jusqu’à la Grande Syrte (1228 à 1574). Le pays avait maintenu une autonomie politique forte, centrée sur Mahdia, Kairouan puis Tunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- Alerte, face aux tentatives d&rsquo;expropriation mémorielle</h2>



<p>En 1574, la Tunisie fut appariée à l’Empire Ottoman, avant d’acquérir une autonomie relative à partir de 1705. Le règne de Hammouda Pacha (1782-1814) marqua l’apogée de la dynastie husseinite en Tunisie. Son autorité a été testée par plusieurs conflits armés contre la Régence d’Alger, où Mustapha Pacha a été assassiné et les chroniques mentionnent Ahmed II Pacha comme successeur, une période marquée par de forte agitation et de successions rapides. La milice des janissaires jouait un rôle prédominant dans la destitution ou l’assassinat des deys d’Alger, rendant le pouvoir instable.</p>



<p>Cherchant à mettre fin au tribut versé à Alger, Hammouda Pacha fit réparer les remparts de la Médina de Tunis, de la Kasbah, et fit construire de nouvelles casernes comme celle d’El Attarine. Il déclara la guerre au Dey d’Alger en 1807. Le conflit culmina lors de la bataille de Constantine, où les troupes d’Alger subirent une défaite décisive. La victoire la plus emblématique contre les Algériens (ou plutôt Algérois) a été celle de juillet 1807. Le vizir Youssouf Saheb Ettabaâ intercepta l’armée algérienne à l’Oued Sarrat et l’écrasa, l’obligeant à fuir et à abandonner son artillerie. Cette victoire permit à la Tunisie de ne plus payer le tribut annuel à Alger. Une seconde guerre éclata en 1813. Les défenses tunisiennes ont tenu bon. Les troupes algériennes ont tenté de pénétrer en Tunisie mais ont été maintenues à la frontière. Le conflit s’est achevé par un traité en décembre 1813, signé par le Dey Hadj Ali d’Alger et le Bey Hammouda Pacha de Tunis.</p>



<p>Avec les Husseinites, la Tunisie avait agi comme un État quasi indépendant du pouvoir ottoman, avec ses propres traités internationaux et son premier texte constitutionnel en 1861 (le premier de la sphère proche orientale).&nbsp;Il est documenté que cette quête d’autonomie s’est manifestée par des actions symboliques, les navires tunisiens utilisaient leur propre pavillon et refusaient de se conformer strictement à l’usage des fanions ottomans, surtout lors de la période d’autonomie croissante sous Ahmed Bey I (1837-1855). Mais, avec la signature du Traité du Bardo en 1881, la Tunisie fut placée sous domination française.</p>



<p>À travers ce rapide périple historique, il a été possible de constater que, depuis l’antiquité et durant des siècles, le pouvoir central sur une vaste superficie était basé à Carthage-Dougga, Le Kef, Kairouan, Mahdia puis à Tunis. Par conséquent, son autorité se déployait sur des espaces territoriaux plus vaste que ceux de la Tunisie actuelle, aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest. Des villes comme Annaba (Hippone) ou Constantine étaient administrativement et culturellement rattachées à la mouvance tunisienne. Cette antériorité historique explique pourquoi de nombreux Tunisiens perçoivent les digressions actuelles comme une tromperie et une forme d’expropriation mémorielle.&nbsp;Dès la fin du Moyen Age, le discours comme la pratique montrent l’émergence d’une appréhension politique de l’espace, qui se développe à l’époque moderne et contemporaine. La marche de Bougie à l’époque hafside en offre un bon exemple <sup>(9)</sup>.</p>



<p>Depuis quelques années, de nombreux Tunisiens relèvent avec étonnement la diffusion de contrevérités instillées notamment sur les réseaux sociaux, traduisant des tentatives de captation du patrimoine tunisien par certains individus qui manquent de tact et souffrent d’une carence éducative. Cette posture fourbe touche au cœur de l’identité nationale et de la légitimité historique, elle représente une tentative de réappropriation patrimoniale. Ajoutant à ces divagations, les propos d’un ancien parlementaire algérien et expert économique, du nom de Houari Tigharsi, qui ont suscité une vive controverse. En juillet 2022 <sup>(10)</sup>, lors d’une intervention télévisée, ce quidam a qualifié la Tunisie de <em>«wilaya»</em> (province ou gouvernorat) de l’Algérie, dans une interview accordée à la chaîne <em>Sky News Arabia</em>.</p>



<p>Bien que ces propos n’engagent pas -heureusement- l’État algérien, ils ont provoqué une vague d’indignation et ont été largement relayés par des médias comme une ébauche de velléités hégémoniques. Certains observateurs notent que ce type de discours (qualifier la Tunisie de <em>«wilaya»</em>) circule parfois dans des cercles proches du pouvoir des voisins de l’Ouest sans être ouvertement approuvé, ce qui contribue à alimenter les critiques sur une volonté d’hégémonie régionale qui avancerait à pas de loup. Cette <em>«maladresse»</em> n’est pas un hasard. Elle répondrait à un besoin intériorisé de forger une identité nationale (sur le dos des autres) dans une profondeur historique mythique dépassant l’ère coloniale. Surtout, il n’y a pas eu de dénonciation officielle spécifique du gouvernement algérien concernant ces propos, alors qu’ils avaient provoqué une vive indignation en Tunisie, les autorités n’ont pas émis de condamnation publique directe à propos de ses déclarations.</p>



<p>Au-delà de ce personnage, la même expression est parfois utilisée de manière condescendante dans certains débats médiatiques algériens. En mai 2023, l’ambassadeur d’Algérie en Italie avait déclaré que Rome et Alger s’entendaient pour <em>«préserver la stabilité de la Tunisie»</em>, une phrase perçue à Tunis comme une forme d’ingérence (D’aucuns diront&nbsp;: de quoi je me mêle).</p>



<p>L’absence de justifications est précisément ce qui alimente régulièrement la rancœur d’une partie importante de l’opinion tunisienne, qui n’y voit non pas un dérapage isolé, mais le reflet d’une certaine perception condescendante persistante.</p>



<p>L’ancien diplomate Elyes Kasri <sup>(11)</sup> a été l’une des voix les plus critiques, alertant sur ce qu’il perçoit comme une <em>«dérive»</em>, certains observateurs allant jusqu’à évoquer ironiquement une transformation en <em>«70<sup>e</sup> wilaya algérienne»</em>. Il a récemment remis sur le tapis la question des territoires frontaliers (environ 20 000 km²) qui ont été intégrés à l’Algérie après l’indépendance, perçus par certains Tunisiens comme une spoliation historique.</p>



<p>Cette perception d’une <em>«main basse»</em> sur le patrimoine tunisien alimente effectivement de vifs débats, où la question de l’appropriation culturelle est devenue un sujet de tension récurrent.</p>



<p>Le conflit le plus emblématique concerne la zone saharienne et la célèbre Borne 233 (Garet El Hamel).&nbsp;La Tunisie revendiquait une bande de territoire au sud-ouest, s’étendant de la borne 222 (Fort Saint) jusqu’à la borne 233. Ce territoire, riche en ressources pétrolières (gisement d’Edjelé), aurait permis à la Tunisie d’étendre sa souveraineté sur environ 20 000 km². En plein conflit de Bizerte (1961), le président Habib Bourguiba a tenté de matérialiser cette souveraineté en envoyant un commando planter le drapeau tunisien sur la borne 233. Un affrontement armé avec les troupes françaises stationnées sur place fit 13 morts côté tunisien.</p>



<p>Il y a lieu de souligner que la frontière tuniso-algérienne a été historiquement une zone complexe, avec des barrages érigés pendant la guerre d’Algérie et des conflits territoriaux passés (1628, 1807). Les frontières actuelles sont en partie le résultat de négociations laborieuses, notamment le traité de 1628 entre la Régence indépendante de Tunis et la Régence du Dey d’Alger, qui est resté la base jusqu’à ce que les autorités militaires françaises en Algérie ne le remettent en cause en 1845.&nbsp;Les frontières modernes commencent à se dessiner, souvent au prix de conflits avec la Régence d’Alger à l’ouest (appelé traité d’Es-Settara), qui mit fin à la guerre et confirma la fixation de l’Oued Serrat comme frontière ouest. Les traités successifs ont fini par fixer les limites que nous connaissons aujourd’hui, bien que les tribus frontalières aient longtemps circulé librement.</p>



<p>L’examen des documents cartographiques coloniaux révèle que le tracé des frontières actuelles est le produit d’une série de conventions et de décisions administratives françaises qui ont systématiquement favorisé l’Algérie (alors considérée comme un prolongement de la métropole) au détriment de la Régence de Tunis.&nbsp;La Convention de 1901: un procès-verbal entre le gouverneur général d’Algérie et le résident général de France en Tunisie amorce le détachement de portions territoriales au profit de l’administration algérienne.</p>



<p>La Convention de Tripoli (1910)signée entre le Bey de Tunis et l’Empire Ottoman (pour la Tripolitaine), délimite la frontière sud. Bien qu’elle reconnaisse la borne 233 <sup>(12)</sup> (Garet El Hamel) comme point ultime du territoire tunisien, la France refusa par la suite d’appliquer strictement ce tracé pour conserver le contrôle sur des zones qu’elle considérait comme stratégiques.</p>



<p>Le grignotage du Sahara s’est effectué à travers les conventions successives en 1910 et 1929 qui ont entériné un<em> «découpage imaginaire»</em>. Avant que la France et l’Italie ne figent les frontières par des traités (comme celui de 1910 avec la Libye), les tribus et populations (comme les Werghemma) évoluaient dans un espace fluide, défiant les tentatives coloniales de fixer des limites territoriales strictes.</p>



<p>Il est clairement établi que la France privilégia l’unité administrative de son<em> «département algérien»</em>, annexant de facto des zones de parcours de tribus tunisiennes (comme les Frachich) pour garantir la sécurité des colons en Algérie.&nbsp;Le contentieux majeur portait donc sur une étendue de près de 20 000 km² (soit la superficie d’un pays comme la Slovénie) située au sud.&nbsp;Ce territoire englobe des zones riches comme El Borma, Ouargla et Berkine, piliers de l’actuelle puissance pétro-gazière algérienne.</p>



<p>Quant à la Borne 233, elle demeure le symbole de la spoliation. La France avait juridiquement reconnu son appartenance à la Tunisie, mais a maintenu une ambiguïté pour protéger le triangle stratégique Bir Romane &#8211; Borne 233 &#8211; Fort Saint.&nbsp;</p>



<p>L’accord de 1964, lors de la conférence du Caire, représentait un arrangement entre Habib Bourguiba et Ahmed Ben Bella. Il prévoyait la restitution de ces 20 000 km² à la Tunisie. Après la chute de Ben Bella en 1965, le nouveau pouvoir algérien (Boumediene) a refusé d’honorer cet accord, s’appuyant astucieusement sur le principe de l’OUA concernant <em>«l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme»</em> pour sanctuariser ces gains territoriaux.&nbsp;</p>



<p>Ces documents montrent que la cartographie n’était pas un simple relevé géographique, mais un outil de gestion des conflits et d’expansion coloniale, transformant des limites de parcours tribaux en frontières d’État rigides au profit de l’entité la plus <em>«française»</em> du Maghreb à l’époque.&nbsp;</p>



<p>On ne peut que constater que la Tunisie a dû faire face à des tensions territoriales significatives avec ses voisins, principalement liées au legs de l’administration coloniale française qui avait favorisé l’Algérie (considérée comme un prolongement de la métropole) au détriment de la Tunisie.&nbsp;</p>



<p>Finalement, le pouvoir tunisien abandonna ses revendications pour préserver la paix, par des accords successifs : celui de 1970 sur le tracé sud (Bir Romane &#8211; Fort Saint)&nbsp;et celui de 1983 sur le tracé nord (Méditerranée &#8211; Bir Romane).&nbsp;</p>



<p>En dépit de toutes ces péripéties, Tunisiens et Algériens dans leur ensemble partagent des liens profonds et sont pour une coexistence pacifique. Car la proximité n’est pas seulement géographique, elle est humaine. Les familles transfrontalières, les mariages mixtes et l’histoire commune de la lutte pour l’indépendance créent un sentiment d’appartenance commune qui dépasse les discours politiques ou les polémiques de réseaux sociaux.&nbsp;</p>



<p>Les populations des deux pays aspirent avant tout à la paix, au développement économique et à la libre circulation sans arrière-pensées hégémoniques. La coexistence paisible est perçue comme la seule voie viable pour la prospérité régionale dans un monde de plus en plus instable.</p>



<p>Pourtant, ces <em>«fauteurs de troubles»</em> qui cherchent à semer la discorde, bénéficient souvent d’une visibilité disproportionnée sur internet, mais ils ne représentent pas la volonté des millions de Tunisiens et d’Algériens qui cultivent le respect et l’amitié au quotidien. Cette notion grotesque de <em>«grand frère»</em> est souvent perçue comme paternaliste et ne correspond pas aux aspirations des sociétés modernes qui privilégient le partenariat et l’égalité.</p>



<p>Une logique de respect mutuel est essentielle pour plusieurs raisons. Chaque nation a son propre parcours, ses défis et sa souveraineté à protéger. Le respect de ces spécificités est la base de toute relation saine et durable, c’est le meilleur rempart contre les malentendus. En se traitant d’égal à égal, la coopération devient plus efficace. Il ne s’agit pas de <em>«donner des leçons»</em>, mais de partager des solutions. Les termes de supériorité ou les tentatives d’ingérence sont souvent ceux qui alimentent les réactions de rejet. Toute tentative perçue comme hégémonique risque de compromettre les relations en brisant la confiance et en créant un déséquilibre qui génère inévitablement résistance et conflits. Ce qui crée un terrain propice aux blocages de communication, nuisant à la relation sur le long terme.</p>



<p>En somme, la force de la relation entre deux États souverains et ses citoyens réside dans cette capacité à se considérer comme des partenaires stratégiques, sans qu&rsquo;une tutelle morale ou politique ne vienne entacher cette amitié. À bon entendeur, salut&nbsp;!</p>



<p><em>* Ecrivain.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1- Lucien Febvre, “Frontières : le mot et la notion”, Bulletin du Centre International de Synthèse, XLV, 1928, repris dans Pour une histoire à entière, Paris, 1962, p. 17-18.</em></p>



<p><em>2- Dougga (Thugga). Études épigraphiques<strong> &#8211; </strong>Sous la direction de Mustapha Khanoussi et Louis Maurin, Ausonius Éditions,1997, 278 pages.</em></p>



<p><em>3- Saint Augustin, numide universel, La Vie, 16/04/2026.</em></p>



<p><em>4- Carthage, la Tunisienne (1-2), Nos ancêtres les Massyles, Kapitalis, 5 et 6 juillet 2025.</em></p>



<p><em>5</em>&#8211; <em>Hady-Roger Idris, La Berbérie orientale sous les Zirides, X<sup>ème</sup>-XII<sup>ème</sup> siècle, Paris, 1962, p. 409.</em></p>



<p><em>6- Ibn Khaldûn, Discours sur l’Histoire universelle. Al-Muqaddima, trad. Vincent Monteil, Paris, 1967-8, p. 318.</em></p>



<p><em>7- Voir notamment les réflexions de Laroussi Amri, et sa critique des thèses d’É.-F. Gautier, Pour une sociologie 8 &#8211; des ruptures. La tribu au Maghreb médiéval, Tunis, 1997, p. 189 sqq.</em></p>



<p><em>8- Sur ce rapport entre allégeance et territoire, voir notamment Vincent Geisser, Rapport préliminaire à l’atelier «formes d’allégeances et territorialisation», Villes et territoires au Maghreb, op.cit., p. 115-117.</em></p>



<p><em>9 &#8211; Cf. Dominique Valérian, Bougie, port maghrébin à la fin du Moyen Age, thèse d’université, Université Paris I, décembre 2000.</em></p>



<p><em>10- Tunisie numérique, 18 juillet 2022.</em></p>



<p><em>11 &#8211;</em> <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/carthage-la-tunisienne-1-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carthage Tunisienne</a>, <em>Kapitalis, 2 nov. 2025.</em></p>



<p><em>12- Ben Salem, Mohamed Mémoire DES de Droit Public : l&rsquo;affaire de la borne 233</em>&#8211;<em>Faculté Droit de Tunis-1971-1972.</em></p>



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		<title>Le pape Léon XIV en Algérie &#124; Programme encadré, enjeux implicites</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Annaba]]></category>
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		<category><![CDATA[Saint-Augustin]]></category>
		<category><![CDATA[Vatican]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La visite du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril 2026, s’inscrit dans un cadre strictement balisé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/">Le pape Léon XIV en Algérie | Programme encadré, enjeux implicites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La visite du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril 2026, s’inscrit dans un cadre strictement balisé. Deux jours, deux villes, deux registres clairement définis. Mais derrière ce programme maîtrisé, se dessine une séquence plus complexe, où diplomatie, mémoire et souveraineté s’entrecroisent, révélant des enjeux qui dépassent largement le seul cadre religieux.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18637488"></span>



<p>Lundi 13 avril, à Alger, tout relève d’un protocole millimétré. Dès son arrivée, le souverain pontife est accueilli par les plus hautes autorités de l’État, dans une mise en scène qui rappelle l’importance accordée à cette visite. Le recueillement au Mémorial des Martyrs inscrit d’emblée le déplacement dans une reconnaissance de l’histoire nationale algérienne, marquée par la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>La suite du programme confirme cette logique d’encadrement. Entretiens officiels, discours calibrés, échanges institutionnels : chaque moment est pensé pour éviter toute ambiguïté. La visite de la Grande Mosquée d’Alger constitue à cet égard un passage clé. Elle souligne la place centrale de l’islam dans la société algérienne et rappelle que toute ouverture interreligieuse s’inscrit ici dans un cadre défini par l’État.</p>



<p>Le message est clair : ouverture, mais sous contrôle. Même l’incident sécuritaire signalé dans la région de Blida, en marge de cette première journée, n’a pas perturbé le déroulé officiel. Il rappelle toutefois que ce type de visite reste un moment sensible, où la stabilité affichée repose sur des équilibres fragiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Annaba : la mémoire comme levier</h2>



<p>Mardi 14 avril, le déplacement vers Annaba introduit un changement de ton. Le programme prévoit une visite du site antique de Hippone, suivie d’une messe à la basilique dédiée à Saint Augustin.</p>



<p>Ici, le Vatican déplace le centre de gravité de la visite. Il ne s’agit plus seulement de dialogue contemporain, mais d’un travail sur la mémoire. En se rendant à Hippone et en célébrant une messe dans un lieu chargé d’histoire, le pape réactive une référence majeure : celle d’une Afrique du Nord qui fut, avant l’islamisation, un foyer intellectuel du christianisme.</p>



<p>La figure de Saint Augustin, penseur né en Numidie, devient alors un point d’ancrage stratégique. Elle permet de relier passé et présent, local et universel, dans une mise en récit qui dépasse les frontières nationales. Ce choix, loin d’être anodin, inscrit la visite dans une temporalité longue, où l’histoire est mobilisée comme levier d’influence.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-18637523" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1024x682.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Entre souveraineté et récit universel</h2>



<p>En respectant scrupuleusement le programme — Alger pour la diplomatie, Annaba pour la mémoire — la visite révèle une double dynamique. D’un côté, une Algérie soucieuse de préserver sa souveraineté et de contrôler les cadres du discours, en veillant à ce que chaque étape reste conforme à ses équilibres politiques et religieux. De l’autre, un Vatican qui investit le terrain symbolique, là où les marges de manœuvre sont plus larges et les effets plus durables.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de prosélytisme direct, mais d’une stratégie plus subtile. En réactivant certaines références historiques, le Saint-Siège cherche à réinscrire l’Afrique du Nord dans une cartographie spirituelle globale, où le christianisme retrouve des racines anciennes susceptibles d’être mobilisées dans le présent.</p>



<p>Brève dans sa durée, la visite du pape Léon XIV n’en est pas moins dense dans ses implications. Elle met en lumière un dialogue feutré, où chaque geste, chaque lieu et chaque symbole participent d’une construction plus large : celle d’un rapport en constante négociation entre souveraineté nationale et récit universel.</p>
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		<title>Leïla Marouane, une voix libre de la littérature s’éteint</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/leila-marouane-une-voix-libre-de-la-litterature-seteint/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 09:39:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Leïla Marouane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mort de la romancière Leïla Marouane marque la perte d’une voix singulière de la littérature francophone algérienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/leila-marouane-une-voix-libre-de-la-litterature-seteint/">Leïla Marouane, une voix libre de la littérature s’éteint</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La disparition de Leïla Marouane, née Leïla Mechentel, survenue à Paris le 8 avril 2026, marque la perte d’une voix singulière de la littérature francophone. Née en 1960 à Djerba, en Tunisie, dans une famille algérienne en exil, elle portera toute sa vie cette tension originelle, ce sentiment d’appartenance fragmentée qui irrigue en profondeur son œuvre.</em></strong></p>



<span id="more-18621192"></span>



<p>L&rsquo;auteur du <em>« Châtiments des hypocrites » </em>et de <em>« La jeune fille et la mère »</em>  n’a jamais écrit pour accompagner son époque. Elle écrivait contre elle, contre ses silences, contre ses angles morts.</p>



<p>Journaliste à ses débuts au quotidien <em>Horizons</em>, elle avait très tôt compris que les mots pouvaient être autre chose qu’un simple récit : une ligne de front.</p>



<p>Son œuvre s’est construite dans la tension. Celle de l’exil, d’abord, imposé par la violence des années 1990 en Algérie. Celle, plus intime, d’identités fragmentées, de vies prises dans des contradictions profondes. À travers ses romans, Leïla Marouane a exploré ces failles sans jamais céder à la facilité ni au confort du consensus.</p>



<p>Son dernier livre, paru en mars 2025, prolonge cette démarche. En revenant sur la <em>«décennie noire»</em>, elle n’en propose ni une mémoire figée ni un récit apaisé, mais une plongée dans ce que cette période continue de produire : du trouble, de la douleur, et une nécessité persistante de dire.</p>



<p>Dans un paysage littéraire souvent tenté par l’effacement, elle aura choisi la frontalité. Non comme posture, mais comme exigence.</p>



<p>Leïla Marouane laisse une œuvre qui dérange autant qu’elle éclaire. Une œuvre qui refuse l’oubli.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/leila-marouane-une-voix-libre-de-la-litterature-seteint/">Leïla Marouane, une voix libre de la littérature s’éteint</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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