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	<title>Archives des Algérie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Algérie - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie, 10e pays plus riche d’Afrique en 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 09:29:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’arrive qu’en 10e position parmi les pays les plus riches d'Afrique en 2026 avec un PIB/PPA de 15,830 US$.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/la-tunisie-10e-pays-plus-riches-dafrique-en-2026/">La Tunisie, 10e pays plus riche d’Afrique en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Les Seychelles constituent le pays le plus riche d’Afrique en termes de PIB par habitant ajusté selon la parité de pouvoir d’achat (PPA), avec 35 850</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>US$ en 2026. L’île Maurice arrive</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>seconde</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>avec 35 710</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>US$, devant le Gabon avec 25 850</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>US$.</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>La Tunisie, elle, n’arrive qu’en 10</em></strong><sup><strong><em><sup>e</sup></em></strong></sup><strong><em> position avec</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>15,830 US$.</em></strong></em></strong></p>



<span id="more-19826422"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres sont issus de la base de données <em>«Perspectives de l’économie mondiale»</em> (<a href="https://www.imf.org/en/publications/weo" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>World Economic Outlook</em> <em>Reports</em></a>) du FMI, publiée le 13 octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La PPA prend en compte les écarts de prix entre les pays, permettant ainsi une comparaison plus équitable de ce que la production économique permet d’acheter localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sont exprimés en dollars internationaux courants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PIB par habitant mesure la production par personne, et non le salaire moyen ou la richesse détenue par un ménage type.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un classement élevé peut coexister avec une pauvreté généralisée lorsque les fruits de la production sont répartis de manière inégale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays figurant en tête du classement ont atteint cette position grâce à des secteurs d’activité différents. Le tourisme et les services financiers soutiennent les principales économies insulaires. Le pétrole et le gaz jouent un rôle bien plus important au Gabon et en Algérie, tandis que les diamants demeurent un pilier de l’économie du Botswana.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des économies plus vastes, comme celles de l’Égypte et de l’Afrique du Sud, allient une activité manufacturière à des secteurs de services très développés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le classement ci-dessous compare les données du FMI pour 2026 à travers l’Afrique, en utilisant des valeurs non arrondies pour déterminer les positions.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/la-tunisie-10e-pays-plus-riches-dafrique-en-2026/">La Tunisie, 10e pays plus riche d’Afrique en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bettina Heinen-Ayech, une œuvre marquée par la lumière et les paysages de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/bettina-heinen-ayech-une-oeuvre-marquee-par-la-lumiere-et-les-paysages-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[ARTfair Innsbruck]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[Bettina Heinen-Ayech]]></category>
		<category><![CDATA[Guelma]]></category>
		<category><![CDATA[Tabarka]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bettina Heinen-Ayech est une peintre germano-algérienne dont l’œuvre fut profondément marquée par les paysages de la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/bettina-heinen-ayech-une-oeuvre-marquee-par-la-lumiere-et-les-paysages-de-la-tunisie/">Bettina Heinen-Ayech, une œuvre marquée par la lumière et les paysages de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 23 au 25 octobre 2026, à l’occasion de son 30<sup>e</sup> anniversaire, la foire internationale d’art ARTfair Innsbruck, en Autriche, rendra hommage à la peintre Bettina Heinen-Ayech (1937–2020), artiste germano-algérienne dont l’œuvre fut profondément marquée par la lumière et les paysages de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-19804664"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Installée dès 1963 à Guelma, dans l’est de l’Algérie, à proximité de la frontière tunisienne, Bettina Heinen-Ayech entretint pendant près de six décennies une relation particulièrement étroite avec la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle parcourut régulièrement le pays, peignant ses paysages, ses villes historiques, ses villages et ses habitants. De Tabarka à Tunis et Carthage, de Nabeul à Kairouan, d’El-Djem à Gafsa, elle trouva dans la diversité des paysages tunisiens une source d’inspiration constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition internationale d’Innsbruck constitue aujourd’hui une nouvelle reconnaissance majeure pour cette artiste qui consacra l’essentiel de sa vie à la peinture et dont la Tunisie occupa une place importante dans l’univers artistique et personnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une relation privilégiée avec la Tunisie depuis 1963</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En février 1963, quelques mois après l’indépendance de l’Algérie, Bettina Heinen-Ayech s’installe à Guelma auprès de son époux, Abdelhamid Ayech (1926–2010).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proximité géographique de Guelma avec la Tunisie favorise très rapidement ses voyages dans le pays voisin, qu’elle découvre et apprend à aimer dès cette époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de 1963, la peintre effectue régulièrement des séjours en Tunisie, parcourant différentes régions avec ses couleurs, ses pinceaux et son matériel de peinture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces voyages deviennent une composante durable de son existence et de sa création artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie lui offre une remarquable diversité de paysages, de lumières et d&rsquo;atmosphères : le littoral méditerranéen, les montagnes boisées du Nord-Ouest, les anciennes cités, les plaines agricoles, les villages de l’intérieur et les paysages arides du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ne se contente pas de visiter ces lieux. Fidèle à sa pratique de la peinture sur le motif, elle s’y installe pour travailler directement devant la nature, cherchant à saisir les variations de lumière, les couleurs et le caractère particulier de chaque région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, cette proximité donne naissance à une œuvre tunisienne importante, témoignage pictural d’un attachement profond au pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tabarka : une source d’inspiration particulièrement intense</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi toutes les régions tunisiennes qu’elle découvre,&nbsp;Tabarka et ses environs occupent une place privilégiée dans son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Située non loin de Guelma, sur la côte méditerranéenne, cette région devient l’une de ses destinations de prédilection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bettina Heinen-Ayech y revient régulièrement pour peindre les montagnes verdoyantes, les forêts, les reliefs descendant vers la mer, les villages et les paysages côtiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est particulièrement sensible à la rencontre entre la végétation luxuriante du Nord-Ouest tunisien et les couleurs changeantes de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contrastes entre les montagnes, les forêts, la mer et la lumière méditerranéenne lui offrent des possibilités picturales qu’elle explore inlassablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son travail dans la région de Tabarka s’inscrit ainsi parmi les expressions les plus personnelles de sa relation artistique avec la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Tunis à Carthage, de Kairouan à Gafsa : une peintre à la découverte du pays</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de Bettina Heinen-Ayech pour la Tunisie ne se limite toutefois pas à la région de Tabarka.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de ses nombreux séjours, elle découvre et peint également&nbsp;Tunis et Carthage, où l’histoire, l’architecture et la lumière méditerranéenne constituent autant de sujets d’inspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle travaille aussi à&nbsp;Nabeul, sur la péninsule du Cap Bon, région dont les paysages et la vie quotidienne nourrissent son regard de peintre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’intérieur du pays, elle se rend notamment à&nbsp;Kairouan, ville chargée d’histoire, ainsi qu’à&nbsp;El-Djem, célèbre pour son patrimoine architectural antique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus au sud, ses voyages la conduisent jusqu’à&nbsp;Gafsa, où elle découvre d’autres couleurs, d’autres reliefs et des paysages annonçant les régions présahariennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déplacements témoignent de sa volonté de connaître la Tunisie dans toute sa diversité, bien au-delà des grands centres urbains et des destinations touristiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour elle, chaque région possède une identité propre, une lumière particulière et une atmosphère que la peinture peut exprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses œuvres tunisiennes constituent ainsi un témoignage artistique de plusieurs décennies de rencontres avec les paysages et la culture du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une artiste également présente dans la vie culturelle tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La relation de Bettina Heinen-Ayech avec la Tunisie ne fut pas uniquement celle d’une peintre voyageuse. Elle exposa à plusieurs reprises ses œuvres à Tunis, participant ainsi à la vie artistique et culturelle de la capitale. Ces expositions lui permirent de présenter sa peinture au public tunisien et de faire connaître son regard personnel sur les paysages de l’Afrique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son attachement à la Tunisie s’exprimait également à travers les relations humaines nouées au fil de ses séjours et son intérêt constant pour la culture et les habitants du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette artiste profondément européenne par sa formation, mais dont l’existence fut intimement liée au Maghreb, les frontières nationales ne constituaient pas des frontières artistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie et la Tunisie formaient deux espaces voisins, différents et complémentaires, qui nourrissaient sa sensibilité et sa création.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa peinture témoigne ainsi d’une rencontre durable entre les traditions picturales européennes et les paysages de l’Afrique du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une carrière artistique reconnue sur les deux rives de la Méditerranée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Née en Allemagne en 1937, Bettina Heinen-Ayech manifeste très tôt un talent exceptionnel pour la peinture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Formée dans l’environnement artistique de la colonie de peintres de Solingen, elle bénéficie notamment de l’enseignement du peintre Erwin Bowien (1899–1972).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès sa jeunesse, elle participe à d’importantes expositions en Europe et développe progressivement un langage pictural personnel, caractérisé par une grande liberté de couleur, une sensibilité particulière à la lumière et une approche expressive du paysage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son installation en Algérie en 1963 marque une étape déterminante de son parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant près de six décennies, elle peint aussi bien en Afrique du Nord que dans différents pays européens, maintenant un dialogue artistique permanent entre les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Algérie, son œuvre bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle importante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;Musée national des beaux-arts d’Alger&nbsp;lui consacre notamment deux grandes rétrospectives, en&nbsp;1993 et 2004, et conserve des œuvres de l’artiste dans ses collections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En&nbsp;2014, le&nbsp;Musée national public Cirta de Constantine&nbsp;organise une nouvelle grande rétrospective consacrée à son parcours artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle reçoit également plusieurs distinctions officielles, parmi lesquelles le Grand Prix de la ville d’Alger en 1976, ainsi que des hommages des institutions culturelles algériennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sa carrière dépasse largement le cadre d’un seul pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses voyages et ses expositions témoignent de l’itinéraire d’une artiste qui a construit une œuvre originale au croisement de plusieurs cultures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie, une patrie artistique de cœur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bettina Heinen-Ayech, la Tunisie ne fut jamais une simple destination de voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proximité avec son lieu de résidence à Guelma, la fréquence de ses séjours et les liens humains qu’elle y développa firent de ce pays une partie familière et précieuse de son existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle y revint pendant des décennies, découvrant sans cesse de nouveaux sujets et retrouvant des paysages auxquels elle était profondément attachée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tabarka, Tunis, Carthage, Nabeul, El-Djem, Kairouan et Gafsa&nbsp;comptent ainsi parmi les lieux qui ont nourri son inspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son œuvre constitue aujourd’hui un témoignage artistique de cette relation particulière avec la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’elle s’éteint en 2020, Bettina Heinen-Ayech laisse derrière elle un ensemble pictural considérable qui reflète près de soixante-dix années de création artistique, dont une partie importante est consacrée aux paysages et aux habitants du Maghreb.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Ayech-724x1024.png" alt="" class="wp-image-19804712" style="width:300px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Ayech-724x1024.png 724w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Ayech-212x300.png 212w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Ayech-767x1085.png 767w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Ayech-580x820.png 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Ayech.png 795w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Reconnaissance internationale pour une artiste géniale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du&nbsp;23 au 25 octobre 2026, à l’occasion de son trentième anniversaire, la foire internationale ARTfair Innsbruck rendra un hommage exceptionnel à Bettina Heinen-Ayech.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une importante présentation muséale permettra au public international de découvrir un ensemble représentatif de son œuvre, illustrant les différentes étapes de sa carrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention particulière sera portée à sa peinture inspirée par l’Afrique du Nord, où elle développa un langage pictural personnel, marqué par l’intensité de la lumière méditerranéenne et la diversité des paysages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet hommage constitue une nouvelle étape dans la reconnaissance internationale d’une artiste dont l’existence et la création furent profondément marquées par les échanges entre l’Europe et le Maghreb.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour son fils,&nbsp;Dr Haroun Ayech, qui se consacre aujourd’hui à la sauvegarde et à la transmission de l’héritage artistique de sa mère, cette manifestation possède une signification particulière : <em>«Ma mère entretenait avec la Tunisie une relation très profonde. Dès son installation à Guelma en 1963, elle s’est rendue régulièrement dans ce pays voisin qu’elle aimait beaucoup. Elle y a parcouru et peint de nombreuses régions, avec une prédilection particulière pour Tabarka, mais aussi Tunis, Carthage, Nabeul, Kairouan, El-Djem et Gafsa.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Tunisie faisait véritablement partie de son univers artistique et affectif. Elle y avait ses habitudes, ses souvenirs et de nombreux sujets d’inspiration. Elle était également heureuse d’avoir pu présenter ses œuvres à plusieurs reprises au public tunisien.</em> <em>Voir aujourd’hui sa peinture honorée à l’échelle internationale est pour moi une grande joie. J’y vois également un hommage aux paysages, à la lumière et à la culture de la Tunisie, ce pays auquel ma mère était si profondément attachée.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle grande exposition en Allemagne en 2027</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconnaissance internationale se poursuivra dès le début de l’année prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du&nbsp;16 janvier au 4 avril 2027, le&nbsp;Kunstmuseum Schwaan, en Allemagne, consacrera une nouvelle grande exposition à Bettina Heinen-Ayech.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette manifestation présentera un vaste panorama de sa création, depuis les premières années de sa carrière jusqu’aux œuvres de sa maturité inspirées par les paysages européens et nord-africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des œuvres des peintres Erwin Bowien et Amud Uwe Millies, deux autres représentants importants de la colonie artistique de Solingen, compléteront cette présentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition offrira une nouvelle occasion de faire découvrir au public européen le parcours exceptionnel d’une artiste qui fit de la peinture un dialogue permanent entre les cultures, les paysages et les peuples.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/bettina-heinen-ayech-une-oeuvre-marquee-par-la-lumiere-et-les-paysages-de-la-tunisie/">Bettina Heinen-Ayech, une œuvre marquée par la lumière et les paysages de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Algérie-Tunisie &#124; Sécuriser les contrats et les créances avant le contentieux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/algerie-tunisie-securiser-les-contrats-et-les-creances-avant-le-contentieux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 07:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord commercial préférentiel]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Brahim Nouni]]></category>
		<category><![CDATA[contrats commerciaux]]></category>
		<category><![CDATA[impayés]]></category>
		<category><![CDATA[recouvrement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'évolution des relations économiques entre l’Algérie et la Tunisie impose davantage de rigueur dans la préparation des opérations transfrontalières.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/algerie-tunisie-securiser-les-contrats-et-les-creances-avant-le-contentieux/">Algérie-Tunisie | Sécuriser les contrats et les créances avant le contentieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les relations économiques entre l’Algérie et la Tunisie connaissent un regain de dynamisme. Bien qu’encore en-deçà des aspirations des deux peuples, cette évolution ouvre des perspectives réelles aux entreprises des deux pays, mais elle impose aussi davantage de rigueur dans la préparation des opérations transfrontalières. Un contrat commercial ne se sécurise pas uniquement par le choix du droit applicable ou d’une juridiction. Il se sécurise aussi par la maîtrise de l’origine de la marchandise, du circuit bancaire, du transport, des spécifications techniques, de la réception, de la preuve et, e</em></strong>n <strong><em>dernier ressort, du recouvrement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Me Brahim Nouni *</strong></p>



<span id="more-19800597"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Brahim-Nouni.jpg" alt="" class="wp-image-19800648" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Brahim-Nouni.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Brahim-Nouni-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Brahim-Nouni-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La relation entre les deux pays repose déjà sur un cadre institutionnel structuré. L’Accord commercial préférentiel algéro-tunisien, entré en vigueur le 1<sup>er</sup> mars 2014, prévoit des avantages tarifaires pour certaines catégories de produits, sous réserve des conditions fixées par l’accord, notamment en matière d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, la 23<sup>e</sup> session de la Grande commission mixte algéro-tunisienne de coopération, tenue en décembre 2025, a abouti à la signature de vingt-cinq accords, mémorandums d’entente et programmes exécutifs couvrant notamment l’investissement, l’industrie, l’énergie, les finances et le transport. Parmi eux figure un programme de coopération entre l’Agence algérienne de promotion de l’investissement et la Tunisia Investment Authority pour la période 2026-2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La partie algérienne a également réaffirmé en juillet 2026 sa volonté de poursuivre le travail commun afin que les mécanismes bilatéraux débouchent sur des projets concrets et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’entreprise tunisienne qui souhaite travailler en Algérie, comme pour l’entreprise algérienne qui développe ses opérations en Tunisie, la question n’est donc pas d’opposer ouverture économique et réglementation. Il s’agit plutôt d’intégrer suffisamment tôt les exigences juridiques, techniques et financières dans la structure même de l’opération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le régime préférentiel doit être vérifié avant de fixer le prix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’existence d’un accord commercial préférentiel ne signifie pas que toute marchandise tunisienne entrant en Algérie bénéficie automatiquement d’un avantage tarifaire, ni que toute marchandise algérienne entrant en Tunisie en bénéficie dans les mêmes conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le produit concerné, son classement et son origine doivent être examinés. Cette question devient particulièrement importante lorsque le produit incorpore des composants provenant de plusieurs pays ou lorsqu’une partie de sa transformation a été réalisée hors d’Algérie ou de Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’entreprise, la vérification doit intervenir avant que le prix soit définitivement arrêté. Lorsqu’une marge commerciale est calculée en tenant compte d’une exonération ou d’une réduction de droits et que celle-ci ne peut finalement être appliquée, l’équilibre économique du contrat peut être affecté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc utile que le contrat identifie clairement les documents d’origine attendus et la partie chargée de les fournir. Il ne s’agit pas de créer une obligation nouvelle, mais de faire correspondre le contrat au régime commercial que les parties entendent effectivement utiliser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En Algérie, le calendrier bancaire doit être coordonné avec l’expédition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les ventes vers l’Algérie, le circuit bancaire ne peut pas être dissocié de la logistique. La note n° 01/DGC/2026 de la Banque d’Algérie, datée du 14 mai 2026, rappelle le principe de la domiciliation bancaire préalable à l’expédition des biens importés et prévoit que la date figurant sur les documents de transport ou d’expédition soit postérieure à celle de la domiciliation, sous réserve des cas prévus par la réglementation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette règle a une conséquence très concrète. La réception d’un bon de commande par un fournisseur tunisien ne devrait pas nécessairement être assimilée, à elle seule, à une autorisation immédiate d’expédier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier commercial doit être coordonné avec le traitement bancaire de l’opération. Cette organisation permet d’éviter qu’une marchandise soit déjà en circulation alors que les formalités nécessaires au traitement régulier de l’importation ne sont pas encore finalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exigence ne doit pas être présentée comme étrangère au contrat. Elle fait partie des conditions pratiques de son exécution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contrat doit parler le même langage que la technique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les opérations industrielles, les difficultés apparaissent souvent avant même la question juridique. Une machine a été livrée, mais atteint-elle le rendement convenu ? Un équipement fonctionne, mais respecte-t-il les performances prévues ? Une installation a été mise en service, mais répond-elle réellement au cahier des charges ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme <em>«conforme»</em> ne suffit pas lorsque aucune référence précise ne permet de mesurer cette conformité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offre technique, le cahier des charges, les plans, les fiches de performance, les normes retenues et, lorsque cela est nécessaire, les protocoles d’essai doivent pouvoir être reliés au contrat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le juriste ne remplace pas l’ingénieur, et l’ingénieur ne remplace pas le juriste. Mais dans les contrats techniques, les deux lectures doivent se rejoindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même logique s’applique aux Incoterms®. Ils sont utiles pour répartir certaines obligations relatives à la livraison, au transport, aux coûts et au transfert des risques, mais ils ne remplacent pas le contrat. Ils ne règlent pas, à eux seuls, le transfert de propriété, les caractéristiques de la marchandise, les modalités de paiement, les garanties, les conséquences de l’inexécution, le droit applicable ou le règlement du différend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de l’Incoterm doit surtout correspondre au circuit réel de la marchandise et désigner avec précision le lieu ou le port concerné. Ce qui paraît être un simple détail rédactionnel peut devenir déterminant lorsqu’un dommage survient pendant le transport ou qu’un coût<br>inattendu apparaît.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La réception est souvent le point de rencontre entre la technique et le paiement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une difficulté fréquente tient à l’utilisation imprécise des termes <em>«livraison», «réception», «mise en service»</em> ou <em>«acceptation»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le fournisseur, la prestation peut être achevée dès la remise physique de la marchandise. Pour le client, elle peut ne l’être qu’après installation, essai ou vérification des performances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette différence peut déterminer la date d’exigibilité d’une facture, le point de départ d’une garantie ou l’existence de réserves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les opérations techniques, les parties peuvent donc organiser contractuellement une procédure de réception adaptée au projet. Selon le cas, il peut être utile de prévoir des essais avant expédition, après installation ou à l’issue d’une période de fonctionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mécanismes ne doivent pas être présentés comme des obligations légales générales. Ils sont des instruments contractuels de sécurisation lorsqu’ils correspondent à la nature de l’opération. Leur valeur apparaît surtout le jour où une créance devient litigieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une entreprise qui dispose du contrat, du bon de commande, de la preuve de livraison, des documents techniques et d’un procès-verbal de réception se trouve dans une position différente de celle qui doit reconstituer l’exécution plusieurs mois après les faits à partir de messages dispersés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le recouvrement commence avant l’impayé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le recouvrement d’une créance ne commence pas avec la mise en demeure. Il commence au moment où le contrat est exécuté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une facture n’existe jamais isolément. Elle renvoie à une commande, à une prestation, à une livraison, à une réception ou à un autre événement contractuel qui doit pouvoir être établi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La qualité du dossier documentaire devient alors essentielle. Bons de commande, bons de livraison, factures, procès-verbaux, réserves, courriers et courriels professionnels peuvent devenir les pièces centrales d’un litige.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question prend une importance supplémentaire lorsque les équipes commerciales et techniques communiquent par courrier électronique ou messagerie professionnelle. Une modification de commande, un report de délai, une validation technique ou une réserve peuvent être décidés de manière informelle, puis devenir déterminants plusieurs mois plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise doit donc organiser la conservation de sa preuve au fur et à mesure de l’exécution du contrat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en va de même pour les modifications techniques. Un changement de quantité, de référence, de délai ou de prestation doit laisser une trace suffisamment claire pour permettre de déterminer ce qui a été demandé, par qui, à quel prix et avec quelles conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette discipline protège le fournisseur, qui doit pouvoir établir la réalité d’une prestation supplémentaire, mais également le client, qui doit pouvoir vérifier qu’une facturation additionnelle correspond bien à une modification qu’il a autorisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Penser le contentieux jusqu’à l’exécution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le différend ne peut être évité, la question n’est pas uniquement de savoir quel tribunal saisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également se demander où se trouvent les actifs et dans quelles conditions la décision obtenue pourra produire ses effets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie et la Tunisie disposent d’un cadre bilatéral ancien en matière de coopération judiciaire, notamment à travers la Convention relative à l’assistance mutuelle et à la coopération judiciaire et juridique du 26 juillet 1963. Les conditions applicables à la reconnaissance et à l’exécution d’une décision doivent néanmoins être examinées au cas par cas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’existence d’une convention ne signifie pas qu’une décision étrangère devient automatiquement exécutoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même raisonnement vaut pour l’arbitrage. L’Algérie et la Tunisie sont toutes deux parties à la Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela offre un cadre international important, mais ne signifie pas que l’arbitrage soit nécessairement la meilleure solution pour tous les contrats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La valeur de l’opération, sa complexité, les coûts, le lieu d’exécution et la localisation des actifs doivent être pris en considération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit local doit intervenir suffisamment tôt</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une entreprise tunisienne ou internationale qui développe une opération en Algérie, le droit algérien ne devrait pas être examiné uniquement lorsque le différend est déjà né. Il intervient en amont, dans la structure du contrat, la conformité documentaire, les formalités bancaires, les pouvoirs de signature, les modalités de réception, les conditions de paiement et la préparation de la preuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les opérations importantes, la coordination entre la direction juridique de l’entreprise, ses conseils habituels, ses responsables techniques et financiers et le conseil intervenant en droit algérien permet d’identifier plus tôt les difficultés susceptibles d’affecter l’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle du conseil local ne commence donc pas nécessairement devant le juge. Il peut précisément consister à éviter qu’une difficulté technique, bancaire ou documentaire ne devienne un contentieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dynamique économique entre l’Algérie et la Tunisie offre aujourd’hui de nouvelles possibilités aux opérateurs des deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu consiste à accompagner cette proximité économique par une préparation contractuelle à la même hauteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bon contrat ne doit pas seulement dire ce que les parties souhaitent faire. Il doit permettre de comprendre comment l’opération sera exécutée, documentée, payée et, si nécessaire, protégée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à cette condition que le développement des échanges peut se traduire par des relations commerciales plus sûres, plus prévisibles et plus durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Avocat en Algérie. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/algerie-tunisie-securiser-les-contrats-et-les-creances-avant-le-contentieux/">Algérie-Tunisie | Sécuriser les contrats et les créances avant le contentieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Je suis un écrivain !’’ &#124; Ahmed Zitouni, le rire du pendu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Zitouni]]></category>
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		<category><![CDATA[AssoAZ]]></category>
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		<category><![CDATA[Françoise Zitouni]]></category>
		<category><![CDATA[Malek Alloula]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par-delà l’exil, la folie, la mort et l’humour, Ahmed Zitouni laisse une œuvre singulière qu'un livre posthume éclaire d'une lumière crue. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/je-suis-un-ecrivain-ahmed-zitouni-le-rire-du-pendu/">‘‘Je suis un écrivain !’’ | Ahmed Zitouni, le rire du pendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Par-delà l’exil, la folie, la mort et l’humour, Ahmed Zitouni laisse une œuvre singulière que ce volume posthume, ‘‘Je suis un écrivain !’’, édité en 2026 par AssoAZ, l’<a href="https://ahmedzitouni.fr/lassociation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Association Ahmed Zitouni</a>, fondée par Françoise Zitouni, l’épouse de l’auteur, et ses proches, à la suite du décès de ce dernier en juin 2024, à l&rsquo;âge de 74 ans, rassemble, sous une forme hybride : archives, entretiens, textes autobiographiques, synopsis de ses livres publiés et révélation de plusieurs ouvrages inédits. Un ensemble qui ressemble autant à une rétrospective qu’à une dernière prise de parole.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19800440"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comment classer ce livre ? La question n’est pas secondaire. Le livre refuse d’emblée les catégories habituelles. Ce n’est pas un roman, ni une biographie classique. C’est un testament littéraire. Après <em>«Approches»</em>, qui occupent une large première partie et prennent parfois la forme d’un manifeste d’écrivain, viennent les archives : lettres, hommages et documents consacrés notamment à Mohammed Dib et Malek Alloula. Six entretiens réalisés entre 1983 et 2019 permettent ensuite de suivre les différentes étapes du parcours de Zitouni. Le dernier, intitulé <em>«Donné pour mort, voilà l’aiguillon à l’origine de ma résurrection en Algérie »</em>, revient sur cette relation particulière entre disparition littéraire en France et retour dans le pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lecteur découvre ensuite les synopsis de ses ouvrages publiés, quatre textes présentés comme inédits ou posthumes et, dans les dernières pages, un appel à la création d’une association destinée à accompagner la mémoire et la diffusion de son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre ressemble ainsi à un écrivain qui aurait voulu laisser derrière lui non seulement ses textes, mais aussi les éléments nécessaires pour les relire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rire comme arme littéraire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe dans le parcours de Zitouni, c’est d’abord son rapport à l’humour. Les archives critiques réunies dans le volume montrent que cette dimension avait été très tôt repérée. Jérôme Garcin évoque dans <em>L’Événement du Jeudi</em> un <em>«féroce éclat de rire»</em>. D’autres critiques insistent sur la caricature, la rage ou la violence comique de cette écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Zitouni, le rire n’est pourtant jamais décoratif. Il devient une manière de déplacer le regard sur l’exil, le racisme, la marginalité et la mort. L’écrivain refuse notamment de s’enfermer dans le rôle du représentant d’une <em>«littérature immigrée»</em> chargée de raconter la souffrance de l’étranger. La critique des <em>Temps modernes</em> citée dans le volume souligne déjà cette volonté de sortir du registre attendu de <em>«l’immigratitude»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zitouni transforme alors les situations les plus sombres en matière littéraire. Ses personnages peuvent être fous, morts, pendus, marginalisés. Dans <em>‘‘La Veuve et le Pendu</em>’’, un écrivain se pend et sa veuve, au lieu de le décrocher, fouille ses papiers. Dans <em>‘‘Au début était le mort’’</em>, un mort devient une star parce qu’il a tué son chien. Mais ces personnages parlent. Ils pensent. Ils se moquent du monde et souvent d’eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position explique la place particulière de la mort dans son œuvre. Le mort n’est pas toujours celui qui se tait. Chez Zitouni, il peut devenir celui qui raconte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La singularité de Zitouni passe aussi par son travail sur les mots. <em>«Bicot»</em>, <em>«bicophobe»</em>, <em>«mortocratie»</em> : son vocabulaire ne cherche pas la neutralité. Il récupère les mots qui enferment pour les retourner. Dans <em>‘‘La Raison du plus fou’’</em>, le terme <em>«bicophobe»</em> pousse jusqu’à l’absurde la logique du racisme intériorisé : celui qui est désigné comme <em>«bicot»</em> devient celui qui finit par redouter ou rejeter les autres <em>«bicots»</em>. Le mot ne cherche pas seulement à provoquer. Il met en scène une violence qui finit par être retournée contre celui qui la subit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>«mortocratie»</em>, autre néologisme associé à <em>‘‘Au début était le mort’’</em>, prolonge cette entreprise. La mort devient alors un système, presque une administration, tandis que les médias peuvent transformer le cadavre en objet de récit et de consommation. Quant à <em>«immigratitude»</em>, terme repris par la critique, il résume à lui seul le rapport conflictuel de Zitouni aux catégories identitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écrivain ne refuse pas l’histoire de l’immigration ; il refuse qu’elle devienne une prison littéraire. Sa langue avance ainsi par collision : tragique et burlesque, Algérie et France, mémoire intime et histoire collective.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PDmWgnR81b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/avez-vous-lu-ahmed-zitouni/">Avez-vous lu Ahmed Zitouni ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avez-vous lu Ahmed Zitouni ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/avez-vous-lu-ahmed-zitouni/embed/#?secret=6k6jsvDNUR#?secret=PDmWgnR81b" data-secret="PDmWgnR81b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De la folie à la mémoire algérienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trois œuvres permettent particulièrement de mesurer cette diversité. Avec <em>‘‘La Veuve et le Pendu’’</em>, Zitouni place le suicide et la littérature au cœur d’un dispositif où la mort n’empêche pas le récit. Le projet, réécrit au fil des années, témoigne d’un rapport physique à l’écriture que l’auteur évoque lui-même dans les documents réunis ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘La Raison du plus fou’’</em> déplace la question vers la folie et le politique. Des internés d’un établissement psychiatrique imaginent une organisation révolutionnaire. L’asile devient un poste d’observation de la société et de ses exclusions. La folie n’est plus seulement une maladie : elle permet de regarder autrement ceux qui se prétendent raisonnables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>‘‘Houria, le livre de la mémoire et de l’oubli’’</em>, l’écrivain revient vers l’Algérie et vers une mémoire intime liée à la rupture de 1962. Un amour d’enfance perdu à Oran devient le point de départ d’une recherche qui traverse plusieurs décennies. Le passé individuel rejoint ici une histoire collective dont les blessures ne sont pas refermées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois livres dessinent une même obsession : comment continuer à vivre avec ce qui a disparu ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être dans <em>‘‘La Lettre à Ada’’</em> que cette question trouve sa réponse la plus dépouillée. Dans ces dernières pages, le personnage public de Zitouni — l’écrivain provocateur, ironique, parfois féroce — s’efface derrière le père. Une promesse faite à sa fille lorsqu’elle avait cinq ans devient le point de départ d’un projet d’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Séparés entre Paris et Aix-en-Provence, confrontés à la maladie et à la perspective de la mort, le père et la fille se retrouvent dans une parole qui doit être transmise. Le <em>‘‘Journal du vieil écrivain’’</em> prend alors une dimension particulière. À la manière de Shéhérazade, raconter permet de retarder la fin. Chaque récit devient une nuit supplémentaire, un délai accordé à la mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce passage donne une autre profondeur au reste du volume. La mort, omniprésente dans les romans, cesse d’être seulement un objet de provocation ou de fiction. Elle devient une réalité intime. Derrière le rire du pendu, il y a donc un homme qui veut encore transmettre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un écrivain difficile à enfermer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire Ahmed Zitouni à la littérature de l’immigration serait passer à côté de l’essentiel. Son œuvre est nourrie par l’exil et par l’expérience algérienne, mais elle les transforme en une matière beaucoup plus vaste : la mort, la folie, la mémoire, l’amour, la maladie, le langage et la solitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son personnage littéraire avance sur une ligne de crête. Il peut être grotesque et tragique dans la même scène, victime et provocateur, marginal et observateur du monde. C’est cette tension qui donne à son écriture sa singularité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Je suis un écrivain !’’</em> vaut ainsi moins comme simple réhabilitation d’un auteur que comme invitation à relire une œuvre. Les archives, les entretiens, les synopsis et les textes inédits montrent un écrivain soucieux de sa propre trace, mais aussi conscient de la fragilité de cette trace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre prend alors une autre dimension. <em>‘‘Je suis un écrivain !’’</em> n’est pas seulement une affirmation. C’est une revendication adressée à ceux qui l’ont classé, caricaturé, oublié ou réduit à une catégorie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans après la disparition d’Ahmed Zitouni, le volume prend aussi la forme d’un hommage. Édité par l’association qui porte son nom, il ne cherche pas seulement à saluer sa mémoire. Il rassemble ce qui peut permettre à son œuvre de continuer à circuler, à être lue et discutée. Les archives, les entretiens et les textes réunis ici constituent autant de passerelles entre l’écrivain disparu et les lecteurs qui ne l’ont pas encore découvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme du livre, une question demeure : que deviendra cette œuvre après son auteur ? L’appel à accompagner sa mémoire et la diffusion de ses écrits apporte un début de réponse. Il ne suffit pas de constater qu’Ahmed Zitouni a écrit. Il reste désormais à lire, transmettre, rééditer et discuter cette littérature qui a choisi le rire pour affronter la mort et la fiction pour interroger la mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed Zitouni aura passé une partie de son œuvre à écrire depuis les marges. Ce volume posthume permet enfin de regarder cette œuvre dans son ensemble. Deux ans après sa mort, l’hommage prend ainsi une forme qui lui ressemble davantage : non pas refermer le livre sur un écrivain disparu, mais le rouvrir. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://ahmedzitouni.fr/biographie-bibliographie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Biographie et bibliographie de l’auteur.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/je-suis-un-ecrivain-ahmed-zitouni-le-rire-du-pendu/">‘‘Je suis un écrivain !’’ | Ahmed Zitouni, le rire du pendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Citron pressé &#124; Boualem Sansal ou l’arroseur arrosé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le parcours médiatique de de Boualem Sansal interroge les rapports entre littérature, pouvoir et instrumentalisation politique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/citron-presse-boualem-sansal-ou-larroseur-arrose/">Citron pressé | Boualem Sansal ou l’arroseur arrosé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De la polémique sur l’immigration à la récupération politique de son image, le parcours médiatique de l’écrivain français d’origine algérienne Boualem Sansal interroge les rapports entre littérature, pouvoir et instrumentalisation des figures intellectuelles. Derrière la célébration d’un écrivain présenté comme un symbole absolu de la liberté se dessine une question essentielle : où s’arrête l’admiration sincère d’un auteur et où commence son exploitation politique ? Question que l’écrivain doit du reste se poser à lui-même…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19787180"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À force de renier ses principes, on finit par se confronter aux conséquences de ses propres choix. Le temps finit parfois par rendre à chacun le fruit de ses actes. Dans un récent entretien, l’écrivain Boualem Sansal se lamentait de l’accueil qui lui est désormais réservé à Paris après son feuilleton éditorial et ses déclarations fracassantes, résumant son quotidien par cette formule : <em>«C’était matin et soir, j’étais l’ingrat et le salaud»</em>. L’ironie est le désespoir de ceux que le spectacle du monde a cessé de faire rire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un homme qui découvre, feignant la surprise, des qualificatifs que le peuple algérien lui attribue pourtant depuis des années. Sauf que cette fois, ce ne sont pas les Algériens qui le pointent du doigt, mais ses propres soutiens du microcosme parisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En se retournant contre le système qui l’a médiatiquement fabriqué après avoir renié la patrie qui l’a nourri et formé, Sansal fait face au miroir de ses propres turpitudes. L’instrument de l’extrême droite française est en train de réaliser, à ses dépens, qu’un mercenaire idéologique n’a pas d’amis : il n’a que des utilisateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fabrication d’une icône par une droite en manque de symboles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Paris, le monde politique et les médias confondent trop souvent les enjeux électoraux avec la valeur littéraire d’un écrivain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès qu’un auteur instrumentalise les thèmes incandescents de l’époque — l’autoritarisme, le fanatisme et les fractures géopolitiques —, une partie du complexe médiatique s’empresse de lui tailler un costume sur mesure : celui du <em>«martyr absolu»</em>. C’est ainsi que s’est écrite la saga de Boualem Sansal, ou l’histoire stupéfiante d’un esprit aux prophéties apocalyptiques métamorphosé en icône nationale par une droite en quête de symboles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Invité régulier des plateaux télévisés, l’écrivain n’a jamais hésité à surenchérir sur le lexique de l’extrême droite. Lors d’un entretien diffusé dans l’émission <em>Les Conversations</em> en mai 2024, alors que son interlocuteur évoquait prudemment la question de l’immigration, l’auteur coupait court pour imposer sa vision des choses : <em>«Vous parlez d’immigration, mais c’est une invasion !»</em> En qualifiant les flux migratoires de <em>«colonisation à l’envers»</em> et en affirmant sur CNews ou dans les colonnes du <em>Figaro</em> que la France perdait une guerre culturelle face à un projet de conquête, l’écrivain offrait sur un plateau d’argent la caution rêvée aux tenants du choc des civilisations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment en est-on arrivé là ? Comment faire d’un écrivain jusque-là peu connu du grand public une star de dimension mondiale ? Le secret de cette élévation médiatique réside notamment dans la ferveur des campagnes politiques françaises. À l’approche d’échéances électorales majeures, la droite s’est disputé sa présence. Bruno Retailleau affichait fièrement son amitié avec lui et l’invitait à son premier meeting, dans une mise en scène qui a viré au fiasco. En cherchant à ériger une figure au discours si particulier en <em>«faiseur de présidents»</em>, ce courant politique a rejoué le mythe de Frankenstein : il a façonné sa propre créature médiatique, un avatar idéologique nourri de surenchères, qui a fini par échapper à ses géniteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet affaissement éthique et la dérive du débat public — où la course aux voix et le règne de l’image ont fini par banaliser la xénophobie et ériger des provocateurs en modèles de franc-parler — n’étaient en réalité que les signes avant-coureurs de cette séquence. C’est précisément dans cette brèche que s’engouffre l’intelligence cynique de Boualem Sansal : celle d’un auteur qui a su trouver sa place dans un écosystème médiatique avide de figures clivantes et de symboles politiques, échangeant une caution idéologique contre une visibilité et des dividendes considérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’intellectuel d’œuvre à l’intellectuel de plateau </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Poussé sur le devant de la scène médiatique, Sansal y est resté non pas en raison de la profondeur d’une œuvre — car une simple succession de romans ne compose pas nécessairement une œuvre véritable —, mais parce qu’il s’est installé en symbiose parfaite avec une époque qui a fait de l’exclusion et du discours identitaire son terrain de prédilection. Nous assistons à une perversion des valeurs capable de transformer la moindre posture en événement de première importance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’époque est bien révolue où un intellectuel se définissait d’abord par la rigueur de son travail, par une création exigeante qui fondait sa légitimité lorsqu’il intervenait dans les affaires du siècle. Voltaire, Victor Hugo, Émile Zola, André Gide, Jean-Paul Sartre ou Pierre Bourdieu furent tous des créateurs qui ne devaient leur renommée qu’à leur talent, à la force de leurs écrits et à l’indépendance de leur pensée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, peu importe la valeur ou la nullité d’une production : ce sont les médias, et la télévision en premier lieu, qui consacrent les intellectuels, décident qui l’est et qui ne l’est pas, modifiant radicalement leur statut. Il ne s’agit plus d’écrire les livres les plus substantiels pour être reconnu, mais d’être le plus visible possible, d’occuper l’antenne et les unes des journaux comme <em>Le Monde</em> ou <em>Le Figaro</em>. Grâce aux réseaux de connivence parisiens, l’auteur s’assure une place au soleil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet échange de bons procédés, Sansal apporte aux médias la caution dont ils ont besoin pour leurs polémiques, tandis que les médias entretiennent sa réputation et le couronnent roi. Mais cette dépendance servile à l’égard de ceux qui l’ont fait roi — et qui peuvent du jour au lendemain le précipiter dans les oubliettes — se répercute sur la nature même de sa production. Tout se fait au détriment de la rigueur, du sérieux et de la vérité historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute d’innover et de créer, ces figures de plateau se distinguent toutes par un silence assourdissant sur les tragédies réelles du monde contemporain, qu’il s’agisse des massacres en Palestine, du drame du Soudan ou du blocus subi par Cuba. On assiste au contraire à leur alignement inconditionnel sur les politiques d’occupation, à leur soutien inlassable et inconditionnel à Israël et aux États-Unis, à leur dénigrement permanent du Sud Global et à leur obsession anti-immigrés. À chacun son fonds de commerce idéologique : pour peu qu’il soit rentable, son détenteur peut se permettre n’importe quelle fantaisie, jusqu’à soutenir qu’un raciste n’est qu’un humaniste persécuté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prisme colonial : du ressentiment au reniement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la mécanique de Sansal, il faut analyser le cadre mental dans lequel il s’est enfermé. Nous faisons face à une forme de racisme idéologique, tout aussi pernicieux que le racisme biologique. Il s’agit du logiciel propre aux esprits coloniaux et impérialistes : <em>«Tu dois penser comme moi, adopter mes dogmes, sinon tu es considéré comme l’ennemi.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un esprit libre et véritablement universaliste sait travailler sur ce qui rassemble les êtres humains tout en acceptant ce qui les sépare. L’esprit colonial, lui, rejette viscéralement la différence. Si vous ne pensez pas comme lui, si vous ne validez pas ses obsessions, vous ne serez jamais le bienvenu. C’est ce fascisme identitaire qui caractérise aujourd’hui le discours de Sansal et qui est en train de subir un choc violent face au principe de réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut légitimement s’interroger sur la trajectoire psychologique de l’écrivain : s’agit-il d’une naïveté politique sidérante, d’un aveuglement tragique sur les signaux et les marqueurs idéologiques qui l’entourent ? Ou alors, plus simplement, faut-il admettre que Sansal est irrémédiablement tombé, par le biais de ses frustrations et de ses ressentiments pathologiques, dans la sphère la plus réactionnaire ? Les notions d’<em>«extrême droite»</em>, de neutralité ou de clairvoyance politique semblent désormais frappées d’un flou artistique absolu dans son esprit, masquant à peine un alignement total sur des dogmes xénophobes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En diabolisant systématiquement les musulmans et les immigrants sous le qualificatif d’<em>«envahisseurs»</em>, Sansal a tenté d’appliquer la stratégie classique du bouc émissaire. Mais ce principe politique comporte une règle d’or : il n’est jamais payant à long terme. Il finit toujours par se retourner contre son propre initiateur. En s’attaquant avec la même hargne aux voix laïques et progressistes qui dénonçaient ses amalgames, Sansal s’est définitivement aliéné ses soutiens historiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’imposture du «Voltaire» autoproclamé face au miroir d’Émile Zola</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que Sansal servait les intérêts de ses promoteurs, ses courtisans les plus zélés n’hésitaient pas à le parer de vertus philosophiques indues, allant jusqu’à le qualifier grotesquement de <em>«Voltaire algérien»</em>. Quelle insulte à l’esprit des Lumières et à l’honnêteté intellectuelle ! Voltaire, Sartre ou Beauvoir ont marqué l’Histoire en choisissant d’écouter leur conscience au détriment de la raison d’État ou des opportunismes de carrière. Sansal, lui, n&rsquo;est qu’un pamphlétaire aux indignations sélectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Où est la conscience de ce prétendu <em>«Voltaire»</em> face aux tueries de masse perpétrées à Gaza ? Lors de son voyage en Israël en 2012, balayant les critiques relatives à l’occupation, Sansal déclarait toute honte bue : <em>«Ma liberté de penser et de parler passe avant toute chose&#8230; Je suis venu avec joie et je reviendrai.»</em> Plus tard, au micro de la radio <em>Kan Reshet Bet</em>, il scellait cette sélectivité morale en affirmant, sans le moindre mot pour la tragédie palestinienne : <em>«Mon amitié avec Israël est ce que le régime algérien ne pouvait pas supporter»</em>, réduisant ainsi un conflit d’occupation à une simple <em>«guerre civile»</em>. Ce refus de voir la souffrance des opprimés trahit une faillite morale absolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment ne pas éprouver une vive indignation en songeant, par contraste, au sort d’Émile Zola ? Candidat malheureux à dix-neuf reprises à l’Académie française, le titan du naturalisme et l’auteur de ‘‘<em>J’accuse… !’’</em> a payé son engagement en faveur d’Alfred Dreyfus au prix de la haine, des menaces et de l’exil. Son combat demeure l’un des exemples les plus marquants du courage intellectuel. Un siècle plus tard, les institutions déroulent le tapis rouge devant un <em>«athée mystique à double visage»</em> dont la seule arme est l’amalgame anti-laïque et la provocation marchande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La trahison éditoriale et la qualification juridique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cynisme marchand a fini par achever le personnage. Après avoir bénéficié de la mobilisation de son éditeur historique Gallimard et de soutiens européens pour sa libération, Sansal a cédé aux sirènes financières en rejoignant les écuries Grasset (groupe Hachette-Bolloré) contre un chèque mirobolant d’un million d’euros. Ce marchandage a suscité la désillusion de ses soutiens, jusque dans les rangs du Parlement belge et de l’Académie royale de Belgique, où ses pairs lui ont infligé un réquisitoire mémorable sur sa déchéance éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la faillite morale, les propos répétés de Sansal relèvent d’une responsabilité civique et légale. Classer les êtres humains, désigner des communautés entières (musulmans, immigrants) sous le sceau de l’<em>«invasion»</em> ou de la menace constitue une forme intolérable de discrimination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En droit français, de tels dérapages dépassent la simple liberté d’opinion :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’article 24 de la loi du 29 juillet 1881</strong> sanctionne l’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination envers un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur religion.</li>



<li><strong>L’article 225-1 du Code pénal</strong> définit et réprime sévèrement les discriminations portées aux droits fondamentaux des individus.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme irresponsable ne saurait se draper plus longtemps dans le manteau de la laïcité. Il s’agit désormais d’informer les esprits éclairés et les vrais défenseurs des libertés que cet auteur n’est qu’un agitateur anti-laïque, dont les amalgames tombent sous le coup des principes civiques les plus élémentaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="H7xnMmCGi7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/boualem-sansal-libere-bonjour-la-france-je-reviendrai-nous-vaincrons/">Boualem Sansal libéré | «Bonjour la France, je reviendrai, nous vaincrons»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Boualem Sansal libéré | «Bonjour la France, je reviendrai, nous vaincrons» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/boualem-sansal-libere-bonjour-la-france-je-reviendrai-nous-vaincrons/embed/#?secret=4fTNczXioa#?secret=H7xnMmCGi7" data-secret="H7xnMmCGi7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le syndrome du citron pressé et le verdict de la postérité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vent tourne en France et l’autorité usurpée de Boualem Sansal s’émousse irrémédiablement. La dénonciation est désormais lancée, et elle se poursuivra de bouche à oreille, sur la toile et dans les médias indépendants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sansal est définitivement devenu semblable à ce citron que l’on presse jusqu’à la dernière goutte pour alimenter les polémiques des plateaux télévisés. Une fois totalement asséché, il sera mis au rebut par ceux-là mêmes qui l’ont instrumentalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traité de <em>«salaud»</em> et d’<em>«ingrat»</em> par le Tout-Paris littéraire et politique qu’il a tenté de berner, il subit aujourd’hui un juste retour des choses. L’arroseur est arrosé. L’Histoire retiendra qu’à force de nourrir son ego de contrevérités, d’amalgames répréhensibles et de reniements, Boualem Sansal aura fini par s’isoler totalement : rejeté par la patrie qu’il a trahie, méprisé par le système qui l’a utilisé, et condamné par la conscience des hommes libres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/citron-presse-boualem-sansal-ou-larroseur-arrose/">Citron pressé | Boualem Sansal ou l’arroseur arrosé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘La Mission’’ de Mohamed Benchicou &#124; Derrière Tiguentourine, les questions qui dérangent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[British Petroleum]]></category>
		<category><![CDATA[In Amenas]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Benchicou]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mediène]]></category>
		<category><![CDATA[Tiguentourine]]></category>
		<category><![CDATA[Toufik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘La Mission’’ , roman de Mohamed Benchicou, interroge l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine, au sud-est de l’Algérie, en 2013. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/la-mission-de-mohamed-benchicou-derriere-tiguentourine-les-questions-qui-derangent/">‘‘La Mission’’ de Mohamed Benchicou | Derrière Tiguentourine, les questions qui dérangent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il faut relire ‘‘La Mission’’ (Koukou Éditions, Algérie, 2014). Pas comme un thriller. Comme un document politique déguisé en roman. Publié en 2014 chez Koukou Éditions, le livre de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/24/le-journaliste-algerien-mohamed-benchicou-sest-eteint/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohamed Benchicou</a> revient sur l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine, au sud-est de l’Algérie, non loin de la frontière libyenne, en janvier 2013, pour explorer ce que l’événement pourrait dissimuler : intérêts énergétiques, rivalités au sommet de l’État et stratégies étrangères.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19783277"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur ne se limite pas au récit de la prise d’otages. Il bâtit une intrigue autour d’une question autrement sensible : les intérêts économiques et les luttes de pouvoir ont-ils pu peser sur le destin de ce site stratégique ? La question nourrit le roman ; elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 janvier 2013, un groupe armé attaque le complexe gazier de Tiguentourine, près d’In Amenas. Des centaines de personnes sont prises en otage. L’intervention des forces algériennes met fin à la crise, au prix de lourdes pertes humaines. L’attaque marque durablement l’industrie gazière algérienne et les relations du pays avec ses partenaires étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un an plus tard, Benchicou choisit de déplacer le regard. Dans <em>‘‘La Mission’’</em>, Tiguentourine n’est pas seulement le théâtre d’une opération terroriste : le site devient le point de rencontre d’intérêts industriels, de convoitises financières et de rivalités politiques. La dimension romanesque lui permet de relier des éléments qui, dans le débat public, restent souvent séparés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur donne lui-même la clé de son approche : <em>«Je n’ai été amené à connaître Tatiana que parce que l’attaque de Tiguentourine est une affaire de fric, de luttes d’influence, de rivalités de pouvoirs…»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase annonce le parti pris du livre. Les faits historiques sont établis : l’attaque, la prise d’otages et l’intervention militaire. Les connexions politiques et économiques mises en scène par Benchicou relèvent, elles, de sa construction romanesque. Cette frontière doit rester claire, sans pour autant réduire le livre à un simple exercice de fiction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les intérêts gaziers et les rivalités du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le récit, British Petroleum occupe une place centrale. L’entreprise britannique exploite le site avec ses partenaires. Benchicou imagine qu’après la catastrophe de Deepwater Horizon, BP cherche à céder ses actifs algériens et à revoir le modèle de sécurité de ses installations. La question de la propriété et de la protection du complexe devient alors un ressort majeur de l’intrigue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mikhail Fridman, homme d’affaires russe né à Lviv, apparaît sous les traits de Tatiana-Johanna dans les ramifications du récit. Intéressé par le rachat du site, il incarne les convoitises financières qui entourent cette infrastructure stratégique. Sir William Thompson, envoyé en mission par Downing Street, est chargé d’examiner la situation. À travers lui, Benchicou introduit la dimension britannique et les calculs diplomatiques liés aux intérêts énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments donnent sa cohérence à l’intrigue, mais ne démontrent pas qu’une opération de cession, les manœuvres étrangères et l’attaque terroriste auraient été coordonnées dans la réalité. Le roman construit un scénario politique ; il ne livre pas une démonstration judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse s’étend ensuite aux rapports de force algériens. Mohamed Mediène, dit Toufik, et le DRS occupent une place importante dans la représentation d’un pouvoir traversé par les rivalités. Benchicou suggère que l’attaque pourrait s’inscrire dans une recomposition des équilibres sécuritaires et politiques. Cette lecture doit être attribuée à l’auteur : aucune conclusion judiciaire ne permet d’établir que Toufik ou des acteurs étrangers auraient organisé ou facilité l’attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrière-plan est celui de l’Algérie de 2013-2014, au moment où se prépare le quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Benchicou rapproche intérêts pétroliers, puissances étrangères et continuité du régime dans une formule accusatrice : <em>«la connivence entre des capitales occidentales, la pègre pétrolière internationale et l’autocratie archaïque locale qui ambitionnait de se reconduire pour un quatrième mandat».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formule résume sa charge politique. Elle exprime une interprétation romanesque des rapports entre argent, pouvoir et intérêts étrangers, non une conclusion établie sur les responsabilités dans le drame de Tiguentourine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre a été accueilli favorablement, mais sa portée politique semble être restée au second plan. Or, au-delà de l’intrigue, son intérêt réside aussi dans les questions qu’il soulève sur la vulnérabilité des infrastructures stratégiques et sur les rapports entre souveraineté nationale et intérêts économiques.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vHqdjrhT2z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/presse-mohamed-benchicou-inhume-finalement-a-alger/">Presse | Mohamed Benchicou inhumé finalement à Alger</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Presse | Mohamed Benchicou inhumé finalement à Alger » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/presse-mohamed-benchicou-inhume-finalement-a-alger/embed/#?secret=zEtWfgBmX7#?secret=vHqdjrhT2z" data-secret="vHqdjrhT2z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre qui résiste au temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la parution de <em>‘‘La Mission’’</em>, le paysage politique algérien a changé. Bouteflika a obtenu son quatrième mandat, avant de quitter le pouvoir. Mohamed Mediène a été écarté de la tête du DRS, ensuite réorganisé puis dissous. Ces événements éclairent le contexte dans lequel Benchicou écrivait ; ils ne confirment pas rétrospectivement ses hypothèses sur Tiguentourine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée du livre tient ailleurs : dans sa volonté de dépasser le récit immédiat d’un attentat pour interroger les intérêts et les rapports de force qui entourent les lieux stratégiques. On peut discuter ses hypothèses, contester ses rapprochements et rappeler les limites de sa démonstration. On ne peut ignorer la question qui traverse son récit : derrière les événements, quels intérêts se croisent et quelles vérités restent à établir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Benchicou est mort le 24 septembre 2026. Avec <em>‘‘La Mission’’</em>, il laisse un texte qui témoigne de sa manière d’interroger le pouvoir et de mettre en cause les récits trop vite refermés. Relire ce livre ne revient pas à transformer ses hypothèses en certitudes, mais à reprendre les questions qu’il a posées. Cette mission n’est pas terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/la-mission-de-mohamed-benchicou-derriere-tiguentourine-les-questions-qui-derangent/">‘‘La Mission’’ de Mohamed Benchicou | Derrière Tiguentourine, les questions qui dérangent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>A la recherche du bonheur en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/a-la-recherche-du-bonheur-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 09:29:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[indice global de bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[World Happiness Report]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est classée au 105e rang sur 147 pays avec un indice global de bonheur de 4,798/10. Mais c'est quoi le bonheur ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/a-la-recherche-du-bonheur-en-tunisie/">A la recherche du bonheur en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>L’autre jour, en naviguant sur le Web, histoire de</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>«tuer»&nbsp;le temps (une expression courante chez nous mais qui est à mon avis la plus stupide qui puisse exister puisque le temps est par définition la ressource la plus rare de la vie et que chaque heure et chaque minute que nous vivons ne se renouvelleront pas et sont perdues à jamais), je suis tombé sur une information qui m’a fait tiquer&nbsp;: selon le&nbsp;World Happiness Report 2026, publié par le Wellbeing Research Centre de l’Université d’Oxford avec Gallup et le réseau des Nations Unies, la Tunisie est classée au 105</em></strong><sup><strong><em><sup>e</sup></em></strong></sup><strong><em>&nbsp;rang sur 147 pays avec un indice global de bonheur de 4,798/10 , alors que la Finlande où l’hiver dure pourtant six mois par an avec des températures qui descendent jusqu’à-15 C° ou -30 C°, arrive au premier rang et ce depuis plusieurs années consécutives, &nbsp;avec un indice global de bonheur de 7,764/10.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong><strong>&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-19763775"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Certes il y a des pays où les habitants se déclarent plus malheureux que nous, tels que le Maroc (112<sup>e</sup>) ou l’Égypte (139<sup>e</sup>) mais c’est une maigre consolation lorsqu’on sait qu’à côté de chez nous, l’Algérie nous surclasse de loin et arrive, on ne sait par quel miracle,&nbsp;à la 83<sup>e</sup>&nbsp;position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Intrigué par ces résultats, j’ai poussé ma recherche plus loin pour essayer de comprendre comment cet indice du bonheur dans un pays est calculé et quelle est sa valeur scientifique si jamais il en a une.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modalités de calcul et signification </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;est avéré que le rapport utilise une question appelée <em>«Cantril Ladder»</em>&nbsp;: on demande aux personnes de situer leur vie sur une échelle de 0 à 10, de la pire vie possible à la meilleure vie possible. Le classement 2026 utilise la moyenne des réponses recueillies entre 2023 et 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour expliquer les différences entre pays, six grands facteurs sont étudiés :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. PIB par habitant — niveau matériel et économique;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. soutien social — possibilité de compter sur des proches en cas de difficulté;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. espérance de vie en bonne santé;</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. liberté de choisir sa vie;</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. générosité — notamment le fait de donner à des œuvres caritatives;</p>



<p class="wp-block-paragraph">6. perception de la corruption — confiance dans les institutions et les entreprises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise une chose très importante : ces six facteurs ne sont pas additionnés pour fabriquer le classement. Le classement est directement fondé sur l&rsquo;évaluation que les personnes donnent de leur propre vie. Les six facteurs servent principalement à expliquer pourquoi les évaluations diffèrent d’un pays à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, le chiffre 4,798/10 est assez parlant : il signifie que l’évaluation moyenne de leur vie par les Tunisiens est inférieure au milieu de l’échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cela ne signifie pas nécessairement que les Tunisiens sont <em>«malheureux»</em>&nbsp;au sens psychologique. Le bonheur dépend aussi de dimensions que le classement ne saisit pas complètement : famille, amitié, sentiment d’appartenance, sécurité, espoir dans l’avenir, dignité, sentiment d’être utile, liberté réelle, confiance dans l’avenir, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Définition du bonheur&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun(e) peut avoir sa propre définition du concept de bonheur.&nbsp;Pour moi, je distinguerais d’abord bonheur et satisfaction.&nbsp;Quelqu&rsquo;un peut être très satisfait de sa vie parce qu’il possède une bonne situation, une famille, une sécurité matérielle et de bonnes institutions, tout en ressentant intérieurement un grand vide.&nbsp;Inversement, quelqu’un qui connaît des difficultés matérielles peut connaître de véritables moments de bonheur grâce à l’amour, à l’amitié, à la solidarité ou simplement à la beauté d’un moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction étant faite, le bonheur est pour moi un état intérieur dans lequel une personne peut regarder sa vie, avec ses joies, ses pertes, ses regrets et ses incertitudes, et se dire : <em>«Malgré tout, ma vie mérite d</em><em>’</em><em>être vécue.»</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il comporte, à mes yeux, plusieurs dimensions :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l</em><em>e plaisir</em>&nbsp;: les petits moments agréables, un repas, une musique, un paysage, un rire;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l’</em><em>amour et les liens</em>&nbsp;: avoir quelqu’un avec qui partager ce que l’on ressent;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l</em><em>e sens</em>&nbsp;: sentir que son existence n’est pas complètement vaine;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l</em><em>a liberté intérieure</em>&nbsp;: pouvoir penser et choisir sans être entièrement prisonnier du regard des autres;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em><em>&nbsp;l</em><em>a paix avec soi-même</em> : accepter progressivement ce que l’on a été, ce que l’on n’a pas réussi à être et ce que l’on ne sera jamais;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l</em><em>a gratitude :</em>&nbsp;savoir encore voir ce qui est beau au milieu de ce qui ne l’est pas;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211;</em> <em>l’</em><em>espérance :</em>&nbsp;avoir une raison de se lever demain, même petite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma conception du bonheur rejoint celle des plus grands philosophes, tels qu’Épicure qui dit en substance : je n&rsquo;ai pas besoin de beaucoup de choses pour être heureux&nbsp;: l’amitié, la tranquillité, quelques plaisirs simples et l’absence de souffrance peuvent suffire, ou Spinoza qui va encore plus loin : le bonheur n’est pas simplement quelque chose que nous recevons ; c’est quelque chose que nous comprenons et construisons intérieurement. Plus nous comprenons pourquoi nous sommes ce que nous sommes et pourquoi nous désirons ce que nous désirons, plus nous devenons libres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mon expérience du bonheur avec Karen Polenski</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour illustrer mon propos et la définition que j’ai donnée du bonheur, je voudrais partager avec les lecteurs et lectrices l’expérience personnelle et réelle que j’ai vécue en la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque j’étais enseignant-invité (Visiting Scholar) au Massashuttes Institut of Technology (MIT) à Boston aux USA, durant l’année universitaire 1983-1984, j’avais fait la connaissance, parmi d’autres enseignants, de Professor Keren Polensky, une vieille fille d’une cinquantaine d’années, qui a consacré toute sa vie à la recherche et à la publication d’un grand nombre d’articles et de livres sur les modèles de planification régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avions sympathisé parce qu’elle s’intéressait beaucoup à la Tunisie, un pays dont elle n’avait jamais entendu parler, et me posait beaucoup de questions sur notre modèle de planification régionale, notre stratégie de développement, notre niveau de vie, nos habitudes et traditions, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mois après mon retour des USA, je l’avais invitée à venir découvrir la Tunisie, ce qu’elle accepta avec plaisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me rappelle qu’elle était arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, habillée d’un vieux jean et d’une vieille veste et ayant un sac à dos comme seul bagage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lui avais proposé de faire le circuit touristique classique : visite des souks de la médina, de Sidi Bou Saïd, des ruines de Carthage, du musée du Bardo, etc., ce qu’elle refusa tout net, et m’informa qu’elle était venue uniquement pour découvrir les oiseaux de la Tunisie !</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, il s’était avéré qu’elle était une passionnée du «<em>bird-watching</em>», une passion, comme la chasse ou la pêche chez nous, très en vogue parmi les intellectuels américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle m’avait demandé de la balader en voiture dans les campagnes des différentes régions de notre pays, ce que nous avions fait pendant toute la semaine de son séjour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je la vois encore, assise à côté de moi, un gros livre répertoriant toutes les espèces d’oiseaux dans le monde entier, avec leur nom et photo, observant le ciel avec de grosses jumelles et me criant de temps à autre subitement : «<em>Stop, Stop, please !</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je donnais un coup de frein sec en croyant que j’allais écraser un chien ou un chat et me mettais sur le bas-côté de la route. Elle se mettait alors à rechercher frénétiquement le nom de l’oiseau qu’elle venait de voir avec ses jumelles et, lorsqu’elle le trouvait, elle sautillait de joie comme une petite fille ou comme si elle avait obtenu le Prix Nobel d’économie !</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="u3qUuvGWtq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/selon-lia-dans-quel-monde-nos-enfants-vont-ils-vieillir/">Selon l’IA, dans quel monde nos enfants vont-ils vieillir ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Selon l’IA, dans quel monde nos enfants vont-ils vieillir ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/selon-lia-dans-quel-monde-nos-enfants-vont-ils-vieillir/embed/#?secret=taZpCazTh7#?secret=u3qUuvGWtq" data-secret="u3qUuvGWtq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Je me rappelle qu’après son départ, très heureuse d’avoir vu et identifié un grand nombre d’oiseaux, je m’étais donné une belle gifle en me disant : <em>«Imbécile de Sadok, tu cherches partout le bonheur sans l’avoir jamais trouvé, alors qu’il est si facile à atteindre : il suffit de lever les yeux vers le ciel !»</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience avec Karen Polensky m’a prouvé que le bonheur n’est pas dans l’amour avec un petit <em>«a»</em>&nbsp;ou un grand <em>«A»</em>, ni dans un compte bancaire bien garni, ni d’habiter dans une grosse villa, ni de rouler dans une voiture Mercedes, ni de porter une montre Rolex, ni de posséder un iPhone, etc. : <em>le bonheur est en chacun de nous et il appartient à chacun de nous de le chercher au fond de lui-même et non pas dans les biens matériels ou dans la compagnie des autres.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, je n’irais pas jusqu’à recommander aux Tunien(ne)s de devenir amateur(ce)s de <em>«Bird-watching»</em>, car se balader seul(e))s dans les champs d’oliviers de Sfax ou de tomates du Cap Bon avec un gros livre sous le bras et des jumelles braquées sur le ciel et sauter de temps à autre de joie pour avoir reconnu une espèce d’oiseau comporte un risque très élevé de se faire embarquer dans l’Isusu du premier paysan qui passe par là et de se retrouver interné à l’hôpital Razi à Manouba&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, la recherche du bonheur mérite de prendre ce risque, non&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire, consultant d’institutions internationales. &nbsp;</em><em></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Festival Aflam 2026 &#124; Réparer l’image, retrouver les mémoires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/festival-aflam-2026-reparer-limage-retrouver-les-memoires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 07:16:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Aflam]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Djedouani]]></category>
		<category><![CDATA[Rania Rafei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les archives algériennes, tunisiennes et les mémoires minoritaires au cœur de la 13e édition du festival Aflam, à Marseille. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/festival-aflam-2026-reparer-limage-retrouver-les-memoires/">Festival Aflam 2026 | Réparer l’image, retrouver les mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les archives algériennes, tunisiennes et les mémoires minoritaires sont au cœur de la 13<sup>e</sup> édition du festival « Aflam. Cinémas des mondes arabes » qui se tiendra du 10 au 18 octobre 2026, à Marseille, France, sous le thème «Réparer l’image». Réparer l’image, c’est d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19727423"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’association Aflam, organisatrice de l’événement, a tenu une conférence de presse, le 10 septembre, au cinéma Les Variétés à Marseille, au cours de laquelle elle a dévoilé le programme de la 13<sup>e</sup> édition qui fera dialoguer cinéma, archives, mémoire et création contemporaine, avec une attention particulière portée aux œuvres longtemps restées dans l’ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aflam, qui œuvre depuis 2000 à la diffusion des cinémas des mondes arabes, propose cette année 52 films, 40 invité·es et 35 événements-séances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation ne considère pas les archives comme de simples traces du passé : elle cherche à les remettre en circulation et à interroger les récits que les images ont conservés, mais aussi ceux qu’elles ont laissés disparaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Algérie au cœur de la mémoire cinématographique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 11 octobre sera particulièrement important pour le cinéma algérien. À 16h30, au Polygone Étoilé, Nabil Djedouani, à la tête des Archives numériques du cinéma algérien, présentera une sélection de films restaurés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2012, ce spécialiste formé à l’INA mène un travail de sauvegarde et de diffusion d’œuvres algériennes devenues difficiles d’accès. Numériser une pellicule ne suffit pourtant pas. Encore faut-il lui redonner un public et une place dans l’histoire du cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même soir, à 20h, Aflam proposera&nbsp;<em>‘‘Boualem Zid El Goudam’’</em> de Moussa Haddad, réalisé en 1980, en présence de Nabil Djedouani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film met en scène Boualem et Sekfali, deux hommes qui traversent le désert algérien. Une charrette chargée de vieux livres, d’images, de reliques et de souvenirs accompagne leur étrange voyage. Deux hommes, deux visions de l’existence et deux rapports à l’histoire de l’Algérie se confrontent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boualem demeure attaché à l’idéal égalitaire et émancipateur issu de la guerre de libération. Sekfali, aristocrate cultivé, porte un regard sceptique sur cette utopie. Entre fable politique, réflexion philosophique et absurdité beckettienne, le film interroge les promesses de l’indépendance et les contradictions de l’Algérie postcoloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante-six ans après sa réalisation, la redécouverte de <em>‘‘Boualem Zid El Goudam’’</em> prend une résonance particulière. Le film ne revient pas seulement du passé : il revient poser des questions au présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie sera également présente à travers <em>‘‘Petite Casbah’’</em>, film d’animation d’Antoine Colomb, programmé le 14 octobre aux Variétés. À travers Malika, une fillette vivant dans la Casbah d’Alger dans les années 1950, le film fait entrer l’histoire coloniale dans le regard de l’enfance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie, par les traces et les images</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie occupe une place plus discrète, mais elle n’est pas absente de cette réflexion sur les archives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 octobre, au Mucem, une courte archive consacrée à Sousse, tournée en 1971 en 8 mm, sera présentée dans le cadre de la programmation consacrée aux Archives Bouanani. Une image modeste en apparence, mais qui acquiert avec le temps une autre valeur : celle d’un fragment de Tunisie devenu trace patrimoniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie apparaît également dans la dynamique de WarshatAflam, résidence d’écriture de scénarios destinée aux jeunes cinéastes du monde arabe. La mémoire ne se limite donc pas aux films anciens : préserver les images signifie aussi accompagner celles et ceux qui fabriqueront les images de demain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Palestine, Maroc, Liban : filmer contre l’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Palestine occupe une place forte dans cette édition avec, le 15 octobre à La Baleine, la rencontre <em>«Les révolutionnaires ne meurent jamais : cinéastes solidaires du peuple palestinien»</em>, en présence notamment de Kassem Hawal et Mohanad Yaqubi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caméra devient ici un instrument de mémoire. Les archives palestiniennes témoignent d’une histoire politique et culturelle constamment menacée par les guerres, les déplacements et les destructions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Liban, <em>‘‘Le Jour de colère : Contes de Tripoli’’</em> de Rania Rafei remontera le fil de l’histoire contemporaine, des manifestations de 1943 aux mobilisations populaires de 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc sera représenté par les Archives Bouanani, avec Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier. Le travail de sauvegarde entrepris après l’incendie de 2006, qui avait détruit une partie des archives familiales, rappelle la fragilité de ces patrimoines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mémoires minoritaires sortent de l’ombre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aflam élargit cette réflexion aux mémoires minoritaires. Une exposition consacrée au cinéma amazigh au Maroc, conçue et commentée par Sarah Mounia Kachiri, réunira films, vidéos amateurs et installations autour de l’identité culturelle, de la transmission orale et des formes de résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 octobre, au Mucem, une table ronde intitulée <em>«Ce que le patrimoine culturel national invisibilise»</em> réunira Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri autour des archives arméniennes, kurdes et amazighes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question dépasse alors le cinéma : qui décide de ce qui mérite d’être conservé dans la mémoire collective ? Quelles images deviennent patrimoine et lesquelles restent en dehors des récits officiels ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces archives répond une création contemporaine avec notamment Alea Jacarandas de Hassen Ferhani, L’Entente – La face cachée d’Alexandrie de Mohamed Rashad et Yunan d’Ameer Fakher Eldin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>«Réparer l’image»</em>, Aflam propose ainsi bien davantage qu’un festival de cinéma. À Marseille, les films anciens dialoguent avec les œuvres nouvelles, les archives nationales avec les mémoires minoritaires, le Maghreb avec le Machrek.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réparer l’image, c’est peut-être d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/festival-aflam-2026-reparer-limage-retrouver-les-memoires/">Festival Aflam 2026 | Réparer l’image, retrouver les mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/29/reyad-kesri-raconte-la-face-intime-de-sa-mere-warda-el-djazairia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 06:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[chanson arabe]]></category>
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		<category><![CDATA[Reyad Kesri]]></category>
		<category><![CDATA[Warda El Djazaïria]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Derrière la diva Warda, décédée en 2012, se cachait une femme confrontée aux sacrifices, aux choix difficiles, à la maladie et aux épreuves familiales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/29/reyad-kesri-raconte-la-face-intime-de-sa-mere-warda-el-djazairia/">Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pendant des décennies, Warda El Djazaïria a incarné l&rsquo;une des plus grandes voix de la chanson arabe. Son timbre puissant, son interprétation habitée et son attachement à l’Algérie ont fait d’elle une artiste hors norme, admirée bien au-delà des frontières du monde arabe. Mais derrière la diva<strong><em>, décédée le 17 mai 2012,</em></strong> se cachait une femme confrontée aux sacrifices, aux choix difficiles, à la maladie et aux épreuves familiales. C’est cette face intime que révèle son fils, Reyad Kesri, dans ‘‘Vivre avec une légende’’, un témoignage rare qui éclaire autrement le parcours d&rsquo;une icône.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19715379"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des biographies classiques, l’ouvrage ne cherche pas seulement à raconter une carrière exceptionnelle. Il dévoile le quotidien d’une femme qui a dû concilier les exigences de la scène, les responsabilités familiales et les combats personnels. À travers le regard de son fils, Warda apparaît dans toute sa complexité : artiste adulée, mère attentive, femme fragile et personnalité engagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reyad Kesri revient d’abord sur l’histoire familiale qui a façonné le destin de Warda. Son père, Mohamed Kesri, originaire du Constantinois, a joué un rôle essentiel dans son parcours en lui permettant de poursuivre son rêve artistique. La séparation du couple, au début des années 1970, est racontée avec pudeur, loin des polémiques et des jugements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une femme face aux épreuves</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grandir auprès de Warda signifiait vivre entre deux mondes : celui de la vie ordinaire et celui des projecteurs. Le fils de la chanteuse décrit les foules, les voyages, les grands hôtels et cette célébrité permanente qui accompagnait chaque déplacement. Mais il raconte aussi son propre chemin, ses difficultés scolaires et son besoin de construire une identité indépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le temps, Reyad devient plus qu’un fils : il devient le protecteur de sa mère. Face aux problèmes de gestion, aux contrats déséquilibrés et aux personnes profitant de sa notoriété, il prend progressivement en charge ses intérêts professionnels. <em>«Et sans que je m’en rende pleinement compte, je n’étais plus seulement le fils de Warda. Je devenais l’un de ses remparts»,</em> écrit-il,résumant ainsi la relation particulière entre une mère célèbre et un fils qui a choisi d’être son soutien dans un univers parfois impitoyable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, Warda dépasse le simple statut d’artiste. Sa popularité immense fait d’elle une figure culturelle et parfois politique. Reyad Kesri raconte une chanteuse dont les prises de position, les engagements et l’identité algérienne ont parfois suscité des réactions au-delà du monde musical. <em>«Elle posait problème parce que Warda n’était plus seulement une artiste : elle était devenue un symbole»</em>, note Reyad, dont le livre révèle aussi une femme déterminée, attachée à sa dignité et à son exigence artistique. Et même lorsqu&rsquo;elle est confrontée aux difficultés, elle refuse de renoncer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chapitres consacrés à sa santé sont parmi les plus bouleversants. Hépatite C, cancer du sein, diabète, problèmes cardiaques et greffe du foie : Warda affronte une succession d’épreuves avec une force exceptionnelle. <em>«On a souvent cru que ma mère allait mourir. Les médecins le disaient&#8230; Elle, pourtant, continuait à vivre»</em>, témoigne Reyad, en citantl’un des médecins de Warda : <em>«Votre mère devrait inspirer mes patients. Ils se plaignent de mourir alors qu’ils n’ont qu’une seule de ses maladies.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;au bout, une question demeure essentielle pour elle : <em>«Quand pourrai-je chanter ? »</em> Une phrase qui résume son rapport unique à la musique et à son public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’héritage d&rsquo;une voix éternelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dernières pages du livre prennent une dimension testamentaire. Reyad Kesri raconte les derniers combats de sa mère et son ultime apparition sur scène à Baalbeck en 2011, un moment qui symbolise une fidélité absolue à son métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après sa disparition, une autre question se pose : comment préserver la mémoire d’une artiste de cette dimension ? Face aux nouvelles technologies permettant de recréer artificiellement les voix disparues, Reyad exprime ses réserves&nbsp;: <em>« Certaines voix, une fois éteintes, méritent autre chose que d’être malmenées par des intelligences artificielles.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, le respect passe aussi par la reconnaissance des artistes de leur vivant : <em>«J’aurais préféré que l&rsquo;on célébrât davantage les vivants.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les dernières pages, il livre enfin la plus belle définition de sa mère : <em>«Il n’y avait pas une seule Warda, mais plusieurs. Celle de la scène et celle de la maison. La femme engagée et la mère inquiète. La diva adulée et la malade fragile. Une fleur de chaque jardin. Et, à travers elles, le parfum d’une vie intensément vécue.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce livre, Reyad Kesri signe bien plus qu’un énième hommage posthume à sa mère. Il propose un document précieux sur une époque, sur la chanson arabe et sur une artiste dont la voix continue de traverser les générations. Derrière la légende Warda, il révèle surtout le portrait d’une femme libre, exigeante et profondément humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘La voix, le sang et la vie. Fragments d’une présence : Warda El Jazayria’’, de Reyad Kesri, Éditions Dalimen, 13 mai 2026.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/29/reyad-kesri-raconte-la-face-intime-de-sa-mere-warda-el-djazairia/">Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Afrique du Nord &#124; L’Égypte possède le plus d’avions militaires, suivie de l’Algérie et du Maroc</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/afrique-du-nord-legypte-possede-le-plus-davions-militaires-suivie-de-lalgerie-et-du-maroc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 13:08:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[avions militaires]]></category>
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		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Global FirePower]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Égypte possède la flotte d’aviation militaire conventionnelle la plus importante d’Afrique du Nord, suivie de loin par l’Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/afrique-du-nord-legypte-possede-le-plus-davions-militaires-suivie-de-lalgerie-et-du-maroc/">Afrique du Nord | L’Égypte possède le plus d’avions militaires, suivie de l’Algérie et du Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Égypte possède la flotte d’aviation militaire conventionnelle la plus importante d’Afrique du Nord, suivie de loin par l’Algérie et le Maroc, tandis que la Tunisie et la Libye disposent d’équipements bien plus réduits. Un décompte qui n’intègre pas les drones, désormais une composante centrale de la guerre aérienne contemporaine.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui ressort des données 2026 de <a href="https://www.globalfirepower.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Global Firepower</a>, une plateforme spécialisée dans la comparaison des capacités militaires mondiales. Ce classement doit toutefois être interprété avec prudence : le décompte englobe les avions à voilure fixe et les hélicoptères des différentes branches des forces armées, mais exclut les drones — désormais un élément central de la guerre aérienne moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Global Firepower, l’Égypte dispose au total de 1 088 avions militaires, ce qui la place au neuvième rang mondial en termes de taille de flotte. L’inventaire comprend 242 avions de chasse, 90 appareils spécifiquement destinés à l’attaque, 53 avions de transport, 344 avions d’entraînement, 11 plateformes pour missions spéciales et 348 hélicoptères, dont 100 hélicoptères d’attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres témoignent d’une force aérienne numériquement très vaste et diversifiée, mais ils incluent également des appareils d’entraînement et de transport et ne reflètent pas, en soi, le nombre de plateformes réellement disponibles pour des opérations de combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie suit avec 620 aéronefs, seizième au niveau mondial dans le classement quantitatif de Global Firepower. La flotte algérienne comprend 111 avions de chasse, 42 avions d’attaque, 63 avions de transport, 90 avions d’entraînement, 10 plateformes pour missions spéciales, quatre avions ravitailleurs et 300 hélicoptères, dont 74 d’attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de la moitié de l’inventaire algérien est donc constituée d’appareils à voilure tournante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc occupe la troisième place régionale avec 271 aéronefs. Global Firepower attribue aux Forces armées royales 84 avions de chasse, 31 avions de transport, 77 avions d’entraînement, 4 plateformes pour missions spéciales, 2 avions ravitailleurs et 73 hélicoptères, dont 6 d’attaque. Ce chiffre concernant le Maroc est particulièrement significatif car la composante pilotée ne représente qu’une partie de la capacité aéronautique croissante de Rabat : les drones militaires ne sont en effet pas inclus dans ce décompte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle croissant des systèmes sans pilote constitue l&rsquo;une des principales limites de cette comparaison. Le Maroc investit de plus en plus dans l’utilisation des drones et la formation à leur pilotage : lors de l’exercice African Lion 2026, les forces marocaines ont participé à des activités spécifiques portant sur les systèmes aériens sans pilote et, en juillet dernier, Rabat et le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) ont signé un mémorandum visant à développer au Maroc un centre multi-domaines incluant également une Drone Academy. Ces capacités ne sont pas prises en compte dans les 271 aéronefs attribués au pays par Global Firepower.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La flotte tunisienne est plus modeste, évaluée à 155 aéronefs. Seuls 10 appareils sont classés comme avions de chasse, tandis que 101 sont des hélicoptères, ce qui représente environ les deux tiers de l’inventaire total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la plateforme, la Tunisie dispose en outre de 12 avions de transport, 28 avions d’entraînement et 4 appareils destinés à des missions spéciales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de la Libye est encore plus complexe. Global Firepower attribue au pays 83 aéronefs militaires : 10 avions de chasse, 1 avion d’attaque, 12 avions de transport, 35 avions d’entraînement et 22 hélicoptères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre est nettement inférieur aux 143 appareils indiqués dans certaines infographies diffusées par les médias libyens, lesquelles se référaient à des éditions antérieures de la base de données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2026, la plateforme a donc revu sensiblement à la baisse l’effectif nominal de la flotte libyenne. Toutefois, dans le cas de la Libye, le simple décompte national reflète encore moins bien les capacités réelles présentes sur le terrain. Les structures militaires du pays restent divisées entre l’Est et l’Ouest, et des moyens étrangers opèrent également sur le territoire sans pouvoir être automatiquement attribués aux forces armées libyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’exclusion des drones de la base de données laisse de côté une composante qui, ces dernières années, a joué un rôle décisif dans les opérations militaires menées dans le pays, tant pour les forces occidentales soutenues par la Turquie que dans la zone contrôlée par les forces de l’Est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Global Firepower précise en outre que plusieurs valeurs sont estimées en l’absence de données officielles complètes. Le classement donne donc avant tout une indication sur l’importance numérique des parcs aériens conventionnels, sans permettre à lui seul d’établir la supériorité aérienne réelle d’un pays : celle-ci dépend également de la qualité et de l’âge des appareils, des systèmes d’armes, de l’entraînement des équipages, de la maintenance, de la disponibilité opérationnelle, des capacités radar et de guerre électronique ainsi que, de plus en plus, de la composante sans pilote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après <a href="https://www.agenzianova.com/news/egitto-primo-in-nord-africa-per-velivoli-militari-algeria-seconda-e-marocco-terzo/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agenzia Nova</a>.</p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/afrique-du-nord-legypte-possede-le-plus-davions-militaires-suivie-de-lalgerie-et-du-maroc/">Afrique du Nord | L’Égypte possède le plus d’avions militaires, suivie de l’Algérie et du Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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