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	<title>Archives des Bourguiba - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Bourguiba - Kapitalis</title>
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		<title>Zied Bakir &#124; «La naturalisation, c’est une question de liberté plus que d’identité»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 06:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec le romancier tunisien Zied Bakir, auteur d'un troisième roman intitulé ‘‘La Naturalisation’’ (Grasset, 2025). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/04/zied-bakir-la-naturalisation-cest-une-question-de-liberte-plus-que-didentite/">Zied Bakir | «La naturalisation, c’est une question de liberté plus que d’identité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Candidat au Prix de la Littérature arabe 2025, Zied Bakir revient avec son nouveau roman ‘‘La Naturalisation’’ (Grasset, 2025), poursuivant avec humour et gravité sa réflexion sur l’exil, la mémoire et l’appartenance. L’auteur tunisien, déjà remarqué pour ‘‘On n’est jamais mieux que chez les autres’’ et ‘‘L’Amour des choses invisibles’’, explore ici les zones d’ombre de l’identité postcoloniale à travers Elyas, un narrateur tiraillé entre deux mondes, deux langues, deux fidélités. Sous une plume ironique et élégante, Bakir interroge les faux-semblants de l’intégration et la quête inépuisable d’une liberté intérieure.</em></strong></p>



<p>Entretien réalisé par <strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17807005"></span>



<p><strong><em>Kapitalis</em></strong><em> : ‘<strong>‘La Naturalisation’’ s’ouvre sur une phrase à double tranchant : intime et politique à la fois. Pourquoi avoir choisi de relier la circoncision du narrateur à la fin de Bourguiba ?</strong></em></p>



<p><strong>Zied Bakir</strong>: Ma petite enfance a été marquée par ces deux évènements douloureux, deux amputations que l’on ressent dans sa chair — du moins la circoncision. Quant à la fin du règne de Bourguiba, j’en subirai les conséquences plus tard, ayant vécu sous la <em>«douce dictature»</em> de Ben Ali. Il y a un début dans la vie, celui d’un enfant anonyme, et une fin, celle du grand Bourguiba. Dans les deux cas, se mêlent violence et fatalité. Je voulais ancrer le narrateur dans une réalité culturelle et politique, montrer d’où il vient. Et puis, cette concomitance produit un effet comique : elle donne le ton du livre.</p>



<p><strong><em>Ce titre, ‘‘La Naturalisation’’, sonne administratif. Pourtant, votre roman parle d’exil, de filiation, de langue, d’appartenance. Qu’est-ce que cela signifie vraiment, pour vous, «être naturalisé» ?</em></strong><em></em></p>



<p>Pas grand-chose, en réalité. Au moment d’écrire ce livre, j’ai moi-même demandé la naturalisation, pour des raisons pratiques — la liberté de circuler, l’assurance vie, etc. Dans le roman, c’est un prétexte narratif, une porte d’entrée vers un itinéraire initiatique.</p>



<p>On peut y voir une métaphore ironique : contrairement aux animaux qu’on naturalise à leur mort, les immigrés le sont de leur vivant. Les premiers gardent l’apparence du vivant, les seconds celle de quelque chose qui a peut-être disparu&#8230; Mais arrêtons là les comparaisons — cela n’engage que moi (rire).</p>



<p><strong><em>Elyas vit entre deux mondes, deux langues, deux fidélités. Quelle part de vous se glisse dans ce miroir ?</em></strong><em></em></p>



<p>Elyas est un indifférent, presque un fumiste, affranchi des fictions identitaires. Il incarne une philosophie du non-agir, inspirée de Lao Tseu : être en phase avec le cours des évènements. Ce n’est pas un exilé tragique mais un observateur ironique. Elyas est un double littéraire, un miroir déformant. Son <em>«exil»</em> est surtout une quête de soi.</p>



<p><strong><em>Vous mêlez réel et imaginaire avec liberté. Pourquoi faire dialoguer Bourguiba et Victoria Ocampo, rencontre pourtant fictive ?</em></strong><em></em></p>



<p>Parce qu’elle aurait pu avoir lieu ! Tous deux partageaient la francophilie et une ambition démesurée. Cette scène me permettait surtout de souligner un paradoxe : Ocampo, argentine, aimait Drieu La Rochelle, collaborationniste notoire, tandis que Bourguiba, militant pour l’indépendance tunisienne, demeurait fidèle à la France. Ce contraste en dit long, surtout pour un lecteur français.</p>



<p><strong><em>Le roman traverse Paris et Tunis, les années 1920 et 1987. Qu’est-ce qui relie ces deux moments-clés de l’histoire tunisienne ?</em></strong><em></em></p>



<p>Ils dessinent une boucle : Bourguiba passe de la Sorbonne à Carthage, du rêve d’indépendance à la chute. Mon narrateur, lui, fuit la grandeur pour éviter la chute. Ces deux temporalités mettent en lumière l’héritage franco-tunisien et interrogent le rapport entre histoire personnelle et histoire nationale.</p>



<p><strong><em>Votre écriture allie ironie douce et regard tragique. Est-ce votre manière d’aborder la gravité sans pathos ?</em></strong><em></em></p>



<p>Oui. Parler de choses graves avec légèreté — et inversement — est un style que j’explore. L’ironie est un remède contre l’absurde. Comme le dit un proverbe tunisien : <em>«Kothr el hamm y dhahak» — «trop de chagrin fait rire»</em>. Et s’il fallait un slogan, ce serait celui des Beatles : <em>«Take a sad song and make it better»</em>. Tout est là.</p>



<p><strong><em>Vous décrivez la nuit du 7 novembre 1987 avec une précision quasi cinématographique. Pourquoi revenir sur cet instant ?</em></strong><em></em></p>



<p>Parce que c’est un moment fondateur de notre histoire. Une délivrance qui s’est transformée en dictature plus bête et dévastatrice que celle du <em>«despote éclairé»</em> Bourguiba.</p>



<p>En 2011, la révolution tunisienne a suscité la même illusion d’aube. Aujourd’hui, le constat est amer : nos pays semblent condamnés à faire un pas en avant, deux en arrière. J’interroge cette fatalité.</p>



<p><strong><em>La langue française est à la fois arme et refuge dans votre roman. Comment vivez-vous cette dualité ?</em></strong><em></em></p>



<p>Une langue appartient à ceux qui la parlent et l’enrichissent. L’<em>«autre»</em> n’existe pas : Romain Gary, Cioran, Assia Djebar, Kateb Yacine, François Cheng… tous ont fait du français une langue sans frontières. Habiter une terre, c’est d’abord habiter une langue. Et écrire, c’est habiter le monde.</p>



<p><strong><em>L’exil, chez vous, semble apaisé. Est-ce une blessure ou une condition nécessaire à la création ?</em></strong><em></em></p>



<p>Je parle plutôt d’<em>«anti-exil»</em>. Je ne viens pas chercher refuge, ni remplacer, ni profiter (quoique !). J’avance, tout simplement. La naturalisation n’est pas une fin, mais un moyen d’être plus libre — et la liberté, c’est la condition première de la création.</p>



<p><strong><em>Elyas dit qu’il faut «guérir de l’amour de Paris». Vous partagez cette idée ?</em></strong><em></em></p>



<p>Oui, avec ironie. C’est une variation sur un vers de Mahmoud Darwich : <em>«Comment guérir de l’amour de la Tunisie ?»</em> Mon personnage aime Paris d’un amour non réciproque. Tout amour est illusion, parfois piège — mais nécessaire. Paris aussi vaut le détour.</p>



<p><strong><em>Vos trois romans semblent liés par une même veine : mémoire et filiation. Une continuité assumée ?</em></strong><em></em></p>



<p>Peut-être. J’écris toujours à partir du vécu et de l’observation. J’ai parfois peur d’écrire le même livre sous des formes différentes — mais peut-être faut-il se répéter pour être entendu.</p>



<p><strong><em>Enfin, si un jeune lecteur tunisien ou maghrébin devait lire ‘‘La Naturalisation’’, qu’aimeriez-vous qu’il y trouve ?</em></strong><em></em></p>



<p>Une liberté, avant tout. La lecture, comme l’écriture, est un exercice de liberté. Et si certains y trouvent aussi une mémoire, une leçon, ou même un sourire, ce sera déjà beaucoup.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gmFNandz6M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/la-naturalisation-de-zied-bakir-lexil-comme-quete-de-soi/">“La Naturalisation” de Zied Bakir | L’exil comme quête de soi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« “La Naturalisation” de Zied Bakir | L’exil comme quête de soi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/la-naturalisation-de-zied-bakir-lexil-comme-quete-de-soi/embed/#?secret=4clxSwzqrB#?secret=gmFNandz6M" data-secret="gmFNandz6M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Peuple pur contre élite corrompue &#124; Du démon au complot </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/peuple-pur-contre-elite-corrompue-du-demon-au-complot/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[élite]]></category>
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		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une société, élites et peuple n’ont pas les mêmes attentes, mais leur destin est lié. Quand l’équilibre se perd, tout s’abîme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/peuple-pur-contre-elite-corrompue-du-demon-au-complot/">Peuple pur contre élite corrompue | Du démon au complot </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un jardin, chaque plante a ses besoins en eau. Le jasmin réclame de l’attention, l’olivier résiste à la sécheresse, le cactus vit là où la rose se flétrit. Si le jardinier oublie cela, certaines plantes se fanent et d’autres pourrissent. La société, c’est la même chose : élites et peuple n’ont pas les mêmes attentes, mais leur destin est lié. Quand l’équilibre se perd, c’est tout le jardin qui s’abîme.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong> *</p>



<span id="more-17704560"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Aujourd’hui, cet équilibre est menacé. Les élites parlent un langage compliqué, réservé à elles-mêmes. Le peuple, lui, se réfugie dans des slogans courts et rassurants. Entre les deux, le fossé s’élargit et la démocratie se fragilise. </p>



<p>Bourguiba avait compris cette tension. Formé dans les grandes écoles en France, il aurait pu rester enfermé dans un langage d’élite. Mais il avait le talent rare de traduire les grandes idées en images simples. Il parlait du pain, de l’école, de la femme, de la santé. Il expliquait longuement, comme un instituteur patient.&nbsp;</p>



<p>Il ne cherchait pas à séduire par des promesses faciles, mais à instruire pour que chacun comprenne. C’est ce qui a marqué son époque : il fut à la fois un père qui explique et un maître qui enseigne. Bien sûr, cette pédagogie avait aussi ses limites : le peuple restait souvent en position d’élève, sans vraie possibilité de répondre.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le raccourci des slogans&nbsp;</h2>



<p>Aujourd’hui, la logique est inversée. Le populisme ne cherche plus à élever, mais à séduire. Il ne donne pas des explications, il lance des slogans. Il flatte la colère, la peur, l’indignation.&nbsp;</p>



<p>Comme le montre le politologue Christophe Jaffrelot, le populisme oppose toujours un <em>«peuple pur»</em> à des <em>«élites corrompues»</em>, en utilisant un langage simple, émotionnel, direct. Mais il va plus loin : il mobilise la peur et la colère, moralise l’adversaire et personnalise à l’extrême le pouvoir via l’héroïsation du leader et sa relation <em>«directe»</em> au peuple.&nbsp;</p>



<p>Là où Bourguiba essayait de rendre le peuple adulte par la pédagogie, le populisme tend à le maintenir dans l’illusion.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du démon au complot&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Il y a pourtant une continuité psychologique. Autrefois, quand une personne faisait une crise d’angoisse ou entendait des voix, on disait qu’elle était possédée par des djinns ou des démons. C’était une manière d’expliquer ce que l’on ne comprenait pas.&nbsp;</p>



<p>Freud, dans <em>‘‘Totem et Tabou’’</em> (1913), expliquait déjà que les sociétés anciennes donnaient un visage invisible à ce qui leur faisait peur. Elles projetaient leurs angoisses sur des forces surnaturelles, pour transformer l’incompréhensible en récit.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, la même structure existe encore. Quand une décision politique paraît injuste ou une crise difficile à comprendre, beaucoup se tournent vers la théorie du complot. Ce ne sont plus les djinns qui manipulent, mais des <em>«puissances cachées»</em>.&nbsp;</p>



<p>Les chercheurs en psychologie (Karen M. Douglas, Alexandra Cichocka et Robbie M. Sutton2017) montrent que ces croyances ne sont pas anodines : elles répondent à trois besoins fondamentaux&nbsp;&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>comprendre ce qui échappe; </li>



<li>reprendre un sentiment de contrôle, et; </li>



<li>se sentir appartenir à un groupe qui <em>«sait»</em>. </li>
</ul>



<p>Mais cette explication ne résout rien : elle rassure un instant, tout en alimentant la méfiance et la division.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie miroir vivant de ces mécanismes&nbsp;</h2>



<p>Ces recherches ne sont pas seulement théoriques. Elles se vérifient chaque jour sur le terrain tunisien.&nbsp;</p>



<p>Quand la population, face à la crise économique ou politique, cherche des explications simples et rassurantes, elle illustre exactement ce que décrivent Douglas et ses collègues : le besoin de sens, de contrôle et d’appartenance. Les rumeurs de complot circulent dans les cafés, sur les réseaux sociaux, comme autrefois les récits de djinns et de malédictions.&nbsp;</p>



<p>De la même manière, les émotions politiques analysées par Jaffrelot (peur, colère, héroïsation du leader, relation <em>«directe»</em> et accolades avec le peuple) se lisent à ciel ouvert dans les discours quotidiens.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie est ainsi un laboratoire à vif de la psychologie politique contemporaine : un pays où se dévoilent sans fard les mécanismes universels de la peur collective, du besoin de figures protectrices et du risque de manipulation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment retrouver l’équilibre ?&nbsp;</h2>



<p>La liberté se perd quand les élites méprisent et que le peuple s’enflamme. C’est entre le mépris d’en haut et la colère d’en bas que naît le despotisme.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie a besoin aujourd’hui d’une nouvelle médiation vivante :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des élites qui expliquent clairement sans jargon ni mépris; </li>



<li>un peuple qui refuse les illusions faciles et accepte l’effort de compréhension. </li>
</ul>



<p>Sans cette médiation, le jardin se dérègle. Certaines plantes meurent de soif, d’autres se noient. Et dans ce déséquilibre, ce sont toujours les mauvaises herbes qui prospèrent.&nbsp;</p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="etdU94dWNK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/">La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/embed/#?secret=gcxUPRCKhm#?secret=etdU94dWNK" data-secret="etdU94dWNK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/peuple-pur-contre-elite-corrompue-du-demon-au-complot/">Peuple pur contre élite corrompue | Du démon au complot </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La seconde affaire Gueni : l’alibi  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-seconde-affaire-gueni-lalibi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 12:13:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intérêt bien compris de Donia Gueni exige d’abord que le verdict dont elle fait l’objet en Algérie soit ramené à ses justes proportions. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-seconde-affaire-gueni-lalibi/">La seconde affaire Gueni : l’alibi  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’intérêt bien compris de Donia Gueni n’est pas dans la surenchère politicienne et faussement nationaliste. Il exige d’abord que le verdict dont elle fait l’objet en Algérie soit ramené à ses justes proportions, afin qu’elle bénéficie PAR LES VOIES LÉGALES d’une remise de peine ou d’un acquittement qui lui permettraient de regagner son pays et de retrouver sa famille dans les délais les plus brefs.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-14224395"></span>



<p>Il y a eu la première affaire Gueni, qui a mis en évidence l’impréparation de beaucoup de touristes tunisiens débarquant&nbsp;dans des pays étrangers sans rien en connaître et incapables de résoudre les problèmes qu’ils pourraient y affronter d’une manière cohérente, respectueuse des lois en vigueur. Il n’y a en vérité pas que les touristes pour ignorer les conditions de leur pays d’accueil; les fournisseurs de produits pharmaceutiques et de stents ne font pas mieux. En 2006, 80 cardiologues tunisiens avaient bénéficié d’une prise en charge à Beyrouth et étaient rentrés par le plus grand des hasards trois jours avant le début de l’attaque israélienne et de la guerre des 33 jours.&nbsp;</p>



<p>Il y a eu aussi les maladresses commises sur le plan médiatique par certains de ceux&nbsp;dont le devoir et la mission sont d’assurer aux citoyens à l’étranger l’assistance nécessaire, hypothéquant ainsi les possibilités de les sauver des situations pénibles où ils peuvent se trouver, avec le moins de dégâts possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dangereux shopping </h2>



<p>Cela me rappelle quand d’aucuns débarquaient à Palerme dans les années 80-90 pour faire du shopping, alors que la ville était transformée en champ de bataille entre les familles de la mafia. Interrogés sur les éventuels dangers de l’entreprise, ces compatriotes, souvent des nobles dames allant constituer leur trousseau de mariage (c’était des temps prospères), répondaient que n’ayant rien à y voir, elles ne s’estimaient&nbsp;pas menacées.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wc1aEC1zvu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/laffaire-donia-gueni-la-debacle/">L’affaire Donia Gueni : La débâcle!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’affaire Donia Gueni : La débâcle! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/laffaire-donia-gueni-la-debacle/embed/#?secret=PaPVBAvrqo#?secret=wc1aEC1zvu" data-secret="wc1aEC1zvu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il y a désormais une seconde affaire Gueni, celle dont la responsabilité n’incombe nullement à celle qui en est la victime, dont mais certains, que je suis bien obligé de qualifier d’irresponsables, tentent de tirer profit pour situer son&nbsp;arrestation dans le cadre de l’affrontement tout à fait chimérique avec un pays voisin, censé nous annexer et nous occuper.</p>



<p>Il est ici tout à fait inutile de rappeler les liens géographiques et historiques établis entre des Etats voisins unis de surcroît par la langue et la religion, puisque le terme <em>«fraternel»</em> est devenu pour ces mêmes personnes le symbole d’une aliénation insupportable, et même d’une&nbsp;trahison envers la cause nationale.</p>



<p>Cette mauvaise foi n’a d’égale que celle affichée par ce président [Ahmed Ben Bella, Ndlr] qui se voulait révolutionnaire et qui pour avoir passé la moitié de la guerre d’indépendance dans les geôles françaises, et l’autre moitié dans un autre pays <em>«frère»,</em> fer de lance du panarabisme, n’en déclarait pas moins devant l’ambassadeur de Tunisie, au début des années 60 [Ahmed Mestiri, Ndlr], que seul ce pays <em>«frère»</em> là, chantre du panarabisme, avait aidé le sien lors de la lutte de libération nationale, et que les autres, autrement dit les voisins de l’Est et de l’Ouest, où ses combattants avaient stationné, reçu des armes et de l’argent, s’étaient ressourcés pour repartir à l’assaut, ces voisins n’étaient pour ce président là que des menteurs, en prétendant avoir aidé son pays dans sa guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une certaine forme de solidarité</h2>



<p>Il y a beaucoup de choses qu’on peut reprocher à ses voisins, mais on ne les choisit pas, ainsi que le disait le président Bourguiba. Et même après l’attaque contre une ville d’une région minière [Gafsa, menée par un commando tunisien venu d&rsquo;Algérie, Ndlr] ou bien la découverte d’un complot militaire, il convient de se rappeler qu’en 1983, lorsqu’il avait été hospitalisé et qu’il sentait que le destin de son pays pouvait avec sa propre disparition basculer dans l’inconnu, quel président d’un pays voisin [Algérie, Ndlr] était venu lui rendre visite [Chedly Bendjedid, Ndlr], et quel traité&nbsp;de fraternité et de concorde avait été signé, et qui à ma connaissance n’a jamais été invalidé.</p>



<p>Il convient de se souvenir également d’où était venue l’assistance lorsque notre pays pour différentes raisons avait eu des difficultés d’approvisionnement en énergie. Ce pays-là avait fourni une assistance substantielle en gaz au Liban, une véritable bouffée d’oxygène, lorsqu’il s’était écroulé économiquement.</p>



<p>D’aucuns argueront que notre pays, la Tunisie, n’a rien à y voir. Cela témoigne néanmoins sinon d’un souci d’aider&nbsp;les autres Etats&nbsp;arabes, du moins d’une volonté de les empêcher de les s’écrouler, qui même obéissant au souci de rompre la dynamique du pacte d’Abraham, n’en démontre pas moins une volonté de respecter une certaine forme de solidarité face à la prépondérance sioniste.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6xYSniHVyZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/le-calvaire-algerien-de-donia-gueni-et-les-agents-subreptices-de-letranger/">Le calvaire algérien de Donia Gueni et les «agents subreptices de l’étranger»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le calvaire algérien de Donia Gueni et les «agents subreptices de l’étranger» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/le-calvaire-algerien-de-donia-gueni-et-les-agents-subreptices-de-letranger/embed/#?secret=yfzlDuHxOa#?secret=6xYSniHVyZ" data-secret="6xYSniHVyZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il ne faut pas oublier qu’Israël encourage ouvertement la sédition berbère, parce qu’il est de son intérêt d’affaiblir les Etats&nbsp;arabes, dans leur intégrité territoriale, et dans leur homogénéité culturelle.&nbsp;Mais <em>«fraternels»</em>&nbsp;ou pas, les relations de voisinage acquièrent de toute évidence pour la Tunisie une importance fondamentale mettant en jeu ses intérêts nationaux les plus urgents. On comprend donc le souci du président Saïed de les consolider, d’autant que, on le veuille ou non, il suffit de se rendre à Sousse, même en plein mois d’Octobre, pour en réaliser l’impact économique sur le tourisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nœud du problème</h2>



<p>On en arrive ainsi au nœud du problème. D’aucuns contestent à Kaïs&nbsp;Saïed la pertinence de ses choix politiques et économiques, et d’une manière plus générale sa gestion autoritaire de l’Etat. Ils ont peut-être leurs raisons. Mais lorsqu’ils en arrivent à confondre la situation politique interne de la Tunisie, dont ils désirent le changement, avec les relations extérieures du pays, ils commettent à mon avis une erreur lourde de conséquences, en enfourchant un cheval de bataille galopant vers l’inconnu, dont la première à pâtir est celle dont la condamnation, sévère ou pas, injuste ou non, sert d’alibi à l’expression d’une opposition politique interne.</p>



<p>Quand un tunisien est injustement emprisonné en France, parfois tué, rares sont ceux qui clament que la Tunisie ne doit pas devenir un protectorat français. Quand une Tunisienne y est violée, l’évènement&nbsp;est souvent carrément passé sous silence dans notre pays, seule la presse locale en fait généralement état,&nbsp;pour dire souvent que dans nos communautés, cela fait partie de la condition féminine, justement&nbsp;le même argument attribué à tort ou à raison à Mme Gueni sur ses hôtes dans les réseaux sociaux.</p>



<p>Quant aux remarques sur les toilettes turques, pour démontrer le caractère fruste de nos voisins, outre le caractère&nbsp;plus sain de ces cuvettes évitant les risques de contagion, ces remarques ne font pas avancer la cause de la détenue, loin de là. On voit donc dans quel registre les soi-disant partisans de Mme Gueni puisent, celui de l’extrême droite sioniste de Geert Wilders et Eric Zemmour. L’intérêt bien compris de Mme Gueni exige d’abord que le verdict dont elle fait l’objet soit ramené à ses justes proportions, afin qu’elle bénéficie PAR LES VOIES LÉGALES d’une remise de peine ou d’un acquittement qui lui permettraient de regagner son pays et de retrouver sa famille dans les délais les plus brefs.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v4fDy3IllF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-tunisie-et-ses-voisins-je-taime-moi-non-plus/">La Tunisie et ses voisins : Je t’aime, moi non plus !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et ses voisins : Je t’aime, moi non plus ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-tunisie-et-ses-voisins-je-taime-moi-non-plus/embed/#?secret=rEvIVOz7BE#?secret=v4fDy3IllF" data-secret="v4fDy3IllF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Qu’est-ce qui fait courir Mondher Zenaïdi ? (Vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/30/quest-ce-qui-fait-courir-mondher-zenaidi-video/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Jun 2024 10:44:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mondher Zenaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment Mondher Zenaïdi entend-il agir pour mettre en route son fameux «projet de sauvetage national»?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/30/quest-ce-qui-fait-courir-mondher-zenaidi-video/">Qu’est-ce qui fait courir Mondher Zenaïdi ? (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mondher Zenaïdi, ancien ministre sous Ben Ali, multiplie les messages vidéo sur les réseaux sociaux à l’adresse des Tunisiens. Il se propose pour une mission de «sauvetage et de réforme», qui reste aussi vague et ambiguë qu&rsquo;irréalisable.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/Mondher.Zenaidi1/videos/1839101096569788/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13472136"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>Dans ses messages, qui se suivent et se ressemblent, le candidat malheureux à la présidentielle de 2014 <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/14/mondher-zenaidi-a-kais-saied-il-est-temps-de-partir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">critique le président Kaïs Saïed</a> tout en se gardant de le nommer, brosse un tableau sombre de la situation en Tunisie, sur les plans politique, économique et social, appelle à la libération des militants politiques, notamment la présidente du Parti destourien libre (PDL) Abir Moussi, des journalistes et des acteurs de la société civile emprisonnés et poursuivis en justice dans des affaires selon lui montées de toutes pièces, demande aux Tunisiens de rallier son <em>«projet de sauvetage national»</em>, car, estime-t-il, il n’y a pas de réforme possible sans sauvetage préalable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inconstance et ambiguïté</h2>



<p>Cependant, le problème avec Zenaïdi ce sont son inconstance et son ambiguïté.</p>



<p>L’inconstance réside dans ses disparitions fréquentes, plus ou moins longues et inexpliquées, et dans ses apparitions intempestives qui traduisent, chez lui, un opportunisme politique dont la vanité et la prétention n’échappent guère aux Tunisiens.</p>



<p>Cette inconstance réside aussi dans la manière qu’il a de se dérober au devoir d’autocritique. Il ne retient de sa longue carrière au service de la dictature de Ben Ali que sa connaissance des rouages de l’Etat et son expérience de la gestion des affaires publiques. Et évite de répondre aux critiques qui lui sont souvent adressées, au sein même de sa famille politique, destourienne l’occurrence, à propos de ses accointances avec Leila Ben Ali et son clan de prévaricateurs attitrés qu’il servit sans état d’âme sinon avec un zèle fort remarqué. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour ce qui est de l’ambiguïté que Zenaïdi semble entretenir sciemment, elle réside dans la stratégie d’évitement qu’il a adoptée pour ne pas avoir à avouer clairement aux Tunisiens la teneur et la nature de ses ambitions.</p>



<p>Résidant en France depuis plusieurs années, l’ancien ministre se contente de parler aux Tunisiens via des séquences vidéo où il les invite à rejoindre ce qu’il appelle son <em>«projet de sauvetage national»</em>, sans clarifier sa démarche ni dire comment il entend s’y prendre pour le réaliser.</p>



<p>Va-t-il proposer une nouvelle fois sa candidature à la présidentielle, qui est prévue à l’automne prochain, et dont on attend la fixation de la date par le président de la république?</p>



<p>Quand on connaît la situation personnelle de M. Zenaïdi et celle qui prévaut aujourd’hui dans le pays, il ne fait aucun doute que ce scénario a de très faibles chances de se réaliser. Etant poursuivi dans plusieurs affaires de corruption – qu’il affirme être montées de toutes pièces pour l’exclure de la scène politique –, on ne le voit pas courir le risque de rentrer au pays et de se voir conduire illico presto en prison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur un cheval blanc</h2>



<p>Comment entend-il alors agir pour mettre en route son fameux<em> «projet de sauvetage national»</em>? Mise-t-il sur un mouvement populaire de désobéissance civile voire une nouvelle révolution qui le porterait, sur un cheval blanc, comme Bourguiba le 1<sup>er</sup> juin 1956, vers la plus haute charge de l’Etat?</p>



<p>Si c’est le cas, il risque d’attendre longtemps, car rien n’indique, pour le moment, que le pays est sur un volcan ou que le pouvoir en place est en passe de perdre le contrôle de la situation, comme cela est arrivé pour Bourguiba la veille du 7 novembre 1987 et pour Ben Ali la veille du 14 janvier 2011.</p>



<p>M. Zenaïdi peut toujours rêver et tirer des plans sur la comète, en prêtant trop l’oreille à quelques agitateurs politiques intéressés, quand on n’a aucune emprise sur la réalité à l’intérieur du pays, on ne peut orienter celle-ci dans le sens de ses désirs et de ses ambitions. Et M. Zenaïdi ne tardera pas à en faire l’expérience à ses dépens. A moins qu’il ne parvienne à prouver le contraire, en misant sur l’inconstance et la versatilité d’un peuple qui, jusque-là, à chaque fois qu’il s’est soulevé, a eu tout faux… Mais même un pareil scénario semble fort improbable dans l&rsquo;état de lassitude et d&rsquo;abattement où se trouve aujourd&rsquo;hui le peuple tunisien, qui semble revenu de toutes ses illusions. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UGQm00itjY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/tunisie-quelles-chances-pour-mondher-zenaidi-dacceder-a-carthage-video/">Tunisie : Quelles chances pour Mondher Zenaïdi d’accéder à Carthage ? (Vidéo)  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Quelles chances pour Mondher Zenaïdi d’accéder à Carthage ? (Vidéo)   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/tunisie-quelles-chances-pour-mondher-zenaidi-dacceder-a-carthage-video/embed/#?secret=zw5WlrJPkH#?secret=UGQm00itjY" data-secret="UGQm00itjY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Les Djerbiennes’’ de Léopold Sédar Senghor</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/le-poeme-du-dimanche-les-djerbiennes-de-leopold-sedar-senghor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jun 2024 06:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie française]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Djerbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Léopold Sédar Senghor]]></category>
		<category><![CDATA[négritude]]></category>
		<category><![CDATA[Normandie]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Verson]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Léopold Sédar Senghor est poète, écrivain, enseignant et homme politique sénégalais.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1906 à Joal, au Sénégal, Léopold Sédar Senghor est poète, écrivain, enseignant et homme politique. Membre de l’Académie Française. Il est l’un des fondateurs importants du mouvement de la négritude.</em></strong></p>



<span id="more-13383191"></span>



<p>Premier président du Sénégal indépendant, son œuvre poétique, comme ses essais, écrivent l’Afrique et l’enracinent dans une haute mémoire, œuvre d’émancipation et de dignité.</p>



<p>Ami du président Bourguiba, et son complice dans le projet de la francophonie, familier de la Tunisie, qu’il célèbre, en juillet 1971, dans <em>«Elégie de Carthage»</em> (<em>Elégies majeures</em>, Ed. Seuil, 1979), il chante ici les Djerbiennes.</p>



<p>Il décède à Verson, en Normandie, en 2001. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Inspire-moi, Tanit la Tendre, Tanit la Tunisienne</em></p>



<p><em>Quand je chante les Djerbiennes au rythme des tam-tams et tabalas</em></p>



<p><em>Les voilà entrant dans la danse, vases sveltes, un vase sur la tête altère</em></p>



<p><em>Les voilà longues lisses, les Djerbiennes à la tête d’or</em></p>



<p><em>Et les hauts Dieux d’ébène pour rythmer leurs pas</em></p>



<p><em>Les tam-tams dansent et les tabalas, les tam-tams sous la main d’ébène dur</em></p>



<p><em>Les voici de soie fine, les Djerbiennes soyeuses et souples</em></p>



<p><em>Et déroulant rythmée la fuite foisonnante, gracieuse</em></p>



<p><em>Et montent les hosannas dans la nuit bleue étoilée</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Poèmes divers, Ed. Seuil, 1990.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LObImUDkBA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/07/le-poeme-du-dimanche-gros-sang-de-tchicaya-u-tamsi/">Le poème du dimanche : ‘‘Gros sang’’ de Tchicaya U Tam’si</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Gros sang’’ de Tchicaya U Tam’si » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/07/le-poeme-du-dimanche-gros-sang-de-tchicaya-u-tamsi/embed/#?secret=0rQxbme6VF#?secret=LObImUDkBA" data-secret="LObImUDkBA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bpCs20MDII"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/09/le-poeme-du-dimanche-poeme-a-lafrique-daime-cesaire/">Le poème du dimanche : ‘‘Poème à l’Afrique’’ d’Aimé Césaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Poème à l’Afrique’’ d’Aimé Césaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/09/le-poeme-du-dimanche-poeme-a-lafrique-daime-cesaire/embed/#?secret=CvAX8TWMrj#?secret=bpCs20MDII" data-secret="bpCs20MDII" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/le-poeme-du-dimanche-les-djerbiennes-de-leopold-sedar-senghor/">Le poème du dimanche : ‘‘Les Djerbiennes’’ de Léopold Sédar Senghor</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les associations en Tunisie sous Ben Ali : entrisme, clientéliste et collusion</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/02/les-associations-en-tunisie-sous-ben-ali-entrisme-clienteliste-et-collusion/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/02/les-associations-en-tunisie-sous-ben-ali-entrisme-clienteliste-et-collusion/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 May 2024 09:11:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12663311</guid>

					<description><![CDATA[<p>La société de contrôle a toujours craint les rassemblements. Et donc, les associations. Elle a aussi toujours cherché à les utiliser. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/02/les-associations-en-tunisie-sous-ben-ali-entrisme-clienteliste-et-collusion/">Les associations en Tunisie sous Ben Ali : entrisme, clientéliste et collusion</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les régimes politiques policiers qui se sont succédé en Tunisie ont fait de sorte que se réunir hors des cadres établis par les autorités était suspect, voire délictueux. La société de contrôle a toujours craint les rassemblements. De là viendrait certainement l’injonction policière : Circulez, il n’y a rien à voir ! Mais voir quoi au fait? Ce que font les classes dominantes bien entendu!</em></strong></p>



<p><strong>Mahmoud Gabsi </strong>*</p>



<span id="more-12663311"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi.jpg" alt="" class="wp-image-10416309" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Les associations existaient depuis au moins la colonisation française, mais elles étaient interdites aux musulmans. Elles ont exercé un quasi-monopole sous Bourguiba. Ben Ali n’a fait que récupérer le passif. En clair, les autorisations étaient accordées à certains individus, ou plutôt à certains groupes avec une mission préalable et dans un cadre bien déterminé. Il y avait ceux qui <em>«avaient leur association»</em> – une expression purement tunisienne – et les autres.</p>



<p>Voilà un autre fait d’armes de l’œuvre <em>«benalienne»</em> : transformer le champ associatif qui est un espace de liberté civile fondamentale en un terrain de marchandage, de clientélisme et de passe-droit.&nbsp;De cette censure tacite, un climat de suspicion a été installé. Lorsque l’on venait du mauvais bord, déposer une demande d’autorisation était déjà considéré comme un acte hostile au régime. <em>«Pourquoi vous voulez créer une association&nbsp;?»</em>, c’était la question que les militants et autres activistes politiques et sociaux ne souhaitaient pas entendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tremplin pour le pouvoir :</h2>



<p>Et ce sont les mêmes parties dominantes qui ont fait monter les enchères. Les autorisations n’étaient pas automatiques, elles étaient monnayées contre divers services politiques, sociaux ou économiques rendus à l’oligarchie gouvernante.</p>



<p>Dans cette bourse de l’arrivisme et du clientélisme, les présidents d’association vitales pour la paix civile, surtout lorsqu’elles étaient nationales, c’est-à-dire représentées avec des succursales à l’intérieur du pays étaient bien vus des autorités. Mais pour y arriver, il fallait dépasser maints obstacles et exercer diverses pratiques propres au champ politique&nbsp;: multiplier les allégeances et jouer certains rôles ardus. C’était aussi une entrée permettant d’accéder à certains cercles du pouvoir. L’agitation, ou le travail associatif et en fonction du degré de son utilité au système, rendait son auteur<em> «ministrable»</em>. D’autres lorgnaient sur les <em>«bonnes»</em> ambassades à l’étranger et la voracité des assoiffés du pouvoir a été sans limites.</p>



<p>La fausse <em>«opposition»</em> a compris le système. Elle a été créée pour produire un effet catharsis dans la société, et elle remplissait bien son rôle d’exutoire populaire. L’autre, la vraie, lorsqu’elle était <em>«fréquentable»</em>, donc dans la négociation et non dans l’affrontement, elle voyait les plus diplomates de ses dirigeants, eux aussi périodiquement récompensés par des nominations gouvernementales. Les gardiens du temple RCD, ancien parti au pouvoir, voyaient d’un très mauvais œil l’intrusion de ces <em>«associatifs»</em> dans les arcanes du pouvoir.</p>



<p>Il est important de rappeler que beaucoup de présidents d’associations étaient nommés par le pouvoir. Mais là aussi on ne choisit par n’importe qui. A cette époque, le filtrage était très rigoureux, vu les enjeux en question.  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OaJuL5y0LN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/12/ong-genocide-palestinien-et-droits-de-lhomme-en-tunisie/">ONG, génocide palestinien et droits de l’homme en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ONG, génocide palestinien et droits de l’homme en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/12/ong-genocide-palestinien-et-droits-de-lhomme-en-tunisie/embed/#?secret=tmEoDs3ATS#?secret=OaJuL5y0LN" data-secret="OaJuL5y0LN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Tous les moyens sont bons :</h2>



<p>Les partis politiques étant quasiment interdits, ce fut la ruée sur les associations, fédérations, ligues, ONG et autres regroupements qui étaient officiellement non politiques.&nbsp;Il fallait faire du bruit pour sortir de l’anonymat et surtout être reçus au <em>«palais»</em>, ou à défaut, être recommandé par l’un des membres du clan Ben Ali. Et ce fut la ruée sur le sport, les droits de l’homme, les syndicats, les fédérations patronales&#8230; les accros du pouvoir n’étaient guère regardants sur le domaine d’activité. On a même vu des secteurs qui étaient jadis réservés aux gens passionnés et qui étaient animés par la bonne volonté, tels celui des handicapés, des maladies incurables, ou de la sécurité routière, investis par les gros bonnets de l’économie, des médias et de la culture. Le mot d’ordre était&nbsp;: être président d’association ou de fédération à tout prix.</p>



<p>Ils appelaient cette manœuvre faire de la politique autrement, or au même moment, d’autres individus avaient choisi le vrai chemin, celui de l’activisme avec ses différentes variantes et surtout avec tous ses risques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong> </strong>Une guerre contre la compétence </h2>



<p>L’intention étant mauvaise dès le départ, ceux qui avaient des objectifs politiques s’étaient introduits dans ces associations comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Pressés par le temps et dépourvus de scrupules, ils ont détruit les structures et aboli les procédures. Chemin faisant, ils ont ramené leur <em>«équipe»</em>, traduisons : leur petite mafia de service afin de consolider leur pouvoir. Par la même, ils ont exclu méthodiquement les gens du domaine. Ils se sont attaqués aux compétences qui régissaient ces organisations en les écartant, car elles représentaient tout ce qu’ils ne souhaitaient ni voir ni entendre : l’histoire. Ils devaient faire table rase du passé. Ces sinistres personnages étaient redoutables dans l’anéantissement des institutions. Le fait qu’elles étaient déjà expérimentées dans leur propre domaine faisait d’elles de véritables prédateurs de l’organisation, de l’ordre et surtout du militantisme social. Pour elles, les anciens militants étaient des proies faciles, car elles débarquaient le plus souvent dans des associations qui étaient tenues par des gens modestes et qui n’étaient animées que par l’intérêt public.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pQ2MebeUzV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/les-ong-etrangeres-en-tunisie-qui-sont-elles-et-que-font-elles/">Les ONG étrangères en Tunisie : Qui sont-elles? Et que font-elles ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les ONG étrangères en Tunisie : Qui sont-elles? Et que font-elles ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/les-ong-etrangeres-en-tunisie-qui-sont-elles-et-que-font-elles/embed/#?secret=fj36kIMipz#?secret=pQ2MebeUzV" data-secret="pQ2MebeUzV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une destruction méthodique </h2>



<p>Les parachutés, qui ne comprenaient rien au secteur où ils ont été parachutés, ont œuvré pour leur propre pouvoir au détriment de la promotion des objectifs de l’association dont ils avaient la charge.</p>



<p>Aucune région, ni secteur n’a échappé à ce fléau. Les politicards ont accouru et se sont rués sur des organisations censées être sans buts autres que ceux qui étaient mentionnés dans leur chartes : services publics non assurés par l’Etat, aide aux plus démunis, encadrement des jeunes&#8230; En brisant la chaîne, ils ont fait sortir le jeu associatif de ses rails. Voilà comment, à titre d’exemple, la jeunesse, le sport, le tourisme, l’agriculture et l’enseignement ont été détruits de l’intérieur.</p>



<p>Par ces basses manœuvres, ils ont tué la poule aux œufs d’or, car les bénévoles qui sont le cœur battant des associations se sont retirés. Les grands perdants sont les citoyens et par ricochet l’Etat qui voit les maux sociaux s’amplifier et les revendications augmenter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Etat tunisien pris à son propre piège </h2>



<p>Au final, l’Etat tunisien de l’époque s’est fait prendre à son propre piège. En interdisant les partis politiques d’opposition il a crée un courant parallèle qui a détruit ses propres structures sur lesquelles il s’appuyait vu qu’elles comblaient ses carences. Il est notoire que l’Etat ne peut tout faire, en déléguant aux associations certaines tâches il en sort gagnant.&nbsp;&nbsp;Mais c’est le contraire qui s’est produit. Ce qui est paradoxal, c&rsquo;est que <em>«l’Etat»</em> tunisien en favorisant ce système entriste et clientéliste pensait consolider son pouvoir sur la société. Mais comme tout petit calcul, il ne dure qu’un temps.&nbsp;</p>



<p>Quant à définir ce qu’est un Etat, quels intérêts sert-il? Qui le compose?&nbsp;C’est une autre histoire.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0AJpZPiCfX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/12/en-tunisie-le-sentiment-anti-occidental-pourrait-pousser-a-une-loi-anti-ong/">En Tunisie, le sentiment anti-occidental pourrait pousser à une loi anti-ONG</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Tunisie, le sentiment anti-occidental pourrait pousser à une loi anti-ONG » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/12/en-tunisie-le-sentiment-anti-occidental-pourrait-pousser-a-une-loi-anti-ong/embed/#?secret=JlGeitMsQu#?secret=0AJpZPiCfX" data-secret="0AJpZPiCfX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les acteurs du système </h2>



<p>Qui sont les coupables de ces holdups sur les associations et les institutions qui leur étaient apparentées, en l’occurrence, amicales, syndicats, représentations patronales, mutuelles…&nbsp;?</p>



<p>Qui composait la galaxie des usurpateurs du pouvoir associatif? Cela nécessiterait une enquête sociologique.</p>



<p>Nous avons découvert sans surprise, les mêmes catégories sociales omnipotentes. Sans exhaustivité, des professions nous sont apparues plus que d’autres. Ce sont &nbsp;les avocats, les médecins et les affairistes de tous bords, d’ailleurs, ces derniers étaient le plus souvent peu diplômés. D’une domination l’autre, pourrait-on dire. Les enseignants ont été comme toujours peu représentés. Cela confirme l’hostilité du système de Ben Ali envers l’intellectuel et l’artiste. Néanmoins, il a été constaté que les professeurs de langue, dits arabisants, étaient souvent présents dans les arcanes du pouvoir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Au final, et même si la réflexion mérite approfondissement, on peut déduire que les pouvoirs judiciaire, médical et économique, à défaut d’améliorer les conditions sociales du peuple tunisien, ils se sont ligués pour l’enfoncer dans la misère en le privant d’une aide sociale associative précieuse.</p>



<p>Par ailleurs, il serait intéressant de s’interroger sur la représentation populaire actuelle en lien avec&nbsp;ces professions. Sans préjugés, mais en portant la casquette de sociologue on s’interroge&nbsp;: Comment le Tunisien considère t-il le médecin, l’avocat et l’homme d’affaires&nbsp;? Et si la négativité de cette vision viendrait de la fausse pratique politique que ces catégories ont exercée à diverses étapes de l’évolution de la vie politique en Tunisie&nbsp;? Certes plusieurs paramètres interviennent, mais nous pouvons déjà retenir une chose&nbsp;: un statut social privilégié n’entraîne pas que des avantages.</p>



<p>Voilà pour ce qui est de certains éléments historiques en lien avec la promiscuité du politique et du milieu associatif au temps de Ben Ali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’en est-il aujourd’hui ?</h2>



<p>Vint 2011 et on est passé subitement du manque à l’excès : ne dit-on pas aujourd’hui dans le milieu des activistes <em>«qui n’a pas son association»</em> ? L’overdose de <em>«la fausse liberté»</em> a suivi et le pays en paie le prix. La frénésie <em>«de s’organiser»</em> et d’œuvrer avec pignon sur rue est devenue une nécessité pour tous les <em>«accidentés»</em> de la dictature. Mais le résultat de la profusion associative est catastrophique. Et la question est la suivante : pourquoi autant d’associations, on parle de plus de 23 000, si c’est pour voir le pays dans cet état lamentable? Quelle est leur part de responsabilité dans tout ce qui s’est passé pendant la décennie noire?</p>



<p><em>* Sociologue à Tunis. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/02/les-associations-en-tunisie-sous-ben-ali-entrisme-clienteliste-et-collusion/">Les associations en Tunisie sous Ben Ali : entrisme, clientéliste et collusion</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’image déformée de la Tunisie dans l’émission ‘‘Enquête Exclusive’’ de M6</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/04/limage-deformee-de-la-tunisie-dans-lemission-enquete-exclusive-de-m6/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 09:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard de La Villardière]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Leith Lakhoua]]></category>
		<category><![CDATA[M6]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse aux attaques injustes et perfides proférées à l’égard de la Tunisie dans l’émission ‘‘Enquête Exclusive’’ sur M6. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/04/limage-deformee-de-la-tunisie-dans-lemission-enquete-exclusive-de-m6/">L’image déformée de la Tunisie dans l’émission ‘‘Enquête Exclusive’’ de M6</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>En tant que citoyen tunisien engagé et fier de mon pays, je me sens dans l’obligation de répondre aux attaques injustes et perfides proférées à l’égard de la Tunisie dans l’émission ‘</strong></em><strong>‘Enquête Exclusive’’</strong><em><strong> présentée par Bernard de La Villardière, diffusée hier soir, dimanche 3 mars 2024.</strong></em></p>



<p>Par <strong>Leith Lakhoua</strong> *</p>



<span id="more-11888205"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Leith-Lakhoua.jpg" alt="" class="wp-image-321007"/></figure></div>


<p>Cette émission, présentée comme une enquête journalistique, est en réalité un exemple flagrant de désinformation et de manipulation. Bernard de La Villardière semble plus intéressé par le sensationnalisme et la quête d’audience que par la recherche de la vérité. Son objectif est clair : ternir l’image de la Tunisie, semer la discorde et propager des mensonges.</p>



<p>L’émission prétend dénoncer des faits sans fournir la moindre preuve tangible. Les accusations portées à l’encontre du gouvernement tunisien sont infondées et irresponsables. De plus, le reportage semble être motivé par des intentions politiques plutôt que par un réel souci de journalisme impartial.</p>



<p>Il est également choquant de constater que l’émission tente de présenter une minorité d’opposants comme les initiateurs de la révolution tunisienne, alors que ces individus ne représentent qu’une infime partie de la population. C’est une véritable mascarade journalistique.</p>



<p>De plus, les affirmations concernant le président Kaïs Saïed sont totalement sorties de leur contexte et dénuées de vérité. Le peuple tunisien a légitimement élu sin actuel président en tant que président, contrairement à ce qui se passait sous les régimes autoritaires précédents. Il est donc inacceptable de le comparer à des dictateurs comme Ben Ali et Bourguiba.</p>



<p>Par ailleurs, l’émission passe sous silence les avancées démocratiques réalisées par la Tunisie, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes au gouvernement. Il est important de souligner que la Tunisie a été pionnière dans la région en nommant la première femme arabe chef de gouvernement et en incluant une proportion significative de femmes dans son gouvernement.</p>



<p>Enfin, les tentatives de l’émission de dénigrer la Tunisie et son gouvernement ne sont que des stratagèmes fallacieux visant à détourner l’attention de l’absence de fondement de leurs accusations.</p>



<p>Je demande à M6 de rectifier ces erreurs graves et de présenter une version équilibrée et objective de la situation en Tunisie. Le peuple tunisien mérite le respect de sa dignité, et nous n’accepterons pas que notre pays soit dénigré de cette manière. De plus, je souhaiterais vivement que M6 consacre une enquête à dénoncer les atrocités commises par l’armée sioniste, notamment le génocide palestinien. Dans ce cas, Bernard de La Villardière n’aura pas de mal à trouver des témoignages authentiques et sincères, et pas seulement palestiniens, offrant ainsi une perspective éclairée sur cette tragédie ignorée ou minimisée par beaucoup de médias internationaux.</p>



<p>* <em>Consultant en logistique et organisation industrielle.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EIEDF8YwVm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/04/m6-et-la-tunisie-ses-tares-ses-deboires-et-ses-rates/">M6 et la Tunisie, ses tares, ses déboires et ses ratés  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« M6 et la Tunisie, ses tares, ses déboires et ses ratés   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/04/m6-et-la-tunisie-ses-tares-ses-deboires-et-ses-rates/embed/#?secret=K4A4FxWfZ9#?secret=EIEDF8YwVm" data-secret="EIEDF8YwVm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/04/limage-deformee-de-la-tunisie-dans-lemission-enquete-exclusive-de-m6/">L’image déformée de la Tunisie dans l’émission ‘‘Enquête Exclusive’’ de M6</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le système pénal dans le droit tunisien médiéval, moderne et contemporain </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/le-systeme-penal-dans-le-droit-tunisien-medieval-moderne-et-contemporain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 11:01:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Beit Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[chariâ]]></category>
		<category><![CDATA[châtiments]]></category>
		<category><![CDATA[droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Nejmeddine Hentati]]></category>
		<category><![CDATA[peines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’évolution du système pénal dans le droit tunisien médiéval, moderne et contemporain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/le-systeme-penal-dans-le-droit-tunisien-medieval-moderne-et-contemporain/">Le système pénal dans le droit tunisien médiéval, moderne et contemporain </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beit Al-Hikma, a organisé, le mercredi 21 février 2024, une conférence sur «l’évolution du système pénal dans le droit tunisien médiéval, moderne et contemporain».</em></strong></p>



<span id="more-11699038"></span>



<p>La conférence a été donnée par l’académicien Pr Nejmeddine Hentati qui a passé en revue les étapes successives par lesquelles est passé le système pénal en Tunisie, et ce, en matière de sources de législation et de classification des peines.</p>



<p>Le conférencier s’est, par ailleurs, attelé à répondre à deux questions principales&nbsp;: que reste-t-il de la pensée malékite dans le système pénal tunisien&nbsp;? Et quel est le fondement de l’idée, avancée par certains, selon laquelle le président Habib Bourguiba aurait obstrué l’application de la chariâ en Tunisie&nbsp;?</p>



<p>Il ressort de l’exposé du Pr Hentati que pour comprendre cette évolution, il faut procéder au traçage historique des peines établies en Tunisie, et ce, à travers trois époques principales&nbsp;: médiévale, moderne et contemporaine.</p>



<p>Le conférencier s’est, ainsi, intéressé, dans un premier temps, à l’étude des sources du droit pénal en Tunisie et la classification des peines. Puis, il a enchaîné avec la présentation des <em>«châtiments classiques»</em> pour aboutir aux nouvelles peines nées, en grande partie, des mutations politico-idéologiques à partir de la période du protectorat français (1881-1956) et, plus tard, de l’après-Indépendance de la Tunisie. Ces peines comprennent également la responsabilité pénale des mineurs en cas de délit.</p>



<p>Revenant sur la question de Bourguiba et l’application de la chariâ, l’académicien pense, qu’en matière de châtiments et de peines, la Tunisie a de tout temps été un pays arabo-musulman précurseur dans ses tendances à privilégier l’humain sur le dogme religieux.</p>



<p>Bourguiba n’aurait, finalement, fait que perpétuer cette tradition tunisienne qu’est l’approche humaniste du droit pénal.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/le-systeme-penal-dans-le-droit-tunisien-medieval-moderne-et-contemporain/">Le système pénal dans le droit tunisien médiéval, moderne et contemporain </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 11:10:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14  janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[destouriens]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[tout sécuritaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’autoritarisme politique ne saurait, à long terme, que fragiliser le pouvoir au lieu de le renforcer.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/">La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Treize ans après la fameuse nuit du 14  janvier 2011 (chute de Ben Ali, Ndlr), la bouillonnante expérience démocratique auquel le «coup d’éclat» politique du 25 juillet 2021, a mis un terme, mérite qu’on s’y attarde pour en faire le bilan sans se laisser entraîner dans des polémiques stériles. Il s’agit surtout de penser ce moment inédit de notre histoire contemporaine d’une manière sereine et de l’évaluer avec beaucoup de recul.</em></strong> <em>(Illustration : la police tunisienne réprimant une manifestation, Ph. Wissem Souissi, Reuters).</em></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-11233018"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Certes, pour certains, il est difficile de parler de cette expérience fragile sans accabler le parti islamiste en l’accusant d’être à l’origine de la débâcle politique qui allait conduire au retour à la case de départ, celle d’avant le 14/01.</p>



<p>En fait, et au-delà des conflits de chapelles, la responsabilité est collective. Car, ce 14/01, ni le pays, ni ses élites n’étaient préparés à tenter cette aventure parsemée d’embuches, à pouvoir, tout à coup, endosser l’habit de démocrates et faire preuve de suffisamment de maturité politique pour mener à bien ce projet exaltant et inédit.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La démocratie ne se décrète pas&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>D’abord, la démocratie ne se décrète pas ni se greffe. Elle est l’aboutissement d’un long processus historique, exigeant et laborieux, qui traduit le degré de maturité culturelle et politique d’une communauté donnée.</p>



<p>En outre, et contrairement à ce que pensent nos ethno-gauchistes, le libéralisme économique reste un des fondamentaux de tout système démocratique puisqu’il libère les énergies, émancipe l’individu et freine l’appétit de l’Etat qui a, souvent, tendance à élargir ses prérogatives pour imposer insidieusement son hégémonie.</p>



<p>Et puis, si nous avons raté le coche, c’est qu’on a été rattrapés par cette fatalité historique, ce péché originel, commis par les Destouriens, qui, dès les premiers jours de l’Indépendance, avaient été dans l’incapacité de régler d’une manière apaisée le conflit épineux qui opposait Bourguiba à Ben Youssef. Car, en ratant cette épreuve démocratique, ces derniers ne pouvaient soupçonner qu’ils allaient, de ce fait, déterminer d’une manière irrémédiable la nature future du pouvoir et engager, ainsi, le pays dans une aventure politique incertaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Parti, l’Administration et la Police</h2>



<p>Depuis, dans cette atmosphère de tension permanente, le pouvoir central, peu rassuré, constamment sur le qui-vive, devait s’organiser afin de parer à tout ce qui pouvait remettre en question aussi bien sa légitimité que son autorité, en adoptant un dispositif coercitif et préventif qui reposerait sur un solide et imposant <em>«trépied»</em>, lequel n’avait rien à envier aux régimes communistes des pays de l’Est européen, à savoir : le Parti, l’Administration et surtout la Police. Et ce fut la convergence de ces trois instances qui allait permettre à la force publique de disposer d’un maillage resserré et efficient du territoire et de faire de sorte que le régime puisse tenir d’une main de fer le pays durant des décennies.</p>



<p>D’ailleurs, tout ce dispositif avait pour mission davantage de protéger un pouvoir paranoïaque que de prévenir les actes de délinquance ou de criminalité qui menaceraient la tranquillité des citoyens.</p>



<p>Ainsi, la police, au pouvoir tentaculaire, très bien implantée, disciplinée, mais aussi relativement bien outillée, disposait d’une grande capacité d’écoute et de grandes possibilités de manœuvres. Elle avait, pour elle, le <em>«savoir»</em>. Et cette <em>«science»</em> lui assurait une certaine ascendance, la rendait fortement utile, voire vitale, non pas pour la population mais, pour le régime en place, lequel n’hésitait pas à s’en servir contre les ennemis potentiels de l’intérieur, supposés menaçants.</p>



<p>La tentative du coup d’État de 1962, les jacqueries provoquées par la généralisation de la collectivisation, les remous estudiantins, l’activisme des mouvements gauchistes ou islamistes, alertèrent le pouvoir, ébranlèrent son assurance et l’amenèrent à sévir encore plus en réduisant les libertés, et, par conséquent, à aliéner encore davantage le rôle principal qui incombait aux forces de police, celui d’assurer la sécurité publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’autoritarisme fragilise le pouvoir au lieu de le renforcer</h2>



<p>Alors que sous le règne de Bourguiba, l’autorité de l’État était excessivement <em>«paternaliste»</em>, elle devint, sous son successeur, aussi bien cynique que machiavélique. D’une institution <em>«centrale»</em>, la police, devait, ainsi, se transformer progressivement en un <em>«État dans l’État»</em>. Ainsi, la menace du <em>«péril vert»</em> [islamiste, Ndlr], réelle ou supposée, offrit au pouvoir un prétexte afin de resserrer l’étau sans pour autant susciter de réelles exaspérations chez les classes moyennes, désormais, excitées par la fièvre de la consommation et préoccupées plutôt par l’amélioration de leur qualité de vie que par les questions des libertés individuelles.</p>



<p>En somme, durant les deux décennies précédant le 14 janvier 2011, plus le pouvoir politique se sentait menacé et plus il étouffait les libertés, plus il avait tendance à recourir au service de sa police et plus il s’aliénait et se mettait à la merci de cette institution, laquelle tendait à devenir le supplétif à la légitimité ternie du régime.</p>



<p>En effet, en cédant à la tentation du<em> «tout sécuritaire»</em>, le pouvoir <em>«destourien»</em>, dans sa version <em>«RCD»</em>, finit, à son insu, par se fragiliser, étant devenu captif de son appareil sécuritaire.</p>



<p>S’il y avait une leçon à tirer de ces deux épisodes de notre histoire contemporaine, c’est que l’autoritarisme politique ne saurait, à long terme, que fragiliser le pouvoir au lieu de le renforcer, que l’arrogance et le narcissisme ne sauraient être un programme politique et que la confiance en soi se mesure uniquement à la capacité qu’on a à accepter le débat et la confrontation des idées et à faire preuve d’ouverture d’esprit et ce, pour le grand bien de l’avenir de notre pays.</p>



<p><em>* Universitaire  et écrivain. </em>  </p>



<p><strong><em>Du même auteur dans Kapitalis:</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tkeal4qhEp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/">Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/embed/#?secret=RYCjE34UhI#?secret=Tkeal4qhEp" data-secret="Tkeal4qhEp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Qu’avons-nous fait pour le peuple palestinien ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 08:53:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Cour internationale de justice]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aucun dirigeant arabe ne pourra éluder la question «Qu’ai je fait pour soutenir le peuple palestinien ?»</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’opération Déluge d’Al-Aqsa constituera un tournant dans le conflit israélo-arabe et sera un moment historique dont chaque dirigeant ou citoyen arabe se souviendra pour très longtemps et ne pourra pas éluder la question «Qu’ai je fait pour soutenir le peuple palestinien et porter assistance à ce peuple martyr en danger d’extinction et de génocide?».</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-11232024"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Après la présentation avant-hier, jeudi 11 janvier 2024, à La Haye par les représentants de l’Afrique du Sud d’un réquisitoire magistral contre Israël et hier matin, vendredi 12 janvier, du plaidoyer israélien usé à la corde et qui n’engage que ceux qui veulent bien être bernés par la propagande sioniste et quelle que soit l’issue des délibérations auprès de la Cour Internationale de Justice au sujet du non respect par Israël de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide à l’encontre du peuple palestinien à Gaza, il semble de plus en plus évident que l’opération Déluge d’Al-Aqsa constituera un tournant dans le conflit israélo-arabe et sera un moment historique dont chaque dirigeant et citoyen arabe se souviendra pour très longtemps et ne pourra pas éluder la question <em>«Qu’ai je fait pour soutenir le peuple palestinien et porter assistance à ce peuple martyr en danger d’extinction et de génocide?»</em>.</p>



<p>À un ami qui m’a fait part de son incompréhension de la position tunisienne à ce sujet et m’a demandé de lui expliquer les raisons de l’abstention tunisienne à la résolution de l&rsquo;assemblée générale de l’Onu réclamant notamment un cessez-le-feu humanitaire immédiat à Gaza, lors d’une session extraordinaire d’urgence tenue à New York le 12 décembre 2023, et son abstention aussi de tout soutien à la démarche sud-africaine auprès de la Cour internationale de justice, ma réponse a été qu’à l’impossible nul n’est tenu et que je suis heureux tout compte fait d’être un diplomate à la retraite pour des motifs personnels et professionnels.</p>



<p>J’ai omis de lui faire part de ma perplexité et de mon amertume pour des considérations que je garderai pour moi même.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand Bourguiba faisait condamner Israël</h2>



<p>Cependant, en déposant une plainte auprès du Conseil de Sécurité et en obtenant une condamnation énergique d’Israël le 3 octobre 1985 après l’attaque du siège de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam-Chott, au sud de Tunis, &nbsp;la Tunisie a eu le courage d’affronter l’Etat sioniste sans se cacher dernière des arguments spécieux.</p>



<p>La position courageuse de feu Bourguiba, qui a menacé Washington de rupture des relations&nbsp;diplomatiques en cas de veto américain et des démarches de lobbying de notre ambassade à Washington sous la direction du grand diplomate Habib Ben Yahia a obtenu l’abstention américaine et la condamnation énergique d’Israël par 14 membres du Conseil de sécurité. C’était l’une des très rares condamnations d’Israël par le Conseil de sécurité des Nations Unies.</p>



<p>Cela dit, un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/11/lafrique-du-sud-et-la-cpi-un-acte-de-courage-face-aux-crimes-disrael-a-gaza/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grand merci au pays de Mandela</a>. Seuls ceux qui ont longtemps souffert de l’apartheid et ont fini par en venir à bout peuvent mesurer la souffrance qu’il inflige et son caractère maléfique.</p>



<p>Les Arabes pour leur part, toutes obédiences comprises, ne méritent pas le moindre commentaire ou qualificatif.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ANBfNZyp8x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/12/israel-devant-la-cij-clarte-de-lafrique-du-sud-et-ambivalence-des-etats-arabes/">Israël devant la CIJ : clarté de l’Afrique du sud et ambivalence des Etats arabes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël devant la CIJ : clarté de l’Afrique du sud et ambivalence des Etats arabes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/12/israel-devant-la-cij-clarte-de-lafrique-du-sud-et-ambivalence-des-etats-arabes/embed/#?secret=izWpZ0HvQc#?secret=ANBfNZyp8x" data-secret="ANBfNZyp8x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/quavons-nous-fait-pour-le-peuple-palestinien/">Qu’avons-nous fait pour le peuple palestinien ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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