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	<title>Archives des crise financière - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des crise financière - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie │ La crise financière persiste  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 08:36:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[impôts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est confrontée à une crise financière et recherche des prêts potentiels auprès des bailleurs de fonds qui se font rares.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/01/tunisie-%e2%94%82-la-crise-financiere-persiste/">Tunisie │ La crise financière persiste  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le déficit budgétaire de la Tunisie devrait s’établir à environ 5,5% du PIB en 2025, contre 6,3% en 2024. Cette réduction est due à l’augmentation des impôts sur les sociétés et les personnes à hauts revenus. Le déficit est également influencé par les efforts déployés par le pays pour gérer la dette publique, qui devrait s’établir à environ 80,5% du PIB d’ici fin 2025, contre 82,2% en 2024.</em></strong></p>



<span id="more-16917067"></span>



<p>Malgré des prévisions officielles de croissance de 3,2% pour 2025 (contre 2,1&nbsp;% en 2024), jugées trop optimistes par les experts, la Banque mondiale prévoyant pour le pays un taux de seulement 1,9%, la Tunisie est confrontée à une crise financière et recherche des sources de financement, notamment des prêts potentiels, non pas auprès du Fonds monétaire international (FMI) avec lequel les négociations sont au point mort depuis octobre 2023, mais auprès d’autres bailleurs de fonds internationaux. Or, ces derniers ne se bousculent pas au portillon, étant donné la faible notation souveraine du pays, qui est noté «Caa1», avec une perspective stable, par Moody’s, en février dernier.</p>



<p>Le projet de loi de finances 2025 table sur un déficit budgétaire d’environ 9,8 milliards de dinars.</p>



<p>Avec le maintien des dépenses de l’Etat à des niveaux relativement élevés, les charges budgétaires sont estimées à 59,828 milliards de dinars contre des ressources budgétaires ne devant pas dépasser 50,028 milliards de dinars.</p>



<p>Dans le cadre de la politique sociale du président de la république Kaïs Saïed,&nbsp;le gouvernement vise à réduire les impôts pour les personnes à faibles revenus et à les augmenter pour les personnes à revenus plus élevés.</p>



<p>Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires de 20 millions de dinars ou plus verront ainsi leurs impôts augmenter à 25%.</p>



<p>La stabilité du dinar tunisien est également une source de préoccupation en raison de facteurs tels que les emprunts récurrents auprès de la Banque centrale, qui se répercutent négativement sur la contribution des banques à la relance du secteur privé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KLvUX6cCwg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/01/leconomie-tunisienne-fait-face-a-une-combinaison-de-tendances-positives-et-negatives/">L’économie tunisienne fait face à une combinaison de tendances positives et négatives</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’économie tunisienne fait face à une combinaison de tendances positives et négatives » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/01/leconomie-tunisienne-fait-face-a-une-combinaison-de-tendances-positives-et-negatives/embed/#?secret=N1oJCB0Fg8#?secret=KLvUX6cCwg" data-secret="KLvUX6cCwg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jan 2024 10:36:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[céréales]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[récession économique]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Techniquement, la Tunisie est en récession économique. On ne peut que s’attendre au pire pour 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/">La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Techniquement, la Tunisie est en récession économique. Son économie s’est contractée de 0,2 % par an au troisième trimestre. Deux semestres de suite, elle est en zone neutre ou négative. Mais, on n’en parle pas dans les médias. Les experts économistes évitent aussi le sujet. Pourtant c’est affiché en gras sur le site de l’INS.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-11138332"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Les autres indicateurs sont étonnamment faibles, et on ne peut que s’attendre au pire pour 2024. Le cycle récessif est logiquement bien enclenché, malgré la relative bonne saison touristique et l’appui grandissant ramené par les transferts d’argent procurés par les expatriés tunisiens.</p>



<p>Un taux de croissance qui nous a incités au pessimisme, dans un contexte préélectoral électrisant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des horizons incertains</h2>



<p>Quatre économistes tunisiens consultés par E4T nous ont fait part de leur pessimisme quant à la demande intérieure et aux exportations nettes au quatrième trimestre et au premier semestre de 2024. Et ce, en raison des vents contraires intérieurs et de la baisse de la demande de biens et de services de la zone euro.</p>



<p>Les risques se multipliaient suite à une escalade quasi certaine de la guerre entre Israël et le Hamas et qui pourrait avoir un impact négatif plus prononcé sur l’économie tunisienne, tandis que l’obtention d’un financement étranger pourrait apporter un certain soulagement à l’économie.</p>



<p>Au final, nos estimations du taux de croissance réel pour 2023 seraient comprises entre 0,1% et 0,5% en raison de données décevantes des troisième et quatrième trimestres.</p>



<p>Cela est dû au fait que le rebond trimestriel de la demande intérieure, qui comprend la consommation privée et publique ainsi que la formation de capital fixe, ont été plus faibles que prévu, malgré de solides entrées de fonds injectés par les expatriés et les touristes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6NACnUfXIe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/chkoundali-la-tunisie-doit-rembourser-une-enorme-dette-exterieure-en-2024/">Chkoundali : «La Tunisie doit rembourser une énorme dette extérieure en 2024»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chkoundali : «La Tunisie doit rembourser une énorme dette extérieure en 2024» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/chkoundali-la-tunisie-doit-rembourser-une-enorme-dette-exterieure-en-2024/embed/#?secret=Yv8ZXEhsx5#?secret=6NACnUfXIe" data-secret="6NACnUfXIe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En outre, alors que les chiffres des arrivées de tourisme avaient suggéré une reprise des exportations de services, le déficit net des exportations s’est creusé.</p>



<p>Sur la base de la ventilation sectorielle, nous pensons que les importations de céréales ont été plus élevées que ce que nous avions pris en compte, car la contraction du secteur agricole a été légèrement plus forte que prévu. La sécheresse a plombé les espoirs des agriculteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des indicateurs alarmants</h2>



<p>La croissance démographique procure une variation entre de presque 50 000 personnes par an, malgré les flux d’émigration grandissants. Rien que cela aurait pu, toutes choses étant égales par ailleurs, booster la croissance réelle.</p>



<p>L’inflation reste très élevée, quasiment de 9%. Les taux d’intérêt bancaires moyens frôlent les 14%. L’investissement n’est pas près de se redresser de sitôt, dans les prochaines semaines… ou mois.</p>



<p>Le chômage concerne plus de 650 000 actifs et fait des ravages chez les diplômés, notamment les filles qui subissent la double peine … face au marché de l’emploi et face aux droits à l’héritage (la moitié de la part des garçons, au meilleur des cas).</p>



<p>Les déficits commerciaux et budgétaires sont criants, alors que l’année 2024 sera très difficile pour le remboursement de la dette extérieure, plus de 3,5 milliards de dollars à rembourser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le FMI préfère le statuquo</h2>



<p>Nous ne pensons pas qu’un accord final avec le FMI se concrétisera au cours des six prochains mois, ce qui, à son tour, limitera davantage l’accès au financement indispensable, alimentera les pressions dépréciatrices du dinar et stimulera les pressions inflationnistes.</p>



<p>Nous prévoyons que la croissance des exportations sera plus faible en raison de facteurs nationaux et externes. Nous pensons que les vents contraires liés au climat et les pénuries d’eau limiteront la reprise dans le secteur agricole, pesant par exemple sur les exportations d’huile d’olive de la Tunisie. Pendant ce temps, la contraction dans le secteur pétrolier et gazier continuera de conduire à une baisse des exportations de dérivés du pétrole. Cela sera amplifié par la faible croissance des exportations de services due aux retombées de la guerre entre Israël et le Hamas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kDah1SE2GJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/les-tunisiens-face-aux-penuries-alimentaires-et-a-la-hausse-des-prix/">Les Tunisiens face aux pénuries alimentaires et à la hausse des prix</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens face aux pénuries alimentaires et à la hausse des prix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/les-tunisiens-face-aux-penuries-alimentaires-et-a-la-hausse-des-prix/embed/#?secret=HmAgbyMOoe#?secret=kDah1SE2GJ" data-secret="kDah1SE2GJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Nous pensons qu’une augmentation perçue du sentiment antioccidental découragera les touristes étrangers, en particulier les Européens, de visiter la Tunisie, compte tenu de son histoire d’attaques terroristes contre les touristes, telles que les attaques de 2015 à Sousse et Tunis et 2023 contre la synagogue de Djerba.</p>



<p>La faiblesse de l’activité économique dans la zone euro, où nous pensons maintenant que la croissance s’élève à 0,8% au lieu de 0,9%, ajoutera également aux vents contraires pour la Tunisie.</p>



<p>Le bloc européen, qui est la destination de la majorité des exportations tunisiennes, abrite la plupart des expatriés tunisiens et est la source d’environ un tiers des touristes du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Élections présidentielles sur fond de crise</h2>



<p>Les élections présidentielles vont se pointer dans quelques mois. Avec leur lot de risques et d’incertitudes sur l’économie. Beaucoup d’investisseurs vont attendre pour voir.</p>



<p>Le gouverneur de la Banque centrale Marouane Abassi serait aussi sur le départ dans moins de 2 mois. Son mandat prend fin après 6 ans à la tête de l’institution et un bilan néfaste pour l’investissement, pour la valeur du dinar et surtout pour la stabilisation monétaire et financière. Qui sera sa remplaçante… ou remplaçant ? On le saura avant la fin de janvier. Dans les milieux bancaires, on sait qu’une macro-économiste est pressentie. &nbsp;Encore une incertitude qui plane sur tout le secteur bancaire, qui traverse aussi une zone de turbulence suite des accusations de comportements collusionnaires et cartelistes, enregistrant des bénéficies colossaux, alors que l’économie est à plat.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong>. <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MNubx3Eyvv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/tunisie-dici-2050-71-des-pertes-de-pib-lies-au-climat-seront-dues-aux-penuries-deau/">Tunisie : d’ici 2050, 71% des pertes de PIB liés au climat seront dues aux pénuries d’eau</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : d’ici 2050, 71% des pertes de PIB liés au climat seront dues aux pénuries d’eau » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/tunisie-dici-2050-71-des-pertes-de-pib-lies-au-climat-seront-dues-aux-penuries-deau/embed/#?secret=Qi6AOMoDjw#?secret=MNubx3Eyvv" data-secret="MNubx3Eyvv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/">La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Financement direct de l’État par la banque centrale : à manier avec précaution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/28/financement-direct-de-letat-par-la-banque-centrale-a-manier-avec-precaution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Oct 2023 09:17:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[marchés financiers]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Montasser]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les avis sont partagés sur la possibilité d'un financement direct du budget de l'Etat par la centrale de Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/28/financement-direct-de-letat-par-la-banque-centrale-a-manier-avec-precaution/">Financement direct de l’État par la banque centrale : à manier avec précaution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les discussions vont bon train en Tunisie à propos de l’autorisation du financement direct de l’État par la Banque centrale. Les avis sont partagés entre les fervents défenseurs de l’indépendance de la BCT et les promoteurs d’un alignement significatif de celle-ci sur les orientations et objectifs du gouvernement.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Nasreddine Montasser </strong>*</p>



<span id="more-10295806"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Nasreddine-Montasser.jpg" alt="" class="wp-image-10056221" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Nasreddine-Montasser.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Nasreddine-Montasser-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Nasreddine-Montasser-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>D’abord, le financement direct de l’Etat par une banque centrale n’est ni une pratique nouvelle ni non admise. Celle-ci consiste généralement à ce que la banque centrale finance directement l’Etat ou achète ses titres émis sur le marché primaire.</p>



<p>Le financement direct a été utilisé par de nombreux pays, notamment les États-Unis, le Japon, la France et la Chine.</p>



<p>En France, cette politique a été utilisée pendant la crise financière de 2008. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a acheté des titres d’État pour un montant de 4,5 milliards de dollars entre 2008 et 2014 pour aider à relancer l’économie américaine après la crise financière. La Banque du Japon a acheté des titres d’État pour un montant de 100 milliards de dollars depuis 2013 dans le but de stimuler la croissance économique dans le pays, qui était en panne depuis des années. La Banque populaire de Chine a acheté des titres d’État pour un montant de 2,5 milliards de dollars en 2022 en vue de soutenir l’économie nationale face aux risques de ralentissement économique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QuDa5DrhN0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/31/tunisie-la-bct-veut-eviter-de-financer-le-budget-par-la-creation-monetaire/">Tunisie : la BCT veut éviter de financer le budget par la création monétaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la BCT veut éviter de financer le budget par la création monétaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/31/tunisie-la-bct-veut-eviter-de-financer-le-budget-par-la-creation-monetaire/embed/#?secret=F0dRjJHKRr#?secret=QuDa5DrhN0" data-secret="QuDa5DrhN0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les avantages espérés</h2>



<p>Le financement direct présente certains avantages potentiels.</p>



<p>En période de crise, la banque centrale peut fournir des fonds rapidement en cas d’urgence, sans avoir à passer par des intermédiaires tels que les marchés financiers. Cela peut être utile lorsque les taux d’intérêt sont élevés ou que les marchés financiers sont perturbés. Cela permet aussi à l’État de financer son déficit budgétaire sans avoir à emprunter sur les marchés financiers ou de l’étranger. En achetant des titres d’État, la banque centrale permet à celui-ci de se financer à un taux d’intérêt plus faible ce qui réduit le coût de ses emprunts et contribue à limiter l’augmentation de la dette publique.</p>



<p>En période de croissance, cette pratique permet à la banque centrale, en achetant des titres d’État, d’augmenter la masse monétaire en circulation et stimuler l’économie, mais il est important de veiller à ce que l’inflation ne s’emballe pas. Elle peut aussi favoriser l’activité économique en soutenant la demande et l’investissement. Et aider ainsi à créer de l’emploi et à doper la croissance économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les risques encourus</h2>



<p>Le financement direct présente également des risques latents.</p>



<p>Cette pratique peut conduire à une inflation élevée.&nbsp;En effet, en augmentant la masse monétaire en circulation, la banque centrale peut favoriser une inflation si la production des biens et services n’est pas en phase avec l’accroissement de la masse monétaire. Elle peut nuire à la crédibilité de la banque centrale, si celle-ci est perçue comme étant trop interventionniste ou trop laxiste. Elle peut aussi conduire à une hausse des taux d’intérêt&nbsp;en forçant la banque centrale à relever ses taux directeurs pour contrôler l’inflation.</p>



<p>Les prêts directs de la banque centrale à l&rsquo;État peuvent également entraîner une augmentation de la dette publique, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur la notation de crédit de l’État.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2Xo4mvR8bO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/28/tunisie-la-banque-centrale-na-pas-vocation-a-financer-letat-sans-limites/">Tunisie : la Banque centrale n’a pas vocation à financer l’Etat sans limites</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la Banque centrale n’a pas vocation à financer l’Etat sans limites » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/28/tunisie-la-banque-centrale-na-pas-vocation-a-financer-letat-sans-limites/embed/#?secret=l4PL5EF0C4#?secret=2Xo4mvR8bO" data-secret="2Xo4mvR8bO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites à respecter</h2>



<p>Il est donc important de bien peser les risques et les bénéfices avant d’adopter cette politique économique.&nbsp;L’Etat doit donc être prudent dans le recours à cette politique et éviter de saper sa crédibilité et celle de sa banque centrale.</p>



<p>Il faut également veiller à ce que l’inflation ne s’emballe pas et que le déficit budgétaire ne s’aggrave.</p>



<p>Le dispositif législatif encadrant cette pratique doit prévoir les contrôles nécessaires pour que le recours à ce financement direct reste limité et maîtrisé.</p>



<p>Bref, le financement direct de l’État par la banque centrale peut être utile dans certaines situations, mais il doit être utilisé avec prudence. La banque centrale deviendrait un acteur économique non indépendant et entrerait en concurrence avec les autres acteurs sur la scène financière. Elle assumerait par conséquent une responsabilité double dans l’évolution de la situation économique du pays.</p>



<p>Aussi convient-il de bien comprendre au préalable les risques et les avantages de cette politique avant de l’adopter.</p>



<p><em>* Cadre de banque.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N2NJR2bk6G"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/la-reforme-des-banques-tunisiennes-une-revolution-en-trois-temps/">La réforme des banques tunisiennes : une révolution en trois temps</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La réforme des banques tunisiennes : une révolution en trois temps » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/la-reforme-des-banques-tunisiennes-une-revolution-en-trois-temps/embed/#?secret=20e7mBbhhH#?secret=N2NJR2bk6G" data-secret="N2NJR2bk6G" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/28/financement-direct-de-letat-par-la-banque-centrale-a-manier-avec-precaution/">Financement direct de l’État par la banque centrale : à manier avec précaution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : baisse de la croissance, hausse des dépenses, où trouver les financements ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/tunisie-baisse-de-la-croissance-hausse-des-depenses-ou-trouver-les-financements/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 10:45:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En pleine crise financière, le gouvernement tunisien prévoit une hausse des dépenses budgétaires de l’État de 10,8% en 2023. Cherchez l'erreur ! </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/tunisie-baisse-de-la-croissance-hausse-des-depenses-ou-trouver-les-financements/">Tunisie : baisse de la croissance, hausse des dépenses, où trouver les financements ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En pleine crise financière, le gouvernement tunisien prévoit une baisse de la croissance à 0,9%  et une hausse des dépenses budgétaires de l’État de 10,8% en 2023. Cherchez l&rsquo;erreur !</em></strong></p>



<span id="more-10200078"></span>



<p>La Loi de Finances rectificative pour 2023 prévoit une révision à la baisse du taux de croissance en Tunisie à 0,9%, contre 1,8% estimé dans la Loi de Finances de cette année, suite à la dégradation des rendements agricoles due à la sécheresse et au changement climatique. Mais pas seulement… L’abandon des réformes structurelles prévues, notamment celles relatives à la réduction des dépenses de subventions, y sont aussi pour beaucoup, mais cela le gouvernement n’ose pas l’avouer. <strong><em> </em></strong></p>



<p>Lors de l’élaboration du projet de loi de finances rectificative, qui sera examiné par la commission parlementaire des finances mercredi prochain, le gouvernement a également estimé que le prix moyen du pétrole sera de 83 dollars le baril, contre 89 dollars le baril estimé dans le projet de loi de finances 2023.</p>



<p>Outre la hausse continue des prix des matières premières (carburant et céréales), d’autres facteurs ont également été pris en compte dans la loi de finances rectificative, notamment l’impact de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine, ainsi que la mise en œuvre des réformes, a indiqué le ministère des Finances, sans préciser de quelles réformes il parle, puisque les plus importantes ont été abandonnées et minorées en cours de route. &nbsp;</p>



<p>Sur la base de cette loi de finances rectificative, le budget de l’Etat augmentera de 1,9% à 71 239 millions de dinars tunisiens (MDT), contre 69 914 MDT estimés dans la loi de finances 2023.</p>



<p>Le gouvernement prévoit une hausse des dépenses budgétaires de l’État de 10,8% en 2023, contre 6,7% estimés dans la loi de finances 2023, en raison d’une augmentation des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/tunisie-hausse-des-depenses-de-subventions-a-115-milliards-de-dinars-en-2023/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dépenses en subventions</a> aux carburants et produits de base et d’une hausse du taux d’endettement public.</p>



<p>Les besoins de financement de l’État pour 2023 devraient atteindre 25 879 MDT, contre 23 490 MDT dans la Loi de Finances 2023, soit une augmentation de 2,389 MDT.</p>



<p>Le document précise également que 10 711 MDT serviront à financer le déficit budgétaire, tandis que 14 968 MDT serviront au service de la dette. Les 200 MDT restants seront consacrés aux prêts et avances au trésor.</p>



<p>Le déficit budgétaire (hors dons et confiscations) devrait atteindre 7,7% du PIB, contre 5,2% estimé dans la loi de finances 2023.</p>



<p>La <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/la-dette-de-letat-tunisien-representerait-7981-du-pib-a-fin-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dette publique</a> est passée de 114 865 MDT en 2022 à 127 164 MDT, soit 80,2% du PIB.</p>



<p>Bien entendu, toutes ces projections tiennent plus de la science-fiction que de l’économie et des finances proprement dites, puisque le gouvernement aligne des chiffres plus délirants les uns que les autres sans nous expliquer où il va pouvoir trouver les financements pour cette boulimie dépensière d’un Etat en quasi-cessation de paiement.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SKXlndDAvm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/la-dette-de-letat-tunisien-representerait-7981-du-pib-a-fin-2024/">La dette de l’État tunisien représenterait 79,81% du PIB à fin 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dette de l’État tunisien représenterait 79,81% du PIB à fin 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/la-dette-de-letat-tunisien-representerait-7981-du-pib-a-fin-2024/embed/#?secret=AZDUnSecyz#?secret=SKXlndDAvm" data-secret="SKXlndDAvm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&#8217;indépendance de la Banque centrale ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Sep 2023 08:10:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Gamha]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l’indépendance de la Banque centrale, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/">Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l’indépendance de la Banque centrale, comme l’y poussent depuis plusieurs mois beaucoup de ses partisans, des agitateurs populistes sans véritable culture économique et financière ? Ce qui n’était jusque-là qu’une simple crainte risque bien de se concrétiser… </em></strong><a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/24055584357360251/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a>  </p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-9715847"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>Vendredi 8 septembre 2023, le président de la république s’est illustré par une véritable débauche d’activités officielles à l’extérieur du palais de Carthage.</p>



<p>Au-delà de ce qu’il a dit au cours de ses rencontres, la forme de ces <em>«visites inopinées»</em> à des institutions de l’Etat surprend et suscite des interrogations.</p>



<p>Hier, Kaïs Saïed a rendu visite à la Banque centrale, à la Commission nationale pour la réconciliation pénale, située à un jet de pierre de là, et aux ministères de l&rsquo;Equipement et de l’Agriculture. A chaque fois, il a pris soin de ne pas se faire annoncer auparavant, comme s’il voulait surprendre ses <em>«hôtes»</em> ou les prendre en faute. Et d’ailleurs, à son arrivée au siège de la BCT, il a été accueilli par Nadia Gamha, le vice-gouverneur, dans le bureau du gouverneur Marouane Abassi, absent, et qui rejoindra la réunion plusieurs minutes après. Il était au siège du gouvernement pour discuter de quelque question urgente, susurre-t-il, comme un employé pris en faute, pour justifier son absence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une visite inopinée, pourquoi ? </h2>



<p>Y avait-il vraiment urgence pour que le chef de l’Etat saute dans sa voiture et fasse déplacer l’énorme cortège présidentiel au centre-ville de Tunis, en milieu de journée, alors que la circulation routière était à son comble&nbsp;?</p>



<p>N’aurait-il pas été plus judicieux et conforme aux règles de préséance d’attendre le retour du gouverneur de la réunion qu’il avait en ville pour <em>«investir»</em> son bureau, et c’est le cas de le dire, avec gardes du corps, caméras et tout le tralala?</p>



<p>Le but recherché était-il de bousculer le concerné, qui plus est, dans son antre, et lui montrer qui est le chef et qui décide dans l’Etat tunisien, au cas où il l’aurait oublié&nbsp;?</p>



<p>Ces questions s’imposent, d’autant qu’il n’y avait rien d’exceptionnel hier qui aurait nécessité un tel déplacement non inscrit dans l’agenda présidentiel, à supposer qu’il en a un.</p>



<p>A ce que l’on sache, il n’y a pas eu de crash à la Bourse de Tunis. Et la valeur du dinar, qui n’en finit pas de glisser, ne s’est pas divisée par dix ou par cent.</p>



<p>Il y a certes un malaise général dans le pays, mais il ne date pas d’hier, et la crise financière de la Tunisie est un secret de polichinelle. Mais tout n’est-il pas (encore) sous contrôle, comme ne cesse de l’affirmer le président lui-même&nbsp;? Alors pourquoi cette visite inopinée devant les objectifs des caméras&nbsp;? Est-ce pour prendre les Tunisiens à témoin de ce qu’il pointe comme des dysfonctionnements de l’Institut d’émission&nbsp;? Et pour préparer l’opinion à des annonces imminentes concernant l’avenir de cette vénérable institution qui ne saurait échapper plus longtemps à la mainmise directe du pouvoir exécutif&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LjfWrvCCMb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-saied-plaide-pour-un-meilleur-controle-des-transactions-financieres/">Tunisie : Saïed plaide pour un meilleur contrôle des transactions financières</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Saïed plaide pour un meilleur contrôle des transactions financières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-saied-plaide-pour-un-meilleur-controle-des-transactions-financieres/embed/#?secret=Ic6H9thups#?secret=LjfWrvCCMb" data-secret="LjfWrvCCMb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On pourrait sérieusement le craindre d’autant que le président Saïed – dans le sillage de nombre de ses partisans, qui appellent à revoir la loi de 2016 ayant instauré l’indépendance de la banque centrale pour remettre celle-ci sous les fourches caudines de l’exécutif, y compris en ce qui concerne la politique monétaire – a plaidé hier pour une telle évolution. Et même si Mme Gamha a essayé d’expliquer – son hôte ne lui en d’ailleurs pas laissé le loisir, à peine pouvait-elle placer deux mots consécutifs – que la politique monétaire est dictée par le seul intérêt supérieur de l’Etat, elle ne semble pas avoir été entendue.</p>



<p>Le président n’en démord pas&nbsp;: on ne peut parler d’<em>«indépendance»</em> de la banque centrale, mais seulement d’<em>«autonomie»</em>, et cette autonomie concerne seulement les questions monétaires, et ne saurait concerner aussi les questions budgétaires.</p>



<p>Traduire&nbsp;: si l’Etat veut puiserdirectement dans la caisse de la banque centrale, il doit être libre de le faire, sans devoir passer par les banques, qui alourdissent la note par le taux d’intérêt et gagnent ainsi beaucoup d’argent sur le dos de l’Etat. C’est, en tout cas, ce qu’a semblé vouloir dire le président à ses interlocuteurs, interloqués et sans voix, reprenant ainsi un argumentaire déjà développé par nombre de ses partisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une voie sans issue </h2>



<p>Dans la tournure que prend aujourd’hui cette affaire – le président s’associant au délire de certains activistes politiques –, l’erreur, la grande erreur, a été celle du gouverneur Abassi et de ses collègues de l’Institut d’émission qui, se croyant au-dessus de la mêlée et regardant tout le monde de haut, n’ont pas cru devoir descendre dans l’arène politique – quitter à se boucher le nez – pour expliquer les dangereuses conséquences pour l’économie nationale et les finances publiques d’une telle dérive dans la politique monétaire.</p>



<p>On ne sait pas si le président va maintenant aller jusqu’au bout de ses idées, si sa décision est déjà mûrie et s’il y a encore au sein de l’Etat des commis capables de lui en expliquer les graves conséquences et le dissuader ainsi d’aller plus loin dans sa démarche, au risque d’éloigner définitivement la Tunisie de ses bailleurs de fonds étrangers, qui ne sauraient accepter une pareille dérive.</p>



<p>On sait cependant que le président de la république se sent aujourd’hui à l’étroit, qui plus est, à quelques encablures d’une nouvelle présidentielle à laquelle il est (ou on le sent) déjà candidat.</p>



<p>On sait aussi qu’il ne parvient pas à mobiliser les fonds extérieurs nécessaires pour boucher les trous des finances publiques et qu’il croit pouvoir puiser les liquidités qui manquent dans l’argent des banques, c’est-à-dire l’argent des entreprises et des citoyens. Mais il est de notre devoir de l’avertir que cette voie est dangereuse et qu’il doit se garder de la suivre. Car elle mettrait à genou une économie déjà chancelante.</p>



<p>En vérité, il n’y a d’autre voie que celle des réformes courageuses et assumées, douloureuses certes parce qu’elles ont trop tardé, mais incontournables et dont les résultats pourraient se faire un peu attendre. Mais ce sera la seule issue possible. Tout le reste est de l’agitation démagogique et populiste qui ne nourrit pas son homme.</p>



<p>A bon entendeur…</p>



<p><strong><a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/24055584357360251/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/">Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed veut taxer les plus riches : est-ce vraiment la panacée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/kais-saied-veut-taxer-les-plus-riches-est-ce-vraiment-la-panacee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 12:46:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[taxer les riches]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed estime que la Tunisie pourrait contourner les diktats du FMI en taxant les plus riches.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/kais-saied-veut-taxer-les-plus-riches-est-ce-vraiment-la-panacee/">Kaïs Saïed veut taxer les plus riches : est-ce vraiment la panacée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Moins de 24 heures après une rencontre avec une douzaine des plus éminents économistes universitaires tunisiens, Kaïs Saïed déclare que la Tunisie pourrait contourner les diktats Fonds monétaire international (FMI) en «taxant les plus riches». Est-ce un bluff pour la négociation avec le FMI ou une vraie politique mûrement réfléchie?</em></strong> <strong><em><a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/644658330455338" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-8190350"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Le président tunisien Saïed a proposé jeudi 1<sup>er</sup> juin 2023 de taxer les citoyens les plus riches du pays comme moyen d’éviter ce qu’il a appelé les <em>«diktats»</em> du FMI.</p>



<p>Bien qu’il soit parvenu à un accord de principe en octobre dernier sur un plan de sauvetage d’une valeur de près de 2 milliards de dollars, les pourparlers avec le FMI sont au point mort depuis des mois sur les demandes de restructuration des organismes publics et de levée des subventions sur les produits de base.</p>



<p>Saïed a déclaré lors d’une réunion avec le Premier ministre Najla Bouden que le système de subventions actuel profite à tous les Tunisiens, y compris aux riches, selon un communiqué de la présidence.</p>



<p>La théorie de la taxation nous apprend que les taxes et les impôts servent à corriger des situations problématiques avant de servir comme moyen de financement des déficits budgétaires de l’Etat.</p>



<p>Le théorème 2 de l’économie politique nous apprend que le gouvernement peut altérer les dotations et le partage des revenus (taxes, transfert, etc.), et peut atteindre ses objectifs sociaux (équité, justice sociale, bien-être collectif) en libérant les règles de la concurrence du marché et en favorisant la vérité des prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Référence à l’islam d’antan…</h2>



<p>Kaïs Saïed veut taxer les revenus pour altérer les prix, maintenir les subventions et les tarifications liées, notamment pour les produits de première nécessité.</p>



<p>Il a lancé l’idée de <em>«prendre l’argent excédentaire des riches pour le donner aux pauvres»</em>, citant une phrase attribuée à Omar Ibn Al-Khattab, l’un des premiers califes de l’islam.</p>



<p><em>«Au lieu de lever les subventions au nom de la rationalisation, il serait possible d’introduire des impôts supplémentaires sur ceux qui en bénéficient sans en avoir besoin»</em>, a ajouté Saïed. Selon lui, un tel mécanisme signifierait que le pays n’aurait pas à se prosterner devant des <em>«diktats étrangers»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aucune étude d’impact préalable</h2>



<p>Mais rien de plus! C’est le <em>wishfull thinking</em>, grandeur nature! Aucune étude d’impacts, aucune simulation et aucune démonstration n’est faite sur la faisabilité et impacts de l’idée et de son concept.</p>



<p>Il est impossible de mobiliser 18 milliards de dinars annuellement par la taxe des plus riches en Tunisie.</p>



<p>Fidèle à sa logique, Saïed n’a pas dit comment un tel plan pourrait fonctionner étant donné que les impôts des salariés sont prélevés à la source et que de nombreux Tunisiens du secteur privé ne déclarent pas leur plein revenu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iWA6S9qFmU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/tunisie-la-nouvelle-bombe-du-president-kais-saied/">Tunisie : la nouvelle «bombe» du président Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la nouvelle «bombe» du président Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/tunisie-la-nouvelle-bombe-du-president-kais-saied/embed/#?secret=HjgEVuutob#?secret=iWA6S9qFmU" data-secret="iWA6S9qFmU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Presque 45% du PIB est produit dans le marché informel, sans facturation et sans déclaration de revenu liée.</p>



<p>Le FMI a demandé une législation visant à restructurer plus de 100 entreprises d’État, qui détiennent des monopoles sur de nombreuses parties de l’économie et qui, dans de nombreux cas, sont lourdement endettées.</p>



<p>Le pays traverse une crise financière marquée par des pénuries chroniques de produits alimentaires de base.</p>



<p>Les tensions politiques sont également vives depuis que Saïed a lancé une vaste prise de pouvoir en juillet 2021, secouant la démocratie sur le berceau du Printemps arabe plus de 12 ans auparavant.</p>



<p>Elu sans programme économique, il gouverne par les slogans et les charades, comme politique économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que dit la théorie économique?</h2>



<p>Le président Saïed veut taxer les revenus des plus riches, mais il ne dit rien sur le calibrage de cette taxe, en fonction des seuils de revenus, de profit… et par secteur.</p>



<p>Une taxe uniforme sur les revenus? Ou une taxe modulable ? Ou encore un prélèvement forfaitaire fixé par contribuable jugé riche, dans la logique du président.</p>



<p>La théorie économique nous apprend que l’efficacité de cette taxe dépend de trois conditions.</p>



<p>Un, si la taxe est basée sur les revenus déclarés par les plus riches (mettons ayant un revenu mensuel supérieur 20000 dinars, soit le salaire du président), son efficacité dépendra des mécanismes d’imposition fiscale et de recouvrement des taxes. Les contribuables qui pratiquent l’évitement fiscal, ne se sentiront pas concernés, et les taxes récoltées en revenu budgétaire vont être insuffisantes pour couvrir les déficits et pour payer la pléthorique fonction publique.</p>



<p>Deux; comparativement aux pays comparables, la taxe de Saïed va pousser un grand nombre d’investisseurs à fuir la Tunisie, pour investir ailleurs où la charge fiscale est moins lourde et plus stable dans le temps et dans l’espace. Beaucoup d’investisseurs présents en Tunisie vont préférer se délocaliser vers le Maroc, le Sénégal ou même la Mauritanie.</p>



<p>Trois, si on ne change rien aux mécanismes de la concurrence et si on maintient la même logique rentière, les entrepreneurs et les contribuables plus riches vont transférer le fardeau de la taxe sur leurs clients. On fera donc gonfler les prix, augmenter l’inflation et éroder encore plus les atouts de compétitivité des entreprises tunisiennes.</p>



<p>La taxe envisagée par Saïed aura donc un effet inflationniste néfaste pour l’économie, pour le pouvoir d’achat et donc pour la valeur du dinar.</p>



<p>Les économistes rencontrés par le président Saïed doivent s’expliquer et s’exprimer au sujet de l’efficacité de telle mesure. Et surtout éviter d’assumer les impacts d’une telle taxe, décidée de façon improvisée (après discussion sommaire avec les économistes reçus) et sans études d’impact ex ante.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=759690839039735&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l&rsquo;auteur. </a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/kais-saied-veut-taxer-les-plus-riches-est-ce-vraiment-la-panacee/">Kaïs Saïed veut taxer les plus riches : est-ce vraiment la panacée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Selon le FMI, la hausse du taux d’intérêt n’est plus la panacée contre l’inflation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Apr 2023 07:07:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[taux d'inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
		<category><![CDATA[tensions financières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le FMI met en garde contre l’augmentation des taux d’intérêt, à un moment où l’inflation reste très élevée dans le monde. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/selon-le-fmi-la-hausse-du-taux-dinteret-nest-plus-la-panacee-contre-linflation/">Selon le FMI, la hausse du taux d’intérêt n’est plus la panacée contre l’inflation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Fonds monétaire international (FMI) met en garde contre les pressions croissantes auxquelles est confronté le système financier mondial dont l’augmentation des taux d’intérêt, à un moment où l’inflation reste très élevée par rapport aux objectifs des banques centrales de nombreux pays.</em></strong></p>



<span id="more-7404145"></span>



<p>Les conseillers économiques du FMI ont averti, lors d’une conférence de presse organisée, mardi 11 avril 2023, à Washington, en marge de la tenue des réunions de printemps 2023 du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, pour présenter le rapport sur la stabilité financière dans le monde, que les impacts des tensions sur les marchés financiers compliqueront la tâche des banques centrales, appelant à mettre en place de nouveaux outils pour faire face aux risques qui pèsent sur la stabilité financière en vue d’aider les banques centrales à dissocier les objectifs de politique monétaire des objectifs de stabilité financière, leur permettant, ainsi, de continuer à durcir leur politique de façon à réagir aux pressions inflationnistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accumulation des facteurs de vulnérabilité</h2>



<p>A cet égard, les conseillers économiques du FMI ont recommandé de renforcer les efforts au niveau multilatéral afin de réduire les tensions géopolitiques et la fragmentation économique et financière, et ce, en tenant compte des risques importants qui pèsent sur la stabilité macro-financière mondiale.</p>



<p>Par ailleurs, le FMI a évoqué dans son rapport que les risques pour la stabilité financière ont rapidement augmenté avec les différentes épreuves qui ont ébranlé la résilience du système financier mondial depuis la publication du Rapport sur la stabilité financière dans le monde en octobre 2022. Et de préciser qu’au lendemain de la crise financière mondiale, dans un contexte de taux d’intérêt extrêmement bas, de volatilité réduite et de liquidités abondantes, les acteurs du marché se sont davantage exposés aux risques liés à la liquidité et au crédit en ayant souvent recours au levier financier pour accroître les rendements, a noté le fonds.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="izRGdMlHh5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/la-hausse-du-taux-dinteret-va-envenimer-la-situation-en-tunisie/">La hausse du taux d’intérêt va envenimer la situation en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La hausse du taux d’intérêt va envenimer la situation en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/la-hausse-du-taux-dinteret-va-envenimer-la-situation-en-tunisie/embed/#?secret=zrg5Yv0eNo#?secret=izRGdMlHh5" data-secret="izRGdMlHh5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En raison de ces facteurs de vulnérabilité, les risques pour la stabilité financière sont restés élevés, comme indiqué dans les éditions précédentes du Rapport sur la stabilité financière dans le monde.</p>



<p>Le FMI a indiqué, que les faillites soudaines de la Silicon Valley Bank et de la Signature Bank aux États-Unis, ainsi que la perte de confiance à l’égard de Crédit Suisse, une banque d’importance systémique au niveau mondial basée en Europe, ont rappelé avec force les difficultés que pose le resserrement des conditions tant monétaires que financières conjugué à l’accumulation des facteurs de vulnérabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pressions inflationnistes plus persistantes que prévu</h2>



<p>Pour les défis futurs, le rapport a dévoilé que les nouvelles tensions sur les marchés financiers ne font qu’accroître la complexité de la tâche qui incombe aux banques centrales alors que les pressions inflationnistes s’avèrent plus persistantes que prévu. Et d’expliquer qu’avant les récentes tensions, les taux d’intérêt dans les pays avancés, qui avaient fortement augmenté, étaient davantage en ligne avec le message des banques centrales, à savoir la nécessité de maintenir une politique monétaire restrictive plus longtemps.</p>



<p>Pour les recommandations relatives aux politiques monétaires, le FMI a indiqué que les décideurs devront agir rapidement pour éviter tout événement systémique qui aurait un effet défavorable sur la confiance des marchés dans la résilience du système financier mondial.</p>



<p><em>«S’il se révélait nécessaire que les décideurs ajustent l’orientation de la politique monétaire pour favoriser la stabilité financière, ils devraient clairement faire savoir qu’ils demeurent déterminés à ramener l’inflation à son niveau cible dès que possible, une fois que les tensions financières se seront atténuées»,</em> a indiqué le rapport du FMI.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yxflowfyDj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/tunisie-une-croissance-parmi-les-plus-faibles-de-la-region-mena-en-2023-er-2024/">Tunisie : une croissance parmi les plus faibles de la région Mena en 2023 er 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : une croissance parmi les plus faibles de la région Mena en 2023 er 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/tunisie-une-croissance-parmi-les-plus-faibles-de-la-region-mena-en-2023-er-2024/embed/#?secret=3pFS2mWmEB#?secret=yxflowfyDj" data-secret="yxflowfyDj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/selon-le-fmi-la-hausse-du-taux-dinteret-nest-plus-la-panacee-contre-linflation/">Selon le FMI, la hausse du taux d’intérêt n’est plus la panacée contre l’inflation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie et ses donateurs : «Je t’aime, moi non plus !»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 09:17:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alia Moubayed]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peu de donateurs étrangers semblent disposés à prêter de l’argent à la Tunisie sans l’assurance d’un accord du FMI. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/10/la-tunisie-et-ses-donateurs-je-taime-moi-non-plus/">La Tunisie et ses donateurs : «Je t’aime, moi non plus !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les commentaires du président Kaïs Saïed sur les migrants ont conduit la<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/suite-aux-remarques-de-saied-sur-les-migrants-la-banque-mondiale-suspend-le-programme-tunisien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Banque mondiale</a> à suspendre temporairement les discussions avec la Tunisie sur d’éventuels nouveaux programmes, le pays s’enfonce dans la crise économique, tandis que les réformes nécessaires pour garantir<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/09/le-fmi-partage-les-preoccupations-de-la-bm-concernant-la-tunisie-mais-maintient-son-soutien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> l’accord de prêt du FMI </a>ont été retardées, souligne le <a href="https://www.ft.com/content/bfa4158d-b3b6-4980-8e2f-94f6e31abfeb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> dans un article publié hier. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-6894038"></span>



<p><em>«Saïed a offert un soutien tiède à l’accord, affirmant en décembre que le prêteur n’avait pas les solutions aux problèmes de la Tunisie malgré les pénuries d’importations clés telles que le pétrole et le sucre»</em>, a souligné le journal américain, en rapportant que les obligations tunisiennes en dollars ont continué de baisser cette semaine. Celles-ci, arrivant à échéance en 2025, <em>«se négociant à 64 cents pour un dollar jeudi après avoir commencé le mois à 68 cents pour un dollar»</em>, précise FT, en citant Alia Moubayed, directrice générale de la stratégie obligataire à la banque d’investissement Jefferies, disant : <em>«Les obligations ont été vendues par crainte de nouveaux retards dans le calendrier du FMI en raison des récentes déclarations des partenaires de développement sur lesquels la Tunisie s&rsquo;appuie pour son financement».</em> Alia Moubayed a ajouté : <em>«De plus, les investisseurs institutionnels sont surpris par le décalage entre les progrès réalisés par le gouvernement technocratique sur les réformes clés nécessaires pour le programme du FMI; et la rhétorique du président qui détient la décision politique ultime»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La perplexité des donateurs </h2>



<p>Dans un article d’angle publié le 9 mars 2023, traduit par le blog <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=717447339930752&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics fot Tunisia</a>, l’agence Reuters affirme que <em>«rien n’indique que le président Kaïs Saïed soit disposé à accepter les mesures nécessaires pour parvenir à un accord et aider le pays à éviter une crise financière»</em>, alors que <em>«les donateurs estiment que les finances de l’État s’écartent de plus en plus des chiffres sur lesquels l’accord a été calculé»</em>. Et que <em>«les agences de notation de crédit ont déclaré que la Tunisie pourrait être en défaut de paiement»</em>.</p>



<p>Plus important encore, relève l’agence, Saïed n’a pas publiquement annoncé ses intentions et engagements vis-à-vis du FMI et ne s’est pas engagé à en signer un programme s’il est approuvé, laissant les donateurs s’inquiéter d’une éventuelle annulation des réformes après l’arrivée de l’argent ou de se voir blâmes pour toute difficulté socio-économique qui en résulterait.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y774M2Z2nI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/05/ce-que-la-tunisie-doit-au-fmi-et-quelle-en-attend/">Ce que la Tunisie doit au FMI et ce qu’elle en attend</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que la Tunisie doit au FMI et ce qu’elle en attend » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/05/ce-que-la-tunisie-doit-au-fmi-et-quelle-en-attend/embed/#?secret=zQwopcVPtK#?secret=y774M2Z2nI" data-secret="y774M2Z2nI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Si la Tunisie met trop de temps à finaliser l’accord, le FMI peut décider que les chiffres sur lesquels il s’est basé ne sont plus réalistes et que les négociations devraient recommencer à zéro!»,</em> estime Reuters, en rappelant que le gouvernement a déjà du mal à payer les importations de produits de première nécessité subventionnés comme le sucre, le café, l’huile de cuisson, les produits laitiers et les médicaments, lesquels connaissent des pénuries au cours des derniers mois.</p>



<p>Tout en indiquant que l’inflation a dépassé 10%, l’agence ajouté :<em> «Heureusement que le pays dispose d’une importante diaspora à l’étranger et qui alimente le pays en devises fortes. Faute de quoi, les choses se seraient aggravées notamment pour le taux de change du dinar et les remboursements des dettes arrivées à échéance.»</em></p>



<p>Reuters se montre encore plus pessimiste quand à l’évolution de la situation économique et financière de la Tunisie en affirmant que, sans aide extérieure, les pénuries pourraient s’aggraver et s’étendre à d’autres produits tels que le carburant, tandis que le gouvernement pourrait également avoir du mal à payer les salaires du secteur public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Saïed rejette les diktats </h2>



<p><em>«Peu de donateurs étrangers semblent disposés à prêter de l’argent à la Tunisie sans l’assurance d’un accord du FMI, et le marché financier intérieur pourrait bientôt être incapable de faire plus en termes de prêts pour le trésor public»</em>, insiste Reuters, en indiquant que les sources alternatives de financement, comme la planche à billets, saperaient le dinar tunisien, aggravant ainsi les difficultés du gouvernement en matière d’importations et accélérant l’inflation.</p>



<p>Ce qui explique l’hésitation des donateurs à s’engager dans de nouveaux accords de prêt avec la Tunisie, c’est le peu d’intérêt du président Saïed pour la politique économique, <em>«si ce n’est pour imputer les problèmes de la Tunisie à la corruption et rejeter les appels des donateurs pour obtenir une large acceptation sociale des réformes douloureuses par le biais d’accords avec un syndicat qui s’y oppose fermement.»</em></p>



<p><em>«Les remarques de Saïed sur l’aide suggèrent que si le FMI et les donateurs espèrent son approbation publique d’un accord qui nécessiterait des réductions impopulaires des dépenses, ils pourraient ne pas donner suite à ces mesures»</em>, conclut Reuters, en citant, à l&rsquo;appui de son analyse, la déclaration du président tunisien lors d’une réunion avec la cheffe de gouvernement Najla Bouden le mois dernier : <em>«La solution n’est pas de se soumettre aux diktats&#8230; qui sont une nouvelle forme de colonialisme»</em>. Si des pays étrangers veulent aider la Tunisie, ils devraient <em>«restituer notre argent pillé et abandonner les dettes accumulées»</em>, a-t-il ajouté.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/10/la-tunisie-et-ses-donateurs-je-taime-moi-non-plus/">La Tunisie et ses donateurs : «Je t’aime, moi non plus !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed, l’altermondialiste, va au FMI… à reculons !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/tunisie-kais-saied-laltermondialiste-va-au-fmi-a-reculons/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2023 11:23:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie tient un double discours : très libéral à l’extérieur, et altermondialiste à l’intérieur. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/tunisie-kais-saied-laltermondialiste-va-au-fmi-a-reculons/">Tunisie : Kaïs Saïed, l’altermondialiste, va au FMI… à reculons !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La tonalité altermondialiste des déclarations faites par le président de la république Kaïs Saïed, hier, jeudi 16 février 2023, lors de sa rencontre avec la Première ministre Najla Bouden Romdhane suscite quelques interrogations légitimes.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-6536936"></span>



<p>Evoquant la situation économique et sociale particulièrement difficile que traverse notre pays, le président à cru devoir s’en laver les mains (<em>«Ce n’est pas moi, ce sont les autres&nbsp;!»</em>) et se défausser sur ce qu’il considère comme le principal responsable&nbsp;: <em>«La globalisation a atteint son apogée et s’est retournée contre elle-même»</em>, a-t-il déclaré. Et d’ajouter que <em>«la solution ne réside pas dans la poursuite de l’appauvrissement des peuples ni dans leur soumission aux injonctions présentée comme une solution, alors qu’en vérité, elles continuent d’appauvrir et d’affamer…»</em></p>



<p><em>«C’est une nouvelle forme de colonisation. Nous sommes en mesure de faire de diagnostic de notre situation et d’en identifier les causes. Cette dégradation est le résultat des évolutions en cours dans le monde et de celles que la Tunisie a vécues au cours des dernières décennies»,</em> a encore déclaré M. Saïed, ajoutant&nbsp;: <em>«Nous sommes capables de trouver les remèdes économiques et sociaux qui répondent aux attentes de notre peuple. Et s’ils veulent vraiment nous aider, qu’ils nous rendent nos fonds spoliés»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y aller ou pas ?</h2>



<p>Le président semble pointer du doigt les instances financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI) que la Tunisie sollicite pour un nouveau prêt de 1,9 milliard de dollars, et qui exige, en guise de garantie, la mise en œuvre de réformes structurelles, notamment la levée progressive des subventions, la réduction de la masse salariale dans la fonction publique et la privatisation, partielle ou totale, des entreprises publiques.</p>



<p>Ce qui est d’autant plus étonnant et paradoxal, c’est que le président semble rejeter ces <em>«injonctions»</em> dont les coûts sociaux vont être nécessairement élevés, et il le dit à qui&nbsp;? Il le dit à Mme Bouden qui, quelques jours auparavant, avait rencontré le directrice générale du FMI, Kristina Georgieva, à Dubaï, et lui a réitéré la demande tunisienne et son engagement à accélérer les réformes convenues. Ce qui a d’ailleurs été relayé par les médias nationaux et internationaux.</p>



<p>C’est à ne plus rien comprendre ! Car si le président ne veut plus compter sur les aides internationales, pourquoi continue-t-il à faire des appels du pied aux bailleurs de fonds via les autres représentants de l’Etat ? Et si le président a de bonnes idées pour sortir la Tunisie de sa crise financière asphyxiante actuelle, en comptant sur ses propres moyens, qu’attend-il pour les mettre en œuvre, car le temps presse et l’Etat est au bord de la cessation de paiement ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La duplicité tunisienne</h2>



<p>On comprend que le président puisse se sentir à l’étroit face à la double contrainte qui l’oblige à tendre la main à l’aide internationale, d’un côté, et de l’autre, à se soumettre aux <em>«injonctions»</em> des bailleurs de fonds où il voit une ingérence insupportable dans la décision souveraine de l’Etat tunisien. Mais ce qu’on ne comprend pas, en revanche, et que nos partenaires internationaux auront encore plus de mal à comprendre eux aussi, c’est cette duplicité du pouvoir en Tunisie qui tient un double discours&nbsp;: très libéral à l’extérieur, et altermondialiste à l’intérieur. Si l’on veut comprendre pourquoi les bailleurs de fonds, notamment le FMI, tout en étant convaincus de la nécessité de voler au secours des Tunisiens, hésitent toujours à le faire et reportent leur décision aux calendes grecques, il ne faut pas en chercher les raisons ailleurs que dans cette duplicité tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/tunisie-kais-saied-laltermondialiste-va-au-fmi-a-reculons/">Tunisie : Kaïs Saïed, l’altermondialiste, va au FMI… à reculons !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie doit faire des sacrifices pour assurer sa relance économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Oct 2021 13:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[relance économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La gravité de notre situation et notre dépendance de l&#8217;étranger, conséquences d&#8217;une décennie d&#8217;endettement et d&#8217;une politique d&#8217;encouragement de la consommation effrénée au détriment de la production, nous dictent d&#8217;adopter des formules économiques qui ont fait leurs preuves ailleurs plutôt que de nous enfoncer davantage dans l&#8217;expérimentation idéaliste de théories qui relèvent apparemment de l&#8217;imaginaire...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Economie-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-293224"/></figure></div>



<p><strong><em>La gravité de notre situation et notre dépendance de l&rsquo;étranger, conséquences d&rsquo;une décennie d&rsquo;endettement et d&rsquo;une politique d&rsquo;encouragement de la consommation effrénée au détriment de la production, nous dictent d&rsquo;adopter des formules économiques qui ont fait leurs preuves ailleurs plutôt que de nous enfoncer davantage dans l&rsquo;expérimentation idéaliste de théories qui relèvent apparemment de l&rsquo;imaginaire et de l&rsquo;utopie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-365579"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>



<p>Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a raison de tirer la sonnette d&rsquo;alarme, avant-hier, mercredi 6 octobre 2021, sur la gravité de la situation financière de la Tunisie et de souligner implicitement la nécessité d&rsquo;adopter, aussi bien par la présidence de la république que le gouvernement (encore) en voie de constitution, le langage et la politique de la vérité sur la gravité de la situation économique et des efforts et sacrifices à faire pour assurer une relance économique. Même si, le lendemain, jeudi 7 octobre, et après sa rencontre avec le président de la république Kais Saied, pour lui présenter le rapport de la BCT pour l&rsquo;année 2020, il s&rsquo;est montré moins pessimiste et plus rassurant, en mettant en avant les signes avant-coureurs de la relance économique.    </p>



<h2 class="wp-block-heading">Remettre les pieds sur terre</h2>



<p>La gravité de notre situation et notre dépendance de l&rsquo;étranger, conséquences d&rsquo;une décennie d&rsquo;endettement et d&rsquo;une politique d&rsquo;encouragement de la consommation effrénée au détriment de la production, nous dictent d&rsquo;adopter des formules économiques qui ont fait leurs preuves ailleurs plutôt que de nous enfoncer davantage dans l&rsquo;expérimentation idéaliste de théories qui relèvent apparemment de l&rsquo;imaginaire et de l&rsquo;utopie.</p>



<p>Il est temps pour nos décideurs de remettre les pieds sur terre, car à force de vouloir être les premiers et les meilleurs, nous avons fini, en pleine pandémie de la Covid-19, par être un pays incapable de vacciner sa population et à la merci de la charité des pays frères et amis même ceux qu&rsquo;on n&rsquo;aurait jamais pensé être en position de nous accorder une assistance, alimentaire de surcroît.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;idéalisme mène à la ruine</h2>



<p>À l&rsquo;instar de la victoire du roi Pyrrhus 1er d&rsquo;Epure dont l&rsquo;armée souffrit des pertes irremplaçables quand il défit les Romains pendant sa guerre en Italie en 280 av. J.-C. et qui dit : <em>«Une autre victoire comme celle-ci et ce sera la défaite»</em>, pour la Tunisie, une autre réforme idéaliste et ce sera la ruine.</p>



<p>Au fait, nous y sommes déjà. Il ne reste plus qu&rsquo;à l&rsquo;annoncer officiellement surtout si la séance d&rsquo;audition qui sera organisée le 14 octobre par la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants des Etats-Unis d&rsquo;Amérique tourne au réquisitoire de la politique gouvernementale tunisienne.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur de Tunisie à Séoul, New Delhi, Tokyo et Berlin.</em></p>



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