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	<title>Archives des Elyès Fakhfakh - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Elyès Fakhfakh - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Mohamed Abbou : «Ce n&#8217;est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 11:52:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Abbou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Ce n'est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed», déclare Mohamed Abbou. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/07/mohamed-abbou-ce-nest-pas-nous-qui-avons-change-mais-kais-saied/">Mohamed Abbou : «Ce n&rsquo;est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On reproche à Mohamed Abbou son passage brutal d&rsquo;un fort soutien au président de la république, au lendemain de sa proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;exception, le 25 juillet 2021, à une opposition totale à ce dernier. «Ce n&rsquo;est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed», répond-il. </em></strong></p>



<span id="more-5546327"></span>



<p>L&rsquo;ancien ministre, qui a mis fin à ses activités politiques au lendemain de la chute du gouvernement Elyes Fakhfakh dont il était membre, a été l&rsquo;invité de la Matinale de <a href="https://www.shemsfm.net/ar/video/216437/%D9%85%D8%AD%D9%85%D8%AF-%D8%B9%D8%A8%D9%88-%D9%82%D9%8A%D8%B3-%D8%B3%D8%B9%D9%8A-%D8%AF-%D8%B4%D8%AF-%D9%82%D8%AF-%D9%88%D9%85%D8%A9-%D9%88%D8%A8%D8%AF%D8%A7-%D9%8A%D9%83%D8%B3-%D8%B1-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%88%D9%84%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shems FM</a>.</p>



<p>En réponse à la question ci-haut, il a expliqué qu&rsquo;il avait soutenu l&rsquo;utilisation de l&rsquo;article 80 de la constitution de 2014 pour dissoudre le gouvernement Hichem Mechichi et geler le parlement <em>«parce que la situation était devenue intenable. On est arrivé à une étape où le gouvernement était complètement paralysé par les querelles politiques et où le climat général dans le pays s&rsquo;était beaucoup détérioré et ne permettait plus la reprise des investissements. On ne créait plus de richesses et les hommes d&rsquo;affaires subissaient le chantage de certains partis politiques, et pas seulement Ennahdha. Le recours à l&rsquo;article 80 devenait nécessaire, mais il s&rsquo;agissait, dans notre esprit, d&rsquo;une parenthèse de trois à cinq mois avant de revenir à la normalité constitutionnelle et démocratique. Or, Kaïs Saïed a pris goût au pouvoir et s&rsquo;est pris pour un leader. Il s&rsquo;est mis à mettre en œuvre son projet politique personnel<strong>»</strong></em>.</p>



<p>Selon Mohamed Abbou, c&rsquo;est Kaïs Saïed qui a changé et qui a montré sa volonté de prendre en main la totalité des pouvoirs dans le pays dès le 22 septembre 2021, date à laquelle il avait promulgué le décret-loi n° 117. Et c&rsquo;est depuis cette date, c&rsquo;est-à-dire deux mois après la proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;exception, que l&rsquo;ancien président du parti Attayar a exprimé ses premières réserves vis-à-vis du projet politique du président de la république. </p>



<p><em>«Le problème n&rsquo;est pas de changer de constitution ou de loi électorale. Car le problème ne réside pas dans les textes de loi, mais dans leur mise en œuvre par les hommes et les femmes. Il s&rsquo;agit d&rsquo;appliquer les lois et de respecter l&rsquo;Etat de droit et d&rsquo;institutions. On pourra créer autant de lois que l&rsquo;on voudra, on ne changera pas le peuple qui est censé les appliquer»</em>, a expliqué Me Abbou, en lançant cette boutade : <em>«Nous n&rsquo;allons tout de même pas changer de peuple<strong> </strong>!»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/07/mohamed-abbou-ce-nest-pas-nous-qui-avons-change-mais-kais-saied/">Mohamed Abbou : «Ce n&rsquo;est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Rached Ghannouchi continue de mentir effrontément</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/15/tunisie-rached-ghannouchi-continue-de-mentir-effrontement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 May 2022 11:49:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[BBC Arabic]]></category>
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		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Brahmi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans tous les entretiens qu'il donne aux médias, Rached Ghannouchi ment comme un arracheur de dent.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/15/tunisie-rached-ghannouchi-continue-de-mentir-effrontement/">Tunisie : Rached Ghannouchi continue de mentir effrontément</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Le président du mouvement Ennahdha et président du parlement dissous, Rached Ghannouchi, a estimé, dans une interview diffusée par BBC Arabic, que l&rsquo;action politique n&rsquo;est pas angélique, mais plutôt une action humaine qui peut comporter des erreurs, déclarant : «Nous avons fait des erreurs, et cela ne fait aucun doute, et la première erreur que nous avons commise a été d&rsquo;élire un président auquel nous n&rsquo;aurions pas dû nous opposer aujourd&rsquo;hui», par allusion à Kaïs Saïed</strong></em>. </p>



<p>Par<strong> Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-688085"></span>



<p><em>«Le mouvement Ennahdha avait auparavant cédé le pouvoir lorsque cela était nécessaire»</em>, a-t-il aussi avancé, en expliquant : <em>«En 2013, nous nous sommes retirés du pouvoir lorsque la situation était devenue intenable, et qu&rsquo;il y avait une volonté de renverser les révolutions arabes, comme cela s&rsquo;est produit en Égypte».</em></p>



<p>En fait, ce que M. Ghannouchi omet de dire c&rsquo;est que l&rsquo;ancien chef de gouvernement islamiste Ali Larayedh avait été poussé à la démission par un mouvement de protestation qui avait duré tout l&rsquo;été et tout l&rsquo;automne de 2013 et qui exigeait le départ des islamistes du pouvoir, et ce après les assassinats de deux dirigeants politiques de gauche, Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, commis par des extrémistes issus de la mouvance islamiste, sans parler des attaques terroristes perpétrés contre les unités sécuritaires et armées et qui avaient fait des dizaines de morts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La <em>«</em>démocratie<em>»</em> au service des islamistes  </h2>



<p>Dans l&rsquo;entretien avec BBC Arabic, le chef islamiste a aussi déclaré : <em>«Nous nous sommes soumis à la logique du dialogue national mené par les organisations de la société civile, et nous étions probablement le seul parti de la région à avoir cédé un pouvoir auquel nous avons accédé par des élections&#8230; et nous sommes toujours prêts à faire n&rsquo;importe quelle concession pour pour que la démocratie perdure.»</em></p>



<p>Et là aussi, M. Ghannouchi pèche par omission, car, faut-il le rappeler, Ennahdha avait accédé au pouvoir, à la suite des élections de l&rsquo;Assemblée nationale constituante (ANC), en octobre 2011, dans le cadre d&rsquo;un accord qu&rsquo;il avait signé avec les autres partis et des représentants de la société civile en vertu duquel la nouvelle constitution devait être rédigée dans un délai maximum de 12 mois. Or, les islamistes et leurs alliés ont fait durer l&rsquo;opération plus de trois longues années au cours desquelles ils ont cherché à infiltrer tous les rouages de l&rsquo;Etat et à imposer leur modèle de société obscurantiste. Et c&rsquo;est ce qui a alimenté le vent de la contestation contre eux et leur projet anti-démocratique.</p>



<p>Evoquant ensuite l&rsquo;annonce des mesures exceptionnelles par le président de la république, le 25 juillet dernier, M. Ghannouchi a déclaré que lorsque le<em> «coup d&rsquo;État»</em> a eu lieu, Ennahdha n&rsquo;était pas au pouvoir, affirmant : <em>«A cette époque, nous ne faisions que soutenir le pouvoir du bloc parlementaire et nous n&rsquo;étions pas au pouvoir»</em>, a-t-il dit, en mentant effrontément, car tous les Tunisiens se souviennent que les islamistes avaient poussé l&rsquo;ancien chef de gouvernement Elyes Fakhfakh à la démission à la suite d&rsquo;une vraie fausse affaire de conflit d&rsquo;intérêt dont la justice vient de le blanchir et installé leur serviteur, Hichem Mechichi, au palais de Kasbah. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;histoire de l&rsquo;arroseur arrosé </h2>



<p>Non seulement les islamistes étaient au pouvoir, mais ils installaient leurs hommes et femmes à tous les niveaux de l&rsquo;administration publique, manigançaient jour et nuit avec toute la racaille politico-économique du pays et cherchaient à destituer Kaïs Saïed, un président élu par près de 73% des Tunisiens en 2019. </p>



<p>C&rsquo;est pour faire face à ce projet diabolique que les Tunisiens et les Tunisiennes s&rsquo;étaient élevés, le 25 juillet 2021, contre le pouvoir des islamistes, exigé le limogeage du chef de gouvernement à leur solde et la dissolution de l&rsquo;Assemblée qu&rsquo;ils contrôlaient. Et les mesures exceptionnelles annoncées le soir même par M. Saïed étaient, en réalité, une réponse positive du chef de l&rsquo;Etat à une revendication populaire.</p>



<p>Tout cela, bien entendu, le journaliste de BBC Arabic n&rsquo;a pas cru nécessaire de le rappeler. Et de là à penser que la Grande-Bretagne cherche à remettre les islamistes en selle en Tunisie, il y a un pas que beaucoup d&rsquo;observateurs n&rsquo;hésitent pas à faire, sachant le passé de Rached Ghannouchi, qui a vécu plus de vingt ans au cœur du Londonistan, dont il était &#8211; et est toujours &#8211; l&rsquo;un des principaux piliers.  </p>



<p>    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/15/tunisie-rached-ghannouchi-continue-de-mentir-effrontement/">Tunisie : Rached Ghannouchi continue de mentir effrontément</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Mohamed Abbou et Nadia Akacha, des lendemains qui déchantent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/27/tunisie-mohamed-abbou-et-nadia-akacha-des-lendemains-qui-dechantent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Apr 2022 07:45:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Charfeddine]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les récentes prises de position de Mohamed Abbou et de Nadia Akacha sont inquiétantes, non pas de par les accusations qu’elles portent, qui ne sont que les reflets de prises de positions politiques ne correspondant pas forcément à la réalité des faits ou à leur véracité, mais parce qu’elles témoignent du degré d’isolement du président Kaïs...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/27/tunisie-mohamed-abbou-et-nadia-akacha-des-lendemains-qui-dechantent/">Tunisie : Mohamed Abbou et Nadia Akacha, des lendemains qui déchantent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Mohamed-Abbou-Nadia-Akacha.jpg" alt="" class="wp-image-389033"/></figure></div>



<p><strong><em>Les récentes prises de position de<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/04/24/tunisie-mohamed-abbou-appelle-a-un-coup-detat-militaire-contre-kais-saied/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Mohamed Abbou</a> et de <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/04/25/nadia-akacha-le-25-juillet-a-ete-vole-par-ceux-qui-nont-ni-foi-ni-loi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nadia Akacha</a> sont inquiétantes, non pas de par les accusations qu’elles portent, qui ne sont que les reflets de prises de positions politiques ne correspondant pas forcément à la réalité des faits ou à leur véracité, mais parce qu’elles témoignent du degré d’isolement du président Kaïs Saïed sur la scène politique nationale, même s’il continue de jouir d’un large soutien populaire que d’aucuns s’obstinent désormais à lui nier. Alors qu’une conspiration œuvre au grand jour pour l&rsquo;abattre, des personnalités qui ont étroitement collaboré avec lui ne croient visiblement plus en son maintien au pouvoir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-389032"></span>



<p>Cela n’est pas nouveau pour Mohamed Abbou qui depuis le mois de février dernier semble considérer que les outrances verbales constituent le meilleur moyen de retrouver son crédit politique, pour peu qu’il en eût jamais bénéficié, après avoir été ignominieusement chassé du parlement avec le gouvernement de Elyès Fakhfakh.</p>



<p>Son récent appel à un coup d’Etat militaire, pour outrancier qu’il soit, ne doit pas être pris au pied de la lettre. En effet, les deux cas dont l’Histoire prend acte, où des appels à l’armée à désobéir à ses chefs ont été lancés, les putsch d’Alger en 1961 et celui de Madrid en 1981, ont été les faits des chefs de l’Etat, le président De Gaulle et le roi Juan Carlos.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Abbou à la périphérie de la mêlée politique </h2>



<p>L’<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/04/24/tunisie-mohamed-abbou-appelle-a-un-coup-detat-militaire-contre-kais-saied/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">appel de Mohamed Abbou</a>, qui n’a aucune qualité à rappeler les devoirs de l’institution sécuritaire à désobéir le cas échéant aux ordres illégaux, porte aussi une menace implicite, celle pour ses membres de voir demander des comptes. Il est aussi irresponsable en ce sens qu’il fournit un alibi politique à l’institution militaire pour prendre le pouvoir, et il est douteux que si cela se fait, elle se montre prête à rétablir une vie démocratique et à le restituer à une autorité civile discréditée.</p>



<p>Cet appel signifie simplement que son auteur, se sentant renvoyé à la périphérie de la mêlée politique actuelle, considère le passage par la case prison comme l’étape nécessaire et transitoire à la réalisation de ses ambitions futures. Ce n’est pas une vue de l’esprit. Beaucoup d’hommes politiques ont préféré aller en prison à un moment ou à un autre de leur vie. Ainsi en avait-il été de Prakash Singh Badal, l’un des chefs du parti Akali Dal, lors de la crise du Punjab en 1984, et qui était devenu chief minister de la province quelques années après. Mais il est douteux que M. Abbou arrive à recouvrer le lustre qui fut le sien, à ce qu’on dit pour avoir fréquenté indûment les geôles de Ben Ali, et le plus probable est qu’il continue de jouir de sa liberté actuelle sans arriver à être <em>«dans le coup»</em>.</p>



<p>Or l’un des drames de ce pays, c’est justement d’avoir confié son destin après le 14 Janvier 2011 à ceux qui pour une raison ou une autre avaient subi les foudres d’un dictateur stupide et borné qui, en les emprisonnant, leur avait conféré plus de mérites que ceux que leurs aptitudes réelles eussent pu révéler.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Akacha craint de devoir rendre des comptes</h2>



<p>Quant à <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/04/25/nadia-akacha-le-25-juillet-a-ete-vole-par-ceux-qui-nont-ni-foi-ni-loi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mme Akacha</a>, on a accusé Youssef Chahed de l’avoir manipulée, pour régler ses comptes politiques, en l’amenant à se démarquer du président de la république, dont elle a été une proche conseillère, avant de démissionner après un conflit avec le ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine.</p>



<p>L’ancien chef du gouvernement a évidemment démenti être impliqué en quoi que ce soit dans cette affaire. Néanmoins, les écrits de Mme Akacha, dont elle assume la teneur, aussi discourtois soient-ils, doivent être replacés dans leur contexte, celui de la crainte de se voir demander des comptes dans un futur proche.</p>



<p>Mais après sa décision de nommer lui-même les membres de la haute instance électorale, faisant suite à la mise au pas du parlement et du Conseil supérieur de la magistrature, le chef de l’Etat se voit ainsi accusé par ses opposants de ne plus laisser aucun doute relativement à ses intentions dictatoriales.</p>



<p>On est ainsi en train de donner l’image d’un président isolé qui ne sait pas quoi faire, un étranger aux affaires qui est l’otage d’un entourage malfaisant, et dont la seule politique soit de se maintenir au pouvoir, en choyant l’institution sécuritaire.</p>



<p>Tout cela rappelle étrangement les rumeurs qui avaient précédé la destitution du président Bourguiba, en 1987, relativement à sa santé mentale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le président Saïed de plus en plus isolé </h2>



<p>Il faut donc être prudent et s’en tenir aux faits. Le peuple ne s’est pas soulevé contre la concentration des pouvoirs entre les seules mains de l’actuel président, et c’est tant mieux si toutes les tentatives pour le faire descendre dans la rue ont échoué. Un référendum est prévu sur la révision de la Constitution dont on annonce déjà qu’elle sera conforme aux intentions présidentielles subintrantes à une certaine <em>«volonté populaire»</em>, identique à celle qui s’exprimait en Libye du temps de Kadhafi. Et les élections sont attendues mais d’ores et déjà elles ne feraient que consacrer la mainmise présidentielle sur les affaires du pays grâce à une instance électorale aux ordres.</p>



<p>On oublie cependant, si on ne feint pas de le faire, que ce n’est pas le ministère de l’Intérieur qui se soit vu confier l’organisation des élections, ce à quoi on eût normalement dû s’attendre dans une <em>«démocratie populaire»</em>, et l’histoire de l’Europe de l’Est après la guerre ne le prouve que trop bien.</p>



<p>Le but de toute cette campagne pourrait bien évidemment être d’empêcher le déroulement de ces échéances qui consacreraient de nouvelles réalités institutionnelles et politiques, en diffusant la peur, celle du risque politique majeur que représenterait l’institution des comités populaires, et du caractère critique d’une situation essentiellement économique dont le traitement ne supporterait plus de délai supplémentaire sous peine de voir le pays en subir des conséquences irréversibles.</p>



<p>Si la situation économique n’est plus un mystère pour personne, en revanche il serait douteux que les institutions sécuritaires officielles acceptent la concurrence dans le maintien de l’ordre des organes représentatifs de la légitimité populaire, autrement dit du pouvoir de la rue.</p>



<p>De surcroît, il s’agit d’un président élu nominalement au suffrage universel qui tel quel a droit au bénéfice du doute relativement aux intentions qu&rsquo;on lui prête, et à l’étranger on le jugera quoi qu&rsquo;il arrive moins sur le respect ou la réforme d’une Constitution dont les auteurs eux-mêmes ne se sont pas montrés très respectueux, que sur la capacité du pays de s’acquitter de ses dettes.</p>



<p>Tout compte fait un pays peut se passer du parlementarisme, au moins un certain temps, mais quand l’Etat qui assure sa stabilité et sa sécurité est menacé dans sa substance par des entreprises irresponsables conduisant à la sédition, il est du devoir de tout citoyen d’en défendre l’unité en soutenant le symbole de sa pérennisation, le président de la république.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre <em>pratique</em>.</em></p>



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		<title>Le président Saïed et ses quatre convives</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 11:45:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
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		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Nagdh]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Brahmi]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Qortas]]></category>
		<category><![CDATA[Saber Laajili]]></category>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Kais-Saied-et-les-chefs-de-gouvernement-3.jpg" alt="" class="wp-image-353002"/></figure></div>



<p><strong><em>Le président Kaïs Saied, qui dit à qui veut l’entendre et qui ne veut pas l’entendre, qu’il est le Robin du palais, répétant inlassablement qu’il est du côté du peuple, a invité quatre chefs de gouvernement, qui représentent à eux quatre tout ce que M. Saied prétend exécrer et combattre, pour une raison qui le regarde. Mais vous, qui avez dit que vous seriez toujours du côté du peuple, de quel peuple parlez-vous exactement?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Meriem Bouchoucha </strong>*</p>



<span id="more-353000"></span>



<p>Faisons un rapide tour de la table de M. le président, allons de sa droite à sa gauche.</p>



<p>Hichem Mechichi, chef de gouvernement en poste, choisi par le président lui-même, a à son actif au moins un décès dans un poste de police quand il était ministre de l’Intérieur et depuis qu’il est chef de gouvernement et/ou ministre de l’intérieur par intérim : 2000 arrestations, la mort d’un détenu privé de médicaments à Sfax, un manifestant tué par bombe lacrymogène à Kasserine, une personne tuée dans des circonstances douteuses à Sidi Hassine, une reproduction d’une scène de Abou Ghrib dans le même quartier et des milliers de cas de harcèlement, d’arrestations abusives et de torture, sans parler de son oppression qui commence à devenir de plus en plus systématique contre le Parti destourien libre (PDL), parti de l’opposition. Dernièrement, et grâce au chef du gouvernement, la Tunisie a été épinglée, le jour de votre réunion, par le Haut commissariat des droits de l’homme.</p>



<p>Youssef Chahed, chef de gouvernement entre 2016 et 2020, a à son actif des dizaines d’arrestations particulièrement en 2018 suite au vote de la loi de finances de la honte dont on subit actuellement les conséquences. Les peines de prison prononcées sont allées jusqu’à cinq ans de prison ferme. L’Onu a dû intervenir au moins deux fois notamment après des arrestations qui ont été considérées comme infondées, celles de Imed Achour et Saber Laajili, des hauts cadres sécuritaires, et celle de Moncef Qortas, un fonctionnaire des Nations unies, des considérations qui n’ont pu être réfutées par son gouvernement.</p>



<p>Parti du pouvoir, laissant un taux de croissance négatif et un bilan marqué par le meurtre de Omar Laabidi, le jeune supporteur du Club africain, devenu la figure emblématique de l’oppression organisée des jeunes du pays, mais également par la mort des femmes de Sabala et les nourrissons de Tunis et de Nabeul. L’ère de Chahed a été marquée par le retour en puissance de l’oppression policière.</p>



<p>Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme, puis des Finances, sous la <em>«troïka»</em>, l’ancienne coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, a ouvert le bal de l’endettement et a parrainé la spoliation des contribuables alors que les services de la douane ont complètement échoué (ou laissé faire sous ses ordres) à freiner la contrebande qui a euthanasié l’économie nationale. Il était par ailleurs membre du gouvernement quand trois assassinats politiques ont eu lieu : Lotfi Nagdh qui a été lynché devant les caméras en octobre 2012, Chokri Belaid et Mohamed Brahmi tués par balles en bas de chez eux, en février et juillet 2013. Des assassinats survenus après des vagues de diabolisation menées par le parti de ses chefs de gouvernements. M. Fakhfakh a été nommé par vous monsieur le président, en tant que chef de gouvernement, en janvier 2020, et a démissionné de son poste, la même année, suite à des allégations de conflits d’intérêts donc de corruption, n’en déplaise à M. Abbou.</p>



<p>J’ai laissé le morceau de choix pour la fin, Ali Larayedh, ministre de l’Intérieur en 2012 puis chef de gouvernement en 2013, il a été le dirigeant malveillant lors des assassinats de Nagdh, Belaid et Brahmi. N’a-t-il pas tu le document qui prévenait le ministère de l’Intérieur de l’assassinat de Brahmi et n’en a-t-il pas été par conséquent le complice direct ? M. Fakhfakh et lui ont été membres d’un gouvernement qui a crevé les yeux de plusieurs habitants de Siliana et sous l’égide duquel on a vu proliférer le terrorisme en Tunisie. Ils ont tous deux couvert l’illégitimité de l’Assemblée nationale constituante (ANC) à partir du 23 octobre 2012. Son mandat était limité à une année, il a duré trois ans.</p>



<p>Et ce n’est là qu’une liste non exhaustive des crimes et des exactions, on n’a pas parlé de la jeune Farah tombée dans une fosse d&rsquo;égout à Bhar Lazreg, Maha et Yakine de Jendouba, Youssef Selmi de Gabès, Thamer et Maher Fakraoui de Kasserine et la liste est encore longue. Mais ce n’est là, qu’un billet, on n’a rien oublié et on vous promet qu’on ne vous laissera pas oublier ni vous ni vos convives.</p>



<p>Voyez-vous monsieur le président, vous êtes entouré de quatre personnes dont le bilan n’est pas uniquement une crise économique sans précédent; à ce niveau personne ne peut affirmer qu’il aurait pu faire mieux, mais ils ont conduit le pays à sa perte.</p>



<p>Alors monsieur le président, à moins que vous soyez du côté du peuple de la planète sur laquelle vous croyez vivre, je ne vois comment vous pouvez prétendre défendre le peuple, le nôtre.</p>



<p>* <em>Docteur en économie.</em></p>



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		<title>Portrait : Les quatre vérités de Mohamed Abbou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 13:22:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Abbou, l’un des plus jeunes retraités de la scène politique tunisienne, qu’il a quittée, écœuré voire dégoûté, à l’âge de 55 ans, est sans doute l’un des politiciens les plus sérieux, les plus intègres, les plus patriotes et les plus sincèrement impliqués dans la lutte contre la corruption. C’est, d’ailleurs, ce qui l’a empêché...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Mohamed-Abbou.jpg" alt="" class="wp-image-352340"/></figure></div>



<p><strong><em>Mohamed Abbou, l’un des plus jeunes retraités de la scène politique tunisienne, qu’il a quittée, écœuré voire dégoûté, à l’âge de 55 ans, est sans doute l’un des politiciens les plus sérieux, les plus intègres, les plus patriotes et les plus sincèrement impliqués dans la lutte contre la corruption. C’est, d’ailleurs, ce qui l’a empêché de durer dans tous les postes politiques qu’il a occupés. Et qui en fait, aujourd’hui, une sorte d’électron libre, de franc-tireur et d’empêcheur de tourner en rond, dont les positions, souvent intransigeantes et sans concession, font grincer beaucoup de dents, y compris dans son propre entourage.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-352337"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Mohamed Abbou, souvenons-nous, a été ministre chargé de la Réforme administrative dans le gouvernement Hamadi Jebali du 24 décembre 2011 au 30 juin 2012, soit pendant 6 mois et 6 jours, et il a dû démissionner parce qu’on ne lui a pas donné les moyens de mettre en route une véritable politique d’assainissement de la fonction publique, gangrenée par la corruption et la mal-gouvernance, principal frein au développement du pays et pilier des régimes autoritaires successifs l&rsquo;ayant dominé pendant 60 ans et que la révolution de janvier 2011 était censée réformer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Nahdhaouis, véritables héritiers du système de corruption</h3>



<p>C’est au cours de cette première expérience du pouvoir que l’avocat condamné à la prison sous le règne de Ben Ali a compris que le nouveau pouvoir islamiste, incarné par Ennahdha, n’a aucune volonté de faire évoluer le pays vers plus de démocratie, de transparence et de bonne gouvernance, mais qu’au contraire, il a cherché, dès le début, à hériter du système de corruption pour le maintenir en place et en profiter lui-même. C’est d’ailleurs à cette année 2012 que remontent les premiers ralliements de certaines figures de l’ancien régime à Rached Ghannouchi et à ses Frères musulmans qui avaient désormais le vent en poupe.</p>



<p>La seconde expérience gouvernementale de Mohamed Abbou ne sera pas plus heureuse. Nommé, le 27 février 2020, ministre d’État chargé de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption dans le gouvernement Elyès Fakhfakh, il restera en poste jusqu’à la démission de ce dernier, le 2 septembre de la même année, soit 6 mois et 6 jours après sa nomination, sous les coups de boutoir répétés d’Ennahdha et de ses alliés, Qalb Tounes et Al-Karama.</p>



<p>La chute du gouvernement Fakhfakh a été la conséquence logique de l’esprit d’indépendance que ce dernier a montré vis-à-vis des partis de la coalition gouvernementale et notamment vis-à-vis d’Ennahdha, dont les dirigeants n’ont pas apprécié, c’est un euphémisme, le refus du chef de gouvernement de procéder aux nominations qu’ils cherchaient à lui imposer et, surtout, la complicité qu’il montrait avec son super-ministre chargé de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, Mohamed Abbou en l’occurrence, qui commençait à instruire des dossiers où sont impliqués des membres importants de la galaxie islamiste, et de leurs alliés (et obligés) de la sphère dite libérale et progressiste.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une vision désabusée et désespérante de la politique</h3>



<p>De cette seconde expérience malheureuse de gouvernement, qui lui a permis de mieux se familiariser avec les arcanes du pouvoir dans ses différentes strates et composantes (l’administration, la justice, les partis, les lobbys d’intérêt, les affairistes, les médias…), le secrétaire général démissionnaire du Courant démocrate ou Attayar gardera un goût amer et, surtout, une vision désabusée, désespérée et désespérante de la politique, devenue une véritable foire d’empoigne où les hommes et les femmes intègres n’ont pas de place, car dès qu’ils laissent transparaître leur volonté réformiste, ils sont aussitôt traqués, combattus et mis hors circuit.</p>



<p>Malgré sa brièveté, cette seconde expérience a permis aussi à Mohamed Abbou de prendre conscience de trois ou quatre vérités qui définissent la scène politique en Tunisie et sont la cause profonde de son arriération et de son incapacité à s’assainir, à se réformer et à se démocratiser, les élections n’étant, au final, qu’une comédie qui permet au système de changer sans cesse d&#8217;emballage et de perdurer, les électeurs étant souvent ignorants, naïfs, stupides, mal informés, trompés ou carrément manipulés par des médias complices sinon carrément aux ordres.</p>



<p>Parmi ces vérités qu’Abbou ne cesse de marteler dans ses interventions médiatiques, c’est qu’on ne parviendra pas à améliorer la situation générale en Tunisie et à la sortir de l’ornière de la crise où elle s’enfonce chaque jour un peu plus si on ne combat pas réellement la corruption et si on ne vient pas à bout de cet hydre qui la mine profondément et affecte pratiquement toutes institutions de l’Etat et les composantes de la société.</p>



<p>Or, manque de pot, pour combattre la corruption, on a besoin d’une justice réellement indépendante et de juges intègres et courageux. Et c’est ce qui manque terriblement aujourd’hui en Tunisie dont les magistrats, s’ils ne sont pas directement soudoyés par les partis, préfèrent ne pas toucher aux dossiers impliquant tel ou tel acteur politique ou homme d’affaires influent, de crainte de voir leur carrière buter contre des obstacles insurmontables. Il faut dire aussi que beaucoup parmi ces magistrats avaient loué leurs services à l’ancienne dictature et, ce faisant, ils ont pour ainsi dire développé une sorte de propension à chercher à servir ceux qui ont le vent en poupe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les gens intègres sont les bêtes noirs d&rsquo;Ennahdha </h3>



<p>Ceux qui ont, aujourd’hui, le vent en poupe, ce sont, on le sait, les islamistes d’Ennahdha et Mohamed Abbou, qui les a côtoyés dans les coulisses même du pouvoir et les a vus à la manœuvre, ne les tient pas en haute estime. Au contraire, selon lui, Rached Ghannouchi et ses proches collaborateurs incarnent le système de corruption, de népotisme et de clientélisme en place dans le pays depuis 2011 et ce sont eux qui font obstacle à toute tentative pour assainir l’administration, réformer le système politique (constitution, loi électorale, loi sur les partis, etc.) et améliorer l’environnement des affaires en y instaurant davantage de transparence. C’est, d’ailleurs, ce qui explique la peur bleue que leur inspire toute personne qui refuse toute forme de compromis et montre un tant soit peu sa détermination à lutter contre la corruption, à l’instar du président de la république Kaïs Saïed, pour ne citer que celui qui a droit, depuis son accession au pouvoir, à toutes les vilenies de la part des islamistes, qui en font leur bête noire, pour ne pas dire l’homme à abattre.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cRrN5mU9E3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/08/les-dessous-degoutants-du-limogeage-du-magistrat-imed-boukhris/">Les dessous dégoûtants du limogeage du magistrat Imed Boukhris</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les dessous dégoûtants du limogeage du magistrat Imed Boukhris » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/08/les-dessous-degoutants-du-limogeage-du-magistrat-imed-boukhris/embed/#?secret=3sHym0kcyJ#?secret=cRrN5mU9E3" data-secret="cRrN5mU9E3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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		<title>Vaccination anti-Covid : À tout seigneur, tout honneur !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 May 2021 09:53:04 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Arwa Ben Abbès]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Khiari]]></category>
		<category><![CDATA[Seifeddine Makhlouf]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination anti-Covid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un fonctionnaire de l’Etat, qui ne quitte pratiquement jamais son bureau et qui dispose d’une voiture de fonction avec ou sans chauffeur, est-il plus exposé à la pandémie que le journalier ou le scribouillard qui tous les jours est obligé d’emprunter les transports en commun pour se rendre sur son lieu du travail, ou bien...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Hichem-Mechichi-Rached-Ghannouchi-vaccin.jpg" alt="" class="wp-image-347636"/><figcaption>Hichem Mechichi &#8211; Rached Ghannouchi.</figcaption></figure>



<p><strong><em>Un fonctionnaire de l’Etat, qui ne quitte pratiquement jamais son bureau et qui dispose d’une voiture de fonction avec ou sans chauffeur, est-il plus exposé à la pandémie que le journalier ou le scribouillard qui tous les jours est obligé d’emprunter les transports en commun pour se rendre sur son lieu du travail, ou bien de faire la queue pour aller se ravitailler ou payer ses factures, dans les conditions que tout le monde connaît, celles de la désobéissance civile de la population face aux normes de prophylaxie contre le virus Sars Cov 2 ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-347635"></span>



<p>Dans les temps anciens, ceux de la féodalité européenne, les seigneurs percevaient une taxe sur leurs paysans ou serfs qui se mariaient, hommes ou femmes, et qu’on appelait droit de cuissage. Plus tard, au moment de la révolution française, les insurgés, ceux du tiers-état, en ont fait un puissant thème de propagande, en insinuant que le seigneur prélevait ses droits en nature, sur la mariée, avant de la céder à son époux. Même si on ne peut pas nier que souvent les seigneurs aient entretenu des relations peu équivoques avec les plus jolies de leurs serves, avant ou après le mariage, les accusations des jacobins, qui ne s’étaient eux-mêmes parfois pas fait faute de profiter de la situation avec les filles et les épouses des nobles emprisonnés par le tribunal révolutionnaire, servaient en fait plus à justifier leurs propres fantasmes, qu’à déformer sciemment les réalités.</p>



<p>On pourra penser tout autant que la décision prise par le gouvernement Hichem Mechichi de se conférer un droit, celui de faire vacciner ses propres membres, ainsi que les plus hauts cadres de l’administration, en priorité par rapport au reste de la population, relève de ce même vieux principe féodal, «À tout seigneur, tout honneur».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un fonctionnaire de l’Etat est-il plus exposé au virus qu’un simple citoyen ?</h3>



<p>On peut aussi admettre que M. Mechichi et les membres de son gouvernement aient soudain pris conscience dans l’urgence du problème posé par les nouvelles souches, et du danger qu’elles représentent, après n’avoir rien fait pour en prévenir l’apparition et la diffusion, malgré les multiples avertissements. On peut également supposer que dans la perspective de son voyage pour Washington, les Américains, inquiets tout autant que les Tunisiens des conséquences, pour des raisons différentes, aient exigé de lui et de ses accompagnants le fameux certificat.</p>



<p>On peut donc tout supposer quand on ne voit pas pourquoi un fonctionnaire de l’Etat, qui ne quitte pratiquement jamais son bureau et qui dispose d’une voiture de fonction avec ou sans chauffeur, soit plus exposé à la pandémie que le journalier ou le scribouillard qui tous les jours est obligé d’emprunter les transports en commun pour se rendre sur son lieu du travail, ou bien de faire la queue pour aller se ravitailler ou payer ses factures, dans les conditions que tout le monde connaît, celles de la désobéissance civile de la population face aux normes de prophylaxie contre le virus Sars Cov 2.</p>



<p>Il se trouve, par ailleurs, que le ministère de la Santé publique ait établi des normes de vaccination prenant en compte prioritairement les catégories de la population les plus exposées à la maladie. Mais c’était avant que la pandémie ne prenne un tour menaçant avec l’apparition les mutants E484Q et L452R de l’apocalypse, en Inde, et la monumentale catastrophe qui frappe ce pays du fait de l’impéritie de ses gouvernants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Impéritie des gouvernants : la Tunisie sur les pas de l’Inde</h3>



<p>En Inde, les partis politiques, particulièrement ceux au pouvoir, avaient multiplié les meetings et les gigantesques rassemblements à l’occasion des différentes échéances politiques, sans tenir aucunement compte des contraintes sanitaires. Après la première expérience du confinement, instauré il y a plusieurs mois avec un préavis de… 4 heures, au cours duquel des dizaines de millions de personnes s’étaient retrouvées à la rue, bloquées, sans possibilité de rentrer chez elles, une grande partie de la population n’a eu de cesse de se précipiter pour retourner dans ses villages de peur d’être de nouveau prise de cours, alors que le gouvernement, après avoir durant des mois adopté la politique de l’autruche, finissait enfin par admettre que la mortalité atteignait des proportions que plus personne ne pouvait ignorer, même en étant largement sous-estimée.</p>



<p>En Tunisie, l’ex-chef du gouvernement Elyès Fakhfakh puis M. Mechichi, ont adopté exactement la même attitude, en ignorant les recommandations des commissions médicales, en ouvrant les frontières du pays, en autorisant les meetings du Parti destourien libre et d’Ennahdha, et en décrétant que l’économie ne puisse pas supporter les effets d’un nouveau confinement, pourtant la seule solution possible, avec le port du masque et les mesures de distanciation sociale, en attendant que la vaccination à grande échelle devienne enfin accessible, pour peu qu’elle puisse l’être.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mechichi enfermé dans la recherche de la quadrature du cercle</h3>



<p>À chacune de ses apparitions M. Mechichi ne se fait pas faute d’adopter des demi-mesures qui ne visent qu’à donner le change et qui n’ont aucune incidence sur le cours des événements, si ce n’est de sacrifier vainement des catégories professionnelles, comme les restaurateurs ou les propriétaires de café. À Sfax, un café qui avait décidé d’ouvrir dans la journée en plein ramadan, d’une manière légale selon son gérant, a ainsi été évacué manu militari par des policiers qui selon un journal se sont transformés pour la circonstance en prêcheurs indignés par la violation en public du jeûne. Les clients ont subi des contrôles d’identité, même s’il était peu probable d&rsquo;intercepter des éventuels Jamel Gorchene (auteur du récent attentat terroriste de Rambouillet, Ndlr) ou des maquisards du Jebel Chaambi.</p>



<p>M. Mechichi qui, il ne faut pas l’oublier, occupe aussi les fonctions de ministre de l’Intérieur, enfermé dans la recherche de la quadrature du cercle, semble s’acquitter de deux missions difficilement conciliables, celles de la lutte contre le terrorisme, et de la préservation dans la rue de l’ordre moral cher à ses soutiens parlementaires islamistes, qui le favorise.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des députés au-dessus des lois</h3>



<p>On ne glosera pas sur les retards pris par la vaccination relativement au programme annoncé, ni sur les responsabilités. Mais dans le contexte qui est celui où aucune famille ne soit plus assurée d’être épargnée par le deuil, et où la mort devienne une éventualité qui se banalise, les hausses des prix des produits alimentaires et du carburant sont là pour signifier au citoyen qu’en réalité, il soit en train de faire face à deux guerres, l’une contre le virus, l’autre contre son pouvoir d’achat et son niveau de vie déjà précaires, et qu’il ne puisse plus compter sur l’autorité publique pour l’en préserver. Faut-il dès lors s’étonner que la députée du parti Ennahdha Arwa Ben Abbès <em>«s’arrange»</em> avec son amie, directrice régionale de la santé à Manouba, pour se faire vacciner en priorité, d’une manière clandestine? La députée fautive a été priée de s’excuser par son parti, mais apparemment aucune sanction ne sera prise à son encontre.</p>



<p>Il est vrai que depuis <em>«l’affaire de l’Aéroport»</em> Tunis- Carthage (impliquant Seifeddine Makhlouf, Ndlr), et celle des soi-disant <em>«révélations»</em> de son collègue Rached Khiari, les députés ne se présentent pas aux convocations des justices civile ni même militaire. Il y aurait donc beaucoup à dire sur la volonté désormais clairement affichée de certains parmi eux de bénéficier des mêmes priorités injustifiées qui ont été celles d’autres catégories politiques. Après tout, ils ont le pouvoir de voter une loi en ce sens.</p>



<p>Au parlement britannique, il est courant que ses membres décident d’augmenter leurs propres émoluments d’un coup de baguette magique sans craindre les réactions de la population, parce qu’en général ils font correctement leur travail. La question n’est donc pas le droit prioritaire des députés, c’est avant tout celle du peu de crédit dont ils disposent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La gestion des vaccins pose de réels problèmes</h3>



<p>La dernière acquisition d’une terre domaniale de l’Etat, en violation de la Loi, par un membre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), dénoncée par l’association I Watch, est là pour en rappeler les raisons. Il n’en demeure pas moins qu’un réel problème se pose dans la gestion des vaccins, dont la durée de vie est limitée. Il n’est pas normal que les stocks en étant réduits, les doses de vaccins soient jetées du simple fait que les personnes convoquées ne se présentent pas aux rendez-vous prévus. Cette manière de procéder aberrante est la conséquence de la mauvaise organisation dans la distribution, et de la crainte des chefs de centres de vaccination de se voir accuser de favoritisme dans le cas où ils prendraient l’initiative de convoquer des personnes en dehors des circuits reconnus pour leur administrer les doses de vaccin non utilisées. Peut être faudrait-il alors en fin de compte les administrer aux personnes disponibles, députés ou pas. Car, en matière de vaccination, le but en étant de supprimer la propagation du virus, le droit de cuissage est sans doute préférable à celui du gaspillage.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



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		<title>Covid-19 en Tunisie : 10.000 morts et un gouvernement «en état de réanimation»</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2021 11:16:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Manouba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’Inde (plus de 300.000 nouveaux cas et près de 2000 morts en une journée), où les crématoriums sont, paraît-il, débordés, et où l’oxygène manque, la pandémie de la Covid-19 en Tunisie est en train de prendre la tournure apocalyptique depuis longtemps prédite et annoncée. Par Dr Mounir Hanablia * Il est vrai que notre...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Enterrement-Covid-19.jpg" alt="" class="wp-image-320767"/></figure></div>



<p><strong><em>Après l’Inde (plus de 300.000 nouveaux cas et près de 2000 morts en une journée), où les crématoriums sont, paraît-il, débordés, et où l’oxygène manque, la pandémie de la Covid-19 en Tunisie est en train de prendre la tournure apocalyptique depuis longtemps prédite et annoncée.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-346610"></span>



<p>Il est vrai que notre population ne fait que la moitié de celle de la seule ville de Bombay (Mumbai pour les nationalistes hindous). Déterminer les responsabilités dans la situation que nous traversons n’est pas la priorité. Quand viendra le temps de le faire, une énième loi de la réconciliation nous en dispensera.</p>



<p>Notre pays a pris l’habitude d’être réfractaire à toute forme collective d’effort ou de discipline, et personne ne désire le mécontenter avec un petit mois de confinement, même s’il en va de sa survie. On nous a asséné que la situation économique ne le permettait pas, alors même qu’elle permet que les hôpitaux publics fonctionnent dans la rupture dans les conditions que tout le monde connaît, et que les établissements privés continuent <em>«à faire des affaires».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une nouvelle variante du virus isolée à Manouba chez six patients</h3>



<p>Les partis, autant au pouvoir que dans l’opposition, avaient il n’y a pas si longtemps multiplié les meetings politiques, et les pouvoirs publics, si tant est qu’on puisse toujours les qualifier ainsi, après avoir levé les restrictions aux voyages au mois de mai dernier, une décision prise par l’ex-chef de gouvernement Elyès Fakhfakh, ne font rien, sous le règne de son successeur, Hichem Mechichi, pour imposer le respect des règles de distanciation sociale ou le port des masques, même si la vaccination a débuté, dans des proportions encore trop modestes pour influer sur le cours de la maladie.</p>



<p>Mais là n’est plus la question. Celle-ci concerne désormais la nouvelle variante du virus isolée à Manouba chez six patients, différente de l’Anglaise. Qu’elle soit celle résistante à tous les vaccins, si le virus est porteur de la mutation E484K dite Eeek, est bien possible. Les choses étant ainsi, le premier réflexe des autorités aurait dû être d’isoler le nouveau foyer, c’est-à-dire d’assujettir au confinement obligatoire l’ensemble de la commune ou du gouvernorat, en en assurant le ravitaillement, suivant en cela les procédures adoptées par de nombreux pays, en particulier l’Angleterre. Il n’en a rien été. Le résultat est là encore prévisible : le pays déjà submergé par la dernière vague va être dans des délais très brefs confronté d’une manière massive à une nouvelle réalité épidémiologique dont on ignore encore tout.</p>



<p>Il est vrai qu’avec la flambée des prix dont celle du carburant accompagnant celle de la pandémie, quelques dizaines de milliers de morts de plus, et qu’on mettra sur le compte de la volonté divine, valent sans doute mieux que des émeutes contre le confinement, dont pourrait bénéficier le président Kais Saied.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une flambée peut toujours opportunément en cacher une autre</h3>



<p>Certes, une flambée peut toujours opportunément en cacher une autre. En attendant, la politique de demi-mesures en matière de lutte contre la pandémie, suivie par un gouvernement <em>«en état de réanimation»</em>, n’aboutira qu’à un résultat également prévisible, la mise en quarantaine du pays par l’ensemble de la communauté internationale. On en comprendra peut être mieux les conséquences quand il n’y aura plus aucun vol en partance ou à destination de la Tunisie. D’ores et déjà le Maroc, pourtant un pays frère, nous a claqué la porte au nez. Et il est douteux que le label <em>«foyer pandémique»</em>, que l’on traînera pendant des années comme une casserole, soit du meilleur effet pour attirer les insaisissables investisseurs étrangers qu’on nous promet depuis longtemps comme la Lune. Staline disait que des millions de morts, ce n’était après tout que de la statistique. On pourrait ajouter que les notes souveraines ne soient, non plus, rien d&rsquo;autres que des classifications.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
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		<title>Hamza Belloumi et l’affaire Thabet : quatre vérités et un mensonge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jan 2021 11:01:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anged]]></category>
		<category><![CDATA[déchets toxiques]]></category>
		<category><![CDATA[El-Hiwar Ettounsi]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Belloumi]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Les Quatre Vérités]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Thabet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>N’en déplaise à Hamza Belloumi, visiblement influencé par ses informateurs, la mort tragique et très probablement accidentelle du jeune Mahmoud Thabet a prouvé que les services de l’Etat pouvaient faire preuve d’un remarquable professionnalisme, pour peu qu’on ne les empêchât pas de travailler. Il faudrait leur en rendre hommage au lieu de faire douter de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/06/hamza-belloumi-et-laffaire-thabet-quatre-verites-et-un-mensonge/">Hamza Belloumi et l’affaire Thabet : quatre vérités et un mensonge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Mahmoud-Thabet-et-Hamza-Belloumi.jpg" alt="" class="wp-image-331015"/><figcaption><em>Mahmoud Thabet / Hamza Belloumi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>N’en déplaise à Hamza Belloumi, visiblement influencé par ses informateurs, la mort tragique et très probablement accidentelle du jeune Mahmoud Thabet a prouvé que les services de l’Etat pouvaient faire preuve d’un remarquable professionnalisme, pour peu qu’on ne les empêchât pas de travailler. Il faudrait leur en rendre hommage au lieu de faire douter de leur compétence.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-331014"></span>



<p>Hamza Belloumi est sans aucun doute un journaliste comblé. Son émission ‘‘<em>Les Quatre Vérités</em>’’ sur El-Hiwar Ettounsi est un grand succès populaire. Dans le public, beaucoup lui sont ainsi reconnaissants de dévoiler les affaires qui minent le pays et grèvent autant son économie que le niveau de vie de ses habitants. Sans lui l’école dite de Daech de Regueb serait sans doute aujourd’hui en activité, en train de former les futurs soldats perdus du jihad, qui viendraient plus tard nous imposer le règne de Dieu. Cela lui avait d’ailleurs valu les foudres enduites de piété de l’avocat député Seifeddine Makhlouf et de la coalition Al-Karama.</p>



<p>La dernière émission du journaliste animateur, lundi 4 janvier 2021, a traité d’un tout autre sujet. Elle a évoqué le cas étrange et dramatique de l’aspirant ingénieur d’aviation, Mahmoud Thabet, disparu avec sa voiture pendant le couvre-feu et qui avait été retrouvé trois jours plus tard mort dans son véhicule au fond d’un trou profond rempli d’eau, dans un terrain vague situé en face de la station de la Steg dans la zone dite Lac 0. Une caméra vidéo, vraisemblablement automatisée et opérant à partir de la dite station, avait d’ailleurs filmé l’itinéraire nocturne fatal du véhicule, et probablement conduit à sa découverte par la police.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une hypothèse fantaisiste pour instiller le doute</h3>



<p>Naturellement il demeure nécessaire de connaître les conclusions de la justice, particulièrement celles relatives aux causes de la mort, qui détermineront le cours ultérieur de l’affaire, du moins au niveau judiciaire. Mais le reportage de M. Belloumi suggérait que l’affaire pût avoir une dimension cachée inavouable que la séquence vidéo adressée depuis le portable de la victime ne ferait que renforcer. Or, ce qui, avant le film de la Steg, pouvait se concevoir, devenait une fois celui-ci connu, une hypothèse fantaisiste que rien ne pourrait corroborer, mise à part l’expertise judiciaire.</p>



<p>Comme on avait déjà instillé le doute sur la volonté des autorités de faire toute la lumière sur l’affaire en insistant sur le fait que les amis de la victime eussent durant trois jours mené seuls l’enquête, on ne serait pas étonné qu’une bonne partie de l’opinion, la facebookiste, estimât peu convaincantes les conclusions du médecin légiste, tant bien même elle ne doutât pas de la volonté des autorités de les communiquer.</p>



<p>En suivant le cheminement du reportage, on est ainsi subrepticement passé d’un fait divers comme il peut s’en produire, celui de la mort tragique d’un homme jeune dont l’enquête déterminerait les circonstances exactes, à une toute autre, où les services de l’Etat tenteraient d’user de leur pouvoir pour dissimuler la vérité parce qu’ils y seraient impliqués, autrement dit une affaire d’Etat. Apparemment on ne lui en a pas tenu grief; le chef de gouvernement Hichem Mechichi a sans doute d’autres chats à fouetter et ne tient pas à faire d’un journaliste ambitieux, un martyr.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le scandale des déchets toxiques ne date pas d’hier</h3>



<p>Il fallait encore pour les sceptiques que M. Belloumi traitât immédiatement après, dans le cadre de la seconde enquête de son émission, d’une véritable affaire d’Etat, celle des déchets toxiques, à laquelle a été mêlé l’ancien chef du gouvernement Elyès Fakhfakh, et qui très vraisemblablement remonte à l’époque de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali. On disait déjà alors que le Djebel de Zaghouan ou ses environs servaient de lieu de stockage à des déchets nucléaires.</p>



<p>Malheureusement, l’émission n’a pas abordé le sujet et c’est bien dommage. Il est vrai que l’affaire des déchets toxiques soit actuellement entre les mains de la justice mais il est légitime de considérer qu’elle n’eût pu atteindre une telle importance sans des complicités largement partagées au plus haut sommet de l’Etat, couvrant depuis des années l’activité de ce que l’on nomme pudiquement Agence national de gestion des déchets (Anged).</p>



<p>En fin de compte, le reportage s’est terminé sur une autre faillite de l’Etat, le spectacle de l’incendie de la grande décharge de déchets de 150 hectares de surface à Borj Chakir, dont la responsabilité a été attribuée sans preuves aux sociétés (françaises ?) écartées par décision des autorités tunisiennes.</p>



<p>La troisième enquête de la soirée dans le programme de M. Belloumi a de nouveau renoué avec le macabre en s’intéressant à l’assassinat d’une jeune femme, dont le corps en décomposition avait été retrouvé dans le coffre d’une voiture de location par les services de police à Gabès. Cette fois encore c’est le propriétaire qui avait retrouvé seul après plusieurs mois de recherche son véhicule disparu et c’est au moment où il le chargeait sur une camionnette de remorquage que la police, prévenue par un coup de fil anonyme, est arrivée pour découvrir le cadavre. Est-ce à dire que la Tunisie soit désormais le pays où les voitures servent de tombeaux aux victimes d’homicides et où la police n’intervienne que sous la pression des citoyens? Ce serait exagéré de le penser. Mais il faut considérer que depuis les assassinats de Lotfi Nagdh, Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, l’opinion publique ait des raisons valables de douter des versions officielles et de la volonté des autorités judiciaires d’aller jusqu’au bout dans la recherche de la vérité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Belloumi est-il à la merci de ses informateurs ?</h3>



<p>D’autre part, Hamza Belloumi est désormais auréolé du mérite d’avoir révélé des affaires, comme celle des déchets toxiques, qui, sans lui, seraient demeurées ignorées du grand public, épargnant à l’autorité politique la nécessité de recourir à une vaste purge judiciaire dans ses services. Cela nul ne peut le nier. Certes, mais peut-on en faire le Gunter Wallraf Tunisien? Le journaliste allemand travaillait pour des journaux, parfois aussi en free lance, et était un ennemi du capitalisme néolibéral, du moins de ses méthodes de travail; il se déplaçait sur le terrain, assumait pendant des mois, sinon des années, de fausses identités pour pouvoir à la fin rédiger le rapport détaillé de son enquête, en tirer les conclusions, et les publier dans la presse. Cela lui avait valu de travailler sans protection dans des centrales nucléaires, de subir de multiples procès, et même de moisir quelque temps dans les geôles des colonels grecs.</p>



<p>Il n’y a rien de tel chez nous. Apparemment, les informateurs sollicitent M. Belloumi, à moins que ce ne soit lui qui le fasse, lui fournissent tous les renseignements possibles, et celui-ci se déplace ou envoie son équipe, pour filmer dans les endroits ou interviewer les témoins, qu’on lui aura préalablement indiqués. Cela le met à la merci de ses indicateurs et cesse de faire de lui un véritable journaliste d’investigation. Et dans l’affaire des déchets toxiques, il semble bien qu’il se soit prêté à une manœuvre, dans le cadre de règlements de compte politiques après le changement du gouvernement dans les conditions conflictuelles que l’on sait.</p>



<p>Se prêter à des mobiles inavouables, c’est déjà un prix élevé à payer dans la recherche de la vérité. Mais essayer d’influencer les téléspectateurs en leur présentant un fait divers comme une (possible) affaire d’Etat ne fait que rappeler qu’on puisse aussi parfois être plus soucieux de son audimat et du succès de son émission. En ce sens, M. Belloumi opère bel et bien dans le cadre du système néolibéral mondialisé, au pouvoir en Tunisie depuis 2011, qui engendre inévitablement la crise économique, la démoralisation de la population, le trafic de déchets toxiques, le terrorisme, les pandémies, les fake-news , et où seuls les bénéfices financiers puissent en réalité compter. D&rsquo;une certaine manière, il fait bel et bien partie, aussi paradoxal que cela puisse être, du camp de messieurs Rached Ghannouchi et Seifeddine Makhlouf, mais sous une autre forme. La mort tragique et très probablement accidentelle de M. Thabet a en tous cas prouvé que les services de l’Etat pouvaient faire preuve d’un remarquable professionnalisme, pour peu qu’on ne les empêchât pas de travailler. Il faudrait leur en rendre hommage.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



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		<title>Fadhel Abdelkefi adhère à Afek Tounes et se met en réserve de la république</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2020 15:15:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afek Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Karama]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Abdelkefi]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Brahim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fadhel Abdelkefi, ancien ministre du Développement, de l’Investissement de la Coopération internationale, fait son come-back politique et, cette fois, non plus comme une compétence indépendante, mais comme membre du parti Afek Tounes, dont il brigue la présidence. Par Imed Bahri M. Abdelkefi, qui a multiplié ces derniers jours les apparitions médiatiques, est intervenu aujourd’hui, vendredi...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Fadhel-Abdelkefi.jpg" alt="" class="wp-image-323617"/></figure>



<p><strong><em>Fadhel Abdelkefi, ancien ministre du Développement, de l’Investissement de la Coopération internationale, fait son come-back politique et, cette fois, non plus comme une compétence indépendante, mais comme membre du parti Afek Tounes, dont il brigue la présidence.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-323616"></span>



<p>M. Abdelkefi, qui a multiplié ces derniers jours les apparitions médiatiques, est intervenu aujourd’hui, vendredi 6 novembre 2020, dans l’émission <em>‘‘Midi Show’’</em> sur Mosaïque FM, pour déplorer le spectacle désolant et indigne que donne aujourd’hui la classe politique tunisienne, marqué par la violence verbale et la gabegie.</p>



<p>L’ancien ministre, qui ne fait pas mystère de ses ambitions politiques, a déploré aussi la persistance de la bipolarité politique caractérisant la scène tunisienne, par allusion à l’éternel conflit opposant les islamistes et les modernistes, et la faiblesse des partis dits centristes. C’est pour combler ce vide au centre de l’échiquier qui l’a poussé, a-t-il expliqué, à s’intéresser davantage à la vie publique et s’y engager davantage, et cette fois à travers un parti.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Premier objectif : se faire élire président d’Akek Tounes</h3>



<p>Pourquoi a-t-il choisi d’intégrer Afek Tounes, un parti inaudible et dont la représentation parlementaire se limite à deux députés, et pas Qalb Tounes, parti dont il est proche et qui fait partie aujourd’hui de la ceinture politique du gouvernement Hichem Mechichi ?</p>



<p>En réponse à cette question, M. Abdelkefi a affirmé que les alliances actuelles de Qalb Tounes – non pas avec Ennahdha, car il n’a pas de problème avec ce parti, mais avec Al-Karama, précisera-t-il – ne lui conviennent pas. <em>«Afek Tounes est un parti créé il y a dix ans et qui est très impliqué dans la vie politique en Tunisie depuis cette date. C’est un parti structuré, qui a un programme politique et économique clair et bien élaboré et qui a pris part à tous les rendez-vous politiques et électoraux au cours des 10 dernières années»</em>, justifiera-t-il. Et, cerise sur le gâteau : son fondateur et ancien président Yassine Brahim ayant démissionné au lendemain de la cuisante défaite essuyée aux élections de 2019, le poste de président est aujourd’hui vacant et il pourrait y postuler. Sans écarter cette perspective, dont on peut imaginer qu’elle constitue son objectif principal dans l’immédiat, M. Abdelkefi a tenu à assurer qu’il n’est pas pressé et qu’il entend travailler sur les moyen et long termes, laissant ainsi entendre qu’il se donne pour principale échéance les élections législatives de 2024.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deuxième objectif : prendre la tête du gouvernement</h3>



<p>On peut cependant estimer que ce spécialiste du marché financier, ancien président de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis, se positionne pour se mettre en réserve de la république au cas où le poste de chef de gouvernement serait vacant, poste qu’il brigue depuis qu’il a démissionné du gouvernement, il y a deux ans, suite à une vague affaire d’infraction douanière intentée contre lui lorsqu’il était président directeur général de Tunisie Valeurs. Sa candidature à ce poste ayant été proposée à trois reprises et rejetée, à chaque fois, par le président de la république Kaïs Saïed, qui lui préféra, tour-à-tour Habib Jemli, Elyès Fakhfakh et Hichem Mechichi, cela a du lui rester en travers de la gorge. De là à imaginer que le Palais de la Kasbah constitue aujourd’hui l’une des priorités de cet enfant de la médina de Tunis, supporteur du Club africain, il y a un pas que l’on serait tenté de faire.</p>
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		<title>Kaïs Saïed a-t-il oublié que Nadia Akacha est poursuivie devant la justice?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/25/kais-saied-a-t-il-oublie-que-nadia-akacha-est-poursuivie-devant-la-justice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 17:59:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Safra]]></category>
		<category><![CDATA[Mouna Kraïem Dridi]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[poursuites judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Ayari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de sa rencontre, mercredi 23 septembre 2020, avec le chef de gouvernement Hichem Mechichi, le président de la République Kaïs Saïed a dit à celui-ci qu’il ne peut pas nommer des individus faisant l’objet de poursuites judiciaires, sauf que Nadia Akacha, la superpuissante directrice du cabinet présidentiel et sa principale collaboratrice fait l’objet de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Kais-Saied-Nadia-Akacha-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-318006"/></figure>



<p><strong><em>Lors de sa rencontre, mercredi 23 septembre 2020, avec le chef de gouvernement Hichem Mechichi, le président de la République Kaïs Saïed a dit à celui-ci qu’il ne peut pas nommer des individus faisant l’objet de poursuites judiciaires, sauf que Nadia Akacha, la superpuissante directrice du cabinet présidentiel et sa principale collaboratrice fait l’objet de poursuites judiciaires et doit comparaître en tant qu’accusée devant le tribunal de 1ère instance de Tunis, le 28 octobre prochain.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-318005"></span>



<p>Comme le dit le proverbe français, <em>«il faut balayer devant sa porte»</em>, ou comme le dit un proverbe bien arabe, <em>«quand notre maison est de verre, on ne lance pas de pierres sur les autres»</em>, à moins que notre cher président veuille appliquer la célèbre formule <em>«Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais».</em></p>



<p>La ministre directrice du cabinet présidentiel Nadia Akacha a reçu une convocation du tribunal de 1ère instance de Tunis il y a quelques semaines pour se présenter devant cette juridiction en tant qu’accusée lors d’une audience fixée au 28 octobre prochain suite à la plainte pour diffamation déposée à son endroit par Mouna Kraïem Dridi, sa collègue à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis.</p>



<p>La citation à comparaître précise l’attribution de faits illégaux à un agent public sans apporter la preuve de leur validité, et la diffamation par l’allégation de faits non avérés de façon publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que dit M. Saïed les autres doivent l&rsquo;appliquer, mais pas lui</h3>



<p>Donc si on applique la logique de M. Saïed, selon ce qu’il a dit mercredi à son chef de gouvernement, comment a-t-il pu nommer lui-même Mme Akacha et de surcroît au poste très important de directrice du cabinet présidentiel avec rang de ministre ? Et surtout maintenant qu’il ait énoncé mercredi publiquement cette règle et qu’il exige son application, que fait encore Mme Akacha à ce poste? À moins ce que dit M. Saïed les autres doivent l&rsquo;appliquer, mais pas lui.</p>



<p>Par ailleurs, et en exigeant que les responsables nommés ne fassent l’objet d’aucune poursuite judiciaire, M. Saïed, homme de droit dit-on, s’assoie sur la présomption d’innocence. Toute personne pas encore condamnée est présumée innocente, en quittant l’université et en se drapant de la cape du grand révolutionnaire (qu’il n’a jamais été d’ailleurs), M. Saïed a-t-il oublié ce principe et l’a-t-il remplacé par la présomption de culpabilité ? Ou bien seule sa très chère Nadia Akacha y a droit ?</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Poste-Ayari.jpg" alt="" class="wp-image-318009" width="500"/><figcaption><em>Poste de Yassine Ayari.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">On ne peut intimer une conduite exemplaire aux autres et s’en exempter soi-même</h3>



<p>D’ailleurs, le député Yassine Ayari n’a pas manqué de le lui rappeler dans un poste Facebook, en évoquant d’abord le cas de Mme Akacha et en se basant sur le verset coranique de la sourate<em> ‘‘Al-Baqara’’</em> que notre pieux président ne peut méconnaître qui stipule qu’on ne peut intimer une conduite exemplaire aux autres et s’en exempter soi-même. Puis il lui a dit que la présomption d’innocence ne peut pas s’appliquer à Nadia Akacha et Elyès Fakhfakh et pas à Taoufik Baccar et Mongi Safra.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/25/kais-saied-a-t-il-oublie-que-nadia-akacha-est-poursuivie-devant-la-justice/">Kaïs Saïed a-t-il oublié que Nadia Akacha est poursuivie devant la justice?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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