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	<title>Archives des femme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des femme - Kapitalis</title>
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		<title>Femmes Grecques &#124; Quand la philosophie parlait au masculin (1/3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour aborder la question de l’émancipation féminine dans toute sa profondeur, il convient de commencer par par l’histoire longue des idées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/femmes-grecques-quand-la-philosophie-parlait-au-masculin-1-3/">Femmes Grecques | Quand la philosophie parlait au masculin (1/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour aborder la question de l’émancipation de la femme dans toute sa profondeur, il nous a semblé nécessaire de ne pas commencer par l’actualité immédiate, mais par l’histoire longue des idées. Nous proposons ainsi à nos lectrices et lecteurs un triptyque de trois articles, publiés à raison d’un article par semaine, selon un ordre volontairement pensé pour replacer le sujet dans son contexte historique, philosophique, social et politique. Le premier article, <strong>«Quand la philosophie parlait au masculin : femmes grecques, Socrate, Platon et Aristote»</strong>, reviendra sur les origines d’une pensée occidentale qui, tout en inventant la raison, a souvent maintenu la femme dans une position seconde. Le deuxième article, <strong>«L’émancipation des femmes : quatre siècles pour sortir de l’ombre»</strong>, suivra les grandes étapes qui ont permis, en Europe et en Amérique, la conquête progressive des droits civils, politiques, éducatifs et sociaux. Le troisième article, <strong>«La citoyenne avant la croyante : femmes, textes sacrés et frontière laïque»</strong>, ouvrira la réflexion sur la femme musulmane, et plus particulièrement tunisienne, prise entre lectures religieuses, exigences de modernité et horizon citoyen.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-18840657"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cet ordre n’est pas fortuit : il vise à montrer que la question féminine ne peut être comprise sans interroger d’abord les représentations anciennes, puis les luttes modernes, avant d’aborder les tensions propres à nos sociétés contemporaines. Il ne s’agit pas d’imposer une vérité définitive, encore moins de provoquer inutilement, mais d’inviter à penser un problème sociétal majeur avec sérénité, rigueur et responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la femme n’est jamais seulement une question féminine : elle révèle le rapport d’une société à la liberté, à l’égalité, au corps, au sacré et au pouvoir. Nous savons que ce sujet peut susciter des réactions différentes, parfois passionnées, parce qu’il touche à l’intime autant qu’au collectif. C’est pourquoi nous invitons nos lectrices et nos lecteurs à commenter librement, dans le respect des personnes, des convictions et du débat public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de la condition féminine dans la Grèce ancienne, c’est entrer dans une contradiction fondatrice de notre civilisation. Car cette Grèce que l’on présente souvent comme le berceau de la raison, de la démocratie, de la philosophie et du débat public fut aussi une société où la moitié de l’humanité était tenue à distance de la parole politique, de la décision civique et de l’égalité juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Athènes inventait l’assemblée, mais l’assemblée ne parlait pas au féminin. Elle inventait la citoyenneté, mais cette citoyenneté se transmettait par les femmes sans jamais vraiment leur appartenir. Elle faisait de la raison un idéal universel, mais cet universel avait presque toujours un visage d’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas ici de juger mécaniquement l’Antiquité avec les catégories morales d’aujourd’hui. Il s’agit plutôt de comprendre comment une civilisation capable d’élaborer les plus hautes pensées sur la justice, l’âme, la vérité et la cité a pu maintenir les femmes dans une position subalterne. La question est d’autant plus importante que les philosophes grecs n’ont pas seulement reflété leur époque : ils ont aussi contribué à donner une forme intellectuelle durable à certaines hiérarchies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Socrate, Platon et Aristote n’ont pas parlé des femmes de la même manière. Mais tous trois permettent de mesurer la tension entre l’ambition de penser l’humain et la difficulté de reconnaître pleinement l’humanité féminine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cité grecque : une démocratie sans les femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la cité grecque, surtout à Athènes au V<sup>e</sup> et au IV<sup>e</sup> siècle avant notre ère, la femme libre appartient d’abord à l’espace domestique. Elle est fille, épouse, mère, gardienne de la maison, responsable de la continuité familiale. Sa valeur sociale tient moins à sa parole qu’à sa capacité à assurer la descendance légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie athénienne repose ainsi sur une séparation nette : aux hommes, l’agora, l’assemblée, le tribunal, la guerre, la philosophie publique ; aux femmes, l’intérieur, le foyer, la gestion silencieuse du quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séparation n’est pas seulement pratique. Elle est symbolique. La femme est liée à l’<em>oikos</em>, la maison, tandis que l’homme est lié à la <em>polis</em>, la cité. Or, dans la culture grecque, la vraie dignité politique appartient à celui qui participe à la cité. Être humain pleinement reconnu, c’est pouvoir parler, délibérer, décider. La femme, elle, est nécessaire à la cité mais rarement reconnue comme sujet politique. Elle est au cœur de la reproduction sociale, mais à la marge de la reconnaissance publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicole Loraux a bien montré que la citoyenneté athénienne se construit sur une étrange dette envers les femmes : elles donnent naissance aux citoyens, mais restent exclues de la citoyenneté active (Loraux, 1981).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette condition n’est pas uniforme. Il existe des différences entre Athènes, Sparte, les îles, les milieux riches ou pauvres, les femmes libres, les esclaves, les métèques, les courtisanes cultivées. À Sparte, les femmes semblent avoir joui d’une plus grande liberté physique et économique que les Athéniennes. À Athènes, certaines femmes pouvaient exercer une influence religieuse, familiale ou même intellectuelle dans des cercles particuliers. Mais la règle générale demeure : la femme n’est pas pensée comme un individu autonome. Elle dépend d’un homme, le <em>kyrios</em>, tuteur légal qui peut être son père, son mari ou un parent masculin. Son mariage est une alliance entre familles plus qu’un contrat entre deux libertés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradoxe est essentiel : les femmes ne sont pas absentes de la société grecque ; elles y sont indispensables. Elles sont présentes dans les rites, les cultes, les fêtes religieuses, les mythes, la tragédie. Antigone, Médée, Clytemnestre, Hélène ou Pénélope occupent l’imaginaire grec avec une force immense. Mais cette présence dans les récits ne signifie pas égalité dans la réalité. La femme peut être célébrée comme figure mythique et réduite comme personne sociale. Elle peut être prêtresse, mère de héros, symbole de fécondité, mais cela ne lui donne pas la parole politique. Sarah Pomeroy a montré cette diversité de statuts, tout en soulignant que la structure fondamentale reste profondément patriarcale (Pomeroy, 1975).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Socrate : une pensée universelle dans une ville masculine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Socrate n’a laissé aucun écrit. Nous le connaissons surtout à travers Platon, parfois Xénophon, Aristophane et d’autres témoignages. Il faut donc être prudent : le Socrate historique se cache derrière le Socrate littéraire. Pourtant, une chose frappe dans les dialogues socratiques : Socrate interroge l’homme sur la justice, le courage, la vertu, l’âme, mais le monde dans lequel il parle est presque entièrement masculin. Ses interlocuteurs sont des jeunes hommes, des politiciens, des sophistes, des aristocrates, des citoyens. La philosophie naît dans la rue, sur la place publique, dans les banquets, dans les lieux où les femmes respectables ne sont presque jamais présentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il en conclure que Socrate méprise les femmes ? Ce serait trop simple. On trouve chez lui, du moins dans le portrait platonicien, une ouverture remarquable. Dans <em>Le Banquet</em>, Socrate affirme tenir son savoir sur l’amour d’une femme, Diotime de Mantinée, figure de sagesse qui lui enseigne l’ascension de l’amour sensible vers le beau en soi. Même si Diotime est peut-être une construction littéraire, sa présence est symboliquement forte : au cœur d’un dialogue masculin sur l’amour, la plus haute leçon vient d’une voix féminine (Platon, 2008).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette exception ne doit pas masquer la règle. La philosophie socratique semble universelle parce qu’elle interroge l’âme humaine, non le sexe. Pourtant, dans sa mise en scène sociale, elle demeure liée au privilège masculin de parler en public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Socrate demande : qu’est-ce que la vertu ? Mais dans la cité réelle, les femmes n’ont pas les mêmes occasions de pratiquer cette vertu dans l’espace commun. Il invite chacun à examiner sa vie, mais toutes les vies ne disposent pas du même droit à l’examen public. La femme athénienne peut être moralement responsable, mais elle n’est pas politiquement visible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Socrate représente donc une promesse inachevée. Sa méthode contient quelque chose de libérateur : elle suppose que la vérité ne dépend pas de la naissance, du rang ou de la richesse, mais de la capacité de l’âme à chercher. Cette idée pourrait ouvrir la voie à une égalité plus large. Cependant, Socrate ne transforme pas explicitement cette possibilité en revendication pour les femmes. Il fissure l’ordre intellectuel de la cité, mais il ne renverse pas l’ordre sexué de cette cité. Sa révolution est morale et rationnelle ; elle n’est pas encore sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Platon : l’audace d’une égalité surveillée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Platon, la question devient plus complexe, car Platon est sans doute le philosophe grec qui a formulé l’une des propositions les plus étonnantes de son temps concernant les femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>La République</em>, lorsqu’il imagine la cité juste, il affirme que les femmes de la classe des gardiens doivent recevoir la même éducation que les hommes, pratiquer la gymnastique, apprendre la musique, participer à la défense et même gouverner si elles en ont les capacités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée est révolutionnaire pour l’époque : les fonctions politiques ne devraient pas dépendre du sexe, mais de la nature de l’âme et de l’aptitude à remplir une tâche (Platon, 2008).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Platon fait ici un raisonnement simple et puissant. Si une femme possède les qualités nécessaires pour être gardienne de la cité, pourquoi l’en empêcher au seul motif qu’elle est femme ? Les différences physiques existent, dit-il en substance, mais elles ne suffisent pas à justifier l’exclusion politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce passage de <em>LaRépublique</em> demeure l’un des moments les plus audacieux de la pensée antique sur les femmes. Platon brise l’évidence sociale de son temps : il ose imaginer des femmes éduquées comme les hommes, engagées dans la vie commune, associées au gouvernement des meilleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette audace a ses limites. L’égalité platonicienne ne concerne pas toutes les femmes, mais seulement celles de la classe dirigeante idéale. Elle ne naît pas d’un droit individuel des femmes à la liberté, mais d’un souci d’efficacité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Platon ne dit pas : la femme mérite l’égalité parce qu’elle est un sujet autonome. Il dit plutôt : la cité doit utiliser toutes les capacités disponibles, y compris celles des femmes, si elle veut être parfaitement organisée. C’est une égalité fonctionnelle, presque administrative, plus qu’une égalité existentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, Platon conserve parfois des préjugés de son époque. Dans d’autres textes, il reprend des représentations hiérarchiques où le féminin peut apparaître comme inférieur, associé à la faiblesse ou à une forme de dégradation de l’âme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut donc pas transformer Platon en féministe moderne. Il reste un penseur ancien, prisonnier de certaines images de son monde. Mais il faut reconnaître ceci : au sein d’une société largement patriarcale, il a posé une question décisive que beaucoup refusaient même d’entendre : et si la différence des sexes ne suffisait pas à fonder l’inégalité des fonctions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que Platon devient précieux pour notre réflexion contemporaine. Il montre que l’inégalité n’est jamais seulement une coutume ; elle est une construction que la pensée peut interroger. Là où la cité disait : <em>«Les femmes restent dedans parce qu’elles sont femmes»</em>, Platon répondait : <em>«Demandons d’abord ce qu’elles peuvent faire»</em>. Même limitée, cette réponse ouvrait une brèche. Elle rappelait que le destin social n’est pas forcément inscrit dans le corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aristote : la hiérarchie devenue nature</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Aristote, le mouvement semble se refermer. Aristote est un immense penseur de la logique, de la biologie, de la politique, de l’éthique. Mais sur la question des femmes, son œuvre a souvent servi à donner une justification rationnelle à la domination masculine. Dans <em>Les Politiques</em>, il affirme que la relation entre l’homme et la femme relève d’une forme de commandement naturel : l’homme serait naturellement plus apte à gouverner, la femme naturellement destinée à être gouvernée. Elle possède la raison, mais selon lui une raison <em>«sans autorité»</em> dans l’ordre domestique et politique (Aristote, 1993).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formule est terrible parce qu’elle enferme l’inégalité dans la nature. Ce n’est plus seulement la cité qui exclut les femmes ; c’est l’ordre du monde qui semble l’exiger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aristote ne se contente pas de constater une domination sociale. Il la pense, l’organise, lui donne une cohérence philosophique. Pour lui, la maison est structurée par des rapports hiérarchiques : maître et esclave, mari et femme, père et enfants. Chacun a sa fonction. L’homme libre adulte est l’être pleinement politique. La femme, elle, reste dans une rationalité subordonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision se prolonge dans sa pensée biologique. Aristote décrit souvent le mâle comme principe actif, donnant la forme, et la femelle comme principe matériel, fournissant la matière. Même si cette biologie appartient à un autre âge scientifique, elle a eu des conséquences symboliques considérables. Le masculin devient associé à l’activité, à la forme, à la finalité ; le féminin à la passivité, à la matière, à l’inachèvement. L’inégalité sociale trouve alors un appui dans une prétendue différence naturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, chez Aristote, c’est la force de systématisation. Là où Socrate laisse une promesse ouverte, là où Platon introduit une brèche, Aristote referme la porte avec l’autorité du raisonnement. Il ne dit pas seulement que les femmes sont dominées ; il suggère qu’elles doivent l’être pour que l’ordre soit conforme à la nature. Cette naturalisation de l’inégalité aura une longue postérité. Pendant des siècles, des traditions philosophiques, juridiques et religieuses pourront puiser dans ce type de raisonnement pour justifier l’infériorisation des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait injuste de réduire Aristote à cela. Son œuvre est vaste, complexe, parfois plus nuancée que les caricatures qu’on en donne. Mais sur ce point précis, il faut être clair : sa pensée politique ne reconnaît pas aux femmes une pleine égalité de statut. Elle les inscrit dans l’économie domestique, non dans la citoyenneté accomplie. Elle leur accorde une place, mais cette place est fixée d’avance par un ordre masculin du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce que la Grèce nous apprend encore</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La condition féminine dans la Grèce ancienne révèle une vérité dérangeante : une civilisation peut produire de la beauté, de la pensée, de la démocratie, tout en organisant l’exclusion. Elle peut parler de justice sans être juste envers tous. Elle peut inventer la raison tout en réservant l’usage public de cette raison à une minorité d’hommes libres. C’est pourquoi il faut lire les Grecs avec admiration, mais aussi avec vigilance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Socrate nous rappelle que la philosophie commence par l’examen. Mais il nous oblige aussi à demander : qui avait le droit réel de participer à cet examen ? Platon nous montre qu’une pensée peut dépasser son époque et imaginer des femmes gouvernantes, éduquées, utiles à la cité. Mais il nous rappelle aussi qu’une égalité pensée pour l’État n’est pas encore une liberté pensée pour la personne. Aristote, enfin, nous enseigne le danger des systèmes brillants lorsqu’ils transforment les préjugés sociaux en vérités naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est donc pas seulement que les femmes grecques furent privées de pouvoir. Le problème est que cette privation fut souvent rendue raisonnable, normale, presque évidente. L’injustice devient plus solide lorsqu’elle cesse d’apparaître comme violence et se présente comme ordre. On ne dit plus : <em>«Nous dominons les femmes»</em>. On dit : <em>«Chacune et chacun a sa nature»</em>. C’est ainsi que les sociétés anciennes, et parfois modernes, réussissent à faire durer l’inégalité : elles la déguisent en équilibre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, relire Socrate, Platon et Aristote à partir de la condition féminine ne consiste pas à brûler les classiques. Cela consiste à les interroger vraiment. Car la fidélité à la philosophie n’est pas la répétition respectueuse des maîtres ; elle est la continuation critique de leurs questions. Si Socrate nous a appris quelque chose, c’est qu’aucune autorité ne doit échapper à l’examen. Pas même celle de Socrate. Pas même celle de Platon. Pas même celle d’Aristote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme grecque ancienne n’a pas reçu la place qu’elle méritait. Elle a été indispensable sans être reconnue, célébrée sans être libérée, représentée sans être entendue. Et c’est peut-être là que se trouve la leçon la plus actuelle : une société ne se mesure pas seulement à ce qu’elle admire, mais à ceux et celles qu’elle autorise à parler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Grecs ont inventé la grande question de la justice. Notre tâche est de leur répondre avec une exigence qu’ils n’ont pas toujours su porter jusqu’au bout : aucune cité n’est vraiment juste tant que la moitié de ses membres reste tenue au seuil de la parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi prochain : <strong><em><strong>«L’émancipation des femmes : quatre siècles pour sortir de l’ombre»</strong></em></strong> (2/3). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Platon, <em>Œuvres complètes</em>, sous la direction de Luc Brisson, Paris, Flammarion, 2008.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aristote, <em>Les Politiques</em>, traduction Pierre Pellegrin, Paris, GF Flammarion, 1993.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pomeroy, Sarah B., <em>Goddesses, Whores, Wives, and Slaves: Women in Classical Antiquity</em>, New York, Schocken Books, 1975.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loraux, Nicole, <em>Les Enfants d’Athéna. Idées athéniennes sur la citoyenneté et la division des sexes</em>, Paris, Maspero, 1981.</p>
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		<title>Kasserine &#124; Le scénario du « braquage » cachait un meurtre commis par l&#8217;épouse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/kasserine-le-scenario-du-braquage-cachait-un-meurtre-commis-par-lepouse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 21:34:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[braquage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs jours d&#8217;enquête, les unités de sécurité de Kasserine ont élucidé le meurtre d&#8217;un quinquagénaire, poignardé par sa propre épouse. L&#8217;affaire a débuté quand un homme a été admis à l&#8217;hôpital de Kasserine, puis transféré à Sousse en raison de la gravité de son état. Avant de succomber à ses blessures, il avait affirmé...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Après plusieurs jours d&rsquo;enquête, les unités de sécurité de Kasserine ont élucidé le meurtre d&rsquo;un quinquagénaire, poignardé par sa propre épouse.</strong></em></p>



<span id="more-18748560"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire a débuté quand un homme a été admis à l&rsquo;hôpital de Kasserine, puis transféré à Sousse en raison de la gravité de son état. Avant de succomber à ses blessures, il avait affirmé aux enquêteurs avoir été victime d&rsquo;un braquage à l&rsquo;arme blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les investigations menées par les unités de la Sûreté nationale de Kasserine ont rapidement mis en lumière des incohérences dans cette version des faits, indique Mosaïque FM en citant une source sécuritaire, ce vendredi 8 mai 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée face aux preuves de l&rsquo;enquête, l&rsquo;épouse de la victime, une trentenaire, a fini par passer aux aveux. Elle a reconnu avoir poignardé son mari lors d&rsquo;une violente dispute avant d&rsquo;inventer une histoire de braquage. Ce dernier a, par ailleurs, essayé de la protéger en corroborant la thèse du braquage lors de son audition à l&rsquo;hôpital avant son décès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enquête a également conduit à l&rsquo;interpellation du beau-frère de la victime, soupçonné d&rsquo;avoir tenté de dissimuler le crime pour protéger sa sœur.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>Raja Yassine Bahri première femme présidente de Beït al-Hikma</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/raja-yassine-bahri-premiere-femme-presidente-de-beit-al-hikma/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:58:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Raja Yassine Bahri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Professeure Raja Yassine Bahri a été élue ce samedi 14 mars 2026, à la tête de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beït Al-Hikma), devenant la première femme à diriger cette institution académique. Raja Yassine Bahri, membre du Conseil scientifique de Beït Al-Hikma, a été élue lors d’une assemblée générale organisée ce...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/raja-yassine-bahri-premiere-femme-presidente-de-beit-al-hikma/">Raja Yassine Bahri première femme présidente de Beït al-Hikma</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Professeure Raja Yassine Bahri a été élue ce samedi 14 mars 2026, à la tête de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beït Al-Hikma), devenant la première femme à diriger cette institution académique.</em></strong></p>



<span id="more-18476370"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Raja Yassine Bahri, membre du Conseil scientifique de Beït Al-Hikma, a été élue lors d’une assemblée générale organisée ce samedi 14 mars 2026 au siège de l’Académie</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a obtenu 25 voix, devançant le professeur Moncef Ben Abdeljalil (22), le professeur Khaled Ghedira (17) et le professeur Hafedh Abdelmalek (3).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Spécialiste de l’histoire des Morisques et des relations culturelles en Méditerranée à l’époque moderne, Raja Yassine Bahri est professeure de civilisation espagnole à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>Du nouveau dans l&#8217;affaire du braquage à l&#8217;arme blanche à la Soukra (DGSN)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/du-nouveau-dans-laffaire-du-braquage-a-larme-blanche-a-la-soukra-dgsn/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 19:57:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arme blanche]]></category>
		<category><![CDATA[braquage]]></category>
		<category><![CDATA[DGSN]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[plainte]]></category>
		<category><![CDATA[subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[victime]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé l&#8217;arrestation de trois étrangers, auteurs du braquage ayant visé une femme à la Soukra. Dans un communiqué publié ce jeudi 12 février 2026, la DGSN a précisé que suite à la véidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant ce braquage à l&#8217;arme blanche, les unités...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/du-nouveau-dans-laffaire-du-braquage-a-larme-blanche-a-la-soukra-dgsn/">Du nouveau dans l&rsquo;affaire du braquage à l&rsquo;arme blanche à la Soukra (DGSN)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé l&rsquo;arrestation de trois étrangers, auteurs du braquage ayant visé une femme à la Soukra.</strong></em></p>



<span id="more-18354222"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié ce jeudi 12 février 2026, la DGSN a précisé que suite à la véidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant ce braquage à l&rsquo;arme blanche, les unités sécuritaires sont parvenue à identifier les suspects et à les arrêter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit de trois Subsahariens qui ont été arrêtés, dont les deux suspects principaux présumés, ajoute la même source en affirmant que la victime et elle aussi Subsaharienne et qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas déposé de plainte, à ce jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parquet de l&rsquo;Ariana a pour sa part ordonné la mise en détention des suspects et l&rsquo;enquête se poursuit.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Mahdia &#124; Une femme dans un état grave après avoir mis le feu à son corps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 19:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide financière]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Mahdia]]></category>
		<category><![CDATA[Souassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une femme a tenté de s&#8217;immoler par le feu, ce mercredi 3 décembre 2025 à la délégation de Souassi, après le rejet de son dossier relatif à une demande d&#8217;aide financière pour financer une intervention chirurgicale pour son mari. Selon la radio locale, la dame qui a mis le feu à son corps est dans...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une femme a tenté de s&rsquo;immoler par le feu, ce mercredi 3 décembre 2025 à la délégation de Souassi, après le rejet de son dossier relatif à une demande d&rsquo;aide financière pour financer une intervention chirurgicale pour son mari.</em></strong></p>



<span id="more-18024894"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la radio locale, la dame qui a mis le feu à son corps est dans un état grave et souffre de nombreuses brûlures de 2e et 3e degré, sachant qu&rsquo;elle a été admise à l&rsquo;hôpital régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On notera que le couple fait face à une une situation sociale précaire et que l&rsquo;époux doit subir une opération du bassin. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;un dossier de demande d&rsquo;aide financière a été déposée au niveau de la délégation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête a par ailleurs été ouverte ce jour par le Parquet.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Une femme tente de se suicider par le feu à Jendouba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 21:46:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Arous]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[ÉLÈVE]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Jendouba]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une femme a été hospitalisée au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous (sud de Tunis), après avoir mis le feu à son corps dans le gouvernorat de Jendouba Le secrétaire général de la section régionale de l’éducation Farid Fadaoui, est revenu sur ce drame dans une déclaration à Mosaïque FM, ce...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une femme a été hospitalisée au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous (sud de Tunis), après avoir mis le feu à son corps dans le gouvernorat de Jendouba</em></strong></p>



<span id="more-17498615"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire général de la section régionale de l’éducation Farid Fadaoui, est revenu sur ce drame dans une déclaration à Mosaïque FM, ce mardi 16 septembre 2025, en précisant que le drame est survenue suite au transfert de 9 élèves vers un autre lycée, pour cause de surcharge des classes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mère de l’une des élèves concernés, a échoué à faire annuler cette décision prise par le commissariat régional de l’éducation et a menacé de se tuer avant de mettre le feu à son corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a été prise en charge et a bénéficié des premiers secours puis a été hospitalisé au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#038; Algérie &#124; Renforcement du rôle des femmes dans le secteur durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 22:50:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[cheffe d'entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[CNFCE]]></category>
		<category><![CDATA[cosmétique]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[GIZ Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Olfa Marsaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une convention de partenariat a été signée ce mardi 9 septembre 2025, entre la Chambre nationale des femmes chefs d&#8217;entreprises (CNFCE) la GIZ Algérie et le cabinet AMC. La CNFCE représentée par Mme Olfa Marsaoui point focal pour le changement climatique a pris part à cet évènement ouvrant la voie à un programme d’échanges entres...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/tunisie-algerie-renforcement-du-role-des-femmes-dans-le-secteur-durable/">Tunisie &#038; Algérie | Renforcement du rôle des femmes dans le secteur durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Une convention de partenariat a été signée ce mardi 9 septembre 2025, entre la Chambre nationale des femmes chefs d&rsquo;entreprises (CNFCE) la GIZ Algérie et le cabinet AMC.</strong></em></p>



<span id="more-17445946"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La CNFCE représentée par Mme Olfa Marsaoui point focal pour le changement climatique a pris part à cet évènement ouvrant la voie à un programme d’échanges entres les femmes entrepreneurs en Algérie et en Tunisie autour de la bio-cosmétique et le recyclage vert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme d’échange a pour objectif de mettre en lumière les success story en Tunisie et en Algérie et favoriser l’échange de savoir faire entres les entreprises engagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rendez-vous riche en apprentissage et en inspiration pour renforcer le rôle des femmes dans un secteur durable et porteur d’avenir</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/tunisie-algerie-renforcement-du-role-des-femmes-dans-le-secteur-durable/">Tunisie &#038; Algérie | Renforcement du rôle des femmes dans le secteur durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Femme &#124; Corps blessé et lutte des regards </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/tunisie-femme-corps-blesse-et-lutte-des-regards/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 10:25:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie pourrait bien finir par se redresser non pas pour séduire ou se soumettre, mais pour marcher debout, maîtresse de son propre récit. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/tunisie-femme-corps-blesse-et-lutte-des-regards/">Tunisie-Femme | Corps blessé et lutte des regards </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie, qui célèbre aujourd’hui, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/le-13-aout-une-revolution-sociale-au-profit-des-tunisiennes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">13 août</a>, la fête nationale de la femme, date de la promulgation du Code du statut personnel en 1956, est elle-même une femme blessée, malmenée, étouffée, mais toujours debout. Elle porte sur elle les stigmates d’une histoire tourmentée, faite de promesses trahies et de luttes tenaces. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-17217565"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le président Kaïs Saïed incarne ce partenaire exigeant, autoritaire. Il veut reconstruire ce corps fragile à sa manière : verticalement, sans compromis. En face, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) se pose comme une mère-patronne, protectrice mais parfois suffocante, revendiquant son droit de regard et sa mémoire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette scène, pouvoir et contre-pouvoir s’affrontent dans une chorégraphie à la fois prévisible et déroutante. Les discours s’enchaînent, les positions se durcissent. Mais derrière la façade politique se joue un théâtre psychique profond.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michel Foucault nous a appris que le pouvoir ne se limite pas aux institutions visibles : il se glisse dans les gestes, les mots, les silences, jusque dans les mécanismes qui façonnent notre perception du réel. Ce qui se joue ici dépasse les simples enjeux syndicaux : c’est une lutte pour la maîtrise des esprits et du récit national.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dissonance cognitive collective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Psychologiquement, le pays vit une dissonance cognitive collective : les discours exaltent la souveraineté, mais les pratiques en réduisent la portée. Le peuple oscille entre résignation apprise – l’habitude de subir – et élans d’affirmation, fugaces mais puissants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La peur qui prédomine est une peur internalisée : un outil de gouvernement qui maintient le citoyen dans une vigilance anxieuse, où toute revendication semble risquée et toute opposition, sanctionnable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, comme dans tout rapport de domination, des fissures apparaissent :&nbsp;un discours improvisé qui dévie du script; une manifestation qui dépasse les prévisions;&nbsp;un mot qui échappe au contrôle.&nbsp;Ces fissures, accumulées, fragilisent les murs les plus solides.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est plus : qui aura raison, l’UGTT ou le président mais : comment ce bras-de-fer reconfigure-t-il notre psyché collective ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir n’est pas un duel binaire. C’est un champ mouvant où se négocient les limites de l’autorité et de la résistance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce duel, la Tunisie est à la fois le champ de bataille et la combattante. Elle n’a pas besoin d’un protecteur de plus, mais d’un espace où sa voix ne soit pas capturée, où ses blessures ne soient pas instrumentalisées, et où son désir de liberté ne soit pas réinterprété par d’autres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un malaise collectif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au citoyen, il oscille entre transfert et désillusion. Il projette sur ses leaders l’image du père protecteur ou de l’amant passionné, mais se heurte à la froideur d’un pouvoir qui ne s’offre pas. Cette dynamique rappelle certaines pathologies relationnelles : aimer une figure tout en percevant sa toxicité, espérer sa protection tout en subissant ses manipulations.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce malaise collectif se traduit par des troubles anxieux généralisés et un syndrome post-traumatique latent. La nation devient cette femme blessée qui, malgré ses plaies, continue d’espérer un geste tendre. Mais à force d’attendre, elle apprend à survivre seule, à se redresser, à nommer l’abus.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La santé mentale d’un leader ne peut être dissociée de celle du peuple qu’il gouverne. Un pays mené par des figures instables glisse vers une normopathie, où la pathologie s’intègre à la norme, où la violence et le mensonge deviennent le quotidien accepté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’urgence est donc de restituer au citoyen ses outils critiques – psychologiques et politiques – pour sortir du rôle de victime consentante. Car un peuple qui comprend les mécanismes du pouvoir devient un peuple qui choisit. Et non un peuple qui subit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors la Tunisie pourrait bien finir par se redresser non pas pour séduire ou se soumettre, mais pour marcher debout, maîtresse de son propre récit. </p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Psychothérapeute, psychanalyste. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q6zM4xhsMo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/le-13-aout-une-revolution-sociale-au-profit-des-tunisiennes/">Le 13-Août | Une révolution sociale au profit des Tunisiennes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le 13-Août | Une révolution sociale au profit des Tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/le-13-aout-une-revolution-sociale-au-profit-des-tunisiennes/embed/#?secret=q3tWGSpw79#?secret=q6zM4xhsMo" data-secret="q6zM4xhsMo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Une enquête sur la mort suspecte d&#8217;une femme à Gabès</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/une-enquete-ouverte-apres-la-mort-suspecte-dune-femme-a-gabes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 22:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[mort suspecte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête a été ouverte sur ordre du Parquet de Gabès, suite à la découverte du corps sans vie d&#8217;une femme près du Oued Sourrag, dans le sud de la région. Selon les premières informations, le corps de la victime âgée d&#8217;une quarantaine d&#8217;années a été découvert ce jeudi 31 juillet 2025 par des habitants,...</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une enquête a été ouverte sur ordre du Parquet de Gabès, suite à la découverte du corps sans vie d&rsquo;une femme près du Oued Sourrag, dans le sud de la région.</em></strong></p>



<span id="more-17139850"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les premières informations, le corps de la victime âgée d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;années a été découvert ce jeudi 31 juillet 2025 par des habitants, qui ont alerté la protection civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités compétentes ont été alertées à leur tour et le corps a été transporté à l’hôpital universitaire de Gabès pour autopsie afin de déterminer les causes et les circonstances exactes du décès.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Meurtre d&#8217;une jeune femme à Gabès &#124; Huit mandats de dépôt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 22:13:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arme blanche]]></category>
		<category><![CDATA[crime]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[homicide]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de l&#8217;enquête menée suite au meurtre d&#8217;une jeune femme à Gabès, la justice a émis huit mandats de dépôt, ce lundi 21 avril 2025. Citant une source du tribunal de première instance de Gabès, Mosaïque FM a précisé que parmi les huit individus visés par un mandat de dépôt émis par le...</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dans le cadre de l&rsquo;enquête menée suite au meurtre d&rsquo;une jeune femme à Gabès, la justice a émis huit mandats de dépôt, ce lundi 21 avril 2025.</strong></em></p>



<span id="more-16254748"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Citant une source du tribunal de première instance de Gabès, Mosaïque FM a précisé que parmi les huit individus visés par un mandat de dépôt émis par le juge d&rsquo;instruction en charge du dossier, on compte la principale suspecte dans cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les six autres suspects ont été remis en liberté provisoire et devront rester à la disposition de la justice, indique encore la même source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que le 16 avril, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) avait annoncé l&rsquo;arrestation de 14 suspects liés à cette affaire d&rsquo;homicide volontaire, dont la femme qui mortellement blessé la victime au cou à l’aide d’un couteau, des personnes qui étaient présentes dans la maison au moment des faits ainsi que d&rsquo;autres individus qui ont aidé la principale suspecte à se cacher.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="thYa4EAuvp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/meurtre-a-gabes-lenquete-revele-limplication-de-14-personnes/">Meurtre à Gabès | L&rsquo;enquête révèle l&rsquo;implication de 14 personnes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Meurtre à Gabès | L&rsquo;enquête révèle l&rsquo;implication de 14 personnes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/meurtre-a-gabes-lenquete-revele-limplication-de-14-personnes/embed/#?secret=PxAwipuo80#?secret=thYa4EAuvp" data-secret="thYa4EAuvp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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