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	<title>Archives des Hezbollah - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Hezbollah - Kapitalis</title>
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		<title>Vance-Rubio &#124; Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 07:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré une étroite coordination entre JD Vance et Marc Rubio, leurs approches des négociations avec l'Iran divergent sur plusieurs points.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/05/vance-rubio-deux-approches-differentes-de-la-crise-au-moyen-orient/">Vance-Rubio | Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le vice-président américain J.D. Vance et le conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État Marco Rubio (qui cumule les deux postes) gèrent les dossiers diplomatiques complexes de manières différentes comme en témoignent leurs approches du conflit avec l’Iran et du Liban.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19144717"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://www.theatlantic.com/national-security/2026/06/lebanon-israel-us-mou-vance-rubio/687715/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Atlantic</a>, Vivian Salama indique que Rubio a œuvré pendant des mois pour négocier un accord entre les gouvernements israélien et libanais afin de limiter l’influence du Hezbollah et de permettre à Israël de retirer ses forces du Sud-Liban. Or, l’avenir du Liban est devenu un élément central du nouvel accord américano-iranien, défendu par le vice-président Vance, conférant ainsi à Téhéran un rôle déterminant dans l’avenir du Liban. De ce fait, les États-Unis négocient désormais sur le même sujet selon deux axes distincts, menés par deux hommes aux styles et visions du monde opposés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Salama décrit Rubio comme plus globaliste, privilégiant le dialogue intergouvernemental et la diplomatie. Vance, qui avait exprimé en privé des inquiétudes quant à un conflit avec l’Iran avant la guerre, se montre plus agressif et opportuniste. Par ailleurs, les deux hommes du président pourraient bien être les principaux candidats à sa succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par leurs efforts, Vance et Rubio visent à résoudre un problème qui entrave les efforts de paix américains depuis des générations mais la confusion s’installe déjà. Malgré une étroite coordination entre les deux hommes, leurs points de vue sur la place du Liban dans ce contexte semblent contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, leurs efforts conjoints pourraient déterminer non seulement l’issue de la situation au Liban mais aussi si une prochaine guerre entre le Hezbollah et Israël risque de faire dérailler l’ensemble du processus de paix avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement, les responsables américains ont refusé d’inclure le conflit libanais dans la liste des questions à résoudre avec l’Iran dont la plus importante était d’empêcher Téhéran de développer l’arme nucléaire. Toutefois, ils ont finalement cédé à la demande iranienne d’inscrire le Liban à l’ordre du jour de la reprise des négociations et d’aborder la question du recours par l’Iran à des groupes mandataires pour mener des attaques dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier paragraphe du mémorandum d’entente en 14 points signé par le président Trump mentionne le Liban à trois reprises dont une fois où il est énoncé verbatim : <em>«L’accord final confirmera la fin définitive de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance mène les négociations avec l’Iran qui consistent à persuader la République islamique de retirer son soutien au Hezbollah en échange d’une aide financière. Ni Israël ni le Liban ne participent à ces pourparlers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord encore fragile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, les négociations menées séparément par Rubio à Washington entre Libanais et Israéliens visent à renforcer le gouvernement libanais, déjà fragilisé, et à fournir à Israël des garanties suffisantes pour un retrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de Rubio ont porté leurs fruits. De hauts diplomates israéliens et libanais ont signé un accord-cadre au Département d’État après quatre jours de discussions en présence de Rubio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, Vance adopte une approche plus pragmatique pour tenter de mettre fin à la guerre dont Trump souhaite désespérément tourner la page, selon des sources proches du président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance semble également prêt à faire pression sur Israël pour qu’il accepte l’issue des négociations avec l’Iran. Il a clairement indiqué qu’il attend du gouvernement israélien qu’il maintienne sa position et cesse de critiquer les efforts américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama soutient que les efforts conjoints de Vance et Rubio pourraient échouer pour plusieurs raisons. Les forces israéliennes sont toujours confrontées au Hezbollah sur le territoire occupé par Israël. Que se passerait-il si Israël continuait d’occuper cinq zones en territoire libanais en invoquant la légitime défense ? Que se passerait-il si le Hezbollah attaquait le territoire israélien alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis sont toujours en cours ? Et si Israël reprenait ses attaques contre l’Iran ? Ou si l’Iran attaquait Israël ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leurs divergences d’approche apparentes, les responsables américains insistent sur le fait que les objectifs de Vance et de Rubio sont identiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama rappelle toutefois des tentatives infructueuses entreprises par le passé. Après l’invasion israélienne du Liban en 1982, le secrétaire d’État de l’époque George Shultz mena une intense activité diplomatique pour négocier la paix. L’accord signé l’année suivante mit fin à la guerre et fut considéré comme une victoire diplomatique mais il s’effondra moins d’un an plus tard face aux violentes réactions dans la région. Le Liban sombra dans un chaos encore plus grand, des groupes soutenus par l’Iran prenant pour cible les forces américaines. En octobre 1983, un kamikaze se fit exploser à Beyrouth tuant 241 soldats américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian, experte au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré : <em>«Il ne faut pas sous-estimer la complexité de la situation au Liban et la façon dont elle peut nuire aux différentes parties si l’on ne tient pas compte de toutes ces dynamiques et tensions sous-jacentes. C’est comme un Rubik’s Cube: comment concilier tous ces facteurs?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux approches de la gestion de la crise libanise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Israël et le Liban se sont réunis à la table des négociations à quatre reprises depuis la création d’Israël en 1948. Les États-Unis ont joué un rôle de médiateur dans trois de ces pourparlers dont les négociations actuelles. Les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu fin 2024, dans les derniers jours de la présidence de Joe Biden mais les tensions persistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à la récente guerre contre l’Iran et à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, Téhéran a juré vengeance et a ordonné aux membres de ce qu’on appelle l’Axe de la résistance de se préparer à une escalade. Le Hezbollah a été le premier à réagir, lançant de nouvelles attaques contre Israël. Le président libanais Joseph Aoun a accusé le Hezbollah de fournir à Israël un prétexte pour attaquer le Liban. Israël a envahi le Sud-Liban en mars, une opération qui, selon les Nations Unies, a fait au moins 3 500 morts et plus d’un million de déplacés. Ce conflit a transformé la question libanaise, auparavant périphérique, en un enjeu central, éclipsant la guerre contre l’Iran et les négociations de paix naissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables iraniens ont soutenu que la stabilité régionale, y compris les garanties relatives au Liban, était indissociable de tout accord durable avec Washington et devait impérativement être prise en compte dans leurs négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Vance et Rubio ont tous deux insisté, pendant des semaines, sur le fait que le Liban constituait une question distincte des négociations avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril, Vance a affirmé que ce serait <em>«insensé que l’Iran laisse les négociations s’effondrer alors qu’il a subi de lourdes pertes à cause du Liban»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, début juin, l’Iran a lancé une attaque contre Israël, l’accusant d’avoir violé le cessez-le-feu d’avril en attaquant le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a marqué un tournant pour les négociateurs américains, y compris Vance. Ils ont conclu qu’un accord avec l’Iran est improbable tant que le conflit israélo-libanais n’est pas résolu, même si cela implique d’intégrer ce conflit de longue date à un accord à court terme visant principalement à rouvrir le détroit d’Ormuz et à instaurer les conditions de négociations sur le programme nucléaire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Rubio soutient que la question des relations entre Israël et le Liban doit être traitée séparément car <em>«le Liban est un État souverain»</em>, comme il l’a déclaré à la presse la semaine dernière à Abou Dhabi, et il a ajouté que toute démarche diplomatique doit se faire auprès du gouvernement libanais. Rubio a présenté le rôle de l’Iran à savoir son soutien au Hezbollah comme une question extérieure et non comme un élément central des négociations qu’il supervise. Il estime que négocier avec l’Iran risque de renforcer son influence au Liban et d’affaiblir le gouvernement libanais lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables régionaux et les analystes interrogés par Vivian Salama soulignent qu’un accord plus large entre les États-Unis et l’Iran obligeant Téhéran à contenir ses alliés, notamment le Hezbollah, conférerait de fait à l’Iran un levier d’influence en le liant, pour le meilleur ou pour le pire, au sort du Liban. L’Iran a intérêt à maintenir une présence à la frontière israélienne mais il peut utiliser son influence sur le Hezbollah comme moyen de pression, sachant que les États-Unis devront persuader les gouvernements israélien et libanais d’accepter tout règlement définitif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Elargissement du champ des désaccords</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian estime que l’approche de Rubio est essentielle au succès d’une telle initiative. <em>«Si elle est correctement mise en œuvre, cette approche pourrait permettre de réduire l’influence historique de l’Iran au Liban en diminuant le rôle du Hezbollah»</em>, a-t-elle déclaré, tout en renforçant le gouvernement de Beyrouth. Cependant, elle a noté qu’en excluant le gouvernement libanais des pourparlers américano-iraniens supervisés par Vance, cela affaiblit ce gouvernement ce qui est conforme à l’approche de l’Iran qui consiste essentiellement à le contourner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance et Rubio ont pris des mesures pour éviter toute contradiction, Rubio rejetant publiquement toute suggestion de contradiction dans leurs efforts. Ils se sont entretenus cette semaine par téléphone avec le président libanais, l’informant des derniers développements des négociations américano-iraniennes et de la possibilité de mettre en place un mécanisme de surveillance conjoint pour appliquer le fragile cessez-le-feu récemment conclu qui vise à mettre fin aux hostilités au Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Définir les objectifs des États-Unis et de l’Iran est devenu plus difficile à mesure que le champ des désaccords s’est élargi pour inclure des questions bien au-delà du nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux précédentes négociations avec l’Iran sur son programme nucléaire, auxquelles les États-Unis n’étaient pas les seuls participants, la diplomatie de Vance et Rubio se déroule dans un contexte très différent. L’Iran, fort de sa capacité à résister à des semaines de bombardements intensifs américains et israéliens, est enhardi, et Washington négocie en grande partie seul, confronté à un éventail de problèmes beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience des années Obama a montré que même des discussions ciblées sur le programme nucléaire iranien constituent un processus complexe. Des décennies d’efforts passés nous enseignent également qu’aucun conflit au Moyen-Orient ne se déroule de manière isolée. Les prochaines semaines révéleront si Vance et Rubio peuvent déjouer les pronostics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 10:39:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les nouveaux leaders en Iran, les Gardiens de la révolution, ont renforcé leur influence sur le Hezbollah au Liban. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vendredi 19 juin 2026, Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu. Les États-Unis ont fait pression sur l&rsquo;État hébreu car les Iraniens ont exigé que le nouvel accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran englobe le Liban. Lequel a failli être mis en péril par le regain de violences au Liban ces derniers jours.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18995456"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode montre que l’importance stratégique du Hezbollah demeure intacte pour la République islamique mais plus encore, le nouveau leadership à Téhéran, dominé par les Gardiens de la révolution, a renforcé l’influence qu&rsquo;il exerce sur le mouvement chiite libanais qui commence à se relever après la débandade de l’automne 2024 ayant vu décimer l’ensemble de son état-major politique et militaire et à sa tête son ancien dirigeant Hassan Nasrallah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em><a href="https://www.ft.com/content/ecb41250-08ba-4d12-a355-13a74fc5eba7?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em> rapporte dans son enquête sur le groupe chiite libanais que depuis un an et demi, Mohsen Abou Zeinab était désabusé. Ce charpentier, fervent partisan du Hezbollah, se disait humilié par la retenue du parti face aux attaques israéliennes quotidiennes. Cependant, lorsque la guerre a repris le 2 mars, il a vu <em>«une occasion de rectifier le tir et de rappeler à Israël que nous n&rsquo;accepterons pas son agression»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme de 47 ans raconte avoir perdu sa maison, son village natal et plusieurs proches sous les bombardements israéliens, mais ajoute : <em>«J’ai le sentiment que le Hezbollah a repris le dessus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance retrouvée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confiance retrouvée reflète l’état d’esprit qui règne au sein du Hezbollah et parmi ses sympathisants suite à l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a imposé un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable à cet accord.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait d’une démonstration de soutien remarquable de la part des parrains du Hezbollah à Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de deux ans après avoir subi l’attaque la plus dévastatrice de son histoire de la part de son ennemi traditionnel, Israël, le Hezbollah est sorti de ce dernier conflit nettement plus confiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analystes, experts, diplomates et responsables estiment que ses performances sur le terrain, conjuguées à une confiance retrouvée en Iran même, ont contribué à faire remonter le moral au sein du Hezbollah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci est dû en grande partie à la priorité accordée par Téhéran à la guerre au Liban. Le conflit a mis à l’épreuve la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et est devenu un point de pression crucial autour duquel s’articulent les efforts diplomatiques concernant le conflit dans sa globalité.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kmStXbfy0f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/">L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/embed/#?secret=HEOPFnM4YY#?secret=kmStXbfy0f" data-secret="kmStXbfy0f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Hezbollah revitalisé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions iraniennes ont revitalisé le groupe chiite, notamment après le lancement par Téhéran de missiles balistiques sur Israël ce mois-ci en représailles à une attaque israélienne sur Beyrouth, une première pour l’Iran qui intervient directement dans la défense du Hezbollah. Les partisans du parti ont salué cette initiative, eux qui considéraient auparavant l’Iran comme un pays qui les néglige.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Hezbollah est sorti de cette guerre plus déterminé»</em>, a déclaré Nicholas Blanford, expert du Hezbollah à l’<em>Atlantic Council</em>. Il a ajouté : <em>«Je ne dirais pas qu’il est devenu plus fort mais il est devenu plus déterminé. Les relations entre le Hezbollah et l’Iran se sont clairement resserrées. Pour la première fois, les Iraniens sont intervenus pour aider le Hezbollah. D’habitude, c’est plutôt l’inverse !»</em>. Une source proche du parti a déclaré : <em>«Il nous faut maintenant attendre de voir comment le Hezbollah et l’Iran exploiteront cette confiance retrouvée»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre totale entre Israël et le Hezbollah en 2024 a décimé une grande partie des rangs et de l’arsenal militaire du parti chiite et son secrétaire général Hassan Nasrallah a été tué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, beaucoup, au Liban comme à l’étranger, considéraient le parti comme totalement vaincu, d’autant plus qu’il n’avait jamais riposté pendant les quinze mois de frappes israéliennes quasi quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces israéliennes ont continué de cibler ce qu’elles qualifiaient d’infrastructures du Hezbollah, tuant des centaines de combattants et de civils, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, après son entrée en guerre aux côtés de l’Iran le 2 mars, le Hezbollah a renversé la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant de l’accalmie précédente, le Hezbollah s’est reconstitué et réorganisé avec l’aide de conseillers iraniens, une évolution qui a surpris de nombreux officiers israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que ses capacités militaires restent aussi importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apport des drones kamikazes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe a eu de plus en plus recours à des drones kamikazes inspirés de ceux utilisés lors de la guerre d&rsquo;Ukraine. Ces drones se sont révélés plus efficaces pour pénétrer les défenses israéliennes au Sud-Liban et dans le Nord d&rsquo;Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 17 juin, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ces drones avait touché cinq soldats israéliens au Sud-Liban dont un grièvement blessé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah a également continué de lancer des roquettes de manière intermittente sur Israël. Ces attaques ont tué quatre civils israéliens et 28 soldats et ont fait des dizaines de blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces opérations ont clairement démontré que le Hezbollah ne reviendrait pas à la politique de retenue qu’il avait adoptée entre les deux guerres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les experts, cela est dû en grande partie à l’influence iranienne croissante au sein de l’organisation, notamment dans son appareil militaire et sécuritaire, une influence qui semble vouée à perdurer. Ils ajoutent que des membres des Gardiens de la révolution se sont profondément infiltrées dans la structure organisationnelle du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Téhéran s’estime victorieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre américano-israélienne contre l’Iran a représenté la plus grave crise qu’ait connue la République islamique depuis des décennies mais le régime de Téhéran estime en être sorti victorieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des experts et des proches du parti affirment que l’Iran souhaite clairement que le Hezbollah reste armé. Cela rend le parti moins enclin à faire des concessions sur le plan intérieur libanais où les critiques à l’égard de son rôle ont refait surface avec force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais, fortement soutenu par la communauté internationale, souhaite désarmer le Hezbollah et mène également des négociations à Washington avec Israël sous supervision américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah s’oppose à ces négociations auxquelles il ne participe pas et considère tout accord conclu entre les deux gouvernements comme une<em> «trahison»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y81gqzPKZy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/">Le Hezbollah en pleine restructuration financière !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Hezbollah en pleine restructuration financière ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/embed/#?secret=NFcWsm5p6o#?secret=Y81gqzPKZy" data-secret="Y81gqzPKZy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement libanais contourné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais s’était engagé à empêcher le Hezbollah d’opérer dans les zones pilotes* du sud et à poursuivre ses efforts de désarmement du groupe. Mais l’accord américano-iranien stipule un cessez-le-feu total, ce qui a compromis les efforts initiaux de Beyrouth.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance du Hezbollah a également été renforcée par l’initiative directe de Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt ce mois-ci, le président américain a déclaré avoir discuté avec le Hezbollah via des intermédiaires, une première pour un président américain étant donné que le mouvement est classé terroriste par Washington.&nbsp; <em>«Ils considèrent cela comme une victoire majeure»</em>, a confié une source proche du Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de cela, les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais restent tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables du Hezbollah ont toutefois affirmé publiquement ces derniers jours qu&rsquo;ils ne cherchaient pas à renverser le gouvernement. <em>«Parler de désarmement est désormais quasiment impossible»</em>, a déclaré Blanford.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines actions du Hezbollah dépendront probablement du comportement d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’annonce de l’accord, Israël a poursuivi ses frappes aériennes tandis que le Hezbollah a riposté en tirant sur les forces israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question la plus importante demeure la présence des forces israéliennes au Sud-Liban, où elles contrôlent actuellement des centaines de kilomètres carrés après avoir détruit des dizaines de villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que le maintien de l’occupation du Sud par Israël constituait une violation de l’accord, tandis que le Hezbollah a affirmé qu’il poursuivrait le combat tant que l’occupation se poursuivrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu a annoncé que l’armée israélienne resterait à l’intérieur de la <em>«zone de sécurité»</em> au Sud-Liban <em>«aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord d’Israël»</em>. Il a ajouté : <em>«L’Iran voulait que nous nous retirions de là et cela ne s’est pas produit. J’ai été très ferme sur cette question et je pense que nos amis américains respectent cette fermeté et cette détermination»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, le projet d’accord publié mercredi par les États-Unis stipule que Washington et Téhéran garantiraient <em>«l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La base populaire du Hezbollah a été la plus durement touchée par les opérations israéliennes au Sud-Liban. Près de 4 000 personnes ont été tuées, près d’un million déplacées et des dizaines de villages détruits, affectant de manière disproportionnée la communauté chiite du Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers d’autres régions du Liban où diverses communautés locales accusent le Hezbollah d’avoir déclenché une guerre non désirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans bien des cas, cette colère s’est étendue à l’ensemble de la communauté chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la loyauté au sein de la base populaire du Hezbollah n’est pas entamée. Le parti a longtemps exploité les peurs sectaires pour cultiver son image de protecteur de la communauté chiite. <em>«Ils nous ont rendu notre fierté»</em>, a déclaré Mohsen Abou Zeinab.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Les zones pilotes dans le Sud-Liban sont des zones où les Forces armées libanaises (FAL) déploient un contrôle exclusif pour exclure les acteurs non étatiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/">L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’offense des soldats israéliens aux chrétiens au Liban</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/loffense-des-soldats-israeliens-aux-chretiens-au-liban/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 06:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Paolo Borgia]]></category>
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		<category><![CDATA[Yarun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Multiplication des attaques de l'armée israéliennes contre les chrétiens et leurs symboles religieux au Sud Liban. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’invasion du sud du Liban a mis en lumière de nouvelles vidéos d’attaques ou de moqueries envers les symboles chrétiens, tandis que l’armée israélienne «poursuit son enquête» sur une vidéo de 2024 que les soldats ont enregistrée le visage découvert.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Antonio Pita</strong></p>



<span id="more-18778631"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, un soldat israélien a photographié un autre soldat en train de détruire à la hache une statue de Jésus-Christ dans le territoire du sud du Liban occupé par l&rsquo;armée israélienne. Personne n’a considéré cette image comme une preuve ; au contraire, l’un d’eux l’a partagée, se souciant davantage de son audience que des conséquences. En réalité, outre le soldat qui a brisé la statue et celui qui filmait, six autres ont été témoins de la scène sans intervenir ni la signaler à leurs supérieurs. L’image est devenue virale et a suscité une telle indignation internationale que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a publié une déclaration inhabituellement critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée a condamné les deux responsables à un mois de prison et a annoncé prendre des mesures pour <em>«éviter que cela ne se reproduise»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article s’arrêtait là, mais pas au titre. Netanyahu, s’exprimant uniquement en anglais – et non en hébreu –, a étrangement qualifié la statue de Jésus-Christ d’<em>«icône religieuse catholique»</em>. L’armée a diffusé la photo d’une nouvelle croix livrée en remplacement <em>«en pleine coordination avec la communauté locale, l’église et la famille propriétaire de la statue»</em>. Mais elle était nettement plus petite, de style orthodoxe grec (et non maronite, comme le village), et apparaissait appuyée contre un arbre, non installée. Trois jours plus tard, le village recevait une autre croix, plus semblable à l’originale, offerte par les Casques bleus italiens de la Finul, la mission au Sud-Liban. Elle fut accueillie par des applaudissements, au son des cloches et en présence du nonce apostolique au Liban, Paolo Borgia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter d’améliorer l’image d’Israël auprès de ses alliés chrétiens à travers le monde (comme les évangéliques), Netanyahu s’est fait photographier, la même semaine, entouré de soldats chrétiens, généralement des Palestiniens de nationalité israélienne qui choisissent de s’enrôler, même s’ils sont exemptés du service militaire obligatoire.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pjkPzDL3Lv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/jesus-est-palestinien/">Jésus est Palestinien</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jésus est Palestinien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/jesus-est-palestinien/embed/#?secret=RyJSmKvVSZ#?secret=pjkPzDL3Lv" data-secret="pjkPzDL3Lv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Multiplication des insultes aux chrétiens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que Netanyahu ignorait alors, c’est qu’un autre soldat israélien s’était fait photographier dans la même ville, Debel, constituant ainsi une nouvelle insulte aux chrétiens. L’image, apparue la semaine dernière, montre un soldat fumant une cigarette qu’il place dans la bouche d’une statuette de la Vierge Marie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle image, prise quelques semaines auparavant, avait-elle aussi suscité des condamnations, notamment de la part du ministère polonais des Affaires étrangères, mais elle n’avait pas la même viralité, la même puissance et la même force symbolique que la statue de Jésus-Christ brisée ; c’est pourquoi Netanyahu et ses ministres gardent le silence cette fois-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée israélienne a publié un communiqué condamnant l’incident, affirmant le prendre <em>«très au sérieux»</em>, mener une enquête et prendre des mesures disciplinaires internes à l’encontre du soldat. Cependant, interrogée par ce journal, l’armée a refusé de préciser si le soldat avait été suspendu, comme elle l’avait fait pour les deux soldats dans l’affaire précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là encore, il ne s’agit pas d’une image prise clandestinement par un Libanais, mais bien d’une vidéo enregistrée et diffusée par des soldats israéliens eux-mêmes. Depuis 2023, ces derniers ont pris l&rsquo;habitude d’inonder les réseaux sociaux et les groupes Telegram de vidéos et de photos se vantant de la dévastation de Gaza, posant de manière moqueuse à côté de détenus palestiniens menottés, presque nus et les yeux bandés ; tirant sans discernement sur des habitations, pillant maisons et commerces, ou ridiculisant les sous-vêtements féminins retrouvés dans les placards des maisons vidées par le déplacement forcé de leurs habitants. L’armée israélienne a déployé des troupes de Gaza au Liban cette année, comme la brigade Golani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces images, enregistrées principalement à Gaza (depuis l’invasion qui a suivi l’attaque massive du Hamas) et en Cisjordanie, ont eu moins d’impact que celles des villages chrétiens du Liban, la religion majoritaire parmi les principaux alliés d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée a dû s’expliquer le mois dernier au sujet d’une autre image de Debel – pour la troisième fois. Cette fois-ci, il n’y avait aucune offense religieuse, et l’image n’avait pas été diffusée par les soldats eux-mêmes. Il s’agissait d’un enregistrement de caméra de surveillance daté du 24 avril, montrant un bulldozer de l’armée israélienne détruisant une installation de panneaux solaires qui fournissait de l’électricité aux maisons et alimentait les puits de la communauté en eau. Interrogée à ce sujet, l’armée israélienne a déclaré que cet acte <em>«n’est pas conforme à ses valeurs ni à la conduite attendue de ses soldats»</em> et qu’elle avait pris, sans plus de précisions, <em>«les mesures disciplinaires appropriées à l’encontre des réservistes impliqués»</em>. Le soldatn’a pas été arrêté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Debel, avec Rmeish et Ein Ebel, est l’un des trois villages chrétiens (de confession chrétienne, celle des alliés d’Israël lors de son occupation du Sud-Liban entre 1982 et 2000) encore habités dans la zone désormais contrôlée par les troupes israéliennes. L’armée les laisse intacts tandis qu’elle rase progressivement les autres localités, les condamnant ainsi à un dépeuplement définitif. Ces villages ne sont pas le théâtre d’affrontements avec le Hezbollah, qui recrute ses membres parmi la population chiite.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FSWn22xYsR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/anti-semitism-in-the-new-testament-le-christ-contre-les-juifs/">«Anti-semitism in the New Testament» : le Christ contre les juifs ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Anti-semitism in the New Testament» : le Christ contre les juifs ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/anti-semitism-in-the-new-testament-le-christ-contre-les-juifs/embed/#?secret=VwN710GxzO#?secret=FSWn22xYsR" data-secret="FSWn22xYsR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Démolition d&rsquo;un couvent des Sœurs Salvatoriennes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours au Sud-Liban, à Yarun, l’armée a récemment démoli un couvent des Sœurs Salvatoriennes, un ordre religieux melkite (c’est-à-dire gréco-catholique). Ces démolitions sont visibles sur des photographies diffusées par l’archidiocèse et confirmées par les autorités religieuses locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée israélienne a démenti ces allégations, admettant seulement des dégâts involontaires et diffusant la photographie d’un bâtiment intact d’où, selon elle, le Hezbollah libanais avait tiré des roquettes par le passé. Or, d’après Adib Ajaka, responsable de la communauté chrétienne de Yarun, le bâtiment en question est un dispensaire géré par l’Ordre de Malte. Le couvent apparaît aujourd’hui en ruines sur des photographies, et une vidéo semble montrer une pelleteuse en train de le démolir au loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les polémiques ne datent pas d’hier. À Yarun, un conducteur de bulldozer s’est filmé en train de détruire une statue de saint Georges. C’était en 2024, lors du précédent conflit avec le Hezbollah, durant lequel l’armée israélienne avait également envahi la région. À Deir Mimas, une autre ville chrétienne du Sud-Liban, un groupe de soldats de la Brigade Golani a mis en scène (et partagé sur les réseaux sociaux) une parodie de mariage religieux, dans le style des films hollywoodiens. Après le retrait des troupes, ce journaliste a constaté les traces de leur passage : des maisons renversées, des graffitis en hébreu sur les murs, une voiture accidentée remorquée et le monastère endommagé par les bombardements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vidéo du mariage, emplie de rires, est devenue virale, et l&rsquo;armée a dû réagir. Elle a réaffirmé que l’incident était un acte <em>«grave»</em>, faisant l’objet d’une enquête, et contraire aux valeurs de l’armée israélienne, dont les autorités la décrivent souvent comme <em>«la plus morale au monde»</em>. <em>«Les personnes impliquées feront l&rsquo;objet de mesures disciplinaires»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, un an et demi plus tard, ce journal a interrogé le porte-parole de l’armée sur les mesures disciplinaires finalement prises. La réponse fut que l’incident <em>«fait l’objet d&rsquo;un examen et que des mesures disciplinaires seront prises à l’encontre des personnes impliquées»</em>, alors même que toutes apparaissent à visage découvert sur la vidéo. Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’incident reste sous enquête depuis 2024 et sur une éventuelle suspension des soldats, l’armée a refusé de faire d’autres commentaires.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’espagnol</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Source</em> : <a href="https://elpais.com/internacional/2026-05-11/un-cigarrillo-para-la-virgen-maria-o-un-bulldozer-derribando-a-san-jorge-las-otras-ofensas-de-soldados-israelies-a-los-cristianos-en-libano-que-apenas-causaron-ruido.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">El Pais</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uDWoE7U9Uw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/29/la-religion-juive-et-sa-position-envers-les-non-juifs-de-lextermination-des-palestiniens-a-gaza/">‘‘La religion juive et sa position envers les non-juifs’’: de l’extermination des Palestiniens à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La religion juive et sa position envers les non-juifs’’: de l’extermination des Palestiniens à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/29/la-religion-juive-et-sa-position-envers-les-non-juifs-de-lextermination-des-palestiniens-a-gaza/embed/#?secret=ep0k35Kmfc#?secret=uDWoE7U9Uw" data-secret="uDWoE7U9Uw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Le Liban, damné par la géographie, malmené par l’Histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/le-liban-damne-par-la-geographie-malmene-par-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elia Abou Madi]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Jibran Khalil Gibran]]></category>
		<category><![CDATA[Jorge Zaydan]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mikhaïl Naïmy]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui s'émeut du drame du Liban, ce joyau du Moyen-Orient, qui continue de gémir, victime du cynisme, de l’opportunisme et de l’infamie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/le-liban-damne-par-la-geographie-malmene-par-lhistoire/">Le Liban, damné par la géographie, malmené par l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le tumulte de la guerre au Moyen-Orient, peu de voix attendries s’élèvent pour exprimer leurs émois en faveur de ce pauvre petit pays qu’est le Liban, ce joyau du Moyen-Orient, damné par la géographie, malmené par l’Histoire et qui continue de gémir, victime du cynisme, de l’opportunisme et de l’infamie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salah El Gharbi *</strong></p>



<span id="more-18517787"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En lisant les commentaires sur les réseaux sociaux, on a le sentiment que les téléspectateurs, assis confortablement sur leurs canapés, confondent entre un téléjournal où le drame de la guerre, avec son lot de brutalité et de victimes innocentes et le spectacle d’un match de foot où l’on est amené à vibrer pour l’équipe chère à notre cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez ces commentateurs, le spectacle poignant de ces familles libanaises, avec femmes et enfants, désertant leurs logements, condamnés à errer, désespérément, sur les routes, à la recherche de lieux sûrs, où s’abriter, c’était à peine si l’on y accorde de l’attention. Pour eux, ce qui comptait le plus, c’était d’apprendre que les roquettes ou les drones, lancés par Hezbollah, avaient bel et bien réussi à atteindre leurs cibles, provoquant des dégâts chez <em>«l’Ennemi»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le sort de ces centaines de milliers de pauvres gens, qui n’avaient rien demandé et qui ne cherchaient qu’à vivre en paix, dans des conditions dignes, ne nous émeut guère. À quelques milliers de kilomètres du lieu de ces drames humains, au chaud, sirotant notre boisson préférée, on se laisse émerveiller par <em>«le courage et l’audace de ces Combattants d’Allah»</em>, qui narguaient l’<em>«Ennemi»</em>. Les enjeux politiques, économiques pour le Liban, les motivations idéologiques des uns et des autres, les intérêts financiers et stratégiques qui lient ces <em>«militants»</em> à l’<em>«État des Mollahs»</em>, ces fous de Dieu, on n’a rien à cirer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Damné par la géographie, malmené par l’Histoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pas de voix attendries pour exprimer leurs émois en faveur de ce pauvre petit pays qu’est le Liban, ce joyau du Moyen-Orient, damné par la géographie, malmené par l’Histoire et qui continue de gémir, victime du cynisme, de l’opportunisme et de l’infamie. Pourtant, créé par les Français, en 1920, séparé du mont Liban de la Syrie, le nouveau pays était censé protéger une communauté chrétienne pacifique, ouverte et dynamique qui, grâce à sa proximité avec l’Occident, allait être le creuset de la renaissance intellectuelle et littéraire du monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibran Khalil Gibran, Jorge Zaydan, Elia Abou Madi, Mikhaïl Naïmy…, c’était avec eux, qu’une nouvelle sensibilité littéraire, au début du siècle dernier, allait enchanter les lecteurs arabes, alimenter l’inspiration de toute une génération de créateurs et contribuer à la familiariser avec des valeurs nouvelles comme la tolérance et l’humanisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, j’ai encore souvenir qu’un jour, jeune élève, j’étais en train de lire ‘‘<em>La Belle de Karbala</em>’’, un roman de Jorge Zaydan, quand, soudain, bouleversé par un passage qui rendait compte de l’atroce meurtre de Houssein, le petit-fils du prophète, au cours de la bataille de Karbala, j’eus du mal à retenir mes larmes tellement la séquence était bouleversante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, j’ai appris à mon insu, l’extraordinaire pouvoir de la littérature et comment une scène écrite par un chrétien maronite, mettant en scène le tragique meurtre d’un grand symbole de l’Islam chiite, était parvenue à attendrir le jeune agnostique en herbes que j’étais, jusqu’à le faire pleurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hélas, cette dynamique intellectuelle et culturelle humaniste allait, peu à peu, s’étioler, et cet esprit de tolérance et cette fraternité qui transcendaient les barrières confessionnelles ne tardèrent pas à être sacrifiées sur l’autel de la cupidité, de la lâcheté et de la barbarie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">État à la ramasse et population meurtrie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le fragile équilibre interconfessionnel finit, en 1948, par être bousculé par l’Histoire, avec l’exode de plus de 700 000 palestiniens, fuyant les actions d’intimidation et de terreur orchestrées par les activistes sionistes. Et la migration de cette population de civils, mais aussi de combattants, allait bouleverser, immanquablement, le fragile équilibre, aussi bien politique qu’interconfessionnel, de ce malheureux petit pays. Et ce bouleversement démographique ne tarda pas à engendrer un nouvel équilibre militaro-politique, à faire ressurgir les vieux démons de l’antagonisme confessionnel et à déstabiliser l’entente générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Obsédés par la haine que nous nourrissons pour l’<em>«Ennemi»</em>, on n’est pas regardants sur les enjeux, ni sur les intérêts complexes, souvent crapuleux, des uns et des autres, sourds aux voix de la détresse des petites gens. Tant qu’on est au chaud, on continue à applaudir les combattants du <em>«Parti d’Allah»</em>, vociférer contre les Israéliens et cautionner ceux qui, parmi les libanais et au nom de la <em>«Résistance»</em>, prennent en otage, politiquement et militairement, un État à la ramasse et une population impuissante, déboussolée et meurtrie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ecrivain. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AHPdA44izR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/11/ces-tunisiens-qui-soutiennent-le-hezbollah-libanais/">Ces Tunisiens qui soutiennent le Hezbollah libanais</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ces Tunisiens qui soutiennent le Hezbollah libanais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/11/ces-tunisiens-qui-soutiennent-le-hezbollah-libanais/embed/#?secret=vzsJPflhYN#?secret=AHPdA44izR" data-secret="AHPdA44izR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/le-liban-damne-par-la-geographie-malmene-par-lhistoire/">Le Liban, damné par la géographie, malmené par l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Target Iran’’ &#124; L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 07:31:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[programme nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[Scott Ritter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée par le président Bush fils. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/">‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur de ‘‘Target Iran’’, Scott Ritter, est un ex-officier des services de renseignements des Marines américains, en Irak lors de la guerre du Golfe, devenu inspecteur des Nations-Unies en Irak entre 1994 et 1998. Son livre publié en 2006, s’est avéré prophétique. Ainsi la campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée dans ses moindres détails par l’administration du président Bush fils immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001, lorsqu’il avait désigné les pays composant l’axe du mal, l’Irak, l’Iran, et la Corée du Nord, puis défini la nouvelle doctrine américaine de défense, celle de la guerre préventive,&nbsp;qu’Israël n’avait jamais cessé d’appliquer depuis sa création en 1948.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-18517201"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier élément de l’axe du mal de Bush,&nbsp;la Corée du Nord, finit par quitter le traité de non-prolifération nucléaire lorsqu’il apparut évident à son président que l’aide économique promise à son pays contre l’abandon de son programme nucléaire n’était qu’un chantage déguisé destiné à lui faire quitter le pouvoir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que la Corée du Nord n’étant pas un Etat riche n’intéressait que peu l’administration américaine qui estimait les troupes dont elle disposait en Corée du Sud suffisantes pour brider les gesticulations belliqueuses du voisin nordiste dont on avait appris à s’accommoder des quelques essais balistiques ou nucléaires comme autant de nuisances ennuyeuses mais sans conséquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran dans le viseur depuis 1994</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Etats Unis et Israël avaient déjà l’Iran dans le viseur depuis 1994 lorsque les Iraniens avaient tenté de se fournir en missiles sur le marché ex soviétique après l’implosion de l’Union Soviétique, puis essayé une collaboration dans les domaines balistique et nucléaire avec la Corée du Nord qui avait finalement tourné court.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, l’Etat sioniste depuis cette époque, grâce à ses puissants relais américains, en utilisant comme relais un soi-disant Conseil de la résistance iranienne pourtant investi par une organisation labellisée terroriste par le Département d’Etat , Mujahedin Khalq, n’a cessé d’attirer l’attention sur les dangers selon lui représentés par le programme nucléaire iranien visant à développer la bombe atomique, particulièrement lorsque l’administration américaine a commencé en 2002 à préparer son opinion publique à une prochaine campagne militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, les Israéliens étaient parfaitement conscients que l’Irak ne représentait plus aucune menace militaire crédible, mais les gesticulations guerrières de leur puissant allié dans l’après 11-Septembre et la frénésie de la guerre mondiale contre le terrorisme concordaient avec leurs desseins, non seulement d’interrompre le programme nucléaire iranien, mais aussi et surtout d’abattre le régime des Mollahs. Et à ce titre l’invasion de l’Irak en 2003 et la chute de Saddam Hussein avaient constitué le précédent nécessaire, par l’usage d’une campagne de désinformation aussi massive que les armes de destruction en servant de prétexte et finalement demeurées introuvables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or depuis l’occupation de ce pays, il apparaissait que le régime iranien voisin de l’Irak constituerait inévitablement la prochaine cible du bellicisme américain. D’autant que l’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, commençait sur la question de l’enrichissement de son uranium à avoir maille à partir avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aiguillonnés par l’administration américaine et son bouillant représentant à l’Onu, le néo-conservateur John Bolton, auteur de la fameuse étude dite <em>‘‘American New Century’’</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran avait accepté de se soumettre aux inspections de l’AIEA parce que la Troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne, et l’Allemagne, lui avaient reconnu par la déclaration de Téhéran le droit à disposer du nucléaire, conformément aux lois internationales qui n’excluaient pas l’enrichissement du combustible. Néanmoins, ils en avaient demandé l’arrêt, étant susceptible de conduire à la production de la bombe atomique, en assurant qu’en échange ils collaboreraient au programme nucléaire iranien, qu’ils établiraient avec le pays des relations commerciales sans restriction, tout en facilitant son adhésion à l’Organisation internationale du commerce (OIC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’était compter sans la détermination américano-israélienne de torpiller tout effort de conciliation, d’abord en niant les droits&nbsp;de l’Iran, en prenant comme prétexte l’existence d’un programme nucléaire secret dont l’AIEA n’aurait pas connaissance, avec pour preuves les traces d’uranium fortement enrichi détectés par les inspecteurs ainsi que la disparition d’un kilo et demi de combustible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tandem américano-israélien exigeait de l’AIEA le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’Onu afin que ce dernier prenne les mesures de rétorsion nécessaires, pouvant aller comme dans le cas de l’Irak à l’intervention militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or pour l’Agence l’Iran avait certes tenté de dissimuler certains aspects de son programme, mais rien dans le droit international ne lui faisait obligation de se soumettre aux inspections auxquelles d’une manière générale il avait collaboré sans jamais renoncer à la possibilité d’y mettre fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins ce que demandaient les Américains c’était d’apporter la preuve que l’Iran n’était pas en train d’acquérir l’arme nucléaire, et naturellement l’Agence n’était pas en mesure de le faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un climat de défiance générale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, il est apparu que l’intransigeance américano-israélienne sur le nucléaire avait pour objectif d’instaurer le climat de défiance générale qui conduirait comme dans le cas précédent à l’intervention militaire et au remplacement du régime iranien par un autre, soumis et prooccidental ; au nom de la libération du peuple de ses oppresseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant ce plan de déstabilisation fut mis à mal par les difficultés rencontrées par les occupations en Irak et en Afghanistan, devenues rapidement impopulaires en Amérique même et occasionnant des pertes humaines et matérielles exorbitantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions il est apparu que la campagne envisagée contre le troisième élément de l’axe du mal était au-dessus des forces à la disposition d’une administration aussi belliciste que celle de Bush fils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins la résistance en Irak fut portée au passif du régime iranien qui en fut tenu pour responsable, tout comme il le fut lorsque le Hezbollah s’opposa victorieusement à l’invasion israélienne, d’abord en obligeant les envahisseurs à évacuer le sud Liban après 18 ans d’occupation en 2000, ensuite en les empêchant de le réoccuper en 2006 lors de la guerre des 33 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que l’Iran, en plus du contentieux sur le nucléaire fut dès lors considéré par le Lobby sioniste et ses alliés néoconservateurs américains comme la tête de tous les mouvements de résistance contre l’occupation américano-sioniste, dans les différents pays occupés, qu’il conviendrait d’écraser préalablement pour établir le nouveau Moyen-Orient sous pavillon israélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde vers l’abime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre s’est conclu sur la nécessité pour l’Amérique de dissocier ses intérêts de ceux d’Israël et de mettre un terme à l’influence néfaste du lobby pro-israélien sur la politique américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, c’est en tenant compte de l’importance de l’Iran que le président Obama préféra en 2015, en collaborant avec les Européens, résoudre la question du nucléaire dans ce pays par le Plan d’action globale conjoint, un contrôle international en échange d’une levée progressive des sanctions économiques, en dépit des véhémentes protestations de Netanyahou. Ce à quoi Obama aurait répondu&nbsp;; <em>«si on ne le fait pas ce sera la guerre et les missiles iraniens pleuvront sur Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier ministre israélien eut le dernier mot lorsque Donald Trump se retira de l’accord conclu par son prédécesseur en aggravant les sanctions internationales. Et il finit par l’entraîner dans une guerre qu’aucun intérêt américain ne justifiait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous en sommes actuellement à une trêve de cinq jours dont rien ne dit qu’elle sera définitive et à de nouvelles négociations. Lorsqu’on a vu la tournure prise par les précédentes, on ne peut pas être très optimistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain aurait-il pris la mesure des dégâts causés à l’économie de son propre pays par la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures consécutive à la fermeture du Détroit d’Ormuz ? Même le bombardement de la centrale nucléaire de Dimona ne semble pas avoir mis fin à la folie meurtrière d’un premier ministre israélien probablement en proie à un syndrome de Massada évolué. Jusqu’à quand une poignée de sionistes criminels auront ils toute latitude de conduire le monde vers l’abime ? </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Target Iran: The Truth About the White House&rsquo;s Plans for Regime Change’’, de Scott Ritter, Nation Books, 12 septembre 2006, 316 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S0rD40bZSt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/embed/#?secret=U2efW1iRD4#?secret=S0rD40bZSt" data-secret="S0rD40bZSt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 06:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Axe de la Résistance]]></category>
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		<category><![CDATA[Hassan Nasrallah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des commandants iraniens ont aidé le Hezbollah à réarmer, à ré-entraîner et à réorganiser son personnel militaire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/">L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chassez le Hezbollah, il revient au galop ! Alors que tout le monde le croyait agonisant, le Hezbollah a entrepris une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restructuration financière</a>. Concomitamment, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a reconstruit le commandement militaire du Hezbollah après les lourdes pertes subies face à Israël en 2024. Le mouvement libanais surnommé «le joyau de la couronne» de l’Axe de la Résistance a pu ainsi panser ses plaies et se relever vaille que vaille. </em></strong><em>(Photo : Le Hezbollah poursuit ses attaques contre le nord d&rsquo;Israël). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18509229"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/how-irans-irgc-rebooted-lebanons-hezbollah-be-ready-war-2026-03-21/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> a révélé dans une enquête se basant sur deux sources proches du CGRI que le commandement du Hezbollah a été renforcé par l’intégration d’officiers iraniens avant de procéder à une restructuration totale du mouvement libanais et d’élaborer des plans pour la guerre qu’il mène actuellement aux côtés de Téhéran. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit de la première restructuration de ce type au sein du Hezbollah, organisation chiite fondée par le CGRI en 1982.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération témoigne d’une approche directe et intensive après la douloureuse guerre de 2024 qui a notamment vu l’assassinat de son chef Hassan Nasrallah et d’autres hauts commandants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’investissement iranien s’est avéré payant, puisque le Hezbollah a pu reconstituer ses capacités de combat à temps pour s’engager dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés de Téhéran après avoir été attaqué par les États-Unis et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reuters avait déjà rapporté début mars que le Hezbollah considérait une nouvelle guerre comme inévitable et s’y préparait depuis des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette enquête de l’agence met en lumière le rôle du CGRI dans ces préparatifs en se basant sur les témoignages de six sources anonymes ainsi que d’un expert du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recyclage des combattants et supervision du réarmement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux sources proches des activités du CGRI ont indiqué que les Gardiens, étroitement impliqués auprès du Hezbollah depuis sa création, ont dépêché des officiers pour recycler ses combattants et superviser son réarmement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles ont ajouté que des officiers du CGRI ont également restructuré les structures de commandement du Hezbollah, infiltrées par les services de renseignement israéliens, un facteur qui a permis à Israël d’assassiner plusieurs dirigeants du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré le 12 mars que le Hezbollah demeurait une force importante et dangereuse malgré les pertes subies ces trois dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son entrée en guerre le 2 mars, le Hezbollah a tiré des centaines de roquettes sur Israël, provoquant une offensive israélienne qui a fait plus de 1 000 morts au Liban. Les combattants du groupe affrontent les soldats israéliens dans le sud du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore comment le Hezbollah, dont la puissance a diminué depuis son apogée il y a quelques années, réagirait à une invasion israélienne de grande ampleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bureau de presse du Hezbollah, le ministère iranien des Affaires étrangères et le cabinet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’ont pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier, Netanyahu avait déclaré que le Hezbollah s’efforçait de se réarmer et de reconstruire son infrastructure avec le soutien de l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Démantèlement de la structure pyramidale&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon deux sources, des officiers des Gardiens de la révolution chargés d’assister le Hezbollah sont arrivés peu après le cessez-le-feu de novembre 2024 et ont commencé leurs opérations malgré la poursuite des frappes israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une d’elles a précisé que l’opération mobilisait une centaine d’officiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les changements mis en œuvre sous leur direction, on note le remplacement d’une structure de commandement pyramidale par un système décentralisé composé de petites unités ayant une connaissance limitée des opérations des autres, ce qui contribue à maintenir le secret des opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sources ont ajouté que les officiers des Gardiens de la révolution ont également élaboré des plans pour des attaques simultanées de missiles contre Israël lancées depuis l’Iran et le Liban, un scénario mis en œuvre pour la première fois le 11 mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une source sécuritaire libanaise de haut rang a déclaré que des commandants iraniens ont aidé le Hezbollah à réentraîner et à réorganiser son personnel militaire, ajoutant qu’à son avis, les Iraniens sont davantage impliqués dans la gestion du rythme du conflit actuel que dans le choix des cibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre source proche du dossier a indiqué que les Gardiens de la révolution avaient dépêché des officiers au Liban en 2024 afin de mener une évaluation complète du Hezbollah après la guerre et avaient pris en charge la supervision directe de sa branche militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux autres sources ont affirmé que les Gardiens de la révolution avaient également introduit des conseillers spéciaux au sein du Hezbollah l’année dernière pour l’aider à gérer ses affaires militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Andreas Krieg, maître de conférences au département d’études de sécurité du King&rsquo;s College de Londres, a déclaré que les Gardiens de la révolution avaient restructuré le Hezbollah en un système plus décentralisé, contrairement à la structure politique hiérarchique qui s’était formée autour de Nasrallah avant sa mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté : <em>«Ce modèle décentralisé mis en place aujourd’hui est assez similaire à ce qu’était le Hezbollah dans les années 1980 à savoir de très petites cellules»</em>. Il l’a décrit comme une <em>«défense en mosaïque»</em>, également utilisée par les Gardiens de la révolution actuellement en Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Liban demande le départ des GGRI</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts des Gardiens de la révolution ont coïncidé avec la campagne du gouvernement libanais et de son armée, soutenue par les États-Unis, pour désarmer le Hezbollah, soulignant ainsi les difficultés considérables rencontrées pour atteindre cet objectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un responsable libanais qui s&rsquo;est confié à Reuters, le Liban estime qu’entre 100 et 150 Iraniens présents dans le pays entretiennent des liens avec le gouvernement iranien qui dépassent le cadre des missions diplomatiques traditionnelles, notamment avec les Gardiens de la révolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable a indiqué que le gouvernement avait demandé à ces personnes de quitter le Liban début mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux sources proches des activités des Gardiens de la révolution ont affirmé que des officiers de ce corps figuraient parmi les plus de 150 Iraniens ayant quitté Beyrouth à bord d’un vol pour la Russie le 7 mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des membres des Gardiens de la révolution comptent parmi les quelque 500 personnes tuées lors d’attaques israéliennes au Liban durant les 15 mois séparant le cessez-le-feu de 2014 du début du nouveau conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une douzaine d’autres personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, notamment lors d’une attaque contre un hôtel de Beyrouth le 8 mars, selon ces mêmes sources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CGRI entretient des liens étroits avec le Hezbollah depuis sa fondation dans la vallée de la Bekaa, à l’est du pays, afin d’exporter la révolution islamique iranienne et de contrer les forces israéliennes qui avaient envahi le Liban en 1982.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qassem Soleimani, commandant éminent du CGRI tué en 2020 par une frappe de drone américaine, a collaboré avec Nasrallah durant la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël. Lorsque des frappes aériennes israéliennes ont coûté la vie à Nasrallah dans sa cachette de la banlieue sud de Beyrouth, un général iranien figurait parmi les victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Guerre d’Iran &#124; La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 08:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le début de la guerre d’Iran, l'Europe a peur de voir des vagues migratoires déferler sur le continent. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis le début de la guerre d’Iran, il n’y a pas que la flambée des prix du carburant, le risque de récession et les perturbations des chaînes d’approvisionnement qui inquiètent les pays européens, il y a aussi la peur de voir des vagues migratoires déferler sur l’Europe surtout que la thématique migratoire est l’alpha et l’oméga du débat public dans ces pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18500088"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’afflux massif de migrants en Europe il y a dix ans en pleine guerre civile syrienne a favorisé la montée de l’extrême droite qui a beaucoup instrumentalisé le sujet. Aujourd’hui, les dirigeants européens craignent que la guerre d’Iran ne déclenche une nouvelle crise migratoire et ont commencé à prendre des mesures préventives, indiquent Ben Hubbard, Jim Tankersley et Jeanna Smialek dans leur enquête publiée dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/18/world/europe/iran-war-refugees-turkey.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus le conflit en Iran s’éternise, plus les responsables européens s’inquiètent d’une possible nouvelle crise des réfugiés. Cette inquiétude alimente des scénarios alarmants et des consultations diplomatiques discrètes sur les moyens d’empêcher une nouvelle vague migratoire de déstabiliser l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces préparatifs incluent des consultations entre les responsables de l’UE et la Turquie, qui constitue une barrière géographique entre l’Iran et l’Europe et qui, il y a dix ans, a servi de voie de transit à plus d’un million de migrants arrivés par la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discussions se sont intensifiées deux jours après le début du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’un entretien téléphonique, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a assuré au commissaire européen à la Migration Magnus Brunner que la Turquie œuvrait pour éviter que le scénario précédent ne se reproduise. Il a déclaré que les autorités avaient renforcé les contrôles à la frontière turco-iranienne et coopéreraient avec l’Europe pour prévenir toute nouvelle vague de réfugiés, selon une interview ultérieure de M. Brunner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crainte d’une potentielle crise migratoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux parties se sont entendues sur le fait que si l’attaque américano-israélienne restait limitée, ses répercussions pourraient être contenues. Cependant, si les frappes s’intensifiaient et que l’Iran était déstabilisé, des exodes pourraient avoir lieu, selon des responsables européens et turcs ayant eu connaissance de la conversation et s’exprimant sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inquiétude face à une potentielle crise migratoire s’ajoute à la liste croissante des répercussions mondiales de la guerre d’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout dans le monde, les dirigeants et les citoyens sont confrontés à la flambée des prix du carburant, aux avertissements de récession et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. En Europe, cette inquiétude est exacerbée par la crainte d’une nouvelle vague populiste due à un nouvel afflux de réfugiés, un facteur qui a renforcé les partis d’extrême droite anti-immigration au cours de la dernière décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conversation entre Brunner et Fidan, le 2 mars, était préliminaire et n’a débouché sur aucune nouvelle mesure concrète pour se préparer à une éventuelle augmentation des migrations, selon des diplomates européens et des responsables turcs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, plus de deux semaines après le début du conflit, aucun signe n’indiquait que des Iraniens –ou des Afghans résidant en Iran – se rassemblaient à la frontière turque pour fuir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vagues de réfugiés mettent souvent des années à atteindre leur pic. Après le déclenchement de la guerre civile syrienne en 2011, il a fallu près de quatre ans avant que la migration syrienne vers l’Europe n’atteigne un niveau critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais à mesure que la guerre s’éternise, les responsables européens s’inquiètent de plus en plus de ce scénario, notamment après l’escalade des combats entre Israël et le Hezbollah, qui a provoqué un exode massif du sud du Liban.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Allemagne retient son souffle </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous ne voulons pas d’un scénario comme celui de la Syrie»</em>, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz à un auditoire à Munich une semaine après le début de la guerre avant d’ajouter :<em>«Nous avons tout intérêt à éviter un nouvel afflux de réfugiés de la région»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a exprimé des préoccupations similaires après sa rencontre, la semaine dernière, avec le Premier ministre tchèque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 15 mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux dirigeants des 27 États membres axée sur la question migratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a écrit que le conflit a déjà entraîné le déplacement interne de millions de personnes notamment en Iran et au Liban, ajoutant que si les réfugiés n’ont pas encore afflué vers l’UE, l’avenir demeure incertain. Elle a ajouté que les dirigeants devraient utiliser tous les outils diplomatiques à leur disposition en matière de migration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe reste profondément marquée par les réactions politiques qui ont accompagné l’afflux de réfugiés de 2014-2016, lorsque des migrants originaires de pays comme la Syrie et l’Afghanistan ont afflué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, l’Europe a renforcé ses contrôles aux frontières et incité des pays de transit comme la Turquie à jouer le rôle de garde-frontières. Cependant, ces mesures sont arrivées trop tard et n’ont pas empêché la montée en puissance de partis d’extrême droite anti-immigration dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) jouit actuellement d’une popularité considérable et se retrouve au coude à coude avec la CDU -parti de Merz- dans les sondages et ce, malgré des mesures telles que le renforcement des contrôles aux frontières en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le flux migratoire vers l’Europe et l’Allemagne a fortement diminué depuis 2017 et cette tendance s’est poursuivie les années suivantes. L’agence européenne des frontières Frontex a indiqué que les passages illégaux de frontières ont diminué de 25% en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la crise migratoire d’il y a dix ans, les Européens ont accusé la Turquie de fermer les yeux sur le trafic d’êtres humains entre la Turquie et la Grèce. Les passeurs agissaient alors en toute impunité sur les côtes turques, jusqu’à ce que les dirigeants européens acceptent de débloquer des milliards de dollars d’aide au gouvernement turc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les dirigeants européens semblent déterminés à éviter que ce scénario ne se reproduise. L’entretien téléphonique entre Fidan et Brunner fait suite à une coordination intensive entre Ursula von der Leyen et les dirigeants du Moyen-Orient au cours du week-end.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Turquie se prépare au pire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables turcs et européens au fait de la situation ont déclaré que toutes les parties partagent l’inquiétude d’une nouvelle vague migratoire, même si aucun plan de réponse commune n’a encore été élaboré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre turc de l’Intérieur Mustafa Çiftçi a déclaré que son gouvernement avait préparé trois plans d’urgence pour faire face à d’éventuels afflux de migrants liés à la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces plans prévoient la création de zones tampons à la frontière pour héberger les réfugiés et, en cas d’afflux massif, la possibilité de les laisser traverser la frontière vers la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a qualifié cette dernière option de <em>«dernier recours»</em>, ajoutant que la Turquie pourrait initialement accueillir environ 90 000 personnes dans des camps de tentes et des logements temporaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De par sa proximité avec les zones de conflit au Moyen-Orient et en Asie, la Turquie accueille l’une des plus importantes populations de réfugiés au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre civile syrienne a provoqué un afflux massif de réfugiés à travers sa longue frontière, exerçant une pression immense sur les communautés d’accueil. Selon le HCR, le nombre de réfugiés syriens enregistrés en Turquie est tombé à 2,3 millions, contre un pic de 3,7 millions en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence d’un si grand nombre de réfugiés constitue un sujet politique sensible pour le gouvernement turc qui a renforcé ses contrôles frontaliers afin de prévenir de nouveaux afflux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en cours en Iran pourrait également déstabiliser plus de 760 000 réfugiés à l’intérieur du pays, majoritairement afghans, selon les données du HCR.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/guerre-diran-la-peur-bleue-de-leurope-des-flux-migratoires/">Guerre d’Iran | La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La guerre des illusions au Moyen-Orient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre israélo-américaine contre l'Iran met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et internationales. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il est des guerres qui naissent d’une nécessité stratégique, et d’autres qui prennent forme dans l’ombre des illusions. La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran qui s’est ouverte semble appartenir à cette seconde catégorie. À peine déclenchée, elle révèle déjà une accumulation de certitudes fragiles, de paris stratégiques hasardeux et de doctrines héritées d’un autre temps. Washington poursuit l’objectif d’une transformation politique imposée par la force en espérant provoquer un changement de régime à Téhéran, tandis qu’Israël agit au nom d’une refonte durable de son environnement régional.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18443057"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient a toujours été le théâtre de projets géopolitiques visant à le transformer ou le redessiner. La guerre actuelle met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et même internationales — qui, combinées, transforment un calcul de puissance en un conflit dont nul ne semble aujourd’hui maîtriser les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme jadis l’Empire perse — vaste puissance s’étendant de l’Inde à la Méditerranée — se dressa face à l’ambition d’Alexandre Le Grand, comme l’Empire ottoman résista aux entreprises britanniques, comme l’Amérique s’est heurtée aux montagnes afghanes, l’Orient rappelle sans cesse la même leçon, qu’il n’est pas un échiquier que l’on redessine à volonté. C’est une terre ancienne, faite d’empires, de peuples et de mémoires profondes — un sable mouvant qui finit toujours par engloutir ceux qui croient pouvoir le dompter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion américaine du changement de régime par la force</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première illusion est américaine. Elle s’inscrit dans une conviction que l’usage de la force provoque un changement politique rapide et fait naître spontanément des <em>«démocraties»</em> dociles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’Irak en 2003 jusqu’à la Libye en 2011, l’hypothèse implicite est la même, il suffit de frapper un régime autoritaire suffisamment fort pour le désorganiser, et les sociétés locales finiront par produire d’elles-mêmes un nouvel ordre politique plus favorable aux Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les prétextes évoqués pour déclencher la guerre contre l’Iran, rien ne prouve que le président Trump se soucie de la démocratie ou du peuple iranien, ou des peuples d’autres pays opprimés par des autocrates ou des dictateurs dont certains comptent parmi ses amis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée que la décapitation du pouvoir iranien, combinée à des frappes massives et à une pression économique extrême – depuis près de cinquante ans – pourrait provoquer une crise interne majeure du régime, a constitué l’un des paris implicites de l’escalade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réalité au Moyen Orient est presque inverse. Les sociétés confrontées à une attaque extérieure ont souvent tendance à se rallier à l’État, même lorsque ce dernier est contesté. En Iran, les premiers effets du conflit semblent confirmer ce schéma. Les bombardements n’ont pas provoqué l’effondrement du régime ; ils ont au contraire marginalisé l’opposition interne et renforcé le réflexe de défense nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette première illusion s’en ajoute une seconde, plus lourde de conséquences, la croyance que la guerre peut rester un instrument politique contrôlable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute stratégie militaire repose sur une hypothèse implicite de sortie. Or la confrontation actuelle révèle l’érosion profonde de la confiance iranienne dans tout processus de négociation avec les Etats-Unis. Les cycles répétés de pourparlers, brusquement interrompus par des actions militaires de Washington, ont laissé une empreinte durable, aux yeux de Téhéran, la parole américaine n’est plus crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, toute tentative de dialogue peut être interprétée comme une manœuvre tactique plutôt que comme une véritable ouverture diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi se met en place un mécanisme redouté, plus la guerre se prolonge, plus il devient difficile de trouver un interlocuteur crédible pour y mettre fin, les principaux dirigeants ayant été éliminés physiquement, le vide politique rend toute négociation non seulement improbable, mais suspecte par avance. Trump peut toujours siffler la fin de la partie, en déclarant <em>«sa»</em> victoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion israélienne de remodeler le Moyen-Orient par la force</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté israélien, l’illusion est d’une autre nature, plus ancienne et plus ambitieuse. Elle relève d’une doctrine stratégique profondément ancrée, la conviction que le pays peut, par une série d’attaques militaires décisives portées aux autres, transformer durablement son environnement régional et <em>«changer le visage du Moyen-Orient»</em>, selon la formule récurrente de Netanyahu. Cette vision remonte aux analyses formulées dans les années 1980 et 1990, depuis les réflexions d’Oded Yinon jusqu’au rapport <em>A Clean Break</em>. Elle repose sur l’idée que l’affaiblissement militaire de ce que certains qualifient d’<em>«axe de la résistance»</em> pourrait, à terme, ouvrir la voie à un nouvel équilibre régional plus favorable à Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette lecture, le Moyen-Orient demeure marqué par la fragilité de structures étatiques souvent issues des héritages coloniaux et traversées par de profondes lignes de fracture ethniques, religieuses ou communautaires. L’hypothèse implicite est que l’exploitation ou l’accentuation de ces dynamiques internes pourrait contribuer à redessiner l’environnement géopolitique régional de manière à réduire durablement les menaces pesant sur la sécurité d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une telle logique, cela pourrait susciter l’inquiétude d’autres puissances régionales, qui pourraient redouter qu’une dynamique de recomposition ne finisse par affecter l’ensemble du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des États comme l’Égypte ou la Turquie, dont la stabilité repose sur des équilibres politiques et territoriaux complexes, pourraient difficilement rester indifférents à toute dynamique régionale qui banaliserait l’idée d’une recomposition des États du Moyen-Orient le long de lignes identitaires ou confessionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette ambition porte en elle des risques abyssaux et des limites structurelles, car la supériorité technologique et aérienne peut briser des armées, paralyser des infrastructures et éliminer des chefs ; elle ne refaçonne pas les nations ni les âmes. Le risque majeur est celui du boomerang stratégique, un Iran humilié mais uni dans le martyre, un Hezbollah régénéré, une radicalisation régionale qui alimentera de nouvelles générations de résistance asymétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les limites sont plus profondes encore, les bombardements n’ont jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, renversé durablement un régime déterminé ni fait naître l’ordre espéré. Ils durcissent au contraire les sociétés, transforment les dictatures en symboles nationaux et épuisent l’agresseur lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire géopolitique est impitoyable, aucun empire n’a jamais réussi à imposer durablement sa volonté à l’Orient, par la seule force des armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car frapper l’Iran aujourd’hui, c’est réveiller la Perse éternelle, celle qui a vu passer Cyrus, Darius, les Sassanides, les Safavides… et qui sourit encore devant les empires éphémères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient n’est pas seulement un espace stratégique ; c’est aussi un espace de mémoires, d’identités et de récits historiques profondément enracinés. Les guerres y modifient les équilibres de puissance, mais elles ne transforment pas les imaginaires collectifs qui structurent les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une région façonnée par des siècles de conflits et de rivalités, la paix n’est pas une concession mais l’expression la plus élevée de la stratégie. Les guerres peuvent déplacer des frontières, elles ne transforment jamais les sociétés. Seule la paix a la capacité de modifier les perceptions, de reconstruire les imaginaires politiques et de créer les conditions d’un ordre durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Moyen-Orient épuisé par les cycles de violence, la véritable audace est bien de rendre enfin possible la prochaine paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion du parapluie sécuritaire américain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre révèle également les failles d’un autre pilier de l’ordre régional, la sécurité garantie par des alliances avec les Etats-Unis. Depuis plusieurs décennies, les monarchies du Golfe ont construit leur stabilité autour d’un partenariat sécuritaire étroit avec les États-Unis, complété par l’acquisition de systèmes de défense avancés mais technologiquement bridés par rapport à ceux fournis à Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle repose sur une double hypothèse que la présence américaine dissuade les adversaires, et la technologie peut neutraliser la plupart des menaces, ce qui n’a pas été observé lors de l’attaque israélienne sur le Qatar en 2025. Mais la guerre actuelle expose les failles de cette architecture. Les bases américaines installées dans la région constituent certes un instrument de dissuasion, mais elles deviennent aussi des cibles dans un conflit ouvert. Quant aux systèmes antimissiles, ils restent confrontés à une limite de saturation ou de stock disponible localement ou produit aux Etats-Unis. Dans une guerre prolongée mêlant drones, missiles balistiques et attaques asymétriques, la défense technologique se révèle bien vulnérable que coûteuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre illusion se dissipe à mesure que le conflit se prolonge qui est celle d’une guerre régionale maîtrisable. Les marchés financiers ont immédiatement réagi aux premières frappes par une volatilité brutale et des pertes massives, révélant la sensibilité extrême de l’économie mondiale à toute perturbation dans une région qui concentre encore une part importante de l’approvisionnement énergétique mondial. Les premières estimations évoquent déjà des pertes de plusieurs milliers de milliards de dollars sur les marchés internationaux dans les premiers jours du conflit, sans compter les impacts sur la croissance et l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système économique profondément interconnecté, une guerre régionale au Moyen-Orient devient rapidement un choc systémique pour l’ensemble de l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre, qui semblait au départ un calcul stratégique régional, devient ainsi un facteur d’instabilité systémique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion confessionnelle et mémoire des quatorze siècles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre illusion, plus ancienne et profondément enracinée, tient à la lecture confessionnelle du Moyen-Orient. Depuis quatorze siècles, la fracture entre sunnites et chiites nourrit l’imaginaire politique et alimente périodiquement, dans les Etats sunnites du Moyen Orient, la crainte d’une influence iranienne s’exerçant à travers les communautés chiites présentes. Ces dernières vivent pourtant depuis des siècles au cœur de ces sociétés — du Liban à l’Irak, du Koweït à l’Arabie Saoudite — où les loyautés nationales, sociales et politiques se révèlent bien plus complexes que ne le suggère la seule grille confessionnelle. Mais l’attaque récente de bases américaines et autres lieux dans le Golfe par l’Iran a ravivé des peurs anciennes, réveillant le spectre d’un clivage qui traverse l’histoire islamique depuis près de quatorze siècles. Ainsi, derrière l’affrontement géopolitique ressurgissent des inquiétudes historiques qui continuent de façonner les perceptions stratégiques de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion iranienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait toutefois erroné de considérer que seules les Etats-Unis et Israel nourrissent des illusions stratégiques, l’Iran lui-même fonde sa stratégie sur un pari inverse, celui de la résilience. Depuis plusieurs décennies, la doctrine militaire iranienne repose sur la conviction qu’un adversaire technologiquement supérieur peut être épuisé dans une guerre longue, grâce à la profondeur territoriale, à la dispersion des infrastructures et à l’usage de moyens asymétriques. Cette stratégie n’est pas sans rationalité. Mais elle comporte elle aussi des dangers telles que la destruction progressive des infrastructures et la pression économique interne. La résilience peut prolonger une guerre mais ne garantit pas nécessairement une victoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion de la protection Russe ou chinoise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre illusion selon laquelle la Chine ou la Russie pourraient offrir aux États menacés un véritable contrepoids face à la puissance occidentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis une décennie, l’affirmation de Pékin et le retour militaire de Moscou ont nourri l’idée que l’érosion de l’hégémonie américaine ouvrirait un nouvel espace pour ces puissances. Mais l’expérience récente invite à la prudence. De l’Irak à la Libye, de la Syrie au Venezuela, et aujourd’hui à l’Iran, le soutien des grandes puissances rivales de Washington reste diplomatique, économique ou technologique. Lorsque le risque d’une confrontation directe avec les États-Unis apparaît, les solidarités proclamées cèdent toujours devant les calculs stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre actuelle rappelle cependant une réalité constante que la Chine et la Russie ne risquent jamais une confrontation directe pour défendre des partenaires lorsque leurs intérêts vitaux ne sont pas en jeu. Ces partenariats ou alliances sont souvent solides dans les discours et beaucoup plus incertaines lorsque les risques d’escalade deviennent existentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion de l’Onu comme gardienne de la paix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la désillusion la plus profonde concerne un autre pilier de l’ordre international contemporain, la croyance que le droit international et les institutions multilatérales pouvaient offrir une protection minimale aux États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1945, l’architecture construite autour de l’Onu portait l’ambition d’un système où la force serait, sinon abolie, du moins encadrée par des règles collectives. Pour les États l’existence d’un droit international, d’instances de médiation et d’un Conseil de sécurité chargé de préserver la paix représentait l’espoir d’un monde où la puissance brute ne serait plus l’unique arbitre des conflits. Or les guerres du XXI<sup>e</sup> siècle ont révélé l’écroulement de cet édifice normatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résolutions paralysées par les rivalités entre grandes puissances, les vetos successifs qui neutralisent toute action collective, ont neutralisé les mécanismes de sécurité conduisant à une Onu devenue simple observateur des crises. Là où les États les plus fragiles espéraient trouver un bouclier juridique, ils découvrent aujourd’hui un système incapable de contraindre les puissances lorsqu’elles décident d’agir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux du Sud global, le droit international n’apparaît plus comme une protection effective mais comme un langage moral incapable de résister aux logiques de puissance. Quant à l’Onu, elle ressemble aujourd’hui à une architecture diplomatique héritée d’un monde disparu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des conséquences les plus inquiétantes de cette évolution est le retour progressif d’un système international où la sécurité repose avant tout sur la capacité des États à se défendre eux-mêmes. Dans ce monde qui réapparaît, les garanties juridiques se révèlent inopérantes, les alliances incertaines et les institutions internationales impuissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les rapports de force deviennent l’arbitre des crises, l’ordre international cesse d’être véritablement juridique pour redevenir essentiellement militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, les guerres fondées sur des illusions commencent souvent par la promesse d’une victoire rapide ou d’un nouvel ordre régional. Elles se terminent plus fréquemment par des compromis tardifs, négociés après des destructions immenses et des équilibres encore plus fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient, qui a déjà vu passer tant d’empires et de projets géopolitiques, pourrait bien rappeler une fois de plus à ceux qui prétendent le transformer que la puissance militaire peut briser des États, mais qu’elle ne suffit jamais à refaçonner durablement les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3Ggg87ATjE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/">L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/embed/#?secret=to8znjP8L8#?secret=3Ggg87ATjE" data-secret="3Ggg87ATjE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>4e jour de guerre au Moyen-Orient    </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 09:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 4e jour de la guerre au Moyen-Orient, les affrontements se poursuivent entre les États-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au matin du quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient, les affrontements se poursuivent ce mardi 3 mars 2026 entre les États-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre, avec des attaques de plus en plus meurtrières. Israël, pour sa part, mène des «frappes simultanées» sur Téhéran et Beyrouth, contre des objectifs militaires iraniens et du Hezbollah. Et comme ce fut le cas cette nuit pour l’ambassade américaine à Ryad, les États-Unis ont été maintes fois visés par l’Iran ces dernières heures.</em></strong> <em>(Photo : Frappe aérienne israélienne, dans la banlieue sud de Beyrouth).</em></p>



<span id="more-18430534"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce matin, de fortes explosions ont secoué <strong>Téhéran</strong>. Les détonations ont été entendues dans le nord de la capitale et les médias locaux ont rapporté aussi des déflagrations à Karaj, à l’ouest de Téhéran, ainsi qu’à Ispahan, au centre du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs communiqués, le <strong>Hezbollah</strong> affirme qu’<em>«en réponse à l’agression criminelle israélienne qui a visé des dizaines de villes et de villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth»</em>, ses combattants ont utilisé des drones pour frapper les bases aériennes de Ramat David et de Meron en <strong>Israël</strong>. La base de Nafah, dans le Golan syrien occupé, a également été ciblée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée israélienne a, pour sa part, affirmé ce matin que ses soldats étaient déployés en <em>«plusieurs points»</em> dans le sud du <strong>Liban</strong>, parallèlement à la campagne de frappes aériennes menée depuis la veille contre le Hezbollah. <em>«Ce n&rsquo;est pas une opération terrestre. C’est une mesure tactique (&#8230;) destinée à assurer la sécurité de notre peuple»</em>, assure le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l&rsquo;armée. <em>«Nous avons positionné des soldats dans la zone frontalière à des points supplémentaires pour défendre nos civils et empêcher le Hezbollah de les attaquer»</em>, poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle,<em> «le Premier ministre Benyamin Netanyahou et moi avons autorisé l&rsquo;armée israélienne à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d’empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières»</em>, a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etant entendu, du point de vue des Israéliens, que la paix pour eux passe par l’occupation militaire des territoires de leurs voisins et le bombardement des populations de la région qui ne se soumettent pas à leurs diktats.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan politique, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, affirme que <strong>Washington </strong>n’a pas eu le choix que de s’impliquer aux côtés d’Israël dans sa guerre contre l’Iran. <em>«Il était tout à fait clair que si l’Iran était attaqué par qui que ce soit, il riposterait et riposterait contre les États-Unis. (Or) nous savions qu’Israël allait agir»</em>, a-t-il lancé. Par conséquent, <em>«si nous attendions que cette attaque ait lieu avant de riposter, nous aurions subi des pertes beaucoup plus importantes»</em>, confirmant la thèse que cette guerre est, d’abord, israélienne et que les <strong>Etats-Unis</strong> s’y sont laissés entraîner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays européens ont commencé à sortir de leur léthargie et à s’impliquer, eux aussi, dans le conflit, dont la <strong>France</strong>. <em>«Lorsque ces pays doivent se défendre, (&#8230;) on répond à leurs demandes en termes de défense»</em>, affirme Alice Rufo, concernant le soutien à certains pays du Golfe, ciblés par des <em>«attaques indiscriminées»</em> iraniennes, attaques qui, rappelons-le, ont visé, jusque-là, des bases militaires américaines dans ces pays. Pour l&rsquo;heure, précise la ministre déléguée auprès de la ministre français des Armées et des Anciens combattants, aucune décision pour un déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans la région n’a été prise. <em>«Il peut se déplacer avec un très court préavis, mais c’est une décision du chef de l’État»</em>, glisse-t-elle, sur le plateau de TF1. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, la responsable ferme la porte à l&rsquo;envoi de troupes au sol. <em>«Nous avons des forces dans la région, cela ne veut pas dire mettre des troupes au sol pour une action offensive, puisque nous ne participons pas à l’action offensive américaine»</em>, indique Alice Rufo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La France se tient prête à défendre ses partenaires (au Moyen-Orient), à leur demande, de manière proportionnée &nbsp;et conformément au principe de légitime défense collective»</em>, répète Jean-Noël Barrot sur BFMTV, alors que plusieurs pays du Golfe font l’objet de frappes iraniennes.&nbsp;<em>«Cela veut dire que nous avons le droit d’intervenir et que nous nous tenons prêts à le faire</em>, nous ne nous déroberons pas», poursuit-il.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan diplomatique, le département d&rsquo;État américain a ordonné mardi le départ de tout son personnel diplomatique <em>«non urgent»</em> de ses ambassades en<strong> Irak</strong>, en <strong>Jordanie</strong> et au <strong>Bahreïn</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message sur X, le département d’État a dit avoir mis à jour ses avis aux voyageurs pour Bahreïn et la Jordanie <em>«afin de refléter l’ordre donné au personnel non urgent du gouvernement américain et aux membres de leurs familles de quitter ces pays»</em>. Dans un autre avis mis à jour pour l’Irak, le ministère dit avoir <em>«ordonné lundi au personnel non urgent du gouvernement américain de quitter l&rsquo;Irak pour des raisons de sécurité»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir mené une<em> «attaque à grande échelle»</em> contre une base aérienne américaine à Bahreïn à l’aide de drones et de missiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces navales des Gardiens <em>«ont mené une attaque à grande échelle à l&rsquo;aide de drones et de missiles à l’aube contre la base aérienne américaine située dans la région de Sheikh Isa, à Bahreïn»</em>, selon un communiqué cité par l’agence de presse officielle Irna, qui ajoute, sans fournir de preuve, que <em>«20 drones et trois missiles ont atteint leurs cibles»</em> et <em>«détruit le principal poste de commandement de la base»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;armée américaine a affirmé mardi avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la Révolution ainsi que des sites de lancement de missiles et de drones et des défenses anti-aériennes en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les forces américaines ont détruit les installations de commandement et de contrôle du Corps des gardiens de la révolution islamique, les capacités de défense aérienne iraniennes, les sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que les aérodromes militaires au cours d&rsquo;opérations soutenues. Nous continuerons à prendre des mesures décisives contre les menaces imminentes posées par le régime iranien»</em>, a écrit le Commandement militaire central américain (Centcom) sur X.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la sécurité au <strong>détroit d’Ormuz </strong>dont transite une partie de ses besoins en énergie, la <strong>Chine</strong>, qui était, début 2025, la première destination du pétrole transitant par cette zone a, par la voix d’une porte-parole des Affaires étrangères, Mao Ning, <em>«enjoint à toutes les parties de mettre fin immédiatement à leurs opérations militaires, d’éviter toute nouvelle escalade des tensions, de maintenir la sécurité des voies de navigation dans le détroit d’Ormuz et d’empêcher que la situation n’ait un impact plus important sur l’économie mondiale»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce même contexte, des réservoirs de carburant au port commercial de Duqm, à <strong>Oman</strong>, ont été pris pour cible par un certain nombre de drones, et un réservoir a été touché, indique l’agence de presse omanaise, en citant une source de sécurité. Les dégâts qui en ont résulté ont été maîtrisés et aucune victime n’a été recensée, a ajouté la même source. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur aérien subit lui aussi directement les conséquences de l’embrasement du <strong>Moyen-Orient</strong>. Les opérateurs internationaux du secteur prévoient des perturbations pour les voyageurs durant plusieurs semaines au moins, certaines dessertes restant pour le moment suspendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours sur le plan des impacts économiques du conflit, la Bourse de<strong> Séoul</strong> a clôturé mardi sur un plongeon de plus de 7 % tandis que celle de <strong>Tokyo</strong> a chuté de plus de 3 %. Dans le détail, l’indice Kospi a lâché 7,24 % à 5.791,91 points, lorsque l&rsquo;indice Nikkei a abandonné 3,06 % à 56.279,05 points.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi </strong>(avec agences).</p>
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		<title>Les Américains ont-ils sonné le glas des milices irakiennes ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 09:17:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les factions armées irakiennes sont sous pression intérieure et extérieure. Elles sont appelées à remettre les armes à l'Etat.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la République islamique d’Iran se morfond dans ses propres crises, que l’Axe de la Résistance agonise, que les États-Unis veulent en finir avec les milices pro-iraniennes en Irak et qu’Israël menace de les bombarder, celles-ci sont divisées entre celles qui ont compris que les temps ont changé et celles -comme le Hezbollah irakien- qui s’obstinent à se maintenir. Pendant plus de deux décennies, les sulfureuses milices qui ont commis beaucoup d’exactions ont soufflé le chaud et le froid sur le pays mais aujourd’hui la donne a incontestablement changé.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18131256"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le quotidien londonien arabophone <a href="https://aawsat.com/%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%A8%D9%8A/%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B4%D8%B1%D9%82-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%A8%D9%8A/5221725-%D8%AF%D8%B9%D9%88%D8%A7%D8%AA-%D8%AD%D8%B5%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%84%D8%A7%D8%AD-%D8%AA%D8%B1%D8%A8%D9%83-%D8%A7%D9%84%D9%81%D8%B5%D8%A7%D8%A6%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%A7%D9%82%D9%8A%D8%A9-%D8%A8%D9%8A%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%B1%D9%81%D8%B6-%D9%88%D8%B4%D8%B1%D9%88%D8%B7-%D8%A7%D9%84%D8%B6%D9%85%D8%A7%D9%86%D8%A7%D8%AA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Asharq al-Awsat</a> est revenu sur la crise existentielle que vivent aujourd’hui les milices irakiennes et indique que Bagdad attend la visite prévue de l’envoyé spécial du président américain, Mark Savaya, qui arrivera avant la fin de l’année à la tête d’une délégation de l’administration américaine. En parallèle, les opinions et les positions divergent quant aux appels à ce que l’État ait le monopole de la possession des armes, appels qui, pour la première fois, ont reçu une réponse rapide de la part d’un grand nombre de factions armées. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources gouvernementales irakiennes ont confirmé aux médias locaux que l’envoyé spécial américain Mark Savaya, accompagné de plusieurs responsables américains, se rendra prochainement à Bagdad pour rencontrer des représentants du gouvernement irakien et divers dirigeants politiques afin de discuter de questions importantes concernant l’évolution de la situation au Moyen-Orient et sa stabilité, ainsi que des relations économiques, des partenariats, des investissements américains et des priorités de la phase actuelle, notamment les questions politiques et sécuritaires auxquelles sont confrontés l’Irak et la région en général.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pressions américaines  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon ces mêmes sources la délégation abordera également les mécanismes permettant d’élargir le champ du partenariat et le consensus politique concernant certaines visions de la situation régionale, ainsi que les solutions proposées pour faire face aux crises et aux défis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources ont indiqué que Savaya transmettra aux forces irakiennes les messages américains, notamment les résultats des travaux menés sur plusieurs dossiers et points faisant l’objet d’un accord entre Bagdad et Washington, ainsi que les perspectives d’un véritable partenariat, en particulier concernant le retrait des forces américaines selon le calendrier établi, la gestion de la prochaine phase fondée sur le principe du partenariat de sécurité, et les plans d’armement des forces irakiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa nomination, Savaya, d’origine irakienne, a suscité une vive polémique en raison de ses écrits. Il y appelle explicitement à mettre fin à l’existence des milices armées et à empêcher leur participation au gouvernement et met en garde l’Irak contre un retour à un <em>«cycle de complications»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces politiques irakiennes sont engagées dans d’ardues négociations au sein des trois principaux blocs (chiite, sunnite et kurde) afin de s’entendre sur les candidats aux trois présidences (république, gouvernement et parlement), dans un contexte de profonds désaccords au sein de chaque bloc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le président du Conseil supérieur de la magistrature, Faiq Zaidan, a déclaré que les délais constitutionnels pour la désignation des présidents, dont le compte à rebours débute le 29 de ce mois, date de la première session parlementaire, ne sont pas susceptibles de prolongation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les réunions en cours entre les partis ayant obtenu gain de cause au sein des trois blocs, les désaccords persistent. Dans le même temps, la pression américaine s’intensifie, non seulement concernant la formation rapide du prochain gouvernement mais aussi concernant l’exclusion des milices armées. Cette situation a incité plusieurs forces politiques chiites, représentées au Parlement depuis plusieurs mandats et disposant de branches armées, à revoir leur discours politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bagdad, les observateurs politiques estiment que les tentatives de certaines de ces forces –qui disposent encore de branches armées ou de brigades au sein des Forces de mobilisation populaire– de modifier leur discours pour mieux s’aligner sur l’État et les politiques gouvernementales arrivent trop tard, compte tenu des exigences croissantes des États-Unis. Ces exigences incluent la possibilité de frappes contre ces factions et leur exclusion du prochain gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exclusion de ces factions constitue l’un des défis majeurs auxquels sera confronté tout futur Premier ministre, étant donné qu’ils ont 80 sièges au Parlement actuel. Les exclure par la force pourrait donc les inciter à adopter une position d’opposition farouche envers tout futur gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que les services de renseignement irakiens niaient l’existence de tels avertissements aux forces politiques irakiennes et qu’un responsable gouvernemental irakien confirmait que des mises en garde avaient été émises concernant la possibilité d’une frappe militaire contre les sites, les personnalités et les dépôts d’armes des milices, la réaction rapide de certaines de ces factions aux appels à la confiscation des armes par l’État, selon les observateurs, allait des pressions américaines aux conseils du président du Conseil supérieur de la magistrature, Faiq Zaidan, qui remercia les factions d’avoir suivi ses recommandations.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="an9RsyiKPl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/">Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/embed/#?secret=zjeOyiwqmp#?secret=an9RsyiKPl" data-secret="an9RsyiKPl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Rendre les armes à l’État</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs politiques estiment que les pressions américaines sont la cause directe du changement de position des groupes armés en Irak, d’autant plus que les chefs religieux, notamment l’establishment religieux de Najaf représenté par le grand ayatollah Ali al-Sistani, ainsi que des figures politiques clés, avaient appelé à plusieurs reprises, au fil des ans, les factions armées à rendre leurs armes à l’État, sans obtenir de réponse similaire. Sayyed Ammar al-Hakim, figure chiite religieuse et politique de premier plan, a réitéré samedi 20 décembre un appel dans ce sens. Des déclarations officielles en faveur du désarmement ont été publiées par Shibl al-Zaidi, secrétaire général des Brigades de l’Imam Ali, suivies d’appels de Qais al-Khazali, secrétaire général d’Asa’ib Ahl al-Haq ainsi que de la faction Ansar Allah al-Awfiya et du porte-parole des Brigades Sayyid al-Shuhada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le revirement rapide des factions armées ou des forces politiques dotées d’une branche armée concernant leurs positions antérieures sur la question des armes a engendré une profonde division au sein de ces factions. Cette division s’est traduite par une acceptation conditionnelle, subordonnée à des garanties relatives au mécanisme de désarmement et à la remise des armes au gouvernement, et par un rejet catégorique de la part des factions Kataïeb Hezbollah et Harakat al-Nujaba, qui ont publié des déclarations officielles s’opposant à cette initiative. Kataïeb Hezbollah (le Hezbollah irakien) a réaffirmé dans un communiqué son refus du désarmement soulignant que <em>«la souveraineté, le maintien de la sécurité en Irak et la prévention de toute ingérence étrangère sont des conditions préalables à toute discussion sur le monopole de l’État sur les armes»</em>, ajoutant : <em>«Notre position est conforme aux directives de nos autorités religieuses, une fois ces conditions remplies»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, Harakat al-Nujaba, la seule faction armée sans représentation parlementaire ou gouvernementale, a affirmé poursuivre sa résistance contre les Américains par tous les moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à signaler que des sources bien informées ont indiqué à<em> Asharq Al-Awsat</em> que des responsables irakiens avaient reçu ces derniers jours une base de données de sécurité israélienne très détaillée sur les factions armées irakiennes. Transmise par l’intermédiaire d’un service de renseignement occidental, cette base de données contenait des informations exhaustives sur la direction, la structure militaire, les réseaux financiers et les entités gouvernementales liées à ces groupes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources ont précisé que le volume et la précision des données avaient stupéfié les responsables et constituaient un avertissement clair quant à une possible opération militaire imminente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transmission de ce fichier massif de données fait suite à un avertissement d’un État arabe ami, informant Bagdad qu’Israël cherchait à obtenir le feu vert des États-Unis pour agir unilatéralement en Irak, Washington se montrant de plus en plus impatient concernant la question des armes hors de contrôle étatique. Un responsable irakien a confirmé que les messages étaient bien parvenus à Bagdad.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sODWxfMIKs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/apres-des-decennies-de-chaos-l-irak-commence-a-sortir-la-tete-de-leau/">Après des décennies de chaos, l‘Irak commence à sortir la tête de l’eau !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après des décennies de chaos, l‘Irak commence à sortir la tête de l’eau ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/apres-des-decennies-de-chaos-l-irak-commence-a-sortir-la-tete-de-leau/embed/#?secret=p66junulFK#?secret=sODWxfMIKs" data-secret="sODWxfMIKs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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