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	<title>Archives des réformes économiques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des réformes économiques - Kapitalis</title>
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		<title>Rencontre à Paris &#124; «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 06:51:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mikhael Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférence-débat à Paris sur le thème «Crise budgétaire et dette publique : Quelles alternatives durables et respectueuses des droits humains ?»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/rencontre-a-paris-reformes-economiques-et-inclusion-sociale-en-tunisie/">Rencontre à Paris | «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organisé une conférence-débat sur le thème «Crise budgétaire et dette publique : Quelles alternatives durables et respectueuses des droits humains ?», </em>et ce <em>dans le cadre du cycle Liquaet intitulé «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie».</em></strong></p>



<span id="more-16061660"></span>



<p>La rencontre-débat se tiendra le mercredi 9 avril 2025 à 19heures au Maltais Rouge (40, rue de Malte, Paris 11<sup>e</sup>, métro République).</p>



<p>Deux interventions sont au programme de cette rencontre modérée par Khadija Finan&nbsp;: Hamza Meddeb, expert en économie politique, et Mikhael Ayari, analyste senior.</p>



<p>Face à l’aggravation de la crise économique et sociale en Tunisie, cette conférence explore des alternatives durables fondées sur le respect des droits humains et la justice sociale. Elle s’adresse aux acteurs indépendants, aux citoyennes et citoyens engagé-e-s dans la défense des libertés, pour un changement démocratique en rupture avec les approches autoritaires et les politiques néolibérales aux conséquences sociales dramatiques.</p>



<p>Liquaet propose une série de rencontres et de débats thématiques pour aborder les défis majeurs auxquels la Tunisie fait face dans un contexte de crise économique, sociale et institutionnelle. Axé sur des thématiques stratégiques telles que les réformes économiques, l’équité sociale et l’impact du populisme, ce cycle a pour objectif de créer un espace de dialogue constructif fondé sur les droits humains et les principes démocratiques.</p>



<p>Il s’git de croiser les perspectives, de formuler des recommandations concrètes, de renforcer le dialogue national et de promouvoir des politiques justes, équitables et durables.</p>



<p>Inscription obligatoire avant le 6 avril 2025 via <a href="https://shorturl.at/WNyt6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/rencontre-a-paris-reformes-economiques-et-inclusion-sociale-en-tunisie/">Rencontre à Paris | «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 09:45:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision prise par le président Kaïs Saïed de rompre les relations entre la Tunisie et le FMI est-elle justifiée ou non ?   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’annonce récente par un communiqué officiel de la Présidence de la République de la rupture de toute collaboration avec le Finds monétaire international (FMI) est passée presque inaperçue dans l’actualité économique et politique. Pourtant, c’est une décision qui aura des conséquences très lourdes à court et moyen terme sur les performances de l’économie nationale et les chances de sortir de la stagnation qu’elle connaît depuis quelques années déjà. L’auteur, économiste de formation et ancien expert auprès de plusieurs institutions financières internationales, dont la Banque africaine de développement (BAD), analyse dans cet article les raisons de cette rupture et les arguments qui pourraient la justifier ou non.</em></strong> <em>(Photo: Jihad Azour, &nbsp;directeur du département Moyen Orient au FMI, reçu par Kaïs Saïed, le 21 juin 2022).  </em></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-15783058"></span>



<p>La dernière décision présidentielle de rompre officiellement toute relation avec le FMI, passée presque inaperçue dans une actualité dominée par les procès politiques et des nouvelles du type X est entré en prison et Y en est sorti, est très lourde de conséquences pour l’avenir de ce pays et son image tant sur la scène diplomatique internationale que sur les places financières du monde et auprès des bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux ou même des investisseurs privés.</p>



<p>C’est une décision historique qui marque la rupture des relations&nbsp; avec une institution multinationale dont la Tunisie est membre depuis 1958, détient une partie du capital et a bénéficié de son assistance durant les crises les plus difficiles que notre économie a eu à traverser, depuis celle des années 1970 déclenchée par l’échec de l’expérience&nbsp; des <em>«coopératives»</em> d’Ahmed de Ben Salah, à celle des années 1980 provoquée par la <em>«révolte du pain»</em>, à celle des années 1990 marquée par la mise en place du <em>«programme d’ajustement structurel»</em> (PAS) et à celle après la <em>«révolution de 2011»</em> qui perdure jusqu’à aujourd’hui.</p>



<p>Pour rappel, depuis son adhésion au FMI, la Tunisie a eu accès à plusieurs financements qui représentent plusieurs fois son quotas et ce, à travers divers mécanismes pour une enveloppe totale de 3 123 millions de DTS, soit l’équivalent de 4 400 millions de dollars, dont 87% ont été obtenus entre 2013 et 2020. Elle se classe au 13<sup>e</sup> rang parmi les pays qui ont bénéficié le plus de l’assistance financière du FMI (Source : FMI).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une analyse politiquement neutre</h2>



<p>Avant de développer davantage mon analyse et prendre position, en tant qu’économiste spécialiste en économie monétaire, dans cette querelle qui est devenue malheureusement une bataille ou même un bras de fer entre le Président Kaïs Saïed et le FMI, je voudrais insister sur un point : pour des raisons théoriques qu’il n’y a pas lieu de développer dans cet article, je suis un farouche opposant au courant de pensée néolibérale qui domine au sein de cette institution et qui prône le retour même pas à la théorie néoclassique du XIX<sup>e</sup> siècle, mais même à la théorie classique originelle de la <em>«main invisible»</em> d’Adam Smith qui dominait la pensée économique au XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles. Mon dernier article où je dénonce vivement la politique monétaire du taux directeur que le FMI a imposé à la BCT en vue de lutter contre l’inflation en est une preuve (voir dans Kapitalis :<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/25/banque-centrale-de-tunisie-oui-lamendement-de-la-loi-de-2016-simpose/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em> ‘‘Oui pour l’amendement de la Loi de 2016 sur le statut de la BCT’’</em>)</a>.</p>



<p>J’ai tenu à faire cette remarque parce que si certain(e)s lecteurs et lectrices trouveront peut-être que je prends davantage dans cet article le parti du FMI, ce n’est pas par aliénation idéologique mais bien par honnêteté intellectuelle et pour<em> «rendre à César ce qui appartient à César»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre vérités qu’il ne sert à rien de vouloir ignorer</h2>



<p>Avant d’examiner en détail les motifs de la querelle/bataille entre notre Président et le FMI, il est important de rappeler quatre vérités qu’il ne sert à rien de vouloir ignorer, par esprit chauvin ou discours populiste, du moins si on veut apporter une réponse scientifique et objective à cette question, ce qui est mon objectif dans cet article.</p>



<p>La première vérité est que le FMI n’a rien demandé à la Tunisie mais c’est la Tunisie qui est allée vers lui pour lui demander son aide pour sortir de la grave crise économique que le pays traverse depuis la révolution et qui ne cesse de s’aggraver d’une année à l’autre, aide qu’il soumet à la mise en œuvre d’un&nbsp; certain nombre de réformes structurelles qu’il juge, à tort ou à raison (c’est l’objet de cet article), nécessaires pour s’assurer que les finances publiques seront suffisamment équilibrées pour pouvoir le rembourser.</p>



<p>La deuxième vérité est que l’on ne peut pas reprocher au FMI cette approche qui est identique à celle de tout banquier, même Tunisien, à qui son client demande un crédit et qui exige la présentation d’une fiche de paie ou des garanties pour s’assurer qu’il aura bien la capacité de rembourser le crédit dans les délais. C’est une démarche qui relève de l’orthodoxie financière propre à tous les banquiers, qui n’a rien de politique et ne menace pas la souveraineté nationale dans le sens où le FMI ne risque pas de venir un jour nous coloniser comme pourrait le faire un pays étranger par exemple.</p>



<p>Déjà, avoir politisé cette querelle est à mon avis une première erreur commise par notre Président parce que c’est une affaire de finances internationales et non pas de politique internationale au sens de politique étrangère et diplomatique du terme.</p>



<p>La troisième vérité est que beaucoup de pays font la queue pour obtenir l’aide du FMI et les 1,9 milliards de dollars à laquelle notre Président a décidé de renoncer, en avril 2023, iront certainement bénéficier à un autre pays membre du FMI. En tant qu’institution de financement internationale, le FMI ne peut pas et ne sera pas perdant dans cette affaire et seule la Tunisie pourrait l’être si elle n’arrivait pas à trouver une alternative viable pour le financement de son déficit budgétaire (j’analyserai dans le prochain article la pertinence et le réalisme de la stratégie du <em>«compter sur soi»</em> que notre Président nous propose).</p>



<p>La quatrième vérité est peut-être la plus importante de toutes en termes de conséquences de cette décision de rupture des relations avec le FMI : sans son appui, et encore moins après avoir rompu avec lui, pratiquement aucun des autres bailleurs de fonds qu’ils soient multinationaux ou bilatéraux ou même des fonds d’investissement privés, n’accepteront de nous accorder des prêts en devises, y compris ceux des pays soi-disant <em>«frères et amis»</em> et qui, avec cette décision qui nous prive de l’aval du FMI, s’aligneront sur lui et s’avèreront&nbsp; ni frères ni amis et ne nous accorderont plus aucun emprunt ou don substantiels. Plus encore, aucune sortie sur le marché financier international, telle que celle qu’on avait réussi à faire avant la révolution sur le marché financier japonais (Samouraï I et Samouraï II), n’est plus possible, à moins de payer des taux d’intérêts exorbitants, tels que ceux qu’AfreximBank nous a facturés pour le dernier emprunt de 300 millions de dollars (9,25%, soit vraiment un taux d’usurier !)</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I9EMdq6rq7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=uGOJha0nct#?secret=I9EMdq6rq7" data-secret="I9EMdq6rq7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les agences «Oumek Sarnafa»</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Le Président a tort de prendre à la légère les notations de ces agences internationales d’évaluation du risque souverain d’un pays, dont il se moque en les appelant <em>«Oumek Sarnafa» </em>(cuisinières), telles que Moodys ou Fitch. Maintenant qu’il a rompu les relations avec le FMI, les notations de ces agences vont peser plus lourd pour l’accès de la Tunisie au marché financier international et surtout vont se traduire par des taux d’intérêt encore plus élevés et donc de millions de dollars supplémentaires qui vont grever davantage le budget de l’Etat.</p>



<p>A ce sujet, il faut savoir que ces agences sont apolitiques et appliquent la même méthodologie d’évaluation à tous les pays du monde, basée sur une batterie de critères économiques (taux de croissance économique, taux du déficit budgétaire, de déséquilibre de la balance commerciale, de la balance des paiements, de chômage, d’inflation, etc.) et sociopolitiques (stabilité du régime, paix sociale, etc.).</p>



<p>Il faut savoir aussi que selon ces agences, ce qui compte le plus, ce n’est pas tellement le volume de la dette et le niveau d’endettement d’un pays, mais sa capacité à produire, à créer des richesses et donc à rembourser sa dette extérieure. C’est ainsi que s’explique le fait que certains pays beaucoup plus endettés que la Tunisie (où la dette extérieure représente 79,4% du PIB), tels que les Etats-Unis (122%} ou la France (111%) ou le Japon qui est le pays le plus endetté au monde (255%), sont classés dans la catégorie A, c’est-à-dire à faible risque de défaut de paiement, alors que la Tunisie est classée dans la catégorie C, c’est à dire à haut risque de défaut de paiement.</p>



<p>J’ouvre ici une parenthèse pour commenter la décision de la semaine dernière de Moody’s de relever la notation souveraine de la Tunisie de Caaa2 à Caaa1 avec des perspectives stables. C’est une décision logique suite au remboursement au mois de janvier dernier d’une échéance de 5 milliards de dinars qui représente 40% de l’encours de l’année 2025. Il s’agit d’une amélioration certes bienvenue (c’est toujours mieux qu’une dégradation) mais infime, car tant qu’on est pas sorti de la catégorie C et retrouvé notre notation B avant la révolution (Baaa2 en 2010), nous demeurons dans la zone à haut risque de défaut de paiement et très peu de bailleurs de fonds accepteront de nous accorder des prêts en devises et quand ils l’acceptent cela sera à des taux d’intérêt beaucoup plus élevés que si on bénéficiait encore de l’aval du FMI.</p>



<p>Autant le dire et le mettre bien dans nos têtes : nous avons maintenant le dos au mur et, à moins que la stratégie du<em> «compter sur soi»</em> proposée par Kais Saïed ne réussisse, nous allons tout droit vers une plus grande récession économique, plus d’inflation, plus du chômage, plus de détérioration de la valeur du dinar et du pouvoir d’achat des ménages, y compris ceux à faibles revenus pour la défense de qui notre Président a pris cette décision de rompre avec le FMI, avec le Club de Paris au bout du tunnel, quand ce n’est pas une révolte sociale ou les deux à la fois !</p>



<h2 class="wp-block-heading">La stratégie du «compter sur soi» est-elle efficace?</h2>



<p>Honnêtement, je pense qu’il est trop tôt pour en juger et une réponse complète nécessite une analyse très approfondie des potentialités de croissance de l’économie tunisienne, analyse que je compte faire dans mon prochain article, car celui-ci est déjà très long.</p>



<p>En attendant, je signale qu’on ne doit pas se laisse leurrer par le fait que, jusqu’à maintenant, on arrive à s’en sortir tant bien que mal et honorer nos échéances. En tant qu’observateur qui suit et analyse de près l’évolution d’un certain nombre d’agrégats et indicateurs économiques, j’attribue cette capacité de remboursement à des facteurs conjecturels favorables plutôt qu’à des facteurs structurels qui reflètent les équilibres macroéconomiques de notre économie.</p>



<p>Parmi ces facteurs favorables, je&nbsp; citerais une relativement bonne saison touristique qui a rapporté près de 7000 millions de dinars, une augmentation exceptionnelle l’année dernière du prix international de l’huile d’olive dont la seule&nbsp; exportation a rapporté plus de 5000 millions de dinars (déjà le cours international de l’huile d’olive a chuté considérablement cette saison, ce qui va impacter négativement notre capacité à honorer les échéances de la dette de la prochaine année) et surtout un accroissement des virements effectués par nos TRE (Tunisiens résidents à l’étranger) en faveur de leurs familles restées en Tunisie, une conséquence directe de la fuite des cerveaux et de l’émigration massive légale ou illégale (comme quoi, comme le dit si bien un proverbe français, <em>«à quelque chose malheur est bon»</em> !).</p>



<p>Notre Président a beau dénoncer (à juste titre) le caractère impitoyable des lois économiques, que derrière les chiffres que les économistes manipulent, il y a des êtres humains, et même remettre en cause les modalités de calcul du PIB (voir ma réponse à ce sujet dans mon article très didactique intitulé <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Président Kais Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB ?»</a></em>), il n’en demeure pas moins que les lois économiques sont telles qu’aucune économie dans le monde ne peut continuer fonctionner et prospérer si le taux de croissance économique est inférieur au taux d’intérêt réel à payer sur la dette extérieure. Ce n’est même pas de l’économie, mais de la simple arithmétique. </p>



<p>Dans le cas de notre pays, tant que le taux de croissance du PIB reste aussi faible et oscillant entre 1% et 2% (1,4% pour l’année 2024 selon la Banque Mondiale et 1,8% prévu pour l’année 2025 selon la Berd, contre 3,2% prévue par notre PLF 2025, mais entre les deux, je fais davantage confiance aux prévisions de la Berd), est largement inférieur aux taux d’intérêt des emprunts extérieurs (les plus favorables sont ceux du FMI, de l’ordre de 5%), l’Etat n’aurait pas d’autres choix que de réduire son train de vie en réduisant la masse salariale des fonctionnaires, les dépenses de la caisse de compensation et le poids des déficits des entreprises publiques sur son budget, ou emprunter davantage aux banques locales si elles veulent bien lui prêter de l’argent ou faire fonctionner à fond le mécanisme de la planche à billets avec le risque de déclencher une spirale inflationniste incontrôlable, ou&#8230; se déclarer en défaut de paiement et se retrouver au Club de Paris pour le rééchelonnement de la dette publique et/ou au Club de Londres pour le rééchelonnement de la dette privée. Si on finit un jour à Paris ou à Londres (autrement que pour y faire du tourisme et du shopping !), on pourrait vraiment dire adieu à notre souveraineté nationale à laquelle Kais Saïed est si à cheval mais qu’on risque de perdre dans des conditions beaucoup plus humiliantes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vefIdROKjn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/">Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/embed/#?secret=PHZOWaRHUu#?secret=vefIdROKjn" data-secret="vefIdROKjn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les motifs de la querelle entre le Président et le FMI</h2>



<p>Il s’agit des trois fameuses conditions posées par le FMI pour débloquer le prêt de1,9 milliards de dollars, approuvé au niveau du comité technique dès 2022 et bloqué depuis au niveau du conseil d’administration du FMI, qui ont toutes reçus un <em>«niet»</em> catégorique du Président, à savoir :</p>



<p>a) la restructuration des entreprises publiques;</p>



<p>b) la réduction de la masse salariale dans le budget de l’Etat;</p>



<p>c) la suppression du mécanisme de compensation des prix de certains produits de consommation de base et énergétiques. &nbsp;</p>



<p>Une analyse objective du bien-fondé de chaque condition peut aider à savoir s’il s’agit effectivement d’ingérence inacceptable dans la politique intérieure du pays comme le soutient le Président ou de réformes structurelles inévitables à court ou moyen terme qui vont dans le sens de l’intérêt général du pays.</p>



<p><strong>Première condition : la restructuration des entreprises publiques</strong></p>



<p>Je ne suis pas d’accord avec notre Président lorsqu’il affirme dans tous ses discours que la corruption est la principale cause du marasme que connaît notre économie depuis la révolution et qu’il suffit de l’éradiquer pour que la croissance économique reprenne et le niveau de vie de la population s’améliore.</p>



<p>Certes, il faut continuer à combattre par tous les moyens la corruption mais je lui fais remarquer qu’il n’y a pas un seul pays au monde (j’en ai visités une bonne centaine à titre professionnel ou personnel) où la corruption n’existe pas, quoiqu’il est vrai à des degrés divers (les magouilles en Ukraine de Hunter Biden, le fils de l’ex-président américain, ou celles de Sarkozy en Libye du temps de Kadhafi, en sont de parfaits exemples).</p>



<p>En tant qu’économiste et ex-consultant à long terme auprès de la BAD, chargé du suivi de la mise en œuvre de 120 grands projets d’infrastructures régionales dans tous les pays africains réalisés dans le cadre du Nepad (New Partnership for African Development, un gigantesque programme financé par la Banque Mondiale et plusieurs autres bailleurs de fonds internationaux, que n’importe quel passant dans les rues d’Accra, ou d’Abidjan ou de Bamako connaît, alors si on pose la même question à un passant dans les rues de Tunis, il vous répondra <em>«Dans quelle équipe de football il joue ?!»</em>), il ne fait pas de doute pour moi que la première cause du marasme que connaît notre économie depuis la révolution est la mauvaise gestion à tous les niveaux de décision. En particulier, d’une bonne centaine d’entreprises publiques, dont les déficits d’exploitation pèsent de plus en plus lourd sur le budget de l Etat.</p>



<p>Je relève d’ailleurs que pour la plupart d’entre elles (Tunisair, SNCFT, Transtu, etc.), les pertes cumulées depuis plusieurs années ont dépassé de plusieurs fois le montant de leurs fonds propres, ce qui veut dire que du point de vue du droit commercial strict, elles sont en faillite et n’existent plus même si elles continuent à fonctionner!</p>



<p>Que ce soit à la demande du FMI ou non, c’est un lourd fardeau pour l’économie nationale qui se traduit par une aggravation du déficit du budget de l’Etat, un gaspillage des rares ressources du pays et de pénalités à payer par les usagers de ces services publics, soit en termes de mauvaise qualité de service, soit dans leurs factures, souvent les deux à la fois.</p>



<p><strong>La restructuration ne signifie pas la privatisation</strong></p>



<p>Il est important de faire remarquer que le FMI n’exige nullement la <em>«privatisation»</em> de ces entreprises publiques, comme notre Président l’a interprété et n’arrête pas de le dénoncer dans ses discours, mais de leur <em>«restructuration»</em>, car tout ce que demande le FMI est que les&nbsp; déficits d’exploitation de ces entreprises publiques ne viennent plus aggraver le déficit budgétaire qui dépasse déjà largement les normes internationales d’une bonne gestion publique (12% du PIB alors que nous sommes à plus ou moins16%, selon les lois de finance en Tunisie).</p>



<p>Je fais remarquer aussi que cet objectif peut être atteint sans avoir forcement à céder aux entreprises au secteur privé comme le Président semble le penser. En effet, il existe plusieurs techniques juridiques et d’ingénierie financière pour transformer une entreprise publique déficitaire en une entreprise bénéficiaire tout en gardant son caractère public, c’est-à-dire sans l’entrée d’investisseurs privés dans son capital social. Je citerais en particulier trois techniques bien connues par les experts en la matière, dont je fais partie :</p>



<p>&#8211; Les contrats programmes;</p>



<p>&#8211; les partenariats publics privés (PPP);</p>



<p>&#8211; et les concessions d’exploitation.</p>



<p>Les techniques de restructuration sans privatisation des entreprises publiques</p>



<p>Sans rentrer dans des considérations techniques qui seraient ennuyeuses pour les lecteurs et lectrices de cet article destiné au grand public, je rappellerais juste l’idée à la base de chaque technique.</p>



<p><em>Le contrat programme</em> : il s’agit d’un contrat, en général quinquennal, passé entre une entreprise publique et son ministère de tutelle, qui fixe les objectifs précis à atteindre à termes d’accroissement de la production, de la productivité et de réduction du déficit d’exploitation, moyennant des montants précis de subventions d’exploitation ou d’équipement que l’Etat s’engage à l’avance à lui payer annuellement. Cette technique permet de responsabiliser les PDG de ces entreprises sachant que s’ils n’atteignent pas les objectifs auxquels ils se sont engagés en signant leur contrat programme, ils risquent d’être virés. C’est une technique qui a bien fonctionné dans beaucoup de pays et notamment en France où elle a permis de transformer la SNCF d’une entreprise largement déficitaire en une entreprise largement excédentaire en quelques années seulement.</p>



<p><em>Les PPP</em> : dans ce schéma, un investisseur privé finance, construit et exploite pour une durée déterminée (en général 30 ou 40 ans) une infrastructure (autoroute, port, aéroport, etc.) ou un équipement lourd (centrale électrique, hôpital, etc.) moyennant un cahier de charges qui fixe clairement les redevances annuelles que l’Etat devrait lui payer pour le rembourser progressivement, ainsi que les contraintes de service public auxquelles il sera soumis (qualité de service, tarifs qui doivent être homologués, etc.). Les PPP qui permettent de décharger le budget de l’Etat de coûts d’investissement souvent très élevés d’une infrastructure ou un équipement collectif, tout en assurant une gestion plus rigoureuse que seuls les privés peuvent assurer, sont très en vogue dans les pays anglo-saxons, notamment en Angleterre où même des prisons sont construites et gérées dans le cadre de PPP.</p>



<p><em>Les concessions d’exploitation&nbsp;</em>: dans ce schéma, l’Etat construit et finance sur son budget une infrastructure ou un équipement collectif mais en concède, par appel d’offres, national ou international, l’exploitation pour une durée de 30 ou 40 ans à un investisseur privé qui lui versera des redevances annuelles d’exploitation. A la fin de la concession, la propriété de l’infrastructure ou de l’équipement revient à l’Etat. Là aussi le concessionnaire est soumis à un cahier de charges strict qui fixe ses obligations en matière de qualité de service à fournir aux usagers, d’entretien, de sécurité, de protection de l’environnement, etc., avec obligation d’homologation tarifaire pour protéger les usagers contre des tarifs abusifs et injustifiés.</p>



<p>Ce modèle a été appliqué avec succès à Tunisie-Autoroutes et a permis de construire, entretenir et gérer un réseau autoroutier de 387 km à ce jour (sans l’autoroute Tunis-Jelma d’une longueur de 181 km en voie d’achèvement) sans que cela coûte un dinar pour le budget de l’Etat et sans changer son statut de société publique.</p>



<p>Le premier objectif recherché par tous ces montages juridiques et financiers&nbsp; est de tirer profit de la capacité de gestion des privés qui est en général supérieure à celle de leurs homologues publics, non pas que leurs cadres soient plus intelligents ou titulaires de plus de diplômes universitaires, mais parce qu’ils sont soumis au système de la récompense/sanction en vigueur dans le secteur privé, auquel leurs collègues du secteur public ne sont pas soumis : le PDG d’une entreprise du secteur privé sait qu’il sera récompensé par des primes de rendement à la fin de l’exercice s’il obtient de bons résultats et viré par le CA de l’entreprise s’il obtient de mauvais résultats, alors que le PDG d’une entreprise publique sait que, tant qu’il excelle dans <em>«l’art de caresser dans le sens du poil»</em> son ministre de tutelle, il peut espérer garder son poste pendant longtemps, que les résultats de sa gestion soient bons ou pas!</p>



<p>La conclusion à laquelle j’arrive est que si j’étais à la place du Président de la République (heureusement je ne le suis pas et je ne risque pas de l’être un jour !) , non seulement j’ aurais accepté cette première condition du FMI de restructuration des entreprises publiques, mais j’aurais demandé même une assistance technique (que les bailleurs de fonds fournissent en général gratuitement) pour la mettre en œuvre le plus rapidement et le plus efficacement possible.</p>



<p><strong>Deuxième condition : réduction de la part de ma masse salariale dans le budget de l’Etat</strong></p>



<p>J’ai côtoyé pendant très longtemps (20 ans) à titre de consultant international les experts de ces institutions multilatérales de financement telles que le FMI, la Banque Mondiale, la BAD, la BEI, la BID, la Bird, la Berd, etc.</p>



<p>Je peux affirmer qu’ils raisonnent tous selon ce qu’on appelle dans le métier les <em>«best practices»</em> (meilleures pratiques). Il s’agit d’analyser la politique suivie par des pays qui ont particulièrement réussi dans un domaine ou secteur particulier, qu’on appelle des <em>«success stories»</em>, d’en tirer des leçons et de les recommander aux autres pays qui rencontrent les mêmes problématiques. Être un expert international n’est pas plus compliqué que cela.</p>



<p>Dans le domaine de la gestion publique et de la maîtrise de l’équilibre budgétaire d’un État, les <em>«best practices»</em> sont un déficit budgétaire qui ne dépasse pas 3% du PIB (on appelle cela le critère de Maastricht). Or en Tunisie, nous sommes autour de 6%, selon la loi de finance de chaque année, soit le double des normes internationales d’une bonne gestion publique. De même, la masse salariale des fonctionnaires ne doit pas dépasser 12% du PIB, alors qu’en Tunisie nous sommes autour 16%.</p>



<p>Ces décalages par rapport aux <em>«best practices»</em> ne passent pas auprès des experts de ces institutions multilatérales de financement qui auront à rendre compte à leur retour de mission à leurs supérieurs hiérarchiques, eux-mêmes adaptes de ces techniques d’évaluation.</p>



<p>Ayant compris comment fonctionnent ces experts internationaux (ce sont presque des ordinateurs qui appliquent des algorithmes), notre Président, au lieu de leur opposer un niet catégorique et en faire même un motif de rupture des relations avec le FMI, aurait dû, à mon avis, négocier ce que Trump appelle un <em>«deal»</em>, un art dans lequel il excelle et qui lui a permis de devenir milliardaire et puis Président des Etats-Unis.</p>



<p>En clair, à partir du moment où cette réforme demandée par le FMI est inéluctable, car la capacité de recrutement de l’administration n’est pas infinie et accroît le déficit budgétaire, il aurait dû négocier un programme souple pour sa mise en œuvre progressive avec le moins impact social possible. Le gouvernement de Youssef Chahed l’a bien compris (pour moi en tant qu’économiste, il est LE meilleur Premier ministre que nous avons eu depuis la révolution, que cela plaise à ceux qui font de la politique politicienne ou non), Samir Saïed l’ a compris aussi (pour moi, il est LE meilleur ministre de l’Économie que nous avons eu depuis la révolution, encore une fois que cela plaise à ceux qui font de la politique politicienne ou pas, car je n’en fais pas) et ils avaient commencé, dès le début des négociations avec le FMI en 2016, à élaborer une stratégie qui consiste à encourager les départs anticipés à la retraite, l’accord de primes de départ, la facilitation des prêts aux fonctionnaires qui veulent lancer leur propre projet, le non renouvellement automatique des départs à la retraite, etc. Pour moi, c’était indiscutablement la bonne voie à suivre, car continuer à avoir environ 780 000 fonctionnaires pour 12 millions d’habitants est contreproductif.</p>



<p>De mon point de vue, il vaut mieux créer une sorte caisse de chômage pour les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage et les payer à ne rien faire plutôt que de les recruter avec le risque de gêner ceux qui travaillent déjà dans l’administration et faire baisser leur productivité qui est déjà faible.</p>



<p>Malheureusement, notre Président a non seulement rejeté cette deuxième condition, nous privant ainsi de 1,9 milliards de dollars qui auraient été une bouffée d’oxygène dans une conjoncture aussi difficile. Pire, avec sa dernière décision de recruter d’un seul coup 5000 diplômés de l’enseignement supérieur en chômage, il est en train d’appliquer une politique exactement inverse à celle préconisée par le FMI. S’est-il demandé avec quelles ressources budgétaires ils seront payés, sachant que seulement 24% des emprunts extérieurs prévus dans&nbsp; la PLF de 2025 ont été identifiés à ce jour? Sait-il que le recours abusif au mécanisme de la planche à billets, que ce soit dans le cadre de la loi actuelle datant de 2016 fixant le statut de la BCT ou après l’avoir amendée comme il en a l’intention, risque d’engager l’économie dans une spirale inflationniste qui va entrainer l’érosion du pouvoir d’achat particulièrement des classes sociales à faibles revenus dont il déclare se soucier tellement, la détérioration de la compétitivité de nos entreprises, un plus grand chômage, une détérioration de la parité du dinar, donc une plus grande inflation, etc.? Se doute-t-il qu’au bout de ce processus infernal, la Tunisie sera contrainte de se déclarer en défaut de paiement et de se retrouver au Club de Paris pour négocier le rééchelonnement de sa dette publique et perdra ainsi sa souveraineté nationale au nom de laquelle le président a rompu les relations avec le FMI? Mystère!</p>



<p><strong>Troisième condition : la suppression de la compensation sur les produits de consommation de base et énergétiques&nbsp;</strong></p>



<p>&nbsp;Il s’agit de la troisième condition que le Président a catégoriquement rejetée et celle qui a fait capoter le plus les négociations avec le FMI.</p>



<p>Alors que les deux premières conditions relèvent de problématiques purement économiques que je prétends maîtriser parce qu’elles visent la recherche d’une plus grande efficacité économique, cette troisième condition relève d’une problématique purement politique. N’étant pas moi-même un politicien, mon analyse sera moins tranchée et mes idées plus discutables. Je les développe quand même.</p>



<p>Pour aborder cette problématique, j’adopterais l’approche d’Elon Musk, l’homme le plus riche du monde qui a créé Tesla, Space X, Neurolink, etc., et dont je suis un fan et écoute sur YouTube toutes ses interviews et conférences. Ce génie incontestable des temps modernes a l’habitude de dire : savoir poser un problème, c’est le résoudre à moitié.</p>



<p>Selon cette approche, je poserais le problème de la caisse de compensation en Tunisie dans les termes suivants : d’abord, cette politique qui date du temps de Bourguiba, aussi nobles que soient ses objectifs sociaux et humains, pose un véritable problème d’injustice sociale auquel notre Président est si sensible.</p>



<p>En effet, comment justifier que celui qui gagne plusieurs milliers de dinars par mois bénéficie de la même subvention sur le prix d’une baguette de pain que celui qui gagne quelques centaines de dinars ou même aucun s’il est en chômage? Comment justifier que les 10 millions de touristes qui ont visité notre pays cette année ont mangé notre couscous subventionné par l’Etat et donc le contribuable tunisien? Pire, dans le domaine énergétique, comment justifier que le pauvre paysan qui vit en pleine campagne et qui n’a même pas de voiture contribue par les taxes qu’il paie à l’ Etat à subventionner l’essence que consomme la Mercedes dernier modèle dans laquelle roule un millionnaire pour aller danser dans une discothèque à Hammamet?</p>



<p>A côté de la dimension sociale que pose la problématique de la compensation, il y a une dimension purement économique, qu’on appelle <em>«la vérité des prix»</em> et à laquelle les économistes sont très attachés : tout produit dont le prix de vente ne reflète pas le coût de production se traduit par un gaspillage de ce produit. L’exemple de certains éleveurs de bétail qui trouvent moins cher d’alimenter leurs poules ou troupeaux par du pain moisi plutôt que&nbsp; d’acheter des aliments pour bétail en est une illustration, sans parler des centaines milliers de baguettes jetées chaque jour dans les poubelles!</p>



<p>Incontestablement, il y a là un véritable problème social et économique que le FMI a raison de soulever, sans parler de l’impact très lourd des dépenses de compensation sur le budget de l’Etat.</p>



<p>A partir du moment où le FMI a objectivement raison de poser le problème et que, comme Musk le dit, un problème bien posé est déjà à moitié résolu, il fallait chercher la solution à ce problème plutôt que de l’ignorer et maintenir le statuquo comme notre Président l’a fait et en fait même un motif de rupture de toute collaboration avec le FMI</p>



<p>Certes, la solution de la suppression totale de la compensation proposée par le FMI est inacceptable tant pour des raisons sociales que politiques et le Président a eu raison de rejeter cette solution.</p>



<p>Pour identifier une autre, je me suis inspiré de la solution trouvée par beaucoup de pays africains, pour alléger le budget de l’Etat et résoudre une problématique d’injustice sociale pareille mais qui se pose dans le secteur de l’entretien des routes. La solution adoptée par 27 pays africains (j’ai travaillé longuement sur ce sujet du temps où j’étais expert à la BAD) a été de créer un Fond de Développement Routier (FDR), alimenté par une taxe spéciale sur les prix du carburant, de sorte que seuls les automobilistes financent l’entretien du réseau sur lequel ils roulent. Plus ils circulent plus ils doivent contribuer à l’entretien des routes, un principe que les Américains appellent <em>«pay as go»</em>.</p>



<p>Sur la base de cette expérience africaine réussie dans le domaine de l’entretien routier (que la Tunisie, où les nids de poules sur certaines routes sont plus nombreux que les véhicules qui y circulent !, ferait bien d’adopter), je préconiserais la création d’une Caisse Autonome de Compensation (CAC) à financer, non pas par de nouvelles taxes sur les entreprises qui subissent déjà une pression fiscale parmi les plus élevées au monde, mais par une taxe sur ce que le célèbre économiste Keynes appelle le <em>«capital oisif»</em>.</p>



<p>Il s’agit des actifs réels et immobiliers qui ne sont pas intégrés dans le circuit économique et ne contribuent donc pas à la production nationale, tels les terrains agricoles non cultivés, les terrains non bâtis, etc. Une telle solution permettra de réduire le déficit du budget de l’Etat (objectif recherché par le FMI), tout en maintenant la compensation des prix de certains produits de consommation de base (objectif recherché par Kais Saïed). En plus, cerise sur le gâteau, elle incitera les propriétaires de ces actifs oisifs, qui s’en servent souvent à des fins de spéculation, à les intégrer dans le circuit économique et augmenter la production nationale</p>



<p>En tout cas, je suis convaincu en tant qu’économiste, que cette question de la compensation qui a bloqué les négociations et a engendré même la rupture des relations avec le FMI, est avant une question de vision économique et de courage politique qu’une question technique à laquelle les experts trouvent toujours une solution. Sinon, à quoi servent les experts ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VqG0Ruu2Iq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/">Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/embed/#?secret=Kb0ly6tNPo#?secret=VqG0Ruu2Iq" data-secret="VqG0Ruu2Iq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>En attendant d’analyser dans un prochain article le réalisme et les chances de réussite de la stratégie de rechange du <em>«compter sur soi»</em> proposée par le Président pour permettre à la Tunisie de <em>«sortir de l’ornière»</em>, ma conclusion provisoire serait de dire que&nbsp; cette décision de rupture de toute collaboration avec le FMI est à mon avis fort regrettable, parce qu’elle a été politisée dès le départ et parce qu’il y a des voies de solutions techniques qui n’avaient pas été explorées.</p>



<p>Mais, maintenant que le mal est fait, cette rupture des relations avec le FMI pourrait être l’occasion de sortir du cercle vicieux de l’endettement et de la dépendance aux institutions internationales. Mais pour cela, encore faudrait-il avoir une vision économique claire au plus haut sommet de l’Etat (ce qui ne me semble malheureusement pas être le cas) et des réformes structurelles auxquelles, avec ou sans les <em>«diktats»</em> du FMI, la Tunisie ne pourrait pas échapper si elle veut remettre son économie sur les rails de la croissance, de la création de richesses et de l’emploi, en vue de&nbsp; l’amélioration du niveau de vie de la population, toute la population, pas seulement les classes sociales les plus défavorisés, pour la protection desquels il a pris une décision aussi lourde de conséquences pour l’avenir de ce pays et de ses enfants</p>



<p><strong><em>PS (hors du sujet traité) </em></strong>: <em>J’invite les lecteurs et lectrices, amateurs et amatrices de poésie métaphysique, à me rejoindre sur mon blog sur Google que j’ai appelé <a href="https://www.blogger.com](https://www.blogger.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Poèmes de la vie»</a> où je m’évade de temps en temps dans le temps et l’espace, très loin du&nbsp; FMI, de la BCT, de Kais Saïed, etc. Ils/elles y trouveront des poèmes sur ce que ma vie, non pas d’économiste, mais de globe-trotter, m’a appris et des sujets infiniment plus intéressants pour la nourriture de l’âme que ne l’est l’économie pour la nourriture pour l’esprit.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Sans un plan de sauvetage économique, pas de salut pour la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/sans-un-plan-de-sauvetage-economique-pas-de-salut-pour-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Apr 2024 07:15:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a vu disparaître 617 entreprises en cinq ans et 1054 sites industriels depuis 2011.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/sans-un-plan-de-sauvetage-economique-pas-de-salut-pour-la-tunisie/">Sans un plan de sauvetage économique, pas de salut pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En dépit des déclarations faisant état ou annonçant une amélioration de la situation économique en Tunisie, les chiffres et indicateurs semblent s’obstiner dans leur refus d’obtempérer à l’enthousiasme débordant des exaltés de la politique.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-12443045"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Ainsi, après le taux de croissance anémique de 0,4% annoncé par l’INS pour l’exercice 2023, l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) annonce que le tissu industriel tunisien comptait à la fin de l’année 2023, 4702 entreprises opérant dans le secteur industriel contre 4774 unités un an auparavant et 5333 avant la pandémie du Covid-19.</p>



<p>Ainsi l’industrie tunisienne se serait appauvrie en un an de près de 72 sites industriels, une perte qui ressort à 617 entreprises en cinq ans et à près de 1054 sites industriels depuis 2011.</p>



<p>Cette recrudescence des fermetures d’entreprises et de destruction d’emplois associée à une combinaison rare dans le monde de <em>shrink stagflation</em> associant à la stagnation sinon une récession économique, une inflation doublée d’une érosion du pouvoir d’achat qui voit un gonflement des prix couplé d’une réduction des portions notamment du pain, denrée alimentaire de base du Tunisien et autres produits alimentaires, est de nature à exacerber les tensions sociales et à inciter à la délinquance ou la migration sauvage.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g1mXP4hr8x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/26/les-tunisiens-peinent-a-preserver-lesprit-du-ramadan-alors-que-la-crise-economique-persiste/">Les Tunisiens peinent à préserver l’esprit du Ramadan alors que la crise économique persiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens peinent à préserver l’esprit du Ramadan alors que la crise économique persiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/26/les-tunisiens-peinent-a-preserver-lesprit-du-ramadan-alors-que-la-crise-economique-persiste/embed/#?secret=vMZYI1D7cr#?secret=g1mXP4hr8x" data-secret="g1mXP4hr8x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Urgence d’un plan de sauvetage</h2>



<p>Cette situation nécessite de toute urgence la mise en place d’un plan de sauvetage économique avec une révision profonde et sans préjugés et œillères idéologiques du rôle et des modes d’intervention de l’Etat dans l’économie.</p>



<p>La réforme, sans aprioris idéologiques ni arrière-pensées électorales, de l’administration, du secteur public, de la fiscalité, de la concurrence (lutte contre les cartels et les ententes économiques…) et du système monétaire (coût de l’argent, financement des entreprises et une meilleure réglementation des méthodes de paiement notamment les chèques sans provision…), est devenue une urgence de première nécessité et une condition essentielle non plus de la stabilité mais surtout de la survie de la Tunisie en tant qu’Etat indépendant et souverain.</p>



<p>La léthargie de la fin de règne de feu Ben Ali et les expérimentations et tergiversations malheureuses de ce qui est communément et probablement abusivement qualifié de <em>«révolution de la liberté et de la dignité»</em> ne permettent plus de marge d’atermoiement et de report d’échéances.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="E6384pQ3U4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/09/penuries-et-crise-economique-en-tunisie-i-watch-denonce-les-discours-populistes-du-president-republique/">Pénuries et crise économique en Tunisie : I watch dénonce «les discours populistes du président république»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pénuries et crise économique en Tunisie : I watch dénonce «les discours populistes du président république» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/09/penuries-et-crise-economique-en-tunisie-i-watch-denonce-les-discours-populistes-du-president-republique/embed/#?secret=MYXJa6SwCu#?secret=E6384pQ3U4" data-secret="E6384pQ3U4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les grandes réformes ne sauraient plus tarder</h2>



<p>Il urge désormais de mettre de côté les manœuvres et calculs politiques pour s’atteler aux véritables prérequis de la croissance durable et inclusive de l’économie tunisienne principalement par la mise en place d’un plan de sauvetage qui déterminera l’avenir de tous les Tunisiens sans discrimination ou diabolisation ou un quelconque sentiment d’immunité conféré par une appartenance familiale, régionale ou une proximité politique.</p>



<p>L’heure de la réforme en vue de la relance socio-économique a sonné et les véritables défis de la croissance, de l’emploi et du pouvoir d’achat ne peuvent plus souffrir de discours aussi enflammés que pompeux et des mesures dilatoires.</p>



<p>Il est également grand temps de prendre conscience que les technologies et modèles de production ont un cycle de vie et de compétitivité et que rien ne sert de s’obstiner à garder artificiellement en vie des dinosaures économiques et industriels qui ne pourront survivre que grâce à des subventions et ne pourront jamais être autrement qu’un fardeau pour le trésor public et la compétitivité de l’économie nationale.</p>



<p>En l’absence d’une vision d’avenir et d’un programme crédible et durable de réformes économiques, les intentions et déclarations finissent par perdre leur prise sur le réel et toute crédibilité à l’intérieur et à l’extérieur.</p>



<p>Après plus d’une décennie d’expérimentations politiques qui ont gravement compromis l’économie et risquent d’hypothéquer la souveraineté nationale, la priorité doit être accordée de toute urgence et toutes affaires cessantes aux réformes économiques, en paraphrasant le slogan électoral du président Clinton (1992), <em>«It’s the economy stupid» **</em>.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.  </em></p>



<p><em>** Que l&rsquo;on pourrait traduire par «L’économie, il n’y a que cela qui compte !» ou «C’est l’économie qui compte, idiot !» pour signifier l’importance de faire le pari de l’économie. </em>«Ce slogan est également celui d’un courant politique, une nouvelle génération de démocrates américains, prônant une ‘‘troisième voie’’ entre le tout-État et le tout-marché et remettant en cause le système d’Etat-providence hérité de Roosevelt»<em>, explique un professeur d’économie politique</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/sans-un-plan-de-sauvetage-economique-pas-de-salut-pour-la-tunisie/">Sans un plan de sauvetage économique, pas de salut pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Réformes économiques : Soutien financier européen à la Tunisie de 150 millions d&#8217;euros</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/04/reformes-economiques-soutien-financier-europeen-a-la-tunisie-de-150-millions-deuros/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 20:40:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[PARM]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[soutien financier]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Union européenne poursuit son engagement auprès de la Tunisie à travers le déboursement d&#8217;un soutien financier sous forme d&#8217;appui budgétaire d&#8217;une valeur de 150 millions d&#8217;euros au profit de la Tunisie, dans le cadre du programme d&#8217;appui aux réformes macro-économiques de la Tunisie (PARM) agréé par l&#8217;UE et la Tunisie en décembre 2023 La Présidente...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>L&rsquo;Union européenne poursuit son engagement auprès de la Tunisie à travers le déboursement d&rsquo;un soutien financier sous forme d&rsquo;appui budgétaire d&rsquo;une valeur de 150 millions d&rsquo;euros au profit de la Tunisie, dans le cadre du programme d&rsquo;appui aux réformes macro-économiques de la Tunisie (PARM) agréé par l&rsquo;UE et la Tunisie en décembre 2023</strong></em></p>



<span id="more-11903308"></span>



<p>La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué : «<em> L&rsquo;UE poursuit son engagement aux côtés de la Tunisie et débourse 150 millions d&rsquo;euros pour le soutien aux réformes économiques et à la stabilité financière. C&rsquo;est un pas important dans le cadre de notre accord d&rsquo;entente conclu l&rsquo;an passé et une belle avancée dans notre partenariat.</em> ».</p>



<p>Ce déboursement est destiné à accompagner la Tunisie dans la stabilisation de sa situation macro-économique et dans ses efforts d&rsquo;amélioration de la gestion des finances publiques et du climat des affaires. Cet appui vient renforcer la capacité de l&rsquo;État à assurer une croissance stable et inclusive, et confirme l&rsquo;engagement de l&rsquo;UE à soutenir la Tunisie sur la voie des réformes économiques dans le contexte socio-économique actuel.</p>



<p>Cet appui fourni par l&rsquo;UE s&rsquo;inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Mémorandum d&rsquo;entente sur un partenariat stratégique et global, signé par les deux parties le 16 juillet 2023 à Tunis, et contribue plus précisément à son premier pilier dédié à la stabilité macro-économique.</p>



<p><strong>Contexte</strong></p>



<p>Ce programme prend la forme d&rsquo;un appui budgétaire de 150 millions d&rsquo;euros qui consiste en un transfert financier direct de l&rsquo;Union européenne au Trésor public tunisien sous forme de don. Les décaissements d&rsquo;appui budgétaire de l&rsquo;UE sont effectués sur la base des progrès effectifs réalisés dans la mise en œuvre de réformes structurelles initiées par la Tunisie.</p>



<p>Ce déboursement fait suite à l&rsquo;adoption de la décision de financement du programme par la Commission européenne le 20 décembre 2023. Cet appui témoigne de l&rsquo;engagement de l&rsquo;UE et de la Tunisie à travailler ensemble à la concrétisation et la mise en œuvre des différents axes de travail convenus dans le Mémorandum d&rsquo;entente et ses 5 piliers: Stabilité Macro-économique, Économie et Commerce, Transition énergétique verte, Rapprochement entre les peuples, Migration et Mobilité.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
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		<title>Selon Marouane Abassi, la Tunisie répond (presque) aux exigences du FMI  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/16/selon-marouane-abassi-la-tunisie-repond-presque-aux-exigences-du-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 10:49:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
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		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tableau que Marouane Abassi, brosse de la situation financière de la Tunisie est presque réconfortant. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le tableau que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, brosse de la situation financière de la Tunisie est presque réconfortant, contrairement à ce que pensent la plupart des experts et des analystes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-10154772"></span>



<p>La visite d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) en Tunisie du 5 au 17 décembre 2023 est un signal <em>«positif»</em> qui témoigne d’une reconnexion entre les deux parties, a déclaré Abassi dans une interview accordée à l’agence Tap, samedi 14 octobre 2023, en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale tenues à Marrakech (Maroc) du 9 au 15 octobre, soulignant que cette visite s’effectuerait dans le cadre de l’article IV des statuts du FMI, relatif examiner les performances de l’économie tunisienne et publier un rapport à cet effet.</p>



<p>Tout en feignant d’oublier les déclarations très critiques des responsables tunisiens, et à leur tête le président de la république Kaïs Saïed, à l’égard du prêteur international, Abassi a rappelé que la révision basée sur l’article IV est effectuée par tous les pays membres du FMI, y compris les économies fortes comme les Etats-Unis d’Amérique, et la Tunisie ne fait pas exception, d’autant plus <em>«que nous ne l’avons pas fait depuis deux ans»</em>, a-t-il cru devoir préciser, sans ressentir le besoin d’expliquer le pourquoi de ce <em>«report»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réformes sont déjà mis en route  </h2>



<p>On sait cependant que l’accord au niveau des experts pour un prêt de 1,9 milliard de dollars a été obtenu depuis octobre 2022 et que, depuis cette date, le CA d’administration du FMI n’a pas cru devoir donner son accord final, en raison du refus de la Tunisie de mettre en route les réformes pour lesquelles elle s’était elle-même engagée dans son programme. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le haut responsable de la BCT, qui assistait aux réunions de Marrakech en qualité de gouverneur tunisien du Fonds, a pourtant souligné que les réformes discutées avec l’institution financière internationale ont été inscrites et appliquées dans la loi de finances 2023. Ce qui est à peine croyable, puisque le président Saïed a souvent exprimé, au cours des douze derniers mois, son rejet catégorique de ces réformes, notamment celle relative à la levée de certaines subventions étatiques. Mais qui doit-on croire ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EdS43YMaQY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/">Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/embed/#?secret=pBVhnGF7A9#?secret=EdS43YMaQY" data-secret="EdS43YMaQY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Parmi les réformes en question, M. Abassi a évité de parler des plus importantes et qui posent encore problème à l’Etat tunisien. Il juste a évoqué l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée pour les professions libérales, notant que cette réforme ont permis d’atteindre la rentabilité au niveau de la perception des impôts. Tant mieux, ou peut-être tant pis, puisque ce sont toujours les contribuables qui doivent couvrir les gaspillages d’un Etat budgétivore et pas toujours efficace&nbsp;!</p>



<p>Abassi a cependant cherché à justifier indirectement le refus de la Tunisie de mener certaines réformes en évoquant la hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires provoquée par la guerre russo-ukrainienne au niveau du marché mondial.</p>



<p>Il a aussi souligné la réduction du déficit de la balance des paiements entre octobre 2022 et octobre 2023, passant de 8,6% fin 2022 à 2,1 % actuellement. Ce déficit ne dépassera pas 4 % d’ici fin 2023, <em>«un chiffre que le pays n’a pas pu atteindre depuis des années</em>», a-t-il souligné.</p>



<p><em>«Si nous excluons le déficit de la balance énergétique, nous passerons d’un déficit à un excédent de la balance des paiements. Si nous travaillons plus dur sur la transition énergétique et rétablissons l’ancienne production et exportation de phosphate, il sera possible de surmonter ce déficit»</em>, a déclaré Abassi. Mais avec des <em>«si»</em> qu’est-ce qu’on ne pourrait pas faire, monsieur le gouverneur&nbsp;?</p>



<p>La Tunisie a pu réduire son déficit grâce à l’amélioration des exportations dans les secteurs du textile-habillement, de l’industrie mécanique et de l’huile d&rsquo;olive&#8230; en plus de l’amélioration des performances du secteur des services, dont le plus important est le tourisme et les envois de fonds des Tunisiens à l’étranger.</p>



<p>Selon Abassi, le pays a également payé diverses factures liées à ses achats et à ses dettes et, selon lui, est également en mesure de payer la plus grosse échéance fin octobre 2023, estimée à plus de 500 millions d’euros.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JXvy4Ov422"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-tunisie-aux-reunions-annuelle-de-la-bm-et-du-fmi-pour-quoi-faire/">La Tunisie aux réunions annuelles de la BM et du FMI pour quoi faire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie aux réunions annuelles de la BM et du FMI pour quoi faire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-tunisie-aux-reunions-annuelle-de-la-bm-et-du-fmi-pour-quoi-faire/embed/#?secret=WUa2nGYfjR#?secret=JXvy4Ov422" data-secret="JXvy4Ov422" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le gouverneur de la BCT a ainsi rappelé ce que disait récemment la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, selon laquelle la Tunisie n’était pas au point de restructurer sa dette.</p>



<p>Abassi a indiqué que la Tunisie a réussi à contenir et à réduire l’inflation, même si celle-ci se situe encore à un niveau élevé, de l’ordre de 9,3%, notant qu’à un moment donné au cours de l’année, elle a atteint le niveau de 11,3%. Il a ajouté que la performance de la Tunisie à ce niveau était meilleure que celle d’un certain nombre d’autres pays (comme eux de l’Union européenne), ce qui a provoqué cette inflation importée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui doit faire les réformes et en assumer la responsabilité&nbsp;?</h2>



<p>Le gouverneur a prévu une nouvelle baisse du taux d’inflation en Tunisie à la fin de l’année 2023, malgré l’augmentation du nombre de touristes cette saison (demande accrue face à une offre insuffisante) et la baisse des performances agricoles due à la vague de sécheresse.</p>



<p>Il a également souligné que <em>«la disponibilité de réserves de change, actuellement équivalentes à 120 jours d’importations, est un bon indicateur dans les circonstances actuelles»</em>.</p>



<p><em>«Tous ces indicateurs positifs démontrent la capacité de la Tunisie à faire face à une situation économique difficile»</em>, a-t-il souligné, laissant entendre que la Tunisie répond (ou presque) aux exigences de bonne gouvernance financière du FMI. Ce dont il conviendrait de convaincre, non pas les lecteurs de l’agence Tap, mais les responsables de l’institution prêteuse. &nbsp;</p>



<p>Reconnaissant, toujours à demi mot, la crise actuelle de l’économie tunisienne et sa très faible croissance, en s’en lavant un peu lui-même les mains, Abassi a cru devoir souligner la nécessité de revenir à un rythme d’investissement et à un niveau d’exportation plus élevés, tout en stimulant la consommation intérieure, notamment celle des produits locaux.</p>



<p><em>«Il faut mener des réformes (qui sont indispensables) pour restaurer le taux de croissance et permettre à la Tunisie de bâtir une économie inclusive et durable qui prend en compte le changement climatique, avec l&rsquo;accord ou non du FMI»</em>, a averti le gouverneur, en rappelant qu’avant la <em>«Révolution du 17 décembre 2010 / 14 janvier 2011»</em> (sic&nbsp;!), la Tunisie avait de bons taux de croissance et des indicateurs économiques importants, et pourtant la révolution a eu lieu parce que l’économie du pays n’intégrait pas tous les groupes et entités. <em>«Elle doit donc mettre en œuvre des réformes socialement acceptables et maintenir sa capacité à résister aux différents chocs»</em>, a-t-il conclu.</p>



<p>Mais à qui M. Abassi devrait-il dire cela, et qui est censé mettre en route ces politiques volontaristes de relance de la croissance et de la consommation qu’il préconise? N’est-ce pas le gouvernement auquel il appartient lui aussi, d’une certaine façon, même si, dans toutes ses déclarations, il essaie de nous faire croire qu’il a fait, lui, <em>«sa»</em> part du boulot et que ce sont ses collègues de la Kasbah qui ne font pas assez le leur.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/16/selon-marouane-abassi-la-tunisie-repond-presque-aux-exigences-du-fmi/">Selon Marouane Abassi, la Tunisie répond (presque) aux exigences du FMI  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&#8217;indépendance de la Banque centrale ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Sep 2023 08:10:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l’indépendance de la Banque centrale, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/">Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l’indépendance de la Banque centrale, comme l’y poussent depuis plusieurs mois beaucoup de ses partisans, des agitateurs populistes sans véritable culture économique et financière ? Ce qui n’était jusque-là qu’une simple crainte risque bien de se concrétiser… </em></strong><a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/24055584357360251/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a>  </p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-9715847"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>Vendredi 8 septembre 2023, le président de la république s’est illustré par une véritable débauche d’activités officielles à l’extérieur du palais de Carthage.</p>



<p>Au-delà de ce qu’il a dit au cours de ses rencontres, la forme de ces <em>«visites inopinées»</em> à des institutions de l’Etat surprend et suscite des interrogations.</p>



<p>Hier, Kaïs Saïed a rendu visite à la Banque centrale, à la Commission nationale pour la réconciliation pénale, située à un jet de pierre de là, et aux ministères de l&rsquo;Equipement et de l’Agriculture. A chaque fois, il a pris soin de ne pas se faire annoncer auparavant, comme s’il voulait surprendre ses <em>«hôtes»</em> ou les prendre en faute. Et d’ailleurs, à son arrivée au siège de la BCT, il a été accueilli par Nadia Gamha, le vice-gouverneur, dans le bureau du gouverneur Marouane Abassi, absent, et qui rejoindra la réunion plusieurs minutes après. Il était au siège du gouvernement pour discuter de quelque question urgente, susurre-t-il, comme un employé pris en faute, pour justifier son absence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une visite inopinée, pourquoi ? </h2>



<p>Y avait-il vraiment urgence pour que le chef de l’Etat saute dans sa voiture et fasse déplacer l’énorme cortège présidentiel au centre-ville de Tunis, en milieu de journée, alors que la circulation routière était à son comble&nbsp;?</p>



<p>N’aurait-il pas été plus judicieux et conforme aux règles de préséance d’attendre le retour du gouverneur de la réunion qu’il avait en ville pour <em>«investir»</em> son bureau, et c’est le cas de le dire, avec gardes du corps, caméras et tout le tralala?</p>



<p>Le but recherché était-il de bousculer le concerné, qui plus est, dans son antre, et lui montrer qui est le chef et qui décide dans l’Etat tunisien, au cas où il l’aurait oublié&nbsp;?</p>



<p>Ces questions s’imposent, d’autant qu’il n’y avait rien d’exceptionnel hier qui aurait nécessité un tel déplacement non inscrit dans l’agenda présidentiel, à supposer qu’il en a un.</p>



<p>A ce que l’on sache, il n’y a pas eu de crash à la Bourse de Tunis. Et la valeur du dinar, qui n’en finit pas de glisser, ne s’est pas divisée par dix ou par cent.</p>



<p>Il y a certes un malaise général dans le pays, mais il ne date pas d’hier, et la crise financière de la Tunisie est un secret de polichinelle. Mais tout n’est-il pas (encore) sous contrôle, comme ne cesse de l’affirmer le président lui-même&nbsp;? Alors pourquoi cette visite inopinée devant les objectifs des caméras&nbsp;? Est-ce pour prendre les Tunisiens à témoin de ce qu’il pointe comme des dysfonctionnements de l’Institut d’émission&nbsp;? Et pour préparer l’opinion à des annonces imminentes concernant l’avenir de cette vénérable institution qui ne saurait échapper plus longtemps à la mainmise directe du pouvoir exécutif&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LjfWrvCCMb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-saied-plaide-pour-un-meilleur-controle-des-transactions-financieres/">Tunisie : Saïed plaide pour un meilleur contrôle des transactions financières</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Saïed plaide pour un meilleur contrôle des transactions financières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-saied-plaide-pour-un-meilleur-controle-des-transactions-financieres/embed/#?secret=Ic6H9thups#?secret=LjfWrvCCMb" data-secret="LjfWrvCCMb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On pourrait sérieusement le craindre d’autant que le président Saïed – dans le sillage de nombre de ses partisans, qui appellent à revoir la loi de 2016 ayant instauré l’indépendance de la banque centrale pour remettre celle-ci sous les fourches caudines de l’exécutif, y compris en ce qui concerne la politique monétaire – a plaidé hier pour une telle évolution. Et même si Mme Gamha a essayé d’expliquer – son hôte ne lui en d’ailleurs pas laissé le loisir, à peine pouvait-elle placer deux mots consécutifs – que la politique monétaire est dictée par le seul intérêt supérieur de l’Etat, elle ne semble pas avoir été entendue.</p>



<p>Le président n’en démord pas&nbsp;: on ne peut parler d’<em>«indépendance»</em> de la banque centrale, mais seulement d’<em>«autonomie»</em>, et cette autonomie concerne seulement les questions monétaires, et ne saurait concerner aussi les questions budgétaires.</p>



<p>Traduire&nbsp;: si l’Etat veut puiserdirectement dans la caisse de la banque centrale, il doit être libre de le faire, sans devoir passer par les banques, qui alourdissent la note par le taux d’intérêt et gagnent ainsi beaucoup d’argent sur le dos de l’Etat. C’est, en tout cas, ce qu’a semblé vouloir dire le président à ses interlocuteurs, interloqués et sans voix, reprenant ainsi un argumentaire déjà développé par nombre de ses partisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une voie sans issue </h2>



<p>Dans la tournure que prend aujourd’hui cette affaire – le président s’associant au délire de certains activistes politiques –, l’erreur, la grande erreur, a été celle du gouverneur Abassi et de ses collègues de l’Institut d’émission qui, se croyant au-dessus de la mêlée et regardant tout le monde de haut, n’ont pas cru devoir descendre dans l’arène politique – quitter à se boucher le nez – pour expliquer les dangereuses conséquences pour l’économie nationale et les finances publiques d’une telle dérive dans la politique monétaire.</p>



<p>On ne sait pas si le président va maintenant aller jusqu’au bout de ses idées, si sa décision est déjà mûrie et s’il y a encore au sein de l’Etat des commis capables de lui en expliquer les graves conséquences et le dissuader ainsi d’aller plus loin dans sa démarche, au risque d’éloigner définitivement la Tunisie de ses bailleurs de fonds étrangers, qui ne sauraient accepter une pareille dérive.</p>



<p>On sait cependant que le président de la république se sent aujourd’hui à l’étroit, qui plus est, à quelques encablures d’une nouvelle présidentielle à laquelle il est (ou on le sent) déjà candidat.</p>



<p>On sait aussi qu’il ne parvient pas à mobiliser les fonds extérieurs nécessaires pour boucher les trous des finances publiques et qu’il croit pouvoir puiser les liquidités qui manquent dans l’argent des banques, c’est-à-dire l’argent des entreprises et des citoyens. Mais il est de notre devoir de l’avertir que cette voie est dangereuse et qu’il doit se garder de la suivre. Car elle mettrait à genou une économie déjà chancelante.</p>



<p>En vérité, il n’y a d’autre voie que celle des réformes courageuses et assumées, douloureuses certes parce qu’elles ont trop tardé, mais incontournables et dont les résultats pourraient se faire un peu attendre. Mais ce sera la seule issue possible. Tout le reste est de l’agitation démagogique et populiste qui ne nourrit pas son homme.</p>



<p>A bon entendeur…</p>



<p><strong><a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/24055584357360251/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/">Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 09:36:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8554703</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie s'enlise dans une sorte d’immobilisme total et se laisse bercer par les fumeuses promesses et les diarrhées verbales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/">Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-il normal qu’en Tunisie, on hésite encore à réduire les dépenses de l’Etat, en diminuant ses charges, pour la simple raison que l’on a peur de mécontenter le «peuple», dans un pays où, à titre d’exemple, le prix d’une baguette de pain ne dépasse pas celui d’une cigarette ou de quelques bonbons ? Les calculs électoraux sont toujours de mauvais conseil…   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-8554703"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p><em>«Ce n’est pas la faute du public s’il demande des sottises, mais de ceux qui ne savent pas lui offrir autre chose»</em>, écrit Cervantès. Car une autorité sage et responsable est une autorité qui prend l’initiative, anticipe et éclaire, qui ne se laisse ni se corrompre par les caprices des masses, ni se soumettre à la tyrannie de la foule. Sa véritable mission consisterait, non pas à tergiverser mais à résister à la tentation des solutions faciles et à faire preuve de courage, d’audace et d’imagination, surtout lorsque l’intérêt général est menacé.</p>



<p>Certes, sous <em>«l’ancien régime»</em>, aussi volontaire fut-il, le pouvoir faisait de temps à autre preuve d’atermoiements, recourait à des demi-mesures par frilosité et était dans la procrastination en reportant à demain ce qui aurait dû être fait la veille. Une fois, sa légitimité historique blêmie, il était réduit à quémander l’assentiment du <em>«peuple»</em> et à devancer ses caprices. Et cette politique de l’évitement, de la nonchalance et de la couardise, tout en étant fatale à ce régime, elle a été préjudiciable au devenir de la nation, laquelle continue aujourd’hui à en payer les frais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays bloqué par des calculs électoraux &nbsp;</h2>



<p>Si avant le pouvoir, jouissant d’une certaine stabilité, pouvait se targuer d’avoir, sous son autorité, des compétences capables d’atténuer les conséquences des crises et de bricoler des solutions d’urgence aux difficultés qu’il rencontre, aujourd’hui, le pays, enlisé dans une sorte d’immobilisme total, se laisse bercer par les fumeuses promesses et les diarrhées verbales.</p>



<p>Il est vrai qu’au sommet de l’Etat, on reçoit, on écoute et on discute sans que les vraies réponses aux difficultés qui s’intensifient, jour après jour, soient trouvées. Pourquoi ? Il semblerait que la faute incombe au fait que la crise n’aurait pas choisi le bon moment et qu’elle vienne de pointer du nez alors que l’on se prépare à organiser, dans un an, les élections présidentielles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rv7Iu98HJB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=BZtAA2xq8B#?secret=rv7Iu98HJB" data-secret="rv7Iu98HJB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi, pour le pouvoir en place, prendre aujourd’hui des mesures exigeantes et courageuses, certes peu populaires, mais aussi salutaires pour le pays, ce serait prendre des risques en s’aliénant une partie de la population, semer le doute auprès de certaines couches de la population qui lui seraient acquises.</p>



<p>Par conséquent, l’attentisme serait la solution que le pouvoir semble préconiser. Dès lors, pour secourir l’économie moribonde, on préfère recourir à l’incantation, aux discours soporifiques et à la diversion. Alors que le pays est sous perfusion, on préfère attendre qu’un miracle se produise, que la bienveillance divine prenne soin de nous plutôt que de réagir, en prenant des initiatives salutaires pour la nation.</p>



<p>Le souvenir de l’émeute du pain de 1984 semble tétaniser le chef de l’Etat. Attentif au baromètre des sondages, ce dernier redoute éventuelle chute de sa popularité, que la situation puisse lui échapper, que l’espoir de briguer un nouveau mandat ne se volatilise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des vessies pour des lanternes</h2>



<p>Contrairement à d’autres qui trouvent que la crainte du chef de l’Etat soit légitime, nous pensons que ce dernier sous-estime la capacité des masses à faire preuve de discernement, dès lors qu’on leur explique, qu’on s’adresse à leur intelligence et non pas à leurs passions. Car, un bon dirigeant politique est celui qui parler à ses concitoyens le langage de la vérité, le contraire serait faire preuve de mépris à leur égard. Car sa mission consisterait à responsabiliser la population et à l’impliquer dans le processus des réformes à mener aussi impopulaires fussent-elles et non pas à louvoyer, comme de leur vendre des vessies pour des lanternes.</p>



<p>Au lieu de vociférer contre le FMI, au nom d’une supposée souveraineté nationale, il aurait été plus sensé de s’interroger sur l’Etat du pays frappé d’immobilisme et ce depuis des décennies. Jusqu’à quand, sous prétexte de ne pas froisser le gentil peuple, on est réduit à rafistoler, fermer les yeux devant la crise, devenue cyclique, de l’économie, faire la sourde oreille aux conseils des experts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="H5PbiCmu4V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/tunisie-fmi-kais-saied-en-remet-une-couche/">Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed en remet une couche</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed en remet une couche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/tunisie-fmi-kais-saied-en-remet-une-couche/embed/#?secret=B3hNEWkOsV#?secret=H5PbiCmu4V" data-secret="H5PbiCmu4V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Est-il normal qu’on hésite à réduire les dépenses de l’Etat, en diminuant ses charges, pour la simple raison que l’on a peur de mécontenter le <em>«peuple»</em>, dans un pays où, à titre d’exemple, le prix d’une baguette ne dépasse pas celui d’une cigarette ou de quelques bonbons&nbsp;?</p>



<p>Le statu quo qui dure depuis plus de deux décennies, qu’a-t-il produit comme effet d’autre que celui de crever le budget de l’Etat, de favoriser le gaspillage, de remplir les poches de plusieurs catégories de la population qui trouvent toujours le moyen de profiter du système (pâtissier, boulangers, restaurateurs, hôteliers…).</p>



<p>Augmenter d’une manière homéopathique le prix de la baguette, à raison de 10 millimes tous les trois mois, tout en augmentant les bas salaires et tout en aidant les familles les plus nécessiteuses, ne pourrait que résoudre, à moyen terme, une des difficultés budgétaires&nbsp; que le pays vit en ce moment et ne nuirait aucunement à la popularité du chef de l’Etat.</p>



<p>Un dirigeant politique averti, digne de ce nom, devrait être animé d’une véritable ambition pour son pays. La gloire ne se compte au nombre d’années passées à la tête de l’Etat. Des vingt-trois années que Ben Ali a passées à la tête de l’Etat, l’Histoire ne gardera que les trois premières. Tout le reste n’était qu’arrogance et cupidité.</p>



<p>La vraie gloire, cela se mérite non pas par le verbiage mais par les vrais actes audacieux au profit de la communauté nationale surtout que le pays a, plus que jamais, besoin d’une vraie dynamique réformatrice dans tous les domaines avec un personnel politique qualifié, volontaire et imaginatif.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivain. </em>  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/">Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Débat à l’IACE : revoir les points de désaccord entre la Tunisie et le FMI</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/debat-a-liace-revoir-les-points-de-desaccord-entre-la-tunisie-et-le-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jun 2023 07:11:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les participants à un débat à l'IACE appellent à un examen des points de désaccord entre les autorités tunisiennes et le FMI. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/debat-a-liace-revoir-les-points-de-desaccord-entre-la-tunisie-et-le-fmi/">Débat à l’IACE : revoir les points de désaccord entre la Tunisie et le FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les jeunes participants à un débat en ligne organisé par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), mercredi 21 juin 2023, ont appelé à un examen des points de désaccord entre les autorités tunisiennes et le Fonds monétaire international (FMI) afin d’accélérer la signature de l’accord pour un prêt de 1,9 milliard de dollars.</em></strong></p>



<span id="more-8474467"></span>



<p>Les participants, représentés par des étudiants, des chercheurs et des experts financiers, ont souligné la nécessité de créer un climat politique motivant en Tunisie afin de restaurer la confiance des investisseurs et des bailleurs de fonds dans le pays.</p>



<p>Les participants ont expliqué que la récente dégradation de la note souveraine de la Tunisie par Fitch Ratings de (CCC+) à (CCC-) jette un doute sur la capacité du pays à lever les fonds nécessaires. Cela suggère également que le pays n’a pas mis en œuvre les réformes nécessaires discutées avec le FMI.</p>



<p>Aujourd’hui, il n’y a pas d’alternative au FMI. La Tunisie ne pourrait se tourner vers le Club de Paris qu’en cas de faillite, ce qui ne pourrait que porter atteinte à sa souveraineté nationale, ont-ils souligné.</p>



<p>Les participants ont souligné l’importance d’élaborer un plan quinquennal pour définir les orientations de l’État et engager les réformes nécessaires.</p>



<p>Selon eux, la Tunisie devrait également s’appuyer sur sa diplomatie économique, en se concentrant notamment sur les pays voisins comme l’Algérie et la Libye, ainsi que sur les pays européens et du Golfe.</p>



<p>Ils ont ajouté que les autorités tunisiennes pourraient également s’appuyer sur la dette intérieure pour réduire leur dépendance au marché extérieur, soulignant que cette alternative passe par le lancement d’un dialogue national responsable entre les différentes parties prenantes, notamment le gouvernement, la société civile et les experts.</p>



<p>Parmi les intervenants, on citera Zaid Chaalan, chercheur à l’IACE, Abir Melki, chercheur en finance, Hédi Chouria, étudiant ayant réalisé un document sur les réformes économiques &nbsp;et Balkis Annabi.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/debat-a-liace-revoir-les-points-de-desaccord-entre-la-tunisie-et-le-fmi/">Débat à l’IACE : revoir les points de désaccord entre la Tunisie et le FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#8211; FMI : «Du travail reste encore à faire», estime Kristalina Georgieva</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-fmi-du-travail-reste-encore-a-faire-estime-kristalina-georgieva/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 06:04:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du travail reste encore à faire de la part des responsables tunisiens pour proposer un programme alternatif au FMI plus conforme aux desideratas du président Saïed. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-fmi-du-travail-reste-encore-a-faire-estime-kristalina-georgieva/">Tunisie &#8211; FMI : «Du travail reste encore à faire», estime Kristalina Georgieva</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>«Sur la Tunisie, nous travaillons très étroitement avec les autorités tunisiennes depuis un certain temps. Nous avons fait des progrès significatifs pour nous mettre d’accord sur un programme. Ce programme doit appartenir au pays».</strong></p>



<span id="more-8389572"></span>



<p>C’est ce qu’a &nbsp;déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), lors d’une conférence de presse, vendredi 16 juin 2023, à Washington, en ajoutant&nbsp;sur le même ton positif: <em>«La Tunisie est aujourd’hui en meilleure position, car le tourisme a repris, ce qui vaut pour tous les pays à forte intensité de contact. En d’autres termes, les pays touristiques se portent plutôt bien. Ils bénéficient maintenant du désir de voyager de tout le monde. En d&rsquo;autres termes, la pression n’est pas aussi dramatique que nous le craignions.»</em></p>



<p>Faisant allusion à la récente rencontre entre le président Kaïs Saïed et la présidente de la Commission européenne Ursula con der Leyen, le Premier ministre italien Giorgia Meloni et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, au cours de laquelle un projet d’aide financière européenne à la Tunisie d’un montant de 1 milliard de d’euros a été convenu, Mme Georgieva  a déclaré : <em>«L’Europe a une forte tradition d’engagement dans le soutien à la Tunisie. Nous en sommes très reconnaissants, et nous saluons le fait que les dirigeants européens aient adopté cette approche proactive pour soutenir la Tunisie.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7ZoeZiojYH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/tunisie-laccord-provisoire-du-fmi-est-devenu-caduc/">Tunisie : l’accord provisoire du FMI est devenu caduc</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l’accord provisoire du FMI est devenu caduc » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/tunisie-laccord-provisoire-du-fmi-est-devenu-caduc/embed/#?secret=26v3qfRoFq#?secret=7ZoeZiojYH" data-secret="7ZoeZiojYH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La directrice générale du FMI a, cependant, insisté une nouvelle fois sur la nécessité pour notre pays de mettre en œuvre des réformes structurelles qui lui permettent de relancer son économie afin qu’il soit moins dépendant de l’aide internationale. <em>«Nous sommes tout à fait d’accord sur le fait que pour la Tunisie, ce serait formidable de mettre en œuvre des réformes qui rendent l’économie plus forte et les perspectives pour le peuple tunisien plus brillantes. Et sur les éléments clés des réformes, nous n’avons pas de divergences. C’est sur les détails de la poursuite des réformes que nous avons encore du travail à faire. Et juste pour que ce soit très clair pour le FMI, notre aspiration est de soutenir une économie dynamique et juste, où les pauvres ne paient pas de subventions aux riches, comment faire exactement&nbsp;? Je suis sûr que nous le ferons accepter.»</em></p>



<p>En d’autres termes, du travail reste encore à faire de la part des responsables tunisiens pour proposer un programme alternatif plus conforme aux desideratas du président Saïed et à son souci légitime de préserver le pouvoir d’achat des couches défavorisées de la population, sans que pour cela les autres réformes rendues nécessaires par l’état catastrophique d’une économie à bout de souffle passent à la trappe. Et les question qui se posent à ce propos sont les suivantes : Pourquoi a-t-on perdu autant de temps dans les atermoiements ? Et pourquoi n&rsquo;a- t-on pas pris en compte les exigences du président dans le programme initialement présenté ? </p>



<p>Il reste cependant aussi à savoir ce qui va rester des autres réformes convenues, si celle relative aux subventions va être profondément révisée sinon vidée de sa substance. Car, à notre connaissance, le président n&rsquo;est pas favorable, non plus, à la privatisation des entreprises publiques en difficulté ni à la réduction de la masse salariale dans le secteur public, laquelle se traduira, forcément, par l&rsquo;arrêt des recrutements dans l&rsquo;administration et un coup d&rsquo;arrêt aux augmentations salariales. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>



<p>Avec <a href="https://www.imf.org/en/News/Articles/2023/06/16/tr061623-transcript-of-the-mds-press-conference-on-the-euro-area-article-iv-consultation?cid=em-COM-123-46758" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FMI</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qb93aYxdps"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/les-relations-entre-leurope-et-la-tunisie-tournent-au-poker-menteur/">Les relations entre l&rsquo;Europe et la Tunisie tournent au poker menteur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les relations entre l&rsquo;Europe et la Tunisie tournent au poker menteur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/les-relations-entre-leurope-et-la-tunisie-tournent-au-poker-menteur/embed/#?secret=LDPStIDbqh#?secret=qb93aYxdps" data-secret="qb93aYxdps" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-fmi-du-travail-reste-encore-a-faire-estime-kristalina-georgieva/">Tunisie &#8211; FMI : «Du travail reste encore à faire», estime Kristalina Georgieva</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed inverse les positions et les rôles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/tunisie-fmi-kais-saied-inverse-les-positions-et-les-roles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 07:06:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Rutte]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed estime que le FMI doit revoir ses propositions pour parvenir à une solution avec la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/tunisie-fmi-kais-saied-inverse-les-positions-et-les-roles/">Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed inverse les positions et les rôles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président de la république Kaïs Saïed a déclaré dimanche 11 juin 2023 que le Fonds monétaire international (FMI) doit revoir ses propositions pour parvenir à une solution avec la Tunisie, inversant ainsi les positions et les rôles. Explications…  </em></strong></p>



<span id="more-8332763"></span>



<p>Pour toute négociation avec le FMI, les solutions ne peuvent, en aucun cas, être présentées sous forme de diktats, a-t-il réitéré, ajoutant que les solutions classiques ne feront qu’aggraver la crise sociale et impacter, négativement, la situation en Tunisie et dans toute la région.</p>



<p>C’était au cours de son entretien, au Palais de Carthage, avec la présidente du conseil des ministres Italien Giorgia Meloni, la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen et le premier ministre néerlandais Mark Rutte.</p>



<p>«Si la Tunisie vit aujourd’hui une situation financière, économique et sociale difficile, c’est que les Tunisiens ont longtemps été victimes des répercussions d’anciennes politiques intérieures, mais aussi extérieures», a insisté le président, ajoutant que <em>«le peuple tunisien qui s’est révolté fin 2010 contre le despotisme et la corruption n’abandonnera pas ses revendications de liberté, ni son droit légitime à l’emploi et à la dignité nationale.»</em></p>



<p>Evoquant les fonds spoliés, le président de la république a relevé que la Tunisie n’a pas encore récupéré les fonds pillés avant et après 2011, à cela s’ajoutent les crédits détournés, appelant, dans ce sens, à la conversion des crédits en projets d’investissement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ebmHWRsCLd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/document-declaration-commune-tunisie-union-europeenne/">Document : déclaration commune Tunisie &#8211; Union européenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Document : déclaration commune Tunisie &#8211; Union européenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/document-declaration-commune-tunisie-union-europeenne/embed/#?secret=CDx5dbdWwO#?secret=ebmHWRsCLd" data-secret="ebmHWRsCLd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les solutions à la situation en Tunisie doivent émaner de la seule volonté des Tunisiens, a-t-il encore soutenu. Et d’expliquer&nbsp; en insistant comme à son habitude sur cette thématique de la souveraineté nationale : <em>«La Tunisie n’est pas un dossier international, c’est une question purement nationale et, avec les partenaires, la solution doit être trouvée sur cette base»</em>.</p>



<p>En ce qui concerne la question de la migration, le président Saïed a, notamment, appelé à une approche réaliste et collective. <em>«Nos valeurs nous dictent de traiter de façon humaine les migrants irréguliers»</em>, a-t-il affirmé avant d’ajouter que, <em>«de point de transit, la Tunisie est devenue une destination. Le séjour des migrants doit être régulier, tout le monde doit respecter le pays et ses lois»</em>.</p>



<p>Qualifiant d’inhumaine et d’inadmissible, la proposition avancée, discrètement, par certaines parties d’installer les migrants en Tunisie contre un soutien financier accordé au pays, le président a expliqué que les solutions sécuritaires ont montré leur limite en aggravant la souffrance des victimes de la pauvreté et des guerres. <em>«S’ils avaient les attributs les plus élémentaires d’une vie décente, ils n’auraient pas été une proie facile pour les réseaux criminels»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p>Evoquant la question des investissements européens en Tunisie, le chef de l’Etat a indiqué que seules la stabilité politique, la paix sociale et l’éradication de la corruption sont capables de les fructifier.</p>



<p>La création de la richesse et la concurrence loyale requièrent l’éradication des réseaux de corruption et des lobbies, a insisté le président, en mettant en avant la nécessité de réunir toutes les conditions propices à l’investissement, laissant ainsi entendre que celles-ci ne sont pas réunies dans notre pays.</p>



<p>En insistant sur cette thématique de la corruption qui, selon lui, est très répandue en Tunisie, on ne peut pas dire que le président de la république va inciter beaucoup d’investisseurs européens à se déployer en Tunisie, au moment où beaucoup d’entre eux sont, implantés en Asie et notamment en Chine, sont en train de chercher des opportunités d’implantation dans la région méditerranéenne plus proche. Si on voulait assécher l’investissement extérieur,  on ne serait pas comporté autrement.  </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rXCAvIwbgN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/11/ursula-von-der-leyen-100-me-a-la-tunisie-pour-surveiller-ses-frontieres-maritimes/">Ursula von der Leyen : 100 M€ à la Tunisie pour surveiller ses frontières maritimes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ursula von der Leyen : 100 M€ à la Tunisie pour surveiller ses frontières maritimes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/11/ursula-von-der-leyen-100-me-a-la-tunisie-pour-surveiller-ses-frontieres-maritimes/embed/#?secret=VyYOvpwSkp#?secret=rXCAvIwbgN" data-secret="rXCAvIwbgN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>En ce qui concerne l’accord avec le FMI, Kaïs Saïed inverse les positions et les rôles&nbsp;: il demande à l’institution financière européenne de <em>«revoir ses propositions»</em> à la Tunisie en vue d’un prêt de 1,9 milliard de dollars, dont l’accord tarde à être finalisé, alors que c’est plutôt la Tunisie qui est censée revoir le programme qu’elle a elle-même proposé depuis deux ans et sur la base duquel elle a pris les engagements de réformes que le président semble rejeter et qu’elle cherche aujourd’hui à remettre en cause… sans faire le moindre pas officiel en ce sens.</p>



<p>La balle est, en réalité, dans le camp de la Tunisie, et non dans celui du FMI, comme le croit ou laisse entendre Saïed, et si l’Union européenne a conditionné son plan de soutien macro-financière&nbsp; de 900 millions d’euros à un accord préalable avec le FMI, c’est qu’elle cherche à faire comprendre aux autorités tunisiennes qu’il n’y aura pas d’aide macro-financière… &nbsp;sans réformes structurelles.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong>(avec Tap).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/tunisie-fmi-kais-saied-inverse-les-positions-et-les-roles/">Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed inverse les positions et les rôles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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