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	<title>Archives des Ridha Kéfi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ridha Kéfi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Décès de Kamel Labidi, grand défenseur de la liberté de presse en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 09:44:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Labidi, journaliste et militant de la liberté de la presse en Tunisie et dans le monde arabe, est décédé ce samedi 17 janvier 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/deces-de-kamel-labidi-grand-defenseur-de-la-liberte-de-presse-en-tunisie/">Décès de Kamel Labidi, grand défenseur de la liberté de presse en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Kamel Labidi, journaliste et militant de la liberté de la presse et des droits humains en Tunisie et dans le monde arabe, est décédé ce samedi 17 janvier 2026.</em></strong></p>



<span id="more-18247760"></span>



<p>Ancien journaliste à l’Agence Tunis Afrique Presse (Tap) qui a eût maille à partir, dans les années 1990, avec l’ancien président Ben Ali, suite à ses articles sur la dérive autoritaire du régime, notamment dans <em>Le Monde diplomatique</em>, Kamel Labidi s’est exilé et a travaillé avec de nombreux médias internationaux et organisations de défense de la liberté de la presse, notamment le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et l’International Freedom of Expression Exchange (Ifex).</p>



<p>Au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, dont on vient de célébrer le 15<sup>e</sup> anniversaire, c’est tout naturellement que l’enfant de Bouhjar a été nommé à la tête de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), qui mit en place le cadre réglementaire et institutionnel pour garantir la liberté, l’indépendance et l’intégrité des médias en Tunisie. L’Inric a notamment fait promulguer les décrets-lois 115 et 116 de 2011 et créer la Haute autorité indépendante pour la communication audio-visuel (Haica).</p>



<p>Ce dispositif a malheureusement été combattu par les lobbys politiques et d’intérêt avant d’être pratiquement enterré par le régime mis en place par le président Kaïs Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021.</p>



<p>Kamel Labidi, journaliste réputé pour son intégrité, son indépendance et sa grande humilité, était écœuré, ces dernières années, par la détérioration rapide de la situation des journalistes, de la presse et des médias en général en Tunisie et dans le monde arabe.</p>



<p>Il sera inhumé dans quelques jours au cimetière de son village natal à Bouhjar (Monastir). La date sera précisée ultérieurement. </p>



<p>Ridha Kéfi, le directeur de Kapitalis, qui avait connu le défunt et l’a côtoyé de près, témoigne : <em>«J’avais beaucoup d’admiration pour la droiture morale, la rigueur intellectuelle et la rectitude politique de Kamel Labidi, qui était très attaché à son indépendance d’esprit. Aussi lorsqu’il m’a appelé pour le rejoindre au sein l’Inric, je n’ai pas hésité un seul instant. Et c’est ainsi que, pendant trois ans, contre vents et marées, et malgré les fortes résistances et même les attaques frontales dont nous étions alors les cibles, et souvent de la part de nos collègues journalistes, nous avions réussi à mettre en place un cadre réglementaire et institutionnel qui garantissait les conditions d’un exercice libre et responsable de l’information et de la communication en Tunisie. Malheureusement, tout cela a été perdu et la politique a réussi à reprendre la main et à détruire un secteur aujourd’hui sinistré et dans un bien pire état qu’il était dans les derniers jours du règne de Ben Ali. Ce sont ces regrets que Kamel  emportera avec lui dans sa tombe, et la moindre des reconnaissances qu’on lui doit, c’est de sauver son héritage et de réhabiliter la réforme de l’information dont il avait fait le combat de toute sa vie»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
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			</item>
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		<title>Tunisie, un pays en perte de vitesse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/18/tunisie-un-pays-en-perte-de-vitesse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Apr 2023 08:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chiheb Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hannibal Jegham]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Boutar]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Reportage à Tunis, une agglomération en perte de vitesse. Et qui fait semblant de vivre... en attendant Godot. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/18/tunisie-un-pays-en-perte-de-vitesse/">Tunisie, un pays en perte de vitesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie se trouve en mauvaise posture. Elle souffre en silence. Pour le moment. Personne de l’extérieur ne semble vraiment s’en apercevoir. Reportage à Tunis, une agglomération en perte de vitesse. Et qui fait semblant de vivre&#8230; en attendant Godot. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-7491421"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure>
</div>


<p>Tunis. Seconde moitié de février. Le beau temps se fait plus constant. Les stands de jus d’oranges sanguines font patienter celles et ceux qui dégustent ce breuvage en vue des moments printaniers. Nonobstant la vitamine C contenue, un sentiment d’abattement se dégage dans une localité où voir des touristes est devenu exceptionnel depuis six ans.</p>



<p>Les <em>«hittistes»</em> pour employer un néologisme vernaculaire algérien – littéralement les<em> «muristes»</em>, par extension les chômeurs reconvertis en teneurs de murs, puisqu’appuyés dessus pour tuer le temps – se reproduisent proportionnellement au désœuvrement. Les vendeurs à la sauvette sont quelquefois aussi nombreux que les passants autour des principales artères urbaines. Les cireurs de chaussures, eux, ont repeuplé les abords du jardin Habib Thameur alors qu’ils étaient voués à la disparition. La grande précarité s’est installée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enlisement politique</h2>



<p>La vague arabe de protestations partie du pays en 2011 ayant débouché sur le dégagisme s’est essoufflée politiquement. Elle stagne. Les débats sont stériles à la télévision comme aux représentations gouvernementales.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed revêt l’image d’un homme intègre, jouit d’un indice de popularité vraiment satisfaisant. Toutefois, cela s’apparente à une perte de temps, un piège retardant les effets d’une contestation qui l’atteindra lorsque le peuple aura terminé d’en vouloir aux autres membres du gouvernement. L’actuel président en exercice ne dispose pas d’un entourage efficient digne de confiance. Il a nommé comme première ministre Najla Bouden plus au nom d’un féminisme d’Etat faire valoir démocratique en apparence, qu’au nom du bon sens. Le plus haut représentant de la nation tunisienne est hors cadre. Trop de législatif par ce constitutionnaliste de formation et pas assez de préoccupations concrètes pour relancer l’économie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y0wG26R2f4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/">Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/embed/#?secret=fAY6HNaoUL#?secret=y0wG26R2f4" data-secret="y0wG26R2f4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Aussi certains actes s’apparentent à la précipitation. De la cohabitation passée avec le parti Ennahdha connoté islamiste à l’arrestation récente du directeur de Radio Mosaïque, Noureddine Boutar. La Tunisie avait l’avantage de posséder un parlement unicaméral. On a décidé sa division en deux sans que l’on décèle vraiment une utilité. Le problème de la perception des migrants subsahariens s’est invité au débat de façon polémique.</p>



<p>Ces actions ont eu successivement pour effet la déception d’une frange de l’électorat représentant le vote islamo-conservateur, avec comme corollaire une radicalisation faussant la spiritualité des plus jeunes. Par ailleurs, et suite au mirage fondamentaliste et à l’arrestation de certains de ses représentants, une lutte anti-corruption s’est engagée. Malheureusement, même s’il s’agit d’un point positif, cela s’est passé de manière désordonnée. La liberté d’expression se voit balisée de manière aléatoire d’après bien des spécialistes en communication. Par conséquent, le peuple ne sait plus vraiment vers qui se tourner. Ajoutant à cela la méfiance, héritée de la période Ben Ali, envers le système général. Un symbole le parti Nida Tounes comparable au parti français LR car s’étant écroulé dans les intentions de vote.</p>



<p>Naturellement cet amassement de mauvais éléments résonne comme des indices prédictifs faisant fuir les investisseurs nationaux et étrangers. Ce qui nous amène de la macroéconomie à la triste réalité microéconomique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Economie à la ramasse</h2>



<p>Le point faible de l’équipe gouvernementale c’est principalement la réalité économique et financière. Le centre de Tunis s’est appauvri. Ridha Kéfi, directeur de Kapitalis, société de médias, journaliste d’expérience locale et internationale, soutient cette thèse: <em>«Ce n’est plus le centre de Tunis qui peuple les souvenirs de ma jeunesse. C’est devenu très sale, y compris le pauvre mobilier dans les restaurants ou salons de thé»</em>. A présent l’avenue Bourguiba est constellée de mendiants, ce qui n’était pas le cas avant.</p>



<p>C’est ça qui est nouveau. Ces stigmates n’étaient pas encore apparus malgré la récession conjuguée de la crise des Subprimes de 2008 et le basculement vers la démocratie de 2011. Les inégalités étaient nettement moins perceptibles qu’en Algérie, qu’au Maroc ou qu’en Egypte. Le territoire tunisien dépourvu d’hydrocarbures doit faire front à un renchérissement de la vie courante. A côté de cela le secteur de la construction ne fait plus recette à en juger les reventes accélérées des émigrés ou étrangers détenteurs de villas cossues à Djerba ou à Zarzis. Un phénomène qui impacte les formations professionnelles en immobilier et notariat d’après les explications de Chiheb Ben Ali, cousin éloigné de l’ex-dictateur, anciennement agent immobilier. Reconverti dans la restauration avec sa sœur  Khouloud, il narre la nouvelle vie de son frère Akram, parti collaborer avec des partenaires commerciaux en Turquie.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="501" height="890" data-id="7492061" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tunis-Lozato.jpg" alt="" class="wp-image-7492061" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tunis-Lozato.jpg 501w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tunis-Lozato-169x300.jpg 169w" sizes="(max-width: 501px) 100vw, 501px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="501" height="890" data-id="7492062" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tunis-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-7492062" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tunis-Lozato-2.jpg 501w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tunis-Lozato-2-169x300.jpg 169w" sizes="(max-width: 501px) 100vw, 501px" /></figure>
</figure>



<p>Et le tourisme alors? Il connaît un ralentissement, fonctionne en discontinu selon les saisons et les régions. Ce manque de synchronisation est lié à la concentration des centres décisionnels sur Tunis et le littoral sahélien.</p>



<p>Dépasser les clivages au profit de l’élargissement des compétences serait un premier levier selon Hannibal Jegham, homme d’affaires, karateka de haut niveau, dont le projet de cimenterie dans une perspective de respect accru de l’environnement symbolise cette créativité nécessaire pour combattre l’inertie. Accompagnant le quadragénaire aux allures de play-boy décontracté, l’historien militaire Faysal Cherif acquiesce. L’universitaire médiatisé est en train de finaliser un projet d’échanges avec la Corée du Sud, tandis que son ami consolide des contacts chinois. Deux hommes qui s’orientent vers de nouveaux horizons géographiques. Le premier nommé y voit des possibilités de diversification indispensable en ces temps de mondialisation. <em>«Il n’y a pas longtemps, notre président a resserré les liens avec l’Algérie. Comme il s’agit de l’Etat, il faudra faire avec. Mais franchement, le secret c’est faire abstraction de la politique pure pour retourner à un climat propice aux affaires. La Chine est critiquée sur le plan international? Ok, mais pour moi, il s’agit de business et j’ai pour objectif de varier mes partenaires autant pour les filiales que les pays. Pas laisser le monopole à une seule nation», </em>explique l’homme d’affaires.&nbsp; Des propos pragmatiques et sages en symbiose avec le dernier événement rassembleur afro-asiatique: le sommet sud-coréen en Afrique.</p>



<p>Autre domaine à développer pour la relance : l’événementiel et le culturel. Deux spécialités de Said Ben Jaffar et Awatef Ridene, mariés et installés à Paris. Respectivement organisateur de spectacles et cinéaste, ils effectuent des allers-retours fréquents entre France et Tunisie. Le couple souligne la difficulté d’obtenir des financements ou avances. Or leur pays d’origine a beaucoup à proposer en matière de manifestations culturelles. Impression confirmée en visitant le centre culturel de Tunis sous les instructions du coordinateur Ghazy Bouderbala chargé de la communication, entre expositions photos et préparatifs pour les journées culinaires arabes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4PtB1v2CoU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/impressions-mitigees-dun-retour-en-tunisie/">Impressions mitigées d’un retour en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Impressions mitigées d’un retour en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/impressions-mitigees-dun-retour-en-tunisie/embed/#?secret=6bftSC6oJP#?secret=4PtB1v2CoU" data-secret="4PtB1v2CoU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Du KGB AU KJB</h2>



<p>La Tunisie du Printemps arabe a enfanté un contexte instable. Ces séquelles sont les conséquences d’une économie où l’informel (près de 40% du PIB ) a remporté la priorité pour répondre sans les combler totalement aux&nbsp; aspirations des vendeurs comme aux besoins des consommateurs. Le prix des denrées de base a augmenté sensiblement. Les répercussions sont énormes chez les plus humbles. Et aussi chez la classe moyenne au centre des attentions sous Ben Ali. Et puis les jeunes ont de plus en plus de besoins, ce qui les fait songer quotidiennement à l’expatriation. Phénomène vu et anticipé par leurs plus proches interlocuteurs que sont les enseignants du supérieur.</p>



<p>Du public comme le démographe Mohamed-Ali Ben Zina, vice-doyen directeur des études à l’Université des Sciences Humaines de Tunis. Ou du privé comme Marouen Jouini, responsable admission auprès de iTeam University, ou encore Elyes Marrouki, responsable service des étudiants à l’IHE Tunis. Ainsi Le phénomène <em>«knatria»</em>, la contrebande sur la bande frontalière avec l’Algérie et la Libye, étaye les théories favorables au constat d’une dépréciation conjointe du dinar et du pouvoir d’achat quel que soit le niveau d’instruction. Des sortes de <em>«go-fast»</em> destinés à collecter les marchandises allant des produits alimentaires au petit électroménager sillonnent les routes au mépris du code de la route.</p>



<p>Ces véhicules pick-up Isuzu ou Toyota rappellent de façon inquiétante le paysage automobile libyen. Ils peuvent en outre servir à se fournir en pièces détachées automobiles. Point sur lequel ironise Majdi Chaouachi, enseignant universitaire en français : <em>«Autrefois les Algériens s’approvisionnaient auprès des Tunisiens. Maintenant, renversement de situation. Je sais de quoi je parle parce que changer une pièce sur ma Citroën est devenue une galère»</em>.</p>



<p>Le Nord-Ouest de la Tunisie doit justement faire objet de la plus grande vigilance. Le faire bénéficier d’un désenclavement pourrait éviter un embrasement des esprits. Particulièrement, la wilaya de Jendouba avec son taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale et sa population à la mentalité jugée trop inaccessible au décryptage. Le renversement et les désordres ont souvent eu comme origine spatiale des endroits comme Gafsa ou Sidi Bouzid, correspondant au triangle «KGB» (Kasserine, Gafsa, Sidi Bouzid). Cette fois la variante «KJB» (Kef, Jendouba, Béja) détient les composantes d’un détonateur social. A moins qu’une harmonisation de l’alphabétisation et de l’aménagement du territoire fasse recouvrer un semblant de dignité à ce groupe régional de population.</p>



<p>N’oublions pas que le Ramadan occupe l’espace-temps durant un mois à partir du dernier tiers de mars. Si le prix de l’alimentation, surtout le kilo de la viande de mouton qui s’approche dangereusement des 40 dinars sur le court terme, connaît une nouvelle hausse alors la célébration d’une fête religieuse comme la fin du Ramadan, l’Aid el-Kebir ou la fête du Mouled pourrait compliquer la situation dans le pays.</p>



<p>* <em>Enseignant en langue et civilisation italiennes auprès de l’Université Paris Gustave Eiffel et auprès de Skema Business School; chroniqueur; essayiste auteur de “Italie et Tunisie : entre miroir réfléchissant et miroir déformant” et de “Free Uyghur”.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed lâche les chevaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-kais-saied-lache-les-chevaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2022 09:56:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[commission électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Farouk Bouasker]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce qui choque dans le comportement du président Kaïs Saïed c’est qu’en étant emporté par la colère, il ne contrôle plus ses nerfs ni ses mots.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed continue de dérailler et de lancer des petites phrases assassines qui font grincer des dents et pas seulement en Tunisie. Jusqu’à quand, nous autres citoyens qui l’ont élu, allons-nous continuer à assister à ce genre de spectacles pathétiques, et à en subir les conséquences sur nos vies&nbsp;de tous les jours sous formes de déficits financiers et de pénuries de toutes sortes?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-5859497"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Evoquant lors du <em>«conseil de guerre»</em> réuni, hier soir, mercredi 27 décembre 2022, au Palais de Carthage, entre autres sujets de l’heure, les résultats du premier tour des élections législatives du 17 décembre, le président de la république a fait des déclarations pour le moins surprenantes.</p>



<p>Saïed, qui parlait devant un public de choix composé de la Première ministre Najla Bouden, des ministres de la Justice Leila Jaffel, de la Défense nationale, Imed Memmich, de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, et des chefs l’armée et de la police, n’a visiblement pas encore digéré le camouflet infligé par les électeurs qui ont été près de 90% à boycotter des élections qu’il avait voulues en dehors de tout débat national digne de ce nom et dont il avait imposé lui-même les règles. <em>«Bien que le scrutin ait été entaché de certains abus, la participation de 9 ou 12% des électeurs vaut mieux que la participation de 99%, comme c’était le cas par le passé»</em>, a-t-il notamment dit, tout en se félicitant que ces élections se soient déroulées dans le respect de la loi. La bonne affaire&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Noyer le poisson de l’échec</h2>



<p>Cette déclaration traduit chez lui un refus de regarder la réalité en face et de tirer la leçon de ce qui est considéré à juste titre comme son échec personnel, d’autant que ses opposants avaient tous appelé au boycott du scrutin et que leur voix a finalement été entendue, ne fut-ce que par une partie des électeurs, à supposer que d’autres ont fait ce choix d’eux-mêmes.</p>



<p>En disant ce qu’il a dit, Saïed persiste dans le déni et essaie de noyer le poisson de l’échec, réel, dans l’illusion d’un improbable succès&nbsp;: les élections se sont déroulées dans le respect de la loi. Outre le fait qu’il n’y a aucune fierté à en tirer, cela est pour le moins inexact, puisque l’écrasante majorité des organisations spécialisées dans l’observation des élections et la défense des droits de l’homme ont dénoncé les nombreux dépassements commis par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), dont tous les membres ont été désignés par lui et ont travaillé sous son autorité directe, même si au final, nous devons à la vérité de reconnaître qu’ils n’ont pas cherché à faire du bourrage des urnes. S’ils l’ont voulu, y seraient-ils parvenus&nbsp;? &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xP1Ddfq8yd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-kais-saied-repart-en-guerre/">Tunisie : Kaïs Saïed repart en guerre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed repart en guerre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-kais-saied-repart-en-guerre/embed/#?secret=aUIJQkWrbM#?secret=xP1Ddfq8yd" data-secret="xP1Ddfq8yd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sur un autre plan, Kaïs Saïed a affirmé, selon une étrange arithmétique dont il a seul le secret (on sait qu’il ne sait pas calculer, mais tout de même&nbsp;!), que les 9% ayant voté le 17 décembre valent mieux que 99% de ceux qui ont voté lors des précédentes élections, laissant entendre, comme l’avait déjà déclaré Farouk Bousaker, le président de <em>«sa»</em> commission électorale, que ces derniers étaient tous soudoyés par l’argent. Ce qui laisse entendre aussi que 99% des 72% qui ont voté pour Saïed au second tour de la présidentielle de 2019 ont également tous été <em>«achetés»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le populiste qui insulte le peuple</h2>



<p>Est-ce cela que le président a voulu dire en disant l’ineptie qu’il a dite&nbsp;? Si c’est le cas, pourquoi n’organiserait-il pas, pour restaurer sa légitimité écornée, une présidentielle anticipée, comme l’y invitent du reste la plupart des partis, même parmi ceux qui le soutiennent&nbsp;? &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ce qui choque dans le comportement du président c’est qu’en étant emporté par la colère et ne contrôlant visiblement plus ses nerfs ni ses mots, il se laisse souvent aller à des déclarations qui dénotent, chez lui, un mépris total pour le peuple dont, en bon populiste, il ne cesse de se réclamer à cor et à cri &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il y a quelque chose de pathétique chez Saïed&nbsp;: plus la pression de l’opposition augmente, plus il perd ses moyens intellectuels, et se met à commettre des écarts de langage, comme une machine déglinguée qui emporte tout sur son chemin.</p>



<p>Cette manière de s’enflammer au quart de tour peut-être à la limite comprise chez un jeune époux qui n’est pas encore habitué aux contraintes de la vie de couple, mais elle a de quoi inquiéter chez un chef d’Etat.</p>



<p>Hier soir, par exemple, Kaïs Saïed a eu une petite phrase assassine à l’endroit du Fonds monétaire international (FMI), alors qu’il sait que notre pays le sollicite pour un accord de prêt de 1,9 milliard de dollars. N’a-t-il pas en effet affirmé, sur un ton colérique, que la souveraineté de la Tunisie est plus importante à ses yeux qu’un rendez-vous avec une quelconque institution internationale quelle qu’elle soit, faisant ainsi allusion à l’annulation de la réunion du conseil d’administration du FMI consacrée au dossier de la Tunisie et qui était prévu le 19 décembre ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="D4gVZlaV3D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/20/tunisie-kais-saied-senfonce-dans-le-deni/">Tunisie : Kaïs Saïed s’enfonce dans le déni</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed s’enfonce dans le déni » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/20/tunisie-kais-saied-senfonce-dans-le-deni/embed/#?secret=zaJ85rOgx9#?secret=D4gVZlaV3D" data-secret="D4gVZlaV3D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Est-ce que le président dispose d’un plan B pour boucler le budget de l’Etat pour l’exercice en cours et pour celui à venir&nbsp;? Ce qui, à la limite, aurait justifié cette petite phrase que n’aurait reniée aucun souverainiste ombrageux. Et dans ce cas, pourquoi ses ministres ne cessent-ils pas d’affirmer que la Tunisie ne peut nullement se passer du coup de pouce du FMI&nbsp;pour espérer débloquer les autres emprunts dont elle a besoin auprès des bailleurs de fonds bilatéraux ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mots de trop </h2>



<p>En revanche, si Saïed ne dispose pas de plan B, et c’est ce que nous pensons, pourquoi continue-t-il de lâcher ainsi des petites phrases qui risquent de compliquer la tâche de ses ministres et de priver son pays des fonds dont il ne peut se passer ? Ne lui a-t-on pas expliqué qu’en qualifiant les agences de notation d’<em>«oummok sannafa» </em>(cuisinières), il avait fait grincer quelques dents dans les milieux financiers internationaux et affecté son image ainsi que celle de son pays ?</p>



<p>Jusqu’à quand allons-nous, dans ce pays, continuer à assister à ce genre de spectacles pathétiques, et à en subir les conséquences sur nos vies&nbsp;de tous les jours sous formes de déficits financiers et de pénuries de toutes sortes?</p>



<p>Il va falloir qu’un jour, M. Saïed comprenne enfin qu’un chef d’Etat n’est pas un commentateur de l’actualité qui peut laisser libre cours à sa pensée et cavaler à brides abattues, et qu’il doit veiller à parler moins, à parler mieux et, surtout, à bien ciseler ses mots pour ne pas courir le risque d’offusquer les autres, quels qu’ils soient. Ne doit-on pas respect pour ses adversaires, et même pour ses ennemis&nbsp;?</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed met KO les partis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-kais-saied-met-ko-les-partis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Sep 2022 09:14:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[loi électorale]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle constitution]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système quasi-dictatorial mis en place par Kaïs Saïed, même un atroce autocrate comme Zine El Abidine Ben Ali n’a pas osé le mettre en place. Et pourtant, on sait ce qu’il est advenu de son pouvoir… </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-kais-saied-met-ko-les-partis/">Tunisie : Kaïs Saïed met KO les partis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président de la république Kaïs Saïed se défend de toute volonté de marginaliser les partis, comme piliers de tout système démocratique digne de ce nom. Pourtant, toutes les mesures constitutionnelles et les décisions politiques qu’il a prises depuis la proclamation des dispositions exceptionnelles, le 25 juillet 2021, ne visent pas un autre objectif. Explications…</em></strong> <em>(Illustration: l&rsquo;excès de pouvoir fait tourner les têtes les mieux faites)</em>. </p>



<p>Par<strong> Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-4105929"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Répondant à cette accusation que ne cessent de lui porter ses opposants, en annonçant, hier, jeudi 15 septembre 2022, à l’ouverture d’un conseil des ministres tenu au palais de Carthage, la promulgation du décret-loi relatif aux élections et celui portant convocation des électeurs aux élections des membres de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), prévues pour le 17 décembre prochain, le chef de l’Etat a de nouveau critiqué le mode de scrutin proportionnel plurinominal (également appelé représentation proportionnelle à <em>scrutin</em> de <em>liste)</em>, en vigueur durant la décennie écoulée, et qui, selon lui, fait que le député, que ce soit dans un parlement ou autres assemblées élues, ne tire pas sa légitimité de la volonté des électeurs mais plutôt de l’approbation de la direction de son parti, faisant ainsi la part belle aux appareils politiques, ce qui, de son point de vue, est un défaut majeur sinon le mal absolu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’exclusion… par le peuple&nbsp;!</h2>



<p>Tout en soulignant sa préférence pour le système de scrutin uninominal majoritaire, finalement imposé de manière unilatérale et sans aucun débat digne de ce nom dans la nouvelle loi électorale publiée dans la soirée même au Jort, M. Saïed a cru devoir se défendre une nouvelle fois de toute volonté d’écarter certains partis des prochaines élections. Si exclusion il y aura, elle sera exprimée par le peuple le jour du scrutin, a-t-il soutenu, tout en exprimant le souhait de franchir l’étape de l’exercice de la <em>«souveraineté effective du peuple.»</em> Une souveraineté qui, a-t-il dit, ne s’exerce pas à travers des élections fictives où le citoyen est assimilé à un simple bulletin de vote, précisant que le député, qu’il soit issu d’un parti ou indépendant, est tenu responsable en premier et dernier ressort devant ses électeurs durant son mandat législatif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wN4yHiT8XM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-legislatives-a-propos-de-la-loi-electorale-publiee-dans-le-jort/">Tunisie-Législatives : A propos de la loi électorale publiée dans le Jort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Législatives : A propos de la loi électorale publiée dans le Jort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-legislatives-a-propos-de-la-loi-electorale-publiee-dans-le-jort/embed/#?secret=CoSdTYykrT#?secret=wN4yHiT8XM" data-secret="wN4yHiT8XM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le scrutin uninominal est un mode électoral qui permettra au peuple d’exprimer librement sa volonté et de choisir souverainement la personne qui lui sied dans le cadre d’une circonscription électorale restreinte, tout en lui accordant la possibilité de retirer le mandat de cette personne au cours de la législature, a encore expliqué M. Saïed, tout en ajoutant que ceux qui ont préféré boycotter les élections législatives sont<em> «libres»</em>. Et c’est là, on le devine, la clé de la stratégie d’exclusion des partis adoptée par M. Saïed. Le terme <em>«libres»</em> s’entend ici comme <em>«au diable&nbsp;!»</em> ou <em>«bon débarras»</em>&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y aller ou pas, c’est kif-kif&nbsp;!</h2>



<p>En effet, dans le nouveau système politique imposé par la constitution adoptée le 25 juillet dernier par un référendum boycotté par 75% des électeurs inscrits sur les listes électorales, et loi électorale promulguée hier soir par décret présidentiel, les partis sont mis devant le fait accompli et n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. D’autant que l’alternative qui se présente à eux (y aller ou pas ?) n’en est pas réellement une. Et pour cause: le résultat serait de toute façon le même. Et pour cause&#8230; </p>



<p>Si les partis acceptent de présenter des candidats dans les 161 circonscriptions mises en jeu, ils donnent automatiquement leur caution politique à ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire, sans être récompensés en retour. D’autant que le nouveau mode de scrutin ne garantit nullement la primauté du parti et son contrôle sur <em>«ses»</em> supposés candidats, lesquels tirent leur légitimité directement des électeurs et ne sont redevables de rien à un parti qui, de toute façon, ne leur garantit pas grand-chose, un parti qui a besoin d’eux pour exister, plus qu’ils n’ont besoin de lui pour remporter une élection.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K7Z4ztLMMK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/08/tunisie-quel-credit-auraient-des-legislatives-sans-le-pdl/">Tunisie : quel crédit auraient des législatives sans le PDL ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : quel crédit auraient des législatives sans le PDL ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/08/tunisie-quel-credit-auraient-des-legislatives-sans-le-pdl/embed/#?secret=Rqe0eL7CZU#?secret=K7Z4ztLMMK" data-secret="K7Z4ztLMMK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sur un autre plan, à quoi servirait pour un parti d’avoir des élus sous la coupole, à supposer qu’ils seraient disciplinés et accepteraient de constituer un bloc uni susceptible de peser d’un quelconque poids au sein de l’Assemblée, du moment où la constitution <em>«saïdienne»</em> prive le parlement de tout poids politique&nbsp;: il ne donne ni ne retire sa confiance au gouvernement, lequel n’est finalement responsable que devant le président de la république, qui le nomme et le limoge à sa convenance, président qui, du reste, n’est pas responsable devant un parlement qu’il peut dissoudre à tout moment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une quasi-dictature</h2>



<p>Le second terme de la fausse alternative qui se présente aux partis consiste à boycotter les prochaines élections, et là aussi, c’est Saïed qui imposerait sa volonté en plaçant ses pions dans un parlement de pur apparat, tout en garantissant le renforcement de ses pouvoirs régaliens dans un pays où il contrôle tout, sans être responsable de rien, puisqu’en vertu de la nouvelle constitution il n’est pas tenu de rendre compte de ses actes à aucune personne ni à aucune institution, ni pendant ni après l’exercice de ses fonctions.</p>



<p>Ce système quasi-dictatorial, même un atroce autocrate comme Zine El Abidine Ben Ali n’a pas osé le mettre en place. Et pourtant, on sait ce qu’il est advenu de son pouvoir… La dictature n’a jamais réussi nulle part au monde, et même si elle réussit un temps pour celui qui l’a mise en place, elle finit toujours par le broyer. Et M. Saïed, qui est si féru d’Histoire, devrait y réfléchir… </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/16/tunisie-kais-saied-met-ko-les-partis/">Tunisie : Kaïs Saïed met KO les partis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : pourquoi la guerre contre la corruption n’avance-t-elle pas ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/09/tunisie-pourquoi-la-guerre-contre-la-corruption-navance-t-elle-pas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2022 11:10:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[délits douaniers]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najet Jaouadi]]></category>
		<category><![CDATA[port de Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri Nemsia]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Charfeddine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tant que l’impunité semble être garantie à tous par une sorte de foire d’empoigne nationale, où tout le monde corrompt tout le monde et tout le monde couvre tout le monde, l’omerta restera de rigueur. Quant à M. Saïed et à sa guerre contre la corruption, souhaitons-lui (et à nous tous) bonne chance !</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est inadmissible voir révoltant de constater le quasi-immobilisme de l’administration publique face aux problèmes de spéculation, de monopole, de contrebande, de délits douaniers et de change, et de corruption sous toutes ses formes, souvent soulignées, en amont, par le président de la république Kaïs Saïed, sans que rien ne soit fait, en aval, par les corps de l’Etat pour nettoyer les écuries d’Augias. Où se situe le hic ? Le mal est-il si profond et si incurable que l’on doit se résigner à ne pas lui chercher des remèdes ?</em></strong>   </p>



<p>Par<strong> Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-2899136"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>En s’entretenant hier, lundi 8 août 2022, au Palais de Carthage, avec Taoufik Charfeddine, ministre de l&rsquo;Intérieur, Sihem Boughdiri Nemsia, ministre des Finances, et Najet Jaouadi, directrice générale des douanes, le président Saïed, a abordé la question des délits douaniers et la nécessité d’y mettre fin sans plus tarder. Il a aussi demandé des explications sur le sort des quelque 700 conteneurs appartenant à un réseau de contrebande, découverts au port de Bizerte depuis novembre 2021, et dont les procédures y afférentes traînent inexplicablement entre les différentes parties concernées.</p>



<p>Le président a parlé encore une fois de crimes contre le peuple et l’Etat et de sabotage de l’économie nationale, en réaffirmant ce que tout le monde sait, à savoir que ce genre de crimes sont commis quasi-quotidiennement dans tous les ports du pays, dans l’impunité totale. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil torride de la Tunisie.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Taoufik-Charfeddine-Port-de-Bizerte-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-2899646" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Taoufik-Charfeddine-Port-de-Bizerte-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Taoufik-Charfeddine-Port-de-Bizerte-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Taoufik-Charfeddine-Port-de-Bizerte-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Taoufik-Charfeddine-Port-de-Bizerte-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Taoufik-Charfeddine-Port-de-Bizerte-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Taoufik-Charfeddine-Port-de-Bizerte-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Taoufik-Charfeddine-Port-de-Bizerte.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Effets d’annonce et gesticulations de circonstance</h2>



<p>Les trois hauts responsables interpellés par le chef de l’Etat <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/09/affaire-des-conteneurs-suspects-charfeddine-et-nemsia-se-rendent-au-port-de-bizerte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">se sont aussitôt déplacés à Bizerte</a> pour une visite d’inspection et ont réuni les responsables des corps de l’Etat impliqués dans cette affaire pour essayer d’identifier les obstacles et les freins, délimiter les responsabilités et accélérer les poursuites judiciaires contre les contrevenants, qu’il s’agisse des contrebandiers ou de leurs relais au sein de la douane, de la police, de la justice ou d’autres acteurs qui, au sein même de l’Etat, perpétuent des pratiques qui gangrènent l’économie nationale depuis plusieurs décennies.</p>



<p>Bien entendu, et au-delà des effets d’annonce et des gesticulations de circonstance, auxquels nous nous sommes malheureusement habitués, nous restons perplexes et sceptiques, car nous ne ne sommes pas aussi naïfs pour croire que des réseaux de corruption opérant au cœur même de l’Etat – depuis plusieurs décennies et avec les complicités et les couvertures que l’on imagine – seront démantelés demain la veille.</p>



<p>Rien qu’à voir les traits de la ministre des Finances et de la directrice générale des douanes, qui écoutaient religieusement la déclaration faite aux médias par M. Charfeddine, on comprend que ces dames exercent un pouvoir tout théorique, qu’elles ne contrôlent pas vraiment les services dont elles ont la charge et qu’elles se sentent impuissantes face à un fléau que, du fait de leur long parcours dans les méandres de l’administration publique, elles savent fortement ancré dans les mœurs et presque indéracinable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fVde8OE1y8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/22/ferid-belhaj-le-port-de-rades-est-le-symbole-du-blocage-en-tunisie/">Ferid Belhaj : «Le port de Radès est le symbole du blocage en Tunisie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ferid Belhaj : «Le port de Radès est le symbole du blocage en Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/22/ferid-belhaj-le-port-de-rades-est-le-symbole-du-blocage-en-tunisie/embed/#?secret=6KOXWn1g45#?secret=fVde8OE1y8" data-secret="fVde8OE1y8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quant à M. Charfeddine, et au-delà des propos fermes, déterminés et menaçants qu’il a tenus à cette occasion, il ne semble pas, lui non plus, mieux armé que tous ses prédécesseurs au poste pour combattre efficacement le monstre… tapi au fond de chacun de nous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un immense théâtre d’ombres</h2>



<p>A cet égard, on se souvient des visites inopinées effectuées par les précédents chefs de gouvernement au port de Radès, véritable poumon économique de la Tunisie, ou aux passages frontaliers avec la Libye et l’Algérie, par où transitent les produits de contrebande qui sont vendus ensuite au grand jour, entre Ben Guerdane et Bizerte, en passant par Sfax, Sousse, Nabeul et Tunis, dans des boutiques ayant pignon sur rue, au vu et au su de tous, et même parfois dans les hypermarchés, qui sont censés être plus rigoureusement contrôlés … On se souvient aussi de leurs soporifiques déclarations et de leurs menaces sans lendemain, et on comprend qu’en Tunisie, les gouvernements ne gouvernent pas et que les ministres font généralement de la figuration inutile, et que tout le monde, dans cet immense théâtre d’ombres qu’est devenu notre pays, tout le monde fait semblant et joue le rôle qui lui est assigné, tout en cherchant à gagner du temps… sans rien toucher, afin de durer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MV4eqdH927"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/01/tunisie-la-lutte-contre-la-corruption-fait-du-surplace/">Tunisie : La lutte contre la corruption fait du surplace</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La lutte contre la corruption fait du surplace » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/01/tunisie-la-lutte-contre-la-corruption-fait-du-surplace/embed/#?secret=eDPg26s4gI#?secret=MV4eqdH927" data-secret="MV4eqdH927" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Et dans cette mascarade à laquelle seuls les idiots continuent de croire en s’aveuglant eux-mêmes avec une touchante stupidité, nous sommes quelques uns dans ce pays à penser que les gesticulations ne sauraient tenir lieu de décisions et encore moins d’actions.</p>



<p>Tant que de grosses têtes ne sont pas tombées, il sera difficile de rappeler les Tunisiens à leur devoir envers la nation.</p>



<p>Et tant que l’impunité semble être garantie à tous par une sorte de foire d’empoigne nationale, où tout le monde corrompt tout le monde et tout le monde couvre tout le monde, l’omerta restera de rigueur. Quant à M. Saïed et à sa guerre contre la corruption, souhaitons-lui (et à nous tous) bonne chance&nbsp;!</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/09/tunisie-pourquoi-la-guerre-contre-la-corruption-navance-t-elle-pas/">Tunisie : pourquoi la guerre contre la corruption n’avance-t-elle pas ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Que mijote Kaïs Saïed pour les législatives ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jul 2022 07:59:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Antony Blinken]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sa déclaration d’hier, Blinken l’a axée, à juste titre, sur la loi électorale que prépare le président Saïed et qui risque d’être conforme à ses desideratas et imposée au reste de la classe politique, en dehors de tout débat digne de ce nom. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/29/tunisie-que-mijote-kais-saied-pour-les-legislatives/">Tunisie : Que mijote Kaïs Saïed pour les législatives ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans sa déclaration d&rsquo;hier, vendredi 29 juillet 2022, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a appelé les autorités tunisiennes à «l’adoption rapide d’une loi électorale inclusive qui facilite la participation la plus large possible aux élections législatives prévues en décembre», toute en soulignant la nécessité d’«inclure ceux qui se sont opposés ou ont boycotté le référendum constitutionnel». Cette insistance devrait nous interpeller et, surtout, faire réfléchir le président de la république Kaïs Saïed.  </em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-2576915"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Si, à chaque fois qu’ils évoquent la situation politique en Tunisie, les dirigeants états-uniens utilisent souvent les mêmes expressions&nbsp;comme <em>«processus de réforme inclusif et transparent»</em> ou <em>«restauration de la confiance»</em>, c’est parce qu’ils estiment que le processus initié depuis le 25 juillet 2021 par le président Saïed est fondé sur l’exclusion de pans entiers de la société, remonte certaines catégories de la population contre d’autres et alimente les discours de haine, qui, si on n’y prend pas garde à temps, pourraient dégénérer en violences, ce que ni les Etats-Unis ni à fortiori l’Union européenne ne souhaitent voir se développer en Tunisie, un pays allié de longue date du monde occidental et qui est situé au cœur d’une région où les tensions géopolitiques ne manquent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La loi électorale au cœur de la manœuvre &nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Sa déclaration d’hier, Blinken l’a axée, à juste titre, sur la loi électorale que prépare le président Saïed et qui, comme toutes ses précédentes initiatives, risque d’être conforme à ses desideratas et imposée au reste de la classe politique, en dehors de tout débat digne de ce nom. C’est là d’ailleurs la crainte exprimée par Washington qui, par la voix même de son secrétaire d’Etat, appelle à ce que le texte de loi en préparation inclut aussi <em>«les millions de Tunisiens qui n’ont pas participé au référendum ou se sont opposés à la nouvelle constitution»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FJbfeqklH9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/29/antony-blinken-exprime-linquietude-des-etats-unis-sur-la-situation-en-tunisie/">Antony Blinken exprime l’inquiétude des Etats-Unis sur la situation en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Antony Blinken exprime l’inquiétude des Etats-Unis sur la situation en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/29/antony-blinken-exprime-linquietude-des-etats-unis-sur-la-situation-en-tunisie/embed/#?secret=H51WG3xKqG#?secret=FJbfeqklH9" data-secret="FJbfeqklH9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais le problème avec Saïed c’est qu’il ne surprend que ceux qui lui attribuent des qualités et des vertus qu’il n’a pas et projettent sur lui leurs rêves éveillés, alors que l’homme a toujours été égal à lui-même et n’a jamais fait mystère de son orientation idéologique ouvertement conservatrice, nationaliste arabe, islamo-salafiste et, plus grave encore, autoritaire. Et dans ce contexte, une lecture attentive de la nouvelle constitution suffit à débusquer, chez lui, toutes ces tendances rétrogrades contre lesquelles on avait cru, un peu rapidement, nous autres Tunisien(ne)s, être définitivement vaccinés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ennahdha et le PDL dans le viseur</h2>



<p>Sur un autre plan, Saïed a, dans plusieurs déclarations, fait part de sa volonté d’empêcher certains partis et mouvements politiques, bannis par lui, de continuer à participer à la vie politique dans le pays. Et ces partis, on les devine facilement&nbsp;: outre Ennahdha, dont il cherche à récupérer la base conservatrice pour en faire sa force de frappe électorale (elle l’est d’ailleurs déjà depuis 2019, même si certains analystes frappés de cécité persistent à ne pas le voir), c’est le Parti destourien libre (PDL) et son incontournable présidente Abir Moussi, qui sont aujourd’hui dans le viseur de Saïed, les deux premiers partis en Tunisie qu’une ou deux lignes dans la nouvelle loi électorale suffiraient à faire disparaître du tableau de bord des électeurs.</p>



<p>Pour Ennahdha, l’argument qui sera utilisé pour mettre ses dirigeants hors circuit est tout trouvé&nbsp;: ce parti a participé à tous les gouvernements qui se sont succédé au cours de la <em>«décennie noire»</em> (2011-2021).</p>



<p>Pour mettre hors circuit les Destouriens, il suffit de stipuler, dans la nouvelle loi électorale, que les rescapés de l’ancien régime contre lequel la révolution de 2011 a eu lieu n’ont pas le droit de se présenter aux élections. Abir Moussi a d’ailleurs pressenti cette menace et a alerté l’opinion publique sur les <em>«bons projets»</em> que mijote Saïed contre elle et son parti, lequel, faut-il le rappeler, est en tête des intentions de vote pour les législatives dans tous les sondages d’opinion depuis 2020. Et très loin devant les autres partis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Rnk1Rb3n16"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/19/abir-moussi-kais-saied-veut-changer-la-loi-electorale-pour-mempecher-de-gouverner/">Abir Moussi : «Kaïs Saïed veut changer la loi électorale pour m&#8217;empêcher de gouverner»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abir Moussi : «Kaïs Saïed veut changer la loi électorale pour m&#8217;empêcher de gouverner» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/19/abir-moussi-kais-saied-veut-changer-la-loi-electorale-pour-mempecher-de-gouverner/embed/#?secret=SO1pmslxEU#?secret=Rnk1Rb3n16" data-secret="Rnk1Rb3n16" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une opposition à la carte</h2>



<p>Même s’il a pris soin de limiter au maximum les pouvoirs de l’Assemblée dans <em>«sa»</em> nouvelle constitution, Saïed, qui compte perdurer longtemps à son poste, préfère ne pas avoir une majorité PDL au Bardo avec une tonitruante Abir Moussi pour contrer toutes ses décisions, tourner en dérision ses déclarations et lui faire subir le triste sort de Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha, transformé en punching ball durant dans la précédente législature. Ne pouvant l’exclure à la régulière, c’est-à-dire par les urnes, Saïed pourrait être tenté de lui barrer la route par une de ces entourloupes juridique dont il a le secret. Dans cet exercice, dont la malhonnêteté le dispute à la lâcheté, il y a un prestigieux pionnier : Zine El-Abidine Ben Ali qui avait excellé dans l&rsquo;art de sélectionner lui-même ses opposants&#8230; par la <em>«loi»</em>.</p>



<p>C’est contre une telle dérive que Blinken a cru devoir avertir l’opinion publique tunisienne en appelant, dans sa déclaration d’hier, les autorités tunisiennes, à <em>«l’adoption rapide d’une loi électorale inclusive qui facilite la participation la plus large possible aux élections législatives prévues en décembre»</em> et en insistant sur la nécessité d’<em>«inclure ceux qui se sont opposés ou ont boycotté le référendum constitutionnel».</em> </p>



<p>Reste à savoir si son appel sera entendu par celui qui, jusque-là, n’a jamais écouté que lui-même. Et mon petit doigt me dit que, dans ce contexte, le pire est encore à venir…</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/29/tunisie-que-mijote-kais-saied-pour-les-legislatives/">Tunisie : Que mijote Kaïs Saïed pour les législatives ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed et le degré zéro de la diplomatie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-kais-saied-et-le-degre-zero-de-la-diplomatie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jul 2022 10:58:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit continuer à entretenir de bonnes relations avec Alger, mais pour un pays comme la Tunisie, qui traverse une grave crise, réduire la diplomatie à un tête-à-tête avec l’Algérie, est tout de même peu rassurant quand aux perspectives de sortie de ladite crise.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-kais-saied-et-le-degre-zero-de-la-diplomatie/">Tunisie : Kaïs Saïed et le degré zéro de la diplomatie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Heureusement qu’il y a le président algérien Abdelmadjid Tebboune avec lequel le président Kaïs Saïed entretient d’excellentes relations d’amitié et de bon voisinage, sinon qu’en sera-t-il advenu de la diplomatie tunisienne qui ne brille actuellement pas par son rayonnement sur les plans aussi bien régional qu’international ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong>   </p>



<span id="more-2412056"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Ainsi, quelques jours après avoir effectué une visite à Alger, le président Saïed, a eu, mercredi 20 juillet 2022, un entretien téléphonique avec le président Tebboune.</p>



<p>Selon le communiqué de Carthage publié à l’issue de l’entretien, le président Saïed a saisi l&rsquo;occasion pour faire part de ses sincères et vifs remerciements ainsi que de sa gratitude profonde suite à l&rsquo;envoi d&rsquo;avions et de camions de pompiers pour épauler les efforts de la Tunisie visant à maîtriser l&rsquo;incendie qui s&rsquo;est déclaré au Mont Boukornine dans la banlieue sud de Tunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tunis-Alger&nbsp;: le bon en attendant le mieux</h2>



<p>Selon la même source, l&rsquo;échange téléphonique a été l&rsquo;occasion pour mettre l&rsquo;accent sur les relations privilégiées liant les deux pays et peuples et la célérité de l&rsquo;envoi et du déploiement de ces équipements, <em>«ce qui constitue à nouveau un témoin saisissant des solides relations de fraternité liant la Tunisie et l&rsquo;Algérie»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5u8tdGtXBt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/tunisie-algerie-le-coup-de-gueule-de-lutica/">Tunisie &#8211; Algérie : le coup de gueule de l’Utica</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Algérie : le coup de gueule de l’Utica » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/tunisie-algerie-le-coup-de-gueule-de-lutica/embed/#?secret=qxKPeK3b9K#?secret=5u8tdGtXBt" data-secret="5u8tdGtXBt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tout cela est, bien sûr, louable, car dans un Maghreb divisé et où les tensions politiques ne manquent pas, toute initiative visant à maintenir de bonnes relations entre la Tunisie et l’Algérie, tandem qui constitue le cœur de ce Maghreb, est bonne à prendre. Quoique les relations bilatérales entre Alger et Tunis, malgré les discours officiels soporifiques et lénifiants, restent très faibles et très en-deçà des capacités des deux pays et, surtout, des aspirations des deux peuples.</p>



<p>Si, on parlait moins et on faisait plus sur la voie de l’intégration économique et sociale, la situation des deux pays et des peuples n’en serait que meilleure. Mais allez raconter cela aux dirigeants des deux pays dont l’amitié et la fraternité resteront de simples postures trompeuses si elles ne sont pas traduites, en faits chiffrés, sonnants et trébuchants, dont les deux peuples tireraient un minimum de bénéfices. &nbsp;</p>



<p>Bien sûr, la Tunisie doit continuer à entretenir de bonnes relations avec Alger, et le bon est toujours bon à prendre en attendant le mieux, mais pour un pays comme la Tunisie, qui traverse une grave crise, à la fois politique, économique et sociale, réduire la diplomatie à un tête-à-tête avec l’Algérie, est tout de même peu rassurant quand aux perspectives de sortie de ladite crise.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JEHBElNGLA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/18/encore-un-echec-de-la-diplomatie-tunisienne/">Encore un échec de la diplomatie tunisienne !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Encore un échec de la diplomatie tunisienne ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/18/encore-un-echec-de-la-diplomatie-tunisienne/embed/#?secret=EVjBov3ceA#?secret=JEHBElNGLA" data-secret="JEHBElNGLA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Droit comme un clou et fermé comme un coffre fort</h2>



<p>Au moment où les chefs d’Etat du monde entier échangent des visites continuelles, se concertent quasi-quotidiennement et cherchent à aplanir les difficultés auxquels leurs pays respectifs font face, en raison, notamment, des retombées catastrophiques de la guerre russo-ukrainienne, force est de constater que le président Saïed reste étrangement confiné à la maison et ses contacts diplomatiques se résument aux rares audiences qu’il accorde de temps en temps aux envoyés spéciaux des pays étrangers et des organisations internationales.</p>



<p>Pas de voyages à l’étranger, sauf peut-être pour présenter des condoléances à l’une des monarchies du Golfe pour la perte de l’un de ses membres. Pas de présence notable aux conférences régionales ou internationales. Pas, non plus, d’entretiens avec les grands médias internationaux.</p>



<p>Quand vous faites tout pour vous faire oublier, il est tout à fait normal qu’on finisse par vous oublier, d’autant que le style revêche, directorial et peu porté sur la communication humaine de M. Saïed, droit comme un clou et fermé comme un coffre fort, n’incite ni les chefs d’Etat ni les journalistes à chercher sa compagnie. Et pour cause&nbsp;: à son contact, on ne risque pas d’entendre un bon mot ou de rire d’une anecdote. Au pire&nbsp;: on peut se faire sermonner comme un élève qui a rendu une mauvaise copie. &nbsp;</p>



<p>Or, un chef d’Etat doit savoir communiquer, car la communication pèse d’au moins la moitié dans ses capacités de persuasion. S’il n’en avait pas apprise les techniques avant d’accéder au pouvoir suprême, il n’est jamais trop tard pour en faire l’apprentissage, car ce bagage est précieux et on ne peut s’en passer longtemps sans que cela se ressente sur votre rendement et votre bilan global.</p>



<p>Peut-on se refaire à soixante ans passés ?, me demandera-t-on. Certes, l’exercice est difficile, mais, comme on dit, la fonction crée l’organe. Et il n’y a pas d’âge pour apprendre à bien faire, surtout quand on a en main les destinées de douze millions de se compatriotes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HTssXrLLLZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/tunisie-dialogue-national-la-diplomatie-encore-et-toujours-marginalisee/">Tunisie-Dialogue national : la diplomatie encore et toujours marginalisée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Dialogue national : la diplomatie encore et toujours marginalisée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/tunisie-dialogue-national-la-diplomatie-encore-et-toujours-marginalisee/embed/#?secret=UfK2QQinCj#?secret=HTssXrLLLZ" data-secret="HTssXrLLLZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La preuve par Bourguiba et Caïd Essebsi</h2>



<p>Pour illustrer mes propos, je terminerai par deux anecdotes qui m’ont été racontées par d’anciens ministres.</p>



<p>La première concerne Habib Bourguiba qui, avant de rencontrer une personnalité internationale, s’informait beaucoup sur son hôte et passait des heures et des heures à répéter des phrases et à essayer des formules, comme un comédien en répétition générale et qui fait tout pour ne pas rater sa première. Il les essayait d&rsquo;ailleurs avec ses ministres et ses proches collaborateurs. </p>



<p>La seconde concerne Béji Caïd Essebsi qui m&rsquo;avait raconté la première anecdote. Après sa nomination comme ministre des Affaires étrangères, ce dernier a réuni son staff pour leur dire : <em>«En vérité, je ne connais rien à la diplomatie. Ce sera nouveau pour moi. Je compte sur vous pour m’apprendre mon métier de ministre des Affaires étrangères»</em>.</p>



<p>Il était pourtant directeur de cabinet de Bourguiba et n’était donc pas totalement bleu en la matière, mais en se montrant humble et ouvert, il a mis en confiance tout son staff qui a rivalisé de dévouement à son égard. Le résultat n’a pas tardé… </p>



<p>Bref, on ne s’autoproclame pas chef suprême, on le devient par le mérite et la reconnaissance des autres, et d&rsquo;abord de ses pairs…  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-kais-saied-et-le-degre-zero-de-la-diplomatie/">Tunisie : Kaïs Saïed et le degré zéro de la diplomatie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les lauréats du Prix Comar du roman tunisien 2022</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/23/les-laureats-du-prix-comar-du-roman-tunisien-2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2022 13:09:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Belhadj Yahia]]></category>
		<category><![CDATA[Hafedh Makni]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Ben Yedder]]></category>
		<category><![CDATA[Lamine Kallel]]></category>
		<category><![CDATA[Melika Golcem Redjeb]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Comar]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
		<category><![CDATA[roman tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les prix Comar du roman tunisien ont été décernés lors d&#8217;une soirée littéraire et musicale, organisée samedi 21 mai 2022, au théâtre municipal de Tunis, en présence d&#8217;écrivains, d&#8217;éditeurs et de critiques littéraires, en plus bien entendu des dirigeants des Assurances Comar, et à leur tête Hakim Ben Yedder, qui ont lancé ce prix il...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/23/les-laureats-du-prix-comar-du-roman-tunisien-2022/">Les lauréats du Prix Comar du roman tunisien 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les prix Comar du roman tunisien ont été décernés lors d&rsquo;une soirée littéraire et musicale, organisée samedi 21 mai 2022, au théâtre municipal de Tunis, en présence d&rsquo;écrivains, d&rsquo;éditeurs et de critiques littéraires, en plus bien entendu des dirigeants des Assurances Comar, et à leur tête Hakim Ben Yedder, qui ont lancé ce prix il y a 26 ans.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-926497"></span>



<p>La soirée était animée par notre confrère Mourad Zeghidi et le programme littéraire, qui reste le plat de résistance de l&rsquo;événement, a été agrémenté par un concert de l&rsquo;Orchestre symphonique de Carthage dirigé par le maestro Hafedh Makni.</p>



<p>La tâche des membres des deux jurys n&rsquo;a certes pas été facile pour départager les romans concourant pour les six prix mis en jeu, trois pour la langue arabe et trois pour la langue française, et pour cause, comme dira l&rsquo;un d&rsquo;eux, <em>«au-delà du nombre, 48 romans en arabe et 17 en français, il y avait de la qualité, et il a fallu trancher»</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La tentation autobiographique</h2>



<p>Notre confrère Ridha Kéfi, qui préside le jury du roman en français (alors que l&rsquo;universitaire Mohamed El-Kadhi préside le jury du roman en arabe), a souligné dans l&rsquo;éditorial du bulletin publié à cette occasion ce qu&rsquo;il a appelé l&rsquo;émergence dans le roman tunisien contemporain d&rsquo;une <em>«tentation autobiographique»</em>. Selon lui, cette tendance qui se renforce d&rsquo;année en année <em>«s&rsquo;observe, surtout, chez les auteurs qui viennent assez tard à l&rsquo;écriture romanesque et qui, à travers la fiction qu&rsquo;il racontent, cherchent à témoigner du vécu de leur génération dans une société tunisienne en pleine mutation, et ce en puisant abondamment dans leur vécu personnel»</em>.</p>



<p>Les trois romans en français primés lors de cette édition s&rsquo;inscrivent d&rsquo;ailleurs, à divers degrés, dans cette tendance, comme le démontre les attendus de la décision du jury que nous reproduisons ci-dessous, et qui, outre Ridha Kefi, se compose de Sonia Zlitni, Monia Kallel, Mokhtar Louzir et Raouf Seddik.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Lamine-Kallel-et-Lotfi-Haj-Kacem-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-926789" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Lamine-Kallel-et-Lotfi-Haj-Kacem-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Lamine-Kallel-et-Lotfi-Haj-Kacem-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Lamine-Kallel-et-Lotfi-Haj-Kacem-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Lamine-Kallel-et-Lotfi-Haj-Kacem-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Lamine-Kallel-et-Lotfi-Haj-Kacem-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Lamine-Kallel-et-Lotfi-Haj-Kacem-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Lamine-Kallel-et-Lotfi-Haj-Kacem.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Lamine Kallel reçoit son prix des mains de Lotfi Haj Kacem. </em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Prix Découverte&nbsp;<em><strong>: «La Battante»</strong></em><strong>, de Lamine Kallel</strong></h2>



<p>Ce roman, porté par le souffle d&rsquo;une narration sans fioriture, raconte la lutte acharnée d&rsquo;une paysanne analphabète qui se trouve mêlée, à son insu, aux soubresauts de la lutte nationale et de la libération algérienne, mais qui parvient, par sa détermination et sa volonté d&rsquo;apprendre, à triompher de l&rsquo;adversité et de la barbarie qui régnaient sur les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p>L&rsquo;auteur réussit à mener son récit sans succomber aux sirènes du manichéisme qui caractérise les romans du genre. Il ne juge pas ; il décrit des hommes et des femmes, tels qu&rsquo;ils sont, soulignant leur grandeur et leur bassesse, sans artifices et sans moralisme déplacé.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Melika-Golcem-Redjeb-et-Slaheddine-Ladjimi-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-926813" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Melika-Golcem-Redjeb-et-Slaheddine-Ladjimi-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Melika-Golcem-Redjeb-et-Slaheddine-Ladjimi-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Melika-Golcem-Redjeb-et-Slaheddine-Ladjimi-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Melika-Golcem-Redjeb-et-Slaheddine-Ladjimi-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Melika-Golcem-Redjeb-et-Slaheddine-Ladjimi-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Melika-Golcem-Redjeb-et-Slaheddine-Ladjimi-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Melika-Golcem-Redjeb-et-Slaheddine-Ladjimi.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Melika Golcem Redjeb reçoit son prix des mains de Slaheddine Ladjimi.</em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Prix spécial du jury&nbsp;: «<em><strong>Nasrimé», </strong></em><strong>de Melika Golcem Redjeb</strong></h2>



<p>Ce roman de cinq cent vingt-quatre pages reconstitue un pan de l&rsquo;Histoire de la Tunisie. Il couvre les deux premières décennies du XXe siècle, à travers les déboires vécus par le personnage principal, une adolescente turque prise dans l&rsquo;inextricable jeu du pouvoir. Au terme d&rsquo;un voyage rocambolesque, elle se trouve mêlée aux intrigues du palais du Bey de Tunis dont elle devient peu à peu l&rsquo;un des piliers, aimée et détestée à la fois, subissant les haines qu&rsquo;elle alimente à son insu et se laissant entraîner dans des amours impossibles.</p>



<p>Par le biais d’une écriture poétique, l&rsquo;auteure nous promène à travers les palais d&rsquo;Istanbul et de Tunis, nous fait découvrir des personnages attachants de vérité et reconstitue, ce faisant, le portrait d&rsquo;une nation, la Tunisie, qui se construit dans le bruit et à la fureur de l&rsquo;Histoire.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Emna-Belhaj-Yahia-Hakim-Ben-Yedder-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-926826" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Emna-Belhaj-Yahia-Hakim-Ben-Yedder-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Emna-Belhaj-Yahia-Hakim-Ben-Yedder-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Emna-Belhaj-Yahia-Hakim-Ben-Yedder-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Emna-Belhaj-Yahia-Hakim-Ben-Yedder-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Emna-Belhaj-Yahia-Hakim-Ben-Yedder-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Emna-Belhaj-Yahia-Hakim-Ben-Yedder-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Emna-Belhaj-Yahia-Hakim-Ben-Yedder.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Emna Belhaj Yahia recevant son prix des mains de Hakim Ben Yedder. </em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Comar d&rsquo;Or&nbsp;: «<em><strong>En pays assoiffé», </strong></em><strong>de Emna Belhaj Yahia</strong></h2>



<p>À travers un récit bien structuré et une écriture lumineuse, l&rsquo;auteure revient sur les grands événements ayant marqué l&rsquo;Histoire d&rsquo;un pays qui n&rsquo;est pas nommé mais qui ressemble beaucoup à la Tunisie à la seconde moitié du XXe et au début du XXIe siècle. À travers son regard de femme qui a vécu les drames et les désillusions de son peuple, elle cherche à comprendre, sans complaisance et sans autoflagellation non plus, les causes des échecs successifs.</p>



<p>La narration est fluide et le regard posé sur les êtres, les choses et les phénomènes est tour à tour amical, douloureux, déchanté mais jamais désespéré. La progression de la narration nous fait découvrir des personnages qui nous ressemblent et dont l’épaisseur psychologique nous incite à la réflexion et au questionnement sur soi et sur son époque.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-2 is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="630" data-id="926868" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Prix-Comar-2022-2022-Public.jpg" alt="" class="wp-image-926868" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Prix-Comar-2022-2022-Public.jpg 1200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Prix-Comar-2022-2022-Public-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Prix-Comar-2022-2022-Public-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Prix-Comar-2022-2022-Public-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Prix-Comar-2022-2022-Public-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Prix-Comar-2022-2022-Public-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Prix-Comar-2022-2022-Public-1160x609.jpg 1160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption><em>Les hôtes de la soirée.</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="630" data-id="926860" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Orchestre-symphonique-de-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-926860" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Orchestre-symphonique-de-Carthage.jpg 1200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Orchestre-symphonique-de-Carthage-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Orchestre-symphonique-de-Carthage-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Orchestre-symphonique-de-Carthage-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Orchestre-symphonique-de-Carthage-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Orchestre-symphonique-de-Carthage-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Orchestre-symphonique-de-Carthage-1160x609.jpg 1160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption><em>L&rsquo;Orchestre symphonique de Carthage. </em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="630" data-id="926837" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Mohamed-Kadhi-et-Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-926837" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Mohamed-Kadhi-et-Ridha-Kefi.jpg 1200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Mohamed-Kadhi-et-Ridha-Kefi-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Mohamed-Kadhi-et-Ridha-Kefi-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Mohamed-Kadhi-et-Ridha-Kefi-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Mohamed-Kadhi-et-Ridha-Kefi-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Mohamed-Kadhi-et-Ridha-Kefi-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Mohamed-Kadhi-et-Ridha-Kefi-1160x609.jpg 1160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption><em>Les présidents des deux jurys, Mohamed El-Kadhi et Ridha Kefi.</em></figcaption></figure>
</figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/23/les-laureats-du-prix-comar-du-roman-tunisien-2022/">Les lauréats du Prix Comar du roman tunisien 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Des magistrats contre Kaïs Saïed : un «combat» douteux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2022 11:04:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béchir Akremi]]></category>
		<category><![CDATA[conseil supérieur de la magistrature]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
		<category><![CDATA[Taieb Rached]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le match entre le président de la république Kaïs Saïed et le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) n&#8217;est pas près de se terminer, les deux parties campant toujours sur leurs positions respectives, mais on peut d&#8217;ores et déjà affirmer que c&#8217;est le CSM qui subit le jeu et qui, dos au mur, ne va...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/08/tunisie-des-magistrats-contre-kais-saied-un-combat-douteux/">Tunisie &#8211; Des magistrats contre Kaïs Saïed : un «combat» douteux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Youssef-Bouzakher-4-octobre-2021.jpg" alt="" class="wp-image-365130"/><figcaption><em>Kaïs Saïed a souvent exhorté le Conseil supérieur de la magistrature, à travers son président Youssef Bouzakher, à accélérer l&rsquo;assainissement de la magistrature. En vain&#8230;  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Le match entre le président de la république Kaïs Saïed et le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) n&rsquo;est pas près de se terminer, les deux parties campant toujours sur leurs positions respectives, mais on peut d&rsquo;ores et déjà affirmer que c&rsquo;est le CSM qui subit le jeu et qui, dos au mur, ne va pas tarder à jeter l&rsquo;éponge, car non seulement il a mal engagé les hostilités, mais il avait opté, dès le départ, pour une mauvaise tactique, celle de l&rsquo;attentisme et de l&rsquo;inertie.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-380043"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Dès le début des hostilités lancées par le chef de l&rsquo;Etat, bien avant l&rsquo;annonce des mesures exceptionnelles le 25 juillet dernier, le CSM a cru pouvoir s&rsquo;adosser à une bien vague légalité constitutionnelle pour opposer à ses détracteurs une fin de non-recevoir. Se croyant intouchable, il s&rsquo;est cramponné à une légitimité fortement contestée et qui est battue en brèche de toutes parts, y compris au sein de la corporation. Et à juste titre…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une «justice» de compromis et d&rsquo;arrangements</h2>



<p>En effet, non seulement le CSM souffre d&rsquo;une «maladie congénitale» liée à sa genèse même, puisque l&rsquo;élection de ses membres a été marquée par des compromis et des arrangements entre partis politiques, mais la plupart de ses décisions – qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des (très rares) mesures disciplinaires ou du mouvement annuel dans le corps de la magistrature – ont toujours porté une forte empreinte de ces mêmes compromis et arrangements. Ce qui affaiblit énormément la prétention de ses membres à l&rsquo;indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif, car quel bénéfice pourraient tirer les justiciables d&rsquo;une justice qui s&rsquo;émancipe totalement de l&rsquo;influence du pouvoir exécutif pour se mettre aussitôt sous celle des partis politiques? Aucun…</p>



<p>L&rsquo;autre point faible du CSM, et il est dépendant du premier, réside dans le fait qu&rsquo;il a une très mauvaise presse et son image dans l&rsquo;opinion publique est on ne peut plus négative. En effet, cette opinion publique n&rsquo;est pas dupe des rapports incestueux entre un pouvoir judiciaire trop dépendant de la partitocratie dominante et des partis politiques qui ne cessent d&rsquo;appeler, hypocritement, à l&rsquo;indépendance de la justice.</p>



<p>La mascarade a trop duré et la gestion, trop corporatiste pour être juste, des dossiers des deux grands magistrats accusés de corruption, Béchir Akremi, ancien procureur général de la république, et Taieb Rached, ancien président de la Cour de cassation de Tunis, a fini par révéler les limites de la soi-disant indépendance de cette instance et son incapacité à réformer une profession qui s&rsquo;était longtemps dévoyée en se mettant au service des régimes successifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le refus d&rsquo;avancer sur la voie de la réforme </h2>



<p>Par ailleurs, et comme pour apporter de l&rsquo;eau au moulin de ses détracteurs, le CSM n&rsquo;a montré, depuis sa création, aucune volonté d&rsquo;avancer sur la voie de la réforme : ses décisions hésitantes et mitigées, plus soucieuses de plaire aux lobbys politiques et aux groupes d&rsquo;intérêt que d&rsquo;assainissement d&rsquo;un<em> «pouvoir judiciaire»</em> très décrié, ont apporté la preuve, si besoin est, que dans sa composition actuelle, cette instance est devenue plutôt un obstacle à toute réforme sérieuse, et non un simple ravalement de façade.</p>



<p>Sur un autre plan, et face aux «pressions» du président de la république, qui les exhortait à jouer pleinement leur rôle dans l&rsquo;assainissement de la scène politique nationale, gangrenée par le népotisme, la corruption et l&rsquo;argent sale, les membres du CSM se sont braqués et, au lieu de montrer une volonté sincère de s&rsquo;associer à cette œuvre salutaire, portée à bout de bras par tout un peuple, ils ont préféré opposer une fin de non-recevoir, se complaisant ainsi dans une sorte d&rsquo;inertie volontaire et se prévalant d&rsquo;une «indépendance» synonyme d&rsquo;immobilisme et d&rsquo;irresponsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une «justice» au service des partis</h2>



<p>Pour ne rien arranger, et persévérant dans l&rsquo;erreur, ces chers magistrats ont cru bien faire en cherchant le soutien intéressé à leur cause des partis politiques opposés au président de la république et qui ont perdu toute crédibilité aux yeux de l&rsquo;opinion publique. S&rsquo;ils voulaient prouver leur soumission à certaines<em> «machines politiques»</em> qui ont mené le pays, de crise en débandade, au bord de la faillite qui le menace actuellement, ils n&rsquo;auraient pas fait autre chose.</p>



<p>N&rsquo;est-il pas à la fois éclairant et désespérant – pour les justiciables – de constater que ce sont les partis et les figures politiques ayant conduit le pays au cours des dix dernières années, avec les résultats catastrophiques que l&rsquo;on sait, qui soutiennent aujourd&rsquo;hui le vrai faux <em>«combat de l&rsquo;indépendance de la justice»</em>?</p>



<p>S&rsquo;il faut une autre preuve des mauvaises tactiques suivies par le CSM dans sa <em>«guerre»</em> contre le président de la république, la plus grave à nos yeux est d&rsquo;avoir tout fait jusque-là à l&rsquo;envers, en fournissant sans cesse des arguments à ses détracteurs, qui n&rsquo;en demandaient pas tant, et le plus important de ces arguments consiste dans la «politisation excessive» de beaucoup de magistrats qui n&rsquo;hésitent pas à afficher publiquement leurs obédiences politiques et à prendre parti contre tel parti ou pour tel autre, y compris sur les réseaux sociaux où beaucoup d&rsquo;entre eux sont très actifs.</p>



<p>Le combat, le vrai combat, des magistrats devrait être livré contre l&rsquo;image négative qui leur colle dans l&rsquo;opinion. Et la <em>«guerre»</em> que certains d&rsquo;entre eux mènent contre le président de la république n&rsquo;est pas seulement contre-productive, mais elle ne risque pas d&rsquo;améliorer cette image. Au contraire, elle pourrait aggraver leur cas. Et ce serait dommage pour la jeune et fragile démocratie tunisienne de ne pouvoir compter sur une véritable justice républicaine, enfin débarrassée de ses propres démons.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4TlPKVOqQv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/03/tunisie-lugtt-est-elle-une-vache-sacree/">Tunisie : L&rsquo;UGTT est-elle une vache sacrée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L&rsquo;UGTT est-elle une vache sacrée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/03/tunisie-lugtt-est-elle-une-vache-sacree/embed/#?secret=p9CUkQRA4p#?secret=4TlPKVOqQv" data-secret="4TlPKVOqQv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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		<title>Tunisie : quand les magistrats se barricadent dans une attitude de déni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 08:33:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béchir Akremi]]></category>
		<category><![CDATA[conseil supérieur de la magistrature]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mani puliti]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kéfi]]></category>
		<category><![CDATA[Taieb Rached]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) se braque, se cabre et se barricade derrière une attitude d&#8217;autodéfense quelque peu paranoïaque, assimilant les critiques dont il fait l&#8217;objet, et souvent à juste titre, à de la diffamation. Une attitude moins frileuse, moins rigide et plus volontariste aurait aidé la justice tunisienne à assainir ses rangs,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Magistrats-tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-69724"/></figure></div>



<p><strong><em>Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) se braque, se cabre et se barricade derrière une attitude d&rsquo;autodéfense quelque peu paranoïaque, assimilant les critiques dont il fait l&rsquo;objet, et souvent à juste titre, à de la diffamation. Une attitude moins frileuse, moins rigide et plus volontariste aurait aidé la justice tunisienne à assainir ses rangs, à redorer son blason terni par plusieurs décennies de soumission au pouvoir exécutif et à repartir de bon pied.</em></strong> </p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-378129"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Dans un communiqué publié dimanche 23 janvier 2022, le CSM dénonce, en effet, ce qu&rsquo;il a qualifié de <em>«campagne de diffamation sans précédent»</em> contre ses membres.</p>



<p>Par définition, le déni est une attitude rigide de celui qui refuse de prendre en compte une partie de la réalité, vécue comme inacceptable. Et cette réalité, à laquelle nos chers magistrats refusent de faire face courageusement et d&rsquo;essayer de la changer, c&rsquo;est l&rsquo;image très négative de notre justice dans l&rsquo;opinion publique tunisienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un lourd passif à faire oublier</h2>



<p>Cette image est certes un legs du passé, car elle remonte aux époques des règnes de Bourguiba et de Ben Ali, au cours desquelles une partie de nos juges n&rsquo;ont pas fait honneur à leur profession et ont outrepassé les règles du droit, qu&rsquo;ils étaient censés devoir faire respecter, et de la déontologie dont ils devaient être les premiers garants, et ce en rendant souvent des verdicts conformes aux désidératas du pouvoir exécutif, ne se souciant pas, ce faisant, de commettre ainsi des injustices dont ont souffert des centaines sinon des milliers de leurs compatriotes, qu&rsquo;ils soient des opposants au régime ou de simples citoyens broyés par la machine policière ou écrasés par les lobbys d&rsquo;intérêt.</p>



<p>Au lendemain de la révolution de janvier 2011, on avait espéré voir cette justice faire amende honorable, se réformer et, enfin adossée à son indépendance acquise par la force du droit, remettre ses pendules à l&rsquo;heure, tourner la page d&rsquo;un passé peu reluisant et honorer enfin son engagement à respecter le droit et l&rsquo;éthique.</p>



<p>Mais le problème, car problème il y a, c&rsquo;est que certains juges ont cru pouvoir utiliser cette indépendance, qui leur a été offerte sur un plateau par un peuple attaché au droit et à la justice, pour imposer leurs propres désidératas et faire valoir leurs intérêts corporatistes.</p>



<p>Certains ont même cru pouvoir se mettre sous la bannière de partis politiques, notamment Ennahdha et Nidaa Tounes, ou de groupes d&rsquo;intérêt pour passer, sans transition, d&rsquo;une justice administrée, soumise au pouvoir exécutif, à une justice qui administre elle-même la vie publique, en décidant du sort des affaires soumises à son examen, grâce à des manipulations procédurières et à des transactions de couloirs, et ce reproche a été fait par des magistrats révoltés par le cynisme de certains de leurs collègues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au service de politiciens ripoux et de barons de la corruption</h2>



<p>N&rsquo;a-t-on pas vu des magistrats parvenus au plus haut sommet de la hiérarchie de la profession faire l&rsquo;objet d&rsquo;enquêtes administratives puis d&rsquo;investigations judiciaires suite à de sérieux soupçons d&rsquo;implication dans des affaires terroristes ou de corruption, notamment l&rsquo;ancien procureur général de la république, Béchir Akremi, réputé proche d&rsquo;Ennahdha, et l&rsquo;ancien premier président de la Cour de cassation, Taieb Rached, réputé proche de Nidaa Tounes ? Le fait que ces deux magistrats avaient longtemps bénéficié de l&rsquo;indulgence de leurs collègues du CSM, mus par un réflexe corporatiste d&rsquo;autodéfense, n&rsquo;a pas arrangé l&rsquo;image de cette instance qui, non contente de traîner le boulet d&rsquo;un énorme passif, continue de se prévaloir de la soi-disant indépendance du <em>«pouvoir judiciaire»</em> (sic), pour se dérober à ses responsabilités et résister à toute tentative de réforme d&rsquo;un système judiciaire qui aurait pu jouer un rôle plus décisif dans l&rsquo;assainissement d&rsquo;une scène politique et économique nationale, où politiciens ripoux et barons de la corruption occupent les devants. Et non se mettre lui-même au service de ces derniers.</p>



<p>Ceci dit, il est regrettable de constater qu&rsquo;au lieu de répondre positivement aux incessants appels du président de la république, Kaïs Saïed, exhortant les magistrats à prendre en charge eux-mêmes les réformes susceptibles de redorer leur blason au regard de l&rsquo;opinion publique, d&rsquo;assainir leurs propres rangs et de contribuer à la réussite de la transition politique actuellement en cours en Tunisie, ces derniers, dans un réflexe paranoïaque d&rsquo;autodéfense, se braquent, se cabrent et se barricadent derrière une hypothétique indépendance pour résister à toute tentative de réforme. Ne seraient-ils pas mieux inspirés de prendre langue avec la ministre de la Justice, Leila Jaffel, magistrate elle-même et au fait des réalités de la justice tunisienne, de ses atouts et de ses carences, pour discuter des éventuelles réformes susceptibles de préserver l&rsquo;indépendance de la justice, pour qu&rsquo;elle ne redevienne pas un instrument au service du pouvoir exécutif, tout en assurant son assainissement, son efficience et sa relance sur de nouvelles bases respectueuses aussi bien du droit que de l&rsquo;éthique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;exemplarité ne se décrète pas, elle se prouve</h2>



<p>Pourquoi la Tunisie, qui est gangrenée par la corruption et qui se trouve aujourd&rsquo;hui au bord de la faillite, n&rsquo;aurait elle pas ses juges intègres, courageux et patriotes, comme ceux de l&rsquo;opération <em>Mani pulite</em> en Italie, qui ont lancé, dans les années 1990, une série d&rsquo;enquêtes judiciaires ayant visé des personnalités politiques et économiques de premier plan, lesquelles enquêtes mirent au jour un système de corruption et de financement illicite des partis et démasquèrent des ministres, des députés, des sénateurs, des entrepreneurs et même des ex-présidents du conseil, comme Bettino Craxi, qui s&rsquo;exila à Hammamet en Tunisie où il est aujourd&rsquo;hui enterré ?</p>



<p>Nos juges seraient bien inspirés de prendre exemple sur leurs collègues italiens dont certains, comme ceux du parquet de Milan, à l&rsquo;instar de Antonio Di Pietro, Piercamillo Davigo, Francesco Greco, Gherardo Colombo, Ilda Boccassini, Francesco Saverio Borrelli et autres Gerardo D&rsquo;Ambrosio, ont écrit leurs noms en lettres d&rsquo;or dans l&rsquo;histoire de leur pays. Car la justice, plus que tout autre secteur de la vie publique, par l&rsquo;exemplarité dont elle doit faire montre, est tenue d&rsquo;être irréprochable et de montrer la voie au reste de la société. </p>



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