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	<title>Archives des Yasser Arafat - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Yasser Arafat - Kapitalis</title>
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		<title>Hommage &#124; Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 13:00:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la mort de Leïla Shahid, la Palestine perd l'une de ses plus grandes voix et le monde perd une conscience.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/19/hommage-leila-shahid-memoire-de-la-terre-de-palestine/">Hommage | Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec la mort de Leïla Shahid, survenue mercredi 18 février 2026, la Palestine perd l&rsquo;une de ses plus grandes voix. La France ** perd une amie fidèle. Le monde perd une conscience.</em></strong></p>



<p><strong>Hala Abou Hassira</strong> *</p>



<span id="more-18381648"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira.jpg" alt="" class="wp-image-18381660" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>C’est avec une douleur immense et une profonde émotion que la Mission de Palestine en France a appris la disparition de Leïla Shahid, à l’âge de soixante-seize ans.</p>



<p>Leïla Shahid n’était pas seulement une diplomate d’exception. Elle fut, durant plus de trois décennies, le visage, la voix et l’âme de la Palestine en Europe. Première femme ambassadrice de la Palestine, elle a incarné avec une dignité sans faille, une intelligence lumineuse et un courage inépuisable la cause d’un peuple qui n’a jamais cessé de réclamer justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vie au service de la Palestine</h2>



<p>Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, dans une famille dont le nom se confond avec l’histoire même du mouvement national palestinien, Leïla Shahid portait en elle la mémoire d’une terre et la promesse d’un combat. Petite-nièce de grandes figures de Jérusalem, fille de Munib et Sirine Husseini Shahid, elle grandit dans l’exil libanais avec la Palestine au cœur, comme un héritage et comme un horizon.</p>



<p>La guerre de juin 1967 décida de sa vie. L’étudiante brillante de l’Université américaine de Beyrouth, formée à l’anthropologie et à la sociologie, choisit d’embrasser le combat de son peuple, par la pensée, par la parole et par la diplomatie. Dans les camps de réfugiés du Sud-Liban, elle fit ses premières armes politiques : auprès des familles dépossédées, au cœur de la détresse, là où s’enracine la résilience de ceux qui n’ont rien mais qui ne cèdent pas.</p>



<p>En septembre 1982, aux côtés de l’écrivain Jean Genet, Leïla Shahid fut parmi les premiers témoins de l&rsquo;horreur de Sabra et Chatila. Ce qu’elle vit dans les ruelles de ces camps martyr ne quitta jamais son regard. De cette épreuve naquit une détermination absolue : porter la voix des sans-voix dans toutes les capitales du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande ambassadrice</h2>



<p>Nommée représentante de l’OLP en Irlande en 1989, puis aux Pays-Bas et au Danemark, Leïla Shahid déploya très tôt ses qualités exceptionnelles de diplomate. En 1994, elle devint déléguée générale de Palestine en France, poste qu’elle occupa avec une autorité et une grâce rare jusqu’en 2005. Pendant onze années, elle tissa avec la société française, ses institutions, ses intellectuels, ses élus et ses citoyens, des liens profonds et durables qui contribuèrent à faire de la France l’un des pays les plus sensibles à la cause palestinienne en Europe.</p>



<p>De 2005 à 2015, elle porta cette même exigence auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, élevant la voix de la Palestine au cœur même des institutions communautaires. À Bruxelles comme à Paris, elle sut conjuguer la rigueur du droit international et la force de la conviction, la patience du dialogue et l’intransigeance des principes.</p>



<p>Co-fondatrice du Tribunal Russell sur la Palestine en 2009, directrice de <em>La Revue d&rsquo;études palestiniennes</em>, initiatrice de la Saison culturelle Masarat/Palestine en 2008, Leïla Shahid ne sépara jamais l’action diplomatique de l’engagement intellectuel et culturel. Elle savait, comme Mahmoud Darwich dont elle accompagna l’œuvre, que la culture est le dernier rempart d’un peuple quand tout le reste lui est confisqué.</p>



<p>En 2004, elle fut aux côtés du Président Yasser Arafat dans ses derniers jours. La fidélité était chez elle une vertu cardinale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que nous perdons</h2>



<p>Leïla Shahid possédait un don singulier : celui de rendre la cause palestinienne universelle sans jamais la dissoudre dans l’abstraction. Devant les parlementaires comme devant les caméras, dans les salons diplomatiques comme dans les assemblées populaires, elle parlait avec la même précision, la même flamme, la même exigence de vérité. Elle ne plaidait pas : elle démontrait. Elle ne suppliait pas : elle exigeait. Elle ne demandait pas la compassion : elle réclamait la justice.</p>



<p>Sa voix portait la mémoire de la Nakba, la douleur des camps, l’aspiration indestructible à la liberté.</p>



<p>Elle parlait au nom de millions de Palestiniens qui, depuis 1948, attendent que le droit international s’applique enfin à leur terre. Cette voix vient de s’éteindre, et son silence pèse ce soir sur la conscience du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage qui nous oblige</h2>



<p>Leïla Shahid disparaît à un moment où la Palestine traverse l’une des épreuves les plus sombres de son histoire. Elle qui, en octobre dernier encore, alertait sur le cataclysme humanitaire à Gaza, elle qui n’avait jamais cessé de dénoncer l’occupation, la colonisation et l’impunité, elle qui portait en elle la certitude que la justice finirait par triompher, nous laisse un héritage immense et une responsabilité plus grande encore.</p>



<p>En sa mémoire, nous nous engageons à poursuivre ce qu’elle a commencé. Son combat est le nôtre. Sa détermination est notre boussole. Son exigence de dignité, de droit et de vérité demeure notre feuille de route.</p>



<p>Un message personnel</p>



<p>Qu’il me soit permis, en tant qu’ambassadrice de Palestine en France, d’exprimer ce que cette perte signifie pour moi et pour toute une génération de diplomates palestiniens.</p>



<p>Leïla Shahid a ouvert la voie. Elle a démontré qu’une femme palestinienne pouvait tenir tête aux puissants, dialoguer avec les plus grands, et ne jamais faillir. Elle a prouvé que la diplomatie est aussi un acte de résistance, et que le <em>sumud</em>, cette endurance inébranlable de notre peuple, pouvait s’exprimer dans le registre le plus exigeant de la scène internationale. C’est sur les fondations qu’elle a posées que nous continuons, chaque jour, à défendre la Palestine en France.</p>



<p>Je rejoins ici la famille de Leïla Shahid, ses proches, et toutes celles et tous ceux qui, partout dans le monde, pleurent aujourd&rsquo;hui une femme exceptionnelle. À sa famille, et en particulier à son époux Mohammed Berrada et à ses sœurs, j’adresse au nom de la Mission de Palestine en France nos condoléances les plus profondes et notre affection fraternelle.</p>



<p>La Palestine ne t’oubliera jamais, Leïla. Tu es rentrée chez toi.</p>



<p><em>* Ambassadrice de Palestine en France.</em></p>



<p>** <em>Nous publions ci-dessous le post Facebook publié par l&rsquo;ancien ministre français Jack Lang après la mort de son <em>«</em>amie<em>»</em> Leïla Shahid:</em> <em>«Je pleure d’abord une amie dont j’aimais l’intelligence acérée, la culture éblouissante, la parole vive.</em></p>



<p><em>A la terre de Palestine et au peuple palestinien, elle a consacré sa vie entière avec une force et un engagement hors du commun.</em></p>



<p><em>Elle fut pendant plus de vingt ans la voie de la Palestine : une voix passionnée et éclairée.</em></p>



<p><em>Femme d’art, de culture et de lettres, elle fut un soutien indéfectible à l’Institut du monde arabe (IMA).</em></p>



<p><em>A mon arrivée à l’IMA, je lui avais confié la présidence des amis de l’IMA.</em></p>



<p><em>Je n’oublierai jamais cette rencontre avec Arafat que m’avait confié le Président François Mitterrand. Il m’avait demandé de l’accueillir avec des intellectuels à l’Institut du monde arabe au moment où le leader palestinien était rejeté de toute part. Leïla Shahid était auprès de nous lorsqu’il nous a annoncé qu’il décidait de rendre caduque la disposition de la charte de l’OLP préconisant la disparition de l’Etat israélien.</em></p>



<p><em>Leïla Shahid était une femme d’exception. Tous ses amis du monde entier éprouvent aujourd’hui un immense chagrin.»</em>  </p>
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		<title>Les Etats-Unis bafouent l’esprit de l’Onu </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/30/les-etats-unis-bafouent-lesprit-de-lonu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 08:24:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis jouent aujourd'hui un rôle très dangereux au Proche-Orient en prenant le parti exclusif de l'agresseur israélien. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis viennent, une nouvelle fois, de refuser l’octroi de visas aux représentants palestiniens, les empêchant ainsi de participer aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.</em></strong> <strong><em>Ce qui se décide aujourd&rsquo;hui à la Maison Blanche est étrangement et dangereusement stupide </em></strong><em>(Ph. Poignée de main historique entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sous le regard de Bill Clinton lors de la signature des accords d’Oslo sur la pelouse de la Maison-Blanche, le 13 septembre 1993. En ce temps-là, les Etats-Unis tentaient de jouer un rôle constructif pour la paix au Proche-Orient.)</em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong></p>



<span id="more-17360622"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Les prétextes invoqués par Washington — sécurité nationale, manquements supposés aux engagements, prétendue <em>«guerre juridique»</em> contre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de justice (CIJ)— ne tiennent pas la route. Ils traduisent surtout un abus de pouvoir et une violation flagrante de l’accord de siège conclu entre l’Onu et les États-Unis : celui-ci oblige pourtant le pays hôte à garantir l’accès de tous les représentants officiels aux instances multilatérales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le précédent de 1988</h2>



<p>Ce n’est pas une première. En 1988, sous la présidence de Ronald Reagan, Washington avait déjà refusé un visa à Yasser Arafat, alors invité à s’exprimer devant l’Assemblée générale. Le tollé international fut tel que l’Onu décida de déplacer sa session extraordinaire à Genève, afin de permettre au dirigeant palestinien de prendre la parole. Ce fut un moment historique : Arafat y annonça l’acceptation des résolutions 242 et 338, reconnut le droit d’Israël à exister et rejeta toute forme de terrorisme. Pris de court, les États-Unis durent céder et ouvrir sans tarder un dialogue officiel avec l’OLP. Un revirement que beaucoup qualifièrent à l’époque de <em>«tournant à 360 degrés»</em>.</p>



<p>Ce précédent aurait dû servir de leçon : on ne muselle pas un peuple en l’empêchant de parler à la tribune des Nations unies. Chaque tentative d’exclusion n’a fait que renforcer la légitimité de la cause palestinienne et mettre en lumière l’isolement moral des États-Unis lorsqu’ils abusent de leur statut de pays hôte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’isolement moral des Etats-Unis</h2>



<p>Le pays hôte n’a pas le droit de fermer la porte de l’Onu selon ses humeurs, ses calculs politiques ou ses inimitiés. L’Assemblée générale est, par essence, la tribune universelle où chaque peuple, chaque gouvernement, ami ou ennemi, a le droit de venir exposer sa parole devant le concert des Nations. Même en temps de guerre, cette règle sacrée a toujours été respectée : les États-Unis ont vu défiler à New York des représentants de pays avec lesquels ils étaient en conflit ouvert — pendant la guerre du Vietnam, et lors de tant d’autres affrontements. Pourquoi, alors, faudrait-il faire aujourd’hui une exception pour la Palestine ?</p>



<p>Empêcher un peuple de parler, c’est non seulement le réduire au silence, mais aussi porter atteinte à la vocation première des Nations unies. Et cela, aucune organisation internationale digne de ce nom ne peut l’admettre.</p>



<p>Aujourd’hui, l’histoire semble se répéter. Mais l’Onu doit rester fidèle à sa mission : offrir à toutes les nations et à tous les peuples une voix — fût-elle discordante — et refuser que son fonctionnement soit paralysé par les pressions d’un seul État. Si nécessaire, comme en 1988, l’Assemblée générale devrait de nouveau se réunir ailleurs, afin que la Palestine puisse faire entendre sa parole.</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>
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		<title>Samson dans le temple à Gaza : une leçon d’actualité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2024 06:26:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le contexte du conflit actuel en Palestine, il est crucial de tirer les leçons des récits anciens pour éviter de répéter les erreurs tragiques du passé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le contexte du conflit actuel en Palestine, où chaque acte de violence provoque des pertes profondes et des souffrances irréversibles, il est crucial de tirer les leçons des récits anciens pour éviter de répéter les erreurs tragiques du passé.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-14438016"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-13007410" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’histoire biblique de Samson et du temple de Gaza illustre puissamment les conséquences de la vengeance aveugle. Dans le <em>Livre des Juges</em>, Samson, doté d’une force extraordinaire, est capturé et humilié par les Philistins. Au moment ultime, il invoque Dieu pour retrouver sa force une dernière fois et fait s’effondrer le temple sur lui et ses ravisseurs.</p>



<p>Ce récit, se déroulant précisément à Gaza, nous interpelle; j’y vois presque un signe divin. Il souligne que la violence destructrice ne laisse ni vainqueur ni survivant. En détruisant le temple, Samson devient à la fois bourreau et victime d’une vengeance qui consume tout sur son passage. Est-ce un avertissement céleste?</p>



<p>Aujourd’hui, encore à Gaza, ce passage prend une signification poignante: l’histoire de Samson invite à réfléchir à une alternative, à trouver une issue où la force pourrait être canalisée pour bâtir un avenir de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des symboles d’espoir et de rapprochement historique</h2>



<p>À l’image des humanistes arabes, comme Mahmoud Darwich, Amin Maalouf, Hanan Achrawi et Sari Nusseibeh, qui prônent la dignité et la justice, il est possible de concevoir une autre voie, où la paix n’est pas un simple compromis, mais un engagement profond envers la vie et les droits de chaque peuple.</p>



<p>Le moment est venu de rappeler, à la fois aux humanistes juifs et arabes, qu’ils partagent une responsabilité commune envers l’avenir de leurs peuples. Ce n’est qu’en respectant les droits, la dignité et les aspirations de chacun que Juifs et Arabes pourront construire un avenir où la terre de leurs ancêtres deviendra un lieu de vie et non de conflits. Comme l’écrivait Hannah Arendt, <em>«la promesse du monde moderne n’est pas celle d’une communauté homogène, mais d’une pluralité harmonieuse»</em>.</p>



<p>Alors que nous rappelons l’importance de la paix, il est essentiel de se tourner vers les symboles d’espoir qui ont marqué l’histoire du conflit israélo-palestinien. La visite historique de Anouar Sadate à Jérusalem et la poignée de main entre Yasser Arafat, Yitzhak Rabin et Shimon Peres lors des accords d’Oslo ont montré au monde qu’un autre chemin est possible. Ces moments de rapprochement, retransmis bien au-delà des frontières, rappellent qu’un avenir de coexistence et de réconciliation est non seulement imaginable, mais déjà amorcé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un avenir de paix, en mémoire des humanistes des deux peuples</h2>



<p>À l’aube de mes 80 ans, ces moments de paix résonnent toujours en moi. En tant qu’interprète lors de ces échanges, j’ai reçu ces paroles d’espoir et les ai restituées avec la même détermination sincère de leurs auteurs pour un avenir où Juifs et Arabes vivraient ensemble dans le respect et la dignité. J’ai eu l’honneur d’être témoin privilégié de cet esprit de paix et de réconciliation, et je reste, plus que jamais, convaincu de la nécessité de la solution de deux États, vivant côte à côte en paix.</p>



<p>Puissions-nous, en mémoire de la visite historique de Sadate à Jérusalem, ville trois fois saintes, et de tous les humanistes des deux peuples, œuvrer pour que cette terre ne soit plus un champ de bataille, mais un sanctuaire de paix, où chaque vie est précieuse, chaque espoir légitime, et où la réconciliation devienne enfin réalité.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cbMJnaJiTx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/embed/#?secret=mMIfq4nujB#?secret=cbMJnaJiTx" data-secret="cbMJnaJiTx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><br></p>
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		<title>‘‘Pity the nation’’ : l’occupation du Liban, ou les hallucinations du juif qui se prenait pour pharaon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2024 07:40:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'occupation du Liban par Israël en 2024 échouera comme ont échoué celles de 1982 et 2006</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/13/pity-the-nation-loccupation-du-liban-ou-les-hallucinations-du-juif-qui-se-prenait-pour-pharaon/">‘‘Pity the nation’’ : l’occupation du Liban, ou les hallucinations du juif qui se prenait pour pharaon</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Israël ne pourra pas réaliser ses ambitions colonialistes au Liban, malgré le soutien aveugle américain, c’est l’évidence, ainsi que l’ont prouvé les guerres du Liban en 1982 et en 2006. La question est de savoir combien cet Etat criminel fera des victimes et détruira de villes, avant que cette réalité s’impose, et si au final, il y survivra.</em></strong> <em>(Illustration : L&rsquo;occupation du Liban par Israël en 2024 échouera comme ont échoué celles de 1982 et 2006).</em>  </p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-14169140"></span>



<p>Ce témoignage d’une décennie de guerre&nbsp;au Liban par le célèbre journaliste britannique est poignant parce qu’il en évoque non seulement les faits marquants mais aussi&nbsp;les réalités quotidiennes. Et pas seulement les fanfaronnades de Yasser Arafat faisant le V de la victoire au moment même où l’OLP évacue Beyrouth en abandonnant&nbsp;ses civils laissés à la merci des promesses américaines non tenues, ni les envolées guerrières du chef druze Walid Joumblatt vidant un chargeur de pistolet mitrailleur en l’air pour saluer le départ de son encombrant allié.</p>



<p>Charniers, odeurs pestilentielles émanant d’immeubles écroulés, corps démembrés et enterrés sous des terrains de sports dans des écoles, matchs de foot avec des têtes de personnes massacrées, escadrons de la mort dirigés par le Shin Bet, la sécurité militaire israélienne, milices financées par les habitants sous la contraints avec l’assentiment de l’armée d’occupation, massacres interethniques à l’instigation de cette&nbsp;même armée, bombardements de civils, bombes déposées contre les résistants après des incursions dans des villages, enlèvements et disparitions de personnes, dénonciations par des mouchards portant des Balaclava,&nbsp;bombardements et assassinats de soldats de l’Onu, incursions armées dans les zones soumises à leur contrôle, détentions sans jugement…; la liste des exactions israéliennes dans les villages libanais semble interminable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une occupation terroriste</h2>



<p>Le but de l’occupation fut de propager la peur parmi les habitants afin de les soumettre. On peut donc qualifier cette occupation de terroriste,&nbsp;contrairement&nbsp;à celle, palestinienne,&nbsp;qui accablait le citoyen libanais dans ses activités quotidiennes, qui disséminait ses armes dans les quartiers des villes du pays&nbsp;hôte, au risque d’en faire des cibles pour l’aviation sioniste,&nbsp; et qui ne devenait meurtrière que&nbsp;lorsqu’il&nbsp;s’agissait de répliquer aux tueries dont les Palestiniens&nbsp;étaient&nbsp;les victimes.</p>



<p>Il convient d’autant plus de le rappeler que le grand alibi de la politique d’agression israélienne soutenue par les Etats-Unis d’Amérique depuis Reagan jusqu’à Biden&nbsp;n’a pas cessé d’être la lutte contre le terrorisme et les terroristes. Ainsi le récent assassinat des cadres dirigeants du Hezbollah a été justifié par leur implication dans les prises d’otage et surtout les attentats contre les Marines et les soldats français, les ambassades américaines à Beyrouth et Koweït dans les années 80.</p>



<p>Les Israéliens n’ont pas voulu rappeler l’attaque suicide contre leur quartier général de Tyr, dans lequel outre leurs soldats, les corps de prisonniers palestiniens morts les mains liées derrière le dos avaient été retirés de sous les décombres.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iUzhJ8Vxse"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/">‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/embed/#?secret=LcDvZNTsFw#?secret=iUzhJ8Vxse" data-secret="iUzhJ8Vxse" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Soutien occidental à l’occupant israélien</h2>



<p>Les Américains et les Français ont prétendu que leurs soldats étaient venus apporter la paix aux populations, à l’instar de toutes les&nbsp; armées d’invasion du Liban. Ainsi, lors de son entrée à Beyrouth, l’armée syrienne s’était même fait précéder par un char monté par un soldat jouant de la guitare dont le son était bien entendu couvert par le vacarme des moteurs et des chenilles.</p>



<p>Néanmoins, les corps expéditionnaires français et américains étaient passés du stade du maintien de l’ordre à celui de la belligérance&nbsp;en apportant leur appui militaire direct aux forces du président Amine Gemayel qui essayait d’établir un Etat maronite contre les Druzes et les Chiites. Et l’accusation de terrorisme contre la résistance à l’occupation du Sud Liban lancée par le colonel Mead, dirigeant le corps des Marines, avait fait des troupes américaines des cibles légitimes de la résistance; tout comme les prises d’otages contre les Occidentaux avaient constitué la réponse logique aux enlèvements de civils dans les villages du Sud Liban par l’armée israélienne et les milices opérant pour son compte, ainsi que l’appui politique et militaire apporté par leurs gouvernements à l’occupation du pays.</p>



<p>L’argumentation israélienne actuelle en 2024 justifiant ses attaques contre le Hezbollah, et entérinée par les Américains,&nbsp;abstraction faite de son silence sur les pertes civiles, n’est donc nullement dénuée du cynisme ou de la mauvaise foi habituels. En réalité elle trahit même l’intention de ses auteurs relativement aux objectifs de la guerre actuelle, ceux-là mêmes qui n’avaient pu être concrétisés en 1982 du fait de l’alliance militaire entre la Syrie, l’Iran, les Palestiniens, et la résistance Chiite et Druze.</p>



<p>Il faut à cet effet se souvenir des paroles du président Ronald Reagan qui trahissaient des intentions autres qu’humanitaires, il est vrai à l’ère de la rivalité entre l’Occident et l’Union Soviétique: <em>«Le Liban est une pièce essentielle du dispositif occidental en Méditerranée orientale dont tout événement auquel il est lié a des répercussions sur la sécurité du Golfe Persique»</em>.</p>



<p>Ceux qui avaient considéré comme une invasion de l’Otan le débarquement américain, français, italien, à Beyrouth en 1982, sous la protection de la flotte combinée, n’avaient pas entièrement eu tort. Il reste que ce débarquement&nbsp;s’est soldé par un échec que même les obus de la taille d’une voiture Volkswagen tirés par le cuirassé américain New Jersey, contre les villages de la Montagne libanaise n’ont&nbsp; pu empêcher.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le départ peu glorieux des Américains</h2>



<p>L’administration américaine avait qualifié le départ peu glorieux de son armée de redéploiement, ce qui avait poussé certains humoristes particulièrement impitoyables à évoquer le redéploiement de l’armée française à Waterloo, ou celui de l’armée anglaise à Dunkerque, pour ne pas évoquer celui des Allemands à Stalingrad. Et l’arrivée du président libanais à Damas, on aurait pu dire à Canossa, quelques jours après le rembarquement&nbsp;du dernier soldat américain, avait démontré, outre la vanité du soutien américain, que le président syrien Hafez&nbsp;El Assad avait été le véritable vainqueur du conflit.</p>



<p>On en revient ainsi en 2024 à la guerre du Liban de 1982, et à la volonté de l’orgueilleux Netanyahu de réaliser tout ce à quoi Ariel Sharon lui-même avait jugé préférable de renoncer, à savoir l’installation d’un pouvoir maronite allié à Beyrouth,&nbsp;et plus tard, l’occupation de Gaza.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5JeA0zOOUU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/embed/#?secret=FDqncvnC2E#?secret=5JeA0zOOUU" data-secret="5JeA0zOOUU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On peut considérer qu’en l’état actuel des choses, et avec le souhait exprimé par Joe Biden d’obtenir outre le refoulement du Hezbollah au-delà de la rivière El-Awali, son désarmement,&nbsp;l’objectif israélien soit d’occuper le Sud Liban, et de laisser au pouvoir à Beyrouth le soin de neutraliser tout mouvement de résistance susceptible de combattre l’occupation.</p>



<p>Autrement dit, la stratégie actuelle du tandem américano-israélien de pacification de la fenêtre méditerranéenne de l’hinterland moyen-oriental constitué par la péninsule arabique, ne peut aboutir qu’à la reprise de la guerre civile libanaise et la remise en selle de la résistance palestinienne armée au Liban, ainsi que le retour en force de la Syrie dans le jeu libanais.</p>



<p>Ainsi apparaissent toujours présents&nbsp;l’entêtement sidérant des <em>«experts»</em> sionistes et la malhonnêteté crasse de leurs amis immigrés arabes&nbsp;et iraniens à Washington, qui pèsent si lourdement sur la politique&nbsp;américaine aveugle, pour la conduire inévitablement vers&nbsp;les mêmes impasses,&nbsp;enlisée dans les mêmes bourbiers inextricables.</p>



<p>Il est vrai que depuis les accords d’Abraham et la prochaine normalisation des relations d’Israël avec l’Arabie Saoudite, les Américains ne se sentent plus tenus de donner suite au moins formellement aux objections de leurs alliés arabes qui, dès lors qu’ils ont abandonné la cause palestinienne, n’en soulèvent d’ailleurs plus.</p>



<p>Néanmoins,&nbsp;depuis le néolithique, les réalités géostratégiques au Moyen-Orient ont toujours situé les&nbsp;ères de domination politique en Mésopotamie, sur les plateaux anatolien ou iranien, et en Egypte. La Palestine n’y fut jamais qu’un lieu de passage étroit coincé entre la mer et le désert,&nbsp;à la marge des empires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;entêtement d&rsquo;Israël, l&rsquo;aveuglement de l&rsquo;Occident</h2>



<p>Après la débâcle irakienne de l’Amérique, aller à l&rsquo;encontre de ces réalités-là ne témoigne que d’un aveuglement rare dont le prix est de nouvelles tragédies. Le piétinement actuel de l’armée israélienne autour de Maroun Al-Ras, située au Liban&nbsp;à quelques mètres de la frontière, préjugent des difficultés pourtant prévisibles qui attendent l’Etat sioniste dans son entreprise criminelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="irRN0VUNzn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/le-grand-projet-sioniste-de-domination-du-moyen-orient-et-la-guerre-contre-liran/">Le grand projet sioniste de domination du Moyen-Orient et la guerre contre l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le grand projet sioniste de domination du Moyen-Orient et la guerre contre l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/le-grand-projet-sioniste-de-domination-du-moyen-orient-et-la-guerre-contre-liran/embed/#?secret=aBVDxxWvFl#?secret=irRN0VUNzn" data-secret="irRN0VUNzn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La Bible&nbsp;ayant interdit aux Hébreux de pénétrer en terre sainte les armes en évidence, les avait pourtant prévenus des conséquences fâcheuses de leur installation au Liban. Netanyahu pense que les nouveaux moyens technologiques lui permettront de les surmonter.&nbsp;Ce ne sera encore là que le dernier mirage du désert qui&nbsp;aveuglera le juif présomptueux qui se prenait pour pharaon.</p>



<p>Il reste le mystère de l’évolution de l’attitude des administrations américaines. Reagan avait exigé et obtenu l’arrêt des bombardements terroristes de Beyrouth en 1982. En 2024, malgré une forte opposition de la jeunesse et des milieux académiques américains à la guerre, Biden n’exerce aucune pression effective pour l’arrêt des combats.</p>



<p>Non seulement le 11 septembre 2001 est passé par là, mais la comparaison avec le 7 octobre 2024 est la règle dans les milieux politiques américains, et les nécessités de la lutte antiterroriste dans sa vision israélienne priment. C’est d’autant plus regrettable que c’est bien cette politique&nbsp;là et le déni qui l&rsquo;accompagne qui sont la source du problème.</p>



<p>Le terrorisme d’Etat d’Israël suscite des résistances de plus en plus fortes que lui-même et son complice américain&nbsp;doivent alors combattre au nom de la guerre antiterroriste. C’est la quadrature du cercle de la haine. Israël ne pourra pas réaliser ses ambitions colonialistes, malgré le soutien aveugle américain, c’est l’évidence, ainsi que l’ont prouvé les guerres du Liban en 1982 et en 2006. La question est de savoir combien cet Etat criminel fera des victimes et détruira de villes, avant que cette réalité s’impose, et si au final, il y survivra.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. &nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><em><strong>‘‘Pity the Nation: The Abduction of Lebanon’’ de Robert Fisk, Oxford University Press, 2001, 727 pages. </strong></em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6BbYcbd4QM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/05/holocaustes-israel-gaza-et-la-guerre-contre-loccident-une-epuration-ethnique-politiquement-correcte/">‘‘Holocaustes. Israël, Gaza, et la guerre contre l’Occident’’ : une épuration ethnique politiquement correcte</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Holocaustes. Israël, Gaza, et la guerre contre l’Occident’’ : une épuration ethnique politiquement correcte » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/05/holocaustes-israel-gaza-et-la-guerre-contre-loccident-une-epuration-ethnique-politiquement-correcte/embed/#?secret=ti9F8XxXoW#?secret=6BbYcbd4QM" data-secret="6BbYcbd4QM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 07:07:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yasser Arafat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre de 1982 constitue l’exemple le plus achevé des opérations militaires menées par Israël contre le Liban. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/">‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans les multiples guerres d’agression israéliennes contre le Liban, qui avaient débuté en 1978 avec l’incursion jusqu’au fleuve Litani suivie par l’établissement d’une zone dite de sécurité en territoire libanais le long de la frontière, la guerre de 1982 constitue l’exemple le plus&nbsp;achevé des opérations militaires menées par Israël contre son voisin du nord.</em></strong> <em>(Illustration : massacre de Sabra et Chatila).</em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-14082738"></span>



<p>Cet ouvrage écrit par deux journalistes israéliens reconnus représente essentiellement la version communément admise, pour ne pas dire officielle, dans leur pays, reflétant une conscience commune, celle du caractère précaire de sa situation géostratégique, et véhicule par voie de conséquence des points de vue qui, lorsqu’ils ne sont pas partisans, demeurent contestables. Ils n’en sont pas moins intéressants parce qu’ils constituent des jalons pour la compréhension du cours d’événements&nbsp;ultérieurs et l’anticipation de leurs résultats.&nbsp;</p>



<p>En pleine guerre civile libanaise, à laquelle participaient les Palestiniens de l’OLP et leurs alliés libanais contre les milices maronites soutenues par l’armée syrienne venue les assister, les Israéliens avaient planifié d’expulser du Liban l’organisation palestinienne qui les empêchait d’établir l’autonomie administrative en Cisjordanie occupée prévue par les accords de Camp David et propice à leur&nbsp;politique de colonisation de ce territoire.</p>



<p>Une année auparavant; en 1981,&nbsp;l’OLP avait répliqué à des provocations israéliennes par le bombardement des colonies israéliennes de Galilée. L’affrontement avait duré deux semaines et s’était conclu par un cessez le feu parrainé comme toujours par les Américains.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VwLtfsaQxJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/embed/#?secret=srGbitvv4d#?secret=VwLtfsaQxJ" data-secret="VwLtfsaQxJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il était clair que les israéliens n’en resteraient pas là d’autant que durant le même laps de temps ils avaient officiellement annexé le Golan syrien, bombardé&nbsp;le réacteur nucléaire Irakien Osirak, et attaqué et abattu des hélicoptères syriens à Zahla dans la Bekaa à l’appel des Phalangistes chrétiens qui voulaient construire une route menant à la montagne libanaise, et contournant les positions de l’armée syrienne sur la route Beyrouth Damas, éventualité qui aurait remis en question le contrôle syrien de cette voie vitale. Cela avait entraîné une escalade militaire avec notamment la préparation de sites de batteries de missiles sol air soviétiques SAM dont le déploiement aurait menacé la liberté d’action de l’aviation israélienne dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Première invasion israélienne du Liban</h2>



<p>Le prétexte à l’attaque israélienne de 1982 projetée depuis plusieurs mois et dont l’arrivée d’Ariel Sharon au ministère de la Défense avait renforcé l’éventualité, avait été l’attentat à Londres contre l’ambassadeur israélien Argov par le groupe Abou Nidal, ennemi de Yasser Arafat.</p>



<p>Israël ripostait&nbsp;alors immédiatement par le bombardement massif des installations du Fath au centre de Beyrouth, et après les inévitables représailles palestinienne par des tirs de Katioucha sur les colonies israéliennes de Galilée,&nbsp;l’armée israélienne déclenchait&nbsp;l’opération dite <em>«Paix en Galilée»</em> et envahissait le Liban sur trois axes, le long de la route côtière jusqu’à l’entrée sud de Beyrouth, puis à travers la montagne à partir de Damour, enfin à travers la plaine de la Bekaa occupée par l’armée syrienne qui protégeait la route vitale Beyrouth-Damas.</p>



<p>Les péripéties de cette invasion importent&nbsp;peu. Les envahisseurs ont traversé plusieurs rivières propices à la constitution de lignes de défense efficaces, sans coup férir. Les combattants palestiniens n’ont jamais pris la peine de miner les routes menant aux ponts, et ils s’abstinrent de les dynamiter. Face à des ennemis supérieurement armés et organisés, ils combattirent de l’aveu de ces derniers vaillamment, en particulier dans le château de Beaufort, et les camps palestiniens près de Saïda&nbsp;où les combats durèrent une dizaine de jours, au prix de la destruction de la plus grande partie des habitations et la fuite des civils, mais ils furent trahis, c’est bien le cas de le dire, par un commandement défectueux, qui parfois prit la fuite.</p>



<p>Yasser Arafat trouva le moyen d’être en Arabie Saoudite lors du déclenchement des hostilités, suite à sa mauvaise lecture, habituelle, des événements, l’armée israélienne étant depuis plusieurs semaines massée sur la frontière. L’armée syrienne présente dans la vallée de la Bekaa s’abstint de les secourir. Cependant elle parvint grâce à sa détermination et sa ténacité à stopper les envahisseurs à Sultan Yacoub, à Zhalta, et dans la montagne près de Alia, malgré la supériorité aérienne des assaillants renforcée par la destruction des batteries antiaériennes SAM, en leur infligeant de lourdes pertes et en leur interdisant le contrôle de la route vers Damas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Départ des combattants palestiniens vers la Tunisie</h2>



<p>En fin de compte, la jonction entre l’armée israélienne et les milices phalangistes dirigées par Bechir Gemayel s’effectua cinq jours environ après le début de l’invasion, et Beyrouth-Ouest, fief de l’OLP et des milices libanaises alliées, fut encerclée. Il fallut près de deux mois aux dirigeants sionistes pour obtenir avec l’aide des Américains et&nbsp; par des bombardements massifs faisant des&nbsp;milliers de victimes civiles, qualifiés de <em>«pression militaire»</em>, le départ des combattants sous les ordres de Yasser Arafat vers la Tunisie (sur intercession selon les auteurs de Wassila Bourguiba), le Yémen, le Soudan, la Syrie, avec la collaboration des forces multinationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EKf5HDtccN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/rise-and-kill-first-permis-de-tuer-pour-israel/">«Rise and kill first»: Permis de tuer pour Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Rise and kill first»: Permis de tuer pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/rise-and-kill-first-permis-de-tuer-pour-israel/embed/#?secret=zyBEy0adTy#?secret=EKf5HDtccN" data-secret="EKf5HDtccN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il s’ensuivit l’élection à l’ombre des chars israéliens de Bechir Gemayel à la présidence libanaise, puis son assassinat, probablement commandité par Damas&nbsp; (avec l’assentiment de Tel Aviv?), l’entrée dans Beyroth-Ouest et&nbsp;le<em> «nettoyage»</em>&nbsp;du camp de Sabra et Chatila perpétré par les Phalangistes sous le regard impassible de l’armée israélienne venant marquer l’apothéose homicide et le début du reflux qui d’une étape à une autre et durant dix huit années la conduira hors du Liban.</p>



<p>Dans la recherche des responsabilités dans cette tragédie, le cheminement dans le temps à contre sens peut paraître opportun. Les massacres de Sabra et Chatila n’ont pas été des accidents isolés mais dans la droite ligne des horreurs dont les camps palestiniens, en particulier ceux d’Errachidia à Tyr et Ain El-Helwa&nbsp;près de Saïda ont été les lieux durant l’invasion. Il ne s’agissait pas des aléas de la guerre mais de la politique coloniale d’une armée d’occupation qui en l’occurrence avait toutes les raisons du monde d’impliquer ses auxiliaires (les Phalangistes) dans l’élimination de ses ennemis (les Palestiniens), afin de se venger des uns et des autres, parce que le moment était opportun.</p>



<p>Béchir Gemayel s’était dérobé, au moment suprême, celui de l’accession à la présidence, à ses promesses et à ses obligations, celles d’établir des relations diplomatiques&nbsp;avec ses parrains, ceux qui l’avaient intronisé, le gouvernement et les militaires israéliens, et Bégin lui avait passé un savon mémorable dont il était sorti, de son propre aveu,&nbsp;humilié. Mais Béchir ne voulait pas être un nouveau Sadate, isolé du monde arabe, même si au final, les deux présidents furent assassinés. C’est peut être le sort de l’Egyptien qui dissuada le Libanais de marcher sur ses traces.</p>



<p>Le Mossad et les services de renseignements militaires israéliens qui quelques années auparavant avaient&nbsp;cueilli au lit des responsables palestiniens en les assassinant chez eux à Beyrouth, prétendirent ne pas avoir su que le siège du parti des Phalanges à Achrafieh, Beyrouth, où l’attentat fatal eut lieu, se situait sous le domicile de la sœur d’un militant du Parti national social syrien. Les auteurs du livre n’en ont pas mesuré toutes les implications et situèrent l’événement dans l’aventurisme dont Sharon le ministre de la Défense fit preuve en envoyant l’armée affronter les Syriens puis entrer à Beyrouth sans l’assentiment du cabinet ministériel, alors que le but défini était au départ le refoulement des fédayins palestiniens au-delà de la limite des 40 kilomètres sécurisant les colonies du Nord d’Israël en les mettant hors de portée des Katioucha.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Sabra et Chatila à Hammam Chatt</h2>



<p>Ce supposé aventurisme de Sharon prenant les décisions sans référer à quiconque, rendu plausible par son caractère autoritaire et ombrageux, fut la version retenue par le rapport de la commission d’enquête présidée par le juge Kahane, qui impliqua également le chef d’état-major Eytan dans le massacre de Sabra et Chatila, et qui fut donc reprise par les auteurs du livre qui ne voulaient pas aller à l’encontre du <em>«politiquement correct»</em>.</p>



<p>Sharon fut donc le bouc émissaire dont le sacrifice était supposé calmer l’opinion publique internationale, et le gouvernement américain qui avait donné des garanties de sécurité pour les familles des combattants palestiniens demeurées au Liban, et dont la crédibilité des promesses avait été sérieusement ternie par la tuerie dans les camps.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fsdOvcEWr4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/">Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/embed/#?secret=xg3ooBsfRo#?secret=fsdOvcEWr4" data-secret="fsdOvcEWr4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On comprendra la vivacité de la réaction du président Bourguiba quelques années plus tard après le bombardement de Hammam Chatt, par le non-respect par les Américains de leurs promesses concernant l’accueil des combattants de l’OLP relativement aux garanties de sécurité de la Tunisie.</p>



<p>Quant aux colons excités des territoires occupés, l’éviction du ministre de la Défense n’était pas pour leur déplaire,&nbsp;pour des raisons évidentes que nous retrouverons plus loin. En réalité, le gouvernement israélien dans son ensemble, et pas seulement Sharon, pensait probablement qu’après les massacres de la guerre civile libanaise, de la Quarantina, Damour, Tel Zaatar, Bhamdoun, Ain El-Helwa et Rachidia, un de plus commis par l’une des factions en lutte passerait inaperçu. Il fut surpris par l’ampleur de la réaction de l’opinion internationale initiée par les médecins occidentaux qui travaillaient dans les camps en question et en furent pour une fois les témoins directs. C’est cela qui fit de Sabra et Chatila un massacre&nbsp;à part, dont les puissances occidentales prirent prétexte pour revenir à Beyrouth.</p>



<p>Il est vrai que Sharon, imbu de sa personnalité de héros de la guerre du Kippour d’octobre 1973, n’était pas enclin à s’entourer des garde-fous nécessaires face à des politiciens dont il estimait négligeables les connaissances militaires,&nbsp;et qui eux-mêmes l’admettaient. Si ses collègues n’ont rien fait pour l’arrêter, ce ne fut parce qu’ils s’opposaient aux objectifs de guerre qu’il avait lui même définis, sans que les Américains les eussent approuvés, et c’est ce qui en constituait en réalité&nbsp;le plus grand tort, il convient de le savoir, mais parce qu’ils se déchargeaient sur lui de leurs responsabilités, et qu’ils admettaient tacitement que les massacres des Palestiniens dans les camps ou ailleurs, ou bien celui des soldats syriens, et l’occupation des terres libanaises après la fuite forcée de leurs habitants, constituaient bien le seuil normal minimum de la conscience collective sioniste.</p>



<p>Cela met en lumière une autre caractéristique du fonctionnement du gouvernement sioniste: tributaire de l’aide américaine, il est tenu de solliciter l’accord de Washington dans ses choix politiques, en particulier lorsqu’il s’agit de guerre; d’autant qu’à l’époque, et malgré l’alignement total du secrétaire aux affaires étrangères Haig sur les positions sionistes qui lui vaudront d’être remplacé, le président Ronald Reagan, contrairement au président actuel Joe Biden, savait imposer ses volontés à ses arrogants alliés en n’hésitant pas à les menacer d’interrompre l’aide militaire et financière américaine, ou même de donner l’ordre aux troupes américaines de riposter par les armes à toute tentative d’empêcher l’évacuation par mer des combattants palestiniens.</p>



<p>Malgré cela, et dans les faits, c’est toujours le cabinet israélien qui a agi le plus souvent de la manière qui lui seyait au nom des impératifs de la guerre. Sharon avait justifié les bombardements criminels de Beyrouth, face aux Américains furieux qui avaient d’autres projets pour Yasser Arafat ainsi que le prouveraient les futurs accords d’Oslo, par la nécessité de sauvegarder la vie de ses soldats, et il avait pour éviter leurs critiques&nbsp;entrepris le grignotage méthodique du réduit palestinien de Beyrouth-Ouest, sans l’utilisation des armes lourdes, ou de l’aviation, et inévitablement il prêta le flanc aux protestations de ces mêmes soldats qui estimaient que l’armée ne faisait pas le nécessaire pour&nbsp;protéger leurs vies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sharon &#8211; Netanyahu&nbsp;: deux styles, une même culture</h2>



<p>Cependant, ainsi que les auteurs le signalent, l’évacuation par la force des colons de Yamit, dans le Sinaï&nbsp;dans le cadre des accords de Camp David avec l’Egypte, lui valut l’inimitié de beaucoup de ses collègues, et nul n’ignore la force du lobby des colons dans ce pays. Plus tard lorsqu’il deviendra Premier ministre, il&nbsp;évacuera la bande de Gaza, dont il estimait l’occupation dangereuse pour la sécurité d’Israël.</p>



<p>Sharon était un sioniste fervent, nul ne peut le nier, pour qui le sang arabe n’avait aucune valeur et pouvait couler indéfiniment si cela assurait la sécurité des colons et l’expropriation des terres palestiniennes. Cependant il n’était pas tributaire du lobby des colons fanatiques, dont l’un des membres assassinera plus tard le Premier ministre Rabin. Et lorsque l’intérêt de l’État israélien l’exigeait, Sharon n’hésitait pas à s’opposer à leurs volontés, contrairement à Benjamin Netanyahu qui en demeure tributaire. C’est là toute la différence entre les deux hommes qui explique que le second ait pris à Gaza&nbsp;le contrepied de la politique&nbsp;du premier, ainsi que la durée sans précédent du conflit actuel.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ps0VyB3Slm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/">‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/embed/#?secret=zTi3fMa0P6#?secret=Ps0VyB3Slm" data-secret="Ps0VyB3Slm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Alors que l’offensive terrestre contre le Liban se prépare après des bombardements aériens massifs de Beyrouth, la comparaison entre les situations de 1982 et 2024, soit 42 ans après, s’impose. Ou plutôt se serait imposée si l’Histoire ne nous avait pas déjà dépassés lors de la rédaction de cet article puisque Hassan Nasrallah le leader du Hezbollah a été assassiné par une frappe aérienne israélienne ayant détruit simultanément six immeubles du Sud de Beyrouth grâce aux bombes américaines et enterré leurs habitants sous les décombres, au moment même où du haut de la tribune de l’Onu Netanyahu insultait les opposants à sa politique criminelle qu’il qualifiait d’agents stipendiés de l’Iran, et classait l’organisation internationale d’où il défiait le monde, dans le&nbsp;camp des forces de l’obscurité.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, il faut rappeler que les milices du Hezbollah, alors appelées Jihad Islamique, sont apparues la première fois sur les marges de Beyrouth en 1982 lorsque, associées aux forces de la résistance libanaise (communistes) elles avaient stoppé l’avance israélienne à Khaldé, à l’entrée de la capitale. Le Hezbollah n’est donc que le produit de l’invasion israélienne et Netanyahu le sait plus que quiconque.</p>



<p>D’autre part, il semble bien qu’en dépit de tout et avec la mort du chef libanais, la menace d’une nouvelle invasion ne soit pas écartée, et que l’armée israélienne puisse tenter d’en tirer profit pour annexer une part conséquente du territoire, ainsi qu’elle l’avait fait pour le Golan syrien. Si ce scénario catastrophe se produit, alors les déboires d’Israël (et de leurs sujets&nbsp;arabes) au Moyen-Orient ne seront pas finis. Ce livre ne cessera jamais de le rappeler.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em><strong>‘‘Israel&rsquo;s Lebanon War’’, de Ze&rsquo;ev Schiff et Ehud Ya&rsquo;ari, éd. Touchstone, 3 juin 1985, 320 pages. </strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/">‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>A la mémoire de Serge Adda, grand soutien de la cause palestinienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/a-la-memoire-de-serge-adda-grand-soutien-de-la-cause-palestinienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2024 07:39:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Serge Adda (1948–2004), l'oncle de Mourad Zeghidi, a toujours apporté son soutien à la cause palestinienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/a-la-memoire-de-serge-adda-grand-soutien-de-la-cause-palestinienne/">A la mémoire de Serge Adda, grand soutien de la cause palestinienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Suite à l’annonce de la condamnation du journaliste <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/tunisie-mourad-zeghidi-reagit-a-sa-condamnation-me-mrabet/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mourad Zeghidi</a>, j’ai relevé le commentaire suivant de l’un de vos lecteurs&nbsp;à propos de Mourad à qui j’exprime toute ma solidarité&nbsp;: «Son grand-père c&rsquo;est <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/18/in-memoriam-georges-adda-le-plus-nationaliste-des-juifs-tunisiens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Georges Adda</a>, un militant communiste qui avait soutenu la cause palestinienne, tout comme Salah Zeghidi, le père de Mourad. Ne le cachons pas, Mourad et bien entendu son défunt oncle Serge&nbsp;<strong>Adda <em>(1948–2004)</em></strong></em></strong> <strong><em>est&nbsp;et a été bien introduits dans la communauté juive française pro-israélienne».</em></strong></p>



<p><strong>Dr Jean-Claude Soufir *</strong></p>



<span id="more-13110889"></span>



<p>Mon témoignage concerne tout particulièrement mon ami et mon camarade, feu Serge Adda. Je pense&nbsp;&nbsp; que le commentaire du lecteur de Kapitalis, met en cause la probité et le soutien que Serge a toujours apporté à la cause palestinienne. Je pense sincèrement que votre lecteur a commis un lapsus ou a été mal informé.</p>



<p>Tout comme Salah (le père de Mourad), militant communiste, condamné à la prison pour son combat pour la démocratie et auquel j’ai dédié en commun avec Gilbert Naccache et Khemais Chammari, à l’époque tous les trois étaient emprisonnés, ma thèse de Médecine soutenue en 1968.</p>



<p>J’ai bien connu Serge Adda avec lequel j’ai eu une relation fraternelle pendant plusieurs décennies. Je l’ai connu, enfant, accompagnant sa mère Gladys Scialom, membre avec Wassila Bourguiba du Comité de défense des prisonniers politiques tunisiens, se rendant &nbsp;à la prison civile de Tunis,&nbsp; où son père Georges était détenu dans le quartier des condamnés à mort pour son action contre le colonisateur français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cercle des libres penseurs</h2>



<p>Dès son jeune âge, élève au Collège Sadiki, Serge a adhéré, comme l’avait fait son père, au Parti communiste tunisien (PCT). Son militantisme au sein du mouvement étudiant et parmi les forces de gauche en France l’ont amené à être élu au comité central&nbsp;du PCT au 8e congrès tenu dans la clandestinité en février 1981. A partir de 1985, il va faire partie, comme vice-président, du comité directeur de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH).&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Après une carrière professionnelle remarquable dans un bureau d’études à Tunis,&nbsp;il a été choisi au milieu des années quatre-vingt-dix du siècle dernier pour diriger la chaîne Canal Horizons et ensuite&nbsp;&nbsp; promu en 2001, en tant que président-directeur général de la chaîne TV5 Monde et président de Canal France International (CFI).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hi41mEJfvQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/18/in-memoriam-georges-adda-le-plus-nationaliste-des-juifs-tunisiens/">In memoriam: Georges Adda, le plus nationaliste des juifs tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam: Georges Adda, le plus nationaliste des juifs tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/18/in-memoriam-georges-adda-le-plus-nationaliste-des-juifs-tunisiens/embed/#?secret=kX6HykKcl5#?secret=hi41mEJfvQ" data-secret="hi41mEJfvQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Au cours d’un entretien que j’ai eu avec feu Moncer Rouissi, universitaire, ancien ministre et ancien ambassadeur de Tunisie à Paris, celui-ci m’a fait part de sa reconnaissance et de son amitié pour Serge en raison du soutien qu’il apportait aux journalistes, artistes et intellectuels tunisiens dans le cadre de ses fonctions. Ce ne sont pas les cinéastes tunisiens avec lesquels il a travaillé qui me démentiront&nbsp;: ils étaient là à ses funérailles à Paris. Son amour pour la Tunisie explique qu’il ait demandé à être enterré dans son pays aux côtés de son père, de sa mère, sa sœur Leila (mère de Mourad), Gilbert Naccache, Jeanne Chiche ainsi que d’autres patriotes juifs tunisiens demanderont, eux-aussi, à être inhumés dans le Carré<em> «libres penseurs»</em> du cimetière municipal du Borgel à Tunis.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="350" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Arafat-Serge-Adda.jpg" alt="" class="wp-image-13157275" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Arafat-Serge-Adda.jpg 500w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Arafat-Serge-Adda-300x210.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Des liens étroits avec l’OLP</h2>



<p>Pour revenir à la Palestine, je peux témoigner des liens étroits qu’avait Serge avec l’OLP tant à Tunis qu’à Paris. J’étais présent lors de son mariage aux côtés de Leila Chahid, ambassadrice de l’OLP qui était présente à la cérémonie.&nbsp;En juillet 1982, au moment de l’invasion israélienne de Beyrouth, Serge avait&nbsp; écrit à son ami l’historien palestinien Maher Charif une célèbre lettre de soutien, qui a été publiée à l’époque par le magazine <em>Le Maghreb</em>,&nbsp; qu’il avait signé: <em>Serge Adda, juif arabe</em>.&nbsp;</p>



<p>Serge avait été reçu à plusieurs reprises par Yasser Arafat qui l’avait accueilli chaleureusement. Des photos en témoignent (voir ci-dessus).</p>



<p>Je pense sincèrement que votre lecteur a donc été trompé et j’espère qu’il voudra bien s’en excuser.</p>



<p>* <em>Praticien hospitalier honoraire à Paris, ancien militant à l’UGET, membre du PCT, depuis 1956,&nbsp; aujourd’hui membre d’Al-Massar.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N8DcFgXdhR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/avec-mourad-zeghidi-nous-assumons-le-combat-pour-la-liberte/">Avec Mourad Zeghidi, nous ASSUMONS le combat pour la liberté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec Mourad Zeghidi, nous ASSUMONS le combat pour la liberté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/avec-mourad-zeghidi-nous-assumons-le-combat-pour-la-liberte/embed/#?secret=wrayhTGUHR#?secret=N8DcFgXdhR" data-secret="N8DcFgXdhR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/a-la-memoire-de-serge-adda-grand-soutien-de-la-cause-palestinienne/">A la mémoire de Serge Adda, grand soutien de la cause palestinienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le jour où j’ai fait l’interprète pour Yasser Arafat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/23/le-jour-ou-jai-fait-linterprete-pour-yasser-arafat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 08:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[télévision belge]]></category>
		<category><![CDATA[Yasser Arafat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’auteur se remémore le jour où il a fait l’interprète de feu président Yasser Arafat lors d’une interview avec la télévision belge, il y a 30 ans jour pour jour. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/23/le-jour-ou-jai-fait-linterprete-pour-yasser-arafat/">Le jour où j’ai fait l’interprète pour Yasser Arafat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur, interprète et écrivain tuniso-belge, se remémore, dans cet article, un moment inoubliable de sa carrière, lorsqu’il a fait l’interprète de feu président Yasser Arafat lors d’une interview avec la télévision belge, au lendemain des accords d’Oslo. Cela remonte à 30 ans jour pour jour, le 22 novembre 1993.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Khémaïs Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-10644762"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-9639164" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il y a 30 ans, jour pour jour, je me retrouvai au cœur d’un événement historique, avec la mission de haut niveau d’interpréter pour le président Yasser Arafat lors de sa première interview à Bruxelles, juste après les accords d’Oslo.</p>



<p>Le poids de cette mission, pour laquelle j’ai été informé seulement deux jours auparavant, était considérable.</p>



<p>La veille de cette prestation mémorable, le service de protection des hautes personnalités me contacta pour me donner les consignes de sécurité. Il me fut confirmé aussi que je serais seul dans la cabine des interprètes, une décision prise d’un commun accord entre les missions diplomatiques arabes et le ministère belge des Affaires étrangères. Des raisons purement linguistiques, m’avait-on précisé, <em>«nous conduisent à ne désigner qu’un seul interprète pour mieux saisir toutes les nuances des propos du président Arafat. Vous êtes l’interprète de conférence le plus âgé et, par conséquent, le plus expérimenté dans ce domaine.»</em> Le choix est tombé sur moi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Périlleuse mission</h2>



<p>Dans mes bagages, j’avais, entre autres, en effet, trois interprétations de haut niveau : une pour le Colonel Mouammar Kadhafi deux jours après le bombardement de Tripoli par l’armée américaine en 1986, pour le compte du journal télévisé belge. La deuxième pour le président Anouar Sadate en 1973 et <em>last but not least</em>, une consécutive à une déclaration du président Gamal Abdel Nasser suite à l’affrontement sur presque toute la longueur du canal de Suez au mois de septembre 1968 entre des artilleries israéliennes et égyptiennes, au point qu’on avait cru à une reprise des hostilités entre les deux pays.</p>



<p>Cette nouvelle et périlleuse mission me plongea d’emblée dans une situation de stress intense, rendant difficile la poursuite de mes traductions habituelles. Même après une longue carrière, un interprète est toujours à la merci d’une mauvaise prestation, d’une erreur, d’un lapsus, et toute sa carrière pourrait être compromise.</p>



<p>Suivant les conseils d’un confrère chevronné, Jean-Bernard Quicheron, qui avait interprété, lui, successivement Mitterrand et Chirac aux conseils européens, je consacrai l’après-midi précédant l’événement à nager à la piscine, espérant ainsi trouver l’équilibre intérieur souhaité.</p>



<p>Le jour J, je devais être au Palais d’Egmont à 10 heures précises. Dès 6 heures du matin, j’étais sous la douche, fredonnant des chants patriotiques pour me donner de l’assurance et entrer déjà dans l’ambiance. À 7h30, après avoir terminé mon petit-déjeuner avec ma femme, je rejoignis mon bureau au rez-de-chaussée pour me plonger dans une sorte d’échauffement cérébral. Ouvrant mon poste de radio sur la BBC en arabe, radio Le Caire ou France inter, j’essayai d’interpréter tout ce qui parvenait à mes oreilles en état d’éveil maximum.</p>



<p>Le moment de l’événement approchant, je revêtis mon costume, nouai une cravate soigneusement ajustée par Moune, accompagné d’un bisou et des encouragements habituels : <em>«Bonne chance, n’oublie pas que tu es le meilleur.»</em></p>



<p>Au moment de quitter la maison, elle me tendit son appareil photo avec l’espoir d’immortaliser cet événement historique, bien qu’elle sût que je serais confiné dans la cabine d’interprète, sans contact direct avec les orateurs, quels qu’ils fussent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Consignes de sécurité</h2>



<p>Le trajet vers le Palais a été minutieusement planifié, suivant les consignes de sécurité. Arrivé à environ deux kilomètres de ma destination, je suivis les consignes avec précision, déclenchant trois coups de klaxon à un endroit précis, signalant le début de la phase finale de mon trajet. Un appel de phare d’une voiture banale qui me suivait m’avertit qu’elle allait passer devant pour me conduire à une entrée secondaire du Palais.</p>



<p>Le Palais d’Egmont me sembla rempli de beau monde : ministres, députés renommés, chefs de parti politique et des agents de sécurité en grand nombre. L’un d’entre eux se détacha des autres et me conduisit directement à mon poste de travail.</p>



<p>Arriva le moment fatidique. Tout le monde prit place guidé par un responsable du service du protocole. De ma cabine vitrée, je voyais tout et j’observais tout, excité par cet événement et heureux d’être là où j’avais souvent rêvé de m’y trouver. Je distinguai deux salons en enfilade, un petit où le président Arafat venait d’entrer en compagnie du représentant de l’OLP en Belgique, monsieur Chawki Armali. Ils furent suivis de près par le journaliste vedette de la télévision belge, monsieur Frédéric François. L’autre salon, plus grand, semblait accueillir des personnalités du monde politique : ministres, hauts fonctionnaires belges et européens en très grand nombre.</p>



<p>Avant le début de l’interview, le représentant de l’OLP, Chawki Armali, fut prié discrètement de quitter la salle par le responsable du protocole. Il fut informé, à ce moment-là seulement, que ce ne serait pas lui qui allait servir d’interprète au président Arafat. De ma cabine, j’entendais tout. Le président Yasser Arafat demanda alors qui allait se charger de cette mission. On lui répondit qu’un professionnel agréé par toutes les ambassades arabes était déjà en cabine. On l’invita ensuite à mettre le casque des écouteurs.</p>



<p>Le journaliste testa le micro en ma direction : <em>«Monsieur l’interprète, m’entendez-vous ?» «Je vous entends parfaitement, monsieur»</em>, lui répondis-je. Il fit un signe au président Arafat qui s’adressa à moi en arabe : <em>«Bonjour, m’entendez-vous, monsieur ?» «Oui, je vous entends parfaitement, monsieur le président.»</em></p>



<p>La première question du journaliste nous surprit tous par sa rapidité et sa singularité. <em>«Monsieur le président, je m’attendais à vous voir en tenue civile, mais vous avez gardé votre uniforme militaire. Êtes-vous un chef de paix ou un chef de guerre?»</em></p>



<p>Le contexte est posé, et l’atmosphère pour cette interview historique est clairement définie. Il me fallait briller et être à la hauteur. En l’espace de quelques minutes, je me retrouvai plongé dans l’environnement familier de ma profession d’interprète. Les préoccupations liées à la politique, aux personnalités médiatiques, aux édifices gouvernementaux et aux responsables politiques avaient rapidement disparu de mon champ intellectuel.</p>



<p>Il ne resta plus en cabine et dans ma tête qu’un technicien maîtrisant deux langues, l’arabe et le français. À moi d’être l’horloger méticuleux, garantissant une transmission précise et fidèle d’un échange crucial scruté par des millions de personnes. Chaque nuance de langage fut capturée par mon cerveau avec une précision impeccable, et ma voix la restitua avec la même précision, car toute erreur de ma part aurait été imputée à l’illustre orateur qui s’exprimait par mon seul truchement. Mon souci obsessionnel de perfection avait pris les rênes de mon vocabulaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aucune hésitation n’est permise</h2>



<p>À ce moment-là, je m’étais dit que c’était l’occasion ou jamais de me surpasser. Dans le choix des mots, aucune hésitation ne m’était permise. Mes phrases sortirent de ma bouche claires et limpides et en parfaite adéquation avec le discours de mes deux interlocuteurs. En tant qu’unique interprète, l’absence d’un collègue à mes côtés n’avait pas été ressentie comme une lacune. Au contraire, il n’y eut aucune divergence dans la terminologie employée, car je fus le seul maître à bord, naviguant dans l’océan des mots en capitaine au long cours, en grande souplesse, sans la moindre fatigue.</p>



<p>Même lorsque le journaliste, en plein entretien, demanda au président s’il souhaitait une pause après trente minutes d’échange soutenu, me posant la même question, ma réponse fut en parfaite cohérence avec celle du président. Je lui répondis être en pleine forme, prêt à rester aussi longtemps que nécessaire.</p>



<p>À la fin de cette interview mémorable, le Président Arafat souhaita me rencontrer pour exprimer sa gratitude sur ma parfaite maîtrise de la langue arabe. Monsieur Frédérik François eut la gentillesse d’en faire de même et m’invita dans la foulée à rejoindre son équipe au journal télévisé pour les assister dans le montage, car cette interview sera diffusée à 20h.</p>



<p>Cette opportunité m’a permis de solliciter un souvenir du président qui me fut accordé immédiatement.</p>



<p>Je saisis l’appareil photo de Moune et le tendit à l’un des gardes du corps, figeant ainsi ce moment historique pour la postérité.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Bruxelles, le 22 novembre 2023</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/23/le-jour-ou-jai-fait-linterprete-pour-yasser-arafat/">Le jour où j’ai fait l’interprète pour Yasser Arafat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Shlomo Sand : «La solution à deux Etats est la seule solution pour la survie d’Israël»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 09:29:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La négociation est la seule voie pour la survie de l’Etat d’Israël, estime l'historien Israélien Shlomo Sand. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/shlomo-sand-la-solution-a-deux-etats-est-la-seule-solution-pour-la-survie-disrael/">Shlomo Sand : «La solution à deux Etats est la seule solution pour la survie d’Israël»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Shlomo Sand, écrivain et historien, auteur de deux célèbres essais ‘‘Comment j’ai cessé d’être juif’’ et ‘‘Comment le peuple juif fut inventé’’, fait partie de ces Israéliens qui sont en rupture de ban avec le régime d’apartheid en place dans leur pays. Il est peu écouté en Occident où l’on continue de défendre les fables du sionisme génocidaire.  </em></strong></p>



<span id="more-10481191"></span>



<p>Chlomo Sand a passé les deux premières années de sa vie dans un camp de réfugiés juifs polonais, en Allemagne. Ses parents ont ensuite émigré en Israël où il a grandi. Après avoir participé à la guerre des Six Jours en 1967 comme simple soldat, il a choisi de militer dans l’extrême-gauche israélienne favorable à un Etat palestinien.&nbsp; Il affirme agir contre l’injustice d’Israël et sa politique de colonisation.</p>



<p>Dans un entretien au journal en ligne marocain <em><a href="https://laquotidienne.ma/article/info-politique/Shlomo-Sand-juif-Israel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Quotidienne</a></em> paru le 17 juillet 2023, il explique ses positions et ses engagements. Nous en tirons les extraits suivants…</p>



<p><strong>Comment j’ai cessé d’être juif&nbsp;:</strong></p>



<p>Je ne peux pas supporter les lois israéliennes qui m’imposent d’appartenir, malgré mes idées et mes principes, à une ethnie fictive. Je refuse aussi d’être vu par le monde comme un être qui appartient à un club d’élus. C’est dans ce sens, que j’ai décidé de présenter ma démission et de cesser d’être Juif. Je suis Israélien et non juif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hrLrpbOSdH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/10/michele-sibony-il-est-scandaleux-quon-narrete-pas-israel/">Michèle Sibony : «Il est scandaleux qu’on n’arrête pas Israël »*</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Michèle Sibony : «Il est scandaleux qu’on n’arrête pas Israël »* » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/10/michele-sibony-il-est-scandaleux-quon-narrete-pas-israel/embed/#?secret=Q1M48psxBf#?secret=hrLrpbOSdH" data-secret="hrLrpbOSdH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>On ne peut </strong><strong>avoir des droits historiques sur une terre après 2000 ans&nbsp;: </strong><strong></strong></p>



<p>Si je vous dis que les anciens hébreux sont les ancêtres des Israéliens, c’est comme si je vous disais que les Gaulois sont les ancêtres des Français, c’est complètement faux. Mais le fait de l’attester est une manipulation, une dénaturation de l’Histoire pour servir de basses fins politiques. (…) Je pense qu’il est inconcevable d’avoir des droits historiques sur une terre après 2000 ans.</p>



<p>On le voit aujourd’hui avec les Serbes qui ne peuvent plus affirmer un droit historique sur le Kosovo du simple fait que leurs ancêtres ont habité sur cette terre il y a plusieurs siècles. Ou alors les Allemands prétendre avoir des droits historiques sur l’Alsace Lorraine, ou les Arabes sur l’Andalousie&#8230; Je vous le dis sans détours : le mythe du retour à la terre promise a été la condition sine qua non de la colonisation sioniste. Et ça a marché.</p>



<p><strong>Accorder les mêmes droits aux Juifs et aux Palestiniens&nbsp;:</strong></p>



<p>En 1988, j’ai applaudi quand j’ai entendu Yasser Arafat dire qu’il acceptait l’existence de l’Etat d’Israël. Mais je souhaite que cet Etat accorde les mêmes droits démocratiques à tous ses citoyens, juifs comme palestiniens. Ce que je veux, c’est qu’un Palestinien puisse se sentir à Tel Aviv comme un Juif ailleurs dans le monde, respecté et considéré comme un citoyen à part entière.</p>



<p><strong>La société israélienne est l’une des plus racistes au monde : </strong></p>



<p>Je crois que la solution à deux Etats est la seule solution pour la survie de l’Etat d’Israël. Il n’y a pas d’autres choix. Il est aussi possible sur un plan moral de créer un Etat binational comme le pense l’extrême gauche. Mais cela reviendrait à dire que les Juifs deviendraient minoritaires sur le plan démographique dans leur pays. Evidemment, les racistes en Israël ne vont pas l’accepter. C’est que la vérité est que la société israélienne est actuellement l&rsquo;une des plus racistes du monde occidental. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kkht2Rd66n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/10/les-palestiniens-sont-les-nouveaux-indiens-les-indiens-disrael/">Les Palestiniens sont les nouveaux Indiens, les Indiens d’Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Palestiniens sont les nouveaux Indiens, les Indiens d’Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/10/les-palestiniens-sont-les-nouveaux-indiens-les-indiens-disrael/embed/#?secret=3eZQ0DVN9P#?secret=kkht2Rd66n" data-secret="kkht2Rd66n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>La politique de colonisation mènera à la destruction d’Israël : </strong></p>



<p>Il reste un unique espoir. Il faut absolument que l’administration américaine fasse pression sur Israël pour négocier avec les Palestiniens. Sans une réelle détermination extérieure, il n’y aura pas de changement en Israël. Ni de paix. Mais si on laisse les Israéliens poursuivre leur aveugle politique de colonisation, cela mènera à sa propre destruction.</p>



<p>Vous savez, le spectre de la guerre est aussi un leurre. Il n’y aura pas de solution armée à ce conflit. La négociation est la seule voie pour la survie de l’Etat d’Israël.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/shlomo-sand-la-solution-a-deux-etats-est-la-seule-solution-pour-la-survie-disrael/">Shlomo Sand : «La solution à deux Etats est la seule solution pour la survie d’Israël»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Israël &#8211; Palestine : revenir à la légalité internationale  </title>
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		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 06:43:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Toute surenchère remettant en cause le partage de la Palestine tracé par la légalité internationale finit par faire le jeu de l’extrême-droite israélienne qui prétend ne pouvoir faire la paix avec les Arabes faute d’un interlocuteur sérieux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/16/israel-palestine-revenir-a-la-legalite-internationale/">Israël &#8211; Palestine : revenir à la légalité internationale  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Toute surenchère remettant en cause le partage de la Palestine tracé par la légalité internationale et endossé par les différentes initiatives diplomatiques de la Ligue des Etats arabes finit par faire le jeu de l’extrême-droite israélienne qui prétend ne pouvoir faire la paix avec les Arabes faute d’un interlocuteur sérieux.</em></strong> <em>(La poignée de main sur la pelouse de la Maison-Blanche à Washington, le 13 septembre 1993, entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sous le regard complice de Bill Clinton). </em></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-10153265"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Dans les relations internationales et surtout les affaires de libération nationale, les peuples sont considérés souverains en ce qui concerne les modalités de leur lutte pour leur libération nationale. Concernant la Palestine, l’Autorité Palestinienne est considérée par la communauté internationale et surtout la Ligue des Etats Arabes comme l’unique représentant légal du peuple palestinien.</p>



<p>Aussi, à moins d’un agenda particulier, les Etats qui veulent aider le peuple palestinien sont dans l’obligation morale et politique de coordonner leur assistance au peuple palestinien avec son représentant légal qui n’a pas émis, en l’occurrence, de réserves sur la dernière résolution du conseil des ministres de la Ligue des Etats arabes (Le Caire, 11 octobre 2023) et se garde d’exiger la libération totale de la Palestine historique mais plutôt la mise en œuvre de la formule des deux Etats selon le plan de partage de l’Onu de 1947 et les aménagements prévus par les résolutions 242 et 338 du Conseil de Sécurité ainsi que les initiatives de paix arabes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hamas, une création des renseignements israéliens</h2>



<p>Toute surenchère remettant en cause le partage de la Palestine tracé par la légalité internationale et endossé par les différentes initiatives diplomatiques de la Ligue des Etats arabes finit par faire le jeu de l’extrême-droite israélienne qui prétend ne pouvoir faire la paix avec les Arabes faute d’un interlocuteur sérieux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="irDZtLzd9q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/14/les-palestiniens-victimes-des-surencheres-populistes/">Les Palestiniens victimes des surenchères populistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Palestiniens victimes des surenchères populistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/14/les-palestiniens-victimes-des-surencheres-populistes/embed/#?secret=hTnNSTN8xw#?secret=irDZtLzd9q" data-secret="irDZtLzd9q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ceux qui prétendent que l’affaiblissement d’Israël offre une opportunité propice pour se débarrasser une fois pour toutes de cette <em>«greffe coloniale sioniste»</em>, oublient qu’Israël n’est jamais aussi fort du soutien inconditionnel international que dans ses moments de faiblesse apparente et son assimilation au personnage de David face à un Goliath arabe et plus récemment islamiste avec un visage hideux de conquérant sanguinaire et revanchard.</p>



<p>Quant à Hamas, en dépit de l’exploit tactique réalisé par l’opération<em> «Déluge d’Al Aqsa»</em>, il faut se rappeler les nombreux témoignages sur le rôle actif joué par les autorités israéliennes et leurs services de renseignement dans sa création en vue de diviser les rangs palestiniens et conférer une dimension islamiste à la cause palestinienne, permettant ainsi à la propagande israélienne de rallier le soutien de l’Occident dans <em>«la défense de la civilisation et des valeurs judéo-chrétiennes»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revenir à la politique des étapes</h2>



<p>A trop vouloir soutenir une cause de libération nationale, aussi nobles soient les émotions et les intentions, on risque de l’affaiblir en donnant l’impression de discréditer et de délégitimer, par une surenchère voulue ou inconsciente, les représentants considérés légaux de ce peuple.</p>



<p>Comme la Tunisie a choisi en 1955 la politique de libération par étapes, en rejetant toute interférence amicale ou fraternelle étrangères, il lui incombe de respecter les décisions parfois amères de la direction palestinienne qui se trouve confrontée non seulement à un ennemi implacable appuyé par une propagande internationale redoutable, mais également aux coups de poignard des frères arabes et voisins persans par manque de coordination ou une surenchère qui relève plus de l’instrumentalisation que du soutien.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7hzVorWJIe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/pour-un-nouveau-processus-de-paix-au-proche-orient/">Pour un nouveau processus de paix au Proche-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour un nouveau processus de paix au Proche-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/pour-un-nouveau-processus-de-paix-au-proche-orient/embed/#?secret=ZDmMxPPVfp#?secret=7hzVorWJIe" data-secret="7hzVorWJIe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/16/israel-palestine-revenir-a-la-legalite-internationale/">Israël &#8211; Palestine : revenir à la légalité internationale  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pas de paix au Moyen-Orient sans Etat palestinien viable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 08:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Israël veut aller à une guerre totale allant jusqu’au génocide des Palestiniens avec des crimes de guerre clairement identifiés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/pas-de-paix-au-moyen-orient-sans-etat-palestinien-viable/">Pas de paix au Moyen-Orient sans Etat palestinien viable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le conflit israélo-palestinien à la croisée des chemins avec l’offensive spectaculaire de Hamas : guerre ou paix? Il faut trouver des solutions ! Celle d’une paix durable entre Israéliens et Palestiniens dans les limites des frontières de 1967, que Rabin s’apprêtait à conclure avant d’être assassiné en 1996 par un membre du Likoud, le parti de l’extrémiste Netanyahou, nous semble la plus viable. </em></strong><em>(Illustration : Netanyahou a enterré la paix entre Israéliens et Arabes, c&rsquo;est après son départ qu&rsquo;elle pourra renaître). </em></p>



<p>Par <strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-10126931"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-4519025" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>&#8211; Cette guerre menée par le mouvement Hamas n’est que la résultante de l’occupation israélienne, de la perte de tout espoir de paix face à une extrême droite israélienne génocidaire et colonialiste qui ne cesse de s’approprier les terres et les maisons des Palestiniens, de les persécuter, de les faire massacrer impunément par une soldatesque brutale et raciste (plus de 250 civils palestiniens tués), de profaner les lieux saints de l’islam dans El-Qods occupée ce qui attise le désespoir et la haine raciale et religieuse et légitime la lutte contre l’occupation israélienne.</p>



<p>&#8211; Rappelez-vous qui a assassiné Isaac Rabin en 1996 alors qu’il s’apprêtait à conclure la paix entre Israël et la Palestine, dans les frontières de 1967, selon le principe de l’échange des territoires palestiniens contre la paix. C’était un militant du Likoud, le parti d’extrême-droite de Benyamin Netanyahu, le véritable pyromane qui a mis le feu en Israël et en Palestine et compromis toute chance de paix. Il a ainsi permis la montée en puissance du Hamas, reconnu comme le seul à affronter les insupportables exactions israéliennes. Et n’oublions pas qui a fait empoisonner Yasser Arafat au polonium&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Désinformation israélienne et alignement aveugle des Occidentaux</h2>



<p>&#8211; Qu’Israël et les Occidentaux taxent Hamas de terroriste ne lui ôtera pas le crédit immense obtenu par sa lutte armée et le succès de son offensive spectaculaire d’octobre 2023 qui a semé la terreur dans les colonies des territoires occupés et a fait retrouver leur dignité aux Palestiniens. S’il y a eu réellement des nourrissons et des civils israéliens égorgés, pourquoi ne sont-ils pas exposés devant les caméras, ou montrés à des observateurs internationaux? Beaucoup de désinformation du côté israélien pour diaboliser et déshumaniser l’adversaire palestinien dépossédé de son droit à la défense ou à la riposte.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CYxcrt4On2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/12/la-palestine-israel-et-la-mauvaise-foi-des-occidentaux/">La Palestine, Israël et la mauvaise foi des Occidentaux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Palestine, Israël et la mauvaise foi des Occidentaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/12/la-palestine-israel-et-la-mauvaise-foi-des-occidentaux/embed/#?secret=IKagtQSGEy#?secret=CYxcrt4On2" data-secret="CYxcrt4On2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>&#8211; L’effondrement du mythe de l’invincibilité d’Israël face à une population palestinienne censée rester impuissante a provoqué un tel choc psychologique dans la population israélienne que c’est la survie même de ce pays qui est en jeu car si tous les binationaux israéliens fuient le pays, fatigués du harcèlement de la résistance palestinienne, Israël en serait désertifié, car incapable de protéger ses ressortissants après les avoir incités à coloniser des terres palestiniennes.</p>



<p>&#8211; La mobilisation partiale et massive des dirigeants occidentaux et de leurs médias en faveur d’Israël, sans prise en compte des revendications légitimes des Palestiniens et de l’ignominie de l’occupation par des colons armés et belliqueux, entérine la conviction des populations arabes que ce pays est la tête de pont de l’Occident, des États Unis dont le ministre de Affaires étrangères Antony Blinken revendique son judaïsme et mobilise une armada en appui à Israël. Une forme de nouvelle croisade livrée aux Palestiniens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une source de tension permanente au Moyen-Orient</h2>



<p>&#8211; Les pays arabes voient bien qu’Israël est en conflit avec tout son voisinage et du fait de sa mosaïque démographique constitue une greffe coloniale occidentale créée de toutes pièces en 1948 soi-disant sous l’égide des Nations Unies, alors que son objectif réel est de créer une zone de tension permanente au Moyen-Orient pour contrôler les ressources en hydrocarbures de la région.</p>



<p>&#8211; Le Fatah fondé par Yasser Arafat a perdu toute crédibilité et représentativité auprès des Palestiniens et Mahmoud Abbas, ce vieillard diminué physiquement et intellectuellement ne peut plus prétendre à une quelconque médiation de paix. Seul Marwan Barghouthi, le Mandela palestinien, militant historique du Fatah, emprisonné depuis des décennies par Israël, peut jouer un rôle légitime de représentant des Palestiniens et de médiateur de paix pouvant faire contrepoids au Hamas. C’est avec lui que Blinken doit discuter s’il veut réellement promouvoir la paix et non avec un Abbas qui est devenu un dirigeant fantoche dénué de pouvoirs et d’influence.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2X0l0UdjKT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/12/lettre-ouverte-a-un-occident-injuste-sourd-et-aveugle/">Lettre ouverte à un Occident injuste, sourd et aveugle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Lettre ouverte à un Occident injuste, sourd et aveugle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/12/lettre-ouverte-a-un-occident-injuste-sourd-et-aveugle/embed/#?secret=Yehxw1sb5i#?secret=2X0l0UdjKT" data-secret="2X0l0UdjKT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>&#8211; De même la Ligue des États Arabes a perdu toute crédibilité et représentativité de longue date. Créée en 1945 pour diviser les rangs arabo-musulmans après l’effondrement de l’empire ottoman, elle n’a pas été capable de s’opposer à la création de l’Etat d’Israël en 1948. Son alignement sur une guerre suicidaire contre Israël en 1967, contre les avertissements d’un Bourguiba raisonnable et visionnaire, a montré combien il s’agit d’une organisation inefficace et budgétivore, aujourd’hui honnie par les populations de la région.</p>



<p>&#8211; Le refus par Israël de rétrocession des territoires palestiniens occupés, du Sud Liban, des hauteurs du Golan et la poursuite de la colonisation de la Cisjordanie qui n’était pas incluse dans le partage de 1948, sont le catalyseur de la guerre passée, actuelle et future. Israël a choisi l’option suicidaire de <em>«territoires sans paix plutôt qu’une paix sans territoires»</em> et ses ressortissants ne pourront pas vivre en état de guerre permanente même s&rsquo;ils ont tous été armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les risques d’exportation d’un interminable conflit &nbsp;</h2>



<p>&#8211; Israël veut vider Gaza de sa population et la coloniser définitivement pour agrandir encore ses territoires et s’approprier les gisements de gaz naturel découverts au large de cette enclave. Bombarder massivement, affamer, assoiffer, massacrer et faire évacuer la population gazaouie au Sinaï pour créer un éternel camp de réfugiés palestiniens en Égypte. Un autre accord de dupes avec une guerre totale allant jusqu’au génocide des Palestiniens avec des crimes de guerre clairement identifiés.</p>



<p>&#8211; La seule option de paix c’est la rétrocession des territoires palestiniens, libanais et syriens, dans les frontières de 1967 avec engagement de paix des deux côtés et des forces d’interposition des Nations Unies aux zones frontalières. Démanteler les colonies et indemniser généreusement les colons devraient coûter moins cher, financièrement, humainement et sécuritairement que tout cet arsenal de guerre, de destruction et de dévastation.</p>



<p>&#8211; Les risques d’exportation du conflit israélo-palestinien dans le reste du monde sont énormes et ils vont multiplier les agressions contre les juifs, dans un amalgame dévastateur suscitant des attentats comme ceux que nous avons connus à Djerba à l’encontre d’une communauté trois fois millénaire en Tunisie. Sans compter les pays arabes ayant normalisé leurs relations avec Israël et qui risquent la déstabilisation des régimes, voire mêmes des révoltes. </p>



<p>* <em>Diplomate.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vRvKazTDYZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/dans-le-conflit-entre-israel-et-les-palestiniens-loccident-est-le-probleme/">Dans le conflit entre Israël et les Palestiniens, l’Occident est le problème</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans le conflit entre Israël et les Palestiniens, l’Occident est le problème » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/dans-le-conflit-entre-israel-et-les-palestiniens-loccident-est-le-probleme/embed/#?secret=qYo54ajSQA#?secret=vRvKazTDYZ" data-secret="vRvKazTDYZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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