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La Cigale de Tabraka ou l’hôtellerie tunisienne comme on l’aime

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Tout l’espoir de Lotfi Mosbahi, directeur général de la Cigale de Tabarka, est de voir cet hôtel de 5* devenir l’une des destinations favorites des Tunisiens et des étrangers.

Par Zohra Abid

Nous avons rencontré Lotfi Mosbahi, le weekend dernier, en marge de la rencontre de Samsung Tunisie avec les médias locaux, les responsables de la société coréenne ayant choisi cet établissement pour passer en revue leurs succès, leurs parts du marché en Tunisie et dans le monde et leur stratégie basée sur la confiance du client.

Une star montante au pays du corail

La Cigale est l’ancien Tabarka Beach construit par feu Aziz Miled et vendu en 2012 à un groupe qatari. C’est, aujourd’hui, l’un des plus luxueux hôtels du pays et vient d’être distingué lors du World Travel Awards 2016, Section Afrique.

L’hôtel, qui a ouvert avec un nouveau look, en juillet dernier, a donc gagné le prix du meilleur hôtel en Tunisie, pour la qualité et les services offerts aux clients, devançant même les très prestigieux Hasdrubal Prestige Thalassa & Spa, Concorde des Beges du Lac, le Mövenpick, le Regency de Gammarth ou encore le Sherathon de Tunis. Excusez du peu !

Cet hôtel, planté dans une baie au pied des montagnes de Kroumirie peuplées de chênes lièges, s’étendant sur 5 hectares, est doté de 248 chambres haut de gamme dont 12 suites et 72 villas et emploie 370 personnes. Après les travaux de l’an dernier, tout y a été revu au détail près. Une attention particulière a été accordée à la formation continue pour garantir une qualité de service irréprochable. Et c’est là, on le sait, le talon d’Achille de l’hôtellerie tunisienne. «Notre personnel, qui a hérité du savoir-faire des formateurs allemands et espagnols, veille au moindre détail pour satisfaire les clients. Car il faut garder un certain standing», souligne M. Mosbah, dont le secret pour réussir dans le haut de gamme peut être résumé cette autre exigence: satisfaire les employés avant les clients. «Cela finit toujours par donner ses fruits», dit-il.

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Le haut de gamme est l’avenir du tourisme tunisien.

Redonner vie à l’aéroport

La région de Tabarka, plus peut-être que d’autres zones touristiques tunisiennes, n’attire pas encore la clientèle qu’elle mérite, car elle ne manque pas d’atouts, notamment ses sites naturels splendides où la forêt, la montagne et la mer se côtoient dans une douce proximité. Elle dispose aussi d’une belle infrastructure hôtelière et d’un aéroport international qui n’a jamais vraiment fonctionné à plein régime depuis son ouverture à la fin des années 1990.

«Pour aider à l’épanouissement de la région, il faut conjuguer les efforts de tous les acteurs du secteur. A côté de la sécurité, qui est primordiale, le travail doit se concentrer sur la redynamisation de l’aéroport. Il nous arrive d’affréter des vols pour accueillir des groupes. Il faut, à mon avis, avoir des vols permanents en provenance de Sfax, de Djerba et d’ailleurs, pour aider à redonner vie à cet aéroport, souvent désert, qui enregistre près de 7 millions de dinars tunisiens (MDT) de perte par an», a souligné M. Mosbahi. Les employés de l’aéroport, qui chôment pratiquement toute l’année, sont très contents dès qu’ils entendent le bruit d’un avion qui atterrit, généralement affrété. «Nos clients, qui viennent de découvrir La Cigale, entièrement rénové, nous le font souvent remarquer. L’aéroport devrait être mieux exploité», ajoute M. Mosbahi.

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Lotfi Mosbahi mise sur la qualité irréprochable des services.

Le directeur de La Cigale reste cependant optimiste, malgré les difficultés auxquelles fait face le secteur. «Nous avons très bien travaillé pendant les 2 mois d’été. Surtout en août, où on a eu un taux d’occupation de 80%. Nos clients sont pour la plupart des riches Tunisiens et Algériens. Nous recevons également des équipes sportives. Comme tout récemment l’Espérance de Tunis, le Club sfaxien et bientôt l’Etoile du Sahel. Chaque équipe passe un séjour d’au moins d’une semaine. Nous avons également accueilli l’équipe de football qatarie, Assilia, qui a passé un mois et ses joueurs ont été très choyés et n’ont pas caché leur satisfaction. Nous avons 3 terrains de foot et un complexe prêt à accueillir 4 équipes en même temps», s’enorgueillit Lotfi Mosbahi.

Les pharmaciens algériens ont récemment organisé des séminaires dans La Cigale et ont promis de revenir, tout comme plusieurs hommes d’affaires tunisiens. Et pas seulement, aujourd’hui, les agences de voyages se détournent du low-coast et s’intéressent de plus en plus au haut de gamme. Et le haut de gamme, M. Mosbahi s’y connaît et en fait sa religion. Dans son briefing au quotidien avec le personnel de l’hôtel, il n’a de cesse d’expliquer que c’est l’avenir du tourisme en Tunisie. C’est pourquoi tout relâchement et tout laisser-aller sont bannis. La qualité doit primer, encore et toujours.

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Un hôtel dont on a commencé à parler dans les médias étrangers.

M. Mosbahi répond au téléphone à un Allemand qui s’informe sur les disponibilités pour les mois à venir. «Les réservations pour les vacances d’hiver, des Pâques, etc., c’est maintenant», nous lance-t-il, entre deux coups de téléphone. «Nous avons aussi 18 trous dans le golf qui ouvrira en décembre.  S’étendant sur 160 hectares de la montagne et donnant sur la Méditerranée, il est classé 10e à l’échelle mondiale et les golfeurs ne trouveront pas mieux que cet hôtel, dont on a commencé à parler dans les médias étrangers. Et s’il va neiger, cet hiver, la saison sera largement réussie», conclut-il.

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