Le CRLDH documente les violations des droits de l’homme en Tunisie

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme (CRLDH) a publié, ce mercredi 25 juillet 2023, à Tunis, un rapport sur la situation des droits de l’homme en Tunisie où il documente les violations les plus importantes qui ont eu lieu.

Dans le cadre de son suivi de la situation des droits de l’homme et des libertés en Tunisie ces dernières années, notamment après le 25 juillet 2021, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme (CRLDH) a récemment publié son rapport périodique en trois langues, arabe, français et anglais, qui comprend 46 pages et est venu sur le détail des événements politiques vécus par la Tunisie ces deux dernières années avec un audit de leur chronologie, une analyse et une inclusion de l’approche des droits de l’homme à chaque événement.

Considérant le rôle du CRDLH et ses objectifs, qu’il a œuvré à consacrer en Tunisie depuis 1996, qui s’est battu pour la consécration des libertés en Tunisie à l’époque de Ben Ali et après et pour demander la libération des prisonniers d’opinion, il joue le même rôle aujourd’hui en œuvrant à la diffusion de la culture des droits de l’homme et du respect des libertés fondamentales et à la libération des prisonniers politiques et des prisonniers d’opinion.

Le rapport a passé en revue les développements du dossier de «conspiration contre la sûreté de l’État», ouvert depuis le 11 février 2023, et la vague d’arrestations qui a suivi d’un certain nombre de militants politiques et de défenseurs des droits de l’homme, et la sensibilisation nationale et internationale du comité aux violations qui ont entaché le dossier, qui est un dossier des droits de l’homme par excellence avec de nouveaux appels à la libération des détenus et à la clôture du dossier.

Cela s’ajoute aux raisons de l’arrestation d’un certain nombre de dirigeants du mouvement Ennahdha et à la revendication de leur droit à bénéficier des garanties et des conditions d’un procès équitable.

Le rapport se réfère nommément à la biographie des détenus et du reste des autres militants qui sont en liberté et qui seront interrogés ultérieurement. Il traite de plusieurs autres questions tout en présentant l’approche des événements en matière de droits de l’homme, y compris ce qui est arrivé aux juges après la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature le 12 février et la révocation qui en a résulté de 57 juges sans motif valable et le détournement de l’institution judiciaire de son rôle de pouvoir pour devenir une simple fonction, frappant ainsi l’indépendance de l’institution judiciaire, ce qui a été suivi par une ingérence dans le travail et l’orientation des juges dans divers tribunaux et l’intervention du ministère de la Justice pour guider le travail des juges.

Le rapport a également abordé la réalité du travail des avocats et les procès intentés contre un certain nombre d’entre eux, dont certains sont en prison, comme Ghazi Chaouachi et Ridha Belhadj, et d’autres poursuivis et attendent de se présenter devant le le juge d’instruction, comme Ahmed Nejib Chebbi, Ayachi Hammami et Bochra Belhaj Hmida, et c’est dans un climat hostile aux libertés et aux procès sans garanties juridiques que la campagne «Apprends à nager» après la mort du jeune Omar Labidi et la campagne «Menich msab» liée aux déchets et à leurs conséquences sanitaires et économiques sur les habitants d’Agareb du gouvernorat de Sfax, et qui a eu lieu tout au long de l’année 2022.

Le premier rapport national du CRDLH s’est concentré sur la réalité de la pratique journalistique à travers plusieurs incidents au cours desquels le travail des journalistes a été restreint, certains emmenés dans des centres de sécurité et une enquête ouverte à leur encontre.

Le rapport aborde sérieusement la réalité des migrants d’Afrique subsaharienne et leur stigmatisation et discrimination raciale subséquentes au cours des derniers mois.

Le CRDLH a appelé les autorités tunisiennes à mettre en œuvre les conventions internationales, à bien traiter les migrants, à assurer leur sécurité physique, à leur fournir les nécessités d’une vie décente et à éviter leur expulsion forcée.

Dans son rapport, le CRDLH a abordé, à travers des faits documentés, les attaques qui ont touché les syndicalistes des secteurs des transports, de la culture et du social et a appelé au respect des libertés syndicales, avec sa volonté de se coordonner avec les associations de défense des droits de l’homme et les organisations nationales partenaires afin de continuer à diffuser les valeurs des libertés, défendre les prisonniers d’opinion, faire pression pour le retour du respect de la liberté de conscience et de l’égalité des sexes.

Communiqué.

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