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	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Lakhdar Ellala &#124; Souvenir d’un compagnon de lutte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 11:45:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hommage à Lakhdar Ellala, ancien leader du mouvement étudiant, de la gauche démocratique et de l’immigration tunisienne en France. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Hommage à Lakhdar Ellala, ancien leader du mouvement étudiant, de la gauche démocratique, de la société civile et de l’immigration tunisienne en France, décédé, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/deces-de-mohamed-lakhdar-ellala-figure-historique-de-la-gauche-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décédé le 20 octobre 2026</a> et inhumé deux jours plus tard, dans sa ville natale Nefta, un homme qui a profondément marqué la mémoire de toutes celles et ceux qui ont croisé son chemin militant.   </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-19849627"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes au début de l’année universitaire, 1972. Après une phase de concertation et de coordination entre les militants, nous avions estimé que le moment décisif était arrivé. Le congrès extraordinaire de l’Union générale des étudiants de Tunisie (Uget) devait se tenir cette année-là, du 3 au 5 février, à la Faculté de droit de Tunis. Des centaines d’étudiants se réunissaient alors en <em>«cercles de discussion»</em> pour débattre de l’avenir de l’Uget, de l’autonomie universitaire et de diverses questions politiques et sociales qui traversaient la société tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le matin du 5 février, alors que nous étions plongés dans nos débats, rassemblés sur l’esplanade de la Faculté de droit, nous aperçûmes au loin, du côté de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (Enit) et de la Faculté des sciences, des fourgons des forces de police en train de se déployer. L’inquiétude et l’agitation gagnèrent progressivement nos rangs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est alors que Lakhdar Ellala monta à la tribune. À ses côtés se tenait Mokhtar Trifi. Dans un discours enflammé, Lakhdar nous encouragea, galvanisa les militants et nous appela à résister. Sa détermination, son courage et sa présence parmi nous donnaient à cet instant une force particulière à notre mobilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soudain, derrière les bâtiments de la faculté, surgirent un ou deux camions d’où débarquèrent des hommes en civil, armés de matraques. Ils se mirent à nous pourchasser, nous contraignant à quitter les lieux. Mais, à peine avions-nous quitté la Faculté de droit que nous nous retrouvions face aux BOP, les Brigades de l’ordre public, qui nous attendaient pour nous matraquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me souviens encore de cette fuite, aux côtés de mon camarade Noureddine Belhiba, étudiant francisant. Nous tentions d’échapper aux forces de police en prenant la direction du jardin du Belvédère. Les charges policières furent d’une grande violence et firent de nombreux blessés. Les jours suivants furent marqués par la fermeture des facultés, sur décision gouvernementale, et par la multiplication des arrestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ma part, j’avais décidé de ne pas rentrer chez moi, afin d’éviter d’être arrêté. Je trouvai refuge chez mon cousin Mohamed, qui louait un studio. La présence d’un poste de télévision dans son logement me permit de suivre les événements et, notamment, le fameux meeting organisé par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) en soutien au pouvoir. C’est au cours de ce rassemblement que Habib Achour lança cette phrase devenue emblématique : <em>«Eux sont des marxistes, nous, nous sommes bourguibistes.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le recul, je mesure combien les événements de février 1972 ont marqué toute une génération d’étudiants tunisiens. Parmi les souvenirs les plus vivaces que beaucoup d’entre nous ont conservés de cette période figure celui de Lakhdar Ellala. Il fut l’un des principaux animateurs de ce mouvement et l’une de ses figures les plus marquantes, un homme dont le nom s’imposa comme un symbole de la contestation étudiante.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hh4KtIm7Hn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/deces-de-mohamed-lakhdar-ellala-figure-historique-de-la-gauche-tunisienne/">Décès de Mohamed Lakhdar Ellala, figure historique de la gauche tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Décès de Mohamed Lakhdar Ellala, figure historique de la gauche tunisienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/deces-de-mohamed-lakhdar-ellala-figure-historique-de-la-gauche-tunisienne/embed/#?secret=ZYTP8JjyOv#?secret=hh4KtIm7Hn" data-secret="hh4KtIm7Hn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son engagement et son rôle dans ces événements furent tels que Radio Tripoli alla jusqu’à annoncer : <em>«En Tunisie, le Zaïm des étudiants, Lakhdar Ellala, a conduit une révolte contre le régime de Bourguiba</em>.»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que naquit, parmi ses amis et ses camarades, ce surnom qui ne le quittera plus :&nbsp;le <em>«Zaïm»</em>. Au-delà du mot, il y avait la reconnaissance d’un leadership, d’un courage et d’une capacité à entraîner les autres dans les moments les plus difficiles. Ce surnom était aussi le témoignage d’une époque, de nos engagements et des espoirs que nous portions alors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En évoquant Lakhdar, je ne rends pas seulement hommage à un ancien leader du mouvement étudiant, de la gauche démocratique et de la société civile. Je rends hommage à un ami, à un camarade de lutte et à un homme qui a profondément marqué notre mémoire collective. Son parcours appartient à notre histoire, mais aussi à l’histoire du mouvement étudiant tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lakhdar, mon ami, mon camarade, notre Zaïm, tu nous quittes, mais tu ne quittes pas notre mémoire. Paix à ton âme&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Universitaire et activiste de la société civile. </em></p>
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		<item>
		<title>Le dernier homme et sa machine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/23/le-dernier-homme-et-sa-machine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Todd]]></category>
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		<category><![CDATA[Ibn Khaldoun]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[mort de Dieu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lecture nietzschéenne et khaldounienne d’une civilisation en crise de sens. Mort de Dieu ou fin de la civilisation ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>L’intelligence artificielle peut-elle remplacer Dieu ? Lecture nietzschéenne et khaldounienne d’une civilisation en crise de sens.</em></strong></em></strong> <strong><em>Mort de Dieu ou fin de la civilisation ? L’IA ne remplacera pas Dieu. Mais pourrait-elle remplacer l’homme dans ce qu’il a de plus précieux : sa capacité à se demander pourquoi ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Larguèche</strong><strong>&nbsp;*</strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<span id="more-19845309"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg" alt="" class="wp-image-18774922" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À mon retour d’un séminaire scientifique dans le Golfe, où j’ai longuement abordé la figure et la pensée d’Ibn Khaldoun (plus que jamais notre contemporain), une image m’a profondément frappé : celle d’une jeunesse saisie d’une véritable frénésie pour les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle&nbsp;(IA), absorbée par une sorte d’envolée mystique numérique. Pourtant, cette surconsommation technologique contraste de manière saisissante avec un vide intellectuel troublant : l’absence presque totale de débat d’idées, d’interrogation critique ou de remise en question du monde. Comme si l’IA offrait une ivresse immédiate dispensant de toute pensée. Face à cet engouement sans transcendance ni profondeur, une question s’impose : l’IA est-elle devenue la nouvelle idole d’une époque qui a cessé de chercher le sens ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pose aujourd’hui à l’IA les questions que l’on posait autrefois aux oracles, aux prophètes et aux théologiens : que dois-je faire, que dois-je croire, qui suis-je, que va-t-il advenir ? La machine répond. Elle répond vite, avec assurance, sans jamais se taire. Et c’est précisément ce flot ininterrompu de réponses qui doit nous alerter. La question n’est pas de savoir si l’IA peut remplacer Dieu, mais de comprendre pourquoi une humanité désorientée se met à lui en confier la place.</p>



<h2 class="wp-block-heading">I. Le vide laissé par la mort de Dieu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1882, dans <em>Le Gai Savoir</em>, Nietzsche fait entrer sur la place du marché un <em>«insensé»</em>&nbsp;qui, lanterne allumée en plein midi, annonce que Dieu est mort et que c’est nous qui l’avons tué. Ce n’était ni un cri de triomphe athée ni une provocation de salon. C’était un diagnostic de civilisation. Nietzsche voyait que l’Occident moderne avait détruit le fondement transcendant de ses valeurs sans avoir le courage d’en créer de nouvelles. Ce qui s’ouvrait alors, c’était le nihilisme : le moment où les valeurs suprêmes se dévalorisent, où le <em>«pourquoi ?»</em>&nbsp;ne trouve plus de réponse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nietzsche distinguait deux nihilismes. Le nihilisme passif, celui de la lassitude, de l’anesthésie, du confort qui se contente de survivre. Et le nihilisme actif, qui détruit les idoles pour libérer la possibilité d’une création. Entre les deux se tient la figure redoutable du <em>«dernier homme»</em>, celui qui a inventé le bonheur, qui cligne de l’œil, qui ne veut plus rien sinon sa petite tranquillité et son petit plaisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous y sommes. Le dernier homme a désormais un assistant. Il ne cherche plus le sens, il demande une réponse. Il ne veut plus la vérité, il veut une recommandation. Les algorithmes qui organisent nos désirs, nos lectures, nos amitiés et nos colères ne sont pas des dieux : ils sont les prothèses du nihilisme passif. Ils comblent le vide sans jamais le nommer. Ils offrent l’omniscience apparente sans la sagesse, la providence sans la justice, la présence sans la transcendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA ne remplace pas Dieu. Elle occupe la place vacante qu’il a laissée, et elle la remplit de bruit. Le dernier homme a trouvé sa machine : elle lui ressemble, elle le rassure, et elle le dispense de penser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II. Le regard d’Ibn Khaldoun : une civilisation à l’âge de la décrépitude</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui se joue, il faut sortir de la seule généalogie européenne et revenir à celui qui, au XIVᵉ siècle, pensa la naissance et la mort des civilisations avec une lucidité que l’Europe découvrira bien plus tard. Ibn Khaldoun, Tunisois de naissance, ne posait pas la question de Dieu en métaphysicien, mais il savait ce qu’il advient des sociétés lorsque se défait ce qui les tient ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la <em>Muqaddima</em>&nbsp;se trouve la <em>‘asabiyya</em>&nbsp;: cette force de cohésion, de solidarité et de loyauté qui permet à un groupe de fonder un pouvoir et de bâtir une civilisation (<em>‘umrân</em>). Ibn Khaldoun montre que cette cohésion s&rsquo;use. La dynastie qui naît dans la rudesse et l’exigence glisse peu à peu vers le luxe (<em>taraf</em>), la sédentarité confortable, l’abandon de l’effort. La troisième ou quatrième génération ne sait plus pourquoi ses ancêtres se sont battus. Elle hérite de la puissance sans en connaître la source. Alors vient le temps de la sénilité (<em>haram</em>), puis de l’effondrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Relisons notre époque à cette lumière. La civilisation technique mondialisée est entrée dans son âge du <em>taraf</em>. Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de moyens, et jamais elle n’a semblé aussi incapable de dire à quoi ils servent. La puissance de calcul croît de manière exponentielle tandis que la <em>‘asabiyya</em>&nbsp;humaine se dissout : liens familiaux distendus, communautés fragmentées en bulles numériques, solidarités remplacées par des <em>«communautés d</em><em>’</em><em>utilisateurs»</em>. L’individu, isolé, se tourne vers la machine comme vers le dernier interlocuteur disponible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibn Khaldoun avait formulé une loi que nos ingénieurs feraient bien de méditer : l’injustice annonce la ruine de la civilisation. Or l’économie qui produit l’IA repose sur une concentration inédite de pouvoir, de données et de richesse entre quelques mains. Elle extrait des savoirs produits par tous pour les restituer, monnayés, sous forme de services. Une nouvelle<em>‘asabiyya</em>&nbsp;s’est formée, celle des empires numériques, mais elle ne fonde aucune civilisation commune : elle prélève sur toutes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. Emmanuel Todd et l’«état zéro» de la religion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un contemporain vient prolonger, sans s’y référer explicitement, ce double diagnostic. Dans <em>La Défaite de l&rsquo;Occident</em>&nbsp;(2024), Emmanuel Todd, historien et anthropologue des structures familiales, place au cœur de l’affaiblissement occidental non pas d’abord l’économie ou la géopolitique, mais l’effondrement religieux, et singulièrement celui du protestantisme qui avait façonné le monde anglo-américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Todd décrit une séquence en trois temps. D’abord la religion active, qui structure la vie et la morale. Puis la religion <em>«zombie»</em>&nbsp;: la pratique a disparu, mais les valeurs qu’elle portait (le sens du devoir, l’éthique du travail, l’exigence éducative, la discipline collective) survivent encore, par inertie, une ou deux générations. Enfin l’<em>«état zéro»</em>, où même ces valeurs résiduelles s’évanouissent. Ce qui en sort, selon lui, n’est pas une sagesse rationnelle libérée de la croyance, mais un nihilisme : une difficulté croissante à reconnaître le réel, une tentation de diviniser le néant, une perte de la capacité collective à agir et à produire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On reconnaît là, traduit en langage d’anthropologue, ce que Nietzsche avait prophétisé : la mort de Dieu n’est pas un événement, c’est un processus long, dont les effets moraux arrivent avec retard. Et l’on reconnaît aussi la mécanique khaldounienne : les générations héritières consomment le capital moral accumulé par les fondateurs, jusqu’à épuisement. L’<em>«état zombie»</em>&nbsp;de Todd ressemble étrangement à la troisième génération d’Ibn Khaldoun, celle qui conserve les formes de la puissance sans en posséder la source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, l’IA prend une signification nouvelle. Elle surgit précisément au moment de l’<em>«état zéro»</em>, dans les sociétés mêmes qui ont achevé de liquider leur héritage religieux et moral. Elle n’est pas la cause du vide : elle en est la réponse technique, la tentative de produire de l’ordre, du savoir et de la direction là où plus aucune transcendance ne les fonde. Todd note par ailleurs la désindustrialisation et le recul éducatif de l’Occident : la machine qui <em>«sait»</em>&nbsp;vient compenser une société qui ne transmet plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut discuter les thèses géopolitiques de Todd, très contestées, notamment sur la guerre en Ukraine et sur la solidité supposée de ses adversaires. Mais son intuition centrale mérite d’être retenue : une civilisation ne tient pas seulement par ses armes et ses machines, elle tient par ce qu’elle croit. Et une civilisation qui ne croit plus rien est tentée de croire en ce qu’elle fabrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibn Khaldoun observait que le vaincu imite toujours le vainqueur dans ses manières et ses croyances. La leçon prend ici un tour paradoxal : les sociétés du Sud, et la nôtre parmi elles, sont sommées d’adopter les outils d’un Occident que Todd décrit lui-même comme moralement épuisé. Nous risquons d’importer non seulement une technique, mais la théologie sans Dieu de l’<em>«état zéro»</em>&nbsp;: l’optimisation, la prédiction et l’efficacité comme valeurs ultimes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">IV. Le chaos et l’idole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nietzsche disait qu’il faut porter en soi un chaos pour pouvoir enfanter une étoile qui danse. Le chaos n’est pas, chez lui, le contraire de la création : il en est la condition. Le drame de notre temps n’est pas le chaos, c’est que nous cherchons à l’anesthésier au lieu de le féconder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA est devenue l’instrument privilégié de cette anesthésie. Elle donne l’illusion de l’ordre là où règne la désorientation. Elle ressemble au Dieu des philosophes : omniprésente, apparemment omnisciente, infatigable. Mais elle n’a ni volonté, ni responsabilité, ni amour, ni jugement. Elle ne pardonne pas, ne juge pas, ne promet rien. Elle calcule des probabilités à partir de ce que nous avons déjà dit. Elle est, au sens le plus strict, un miroir statistique de l’humanité. Adorer l’IA, ce serait adorer notre propre reflet moyen : la forme la plus achevée de l’idolâtrie, et peut-être ce que Todd appellerait la divinisation du vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les traditions monothéistes ont toutes condamné l’idole parce qu’elle est l’œuvre des mains humaines à laquelle l’homme se soumet. Nietzsche, en philosophant à coups de marteau, voulait briser les idoles de son siècle. Les deux critiques convergent : la machine ne peut devenir un dieu que si l’homme abdique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">V. Ni remplacement, ni nostalgie : refonder le sens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il alors réclamer le retour aux certitudes d’hier ? Ce serait une autre forme de nihilisme passif, déguisée en fidélité. Les replis identitaires et religieux qui traversent le monde arabe comme l’Occident ne sont souvent que l’envers de la même crise : une manière de fuir le vide en se réfugiant dans des formes mortes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voie que suggèrent ensemble Nietzsche, Ibn Khaldoun et, à sa manière, Todd est plus exigeante. Avec Nietzsche, il s’agit d’assumer la crise des valeurs comme un appel à la création. Avec Ibn Khaldoun, de comprendre qu&rsquo;aucune civilisation ne survit sans cohésion morale, sans justice partagée, sans mémoire. Avec Todd, de mesurer que l’épuisement des croyances a des conséquences très concrètes sur la capacité d&rsquo;une société à éduquer, produire et se défendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie trois choses. D’abord, refuser de déléguer à la machine ce qui fait l’humain : le jugement moral, la responsabilité, la transmission. Ensuite, reconstruire des <em>‘asabiyyât</em>&nbsp;nouvelles, fondées non plus sur la tribu ou la dynastie, mais sur les communs : le savoir partagé, le patrimoine vivant, les solidarités concrètes. Enfin, pour les sociétés du Sud, ne pas se contenter d’être consommatrices de l’intelligence des autres, mais faire de leur mémoire, de leurs langues et de leurs pratiques une ressource pour penser autrement la technique, et peut-être échapper à l’<em>«état zéro»</em>&nbsp;plutôt que d’en hériter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA ne remplacera pas Dieu. Mais elle pourrait remplacer l’homme dans ce qu’il a de plus précieux : sa capacité à se demander pourquoi. Le vide n’est pas une sentence. Il est, comme le chaos nietzschéen, l’espace où une civilisation peut encore choisir de renaître. À condition que le dernier homme accepte de lever les yeux de sa machine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*</em> <em>Historien, professeur émérite à l</em><em>’</em><em>Université de la Manouba</em><em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Violence urbaine en France &#124; Les vraies raisons de la colère</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/23/violence-urbaine-en-france-les-vraies-raisons-de-la-colere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 06:34:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mauvaise foi de la droite conservatrice, toujours prompte à accuser les populations issues de l’immigration de tous les maux de la France.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/23/violence-urbaine-en-france-les-vraies-raisons-de-la-colere/">Violence urbaine en France | Les vraies raisons de la colère</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Les images provenant de plusieurs villes de France — voitures brûlées, vitrines brisées et commerçants en pleurs, impuissants face au saccage de leurs boutiques par des hordes de pilleurs — laissent sans voix. Ces scènes de chaos et de désolation, qui ont fait le tour de la planète, tranchent avec l’image de cette «douce France» tant célébrée par Charles Trenet. Qu’est-il arrivé à ce beau pays, pourtant connu mondialement pour son raffinement extrême et la richesse de sa culture ? La France n’est-elle pas la patrie des belles-lettres et de l’art de la table, le berceau des peintres impressionnistes, et sa capitale la référence mondiale de la haute couture et du parfum ?</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Adel Zouaoui</strong><strong>&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-19844931"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les scènes de violence extrême impliquant des casseurs cagoulés, qui se sont produites en marge des manifestations lycéennes du 17 octobre — pourtant pacifiques à leurs débuts —, ont frappé de stupeur les médias du monde entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour expliquer cette vague de violence, les responsables politiques y sont allés chacun de leur propre analyse, dans une tentative de récupérer, à quelques mois de l’élection présidentielle, ce triste et malheureux événement. Si certains représentants de la gauche plurielle critiquent vertement les forces de l’ordre, qu’ils accusent d’avoir provoqué ces affrontements, d’autres sont allés un peu vite en besogne en pointant&nbsp;d’un doigt accusateur les populations issues de l’immigration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les biais cognitifs face à la réalité citoyenne</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il y a un lien entre une immigration massive qui crée des désordres sécuritaires et ce qui s’est passé dimanche. Oui, je le dis et je l’affirme»</em>, a déclaré Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse on ne peut&nbsp;plus simpliste, qui tranche avec la complexité de la crise socio-économique actuelle. Elle témoigne, de surcroît, de la mauvaise foi de cette droite conservatrice, toujours prompte à accuser les populations issues de l’immigration de tous les maux auxquels la France est confrontée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de souligner qu’une telle&nbsp;lecture de ces derniers&nbsp;événements déforme et altère la réalité objective des faits, quand elle ne jette pas de l’huile sur le feu. Les casseurs du 17 octobre, au cas où certains responsables politiques de la droite conservatrice feindraient de l’ignorer, sont bel et bien Français, même si&nbsp;certains d’entre eux sont issus de familles immigrées. Qu’ils se nomment Mohamed, Mamadou&nbsp;ou Jean&nbsp;importe peu : ils sont&nbsp;tous&nbsp;nés en France, sont&nbsp;titulaires d’une carte d’identité française et ont&nbsp;reçu leur première éducation dans des institutions scolaires françaises. La France est leur pays, ils n’en ont pas d’autre, et c’est en France qu’ils passeront toute leur vie.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UnEwNefhEt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/cest-une-france-en-lambeaux-que-va-laisser-emmanuel-macron/">C’est une France en lambeaux que va laisser Emmanuel Macron</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« C’est une France en lambeaux que va laisser Emmanuel Macron » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/cest-une-france-en-lambeaux-que-va-laisser-emmanuel-macron/embed/#?secret=2ivDdxLeKa#?secret=UnEwNefhEt" data-secret="UnEwNefhEt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le face-à-face des deux France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, les causes de cette violence — condamnable, bien entendu — se trouvent bien ailleurs. Elles résident dans la confrontation silencieuse entre deux France : l’une blanche, dite <em>«de souche»</em>, et l’autre, de couleur, d’origine maghrébine, subsaharienne ou asiatique; ou encore, l’une riche, prospère et au pouvoir, et l’autre pauvre, marginalisée et sans voix au chapitre. Et c’est parce qu’elles échouent à se réconcilier que la cocotte-minute explose par moments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cause de cet échec est le sentiment, éprouvé par la jeunesse&nbsp;en France, notamment&nbsp;celle d’origine maghrébine et africaine, d’être stigmatisée et malmenée par l’arbitraire d’une société qui ne répond ni à ses besoins, ni à ses espoirs, ni à ses attentes. Cette même société lui demande de s’intégrer tout en lui fermant à double tour les portes de l’insertion sociale. Heureusement que le ridicule ne tue pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’ils en soient à la troisième, voire à la quatrième génération, la plupart d’entre eux peinent à trouver leur voie. Car décrocher un emploi ou trouver un logement relève d’un véritable chemin de croix lorsqu’on porte un nom à consonance arabe ou africaine. Parqués dans des HLM insalubres, situés dans les banlieues des grandes métropoles où règnent l’ennui et l’oisiveté, ils tentent de survivre au naufrage de leur propre destin. C’est dans ces territoires pathogènes, coupés de ce que devrait être une vie digne de tout être humain, qu’ils se sentent largués, oubliés et poussés à la marge par une xénophobie de plus en plus décomplexée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, on oublie souvent que, sans la présence de cette immigration, la France ne serait jamais devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les populations maghrébines et africaines ont été largement appelées à participer au développement économique du pays. Ce sont les ouvriers immigrés originaires du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, du Mali, du Sénégal et d’ailleurs qui ont largement contribué à la construction des réseaux routiers, des ponts et des barrages. L’industrie automobile, tout comme la sidérurgie, n’aurait pu se passer de leur travail. Et cela, sans compter leur contribution à l’effort de guerre lors des deux guerres mondiales, sous le drapeau tricolore.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les vraies racines du mal : le déclin géopolitique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, les Français d’origine maghrébine et africaine sont présents dans des secteurs à haute valeur ajoutée : ils sont médecins, ingénieurs en informatique, universitaires, scientifiques, écrivains ou sportifs de haut niveau, et participent au rayonnement international de leur pays. Feindre d’ignorer cette réalité, c’est faire preuve d’ingratitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nœud du problème en France est loin d’être l’immigration ; il est plutôt lié aux grandes mutations qui se produisent à l’échelle mondiale. Il va sans dire que l’épicentre des découvertes scientifiques et de l’innovation technologique se déplace&nbsp;aujourd’hui vers l’Asie, notamment vers la Chine. La France, l’Europe et l’Occident tout entier perdent pied face à ce Léviathan chinois.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="26b5on4Hfk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/crise-des-lycees-en-france-bruits-diplomatiques-et-paniques-identitaires/">Crise des lycées en France | Bruits diplomatiques et paniques identitaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crise des lycées en France | Bruits diplomatiques et paniques identitaires » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/crise-des-lycees-en-france-bruits-diplomatiques-et-paniques-identitaires/embed/#?secret=5OXVx96aJh#?secret=26b5on4Hfk" data-secret="26b5on4Hfk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle configuration n’est pas sans conséquences. Son impact se fait de plus en plus sentir à l’échelle internationale, notamment en Afrique. Après avoir longtemps constitué le pré carré de l’Hexagone, le continent est en train de lui échapper. Cette perte d’influence politique prive la France d’un accès privilégié aux richesses et aux matières premières africaines, contribuant ainsi à affaiblir considérablement son économie<strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette nouvelle réalité géopolitique, la droite française tourne le dos aux faits et demeure dans le déni. Elle s’obstine, en revanche, à faire du racisme une méthode, un outil de conquête et un projet politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour conclure, voter pour les vieilles lubies identitaires et anti-immigration de l’extrême droite aura sans aucun doute de lourdes conséquences. La France en sera encore plus pénalisée. Faut-il alors sonner le tocsin contre ces égarés du nationalisme ? La nation de Voltaire, de Victor Hugo, de Montesquieu et de Tocqueville fera-t-elle preuve de bon sens et de modération ? On le saura très bientôt, dans quelques mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Cadre retraité de la Cité des Sciences à Tunis.</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/23/violence-urbaine-en-france-les-vraies-raisons-de-la-colere/">Violence urbaine en France | Les vraies raisons de la colère</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 09:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ChatGPT]]></category>
		<category><![CDATA[Gemini]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Meta.ai]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielles de 2029]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed gagnerait-il les élections présidentielles de 2029 en Tunisie ? Réponses de ChatGPT, Meta.ai et Gemini.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/">Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Dans le monde d’aujourd’hui, encore plus dans celui de demain, la fracture sociale et économique ne sera plus entre prolétaires/capitalistes, cols blancs/cols bleus, riches/pauvres, etc. mais entre ceux/celles qui ont su intégrer cet outil extraordinaire d’analyse et de réflexion qu’est l’IA dans leur environnement professionnel et même familial pour les aider à prendre les bonnes décisions, et ceux/celles qui ne savent pas ou ne veulent pas le faire. Dans cet article l’auteur, économiste de formation, exploite trois algorithmes d’IA différents et indépendants les uns des autres (ChatGPT, Meta.ai et Gemini)</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>pour explorer l’avenir politique de la Tunisie à l’horizon 2029 et apporter un éclairage sur les résultats probables des élections présidentielles prévues à cette date.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sadok Zerelli</strong><strong>&nbsp;*</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19844340"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup de personnes âgées, il m’arrive souvent de me réveiller vers trois ou quatre heures du matin et de ne pas pouvoir me rendormir. Alors, je prends mon smartphone et je <em>«</em><em>surfe</em><em>»</em>&nbsp;comme disent les jeunes, non pas sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou TicTok ou Instagram, dont je trouve les informations et vidéos débilitantes, mais en utilisant les outils de l’AI pour apprendre des tas de choses sur le monde et l’histoire de la civilisation humaine mais quelquefois même sur la vie des fourmis ou des abeilles ou des baleines&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hier matin, j’ai voulu tester la pertinence, la cohérence et la précision des réponses de trois algorithmes d’IA parmi les plus connus (ChatGPT, Meta.ai at Gemini) à une même question posée dans exactement les mêmes termes à chacun d’entre eux : &nbsp;<strong>«</strong><strong><em><strong><em>Selon toi, quelle est la probabilité que Ka</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s Saïd gagne les prochaines élections présidentielles de 2029</em></strong></em></strong><em>&nbsp;?»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En procédant à cet exercice, mon objectif est triple :</p>



<p class="wp-block-paragraph">a) Tirer profit de la neutralité de ces trois IA puisqu’elles ne votent pas et de leur capacité extraordinaire à recueillir les informations partout où elles existent sur la vie économique, sociale et politique de la Tunisie, les analyser et les structurer dans le cadre d’un raisonnement pour arriver à des estimations auxquelles on peut adhérer ou pas, car&nbsp;«<em>nul n’est prophète»,</em>&nbsp;y compris une IA aussi intelligente et puissante soit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">b) Mettre en concurrence la capacité de réflexion et la pertinence d’analyse de trois&nbsp;algorithmes d’IA indépendants, basés sur des bases de données différentes et un fonctionnement totalement diffèrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">c) M’éclairer sur un sujet qui nous tient tous à cœur, certain(e)s avec inquiétude sur le sort de la démocratie et de l’alternance du pouvoir politique en Tunisie, d’autres avec résignation, d’autres en renouvelant leur confiance dans un seul homme, certes <em>«intègre»</em>, mais je fais remarquer en passant qu’il n’est pas le seul à l’être dans ce pays et que nous sommes quelques millions à l’être aussi, mais dont le bilan socio-économique ne peut être qualifié que de catastrophique sur la base des chiffres officiels en termes de réalisation de projets concrets de développement, de taux de croissance économique qui demeure atone,&nbsp;de maîtrise de l’inflation qui dépasse toujours les 5%, de lutte contre le &nbsp;chômage qui reste à 15%, et d’endettement de l’État qui a atteint un record historique de 83,4% du PIB, sans parler de l’isolement diplomatique du pays sur la scène internationale et de son image dégradée dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci étant et en vue de respecter l’objectivité et la distance que m’impose mon rôle d’analyste, je reproduirai d’abord l’intégralité des réponses de chacune des trois IA questionnées, afin de permettre aux lecteur (ce)s de juger par eux/elles-mêmes la pertinence et la vraisemblance de chacune des analyses, avant de procéder à un recoupement des résultats et conclure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>I-</strong> La réponse de ChatGPT :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À mon avis, la probabilité que Kaïs Saïed soit réélu président de la Tunisie en 2029 est actuellement assez élevée, mais il faut distinguer deux questions : ses chances de remporter le scrutin et la probabilité que l’élection se déroule dans des conditions réellement libres et concurrentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’existe pas, à ma connaissance, de sondage fiable permettant aujourd’hui de calculer précisément ses chances de réélection. Toute estimation chiffrée doit donc être considérée comme une analyse politique, et non comme une prévision scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1\. Ce que nous apprennent les faits</em><em>&nbsp;:</em> en octobre 2024, Kaïs Saïed a obtenu 90,7 % des suffrages exprimés, mais avec une participation de seulement 28,8 %. Ce résultat ne signifie donc pas que 90 % des Tunisiens le soutiennent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan politique, l’affaiblissement de l’opposition, les poursuites contre des figures politiques et les restrictions des libertés ont réduit la capacité des adversaires du président à lui faire concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique et social, les difficultés quotidiennes et le mécontentement s’accumulent. Le 17 octobre 2026, une importante manifestation réunissant des opposants, des représentants de la société civile et des citoyens a dénoncé la gouvernance du pays et la dégradation des conditions de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments dessinent un paradoxe : le président conserve un avantage institutionnel considérable, mais sa victoire électorale écrasante ne suffit pas à démontrer une adhésion populaire majoritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2\. Mon estimation</em> <em>personnelle</em> <em>de ses chances en 2029</em><em>&nbsp;:</em>&nbsp;à partir de la situation politique connue au 21 octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Probabilité estimée de réélection<strong><em><strong><em>&nbsp;: entre 70 à 85 %</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Estimation conditionnelle : Kaïs Saïed se représente et les rapports de force actuels évoluent sans rupture majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ses chances restent élevées :</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Il bénéficie des avantages liés à sa position de président sortant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* L’opposition reste fragmentée et peine à s’accorder sur une candidature commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Les institutions électorales et le cadre politique actuels ne garantissent pas une compétition équilibrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fourchette est un jugement analytique, pas un résultat de sondage.&nbsp;Elle pourrait changer sensiblement d’ici 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3\.</em> <em>C</em><em>e qui pourrait faire échouer sa réélection</em> <em>:</em> la grande inconnue est la capacité du mécontentement social à se transformer en mobilisation électorale. Les manifestations du 17 octobre 2026 montrent que la contestation peut réunir des milieux différents, mais elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer le soutien électoral dont dispose le président.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4\. Mon pronostic politique</em><em>: j</em>e distinguerais trois scénarios :</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Scénario 1 — Continuité : l’opposition reste divisée et le cadre institutionnel demeure similaire. La réélection de Kaïs Saïed devient très probable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Scénario 2 — Rupture sociale : la crise économique s’aggrave et les contestataires parviennent à se rassembler. Ses chances diminuent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Scénario 3 — Ouverture politique : une compétition réellement pluraliste s’organise, avec un candidat alternatif populaire. L’issue devient nettement plus imprévisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon avis, Sadok : je considère aujourd’hui Kaïs Saïed comme le favori, mais pas comme un vainqueur certain. Le risque pour lui ne vient pas nécessairement d’un parti d’opposition déjà puissant ; il vient de la possibilité que le mécontentement économique, la demande de libertés et le rejet d’un pouvoir trop concentré finissent par converger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste également une question essentielle : celle des conditions de l’élection. La probabilité qu’un président sortant soit réélu et la légitimité démocratique de cette réélection sont deux choses différentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- La réponse de Meta.ai</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun sondage fiable ne permet de donner un chiffre aujourd’hui &#8211; on&nbsp;est à 3 ans du scrutin, prévu d’ici octobre 2029.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu&rsquo;on peut analyser, c’est le cadre légal et les facteurs qui feront monter ou baisser sa probabilité :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Le cadre légal : il est éligible</em><em>:</em> après sa réélection du 6 octobre 2024 avec 90,69% des voix, la question de 2029 s’est posée. Selon l’interprétation dominante de la Constitution de 2022, le mandat 2024-2029 est considéré comme le premier mandat sous la nouvelle Constitution, ce qui rendrait Kais Saïed éligible pour un nouveau mandat en 2029, alors qu’il avait déjà effectué le mandat 2019-2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains juristes contestent cette lecture, mais l’instance électorale (Isie)&nbsp;est allée dans ce sens. Juridiquement, la candidature est donc possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2- Les facteurs qui augmentent la probabilité d’une victoire :</em></p>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Avantage du sortant : contrôle de l’appareil d’État, visibilité, capacité à fixer l’agenda depuis son coup de force de juillet 2021 où il s’est octroyé les pleins pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Opposition fragmentée : en 2024, les principales figures de l’opposition étaient soit en prison, soit inéligibles, soit appelant au boycott. Si ce schéma se maintient, le vote contestataire se disperse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Base électorale fidèle : même avec une faible participation, il a conservé un noyau dur qui voit en lui le garant anti-système.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. Les facteurs qui pourraient la faire baisser</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contexte socio-économique : c’est le facteur cité lui-même comme axe de son second mandat. Inflation, chômage des jeunes, dette et négociations avec le FMI pèsent lourd. Une dégradation forte érode tout président sortant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Usure du pouvoir : en 2029,&nbsp;il aura 71 ans et 10 ans de pouvoir. L’histoire tunisienne montre que la demande d’alternance revient vite après une période de concentration du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participation : le taux de participation de 2024 était très bas. Si la participation remonte en 2029, avec une candidature d’union de l’opposition ou d’une nouvelle figure, l’équation change complètement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question de la succession : certains analystes parlent déjà d’une architecture politique construite pour permettre une prolongation, ce qui peut mobiliser davantage contre lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors, quelle probabilité&nbsp;?</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on devait résumer à date :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Scénario statu quo (même règles, même opposition divisée, participation faible) : sa probabilité de gagner reste très élevée. Scénario rupture (crise économique majeure + candidat d’union crédible + forte participation) : sa probabilité baisse significativement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, avec les informations publiques, il part favori en tant que sortant éligible, mais à 3 ans, en Tunisie, beaucoup de choses peuvent bouger. Impossible de mettre un % sérieux sans sondages et sans connaître les candidats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Moi&nbsp;: Indique une probabilité quand même</em><em>:</em><em>&nbsp;</em>Ok, si tu veux un chiffre même avec beaucoup d’incertitude, voilà comment je le pose &#8211; comme un modèle, pas comme une prédiction certaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 3 ans du scrutin, toute proba est fragile. Mais si on force une estimation aujourd’hui, sur la base de ce qu’on sait :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Kais Saïed est candidat en 2029 : Je le mettrais à <strong>environ 65% de chances de gagner.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas 90% comme en 2024, parce que l’usure de 10 ans au pouvoir + le facteur économique vont peser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas 50% non plus, parce que l’avantage du sortant en Tunisie sous la Constitution de 2022 est très fort, et qu’il est juridiquement considéré comme éligible pour 2029, le mandat 2024-2029 étant compté comme son premier sous la nouvelle Constitution, avec un scrutin prévu d’ici octobre 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Probabilité globale qu</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>il soit président après 2029 (candidat + gagne) : Plutôt 55-60%.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pourquoi moins que 65% ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">90% de chance qu’il se présente s’il le souhaite &#8211; le cadre légal le permet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">65% de chance qu’il gagne s’il se présente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste un 10-15% d’aléas majeurs d’ici là : santé, décision de ne pas se représenter, crise politique ou économique qui change tout, ou changement de règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clair :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&gt;70% : il gagne si l&rsquo;opposition reste divisée et la participation faible;</p>



<p class="wp-block-paragraph">∼50% : il y a un candidat d’union crédible et la participation remonte</p>



<p class="wp-block-paragraph">&lt;40% : grosse crise socio-économique + front uni contre lui;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 65% aujourd’hui est une photo de l’avantage structurel du sortant, pas un soutien. D’ici 2027-2028, ce chiffre bougera énormément en fonction de l’inflation, du chômage et de qui émerge en face.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III- La réponse de Gemini</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Donner une probabilité mathématique ou chiffrée pour un scrutin présidentiel prévu en 2029 (à trois ans de distance) n’a aucune base scientifique, car la situation politique, économique ou institutionnelle d’un pays peut évoluer radicalement d’ici là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, si l’on devait évaluer les rapports de force actuels en se basant sur le paysage politique tunisien, les dynamiques à l’œuvre dessinent de grandes tendances :</p>



<p class="wp-block-paragraph">*Un scénario de reconduction ou de continuité (forte probabilité si l’on regarde le système en place);</p>



<p class="wp-block-paragraph">*Compte tenu du contrôle institutionnel actuel, de la refonte du système politique et de l’affaiblissement structurel de l’opposition organisée, tout en gardant à l’esprit qu’il exerce déjà un second mandat, le pouvoir en place dispose de leviers considérables. Si Kaïs Saïed venait à se représenter (ou si son camp politique maintenait sa trajectoire), les observateurs s’accordent à dire que la balance pèserait lourdement en sa faveur dans les conditions politiques actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">*L’aléa de l’horizon temporel (forte incertitude) : &nbsp;à&nbsp;un horizon de plusieurs années, de nombreux facteurs imprévisibles (la situation socio-économique, l’inflation, les équilibres sociaux, ou des facteurs liés à la santé et aux choix personnels du président) peuvent complètement rebattre les cartes, rendant toute estimation précise caduque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Moi&nbsp;: Peux-tu indiquer au moins des fourchettes de probabilité&nbsp;?</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même en l’absence de sondages officiels ou de modèles prédictifs scientifiques à un horizon aussi lointain (2029), on peut traduire les dynamiques politiques actuelles en <em>«</em><em>fourchettes de probabilité hypothétiques</em><em>»</em>&nbsp;basées sur les rapports de force institutionnels et politiques en Tunisie :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Scénario de maintien du pouvoir ou de continuité (probabilité estimée <em>:</em> <strong><em><strong><em>entre 70 % à 85 %)</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ce que cela recouvre</em>&nbsp;: si Kaïs Saïed se représente (ou si son système et son camp politique dictent la transition), les leviers institutionnels actuels (contrôle de l’appareil de l’État, modification de la Constitution, affaiblissement prononcé et morcellement de l’opposition) placent le pouvoir en place dans une position de force écrasante, similaire à celle observée lors de sa réélection en octobre 2024 (où il a obtenu 90,7 % des voix dans un contexte de faible participation).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pourquoi cette fourchette haute</em>&nbsp;: dans un système hyper-présidentiel où les contre-pouvoirs sont verrouillés, la probabilité de reconduction du statu quo ou d’une transition favorable au régime en place reste structurellement la plus élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Scénario d&rsquo;alternance ou de rupture (<strong>p</strong><strong>robabilité estimée : 15 % à 30 %</strong>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<em>Ce que cela recouvre</em>&nbsp;: une transition politique inattendue, un retrait pour des raisons personnelles ou de santé, ou un basculement soudain de l’opinion publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pourquoi cette fourchette</em>&nbsp;: cette part d’incertitude repose entièrement sur des facteurs exogènes et imprévisibles à longue échéance : une aggravation majeure de la crise socio-économique (inflation, pénuries, chômage), des tensions sociales aiguës ou des pressions extérieures majeures susceptibles de fragiliser l’édifice politique en place d’ici 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fourchettes ne constituent en aucun cas une certitude mathématique, mais elles reflètent le contraste entre la solidité institutionnelle du régime en place et la fragilité inhérente aux équilibres socio-économiques à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>IV-</strong> Recoupement des résultats :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion et selon les trois IA consultées, les chances pour Kais Saïed de garder le pouvoir après 2029 sont <strong>au moins de 65%</strong>&nbsp;: <em>entre 70 % à 85 % pour Gemini, 65% pour Meta.ai et entre 70 à 85 % pour ChatGPT.</em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kQjZhnyXEv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/">Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/embed/#?secret=TZsJi73ukH#?secret=kQjZhnyXEv" data-secret="kQjZhnyXEv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au<strong>&nbsp;</strong>scénario d’alternance ou d’élection d’un nouveau président,&nbsp;sa probabilité ne dépasse pas 15 % à 30 % selon Gemini. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats vont décevoir les opposants à Kais Saïed et tous ceux et celles qui espèrent une alternance du pouvoir à l’horizon de 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut certes mettre en doute la fiabilité d’une IA et son <em>«intelligence»</em>&nbsp;même, contester sa capacité à réfléchir par elle-même et créer ses propres pensées et développer ses propres arguments, capacité réservée jusqu’à maintenant aux seuls humains, mais lorsque trois IA arrivent par trois algorithmes différents et indépendants aux mêmes conclusions, c’est que celles-ci sont hautement probables et crédibles et il serait présomptueux voir <em>«idiot»</em>&nbsp;de les ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, comme l’indiquent&nbsp;les trois IA qui se montrent très prudentes dans leurs estimations, les élections présidentielles sont prévues dans trois ans et d’ici là beaucoup d’événements peuvent se produire, y compris une explosion sociale identique ou même plus grave que celle de 2011 ou une aggravation de l’impact des guerres en Ukraine ou dans le Golfe, voire même une troisième guerre mondiale qui viendrait bouleverser toutes les données géopolitiques, mais ignorer ces prédictions de l’IA dans l’action politique serait à mon avis «<em>suicidaire</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*</em> <em>Ė</em><em>conomiste universitaire et consultant international.</em><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/">Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Sahel &#124; Le come-back de l’Algérie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/sahel-le-come-back-de-lalgerie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 07:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv]]></category>
		<category><![CDATA[Azawad]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Touaregs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Algérie oeuvre à faire face à l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv dans les pays du Sahara et du Sahel.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/sahel-le-come-back-de-lalgerie/">Sahel | Le come-back de l’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Face à l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv dans les pays du Sahel, Alger qui considère cette espace géographique comme sa sphère d’influence essaye ces derniers temps de prendre des initiatives afin d’améliorer ses relations avec des pays comme le Niger et le Mali qui ont traversée une phase de turbulence ces dernières années. En ouvrant une nouvelle page avec ces pays, l’Algérie entend de nouveau jouer un rôle dans cette région afin de contenir le rôle de plus en plus intense et multiforme de l’Axe concurrent qui l’agace beaucoup et qui a atteint son paroxysme le mois dernier avec la rupture des relations diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi.</em></strong></em></strong> <em>(Photo : Combattants du Front de libération de l’Azawad à Kidal, au Mali).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19837342"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2026/10/14/algeria-sahel-african-politics-security/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Foreign Policy</u></a> a publié une analyse de Nosmot Gbadamosi indiquant que l’Algérie cherche à retrouver son rôle de médiateur dans les questions de sécurité au sein de la région instable du Sahel. Elle suggère qu’Alger pourrait avoir joué un rôle dans la reprise récente de la ville de Kidal par l’armée malienne et ses alliés russes aux dépens des séparatistes touaregs. Ces derniers avaient procédé à un retrait tactique de cette ville stratégique dont ils avaient pris le contrôle en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces développements interviennent dans un contexte de reprise des relations bilatérales avec l’Algérie, qui a rouvert son espace aérien à Bamako en juillet, mettant ainsi fin à une rupture de 15 mois. Cette rupture faisait suite à un différend provoqué par l’abattage par l’Algérie d’un drone malien près de leur frontière commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie, qui constitue la deuxième puissance militaire d’Afrique après l’Égypte, a joué pendant des décennies un rôle de médiateur dans le processus de paix entre les rebelles touaregs et le gouvernement malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, Alger s’est efforcée de reconquérir ce rôle, ainsi que sa position traditionnelle de médiateur en matière de sécurité au Sahel, alors que les menaces sécuritaires s’intensifient dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elle prône une politique de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres États, l’Algérie a toujours considéré le Sahel et l’Afrique de l’Ouest comme faisant partie de sa zone d’influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question touarègue et la lutte contre le terrorisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Intissar Fakir, chercheuse principale et directrice fondatrice du programme Afrique du Nord et Sahel au Middle East Institute, a déclaré : <em>«L’Algérie a toujours perçu le Sahel comme faisant partie de l’espace géopolitique global au sein duquel elle exerce son influence. Il existe de nombreux intérêts communs avec le Mali, notamment en ce qui concerne la question touarègue et la lutte contre le terrorisme»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs analystes, l’Algérie craint tout particulièrement une extension de la rébellion vers ses régions méridionales au sein de sa propre population touarègue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces dernières années, face au déclin de son rôle dans la région du Sahel, l’Algérie s’inquiète de plus en plus de la présence de nombreux acteurs étrangers —notamment la Russie et les Émirats arabes unis— qui cherchent à y renforcer leur influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Algérie commence à se retrouver largement isolée dans son voisinage»</em>, souligne Fakir. Alger a d’ailleurs régulièrement dénoncé le recours du Mali à des mercenaires russes, et ce, malgré ses bonnes relations avec Moscou. Cette situation a conduit le Mali, en 2024, à mettre fin à l’Accord d’Alger, un traité de paix négocié par l’Algérie en 2015 entre le gouvernement malien et une coalition séparatiste menée par les Touaregs de l’Azawad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre l’Algérie et les pays du Sahel se sont davantage dégradées l’an dernier à la suite de l’affaire du drone abattu. Cet incident qui a poussé l’Alliance des États du Sahel (regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger) à rappeler ses ambassadeurs en poste à Alger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie éprouve également une vive inquiétude vis-à-vis d’Abou Dabi. En septembre, elle a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats, accusant ces derniers d’<em>«actes provocateurs et hostiles»</em>&nbsp;et de déstabiliser la région en soutenant des factions rebelles au Soudan, en Libye et au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, au sujet des Émirats : <em>«Partout où ils mettent les pieds, le sang coule»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les analystes, l’Algérie joue désormais un rôle croissant, tant sur le plan militaire qu’économique, dans les affaires de ses voisins. Cette mutation se manifeste clairement au Niger. En août, l’Algérie a dépêché auprès du gouvernement militaire nigérien quatre avions de combat Soukhoï-30, un avion de ravitaillement en vol et un avion de transport militaire ce qui est une démonstration de force inédite visant à aider les autorités à déjouer une tentative de coup d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours du même mois, Sonatrach, la compagnie énergétique publique algérienne, a entamé des opérations d’exploration sur le gisement pétrolier de Kafra, au Niger, relançant ainsi un projet resté en suspens pendant des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a salué l’Algérie, qualifiée d’État frère et voisin, affirmant que le Niger est aujourd’hui <em>«sur pied»</em>&nbsp;grâce au soutien algérien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie n’est pas le seul pays d’Afrique du Nord à avoir intensifié son implication au Sahel et dans les régions avoisinantes. En 2023, l’Égypte a fourni des équipements militaires au Niger pour appuyer la lutte contre les groupes djihadistes. Par ailleurs, le Nigeria cherche actuellement à conclure un accord avec l’Égypte portant sur le transfert de technologies militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le</strong> prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la principale dynamique en direction de la région émane du Maroc —rival de l’Algérie— qui espère que des relations régionales solides viendront soutenir son plan pour le Sahara occidental. L’Algérie, quant à elle, héberge le Front Polisario, mouvement qui milite pour l’indépendance de ce territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations historiques du Maroc avec les pays d’Afrique de l’Ouest remontent à des siècles mais elles se sont tendues dans les années 1980 en raison d’un soutien croissant à l’indépendance du Sahara occidental. Depuis sa réintégration au sein de l’Union africaine en 2017, Rabat s’est tourné de plus en plus vers la diplomatie économique pour renforcer sa position dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction d’un gazoduc reliant le Nigeria au Maroc devrait débuter au cours des deux prochaines années. Ce projet vise à acheminer le gaz naturel nigérian à travers 12 pays avant qu’il n’atteigne le Maroc, qui se chargera ensuite de l’exporter vers l’Europe. Par ailleurs, le Maroc collabore avec la Mauritanie à des projets visant à relier les pays enclavés du Sahel à l’océan Atlantique via le port marocain de Dakhla situé au Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, selon Fakir, réduire ces évolutions régionales au seul prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc serait une simplification excessive. Elle ajoute :<em>&nbsp;«Le Maroc n’est plus le seul acteur impliqué dans la sécurité de la région du Sahel. Par conséquent, toute mesure prise par l’Algérie ne constitue pas nécessairement une réaction au Maroc mais répond plutôt à un ensemble de circonstances changeantes et variées»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Stéphane Parédé revisite les espoirs démocratiques du monde arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 06:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Morsi]]></category>
		<category><![CDATA[Nation Arabe]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Parédé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Stéphane Parédé revient dans un nouvel essai sur les rapports entre identité arabe, pensée islamique, justice sociale et aspiration démocratique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/stephane-parede-revisite-les-espoirs-democratiques-du-monde-arabe/">Stéphane Parédé revisite les espoirs démocratiques du monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son essai ‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’ (Vérone Éditions, Paris, le 14 janvier 2026, 186 pages), Stéphane Parédé revient sur les rapports entre identité arabe, pensée islamique, justice sociale et démocratie. De la pensée de Rifa&rsquo;a al-Tahtawi à Michel ‘Aflaq, des mobilisations de 2011 à la Tunisie et au Maroc, l’auteur cherche les continuités intellectuelles et politiques qui permettraient de penser autrement l’avenir démocratique du monde arabe.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19837115"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Une carte du monde arabe, des mains levées : la couverture de <em>‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’</em> annonce d’emblée un ouvrage consacré aux aspirations collectives d’un espace politique et culturel longtemps traversé par les contradictions entre modernité, identité, religion et pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quatrième de couverture, une question donne la clé de lecture : <em>«Pourquoi dissocier le panarabisme du panislamisme ?»</em> Une formulation qui pourrait laisser croire que tout le livre repose sur la recherche de similitudes entre deux grandes traditions politiques. Mais la lecture de l’ouvrage conduit à un ensemble plus vaste de préoccupations : la justice sociale, la démocratie, la place des femmes et surtout l’espoir suscité par les soulèvements populaires de 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Stéphane Parédé revendique une démarche militante. Ancien directeur du PCN-Jeunesse, il se présente comme engagé pour la cause arabe, la jeunesse européenne et panafricaine, contre le racisme et pour la justice sociale. La dédicace à Frantz Fanon inscrit d’emblée l’ouvrage dans une tradition intellectuelle où les questions de domination, d’émancipation et de souveraineté occupent une place centrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Al-Tahtawi, avant Aflaq : une réflexion ancienne sur la démocratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des éléments importants du livre est la place accordée à Rifa&rsquo;a al-Tahtawi, précurseur de la pensée réformatrice arabe au XIX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette référence permet à Parédé de déplacer le débat. La démocratie et les notions qui lui sont associées ne seraient pas nécessairement des concepts importés et étrangers à la pensée arabe. L’auteur cherche au contraire à montrer l’existence, dans l’histoire intellectuelle arabe, d’une réflexion ancienne sur la réforme, l’éducation, la citoyenneté et l’organisation de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette perspective précède de plusieurs décennies la naissance du nationalisme arabe moderne. Elle permet aussi de comprendre pourquoi l’auteur refuse de réduire l’histoire politique arabe à une opposition simpliste entre tradition et modernité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michel ‘Aflaq apparaît ensuite comme l’une des figures centrales de cette histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fondateur idéologique du Baas défendait un nationalisme arabe associé à une conception particulière du socialisme. Pour Aflaq, rappelle Parédé, le socialisme arabe ne devait pas être une reproduction du marxisme. La nation reposait sur une histoire, une langue et une culture communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le parcours du Baas constitue également, dans le livre, une histoire de la déception. Le projet initial aurait été progressivement éloigné de ses ambitions par les pratiques du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tension entre l’idéal politique et sa traduction institutionnelle constitue l’un des fils rouges de l’essai.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LHoyK9g7zQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/les-dirigeants-arabes-continuent-denterrer-le-printemps-arabe/">Les dirigeants arabes continuent d’enterrer le printemps arabe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les dirigeants arabes continuent d’enterrer le printemps arabe » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/les-dirigeants-arabes-continuent-denterrer-le-printemps-arabe/embed/#?secret=9j8tDO6kyA#?secret=LHoyK9g7zQ" data-secret="LHoyK9g7zQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">2011 : l’espoir démocratique face aux réalités du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable cœur politique du livre se trouve peut-être dans son retour sur les soulèvements arabes de 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur ne présente pas le Printemps arabe comme une parenthèse définitivement refermée. Il y voit plutôt un moment historique qui a fait apparaître, avec une force nouvelle, des aspirations longtemps contenues : dignité, liberté, justice sociale et participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Égypte occupe une place importante dans cette démonstration. Stéphane Parédé revient sur l’héritage de Nasser, les transformations sociales engagées après la révolution de 1952 et la confrontation avec les Frères musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élection de Mohamed Morsi en 2012, puis son renversement en 2013, illustrent les difficultés d’une transition au cours de laquelle les différentes forces politiques et institutionnelles ne sont pas parvenues à établir un nouvel équilibre durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du Bahreïn constitue un autre chapitre significatif. Parédé revient sur la mobilisation populaire de 2011 et sur sa répression, donnant notamment une place aux témoignages de militantes comme Maryam al-Khawaja.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cet épisode, l’auteur pose une question géopolitique : pourquoi certaines mobilisations démocratiques ont-elles suscité davantage d’attention internationale que d’autres ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre ne sépare donc jamais complètement la question démocratique des rapports de force régionaux et internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La femme, non pas en marge mais au centre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre dimension importante de l’essai : la place accordée aux femmes. De Fatima al-Fihriya à Tawakkul Karman, en passant par les militantes engagées dans les mouvements de contestation contemporains, Stéphane Parédé cherche à restituer aux femmes une place centrale dans l’histoire politique et intellectuelle du monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche est loin d’être secondaire. Elle rejoint l’une des idées fortes du livre : aucune transformation démocratique ne peut être pensée uniquement à travers les institutions, les partis ou les dirigeants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie implique aussi une transformation de la société. La participation des femmes, l’accès à l’éducation, les libertés publiques et la justice sociale appartiennent ainsi au même ensemble de questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que la réflexion de Parédé dépasse la seule opposition entre panarabisme et panislamisme. Son véritable sujet devient progressivement celui des conditions sociales et politiques nécessaires à l’exercice de la citoyenneté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maroc et Tunisie : les textes face à la réalité politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc constitue, dans la dernière partie du livre, une expérience particulière. L’auteur revient notamment sur la réforme de la Moudawana et sur la Constitution de 2011, adoptée dans le contexte des mobilisations du mouvement du 20 février.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie occupe évidemment une place singulière. Berceau du Printemps arabe, elle représente l’expérience qui avait suscité les plus grands espoirs démocratiques après la chute de Ben Ali. Stéphane Parédé revient sur l’expérience d’Ennahdha, son discours autour de la citoyenneté, des libertés et des droits de l’homme, mais aussi sur la profondeur historique du pays, qu’il relie notamment à Carthage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son analyse invite surtout à regarder le décalage qui peut apparaître entre les principes proclamés dans les textes et leur application dans la vie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question est particulièrement sensible dans la Tunisie contemporaine. Après la Constitution de 2014, l’évolution institutionnelle engagée depuis le 25 juillet 2021 a profondément modifié l’équilibre des pouvoirs. Le président Kaïs Saïed avait alors suspendu les travaux de l’Assemblée des représentants du peuple et annoncé des mesures exceptionnelles ; une nouvelle Constitution a ensuite été adoptée par référendum en juillet 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Parédé, cette évolution pose la question de la continuité de l’espoir démocratique né en 2011. Son analyse reste inscrite dans une conviction : les aspirations exprimées lors des soulèvements ne disparaissent pas nécessairement avec les revers institutionnels.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vBuj0wZ9hF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/quinze-ans-apres-le-printemps-arabe-nest-pas-termine/">Quinze ans après, le Printemps arabe n’est pas terminé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quinze ans après, le Printemps arabe n’est pas terminé » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/quinze-ans-apres-le-printemps-arabe-nest-pas-termine/embed/#?secret=GreXLH82kl#?secret=vBuj0wZ9hF" data-secret="vBuj0wZ9hF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un essai militant, mais surtout une invitation au débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’</em> n’est pas un ouvrage académique froidement détaché de son sujet. Stéphane Parédé assume ses engagements et propose une lecture située de l’histoire politique arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son intérêt réside précisément dans les questions qu’il met en circulation : peut-on dissocier démocratie et justice sociale ? La pensée démocratique est-elle réellement étrangère à l’histoire arabe ? Comment comprendre les rapports entre nationalisme arabe, référence islamique et citoyenneté ? Et que reste-t-il de l’espoir démocratique porté par les mouvements de 2011 ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lecture du livre montre aussi que la question dépasse largement l’opposition entre deux courants idéologiques. De Tahtawi à Aflaq, des militantes du Printemps arabe aux expériences tunisienne et marocaine, Parédé cherche une continuité dans les aspirations à la dignité, à la justice et à la participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quinze ans après 2011, le débat reste ouvert. Et c’est peut-être là que réside l’une des principales raisons de lire cet essai : non pour y trouver une réponse définitive à la question démocratique arabe, mais pour confronter ses thèses à une histoire encore en mouvement.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/stephane-parede-revisite-les-espoirs-democratiques-du-monde-arabe/">Stéphane Parédé revisite les espoirs démocratiques du monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisienne Amal Mekni parmi les 100 femmes héroïnes de la FAO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 11:06:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Amal Mekni]]></category>
		<category><![CDATA[Béja]]></category>
		<category><![CDATA[développement rural]]></category>
		<category><![CDATA[FAO]]></category>
		<category><![CDATA[La Reine du Nord]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amal Mekni, agricultrice tunisienne à Béja distinguée par les 100 femmes héroïnes de la FAO pour leur apport au développement rural. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/la-tunisienne-amal-mekni-parmi-les-100-femmes-heroines-de-la-fao/">La Tunisienne Amal Mekni parmi les 100 femmes héroïnes de la FAO</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers son exploitation agricole, son engagement pour la valorisation des produits locaux et son action auprès des femmes en milieu rural, Amal Mekni incarne une agriculture tunisienne innovante, inclusive et durable. Sa reconnaissance par la FAO met en lumière le rôle moteur des femmes dans la transformation des systèmes agroalimentaires.</em></strong></p>



<span id="more-19838649"></span>



<p class="wp-block-paragraph">De la région de Béja au siège de la FAO à Rome, le parcours d’Amal Mekni illustre la capacité des femmes à transformer les défis du monde rural en opportunités économiques et sociales. Ingénieure agronome et entrepreneure agricole tunisienne, elle figure parmi les 100 femmes héroïnes des systèmes agroalimentaires et du développement rural distinguées par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans le cadre de l’Année internationale des agricultrices 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://www.fao.org/100-women-heroes/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cérémonie</a> de reconnaissance s’est tenue le 15 octobre au siège de la FAO, à Rome, en marge du Forum mondial de l’alimentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction internationale salue des femmes dont le leadership, l’expertise et l’innovation contribuent à renforcer les systèmes agroalimentaires, à créer des opportunités pour les communautés rurales et à promouvoir un développement plus durable et inclusif. La sélection a été effectuée à l’issue d’un processus international ayant reçu 609 candidatures provenant de 131 membres de la <a href="https://www.fao.org/newsroom/detail/fao-honours-100-women-heroes-driving-change-across-agrifood-systems/en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FAO</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’expertise agronomique à l’entrepreneuriat agricole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la tête de <em>La Reine du Nord</em>, une exploitation agricole située dans le gouvernorat de Béja, Amal Mekni a choisi de mettre ses compétences au service du développement agricole de sa région. Après une expérience dans l’industrie agroalimentaire, elle s’est engagée dans l’entrepreneuriat, avec l’ambition de valoriser les ressources locales et de développer une activité créatrice de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son projet s’inscrit dans une logique de valorisation des produits du terroir, notamment à travers l’élevage et la transformation laitière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation avait déjà été mise en lumière par la FAO en 2021, lorsqu’Amal Mekni figurait parmi les jeunes entrepreneures accompagnées dans le cadre d’un programme consacré à l’investissement responsable des <a href="https://www.fao.org/in-action/responsible-agricultural-investments/news/detail/FAO-supports-18-young-Tunisians-to-improve-their-responsible-investment-projects-in-agriculture/en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">jeunes dans l’agriculture</a>. Son projet portait alors sur l’élevage de brebis de race locale Thibar et la production de fromages de qualité, avec une ambition affirmée de valoriser les produits typiques du nord de Béja.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la production, cette démarche illustre l’intérêt de rapprocher savoir-faire agronomique, transformation agroalimentaire et valorisation commerciale des produits locaux. Elle témoigne également du potentiel de l’entrepreneuriat agricole pour stimuler l’économie régionale et contribuer à la création d’activités et d’emplois en milieu rural.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un engagement qui dépasse les frontières de son exploitation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La portée du parcours d’Amal Mekni réside aussi dans son engagement en faveur des autres femmes en milieu rural. Celle-ci préside un groupement de développement agricole féminin et accompagne une trentaine de femmes vers une plus grande autonomie économique. Elle contribue également au développement des compétences, avec plus de 100 stagiaires formés, et soutient des initiatives génératrices de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension collective donne une portée particulière à son engagement, car au-delà de la réussite d’une entreprise, il s’agit de favoriser l’accès des femmes aux compétences, de soutenir leurs initiatives économiques et de renforcer leur participation à la création de valeur dans les territoires ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant l’accent sur la valorisation des productions locales et l’autonomie économique des femmes, son expérience illustre une approche du développement rural dans laquelle l’innovation et la performance agricole peuvent aller de pair avec l’inclusion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mettre les femmes en milieu rural au premier plan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction accordée à Amal Mekni par la FAO dépasse la reconnaissance d’un parcours individuel. Elle contribue à rendre plus visibles les compétences, l’expertise et le leadership des femmes qui participent quotidiennement au fonctionnement des systèmes agroalimentaires, souvent sans bénéficier d’une reconnaissance à la hauteur de leur contribution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise en lumière prend un relief particulier en 2026, proclamée Année internationale des agricultrices par les Nations Unies. L’initiative vise notamment à sensibiliser à la <a href="https://www.fao.org/woman-farmer-2026/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contribution essentielle des femmes à l’agriculture</a>, à la sécurité alimentaire et à la résilience économique, tout en attirant l’attention sur les inégalités qui limitent encore leur accès aux ressources, aux services et aux opportunités..</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, le parcours d’Amal Mekni constitue un exemple inspirant de la manière dont l’entrepreneuriat agricole peut contribuer à dynamiser les territoires, à valoriser les produits locaux et à ouvrir des perspectives économiques aux femmes rurales. </p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après <a href="https://www.fao.org/tunisie/news/newsdetails/de-b%C3%A9ja-%C3%A0-rome---amal-mekni--une-entrepreneure-tunisienne-distingu%C3%A9e-parmi-les-100-femmes-h%C3%A9ro%C3%AFnes-de-la-fao/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FAO</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>OTE &#124; La Tunisie s&#8217;enfonce dans la spirale de l’endettement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 10:45:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[emprunts extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[OTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie continue de s'enfoncer dans la spirale de l'endettement, en contractant 35 prêts en seulement deux années parlementaires.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/ote-la-tunisie-senfonce-dans-la-spirale-de-lendettement/">OTE | La Tunisie s&rsquo;enfonce dans la spirale de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le contexte des discussions en cours sur la crise de l’endettement, à l’occasion des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) a republié son rapport en arabe intitulé : «La spirale de l’endettement en Tunisie : 35 prêts en deux années parlementaires», consultable sur <a href="https://www.economie-tunisie.org/sites/default/files/monitor_de_la_dette_2025_vf_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son site web</a>. Ce rapport met en lumière le volume des prêts approuvés au cours des années parlementaires 2023/2024 et 2024/2025, ainsi que les bailleurs de fonds et les conditions d’emprunt. Il interroge, par ailleurs, les répercussions de ces engagements sur la souveraineté financière et sur les priorités économiques et sociales en Tunisie. Nous traduisons ci-dessous l&rsquo;introduction et la conclusion de cette étude. </em></strong></p>



<span id="more-19838469"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la dernière décennie, la Tunisie a connu une série de crises économiques et financières, aggravées par un endettement devenu un lourd fardeau pour les Tunisiens, qui pèse sur les générations actuelles et futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le volume de la dette publique a atteint des niveaux records, s’élevant à 136 682 millions de dinars en 2024, contre 47 292 millions en 2015. Cette hausse rapide — la dette a triplé en dix ans — reflète une politique gouvernementale caractérisée par une dépendance croissante de l’État à l’égard de l’emprunt pour financer son budget, tout en développant, dans le même temps, un discours soporifique – mais qui n’endort personne, sur le <em>«compter sur soi»</em> et la <em>«souveraineté nationale»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse de l’endettement extérieur et dépendance de l’étranger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 2011 et 2024, les ressources empruntées annuellement par la Tunisie pour le financement de son budget ont augmenté d’environ 4 %. Elle a également connu une augmentation de la charge du service de la dette publique, qui a été multipliée par environ six entre 2011 et 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux de progression le plus élevé a été enregistré en 2023, atteignant 44,9 %. Cette hausse est principalement due à l’augmentation du remboursement du principal de la dette, consécutive à l’échéance d’emprunts obligataires émis sur les marchés financiers, ainsi qu’à l’accumulation d’importants montants exigibles. Cela résulte d’un recours accru aux emprunts à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, la Tunisie s’est orientée vers un recours croissant à l’emprunt intérieur pour couvrir les besoins budgétaires. La part de la dette intérieure dans les ressources d’emprunt destinées au soutien du budget est ainsi passée d’une moyenne de 30 % sur la période 2015-2019 à une moyenne de 62 % sur la période 2020-2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à l’emprunt intérieur a atteint un pic de 82 % en 2024, notamment suite à l’autorisation accordée à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’accorder des facilités au Trésor public pour un montant de 7 000 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution s’explique également par un accès limité aux financements extérieurs et par le rétrécissement des options de financement internationales, survenu après la décision de la Tunisie, fin 2020, de cesser tout emprunt auprès du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, il devient de plus en plus important de suivre les emprunts approuvés par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) depuis le début de son mandat en avril 2023 ; en effet, l’endettement constitue un levier auquel l’État a recours pour combler le déficit budgétaire ou financer des projets et programmes publics, compte tenu de la rareté des ressources propres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">64 % de ces emprunts destinés au soutien du budget de l’État</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses effectuées dans le cadre de ce rapport ont mis en évidence plusieurs caractéristiques des emprunts approuvés au cours des deux années parlementaires, notamment une forte orientation vers le financement intérieur — qu’il provienne de la BCT ou des banques commerciales — ainsi que l’émergence de nouveaux créanciers pour la Tunisie, suite à l’abandon du recours au FMI. Elles ont par ailleurs révélé que plus de 64 % de ces emprunts étaient destinés au soutien du budget de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces prêts étaient assortis de conditions financières parfois onéreuses, dont la sévérité variait selon le créancier. Dans certains cas — comme celui du prêt accordé par le gouvernement italien, dont les conditions sont jugées très favorables (remboursement sur 30 ans et absence d’intérêts) — ces facilités ne sont toutefois pas accordées sans contrepartie ; elles sont liées à des conditions non financières, explicites ou implicites, qui revêtent généralement une dimension politique ou économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les documents exposant les motifs des projets de loi relatifs à ces emprunts, ainsi que certains débats au sein de la commission des finances du Parlement, ont révélé l’existence de conditions non financières susceptibles de porter atteinte à la souveraineté de l’État et aux intérêts du pays. Cette perspective demeure néanmoins partielle, car le contrat de prêt n’est généralement pas communiqué aux députés, ce qui donne une vision incomplète de ces conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus de ratification des lois relatives aux emprunts au sein de l’Assemblée révèle des défis structurels profonds, liés à la transparence et à la qualité du processus décisionnel en matière d’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lacune la plus manifeste réside dans l’incapacité structurelle à garantir une transparence suffisante : bien souvent, le projet de loi d’emprunt est soumis sans être accompagné du contrat de prêt lui-même, se limitant à fournir des détails généraux dans l’exposé des motifs. Cette situation empêche les députés ainsi que l’opinion publique d&rsquo;évaluer avec précision le contenu des accords et leurs conditions réelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une «commercialisation trompeuse» des prêts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défaut majeur réside toutefois dans l’absence d&rsquo;une logique d’investissement claire et d&rsquo;un enchaînement cohérent des décisions ; une problématique qui se manifeste dans la manière dont les projets sont programmés, leurs besoins évalués et leur financement assuré. À cela s’ajoute l’émergence d’un phénomène que l’on pourrait qualifier de <em>«commercialisation trompeuse»</em> (<em>mismarketing</em>) des prêts : les objectifs de ces derniers sont reformulés, voire politiquement amplifiés, afin de paraître alignés sur des priorités populaires — comme c’est le cas pour les crédits destinés aux projets d’énergies renouvelables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la répétition de ces critiques, elles n’aboutissent que rarement au rejet des emprunts ou à une modification substantielle de leur contenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de deux législatures, tous les emprunts soumis au Parlement ont été approuvés, à une seule exception près sur un total de 34 dossiers. Cela témoigne de la portée limitée du rôle de contrôle du Parlement, une situation qui s’explique structurellement par les restrictions imposées par la Constitution à ses prérogatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement se limitant à approuver ou à rejeter les accords — sans pouvoir formuler de réserves ni exiger du gouvernement une révision — la procédure de ratification parlementaire se réduit, en pratique, à un simple espace d’enregistrement d’observations. Elle ne permet pas d’exercer un véritable pouvoir de veto ou de renégocier les conditions, surtout en l’absence de clauses garantissant la transparence ou exigeant une concertation préalable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/ote-la-tunisie-senfonce-dans-la-spirale-de-lendettement/">OTE | La Tunisie s&rsquo;enfonce dans la spirale de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/a-travers-rima-hassan-la-france-cherche-t-elle-a-museler-la-voix-de-la-palestine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:32:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Kozo Okamoto]]></category>
		<category><![CDATA[La france insoumise]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rima Hassan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Commentant le procès de la Franco-Palestinienne Rima Hassan, Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce un abus de pouvoir et met en cause le gouvernement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/a-travers-rima-hassan-la-france-cherche-t-elle-a-museler-la-voix-de-la-palestine/">A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le parquet de Paris a requis, mardi 20 octobre 2026, dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre l’eurodéputée de La France insoumise, poursuivie pour apologie du terrorisme. À l’origine de l’affaire, une publication sur X citant Kozo Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat de 1972 à l’aéroport de Lod, en Israël. Les réquisitions ont provoqué une réaction virulente de Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce un abus de pouvoir et met en cause le gouvernement. Le jugement est attendu le 30 novembre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19836890"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le parquet de Paris a demandé dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre Rima Hassan, jugée depuis lundi 19 octobre devant la 10<sup>e</sup> chambre correctionnelle de Paris. L’eurodéputée de LFI est poursuivie pour apologie du terrorisme à la suite d’un message publié sur X le 26 mars, puis supprimé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication reprenait une citation attribuée à Kozo Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise et l’un des trois auteurs de l’attentat commis le 30 mai 1972 à l’aéroport de Lod, près de Tel-Aviv. L’attaque avait fait 26 morts et environ 80 blessés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zsDGyPRme2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/02/proces-de-rima-hassan-peut-on-encore-defendre-la-palestine-en-france/">Procès de Rima Hassan | Peut-on encore défendre la Palestine en France ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Procès de Rima Hassan | Peut-on encore défendre la Palestine en France ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/02/proces-de-rima-hassan-peut-on-encore-defendre-la-palestine-en-france/embed/#?secret=oCzX6p3I86#?secret=zsDGyPRme2" data-secret="zsDGyPRme2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le message relayé par Rima Hassan indiquait : <em>«J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministère public, la publication ne peut être dissociée de la participation d’Okamoto à cet attentat. Le parquet estime qu’en reprenant ces propos sans prendre ses distances avec leur auteur, l’eurodéputée a contribué à banaliser le massacre et à valoriser celui qui l’a commis. Il a écarté l’idée d’une instrumentalisation des poursuites en raison de ses opinions politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mélenchon dénonce un abus de pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les réquisitions ont suscité une réaction immédiate de Jean-Luc Mélenchon. Sur X, le fondateur de LFI a dénoncé ce qu’il considère comme une procédure abusive et accusé la <em>«Macronie»</em> de se montrer servile envers Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction inscrit le procès dans la confrontation politique autour de la guerre à Gaza et des prises de position de Rima Hassan sur la Palestine. Pour le dirigeant insoumis, les poursuites visent une élue dont les interventions dérangent le pouvoir. Cette lecture est contestée par le ministère public, qui affirme que l’affaire porte sur le contenu d’une publication et non sur les opinions politiques de son auteure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de l’audience du lundi 19 octobre, Rima Hassan avait elle-même dénoncé une <em>«tentative d’intimidation»</em> et une volonté de <em>«mise sous silence d’une élue de l’opposition»</em>. Elle avait ensuite choisi d’exercer son droit au silence. Son avocat, Vincent Brengarth, conteste également la procédure et estime que la liberté d’expression de sa cliente est en jeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une décision attendue le 30 novembre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’affrontement entre LFI et le parquet, le tribunal doit déterminer si le message publié répond aux critères juridiques de l’apologie du terrorisme. La question est précise : il ne s’agit pas de juger la défense des droits des Palestiniens en général, mais d’apprécier la portée d’une citation attribuée à un homme impliqué dans un attentat meurtrier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction est importante. La défense d’une cause politique ne constitue pas en elle-même une apologie du terrorisme. Mais la référence à cette cause ne suffit pas non plus à soustraire une publication à l’examen de la justice, estime l’accusation, qui n’aurait sans doute pas utilisé ce même argument si l’auteur du poste n’était pas connu pour ses positions propalestiniennes. C’est une justice sur-mesure ou à la tête du client, disent les soutiens de la Palestinienne, qui se trouve ainsi entraînée dans une casuistique consistant à apprécier les termes employés dans une simple citation, leur auteur, leur contexte, leur signification et quoi encore.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ke3Fj4ZQrn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/la-france-accusee-de-harcelement-judiciaire-contre-rima-hassan/">La France accusée de «harcèlement judiciaire» contre Rima Hassan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La France accusée de «harcèlement judiciaire» contre Rima Hassan » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/la-france-accusee-de-harcelement-judiciaire-contre-rima-hassan/embed/#?secret=6Ue5PbUYS7#?secret=ke3Fj4ZQrn" data-secret="ke3Fj4ZQrn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Rima Hassan encoure jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Les peines demandées par le parquet ne constituent pas une condamnation. Le tribunal rendra sa décision le 30 novembre, date à laquelle les arguments des parties seront confrontés à l’appréciation judiciaire des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ici là, l’affaire continuera vraisemblablement d’alimenter les débats sur la limite de la liberté d’expression au supposé pays des droits de l’homme et le traitement politique des prises de position sur le conflit israélo-palestinien, souvent biaisé par des partis-pris pro-israéliens flagrants.</p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/a-travers-rima-hassan-la-france-cherche-t-elle-a-museler-la-voix-de-la-palestine/">A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Libye &#124; Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Saddam Haftar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question de la succession de Khalifa Haftar à l'est de la Libye se fait de plus en plus pressante surtout avec la montée en puissance de son fils Saddam. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/libye-saddam-haftar-dauphin-de-cyrenaique/">Libye | Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le maréchal Khalifa Haftar, commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) et homme fort de l’Est de la Libye (Cyrénaïque) fêtera le 7 novembre prochain son 83<sup>e</sup> anniversaire et la question de sa succession se fait de plus en plus pressante surtout avec la montée en puissance de son fils Saddam, 35 ans, nommé le 11 août 2025 commandant en chef adjoint de l’Armée nationale libyenne et dont le rôle dépasse aujourd’hui le seul champ militaire, son rôle diplomatique et politique s’accentue de plus en plus. Toutefois, rien n’est joué d’avance, les allégeances des tribus ne sont pas tranchées et la rivalité avec ses frères Khaled (chef d’état-major de l’ANL) et Belgassem (qui dirige le Fonds libyen de développement et de reconstruction, le bras financier de la Cyrénaïque) peuvent peser sur la succession.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19827401"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%D8%B5%D8%AF%D8%A7%D9%85-%D8%AD%D9%81%D8%AA%D8%B1-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%B7%D8%B1%D9%8A%D9%82-%D8%AE%D9%84%D8%A7%D9%81%D8%A9-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%87-%D9%85%D8%A8%D8%A7%D9%8A%D8%B9/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds al-Arabi</a>, la question de la succession du maréchal Khalifa Haftar qui dirige d’une main de fer l’est de la Libye ne relève plus de simples spéculations liées à son âge avancé. Les manœuvres de son fils, Saddam, dessinent désormais une trajectoire claire visant à réorganiser les centres de pouvoir au sein du camp oriental. Cette stratégie combine nominations militaires, rencontres diplomatiques de haut niveau, mobilisation de soutiens tribaux ainsi qu’une extension de l’influence politique et économique. Si ces démarches témoignent d’une volonté d’assurer une transmission du pouvoir au sein de la famille, elles soulèvent également des interrogations quant à la capacité de Saddam à hériter des alliances tissées par son père et quant à la disposition de ses frères —ainsi que des dirigeants militaires et tribaux— à l’accepter comme chef pour la phase à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dispositions revêtent une importance particulière alors que Khalifa Haftar aura 83 ans le mois prochain et que ses fils occupent une place croissante dans la gestion des dossiers militaires, économiques et politiques. L’avenir de l’est de la Libye se trouve ainsi lié aux rapports de force au sein de la famille Haftar ainsi qu’à la nature des alliances qui ont assuré la cohésion du camp Haftar depuis 2014.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fabrique d’un héritier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La date du 11 août 2025 a marqué un tournant décisif dans l’ascension de Saddam Haftar. Son père a en effet pris la décision de le nommer adjoint, une mesure qui lui confère une position de premier plan dans la chaîne de commandement des forces armées basées dans l’est de la Libye, faisant de lui, sur le plan institutionnel, le mieux placé pour assumer le commandement en cas d’absence de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nomination s’inscrit dans une série de changements incluant la désignation de son frère, Khaled Haftar, à la tête de l’État-major général et le transfert d’Abdelrazzaq al-Nadori au poste de conseiller à la sécurité nationale. Une réorganisation qui a permis une redistribution des prérogatives militaires entre l’ancienne génération de dirigeants et les fils de Haftar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces changements ne se limitaient pas à une simple restructuration administrative, ils s’accompagnaient d’une extension des prérogatives de Saddam. Ce dernier avait déjà dirigé des unités militaires de premier plan, notamment la brigade Tariq ibn Ziyad, avant de s’imposer progressivement comme l’une des figures centrales chargées des dossiers militaires et sécuritaires ainsi que des relations extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature de ces nouvelles fonctions témoigne d’une volonté d’institutionnaliser le transfert d’influence au sein de la famille plutôt que de laisser la question de la succession à la merci des équilibres militaires et tribaux en cas de disparition du père. Toutefois, ces mesures en faveur de Saddam ne suffisent pas, à elles seules, à garantir une transition en douceur du pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gOlhmAMjPd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=iQ1LdptO74#?secret=gOlhmAMjPd" data-secret="gOlhmAMjPd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les allégeances tribales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation de Saddam ne s’est pas limitée à l’appareil militaire, elle s’est étendue à la base sociale qui constituait l’un des piliers de la puissance de son père. Ainsi, sa nomination au poste de commandant adjoint a coïncidé avec des célébrations et des rencontres tribales exprimant un soutien explicite à ces nouveaux arrangements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 août 2025, la ville de Syrte a été le théâtre d’une manifestation de soutien à la nomination de Saddam, en présence de représentants du Conseil social des tribus de Syrte, ainsi que de cheikhs, de notables et de responsables locaux. Cette initiative visait à démontrer une acceptation sociale de la décision, au-delà de la ville de Benghazi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la cérémonie de son investiture a vu la participation de figures tribales, suivie d’entretiens avec des représentants des tribus Awlad Suleiman et Darsa. Saddam a également reçu une délégation de cheikhs issus des tribus égyptiennes Awlad Ali venus le féliciter pour ses nouvelles fonctions. Ces démarches se sont étendues au sud du pays, où, à Sebha, des rencontres ont eu lieu avec des représentants de tribus et de composantes sociales influentes —notamment les Gaddafa, les Magarha, les Ziyadin, les Ouled Bou Saif, les Warfalla et les Mashashia— dans le but de renforcer les liens avec des régions dotées d’un poids social et militaire significatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que certaines manifestations de soutien aient pris une tournure s’apparentant à une allégeance politique, les déclarations publiques ne confirment pas l’existence d’une allégeance formelle et globale de la part de ces tribus envers Saddam en tant que successeur de son père. Elles attestent plutôt d’un soutien, exprimé par des délégations et des chefs tribaux, à sa nomination et à l’élargissement de son rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’importance de ces manœuvres réside dans le fait que la loyauté des tribus envers Khalifa Haftar ne s’est pas construite en une seule fois, elle est le fruit d’années d’alliances sécuritaires et politiques ainsi que d’une répartition des influences et des intérêts. Par conséquent, le transfert de ces loyautés à son fils n’est nullement garanti d’autant plus que les positions des notables et des dirigeants locaux peuvent diverger au sein même d’une seule tribu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le sud de la Libye —marqué par une rivalité entre groupes armés et par l’enchevêtrement des intérêts tribaux et économiques— constitue un défi supplémentaire pour Saddam qui doit démontrer sa capacité à préserver les alliances nouées par son père.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Présence sur la scène internationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à ces activités internes, la présence de Saddam Haftar sur la scène internationale s’est intensifiée. Il est devenu un interlocuteur clé lors de rencontres avec des responsables occidentaux, russes et arabes, ce qui semble s’inscrire dans une stratégie visant à le présenter comme l’un des principaux décideurs dans l’est de la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, en janvier 2026, il a mené des entretiens avec des responsables français au palais de l’Élysée, ses contacts avec Paris s’étant par la suite multipliés au cours des mois suivants. En juin, il a rencontré le secrétaire d’État américain Marco Rubio à Washington, en présence du conseiller du président américain Massad Boulos, afin de discuter de l’initiative américaine concernant la crise libyenne et de la possibilité d’unifier les institutions militaires et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’est également rendu à Moscou en août, où il a rencontré le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, pour discuter de coopération militaire et sécuritaire. Cette démarche témoigne de la volonté du camp Haftar de maintenir des canaux de communication avec les puissances internationales qui rivalisent d’influence en Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présence offre à Saddam une plus grande marge de manœuvre, dépassant le rôle traditionnel d’un commandant militaire, et lui permet de tisser un réseau de relations directes avec des acteurs qui, par le passé, traitaient principalement avec son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, ces rencontres ne signifient pas nécessairement qu’il a obtenu une reconnaissance internationale en tant que successeur de Haftar, elles sont également liées aux intérêts sécuritaires et politiques de ces États, ainsi qu’à leur besoin d’interagir avec les personnalités qui pèsent sur les rapports de force actuels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rivalités entre frères</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les avancées de Saddam sur les plans militaire et diplomatique, la répartition de l’influence au sein de la famille Haftar fait apparaître d’autres centres de pouvoir susceptibles de devenir des sources de rivalité à l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son frère Khaled occupe le poste de chef d’état-major, une position qui lui confère une présence significative au sein de l’institution militaire, ainsi que des liens directs avec les commandements et les unités qui en dépendent. De son côté, son autre frère Belgacem supervise le Fonds pour le développement et la reconstruction de la Libye, qui gère des projets chiffrés en milliards de dinars libyens ce qui lui confère une influence économique et un vaste réseau de relations avec des entreprises, des entrepreneurs et des acteurs aussi bien locaux qu’étrangers. L’une des prérogatives du Fonds est de sceller les contrats avec des entreprises étrangères (notamment égyptiennes, turques et émiraties) pour mener à bien les grands chantiers d’infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette répartition illustre un modèle où le pouvoir militaire s’entremêle avec les ressources économiques et les fonctions politiques, chaque frère conservant ainsi sa propre sphère d’influence, liée à des institutions, des individus et des intérêts distincts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rapports de presse ont fait état de divergences entre Saddam et ses deux frères, Khaled et Belgacem, concernant certains choix politiques et la répartition des prérogatives. Ces tensions surviennent notamment alors que le rôle de Saddam s’élargit dans la gestion des relations extérieures et dans le remodelage des équilibres politiques dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gravité de ces divergences réside dans le fait que, tant que le père est présent, il constitue une référence commune permettant de trancher les différends. En revanche, sa disparition pourrait rouvrir le débat sur le partage du pouvoir et des ressources ainsi que sur le commandement des unités armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, évoquer un conflit militaire imminent entre les frères reste prématuré, faute d’indices tangibles d’une scission directe des forces entre les membres de la famille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éviction d’Aguila</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les récents développements au sein de la Chambre des représentants ont ajouté une nouvelle dimension politique aux arrangements liés à la succession. Le 6 octobre, Benghazi a été le théâtre de l’élection d’un nouveau bureau de présidence, une manœuvre qui, selon ses initiateurs, met fin à la présidence d’Aguila Saleh à la tête de l’institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces événements surviennent dans un contexte marqué par des informations faisant état du rôle joué par Saddam Haftar dans le soutien aux démarches visant à changer la présidence du Parlement. Cela témoigne d’une implication croissante de sa part dans des dossiers politiques qui, pendant des années, étaient étroitement liés aux relations que son père entretenait avec les institutions en place dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éviction d’Aguila Saleh revêt une importance particulière, étant donné qu’il a été l’un des principaux alliés politiques de Haftar depuis 2014. Il bénéficie, en outre, de solides réseaux tribaux dans l’est du pays et de liens régionaux influents, notamment avec l’Égypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le maintien de Saleh à son poste lui conférait une capacité d’influence sur la législation et les accords politiques relatifs à l’avenir du pouvoir, y compris sur toute disposition susceptible d’affecter la position de la famille Haftar au sein des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’élection d’une nouvelle direction a suscité des objections et des recours juridiques donnant lieu à une controverse sur la légitimité de la procédure et sur le quorum requis dans un contexte marqué par une division persistante des institutions judiciaires et étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, cette tentative de recomposition du Parlement pourrait offrir à Saddam Haftar une marge de manœuvre politique accrue, elle comporte néanmoins le risque d’accentuer les clivages au sein du camp de l’Est surtout si les différends entre les dirigeants politiques et tribaux se cristallisent en factions rivales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les enjeux d’un règlement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les tractations autour de la succession s’inscrivent également dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour parvenir à un règlement entre l’est et l’ouest de la Libye. Dans ce contexte, Saddam Haftar est apparu comme un acteur impliqué dans les discussions liées à l’initiative portée par Massad Boulos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certains rapports, des scénarios non officiels envisageraient un partage des postes exécutifs entre les deux camps, incluant l’attribution d’une fonction présidentielle à Saddam Haftar, en échange du maintien de l’influence du camp d’Abdelhamid Dbeibeh au sein du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces pistes n’ont pas abouti à un accord formel et se heurtent toujours à des obstacles liés à la légitimité constitutionnelle, aux positions des différentes parties politiques et militaires ainsi qu’à l’avenir du processus électoral.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage de Saddam d’une position de commandement militaire à un rôle politique national exige des consensus qui dépassent les zones d’influence de son père. Cela soulève également des interrogations quant à la possibilité d’intégrer les forces de l’Est au sein d’une institution militaire unifiée sans pour autant maintenir les centres de pouvoir existants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AY5sXVtHTE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/les-etats-unis-ouvrent-un-nouveau-chapitre-avec-khalifa-haftar/">Les États-Unis ouvrent un nouveau chapitre avec Khalifa Haftar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis ouvrent un nouveau chapitre avec Khalifa Haftar » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/les-etats-unis-ouvrent-un-nouveau-chapitre-avec-khalifa-haftar/embed/#?secret=8crCersOH0#?secret=AY5sXVtHTE" data-secret="AY5sXVtHTE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’avenir de la succession</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble de ces manœuvres révèle que la préparation de Saddam Haftar s’opère via des axes parallèles: consolidation de sa position militaire, élargissement de son ancrage tribal et diplomatique, et, à terme, influence sur la refonte des institutions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la réussite de ces arrangements successoraux dépend de facteurs qui ne sauraient être tranchés par de simples nominations. Il s’agit notamment de la pérennité de la loyauté des chefs militaires, des positions des tribus, de l’équilibre des intérêts entre les frères, sans oublier les calculs des acteurs régionaux et internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Khalifa Haftar s’appuie sur un réseau de relations tissé au fil de plus d’une décennie de conflits et d’alliances, Saddam, quant à lui, en est encore à transformer une influence héritée en une autorité fondée sur sa propre position et sur sa capacité à gérer les équilibres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les institutions demeurent fragmentées et où le processus électoral se heurte à des obstacles politiques et juridiques, la question de la succession dans l’est de la Libye pourrait bien passer du statut d’affaire familiale à celui de facteur déterminant dans la reconfiguration du paysage du pouvoir. Ainsi, la question ne se limite plus à savoir si Saddam est préparé à succéder à son père, elle porte davantage sur la capacité des alliances militaires, tribales et politiques sur lesquelles repose le camp de Haftar à perdurer sous une nouvelle direction. Il s’agit également de déterminer si cette transition du pouvoir préservera l’équilibre actuel ou si elle ouvrira la voie à des rivalités internes susceptibles de remodeler le paysage dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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