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	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
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		<title>L’histoire cachée de nos ancêtres multiples</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 08:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’odyssée de l’espèce humaine est faite de disparitions, survivances et métissages à travers le temps. Elle invite à repenser la diversité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a trois cents millénaires, la Terre n&rsquo;était pas le domaine exclusif d&rsquo;une seule espèce humaine. Homo sapiens cohabitait avec des cousins évolutifs dont la ressemblance avec nous aurait sans doute troublé quiconque les aurait croisés : les Néandertaliens en Europe et au Proche-Orient, les Dénisoviens en Asie centrale, et peut-être d’autres formes encore mal connues. Aujourd’hui, nous sommes seuls. Mais cette solitude est-elle le résultat d’une élimination brutale, d’une extinction progressive, ou bien sommes-nous, au contraire, le produit d’un long brassage entre ces différentes humanités ? La réponse, que la génétique moderne a profondément renouvelée, est bien plus troublante — et plus belle — que ce que l’on imaginait. L’odyssée de l’espèce humaine est faite de disparitions, survivances et métissages à travers le temps.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18627781"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Pendant des décennies, le modèle dominant pour expliquer notre origine fut celui de la <em>«sortie d’Afrique»</em> pure et simple. <em>Homo sapiens</em> serait apparu sur le continent africain, il y a environ 300 000 ans, avant d’essaimer progressivement vers le reste du monde. À son passage, il aurait supplanté toutes les autres espèces humaines — Néandertaliens, <em>Homo erectus</em>, et autres — sans jamais se mélanger à elles. Ces dernières auraient alors disparu, victimes de la concurrence pour les ressources, des épidémies ou des changements climatiques. Ce récit, élégant dans sa simplicité, a longtemps fait autorité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un arbre généalogique touffu</h2>



<p>Mais la paléontologie a toujours contenu des voix discordantes. Les fossiles eux-mêmes semblaient parfois hésiter entre les catégories : certains spécimens d’Europe de l’Est présentaient des traits à la fois sapiens et néandertaliens, que les chercheurs attribuaient tantôt à une variabilité naturelle, tantôt à un hypothétique métissage. Le débat restait ouvert, faute de preuves décisives. Wolpoff et ses collègues défendaient dès les années 1980 un modèle multirégional selon lequel <em>Homo sapiens</em> serait le résultat d’une évolution parallèle et interconnectée de plusieurs populations à travers le globe (Wolpoff et al., 1988). Cette thèse, minoritaire, allait pourtant trouver une confirmation partielle — et inattendue — grâce à une discipline que personne n’anticipait : la génétique des populations anciennes.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">La révolution silencieuse de l’ADN ancien</h2>



<p>En 2010, une équipe dirigée par Svante Pääbo publia dans la revue <em>Science</em> le séquençage du génome néandertalien — une prouesse technique rendue possible par l’analyse de fragments d’ADN extraits de fossiles vieux de plusieurs dizaines de millénaires. Le résultat fut stupéfiant : les humains non-africains portent entre 1 % et 4 % d’ADN néandertalien dans leur génome (Green et al., 2010). Ce n’était pas une anomalie statistique ni un artefact de laboratoire, mais bien la signature moléculaire d’unions fertiles entre <em>Homo sapiens</em> et Néandertaliens, survenues il y a environ 50 000 à 60 000 ans, probablement au Proche-Orient, lors des premières grandes migrations hors d’Afrique.<strong></strong></p>



<p>Deux ans plus tard, l’analyse d’une phalange découverte dans la grotte de Denisova, en Sibérie, révéla l’existence d’une espèce jusqu’alors totalement inconnue : les Dénisoviens. Génétiquement distincts des Néandertaliens et d’<em>Homo sapiens</em>, ils ont néanmoins laissé leur empreinte dans le génome des populations actuelles d’Asie du Sud-Est et d’Océanie, chez qui leur contribution peut atteindre 5 % (Reich et al., 2010). Les Aborigènes australiens et les Mélanésiens sont aujourd’hui les héritiers les plus documentés de ces croisements. Ces découvertes consacrèrent Svante Pääbo, qui reçut le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 2022 pour l’ensemble de ses travaux fondateurs sur la paléogénomique.<strong></strong></p>



<p>Ces métissages ne relevaient pas du simple accident biologique. Certains des gènes hérités des Néandertaliens se sont maintenus dans nos génomes parce qu’ils conféraient des avantages adaptatifs réels : une meilleure résistance à certains pathogènes, une adaptation au froid ou aux UV dans des environnements nouveaux. L’évolution a donc conservé ces apports comme autant d’outils utiles, sélectionnés parce qu’ils aidaient <em>Homo sapiens</em> à survivre dans des territoires jadis habités par d’autres humanités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une extinction en demi-teinte : ni brusque ni totale</h2>



<p>La disparition des autres espèces humaines ne ressemble ni à un génocide ni à une catastrophe naturelle soudaine. Elle s’est jouée sur des millénaires, à travers un enchevêtrement de processus dont aucun ne suffit à lui seul à expliquer le résultat final. Les Néandertaliens, qui avaient dominé l’Europe pendant plus de 200 000 ans, s’éteignirent il y a environ 40 000 ans — soit plusieurs millénaires après l’arrivée des premières vagues d’<em>Homo sapiens</em> sur le continent. Cette cohabitation prolongée laisse penser à une compétition progressive pour les mêmes ressources alimentaires et les mêmes territoires, plutôt qu’à une confrontation violente et délibérée.<strong></strong></p>



<p>Des refuges <em>néandertaliens</em> semblent avoir subsisté dans des zones marginales — Gibraltar, le sud de la péninsule ibérique — bien après la disparition de l&rsquo;espèce dans le reste de l’Europe, comme si les dernières populations se repliaient vers des enclaves de survie avant de s’éteindre définitivement. <em>Homo erectus</em>, de son côté, aurait persisté en Asie du Sud-Est jusqu’à environ 100 000 ans avant le présent, après près de deux millions d’années d’existence — une durée qui éclipse de loin notre propre histoire. Sa disparition, là encore progressive, témoigne d’un monde humain long à changer, plutôt que prompt à basculer.<strong></strong></p>



<p>En définitive, <em>Homo sapiens</em>n’est ni le simple vainqueur d’une guerre des espèces, ni la synthèse harmonieuse de toutes les humanités passées. Il est le produit d’une longue lignée africaine, dotée d’une plasticité culturelle et cognitive exceptionnelle, qui a absorbé en chemin de petites mais précieuses contributions génétiques d’autres humanités aujourd&rsquo;hui disparues.</p>



<p>Comme le souligne Stringer dans ses travaux sur la diversité des hominines africains, notre espèce elle-même est née d’un brassage interne entre plusieurs populations africaines génétiquement divergentes (Stringer, 2016). L’unité que nous projetons sur le passé ne reflète pas la réalité d’un monde humain qui fut, pendant des centaines de millénaires, peuplé d’une remarquable pluralité d’êtres.<strong></strong></p>



<p>Cette histoire nous invite à repenser notre rapport à la diversité. Car si nous sommes aujourd’hui seuls représentants du genre <em>Homo</em>, nous portons en nous — littéralement, dans chacune de nos cellules — les traces fantômes d’autres façons d’être humain. Nous ne sommes pas la fin d’une histoire, mais son héritier le plus récent.<strong></strong></p>



<p><em>* Universitaire</em></p>



<p><strong>Bibliographie</strong><em></em></p>



<p><em>Green, R. E., et al. </em><em>(2010). A draft sequence of the Neandertal genome. Science, 328(5979), 710–722.</em></p>



<p><em>Reich, D., et al. (2010). Genetic history of an archaic hominin group from Denisova Cave in Siberia. Nature, 468(7327), 1053–1060.</em></p>



<p><em>Stringer, C. (2016). The origin and evolution of Homo sapiens. Philosophical Transactions of the Royal Society B, 371(1698), 20150237.</em></p>



<p><em>Wolpoff, M. H., Wu, X. Z., &amp; Thorne, A. G. (1988). Modern Homo sapiens origins: A general theory of hominid evolution involving the fossil evidence from East Asia. In The Origins of Modern Humans (pp. 411–483). Alan R. Liss.</em></p>
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		<title>‘‘𝑁𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑉𝑎𝑔𝑢𝑒’’ &#124; Hommage américain au cinéma français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:44:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Otto Preminger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film ‘‘𝑁𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑉𝑎𝑔𝑢𝑒’’ de Richard Linklater est une pure merveille pour les amoureux de ce mouvement cinématographique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/%f0%9d%91%81%f0%9d%91%9c%f0%9d%91%a2%f0%9d%91%a3%f0%9d%91%92%f0%9d%91%99%f0%9d%91%99%f0%9d%91%92-%f0%9d%91%89%f0%9d%91%8e%f0%9d%91%94%f0%9d%91%a2%f0%9d%91%92-homm/">‘‘𝑁𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑉𝑎𝑔𝑢𝑒’’ | Hommage américain au cinéma français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le réalisateur Richard Linklater a décroché le prix de la mise en scène lors de la 51<sup>e</sup> cérémonie des César pour son film ‘‘𝑁𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑉𝑎𝑔𝑢𝑒’’&nbsp;(2025), une première pour un réalisateur américain, et son œuvre a dominé la soirée en cumulant les récompenses.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-18634058"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p>En tant que passionné de la Nouvelle Vague, j’ai vécu un grand moment de cinéma devant l’œuvre de Richard Linklater. Ce film est une pure merveille pour les amoureux de ce mouvement cinématographique.</p>



<p>J’avoue avoir commencé ce long-métrage avec une certaine méfiance, redoutant d’être déçu comme je l’avais été par le navet d’Hazanavicius (‘‘𝐿𝑒 𝑅𝑒𝑑𝑜𝑢𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒’’), mais le résultat est à l’opposé : c’est un vibrant hommage qui m’a procuré un plaisir immense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trouble sur le plateau</h2>



<p>Le film retrace l’avènement de la Nouvelle Vague en s’appuyant sur l’histoire de la genèse d’<em>‘‘A bout de souffle</em><em>’’</em>. Dans le Paris de la fin des années 1950, une génération de brillants critiques officiant aux <em>Cahiers du Cinéma</em> aspire à passer derrière la caméra. L’éclatant triomphe des ‘‘𝑄𝑢𝑎𝑡𝑟𝑒 𝐶𝑒𝑛𝑡𝑠 𝐶𝑜𝑢𝑝𝑠’’ de François Truffaut au Festival de Cannes en 1959 agit comme un catalyseur. Jean-Luc Godard parvient alors à convaincre l’excentrique producteur Georges de Beauregard de financer son projet. Il s’entoure du jeune Jean-Paul Belmondo et de Jean Seberg, nouvelle égérie d’Otto Preminger, pour réaliser <em>‘‘A bout de souffle</em><em>’’</em>.</p>



<p>Toutefois, l’approche révolutionnaire et les méthodes iconoclastes de Jean-Luc Godard sèment le trouble sur le plateau, provoquant l’exaspération de son équipe et la fureur de son producteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Drôle sans forcer le trait</h2>



<p>Le soin du casting est un régal pour les initiés. Le choix d’acteurs souvent méconnus, dont la ressemblance avec les figures marquantes de cette époque est frappante, renforce cette impression de voyage dans le temps. L’on y retrouve toute la liberté et l’audace caractéristiques de la Nouvelle Vague. Mention spéciale à Guillaume Malbeck qui incarne un Jean-Luc Godard bluffant de réalisme. En effet, son élocution, ses mimiques, sa gestuelle, la précision de ses aphorismes et de ses citations rendent le film d’autant plus délectable.</p>



<p>Le film parvient à être drôle sans forcer le trait, et nostalgique sans jamais sombrer dans le vague à l’âme.</p>



<p>En effet, l’œuvre de Linklater cultive une nostalgie sans tristesse et conjugue l’originalité personnelle avec les codes emblématiques du style godardien.</p>



<p>Ce long-métrage propose une création assez originale tout en respectant les marqueurs identitaires du cinéma de la Nouvelle Vague godardienne. Bref, c’est un voyage dans le temps qui parvient à retranscrire l’essence même de la Nouvelle Vague. C’est, sans conteste, la plus magnifique preuve d’amour cinématographique jamais dédiée à la Nouvelle Vague française.</p>



<p>Il est regrettable qu’un réalisateur américain né au Texas rappelle aux Français la splendeur de la Nouvelle Vague, quel dommage de constater que l’hommage le plus vibrant à la Nouvelle Vague vienne de Richard Linklater plutôt que d’un réalisateur français ! Malgré ce léger bémol, au-delà de ces quelques regrets, une seule chose compte : la beauté de cet œuvre qui est tout bonnement un cadeau inestimable pour tout passionné de la Nouvelle Vague.</p>



<p>Magnifique !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/%f0%9d%91%81%f0%9d%91%9c%f0%9d%91%a2%f0%9d%91%a3%f0%9d%91%92%f0%9d%91%99%f0%9d%91%99%f0%9d%91%92-%f0%9d%91%89%f0%9d%91%8e%f0%9d%91%94%f0%9d%91%a2%f0%9d%91%92-homm/">‘‘𝑁𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑉𝑎𝑔𝑢𝑒’’ | Hommage américain au cinéma français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Guerres, hégémonies et génocides &#124; Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Bourjini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘Une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ est le titre des mémoires de l'ambassadeur Salah Bourjini. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/">Guerres, hégémonies et génocides | Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘Mémoires d&rsquo;une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ (Editions Nirvana, Tunis, 2026) est le titre que le Docteur Salah Bourjini, ancien ambassadeur des Nations Unies, a choisi pour l’ouvrage de mémoires où il évoque ses cinquante ans de <strong><em>carrière diplomatique </em></strong>dont environ trente ans aux Nations Unies. </em></strong></p>



<p><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-18633974"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p>L’auteur ayant&nbsp;servi&nbsp;de 1981 à 2010 comme Représentant coordonnateur des Nations Unies dans&nbsp;un Irak en&nbsp;pleines guerres&nbsp;au Koweït post-libération,&nbsp;en Libye sous Kadhafi&nbsp;et en Algérie sous Ben Jedid, et&nbsp;comme&nbsp;directeur&nbsp;des Programmes pour le développement&nbsp;dans les pays arabes au siège&nbsp;du Pnud&nbsp;à New York, son ouvrage paraît dans&nbsp; le contexte&nbsp; géopolitique international&nbsp;très tendue, marqué par la guerre russe contre l’Ukraine, la guerre israélienne contre Gaza et la guerre américano-israélienne contre l’Iran&nbsp;avec&nbsp;leurs répercussions&nbsp;sur la paix et la sécurité dans le monde. &nbsp;</p>



<p>Fort de l’expérience&nbsp; qu’il avait&nbsp;acquis durant&nbsp;plusieurs années en étant aux premières loges de cette région&nbsp;chaude du Moyen-Orient et du Golfe, souvent instable, qui plus est à des périodes cruciales de son histoire, l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;nous mène dans un voyage&nbsp;géopolitique extrêmement&nbsp;mouvementé au cours duquel avait&nbsp;été&nbsp;quotidiennement&nbsp;sur le qui-vive&nbsp;et aux prises&nbsp;avec&nbsp;des situations difficiles, aussi bien&nbsp;dans&nbsp;ses contacts dans les hautes sphères&nbsp;aux Nations Unies à New-York&nbsp;qu’en accomplissant des missions&nbsp;dans ces pays, qui dépassaient&nbsp;souvent, et&nbsp;de loin, celles&nbsp;d’un ambassadeur&nbsp;en poste en période ordinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les arcanes de la politique moyen-orientale &nbsp;</h2>



<p>Sur&nbsp;une distance de quelques 500 pages, l’auteur en consacre&nbsp;environ les&nbsp;deux-tiers pour&nbsp;l’Irak, le Koweït et la Libye, décrivant&nbsp;avec&nbsp;force&nbsp;détails&nbsp;les situations&nbsp;dramatiques&nbsp;vécues&nbsp;dans ces pays&nbsp;par suite de guerres meurtrières, d’embargos économiques, de pénuries&#8230; en raison de la&nbsp;piètre&nbsp;gestion&nbsp;des affaires publiques&nbsp;par les différents gouvernements.&nbsp;</p>



<p>A&nbsp;la lecture&nbsp;de&nbsp;cet&nbsp;ouvrage&nbsp;passionnant,&nbsp;le lecteur découvre les&nbsp;expériences, à la fois excitantes et frustrantes, vécues&nbsp;par&nbsp;l’auteur lors de ses immersions diplomatiques dans les méandres de la politique au Moyen-Orient,&nbsp;se fait&nbsp;une&nbsp;idée&nbsp;de ses&nbsp;multiples&nbsp;contacts&nbsp;avec&nbsp;les dirigeants&nbsp;de&nbsp;ces&nbsp;pays, les nombreuses&nbsp;contraintes&nbsp;auxquelles&nbsp;il avait fait face, parfois au&nbsp;risque de sa vie, en temps&nbsp;de guerre&nbsp;et sous les&nbsp; bombardements, tout comme&nbsp;les efforts déployés&nbsp;par ses services pour&nbsp;aider ces&nbsp; pays&nbsp;à se relever&nbsp;en dépit&nbsp; des contextes&nbsp;extrêmement&nbsp;difficiles qu’ils ont traversés.</p>



<p>Le lecteur&nbsp;se fait également&nbsp;une idée&nbsp;de la manière dont les puissances occidentales, États-Unis en tête,&nbsp;traitent&nbsp;les gouvernements&nbsp;de ces pays, en bafouant souvent le droit international qu’elles appliquent à la tête du client.&nbsp;</p>



<p>L’auteur, qui décrit&nbsp;de manière objective&nbsp;les difficultés endurées&nbsp;par ces pays&nbsp;en en identifiant les responsables,&nbsp;préfère souvent laisser&nbsp;le&nbsp;lecteur&nbsp;se faire sa&nbsp;propre idée&nbsp;sur&nbsp;les causes objectives des multiples drames vécues&nbsp;par ces pays, se gardant&nbsp;d’en imputer&nbsp;les responsabilités aux seules grandes puissances.</p>



<p>Il n’omet, toutefois, pas de souligner que pour ces grandes puissances, les pays du Moyen-Orient ne valent&nbsp;que par&nbsp;leurs ressources naturelles, invitant&nbsp;au passage ces pays à tirer&nbsp;un meilleur profit&nbsp;de leur position géopolitique&nbsp;pour&nbsp;faire entendre leurs&nbsp;voix dans le nouvel&nbsp;ordre&nbsp;international en cours de construction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du Kef à New York en passant par Tunis</h2>



<p>Fort de son extraordinaire expérience internationale, appréciée et reconnue, l’ambassadeur Bourjini développe des réflexions pertinentes sur&nbsp;l’évolution de la situation&nbsp;politique&nbsp;en Tunisie&nbsp;au lendemain&nbsp;des changements&nbsp;survenus après le 14&nbsp;janvier 2011, tenant&nbsp;la&nbsp;classe&nbsp;politique&nbsp;post-révolution, toutes&nbsp;tendances confondues et plus particulièrement les Islamistes, pour responsable&nbsp;des déboires&nbsp;et échecs&nbsp;de la Tunisie au cours des douze dernières années, notamment dans&nbsp;le domaine&nbsp;économique.&nbsp;</p>



<p>Le diplomate&nbsp;consacre&nbsp;également&nbsp;plusieurs&nbsp;pages&nbsp;au&nbsp;drame&nbsp;palestinien, qualifiant&nbsp;de génocide&nbsp;les destructions massives et les souffrances inhumaines infligées par&nbsp;Israël aux Palestiniens&nbsp;depuis le 7&nbsp;octobre 2023, face à une communauté internationale&nbsp;sinon complice du moins passive et impuissante. &nbsp; &nbsp;</p>



<p>Les analyses&nbsp;et appréciations de&nbsp;l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;sont à la fois pertinentes et équilibrées, frappées du sceau de l’honnêteté et de la sagesse. Elles font&nbsp;de&nbsp;son livre une référence pour celles et ceux, historiens, journalistes, diplomates, étudiants, qui&nbsp;veulent mieux connaître&nbsp;les arcanes de la politique étrangère&nbsp;des grandes puissances, le rôle&nbsp;des Nations Unies&nbsp;et les conditions d’avènement&nbsp;d’un&nbsp;nouvel ordre&nbsp;international&nbsp;dont personne&nbsp;ne&nbsp;pourra&nbsp;pour l’heure&nbsp;entrevoir clairement les contours.</p>



<p>Les mémoires de l’ambassadeur Bourjini consacrent également des chapitres à ses débuts&nbsp;dans sa ville natale le Kef à laquelle il&nbsp;est resté toujours attaché.</p>



<p>Né dans&nbsp;une Tunisie&nbsp;en lutte pour son indépendance dans une famille militant dans les rangs du Parti destourien,&nbsp;il s&rsquo;était rapidement investi en politique en s’activant au sein de l’Uget. Muni d&rsquo;une licence de mathématiques,&nbsp;il a pu&nbsp;rejoindre les États-Unis d’Amérique où il&nbsp;avait obtenu son doctorat en économie. Il a cependant préféré rejoindre la Tunisie&nbsp;où&nbsp;il avait été conseiller des ministres du Plan&nbsp;et de l’Economie du temps d’Ahmed Ben Salah et&nbsp;Chedly Ayari, puis directeur adjoint de la coopération multilatérale au ministère des Affaires étrangères&nbsp;entre 1975 et 1980,&nbsp;et professeur d’économie et planification à la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis. A ce titre, il était en charge de la préparation,&nbsp;en coopération avec les départements ministériels concernés,&nbsp;des dossiers de la coopération multilatérale et avait représenté&nbsp;la Tunisie dans des dizaines de conférences internationales.&nbsp;</p>



<p>Cet ouvrage relate la vie et l’œuvre d’un homme d’expérience,&nbsp;généreux&nbsp;dans l’effort et dévoué aux autres, qui&nbsp;a toujours&nbsp;servi la Tunisie et les Nations-Unies, avec discrétion et efficacité, comme tour diplomate qui se respecte, ce qui lui a valu&nbsp;les félicitations&nbsp;de nombreuses personnalités&nbsp;internationales, qui lui ont rendu&nbsp;hommage et, à travers lui, à son pays&nbsp;et à peuple.&nbsp;</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/">Guerres, hégémonies et génocides | Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 06:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[carburants]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d’Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Koweït]]></category>
		<category><![CDATA[Oman]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre israélo-américaine de six semaines contre l’Iran a endommagé des installations pétrolières et gazières dans la région. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/">Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre israélo-américaine de six semaines contre la République islamique d’Iran a secoué la région la plus riche en énergie du monde. Les installations pétrolières et gazières ont été visées par les deux camps et la flambée des prix des carburants a provoqué un nouveau choc énergétique mondial.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18627640"></span>



<p>Dans une enquête sur le sujet, le <a href="https://www.ft.com/content/f7e61ecd-59cb-4be0-92c4-94198e60ba76?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> indique qu’alors que la situation se stabilise tant bien que mal après une trêve très fragile de deux semaines, l’ampleur des dégâts se révèle avec des répercussions à long terme pour l’économie mondiale.</p>



<p>L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a indiqué que sa capacité de production a subi des dommages importants. Le Qatar, grand producteur de gaz naturel liquéfié, a perdu environ un cinquième de sa capacité de production et il faudra des années pour revenir à la situation d’avant la guerre.&nbsp;</p>



<p>Certaines des plus grandes raffineries de pétrole au monde –essentielles à la transformation du pétrole brut lourd en carburants qui alimentent l’économie mondiale– ont également été touchées à plusieurs reprises, avec une capacité hors service pouvant atteindre 2,4 millions de barils par jour.</p>



<p><em>«Même si un cessez-le-feu permanent était conclu demain et que le détroit rouvrait, les marchés ne retrouveraient pas leur fonctionnement normal avant au moins six mois et dans certains cas, cela pourrait prendre beaucoup plus de temps»</em>, a déclaré Jorge León, responsable de l’analyse géopolitique chez Rystad Energy.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arabie saoudite</h2>



<p>L’Arabie saoudite a confirmé qu’une série d’attaques avait réduit sa capacité de production d’environ 600 000 barils par jour et diminué le débit de l’oléoduc Est-Ouest d’environ 700 000 barils par jour.</p>



<p>Cet oléoduc, reliant Abqaiq à Yanbu sur la mer Rouge, est une voie d’exportation de pétrole essentielle en temps de guerre. Il a été touché dès le lendemain du cessez-le-feu, endommageant une station de pompage.</p>



<p>Des frappes sur les champs pétroliers offshore de Manifa et Khurais, au nord de Riyad, ont également réduit la production d’environ 300 000 barils par jour sur chaque site, selon une rare déclaration du ministère saoudien de l’Énergie.</p>



<p>Helima Croft, analyste chez RBC Capital Markets, a déclaré que la poursuite des attaques après le cessez-le-feu maintiendrait les marchés sous tension, ajoutant : <em>«Comment concilier des dégâts matériels importants avec un contexte censé se désamorcer ? Je ne pense pas que ce soit possible»</em>.&nbsp;</p>



<p>Ces attaques ont réduit la capacité de production habituelle de l’Arabie saoudite, qui s’élève à 12 millions de barils par jour, d’au moins 5%. Ainsi, même si le détroit d’Ormuz rouvre prochainement, le royaume ne pourra pas compenser intégralement les pertes.</p>



<p>Cela réduira également la capacité de production mondiale de réserve, dont Riyad détenait la plus grande part, afin de pallier toute perturbation de l’approvisionnement. L’Arabie saoudite a confirmé que quatre grandes raffineries avaient été attaquées mais que la plupart restaient opérationnelles.</p>



<p>Le Royaume a averti que ces attaques affectaient <em>«la sécurité d’approvisionnement des pays consommateurs»</em>, adressant ainsi un message clair à Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qatar</h2>



<p>Le complexe industriel de Ras Laffan, exploité par Qatar Energy, a été touché par des frappes de missiles les 18 et 19 mars, après qu’Israël ait bombardé des installations pétrochimiques et le champ gazier de South Pars en Iran.</p>



<p>Les contre-attaques iraniennes ont marqué l’une des escalades les plus importantes du conflit, ciblant la plus grande usine de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde en deux vagues.</p>



<p>L’entreprise a annoncé que les dégâts affecteraient environ 17% de ses exportations et que les réparations prendraient entre trois et cinq ans.</p>



<p>L’usine de conversion du gaz en liquides (GTL, Gas-to-Liquids est un procédé de synthèse chimique qui transforme le gaz naturel en produits pétroliers liquides de haute qualité), exploitée conjointement avec Shell, a également été endommagée, réduisant sa capacité pendant au moins un an.</p>



<p>Les analystes de Wood Mackenzie estiment que la remise en service des sections non endommagées pourrait prendre plusieurs mois.</p>



<p>Un analyste a déclaré : <em>«Un cessez-le-feu pourrait permettre aux méthaniers bloqués dans le Golfe de quitter le détroit d’Ormuz, soulageant ainsi les marchés mondiaux mais il n’y aura pas de véritable changement structurel dans l’offre tant que la pleine production ne sera pas rétablie à Ras Laffan»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Émirats arabes unis</h2>



<p>La raffinerie de Ruwais à Abou Dhabi, d’une capacité de 922 000 barils par jour, a été parmi les premières installations ciblées, par des frappes de drones provoquant des incendies.</p>



<p>Les opérations de l’usine de traitement de gaz d’Habshan ont également été interrompues à deux reprises pendant le conflit en raison d’incendies causés par des débris de missiles interceptés.</p>



<p>Deux gisements de gaz ont été touchés, entraînant des arrêts de production.</p>



<p>Bien que certaines exportations se soient poursuivies via le port de Fujairah, situé hors du détroit d’Ormuz, les opérations ont été perturbées à plusieurs reprises par des attaques contre le port et les installations de stockage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Koweït</h2>



<p>Les raffineries de Mina Al-Ahmadi et de Mina Abdullah ont subi d’importants dégâts suite à de multiples frappes mais sont restées opérationnelles.</p>



<p>Ces raffineries étaient d’importants fournisseurs de kérosène pour l’Europe et l’Asie et la réduction de l’approvisionnement a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles pénuries de kérosène dans les semaines à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Irak</h2>



<p>L’Irak a été fortement touché par la fermeture du détroit d’Ormuz en raison de l’absence de voies d’exportation alternatives. L’Iran a été contraint de fermer plus des trois quarts de sa production, qui a chuté à 800 000 barils par jour, contre 4,3 millions avant la guerre.</p>



<p>Ses installations ont également été directement visées, notamment par une attaque de drone contre le champ pétrolier de Rumaila.</p>



<p>Le 5 avril, un pétrolier a traversé le détroit d’Ormuz, laissant supposer un accord temporaire entre l’Irak et l’Iran autorisant les expéditions de pétrole.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran</h2>



<p>Israël a ciblé des dépôts de carburant à Téhéran et d’autres installations, provoquant d’importants incendies qui ont plongé la capitale dans un épais nuage de fumée.</p>



<p>Des frappes sur le champ gazier de South Pars ont également mis hors service des unités de production.</p>



<p>L’île de Kharg, important centre d’exportation, a été ciblée à plusieurs reprises, mais ces attaques visaient des objectifs militaires, épargnant relativement les installations pétrolières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Oman et Bahreïn</h2>



<p>Oman a subi moins d’attaques que ses voisins, mais le port de Salalah a été perturbé après des frappes sur des installations de stockage de pétrole.</p>



<p>Le Bahreïn a invoqué la force majeure après la destruction de la raffinerie de Sitra et la remise en état devrait prendre plusieurs mois.</p>



<p>Ces dégâts considérables témoignent du fait que ce conflit n’était pas qu’une simple confrontation militaire mais un bouleversement majeur des infrastructures énergétiques mondiales dont les effets pourraient se faire sentir pendant des années.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rMCfIFRdts"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=f3dG5MjUEg#?secret=rMCfIFRdts" data-secret="rMCfIFRdts" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/au-coeur-des-camps-de-la-mort-de-hemedti-dagalo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
		<category><![CDATA[El Fasher]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Hemedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo poursuivent le génocide et les crimes de guerre au Soudan.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/au-coeur-des-camps-de-la-mort-de-hemedti-dagalo/">Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les yeux du monde entier sont rivés depuis fin février sur le Moyen-Orient et la guerre qui a opposé l’Iran aux États-Unis et à Israël, le génocide et les crimes de guerre que perpètrent les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo se poursuivent. Les personnes enlevées sont séquestrées dans des conteneurs maritimes métalliques, dans chaque conteneur s’entassent de 60 à 70 personnes sans ventilation ni installations sanitaires et 10 à 15 y meurent asphyxiés chaque jour.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18621280"></span>



<p>Un survivant des centres de détention des Forces de soutien rapide au Darfour n’aurait jamais imaginé que sa libération dépendrait de la capacité de sa famille à réunir une somme d’argent dans une course contre la mort, a indiqué <a href="https://www.alquds.co.uk/%d9%85%d8%b9%d8%aa%d9%82%d9%84%d8%a7%d8%aa-%d8%ad%d9%85%d9%8a%d8%af%d8%aa%d9%8a-%d8%a3%d8%ac%d8%b3%d8%a7%d8%af-%d9%85%d8%ad%d8%b4%d9%88%d8%b1%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%ad%d8%a7%d9%88%d9%8a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds Al-Arabi</a>, en rapportant le récit de ce dernier, racontant, sous couvert d’anonymat, les moments de sa détention après la prise d’El Fasher en octobre dernier.</p>



<p>L&rsquo;ancien détenu a expliqué au journal arabophone londonien que lui et un autre jeune homme avaient été emmenés et contraints de contacter leurs familles, non pas pour s’enquérir de leur bien-être, mais pour exiger une rançon immédiate sous peine d’exécution. <em>«Ils nous battaient sans cesse en répétant: L’argent ou la mort»</em>, a-t-il raconté, en expliquant avoir survécu grâce à la somme demandée, réunie par sa famille, tandis que l’autre jeune homme qui l’accompagnait a été tué sans aucune hésitation. Il ajoute : <em>«J’ai eu de la chance mais beaucoup d’autres ont payé et n’ont pas survécu. Tout dépend de l’humeur des gardes»</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de détention complexe en marge de la loi</h2>



<p>Ce témoignage ouvre la porte à une réalité plus vaste où les récits d’anciens détenus se mêlent aux témoignages de militants des droits humains pour révéler un système de détention complexe, opérant en marge de la loi et faisant de la vie de milliers de civils au Darfour les otages de la violence et de l’extorsion. Un militant des droits humains, qui documente les exactions dans la région, affirme que le nombre de centres de détention est un nombre important et que certains sont totalement secrets, ce qui rend difficile l’obtention de chiffres précis.</p>



<p>Toutefois, un tableau général se dessine. À El Fasher, capitale du Darfour-Nord, on compte trois prisons principales, tandis qu’à Nyala, la prison de Degres se distingue comme un centre de détention majeur, avec d’autres sites dans les villes de Zalingei, au Darfour-Centre, et d’El Geneina, au Darfour-Ouest. Au niveau local, il signale l’existence de plus de 46 centres de détention de moindre importance, sans aucune documentation claire.</p>



<p>Au sein de ce réseau, les chiffres sont significatifs. À El Fasher seulement, on estime à plus de 6 000 le nombre de personnes disparues, sans aucune information sur leur sort : vivantes, mortes ou détenues. À Nyala, des estimations non officielles font état d’environ 7 000 détenus à la prison de Degres. Mais derrière ces chiffres se cachent des détails encore plus effroyables, notamment dans ce que les survivants appellent des <em>«conteneurs de la mort»</em>. Ce sont des conteneurs maritimes métalliques utilisés pour les séquestrer et dans chaque conteneur, de 60 à 70 personnes y sont enfermées sans ventilation ni installations sanitaires.</p>



<p>Un survivant a décrit ces moments : <em>«Nous suffoquions. Il n’y avait presque pas d’air, peu d’eau et presque pas de douches. Dans ces conditions, la mort était devenue quotidienne»</em>.&nbsp;</p>



<p><em>«Parfois, nous perdions 10 à 15 personnes par jour»</em>, a déclaré un autre témoin, ajoutant que <em>«les détenus étaient forcés d’enterrer leurs codétenus, parfois dans des fosses communes voisines. Certains mouraient lentement à l’intérieur du conteneur, frappant à la porte jusqu’à ce que le silence se fasse»</em>.</p>



<p>L’asphyxie n’était pas la seule cause de décès. Les maladies se propageaient rapidement en raison du manque de soins médicaux. Le choléra, le paludisme et la malnutrition figuraient parmi les principales causes de mortalité.</p>



<p>Selon les estimations, plus de 60 personnes sont décédées du choléra dans les prisons d’El Fasher et 126 dans la prison de Dagris, à Nyala, des chiffres qui risquent de s’alourdir. Les maladies de peau et les ulcères sont également très répandus, évoluant en plaies profondes et entraînant de graves complications de santé.</p>



<p>D’après des témoignages concordants, la torture est une pratique courante dont sont victimes tous les détenus.</p>



<p><strong><em>Une «économie parallèle»</em></strong><strong> basée sur les rançons</strong></p>



<p><em>«Il n’y a pas un seul détenu qui n’ait pas été torturé»</em>, affirme un militant des droits humains, expliquant que les méthodes employées incluent les passages à tabac, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et l’isolement dans des conditions suffocantes. Dans de nombreux cas, la torture est utilisée pour extorquer des aveux ou pour punir des détenus sur la base de soupçons non fondés.</p>



<p>De plus, les prisons sont devenues une sorte d’<em>«économie parallèle»</em> basée sur les rançons. Les sommes exigées varient de millions à milliards de livres soudanaises et sont souvent fixées arbitrairement. Mais même le paiement de la rançon ne garantit pas la survie car des témoignages indiquent que des détenus ont été tués après avoir reçu l’argent.</p>



<p>Lors de l’assaut contre El Fasher, des militants ont documenté des arrestations massives de civils en fuite. Les hommes étaient séparés des femmes et emmenés dans des zones reculées où commençaient des négociations de rançon. On estime à 255 le nombre de personnes détenues au nord-est d’El Fasher durant ces opérations. Parmi elles, au moins 33 civils ont été tués, tandis que d’autres ont subi des extorsions ou ont été exécutés, même après avoir versé des rançons.</p>



<p>Des témoignages indiquent que certaines de ces opérations étaient fondées sur des critères ethniques ou sur des accusations de soutien à l’armée ou à des groupes armés. Certains groupes ont été parmi les plus ciblés, faisant face à des accusations vagues et à une absence totale de procédure régulière.</p>



<p>Dans ce sombre tableau, une tragédie particulière se déroule pour les femmes détenues dans la prison de Korea à Nyala. Des témoignages corroborent de récents rapports sur les droits humains indiquant qu’au moins 643 femmes y sont détenues dans des conditions qualifiées d’inhumaines.</p>



<p>Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a exprimé sa vive inquiétude face à cette situation, soulignant que les femmes détenues subissent des conditions de vie déplorables et font l’objet d’accusations généralisées de collaboration avec des groupes d’opposition ou d’avoir commis de crimes, sans preuves suffisantes. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large où les femmes au Soudan sont touchées de manière disproportionnée par le conflit armé et subissent de multiples violences notamment des violences sexuelles, des enlèvements, des mariages forcés, des arrestations arbitraires, des procès inéquitables et des conditions de détention inhumaines.</p>



<p>Selon des informations documentées, la prison de Korea a rouvert ses portes en tant que centre de détention en avril 2024 après avoir été évacuée suite à l’escalade du conflit. La prison détient actuellement au moins 643 femmes, dont 200 arrêtées à Nyala, Zalingei et El Geneina, 247 transférées d’El Fasher et 196 poursuivies pour des infractions pénales, parmi lesquelles neuf femmes enceintes.</p>



<p>Des témoignages décrivent des conditions de vie extrêmement difficiles à l’intérieur de la prison où les repas sont limités à un par jour. L’eau est acheminée de l’extérieur dans des conditions loin de respecter les normes sanitaires minimales.</p>



<p>Selon certains rapports, des détenus ont été contraints de travailler au domicile de membres des Forces de soutien rapide (FSR), effectuant des tâches ménagères et de blanchisserie non rémunérés, et ne recevant parfois de la nourriture que pendant ces heures. Ce phénomène illustre un recours au travail forcé lié à la détention. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Violences sexuelles dans certains centres de détention</h2>



<p>Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a cité des cas individuels illustrant la nature de ces violations, notamment l’arrestation de deux femmes travaillant dans une pharmacie à Nyala en février 2026. Le propriétaire de la pharmacie a refusé de vendre des médicaments aux membres des FSR, un acte considéré comme une <em>«collaboration avec des groupes d’opposition»</em>. Dans un autre cas, une femme a été détenue pour faire pression sur son mari, soldat des Forces armées soudanaises, et on lui a demandé de payer une rançon pour sa libération.</p>



<p>Malgré les graves allégations de violences sexuelles dans certains centres de détention, la documentation de ces violations reste limitée en raison de la crainte des victimes d’être stigmatisées ou de leur présence continue dans des zones dangereuses. Les groupes les plus vulnérables ne sont pas épargnés. 21 enfants, âgés de 14 à 17 ans, ont été arrêtés à El Fasher. Détenus avec des adultes, ils ont subi les mêmes formes de torture. Des militants et des bénévoles humanitaires ont également été arrêtés, notamment des personnes travaillant dans les cuisines collectives pendant le siège d’El Fasher, qui a duré près de 18 mois.</p>



<p>Certaines de ces personnes ont été libérées par la suite mais seulement après le versement d’importantes rançons, tandis que le sort des autres demeure inconnu et l’on craint que certaines aient été tuées. Aux abords de certains centres de détention, en particulier près de l’hôpital d’El Fasher, des charniers ont été signalés, témoignant de l’ampleur des pertes humaines. Le conflit se poursuivant et le manque de transparence persistant, ces chiffres restent sujets à des hypothèses encore plus tragiques. Malgré les appels des défenseurs des droits de l’homme et les supplications des familles, des témoignages continuent d’émerger de ces <em>«conteneurs de la mort»</em> où les espoirs de survie s’amenuisent et où l’odeur de mort imprègne l’air.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NSemSSzWdW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=2f9pE4E2qf#?secret=NSemSSzWdW" data-secret="NSemSSzWdW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/au-coeur-des-camps-de-la-mort-de-hemedti-dagalo/">Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Inflation, risque souverain et système bancaire en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/inflation-risque-souverain-et-systeme-bancaire-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 07:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[risque souverain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Analyse de l’inflation en Tunisie, du risque souverain et du rôle des banques dans la stabilité économique et financement de l'Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/inflation-risque-souverain-et-systeme-bancaire-en-tunisie/">Inflation, risque souverain et système bancaire en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une économie sous tension… mais pas sans ressorts&nbsp;: analyse de l’inflation en Tunisie, du risque souverain et du rôle des banques dans la stabilité économique et le financement de l’État.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-18604885"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ces derniers mois, plusieurs signaux ont mis l’économie tunisienne sous les projecteurs : inflation persistante, contraintes budgétaires de l’État et notations prudentes attribuées à certaines banques tunisiennes.</p>



<p>Pris isolément, chacun de ces éléments peut sembler inquiétant. Pourtant, ils ne sont pas indépendants : ils s’inscrivent dans un même système macro-financier où la politique monétaire, la situation budgétaire et la solidité du secteur bancaire évoluent en interdépendance.</p>



<p>Comprendre ces interactions est essentiel pour interpréter correctement les tensions économiques actuelles et éviter les conclusions simplistes.</p>



<p><strong>L’inflation persiste</strong></p>



<p>Contrairement à certaines prévisions d’un ralentissement rapide, l’inflation en Tunisie&nbsp;ne baisse pas et tend même à s’accentuer récemment. Selon l’Indice des prix à la consommation publié par l’INS, le taux d’inflation annuel a augmenté à 5 % en février 2026, contre 4,8 % en janvier. Cette progression est principalement due à l’accélération des prix des produits alimentaires.</p>



<p>La Banque centrale de Tunisie (BCT) continue d’agir pour contenir les pressions sur les prix, mais ses efforts se heurtent à des facteurs externes et structurels. La hausse des prix de l’énergie et des importations, notamment alimentaires, alimente encore le ressenti inflationniste des ménages.</p>



<p>Autrement dit,&nbsp;la désinflation n’est pas encore observable, et le système économique doit composer avec une inflation persistante dans certains secteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre risque et stabilisation</h2>



<p>Le&nbsp;risque souverain&nbsp;joue un rôle central dans l’évaluation des banques tunisiennes. Les notations internationales tiennent compte de l’environnement macroéconomique autant que de la gestion interne des institutions financières. Une banque bien gérée peut apparaître prudente dans ces évaluations simplement parce qu’elle opère dans un contexte économique marqué par des contraintes budgétaires.</p>



<p>Distinguer&nbsp;risque souverain&nbsp;et&nbsp;fragilité opérationnelle&nbsp;permet d’interpréter correctement les notations et de ne pas confondre perception macroéconomique et performance institutionnelle.</p>



<p>La forte exposition des banques à la dette publique est souvent considérée comme un facteur de vulnérabilité. En réalité, cette relation remplit également une fonction stabilisatrice. Les obligations d’État constituent des actifs sûrs et liquides, et les banques financent l’État lorsque l’accès aux marchés internationaux est limité.</p>



<p>Une diversification progressive des portefeuilles bancaires reste toutefois souhaitable pour réduire la concentration sur la dette publique et stimuler le financement de l’économie productive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inflation, banques et dette </h2>



<p>L’économie tunisienne fonctionne selon un équilibre où plusieurs dimensions financières interagissent. L’inflation persistante pèse sur les finances publiques et sur le pouvoir d’achat, influençant la perception du risque souverain et les conditions de financement de l’État et du système bancaire. Les banques deviennent alors un canal de transmission de ces tensions vers le financement de l’économie.</p>



<p>Ces interactions montrent que les défis actuels ne sont pas isolés mais font partie d’un&nbsp;équilibre macrofinancier global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer la résilience du système économique</h2>



<p>Plusieurs leviers peuvent renforcer la stabilité économique à long terme. La diversification des actifs bancaires et le financement accru du secteur privé, notamment des PME, permettraient de réduire la dépendance à la dette publique. Le développement des marchés financiers domestiques offrirait de nouveaux instruments pour partager les risques.</p>



<p>La transparence des politiques économiques et le renforcement des cadres de gouvernance peuvent également améliorer la confiance des investisseurs et atténuer la perception du risque souverain.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="911" height="911" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique.png" alt="" class="wp-image-18604906" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique.png 911w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique-300x300.png 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique-150x150.png 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique-768x768.png 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique-120x120.png 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique-360x360.png 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique-580x580.png 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Equilibres-de-la-stabilite-economique-860x860.png 860w" sizes="auto, (max-width: 911px) 100vw, 911px" /></figure>
</div>


<p><strong>Lecture de l’infographie :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Inflation :</strong>&nbsp;prix, énergie, importations – influence la politique monétaire et les finances publiques&nbsp;;</li>



<li><strong>Risque souverain :</strong>&nbsp;dette publique, finances publiques – conditionne la perception des marchés et notations&nbsp;;</li>



<li><strong>Système bancaire :</strong>&nbsp;crédit, liquidité, financement de l’État – transmet les tensions vers l’économie&nbsp;;</li>



<li><strong>Centre :</strong>&nbsp;Financement de l’économie – investissements, PME, croissance.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Comprendre les équilibres</h2>



<p>Les débats sur l’inflation persistante, le risque souverain et la solidité des banques traduisent des préoccupations légitimes. Mais leur interprétation nécessite une vision globale des interactions économiques. La BCT, les banques et les finances publiques ne fonctionnent pas isolément : elles forment un système interdépendant où chaque élément influence la stabilité globale.</p>



<p>L’enjeu pour la Tunisie n’est pas seulement de gérer les tensions à court terme, mais de consolider les fondations macro-financières pour soutenir une croissance durable et renforcer la crédibilité du pays sur les marchés internationaux. **</p>



<p><em>* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>



<p><em>** Mention: un outil d’intelligence artificielle est utilisé pour affiner le style, la fluidité et la structure.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jOHEvrotIl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/inflation-en-tunisie-causes-profondes-et-voies-de-sortie/">Inflation en Tunisie | Causes profondes et voies de sortie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Inflation en Tunisie | Causes profondes et voies de sortie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/inflation-en-tunisie-causes-profondes-et-voies-de-sortie/embed/#?secret=5pZZXHx1C1#?secret=jOHEvrotIl" data-secret="jOHEvrotIl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Migrants subsahariens l Ce que la Tunisie refuse de voir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/migrants-subsahariens-l-ce-que-la-tunisie-refuse-de-voir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 06:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Largueche]]></category>
		<category><![CDATA[afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce que nous appelons «crise migratoire» en Tunisie parle souvent moins des migrants que de nous-mêmes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/migrants-subsahariens-l-ce-que-la-tunisie-refuse-de-voir/">Migrants subsahariens l Ce que la Tunisie refuse de voir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce que nous appelons «crise migratoire» parle souvent moins des migrants que de nous-mêmes. La manifestation contre le racisme organisée samedi 11 avril 2026 à Tunis n’est pas une scène périphérique. C’est un miroir. Un révélateur. Une condensation visible d’angoisses sociales plus profondes : précarité persistante, déclassement, fatigue démocratique et perte de repères collectifs.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche *</strong></p>



<span id="more-18620994"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg" alt="" class="wp-image-18218829" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dans ce contexte, une présence étrangère pourtant marginale devient centrale. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les migrants subsahariens en situation irrégulière représentent une part limitée de la population tunisienne – estimée entre 20 000 et 25 000 personnes. Leur visibilité suffit cependant à produire un effet de loupe. Ce que les chiffres relativisent, l’imaginaire social l’amplifie.</p>



<p>Il n’y a pas d’invasion. Il y a une exagération. Et cette exagération produit des conséquences bien réelles, y compris des tensions locales parfois vives que l’on ne peut ignorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le migrant comme symptôme</h2>



<p>Le mécanisme est connu. Lorsque les sociétés peinent à nommer leurs propres fractures, elles cherchent un visage pour les incarner. Le migrant devient alors ce visage : non pas toujours la cause des tensions, mais leur support commode. Il concentre des peurs qui le dépassent : chômage, insécurité économique, sentiment d’abandon politique.</p>



<p>Depuis les déclarations officielles de 2023 sur un supposé <em>«changement démographique»</em>, cette dynamique s’est accélérée. Les faits restent pourtant têtus : entre 2024 et 2025, l’OIM a accompagné près de 15 700 retours volontaires (6 885 en 2024 et 8 853 en 2025). Autrement dit, la présence migrante n’est ni massive ni stable. Mais le débat, lui, s’est durablement installé.</p>



<p>C’est ici que l’économie rattrape l’idéologie. La Tunisie connaît un chômage structurel de 15,2 % fin 2025, particulièrement élevé chez les jeunes. Pourtant, certains secteurs manquent cruellement de main-d’œuvre, notamment l’agriculture, où les besoins restent souvent non couverts dans les régions intérieures en raison de la pénibilité et de la précarité des conditions.</p>



<p>Les travailleurs migrants ne prennent pas massivement les emplois des Tunisiens : ils occupent des vides que beaucoup de locaux refusent. Refuser les travailleurs dont on a besoin ne protège pas l’économie : cela l’affaiblit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique efficace… mais aux effets limités</h2>



<p>La réponse des autorités a été ferme : durcissement des contrôles, démantèlement des camps informels et accélération des retours. Le résultat est tangible : une baisse d’environ 80 % des départs irréguliers vers l’Italie entre 2024 et 2025.</p>



<p>Toute politique a cependant ses effets visibles et ses effets invisibles. Moins de départs ne signifie pas forcément moins de souffrance : cela peut aussi signifier plus d’invisibilité. Des milliers de migrants se retrouvent aujourd’hui dans une zone grise, sans travail stable, sans logement digne, exposés à une vulnérabilité accrue. Une politique peut réduire les flux sans résoudre les causes profondes et créer, en silence, de nouvelles fragilités. Une politique migratoire qui ne produit que du contrôle sans produire d’intégration finit toujours par déplacer les problèmes sans les résoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’amnésie africaine</h2>



<p>Mais le cœur du problème est peut-être ailleurs. Il tient à une forme d’oubli collectif. La Tunisie semble redécouvrir l’Afrique comme une altérité, alors qu’elle en est historiquement une composante. Bien avant les frontières modernes, l’Ifriqiya était un espace de circulation intense : caravanes transsahariennes, échanges intellectuels, flux commerciaux. Ibn Khaldoun pensait déjà le monde en incluant pleinement l’Afrique subsaharienne.</p>



<p>Ce que nous percevons aujourd’hui comme une intrusion était hier une circulation ordinaire. Cet héritage n’a pas disparu ; il a été recouvert par la colonisation, puis par un repositionnement stratégique presque exclusif vers l’Europe et le monde arabe.</p>



<p>L’oubli de notre africanité ne nous protège pas : il nous appauvrit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une opportunité stratégique ignorée</h2>



<p>Au-delà du débat moral ou sécuritaire, il existe un enjeu stratégique. La Tunisie est idéalement placée : au carrefour de l’Europe, du monde arabe et de l’Afrique, membre de l’Union africaine et intégrée à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Pourtant, elle reste tournée à plus de 70 % vers l’Europe pour ses exportations.</p>



<p>Le vrai risque n’est pas tant <em>«l’Afrique qui arrive»</em>, mais la Tunisie qui n’ose pas aller vers l’Afrique. Dans un continent appelé à dépasser 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, cette absence est une erreur stratégique. Les migrants présents pourraient, dans un cadre régulé, devenir des relais culturels, linguistiques et commerciaux.</p>



<p>Des pistes existent : migration circulaire saisonnière dans l’agriculture, programmes de formation et de régularisation ciblée pour les travailleurs qualifiés ou pénibles, partenariats bilatéraux avec certains pays subsahariens. Derrière chaque migrant, il y a un réseau, une langue, un marché potentiel.</p>



<p><strong>Frontière ou passerelle ?</strong></p>



<p>La Tunisie est face à un choix clair : rester une frontière qui bloque ou devenir une porte qui relie, tout en préservant sa stabilité et sa cohésion sociale.</p>



<p>Continuer à traiter la migration uniquement comme un problème sécuritaire, c’est se condamner à une gestion à court terme. Intégrer les mobilités dans une vision stratégique, c’est répondre à des besoins économiques réels, reconstruire un ancrage africain et ouvrir de nouveaux horizons.</p>



<p>Le débat migratoire en Tunisie n’est pas seulement un débat sur les étrangers. C’est un test de lucidité nationale. Faire du migrant un bouc émissaire peut apaiser temporairement certaines peurs légitimes. Mais cela ne crée ni emploi, ni croissance, ni projet collectif durable.</p>



<p>Faire du migrant un problème, c’est souvent éviter de regarder nos vrais défis en face.</p>



<p>La Tunisie n’est pas à la frontière de l’Afrique. Elle en est une porte.&nbsp;</p>



<p>Toute porte peut être fermée pour des raisons de sécurité et de contrôle. Mais une porte fermée trop longtemps finit par devenir une impasse. L’Afrique est déjà là, dans notre histoire, notre géographie et nos intérêts futurs.</p>



<p>La vraie question n’est plus de savoir si elle viendra, mais ce que nous voulons en faire, avec lucidité, pragmatisme et respect de notre propre société.</p>



<p><em>* Historien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/migrants-subsahariens-l-ce-que-la-tunisie-refuse-de-voir/">Migrants subsahariens l Ce que la Tunisie refuse de voir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 09:19:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18620837</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le FMI peut aider à préserver l’économie tunisienne des séquelles durables de la guerre israélo-américaines contre l’Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/">Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kaïs Saïed et la Banque centrale de Tunisie peuvent-ils préserver l’économie tunisienne des séquelles durables de la guerre israélo-américaines contre l’Iran et de la fermeture du détroit d&rsquo;Ormuz ? C’est possible grâce à un soutien financier du Fonds monétaire international (FMI) de 2,5 milliards de dollars sur sept ans, qui permettrait de sortir l’économie tunisienne de la stagflation et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs locaux et étrangers.</em></strong></p>



<p><strong>Larbi Ben Bouhali</strong> *</p>



<span id="more-18620837"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Aujourd’hui, la Banque centrale de Tunisie dispose de très faibles réserves de change, équivalentes à seulement 101 jours de dépenses en devises étrangères. En 2025, les sociétés étrangères en Tunisie et les investisseurs offshore (loi 72) ont gagné 3 milliards de dinars de dividendes qui vont sortir de l’économie tunisienne, alors que la Tunisie a un besoin urgent de liquidités en dollars américains (Sources : BCT, IACE).</p>



<p>La Banque centrale de Tunisie ne doit pas imprimer davantage de dinars pour combler le déficit ; une telle mesure détruirait le pouvoir d’achat du dinar et une forte inflation ruinerait la classe moyenne et les plus démunis.</p>



<p>D’autres solutions existent pour emprunter des dollars américains et soutenir l’économie tunisienne. Inspirons-nous des autres pays et de leurs stratégies pour sauver leurs économies face au choc de la pénurie de pétrole et à la flambée des prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie doit trouver d’urgence 2,5 milliards de dollars</h2>



<p>Cette année, le président Kaïs Saïed a besoin d’une force de frappe financière considérable, d’au moins 2,5 milliards de dollars, pour couvrir les coûts supplémentaires engendrés par la guerre États-Unis-Iran.</p>



<p>La Tunisie a un besoin urgent de liquidités, en dollars américains, pour faire face à la hausse des prix de l’énergie et combler le déficit budgétaire ainsi que les déficits commerciaux et énergétiques de cette année et de l’année prochaine (2027).</p>



<p>En 2026, le gouvernement tunisien devra emprunter 27 milliards de dinars, soit 51 % des recettes fiscales totales de 52,5 milliards de dinars, alors que son déficit budgétaire s’élève à 11 milliards de dinars. De plus, il devra emprunter davantage pour couvrir les coûts supplémentaires liés à l’énergie, notamment les coûts des subventions à l’électricité et le surcoût de la dette intérieure et extérieure, car le prix du pétrole brut devrait dépasser les 90 dollars le baril en moyenne cette année (alors que le budget 2026 tablait sur un prix de 63 dollars le baril).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Répercussions négatives de la guerre d’Iran sur l’économie tunisienne</h2>



<p>Les risques pour l’économie tunisienne liés à la guerre Iran-États-Unis sont les suivants :</p>



<p>1. Plus de 100 000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe. Nombre d’entre eux risquent de perdre leur emploi, ce qui affectera les transferts de devises vers la Tunisie. De plus, le coût élevé de l’énergie impactera les revenus des Tunisiens résidant en Europe et, par conséquent, les transferts de fonds vers la Tunisie.</p>



<p>2. L’inflation devrait augmenter en raison de la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires. La Banque centrale maintiendra des taux d’intérêt élevés plus longtemps, ce qui freinera la consommation et l’investissement, les taux d’intérêt élevés limitant l’investissement privé.</p>



<p>Par ailleurs, le gouvernement a emprunté 33 milliards de dinars au système bancaire, privant ainsi les banques de liquidités, qui ne peuvent plus prêter au secteur privé et donc contribuer à la croissance économique.</p>



<p>3. Le fardeau de la dette tunisienne va s’alourdir, le coût du service de la dette augmentera et le gouvernement tunisien augmentera les impôts (il les a augmentés de 7 % en 2025 et de 8 % en 2024) et empruntera davantage pour financer les dépenses supplémentaires, puisqu’il contracte de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes.</p>



<p>Il convient de rappeler, dans ce contexte, que la dette publique tunisienne par s’élève à 12 500 dinars, que la dette privée tunisienne par ménage s’élève à 9 263 dinars, et que la dette totale par ménage atteint 21 763 dinars, soit 140 % du PIB.</p>



<p>4. Cette année, le produit intérieur brut tunisien devrait reculer de 0,5 % (estimation) en croissance nominale. L’économie ralentira en termes nominaux et réels, ce qui réduira les recettes fiscales de l’État. Le chômage des jeunes restera élevé, dépassant les 30 %, cette année et l’année prochaine, et la dette publique augmentera.</p>



<p>5. La flambée des prix du carburant a contraint les compagnies aériennes à réduire leurs vols et à augmenter leurs tarifs dans le monde entier afin de limiter leurs coûts. Cette situation affectera le secteur touristique mondial et réduira les recettes touristiques tunisiennes, tant nominales que réelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les solutions trouvées par d’autres pays</h2>



<p>Comment d’autres pays se procurent-ils des dollars américains pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires engendrée par la guerre Iran-Américaine ?</p>



<p>1. La banque centrale des Émirats arabes unis a injecté 8 milliards de dollars de liquidités pour octroyer des prêts sans intérêt et financer la surchauffe des prix des carburants et des subventions.</p>



<p>2. Le gouvernement australien a injecté 1 milliard de dollars pour soutenir les entreprises en difficulté.</p>



<p>3. Le gouvernement français proposera des prêts allant jusqu&rsquo;à 50 000 € aux petites entreprises les plus exposées à la hausse des prix du carburant dans les secteurs des transports, de la pêche et de l&rsquo;agriculture.</p>



<p>4. Le gouvernement/la banque centrale de Turquie a vendu 10 % de ses réserves d’or pour lever 20 milliards de dollars et soutenir son économie.</p>



<p>5. La Banque centrale du Qatar (QCB) a débloqué des milliards de dollars pour mettre en œuvre un plan de soutien financier permettant aux établissements de crédit de reporter jusqu’à trois mois le remboursement du principal et des intérêts pour les emprunteurs affectés par le conflit iranien. Ce plan comprend un renforcement des liquidités grâce à une réduction des réserves obligatoires et à des opérations de pension afin de maintenir la stabilité face aux tensions sur les marchés régionaux.</p>



<p>6. La Banque mondiale, le FMI et plus de 40 pays à travers le monde ont pris des mesures et injecté des milliards de dollars dans leurs économies pour atténuer et gérer le coût élevé de l&rsquo;énergie et les chocs liés à l&rsquo;offre et au prix du pétrole brut auxquels le monde est confronté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que peut faire la Tunisie&nbsp;?</h2>



<p>La Tunisie n’a d’autre choix que de collaborer avec la Banque mondiale et le FMI pour faciliter son accès aux prêts en dollars américains. Le FMI peut lui accorder 2,5 milliards de dollars à un taux d’intérêt inférieur à 3 % par an.</p>



<p>Membre de la Banque mondiale et du FMI depuis 1958, la Tunisie a toujours collaboré avec le FMI et a honoré l’intégralité de sa dette extérieure envers le FMI et d’autres créanciers étrangers, sans aucun retard, au cours des 68 dernières années.</p>



<p>Les avantages que la Tunisie tirerait du soutien financier du FMI seraient considérables : elle pourrait ainsi réduire le coût annuel de sa dette extérieure, accroître ses réserves de change, stabiliser le taux de change du dinar et inscrire son économie sur la voie d&rsquo;une croissance durable.</p>



<p>Ces trois dernières années, le gouvernement tunisien a mis en œuvre toutes les réformes majeures demandées par le FMI, notamment la réduction des dépenses publiques consacrées aux subventions alimentaires, la diminution de la masse salariale du secteur public en pourcentage du PIB (13 % du PIB actuellement), la réforme du barème fiscal (le gouvernement tunisien a augmenté les impôts de 7 % en 2024 et de 8 % en 2025) et la réforme de la gouvernance des entreprises publiques.</p>



<p>Je suis convaincu que le président Kaïs Saïed peut saisir cette nouvelle approche du FMI comme une opportunité pour conclure un nouvel accord de partenariat, assorti d’un soutien financier de 2,5 milliards de dollars sur sept ans. Cet accord permettrait de sortir l’économie tunisienne de la stagflation et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs locaux et étrangers, les incitant à revenir investir en Tunisie et à créer des milliers d&#8217;emplois pour les 650 000 Tunisiens sans emploi.</p>



<p><em>* Expert financier basé à Johannesburg.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TF6vSQv203"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/embed/#?secret=qeyrFCEWXp#?secret=TF6vSQv203" data-secret="TF6vSQv203" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/">Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Cash en Tunisie &#124; Et si le problème était la banque ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[cash]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Meriam Jerbi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Naamen Bouhamed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour un petit artisan ou un commerçant du souk en Tunisie, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/cash-en-tunisie-et-si-le-probleme-etait-la-banque/">Cash en Tunisie | Et si le problème était la banque ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article est une réponse qui se veut «constructive» à celui de l’économise Moktar Lamari publié hier par Kapitalis, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</a>. L’auteur y plaide pour une lecture économique réaliste du cash, bouc émissaire ou solution de survie ?</em></strong></p>



<p><strong>Naamen Bouhamed *</strong></p>



<span id="more-18614723"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg" alt="" class="wp-image-18614746" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>En réponse à l’article de Moktar Lamari ainsi qu’aux analyses de l’étude réalisée par Meriam Jerbi et ses collègues qu’il cite, force est de constater que celle-ci, bien que documentée, oublie une question essentielle : pourquoi le cash reste-t-il une composante centrale de l’économie tunisienne ?</p>



<p>Ce n’est pas par hasard, ni par <em>«préférence pour l’ombre»</em>. C’est parce que, face à un système bancaire défaillant, le cash est devenu une solution de flexibilité, voire de survie.</p>



<p><strong>1. Le cash comme libérateur face à une bureaucratie bancaire paralysante</strong></p>



<p>L’article dépeint le <em>«cash-cache»</em> comme un fléau qui étiole l’économie. Mais renversons la perspective : et si le cash était la preuve que la banque a échoué ?</p>



<p>Pour un commerçant ou un artisan tunisien, le système bancaire formel rime avec lenteur administrative (des semaines pour ouvrir un compte ou obtenir un transfert), frais cachés (des commissions qui grignotent les marges) et traçabilité intrusive (chaque transaction peut devenir un motif de contrôle fiscal).</p>



<p>À l’inverse, le cash offre une transaction instantanée, sans commission, sans justification immédiate. Pour un petit artisan ou un commerçant du souk, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.</p>



<p>Rappelons que plus de 85 % de l’économie tunisienne repose sur des micros et petites entreprises.</p>



<p><strong>2. Le cash permet d’investir quand la banque dit «non»</strong>: </p>



<p>L’étude note que la politique monétaire (taux directeur) n’affecte pas l’informel. C’est vrai… et c’est justement sa force.</p>



<p>Quand la Banque centrale augmente ses taux, elle asphyxie l’investissement formel : les crédits deviennent hors de prix. L’investisseur intelligent va alors chercher du cash dans le circuit informel : épargne familiale, prêts informels, revenus non déclarés.</p>



<p>Grâce au cash, il peut financer un projet sans audit bancaire intrusif, payer des fournisseurs à des prix négociés (avec ou sans TVA), et saisir une opportunité en quelques heures, là où une banque mettrait des jours ou des semaines.</p>



<p>Le cash est le <em><u>«private equity»</u></em> du petit investisseur tunisien. Il pallie les défaillances d’un système bancaire incapable de financer l’économie réelle et réactive.</p>



<p><strong>3. Un ratio M0/M2 élevé : un référendum contre la banque, pas un choix de l’ombre</strong>:</p>



<p>L’article parle de <em>«crise de confiance»</em> et de <em>«vote silencieux»</em>. C’est exact. Mais les Tunisiens ne fuient pas la banque par amour du billet. Ils la fuient par peur et lassitude : peur d’un gel administratif pour une anomalie fiscale mineure&nbsp;et des contrôles fiscaux faciles sur l’argent bancarisé&nbsp;; et lassitude des procédures kafkaïennes pour retirer ou déposer des sommes importantes.</p>



<p>Pour un artisan ou une petite entreprise, le cash sous le matelas est plus accessible et moins risqué (administrativement) que de l’argent coincé dans une banque aux règles absurdes ou complexes.</p>



<p>L’étude elle-même admet que l’informel <em>«compense le chômage»</em> et <em>«absorbe les chocs»</em>. C’est une fonction sociale et économique que la banque formelle ne remplit pas.</p>



<p><strong>4. La «spirale infernale» vue par l’article est, en réalité, un «cercle vertueux de survie»&nbsp;:</strong></p>



<p>L’article décrit une boucle : informel → cash → affaiblissement de la politique monétaire. Mais du point de vue microéconomique, l’informel crée des revenus (même non imposés). Ces revenus en cash circulent et financent dépenses et petits investissements. Et ce circuit parallèle maintient une activité que l’État et les banques ont abandonnée.</p>



<p>Prenons un exemple : un Tunisien veut ouvrir un petit atelier de confection. Sans garanties, la banque refuse le prêt. Il économise en cash, achète ses machines d’occasion en cash (moins cher), paie ses premières employées en cash. Grâce au cash, son investissement devient possible. La banque, elle, n’aurait rien financé.</p>



<p><strong>5. L’Europe du Sud l’a fait avant nous – et elle s’en est mieux portée&nbsp;:</strong></p>



<p>L’Italie des années 1990 est un exemple frappant. Face à un taux élevé de non-déclaration dans le secteur des machines-outils, les autorités italiennes n’ont pas brutalisé l’informel. Elles ont proposé un deal pragmatique : <em>«Sur six machines que vous utilisez, vous en déclarez quatre. En échange, vous augmentez un peu vos déclarations fiscales globales.»</em></p>



<p>Résultat : les recettes fiscales ont augmenté (mieux vaut 4 machines déclarées que 0), l’industrie a survécu, et l’Italie a rejoint l’euro sans effondrement. Ce n’est pas de la fraude. C’est du réalisme économique de transition.</p>



<p>La Tunisie peut-elle s’en inspirer ? Oui, si elle cesse de vouloir traquer chaque billet et commence à composer avec son tissu économique réel.</p>



<p><strong>6. Le vrai problème n’est pas le cash, c’est la faible valeur ajoutée&nbsp;:</strong></p>



<p>Depuis des décennies, on vend la Tunisie comme une destination à bas coût de main-d’œuvre. Résultat : des investissements à faible valeur ajoutée, des chaînes d’assemblage, de la sous-traitance fragile.</p>



<p>Pourtant, la Tunisie possède les meilleurs ingénieurs d’Afrique et du monde arabe. Ce capital humain exceptionnel est sous-employé car on ne lui propose que des salaires de misère et des banques qui ne financent pas ses projets.</p>



<p>Si l’État changeait de logiciel – en attirant des investissements à forte valeur ajoutée (technologie, numérique, R&amp;D) – les revenus augmenteraient mécaniquement. Plus de valeur ajoutée = plus de gains = plus de recettes fiscales, sans avoir à traquer chaque dinar cash.</p>



<p><strong>7. Propositions concrètes pour un mix économique tunisien&nbsp;:</strong></p>



<p>Voici ce qu’il faudrait faire, selon cette contre-analyse à partir d’exemples ayant réussie ailleurs :</p>



<p><strong>&#8211; </strong><em>légaliser et encadrer intelligemment une partie du cash&nbsp;:</em> comme en Italie ou au Portugal, autoriser des seuils de transactions en cash plus élevés pour les petites entreprises, en contrepartie d’une déclaration forfaitaire simplifiée et un taux d’imposition forfaitaire de 15-20% comme en Irlande&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; </strong><em>mettre en place des «deals de transition» sectoriels&nbsp;:</em> dans le textile, l’artisanat, la petite métallurgie, proposer des taux de déclaration négociés (ex. 70 % du réel) pendant 3 à 5 ans&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; </strong><em>créer un guichet bancaire «cash-friendly»</em>&nbsp;: la Banque Postale dédiée aux micros et petits investisseurs pourrait accepter des justificatifs allégés&nbsp;;</p>



<p><strong><em>&#8211; </em></strong><em>changer la stratégie d’investissement&nbsp;</em>: arrêter de vendre la Tunisie comme <em>«low cost»</em>, et vendre les compétences, les ingénieurs, la stabilité relative, la proximité européenne.</p>



<p><strong>Le cash n’est pas l’ennemi, c’est un signal d’alarme&nbsp;:</strong></p>



<p>L’étude de Mme Jerbi et collègues et l’article de M. Lamari ont le mérite d’alerter sur les dérives. Mais leur conclusion est trop moralisatrice et trop orthodoxe.</p>



<p>La Tunisie n’est pas la Suisse. Elle ne deviendra pas propre en réprimant le cash. Elle deviendra plus forte en composant avec sa réalité – comme l’ont fait l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres.</p>



<p>Le mix économique, avec une part assumée et régulée d’informel transitoire, n’est pas une honte. C’est une méthode. Et si l’État accepte de ne pas vouloir tout contrôler du jour au lendemain, il y gagnera en recettes, en paix sociale et en attractivité.</p>



<p>Le vrai débat n’est pas cash ou pas cash. Il est : quel État, quelle banque, quelle stratégie industrielle pour accompagner ceux qui créent de la richesse réelle, billet par billet ?</p>



<p><em>* Consultant international.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8a9nANSvbM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/">Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=ro8gGe1Bxk#?secret=8a9nANSvbM" data-secret="8a9nANSvbM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Le cœur du monde’’ de Horia Badescu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Horia Badescu]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Max Tixier]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Norin]]></category>
		<category><![CDATA[poète roumain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Horia Badescu est poète, essayiste, journaliste, universitaire et diplomate roumain, auteur d’une trentaine d’ouvrages. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/le-poeme-du-dimanche-le-coeur-du-monde-de-horia-badescu/">Le poème du dimanche | ‘‘Le cœur du monde’’ de Horia Badescu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Né en 1943, à Aref-sur-Arges (Roumanie), Horia Badescu est poète, essayiste, journaliste, universitaire et diplomate.</strong></p>



<span id="more-18604920"></span>



<p>Lauréat de l’Académie roumaine et de plusieurs prix littéraires, dont, le Prix européen de poésie francophone, «Léopold Sedar Senghor». Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages parus en Roumanie et dans divers pays.</p>



<p>Ecrit en roumain et en français. Traduite en différentes langues, sa poésie <em>«répond à une nécessité vitale, elle ne chante pas pour séduire mais pour sauver. Elle constitue un exercice de survie.»</em> (Jean-Max Tixier), Horia Badesc<em>u «…n</em><em>ous précède en nos déserts et relève les repères.»</em> &nbsp;(Luc Norin)</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong><strong></strong></p>



<p><em>Des automnes, des hivers ont passé,</em></p>



<p><em>chaque fois et depuis toujours illusoires</em></p>



<p><em>et pourtant si réels,</em></p>



<p><em>tel l’air du soir avant qu’il commence à neiger.</em></p>



<p><em>Sur l’arête des heures, sur leur fil édenté,</em></p>



<p><em>des paroles qui glissent au-dessus</em></p>



<p><em>du clavier égaré du premier instant.</em></p>



<p><em>Les jours cueilleront dans leurs corbeilles la fournaise,</em></p>



<p><em>mais restera tout entière la lumière insatiable qui coule</em></p>



<p><em>de l’œil céleste,</em></p>



<p><em>et rien de ce qui t’est destiné ne changera,</em></p>



<p><em>et rien ne pourra emporter ce qui doit rester</em></p>



<p><em>après toi :</em></p>



<p><em>un rai,</em></p>



<p><em>le murmure d’un chant</em></p>



<p><em>tel le susurrement amoureux de l’herbe,</em></p>



<p><em>une traînée de sang qui monte du cœur insatiable</em></p>



<p><em>du monde,</em></p>



<p><em>un signe pour le retour</em></p>



<p><em>quand l’horizon plonge dans les eaux,</em></p>



<p><em>et seule la sirène du bateau perpétue à jamais</em></p>



<p><em>la respiration éternelle</em></p>



<p><em>de la mer.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Celui qui reste debout’’, Editions Pétra, Paris, 2021.</em></strong></p>



<p class="has-text-align-right"><em>(Remerciements à l’auteur)</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/le-poeme-du-dimanche-le-coeur-du-monde-de-horia-badescu/">Le poème du dimanche | ‘‘Le cœur du monde’’ de Horia Badescu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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