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	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël a livré des systèmes d’armement avancés aux Émirats arabes unis afin de l’aider à se défendre contre l'Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La lune de miel ne fait que durer entre Tel Aviv et Abou Dhabi. Durant la guerre israélo-américaine contre l&rsquo;Iran, les Émirats arabes unis -qui symbolisent le contre-projet et l’antithèse de la République islamique- ont été le pays du Golfe qui a le plus subi des attaques de missiles et de drones iraniens mais Israël n’a pas tardé à fournir à son meilleur ami du monde arabe des lasers de pointe et des systèmes de défense sophistiqués pour contrer les attaques de l’Iran. Plusieurs dizaines de militaires israéliens chargés de l’exploitation de ce matériel ont été également déployés. Aujourd’hui, les Émiratis ne tarissent pas d’éloge sur leurs amis israéliens et accusent les pays arabes de ne pas les avoir défendus.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18732719"></span>



<p>Le <em><a href="https://www.ft.com/content/6247449b-5a73-47a8-8cd4-c8ef295e6776?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em> a révélé qu’Israël a livré des systèmes d’armement avancés, dont un système laser sophistiqué, aux Émirats arabes unis afin d’aider cet État du Golfe à se défendre contre les violentes attaques de missiles et de drones iraniens. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’importance d’être un ami d’Israël</h2>



<p>Ce déploiement constitue l’un des premiers exemples de coopération significative en matière de défense entre les deux pays, qui n’entretenaient pas de relations diplomatiques officielles avant les accords d’Abraham de 2020, négociés par le président américain Donald Trump. Selon un responsable régional, cela démontre <em>«l’importance d’être un ami d’Israël»</em>.</p>



<p>D&rsquo;après deux sources proches du dossier, Israël a rapidement déployé un système de surveillance léger, le Spectro, qui a permis aux Émirats de détecter les drones entrants, notamment les drones Shahed, jusqu’à une distance de 20 kilomètres.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xmJoaZ4Wvd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=opGxmEq1MX#?secret=xmJoaZ4Wvd" data-secret="xmJoaZ4Wvd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Israël a également livré une version du système de défense laser Iron Beam, selon une source proche du dossier et une autre informée des préparatifs d’activation du système.</p>



<p>Ce laser, capable de détruire les missiles à courte portée ainsi que les drones, a été utilisé pour la première fois par Israël en début d’année pour se défendre contre les projectiles tirés par le Hezbollah depuis le Liban. Le déploiement des systèmes Iron Beam et Spectro aux Émirats n’avait pas été divulgué auparavant.</p>



<p>Ces deux armes, considérées comme défensives, sont venues compléter le système Iron Dome (Dôme de fer), également déployé aux Émirats, accompagné de plusieurs dizaines de militaires israéliens chargés de son exploitation, selon des sources proches du dossier. Axios a été le premier média à révéler le déploiement d’Iron Dome.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des militaires israéliens aux Emirats</h2>



<p>Un système d’armes supplémentaire a également été déployé dans cet État du Golfe, ainsi que des renforts militaires israéliens, a indiqué une source informée. <em>«Il y a un nombre important de soldats sur le terrain»</em>, a ajouté cette source.</p>



<p>Sollicités par le <em>FT</em>, Elbit Systems, fabricant du système Spectro, et Rafael Advanced Defense Systems, principal concepteur du système Iron Beam, ont refusé de commenter. Le ministère israélien de la Défense s’est également refusé à tout commentaire et les Émirats n’ont pas répondu à notre demande de commentaires.</p>



<p>Israël a également partagé des renseignements substantiels et opportuns concernant les préparatifs d’une attaque de missiles à courte portée menée depuis l’ouest de l&rsquo;Iran contre les Émirats. Cet État arabe a subi de plein fouet la contre-attaque iranienne lors de la guerre conjointe américano-israélienne contre la République islamique.</p>



<p>L’Iran a lancé plus de 500 missiles balistiques et 2 000 drones sur les Émirats.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nP0TyShrkn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/17/la-normalisation-entre-les-emirats-et-israel-saccelere/">La normalisation entre les Émirats et Israël s&rsquo;accélère</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La normalisation entre les Émirats et Israël s&rsquo;accélère » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/17/la-normalisation-entre-les-emirats-et-israel-saccelere/embed/#?secret=zxzFYVwRkA#?secret=nP0TyShrkn" data-secret="nP0TyShrkn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La grande majorité de ces projectiles ont été interceptés grâce au déploiement par les Émirats de plusieurs systèmes de défense aérienne, dont du matériel de fabrication israélienne, pour contrer les tirs iraniens.</p>



<p>Pour rester compétitive, l&rsquo;armée israélienne a récupéré des armes encore au stade de prototype ou non encore pleinement intégrées à ses systèmes radar, <em>«les sortant des stocks et les donnant aux Émiratis»</em>, selon une source proche du dossier. <em>«Nous leur avons confié nos secrets les mieux gardés»</em>, a déclaré une troisième personne informée de la situation.</p>



<p>Les accords d’Abraham ont normalisé les relations entre Israël et quatre États arabes, dont les Émirats. Israël a développé des liens économiques et militaires croissants avec les Émirats, après leur avoir vendu les systèmes de défense aérienne Barak et Spyder.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Émirats, cible prioritaire pour l’Iran</h2>



<p>Cependant, la guerre qui a suivi l’attaque conjointe américano-israélienne contre l’Iran en février a constitué le premier test majeur et prolongé de l’alliance israélo-émiratie, et les frappes de représailles ont incité Israël à transférer des systèmes de pointe à l’État du Golfe.</p>



<p>Alors qu’Abou Dhabi critique les institutions arabes et islamiques pour ce qu’il considère comme une réponse timide à l’agression iranienne, le pays a clairement indiqué qu’il allait désormais approfondir ses liens avec les États-Unis et Israël.</p>



<p>Un responsable occidental a déclaré que les Émirats étaient une cible prioritaire pour l’Iran, notamment en raison de leur <em>«enthousiasme»</em> à adhérer aux accords d’Abraham.</p>



<p>Les représailles iraniennes dans toute la région, qui ont impliqué des essaims de drones et plusieurs milliers de missiles, ont épuisé les stocks de missiles intercepteurs coûteux des États-Unis, d’Israël et des États du Golfe, dont certains coûtent des millions de dollars et nécessitent des mois de production.</p>



<p>Le Centre d’études stratégiques et internationales (The Center for Strategic and International Studies, CSIS) a estimé qu’au moment où l’Iran et les États-Unis ont convenu d’un cessez-le-feu temporaire, l’armée américaine avait déjà épuisé la moitié de son stock de missiles Thaad et Patriot, les missiles intercepteurs les plus performants de son arsenal.</p>



<p>Cette situation a engendré une demande pour des systèmes d’interception mobiles et peu coûteux, notamment des systèmes développés par l’Ukraine pour contrer les drones de fabrication russe inspirés des drones Shahed iraniens, déployés dans plusieurs pays.</p>



<p>Les drones Shahed se sont révélés difficiles à détecter à l&rsquo;approche de leurs cibles en raison de leur petite taille et de leur faible signature thermique. Les Émirats étudient actuellement un projet de conversion de leur stock existant de milliers de missiles Sidewinder aéroportés en une version terrestre.</p>



<p>Cette conversion permettrait aux Émirats de remplacer le système de guidage thermique des Sidewinder par un système de guidage laser passif, qui fonctionnerait conjointement avec le système de surveillance Spectro d’Elbit pour identifier et intercepter les drones Shahed.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VeILaNFJU7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=XRadNfhdkw#?secret=VeILaNFJU7" data-secret="VeILaNFJU7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>La guerre des détroits &#124; Quand l’économie dicte le destin du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ormuz, Suez, Dardanelles, Panama : autant de points névralgiques où se concentre une nouvelle forme de conflictualité permanente. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/la-guerre-des-detroits-quand-leconomie-dicte-le-destin-du-monde/">La guerre des détroits | Quand l’économie dicte le destin du monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ormuz, Suez, Dardanelles, Panama : autant de points névralgiques où se concentre une nouvelle forme de conflictualité, diffuse, permanente, souvent invisible. Ici, la guerre ne se déclare plus toujours. Elle s’insinue.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-18732518"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg" alt="" class="wp-image-18218829" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il aura fallu des décennies de conflits meurtriers, de guerres idéologiques et territoriales, pour que s’impose une évidence désormais difficile à ignorer : les affrontements contemporains ne se jouent plus d’abord pour des terres ou des idées, mais pour le contrôle des flux économiques vitaux. Nulle part cette mutation n’apparaît avec autant de force que dans les détroits stratégiques, ces passages étroits par lesquels transite une part décisive du commerce mondial. </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NXR4W0w7Ou"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/embed/#?secret=iQ2YudbvMS#?secret=NXR4W0w7Ou" data-secret="NXR4W0w7Ou" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ormuz : la guerre sans déclaration (depuis les années 1980)</h2>



<p>Le détroit d’Ormuz est aujourd’hui l’épicentre de cette géopolitique des flux. Par ce couloir maritime transite environ un tiers du pétrole mondial.</p>



<p>Déjà, entre, 1984 et 1988, lors de la guerre Iran-Irak, la région devient le théâtre de la <em>«guerre des pétroliers» </em>: attaques de navires, mines maritimes, frappes indirectes. L’objectif n’est plus seulement militaire, il est économique : asphyxier l’adversaire en frappant ses exportations.</p>



<p>Depuis, chaque montée de tension entre les États-Unis et l’Iran réactive cette menace. Et il suffit d’une déclaration, d’un incident, d’un navire arraisonné pour que les marchés mondiaux vacillent.</p>



<p>À Ormuz, la guerre est devenue une hypothèse permanente. Une arme psychologique autant que stratégique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KegTHXAmHO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/31/suez-1956-nasser-un-patriote-egyptien-antibritannique-entre-americains-et-russes/">‘‘Suez 1956’’ : Nasser, un patriote égyptien antibritannique, entre Américains et Russes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Suez 1956’’ : Nasser, un patriote égyptien antibritannique, entre Américains et Russes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/31/suez-1956-nasser-un-patriote-egyptien-antibritannique-entre-americains-et-russes/embed/#?secret=Q3O9vUFQNk#?secret=KegTHXAmHO" data-secret="KegTHXAmHO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Suez : 1956, quand un canal déclenche une guerre</h2>



<p>Le canal de Suez, ouvert en 1869, a très tôt incarné la centralité des routes commerciales. Mais c’est en&nbsp;1956 que sa dimension géopolitique éclate au grand jour.</p>



<p>Lorsque&nbsp;Gamal Abdel Nasser nationalise le canal, la réaction est immédiate : la France, le Royaume-Uni et Israël lancent une attaque militaire.</p>



<p>Ce conflit, bref mais décisif, révèle une vérité fondamentale : on peut faire la guerre non pour conquérir un territoire, mais pour contrôler un passage.</p>



<p>Suez marque aussi un tournant : la fin de l’ordre colonial classique et l’émergence d’un monde où les infrastructures économiques deviennent des enjeux de puissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dardanelles : des empires à la 1ère Guerre mondiale (XIX<sup>e</sup> siècle-1915)</h2>



<p>Bien avant Ormuz et Suez, le détroit des Dardanelles était déjà au cœur des rivalités internationales.</p>



<p>Tout au long du XIX<sup>e</sup> siècle, dans le cadre de la <em>«question d’Orient»</em>, les grandes puissances, notamment la Russie&nbsp; cherchent à contrôler cet accès stratégique entre la mer Noire et la Méditerranée.</p>



<p>Le point culminant survient en 1915, avec la bataille de Gallipoli pendant la Première Guerre mondiale. L’objectif des Alliés : forcer le passage pour ravitailler la Russie et affaiblir l’Empire ottoman.</p>



<p>L’échec est sanglant. Mais la leçon est claire : maîtriser un détroit, c’est peser sur l’équilibre du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Panama : un détroit artificiel au service de la puissance (1903-1999)</h2>



<p>Le canal de Panama, inauguré en 1914, introduit une nouvelle dimension : celle d’un passage entièrement construit comme outil stratégique.</p>



<p>Dès 1903, les États-Unis prennent le contrôle de la zone du canal, qu’ils conserveront jusqu’en 1999. Pendant près d’un siècle, ils y exercent une domination qui leur permet de structurer les échanges maritimes mondiaux selon leurs intérêts.</p>



<p>Ici, la géographie n’est plus seulement subie, elle est façonnée.</p>



<p>Le détroit devient une création politique au service de l’économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mutation du conflit : de la guerre totale à la guerre des flux</h2>



<p>Ces exemples, éloignés dans le temps et l’espace, obéissent pourtant à une même logique.</p>



<p>Ce qui se joue dans les détroits, ce n’est pas seulement la sécurité régionale. C’est le contrôle des circulations : pétrole, marchandises, énergie, données.</p>



<p>La célèbre formule de Clausewitz&nbsp;: <em>«la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens»</em> semble aujourd’hui dépassée. Nous assistons à un renversement :la guerre devient la continuation de l’économie par d’autres moyens.</p>



<p>Sanctions, blocus implicites, pressions sur les routes maritimes, démonstrations navales : autant de formes de coercition qui évitent l’affrontement direct tout en produisant des effets globaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre silencieuse, aux conséquences bien réelles</h2>



<p>Cette <em>«guerre des détroits»</em> présente une caractéristique inquiétante : elle est souvent invisible.&nbsp;Pas de front clairement défini, Pas de déclaration officielle, Mais des effets immédiats : inflation, pénuries, instabilité énergétique</p>



<p>Elle mobilise moins des armées que des marchés, des compagnies d’assurance, des chaînes logistiques.</p>



<p>Et surtout, elle affecte des populations entières, sans qu’elles soient jamais considérées comme des acteurs du conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mise à nu du monde contemporain</h2>



<p>Ce que révèle cette géopolitique des détroits, c’est une transformation profonde de l’ordre international.</p>



<p>L’économie n’est plus un simple domaine de gestion. Elle est devenue un champ de bataille.</p>



<p>Dans cet espace, la morale pèse peu face aux impératifs de puissance. Les décisions se prennent loin des peuples, mais leurs conséquences se diffusent partout.</p>



<p>Le contrôle d’un détroit n’est plus seulement stratégique. Il est systémique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui contrôle les flux contrôle le monde&nbsp;?</h2>



<p>Dans ce nouvel âge des conflits, la question n’est plus seulement : qui gagne la guerre ? Mais plutôt :&nbsp;qui contrôle les flux vitaux du monde ?</p>



<p>Face à ces vulnérabilités, les grandes puissances sont sur tous les fronts : Les États-Unis patrouillent le Golfe et la mer de Chine.&nbsp; La Chine construit bases et routes alternatives. L’Iran transforme Ormuz en levier stratégique.<br>Tant que ces flux resteront concentrés entre quelques acteurs, le reste du globe continuera de vivre sous une pression constante, silencieuse, diffuse, mais implacable.</p>



<p>Une paix en apparence. Une guerre en réalité. La guerre des détroits.</p>



<p>Dans tout cela, la Tunisie, carrefour méditerranéen sans maîtrise des flux, subit plus qu’elle ne décide, exposée aux chocs d’un monde dont elle ne contrôle ni les routes ni les règles.</p>



<p><em>* Historien.  </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/la-guerre-des-detroits-quand-leconomie-dicte-le-destin-du-monde/">La guerre des détroits | Quand l’économie dicte le destin du monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moëz Majed &#124; «La mémoire cimente notre être»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/moez-majed-la-memoire-cimente-notre-etre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 06:58:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Louati]]></category>
		<category><![CDATA[Jaafar Majed]]></category>
		<category><![CDATA[Lorand Gaspar]]></category>
		<category><![CDATA[Moëz Majed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec Moëz Majed, auteur d’un premier roman intitulé ‘‘Lorand Gaspar vient de mourir’’, où il est essentiellement question de poésie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/moez-majed-la-memoire-cimente-notre-etre/">Moëz Majed | «La mémoire cimente notre être»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors de la 40<sup>e</sup> édition de la Foire internationale du livre de Tunis, qui s’est achevée le weekend dernier, la jeune maison d’édition Hkeyet a organisé une présentation-dédicace avec le poète Moëz Majed, auteur d’un premier roman intitulé ‘‘Lorand Gaspar vient de mourir’’, où il est essentiellement question de poésie.</em></strong></p>



<p><strong>Amel Bouslama</strong></p>



<span id="more-18732621"></span>



<p>En lisant ce captivant ouvrage, on constate qu’il n’est pas un roman comme on en connaît, ni un essai, ni un recueil de poèmes. En vérité, il s’agit d’un récit construit comme un roman à partir de fragments de vie où la part de l’essai est dosée avec celle accordée à la poésie. Des stations de la vie de Moëz Majed qui est lui-même poète, alternent avec celles du poète et chirurgien Lorand Gaspar. Il y associe une réflexion sur son expérience personnelle de la traduction de la poésie et sur la poésie telle qu’il la pratique lui-même.</p>



<p>Jalonné par quelques vers de Lorand Gaspar, le récit traite du parcours de ce Français d’origine hongroise ayant vécu à Bethléem puis à Sidi Bou Saïd et enfin à Paris. Ce n’est pas une étude sur la poésie minérale de ce poète qui est présentée, mais ce qu’il avait été sur le plan humain.</p>



<p>Le livre est construit en tenant compte des trois axes de la mémoire, du lieu et du temps. Trois notions sur lesquelles Moëz Majed affirme avoir fondé son propre langage poétique. Ce que le temps, la mémoire et le lieu gardent comme traces sur les êtres humains est capté par une plume sensible à l’âme et à l’expression humaines&nbsp;; d&rsquo;où cette évocation admirative, presque obsessionnelle du personnage de Lorand Gaspar. Ce dernier était un être discret, silencieux et mystérieux, avait captivé Majed dès sa jeunesse sans que celui-ci ne puisse l’aborder. C&rsquo;est par l&rsquo;écriture et le fait d’avoir passé trois ans à faire des interviews et à collecter des informations sur sa trajectoire que la biographie de Lorand Gaspar s’est construite comme quête de soi en l’autre.</p>



<p>Moëz Majed dépeint un univers peuplé de figures culturelles, où des liens vivants sont révélés par le <em>«hasard objectif»</em> des destinées humaines.</p>



<p>En plus de la figure de son père, le célèbre poète tunisien Jaafar Majed, le récit est peuplé par l’évocation de diverses personnalités littéraires et artistiques&nbsp;: Ali Louati, Saint-John Perse, Rainer Maria Rilke, Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Richard Dindo, des amis poètes turcs, espagnols, français, coréens… Comme dans un roman, le texte est nourri de scènes fictives, d’évènements réels et même d’intrigues.</p>



<p><em>‘‘Lorand Gaspar vient de mourir’’ </em>est agréable à lire en raison d&rsquo;une écriture aérée, d’un style fluide et proche du lecteur. On réalise au fil des cent soixante-dix pages qu’on est en compagnie d&rsquo;un poète qui se raconte tout en cheminant sur les traces d’autres poètes, en somme <em>«une quête de soi en l’autre et de l’autre en soi»</em>, comme le dit si bien Moëz Majed lors de la rencontre de la Foire du Livre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vZk2CS324x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/31/moez-majed-sur-les-pas-de-lorand-gaspar-le-poete-et-son-double/">Moëz Majed sur les pas de Lorand Gaspar | Le poète et son double</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moëz Majed sur les pas de Lorand Gaspar | Le poète et son double » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/31/moez-majed-sur-les-pas-de-lorand-gaspar-le-poete-et-son-double/embed/#?secret=nnFLG9Xoz0#?secret=vZk2CS324x" data-secret="vZk2CS324x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Wagner]]></category>
		<category><![CDATA[Youssou N’Dour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2012, le Mali vit au rythme de l’insurrection des Touaregs du Front de libération de l’Azawad et le JNIM, lié à Al-Qaïda.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/">La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Depuis 2012, le Mali vit au rythme de l’insurrection menée par les Touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda. En 2020, des officiers soutenus par la Russie ont mené un coup d’État contre le pouvoir civil de Ibrahim Boubacar Keïta estimant que ce pouvoir soutenu par la France a échoué dans la lutte contre l’alliance des séparatistes et des djihadistes. Cependant, depuis six ans, la junte militaire qui a fait appel à Wagner -remplacé depuis par Africa Corps, un autre groupe paramilitaire russe- a elle-même complètement échoué et la situation n’a fait que se dégrader. </em></strong><em>(Photo : Monument à la gloire de l&rsquo;armée malienne à Bamako. AFP/Getty).</em> </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18725773"></span>



<p>Dans une enquête sur la situation au Mali, <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/apr/30/mali-bamako-violence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> évoque le <em>«Grand Bal de Bamako»</em>, nom donné par les organisateurs à la soirée du samedi 25 avril 2026 à l’Hôtel de l’Amitié, dans la capitale malienne, qui devait faire la une des journaux du pays.</p>



<p>De nombreux sponsors, dont Orange Mali, filiale locale de l’opérateur français, avaient financé l’événement. Les organisateurs espéraient qu’il démontrerait la capacité du Mali à organiser de grands événements malgré une crise sécuritaire qui sévit sur plusieurs fronts. La veille du concert, un convoi de voitures est venu chercher la tête d’affiche, le chanteur sénégalais Youssou N’Dour, lauréat d’un Grammy Award, à l’aéroport international Modibo Keita.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Combats entre insurgés et forces de sécurité</h2>



<p>Finalement, N’Dour, l’une des voix les plus célèbres du continent, n’a pas pu se produire. Avant le début du concert, les invités se sont levés des tables nappées de blanc et ont quitté les lieux, après avoir appris que la junte au pouvoir avait imposé un couvre-feu de 72 heures dans toute la ville.</p>



<p><em>«Nous sommes confrontés à une situation qui nous échappe»</em>, a déclaré l’organisateur principal. Abdoulaye Guitteye a déclaré sur scène : <em>«Nous avons vraiment fait de notre mieux, nous avons essayé»</em>.</p>



<p>Le couvre-feu a été instauré en réponse à une attaque coordonnée contre plusieurs villes maliennes, menée par une alliance improbable de djihadistes et de séparatistes.</p>



<p>À Bamako, les habitants se sont réveillés à l’aube au son des tirs, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda, ayant pris pour cible l’aéroport par lequel N’Dour était arrivé. Selon certaines sources, la junte aurait accordé une autorisation spéciale pour la réouverture temporaire de l’aéroport afin que le chanteur puisse rejoindre Dakar.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6iJ30LAp57"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/embed/#?secret=SrOXVq46Jq#?secret=6iJ30LAp57" data-secret="6iJ30LAp57" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un kamikaze tue le ministre de la Défense</h2>



<p>À Kati, ville de garnison hautement sécurisée située à seulement 15 kilomètres de Bamako, de violents combats ont éclaté entre insurgés et forces de sécurité devant la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara. Un kamikaze a ensuite lancé une voiture piégée contre la propriété, tuant Camara et plusieurs membres de sa famille.</p>



<p>Depuis 2012, le Mali est confronté à une grave crise sécuritaire, alimentée notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des bandes criminelles locales et des groupes indépendantistes. Le JNIM a imposé un blocus de carburant sévère à Bamako l’année dernière mais celui-ci s’était allégé dans la période précédant les attaques du samedi 25 avril.</p>



<p>Camara était une figure clé de la junte et un russophone considéré comme l’artisan du rapprochement de la junte avec la Russie, en particulier son accord avec le groupe de mercenaires Wagner –qui s’est ensuite transformé en Africa Corps, contrôlé par le Kremlin– pour assurer la protection du régime et un soutien à la lutte contre l’insurrection.</p>



<p>À l’instar de ses voisins, le Burkina Faso et le Niger, le Mali avait expulsé les forces françaises et américaines après le coup d’État qui a porté la junte au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il y a forcément des complices</h2>



<p>Les théories du complot se répandent librement : certains affirment que les djihadistes disposaient de sources proches de Camara qui les ont aidés à pénétrer dans son complexe lourdement gardé. <em>«Les militaires eux-mêmes admettent qu’il y avait forcément des complices»</em>, a déclaré au <em>Guardian</em> un consultant basé à Bamako, sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Des attaques simultanées ont eu lieu dans des villes et des villages de tout le pays, notamment à Gao, Mopti, Sévaré et Bourem.</p>



<p>À Kidal, ancien bastion séparatiste près de la frontière avec le sud de l’Algérie, l’armée malienne et l’Africa Corps ont été submergées par les combattants. Les autorités algériennes auraient aidé les troupes à négocier leur retrait de la ville.</p>



<p>Ces attaques –les plus importantes perpétrées dans le pays depuis près de 15 ans– marquent une nouvelle escalade d’un conflit qui a débuté en 2012.</p>



<p>Des Touaregs, se sentant marginalisés depuis l’indépendance du Mali en 1960, ont alors lancé une offensive, aidés par des armes récupérées après la chute du régime Kadhafi en Libye. Des extrémistes du nord ont ensuite instrumentalisé le soulèvement et l’ont amplifié à tel point que les interventions de l’armée française et d’une force de maintien de la paix de l’Onu n’ont pas permis de rétablir l’ordre.</p>



<p>Ce conflit a également conduit à trois coups d’État successifs dont celui de mai 2021 qui a porté Assimi Goïta à la tête de l’État. Quelques années plus tard, il a retiré le Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en même temps que ses homologues chefs de junte au Burkina Faso et au Niger.</p>



<p>Goïta est resté introuvable, alimentant les spéculations : les rebelles auraient-ils déjoué les plans des mercenaires turcs qui le protégeaient ? Ou bien aurait-il été destitué par ses complices putschistes ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Russes à la manœuvre</h2>



<p>Mardi après-midi, Goïta a démenti les rumeurs en réapparaissant sur une photo le montrant en compagnie de l’ambassadeur de Russie, photo publiée par la présidence malienne sur X. Il s’est ensuite adressé à la nation, déclarant : <em>«Le plan meurtrier de l’ennemi a été déjoué»</em>. <em>«Ces attaques ne sont pas des incidents isolés mais s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation conçu et mis en œuvre par des groupes terroristes et des commanditaires, tant extérieurs qu’intérieurs, qui leur fournissent renseignements et soutien logistique»</em>, a-t-il déclaré, reprenant le discours du ministère de la Défense russe, qui affirmait, sans preuve, avoir déjoué un coup d’État soutenu par les forces occidentales.</p>



<p>Les autorités de Bamako et de Moscou ont confirmé des pertes civiles et militaires, sans toutefois communiquer de chiffres précis. L’armée a également annoncé avoir tué plus de 200 terroristes.</p>



<p>Selon les analystes, les Russes vont désormais se concentrer sur la protection de la capitale et de la présidence. Le consultant basé à Bamako doute que la capitale puisse être prise compte tenu de la supériorité numérique des Russes mais il sait que la menace est omniprésente. <em>«Les djihadistes et les séparatistes connaissent les montagnes et les sentiers mieux que l’armée et se déplacent à moto. Ils maîtrisent la situation. Ils s’y étaient préparés»</em>, explique-t-il.&nbsp;</p>



<p>Tandis que la population poursuit ses activités quotidiennes, la ville reste en état d’alerte maximale. <em>«Ce matin encore, les enfants sont allés à l’école mais la panique règne et beaucoup de gens restent chez eux»</em>, a déclaré le consultant, qui vit dans une banlieue de Bamako et n’a pas quitté son domicile depuis samedi 25 avril.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, des vidéos circulent, montrant des djihadistes exhortant la population, en bambara (la langue la plus parlée du pays), à ne pas quitter la capitale. Une vidéo, accompagnée d’une musique entraînante, semble montrer un combattant en train de taguer les panneaux du gouvernement dans le centre de Kidal, tout en faisant le signe de la paix face à la caméra. <em>The Guardian</em> n’a pas pu vérifier l’authenticité de ces images.</p>



<p>Tout au long de la journée du samedi 25 avril, les organisateurs du concert ont résisté aux appels à l’annulation de l’événement face à l’évolution rapide de la situation sécuritaire, notamment parce que le lieu, situé à quelques rues de l’ambassade de France, est considéré comme l’un des plus sûrs de la capitale.</p>



<p>Cette volonté de maintenir le concert témoigne du désir, partagé par de nombreux habitants de Bamako, de mener une vie aussi normale et dynamique que possible. Cette attitude est encouragée par la junte qui cherche depuis longtemps à projeter une image de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Continuer à vivre malgré tout</h2>



<p>En décembre, alors même que le blocus des carburants bouleversait le quotidien de millions de personnes, une biennale se tenait dans la cité antique de Tombouctou. Et le week-end dernier, des couples ont célébré leurs mariages à Bamako malgré les violences.</p>



<p>Une habitante de Bamako, présente au festival de Tombouctou, a déclaré cette semaine : <em>«Voici ce que je dis aux gens : Soit nous choisissons de vivre, soit nous choisissons de rester terrorisés. Beaucoup ont également écrit sur les réseaux sociaux : Nous ne céderons pas, nous devons résister, nous devons continuer à vivre!»</em>.</p>



<p>Il est à indiquer que les groupes paramilitaires russes qui se sont succédés à savoir Wagner puis Africa Corps afin de soutenir la junte militaire pro-russe ont non seulement échoué à mater l’insurrection menée par l’alliance des séparatistes et des djihadistes mais ont perpétré beaucoup de crimes au nord du Mali comme nous l’avons vu dans un précèdent article intitulé <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali»</a></em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nv3apuA6WP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/">Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/embed/#?secret=u5NBl6bV0M#?secret=nv3apuA6WP" data-secret="nv3apuA6WP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/">La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/lancien-chef-du-mossad-tamir-pardo-a-honte-detre-juif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Apartheid]]></category>
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		<category><![CDATA[colons violents]]></category>
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		<category><![CDATA[Mossad]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Ramir Pardo]]></category>
		<category><![CDATA[Yoni Netanyahu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce qui menace réellement l’existence d’Israël : les colons juifs violents qui sèment la terreur en Cisjordanie et les autorités israéliennes qui les laissent faire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/lancien-chef-du-mossad-tamir-pardo-a-honte-detre-juif/">L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tamir Pardo, qui a consacré sa carrière de directeur du Mossad à contrer les capacités nucléaires de l’Iran, met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement l’existence d’Israël : les colons juifs violents qui sèment la terreur en Cisjordanie et les autorités israéliennes qui les laissent faire.</em></strong></p>



<p><strong>Allison Kaplan Sommer</strong></p>



<span id="more-18725547"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer.jpg" alt="" class="wp-image-18725609" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, ne correspond guère au profil d’un gauchiste radical qui comparerait le comportement d’Israël à celui des nazis allemands et déclarerait avoir <em>«honte d’être juif»</em>.</p>



<p>Vétéran de l’unité d’élite Sayeret Matkal de l’armée israélienne, il a participé à l’opération d’Entebbe aux côtés du frère défunt du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yoni, avant de rejoindre l’agence nationale de renseignement, où il a gravi les échelons pour finalement devenir son chef de 2011 à 2016. Durant cette période, il s’est concentré sur la mission de Netanyahu visant à contrer les capacités nucléaires de l’Iran. Sous la direction de Pardo, plusieurs scientifiques de haut rang à Téhéran ont été ciblés et tués – vraisemblablement par l’agence qu’il dirigeait.</p>



<p>Depuis son départ du Mossad, il est effectivement devenu un critique virulent du premier ministre qu’il a servi, particulièrement en ce qui concerne la question palestinienne, avertissant à maintes reprises dans des entretiens publics que la plus grande menace existentielle pour Israël ne réside pas à Téhéran, mais dans son incapacité à résoudre la question palestinienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, un État d’apartheid</h2>



<p>Il y a trois ans, le mois précédant le 7 octobre, il a déclaré sans ambages qu’Israël est un État d’apartheid. Il a également signé une pétition pendant la guerre de Gaza appelant à un cessez-le-feu et a été cité qualifiant le conflit d’<em>«inutile»</em> et de <em>«perte de temps et de vies humaines»</em>.</p>



<p>Pardo a poussé sa rhétorique un cran plus loin cette semaine.</p>



<p>L’ancien chef du Mossad a été filmé en Cisjordanie pour une émission d’information télévisée sur la chaîne 13 [israélienne], visitant des villages ciblés par des colons violents d’extrême droite, au sein d’un groupe d’anciennes hautes figures militaires – parmi lesquelles les anciens généraux et hommes politiques Amram Mitzna et Matan Vilnai. Le groupe s’est entretenu avec des victimes des provocations, invasions et violences quotidiennes des <em>«jeunes </em>[colons ]<em> des collines»</em> (Noar HaGva’ot/hilltop youth), basés dans des avant-postes illégaux voisins, alors qu’ils harcèlent systématiquement les villageois palestiniens – les terrorisant au point qu’ils n’osent pas envoyer leurs enfants à l’école – dans le but déclaré de rendre la vie si intolérable qu’ils se déplacent volontairement.</p>



<p>Des dizaines de communautés palestiniennes ont été chassées à la suite de ces campagnes, au cours desquelles des Palestiniens ont été tués à plusieurs reprises dans des attaques violentes, avec une intervention minimale des forces de l’ordre et de l’armée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les graines du prochain 7 octobre</h2>



<p>Pardo est resté impassible en écoutant un berger palestinien raconter comment il avait été pris en embuscade et battu par des colons la nuit, son pantalon retiré et ses jambes – et ses parties génitales – attachées avec des serre-câbles. Toutes les personnalités militaires du groupe ont condamné ce comportement hors-la-loi devant les caméras, mais les paroles de Pardo ont été de loin les plus cinglantes.</p>



<p><em>«Ma mère est une survivante de l’Holocauste»</em>, a déclaré Pardo. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Ce que j’ai vu ici aujourd’hui m’a rappelé des événements survenus au cours du siècle dernier dans un pays très développé – les mêmes phénomènes dirigés là-bas contre les Juifs. Et j’ai honte d’être juif aujourd’hui ici.»</em></p>



<p>Les autorités, a-t-il souligné, <em>«savent ce qui se passe ici et choisissent de l’ignorer»</em>. En agissant ainsi – et en soutenant les colons violents à la fois politiquement et financièrement – il a déclaré que le gouvernement israélien <em>«plante les graines du prochain 7 octobre»</em>.</p>



<p>L’homme qui a consacré sa carrière à combattre ce qu’il croyait à l’époque être le plus grand danger pour son pays met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement son existence.</p>



<p>Peut-être que si davantage d’Israéliens faisaient la tournée édifiante accessible à Pardo et à d’autres généraux de haut rang, eux aussi seraient convaincus que la plus grande <em>«menace existentielle»</em> d’Israël ne se trouve pas à Téhéran, mais dans les gangs violents de leur propre arrière-cour – et, lors des prochaines élections, voteraient pour retirer le pouvoir à ceux qui les soutiennent aux plus hauts échelons du gouvernement actuel.</p>



<p><strong>Source</strong>&nbsp;<em>:&nbsp;<strong><a href="https://www.haaretz.com/israel-news/haaretz-today/2026-04-28/ty-article/.highlight/what-made-an-ex-mossad-chief-say-hes-ashamed-to-be-a-jew/0000019d-d4c6-d95a-afbd-f5ce8e160000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>. Traduit par&nbsp;<a href="https://tlaxcala-int.blogspot.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tlaxcala</a></strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/lancien-chef-du-mossad-tamir-pardo-a-honte-detre-juif/">L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘À voix basse’’ de Leyla Bouzid &#124; La mise à nu d’un silence collectif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 09:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[A voix basse]]></category>
		<category><![CDATA[Leyla Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>'‘À voix basse’’, le 3e long métrage de Leyla Bouzid avance dans les marges, là où les familles fabriquent leurs vérités autant qu’elles les dissimulent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/a-voix-basse-de-leyla-bouzid-la-mise-a-nu-dun-silence-collectif/">‘‘À voix basse’’ de Leyla Bouzid | La mise à nu d’un silence collectif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’y a pas d’éclat dans ‘‘À voix basse’’. Pas de démonstration, encore moins de rupture spectaculaire. Le troisième long métrage de Leyla Bouzid avance autrement : à pas feutrés, dans les marges, là où les familles fabriquent leurs vérités autant qu’elles les dissimulent.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18725637"></span>



<p>Présenté en avant-première au cinéma Le Rio, le film s’ouvre sur un retour. Celui de Lilia, installée à Paris, qui revient en Tunisie pour enterrer son oncle. Le point de départ est connu. Mais très vite, le récit bifurque. Le deuil n’est qu’un seuil. Derrière, il y a autre chose : une maison traversée de tensions, des regards qui esquivent, des paroles qui contournent.</p>



<p>Rien n’est frontal. Et c’est précisément là que le film trouve sa force.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LNWdl4IGlK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/in-a-whisper-de-leyla-bouzid-drame-poignant-contre-la-discrimination/">‘‘In a Whisper’’ de Leyla Bouzid | Drame poignant contre la discrimination</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘In a Whisper’’ de Leyla Bouzid | Drame poignant contre la discrimination » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/in-a-whisper-de-leyla-bouzid-drame-poignant-contre-la-discrimination/embed/#?secret=Jq7KuXhSgP#?secret=LNWdl4IGlK" data-secret="LNWdl4IGlK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le secret circule mais ne se dit pas</h2>



<p>Dans cet espace familial clos, la parole circule mal. Elle se fragmente, se suspend, se dérobe. La mise en scène épouse cette logique : peu de mots, peu d’effets, mais une densité constante. Chaque silence devient signifiant. Chaque geste pèse plus qu’un dialogue.</p>



<p>Lilia, elle, se tient à la lisière. Entre deux mondes. Entre deux vérités. À Paris, elle vit une relation amoureuse avec une femme. En Tunisie, cette réalité n’existe pas. Ou plutôt, elle ne doit pas exister. Le film ne force rien, ne souligne pas. Il laisse cette tension s’installer, presque en sourdine, comme un battement continu sous la surface du récit.</p>



<p>C’est dans cet écart que se joue l’essentiel. Car l’enquête sur la mort de l’oncle n’est, au fond, qu’un révélateur. En cherchant à comprendre ce qui s’est passé, Lilia met au jour une autre réalité : celle d’une famille structurée par le non-dit. Ici, les secrets ne se disent pas. Ils circulent, se devinent, se transmettent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’intime devient politique</h2>



<p>Lors de la rencontre avec le public au Rio, Leyla Bouzid l’a formulé sans détour : l’amour entre femmes reste largement absent des écrans tunisiens. Une remarque simple, mais qui éclaire tout le film. <em>‘‘À voix basse’’</em> ne revendique pas, il installe. Il donne à voir sans imposer, il expose sans déclarer.</p>



<p>Le cinéma de Bouzid continue ainsi de travailler une ligne précise : celle où l’intime devient politique sans jamais se transformer en discours. Déjà, dans <em>‘‘À peine j’ouvre les yeux’’</em>, la jeunesse affrontait l’étau social. Dans <em>‘‘Une histoire d’amour et de désir’’</em>, le corps devenait un territoire de négociation. Ici, c’est le silence qui prend le relais. Un silence qui protège, mais qui enferme.</p>



<p>Le film ne cherche pas à résoudre ses tensions. Il les maintient. Il les laisse exister, telles quelles, dans leur complexité. C’est peut-être là son geste le plus juste : refuser la simplification.</p>



<p>À la sortie, rien n’est complètement dit. Mais tout a été posé. À voix basse&#8230;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yIVYiNJXEs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/une-histoire-damour-et-de-desir-leyla-bouzid-filme-la-jeunesse-toujours-avec-autant-de-justesse/">« Une histoire d&rsquo;amour et de désir » : Leyla Bouzid filme la jeunesse toujours avec autant de justesse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Une histoire d&rsquo;amour et de désir » : Leyla Bouzid filme la jeunesse toujours avec autant de justesse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/une-histoire-damour-et-de-desir-leyla-bouzid-filme-la-jeunesse-toujours-avec-autant-de-justesse/embed/#?secret=CrbDxtN4VX#?secret=yIVYiNJXEs" data-secret="yIVYiNJXEs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Trump Baba ou l’Oncle pique-sous</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/trump-baba-ou-loncle-pique-sous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 08:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de paix]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Redissi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump Baba pioche dans les caisses des pauvres pour renflouer les tiroirs caisses de son Conseil de paix, son club très privé. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Donald Trump, ci-devant président des Etats-Unis d’Amérique, superpuissance d’antan en voie de déclin, semble avoir trouvé l’abracadabra magique pour faire débourser, pays et personnes physiques, un milliard de dollars pour obtenir la permission de siéger indéfiniment à son Conseil de paix, dont il est le président, le secrétaire général, le trésorier et le garde-chiourme. Donald va crouler sous le poids du billet vert. Sésame ouvre-toi !</em></strong> <em>(Trump en mode Ali Baba et les 40 voleurs, image générée par IA). </em></p>



<p><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-18725365"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p>Oncle Donald, en maître de cérémonie et profitant de sa présence à la plus grande concentration de chefs d’Etats, de têtes couronnées et d’hommes d’affaires pour faire du porte-à-porte d’un genre nouveau. Le temps lui est compté. Un coup de maître, la charte de son Conseil de la paix a été signée lors de la dernière réunion annuelle du Forum économique mondial, Davos, Suisse, 19-23 janvier 2026.</p>



<p>Trump a volé, tout d’abord, du temps et de la disponibilité des pays signataires de la charte, en jouant aisément au commis voyageur, lui le promoteur immobilier invétéré. Un désir pressant le pousse à faire d’une pierre deux coups : assister aux réunions et ratisser large en harcelant les plus sceptiques. Avec plus de 2500 participants, il avait l’embarras du choix. Trump n’est pas à sa première <em>«quête»</em>.</p>



<p><strong>Robin des bois, ou Arsène Lupin</strong></p>



<p>Le maître des brigands, Robin des bois<strong>, </strong>aurait rougi de honte. Heureusement le Capitole veille au grain. Les parlementaires américains, très proches de leurs électeurs en situation précaire, ont vite fait d&rsquo;arrêter une opération frauduleuse du locataire de la Maison blanche.</p>



<p>Pour tenir une promesse faite lors de la séance inaugurale du Conseil pour la paix, le 22 janvier 2026, Trump a piqué, sans vergogne et sans mettre de gants, dans les caisses et les programmes du département d’État. Il a détourné des fonds alloués aux démunis pour renflouer les caisses de son tout nouveau Conseil : $1,25 milliards initialement pour l’assistance internationale en cas de catastrophes, $200 millions pour les opérations de maintien de la paix et $50 millions réservés aux programmes d’échanges internationaux.</p>



<p>Trump Baba pioche, trempe dans des eaux troubles et détourne les caisses des pauvres pour renflouer les tiroirs caisses de son Conseil de paix, comme le résume très bien la sagesse populaire tunisienne «<em>Secouer la gourde et verser dans le bassin</em>». Une contradiction flagrante de la devise des deux maîtres brigands. Le congrès, le contre-pouvoir de l’exécutif en Amérique, veille au grain. Il ne s’est pas laissé intimider par ce vol à l’étalage. Il a aussitôt réagi à cette dérobade en gelant le transfert.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18725373" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Trump en mode Arsène Lupin, image générée par IA</em>. </figcaption></figure>
</div>


<p>D’après la chaîne libanaise <a href="https://docs.google.com/document/u/0/d/16s3z8xOFNoqJ8ViEntUBq5vCzMqy82Dm1FsCmN48nq8/edit">AlManar</a>, citant Nickolay Mladenov, haut-commissaire chargé de la gestion des fonds collectés pour Gaza, les caisses sont vides. Donald Trump, président du Conseil, a fait transférer au profit d’Israël 17 milliards de dollars, initialement prévus pour l’acheminement d’aide et le lancement de chantiers pour la reconstruction de Gaza.</p>



<p>Notre président serait-il le Robin des Bois des temps modernes, défenseur des opprimés… israéliens ? En dépouillant les riches, il engraissait les pauvres en distribuant le butin de son larcin ? Ou serait-il alors Arsène Lupin ? Le gentleman cambrioleur, qui ne s’attaquait qu’aux plus riches ? Pour qui sonne le glas ?</p>



<p><strong>Bernard l’Hermite</strong></p>



<p>D.T. a jeté son dévolu sur l’<em>U.S. Institute of Peace</em>, temple de la réflexion, désormais rebaptisé <em>Donald J. Trump U.S. Institute of Peace</em> par respect à son altesse. La mégalomanie du locataire de la Maison blanche n’a aucune limite. Devenu Maître de céans, il a vite fait de virer un bon nombre du personnel et du corps enseignant, les plus réticents, ceux qui ne cadrent pas dans sa vision de la paix. Tout personnage allergique aux idées Maga en définitive, faisant ainsi de la prestigieuse institution une coquille vide.</p>



<p>Son nom est devenu un label et une forme de fabrique. Les doléances de la famille Kennedy sont restées sans réponse comme il a fait la sourde oreille aux interventions. Dirigé par ses proches, le conseil d’administration du <em>John F. Kennedy Center for the Performing Arts</em> l’a rebaptisé <em>Trump-Kennedy Center</em>. Une décision qui n’a pas fait que des heureux.</p>



<p><strong>On a volé le marteau de Thor !</strong></p>



<p>Dans un tour de passe-passe, il a fait disparaître le marteau en or massif utilisé pour annoncer l’ouverture de la première séance du Conseil de paix. Le marteau le plus cher au monde, il vaut son pesant d’or. Son larcin le plus audacieux et le plus précieux.&nbsp;</p>



<p>A la séance de clôture, sans gêne aucune, il dit à son vice-président que le marteau lui a tapé dans l’œil et qu’il a la ferme intention de le <em>«privatiser»</em>. D’après des sources proches de la présidence, Trump est un adorateur de tout ce qui brille, sans pour autant être un orfèvre. Il se barre avec le marteau qui n’a servi que deux fois, à l’ouverture et à la clôture du conseil. Trois coups à l’ouverture et trois coups à la clôture. Un six coups pour un ricain, c’est payer cher le carat. Il est le président, le secrétaire général, le trésorier et le garde-chiourme du Conseil de la paix.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iBDg0TfrFm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/largent-lastre-autour-duquel-tourne-la-politique-etrangere-de-donald-trump/">L’argent, l’astre autour duquel tourne la politique étrangère de Donald Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’argent, l’astre autour duquel tourne la politique étrangère de Donald Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/largent-lastre-autour-duquel-tourne-la-politique-etrangere-de-donald-trump/embed/#?secret=FwBXODNUCn#?secret=iBDg0TfrFm" data-secret="iBDg0TfrFm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Méditerranée, cette mer qui traduit les dieux et les langues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 07:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Fernand Braudel]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des mers qui séparent, et d’autres qui obligent les hommes à se regarder. La Méditerranée appartient à cette seconde catégorie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/">La Méditerranée, cette mer qui traduit les dieux et les langues</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a des mers qui séparent, et d’autres qui obligent les hommes à se regarder. La Méditerranée appartient à cette seconde catégorie. Vue de loin, elle semble tracer une frontière nette entre deux rives : au nord, l’Europe chrétienne, latine, grecque, romane ; au sud et à l’est, le monde arabe, berbère, musulman, mais aussi juif, copte, syriaque, ottoman, africain. Pourtant, dès que l’on s’approche de son histoire réelle, dès que l’on quitte les cartes politiques pour entrer dans les ports, les marchés, les livres, les prières, les cuisines, les chansons et les mots de tous les jours, cette frontière se brouille. La Méditerranée n’est pas une ligne de séparation. Elle est une immense zone de frottement, de passage, de traduction et de métissage.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-18721903"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis l’Antiquité, cette mer a moins isolé les peuples qu’elle ne les a mis en relation. Elle a transporté des marchandises, bien sûr : blé, huile, vin, épices, tissus, métaux, céramiques. Mais elle a surtout transporté des croyances, des alphabets, des rites, des langues, des formes d’art, des manières de prier et de nommer le monde.</p>



<p>Fernand Braudel a montré que la Méditerranée n’est pas seulement un espace géographique : c’est une civilisation lente, faite de montagnes, de ports, de routes, de saisons, de mémoires superposées (Braudel, 1949). Cette lenteur explique peut-être pourquoi les religions et les langues ne s’y effacent jamais complètement. Elles s’y déposent comme des couches successives. Une mosquée peut garder le souvenir d’une basilique ; une église peut reprendre les colonnes d’un temple antique ; une langue peut porter dans sa bouche les traces d’une autre langue qu’elle croyait avoir oubliée.</p>



<p>La Méditerranée est donc une mer de brassage parce qu’elle a toujours mis en contact des mondes qui se pensaient différents, parfois ennemis, mais qui finissaient malgré tout par s’emprunter des mots, des techniques, des récits et des gestes. Elle est une mer paradoxale : lieu de guerre et de commerce, de conquête et d’hospitalité, de croisades et de traductions, d’exils et de retrouvailles. C’est cette complexité qui fait sa richesse. Elle n’a jamais été pure. Elle n’a jamais appartenu à une seule religion, à une seule langue, à une seule rive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mer où les religions se croisent avant de s’opposer</h2>



<p>On présente souvent la Méditerranée comme un théâtre d’affrontement religieux : Rome contre Carthage, Byzance contre l’islam, croisades chrétiennes contrepouvoirs musulmans, Reconquista ibérique, conquêtes ottomanes, colonisations européennes. Ces conflits ont existé, parfois avec une grande violence. Mais réduire la Méditerranée à ces affrontements serait oublier tout ce qui, dans le silence des jours ordinaires, a permis aux religions de cohabiter, de s’observer et parfois de s’influencer.</p>



<p>Prenons l’exemple de la Sicile. Cette île, située au cœur de la mer, est presque un résumé de la Méditerranée. Elle fut grecque, romaine, byzantine, arabe, normande, espagnole. À Palerme, les traces de cette histoire sont visibles dans l’architecture : la Chapelle Palatine, construite au XII<sup>e</sup> siècle sous les rois normands, associe des mosaïques byzantines, des inscriptions arabes, des motifs islamiques et une structure chrétienne latine. On y voit une scène étonnante : un pouvoir chrétien qui fait travailler des artistes grecs et arabes, et qui assume une esthétique venue de plusieurs mondes. Ce n’est pas seulement de la décoration. C’est une manière de gouverner un espace pluriel. La Sicile normande montre que le religieux, dans la Méditerranée, n’est jamais totalement séparé du politique, de l’art et de la langue.</p>



<p>On peut dire la même chose d’Al-Andalus, l’Espagne musulmane médiévale. Cordoue, Tolède, Grenade furent des lieux où musulmans, chrétiens et juifs vécurent dans des rapports inégaux, parfois tendus, mais également féconds.</p>



<p>À Tolède, après la reconquête chrétienne de la ville en 1085, se développa un grand mouvement de traduction. Des textes grecs, arabes et hébreux furent traduits vers le latin, souvent grâce à des équipes où un savant juif ou mozarabe expliquait le texte arabe à un clerc chrétien, lequel le rendait en latin. Aristote, Galien, Ptolémée, Avicenne, Averroès passèrent ainsi d’une rive à l’autre de la pensée.</p>



<p>La transmission du savoir antique à l’Europe médiévale s’est donc faite en grande partie par l’intermédiaire du monde arabe et juif méditerranéen. David Abulafia rappelle que la Méditerranée a été moins un espace fermé qu’un réseau de routes où les hommes, les idées et les objets circulaient en permanence (Abulafia, 2011).</p>



<p>Il faut aussi évoquer les communautés juives de Méditerranée. Elles constituent l’un des plus beaux exemples de circulation religieuse et linguistique. Les juifs séfarades, expulsés d’Espagne en 1492, trouvèrent refuge dans plusieurs villes du sud et de l’est méditerranéen : Salonique, Istanbul, Tunis, Alger, Livourne, Alexandrie. Ils y apportèrent le judéo-espagnol, ou ladino, langue de mémoire et d’exil, qui conserva pendant des siècles des mots venus de l’Espagne médiévale tout en intégrant des éléments turcs, arabes, grecs, italiens. Salonique, longtemps appelée la <em>«Jérusalem des Balkans»,</em> fut ainsi une ville où l’on pouvait entendre le grec, le turc, le ladino, l’arabe, l’italien et le français. La religion y était inséparable de la langue : prier, commercer, chanter, écrire une lettre, tout cela révélait l’appartenance à une communauté, mais aussi son ouverture aux autres.</p>



<p>Dans les villes du Maghreb, les voisinages religieux furent également nombreux. À Tunis, à Djerba, à Fès, à Tlemcen, les communautés musulmanes et juives ont partagé des espaces, des métiers, des musiques, des traditions culinaires, des fêtes parfois observées par les uns et les autres.</p>



<p>La Ghriba de Djerba, l’un des plus anciens lieux de pèlerinage juif en Afrique du Nord, existe dans un environnement majoritairement musulman. Elle témoigne de cette profondeur méditerranéenne où les lieux sacrés ne sont pas seulement des monuments : ils sont des mémoires vivantes.</p>



<p>Bien sûr, il ne faut pas idéaliser cette cohabitation. La Méditerranée a connu des exclusions, des massacres, des conversions forcées, des hiérarchies humiliantes. Mais même dans les périodes de domination, la rencontre continuait. Un artisan musulman pouvait travailler pour une église ; un médecin juif pouvait soigner un prince chrétien ou musulman ; un marchand chrétien pouvait parler arabe pour vendre ses tissus à Alexandrie ; un marin grec pouvait jurer dans une langue mêlée comprise de tous les ports.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les langues, ces bateaux invisibles</h2>



<p>Si les religions ont traversé la Méditerranée avec leurs livres et leurs rites, les langues l’ont traversée avec une souplesse encore plus grande. Elles sont les bateaux invisibles de cette mer. Elles transportent des mots sans que l’on sache toujours d’où ils viennent. Elles se glissent dans la bouche des peuples, changent d’accent, se déguisent, deviennent naturelles.</p>



<p>L’arabe, par exemple, a laissé une trace profonde dans les langues du nord méditerranéen, notamment en espagnol, en portugais, en sicilien et même en français. En espagnol, des mots comme <em>aceituna</em> pour l’olive, <em>azúcar</em> pour le sucre, <em>almohada</em> pour l’oreiller, <em>alcalde</em> pour le maire, <em>ojalá</em> venant de l’expression arabe <em>in shâ’ Allah</em>, rappellent la longue présence arabe en Ibérie.</p>



<p>En sicilien, plusieurs termes agricoles, culinaires ou administratifs proviennent de l’arabe. Cela prouve que la conquête n’est pas seulement militaire : elle devient linguistique lorsqu’elle touche la vie quotidienne. Les mots qui restent sont souvent ceux de la maison, du marché, de la terre, de la nourriture. Ils sont plus durables que les empires.</p>



<p>Inversement, les langues européennes ont pénétré la rive sud. En Tunisie, en Algérie, au Maroc, l’italien, l’espagnol et surtout le français ont laissé des traces considérables. Mais avant même la colonisation moderne, les ports du Maghreb vivaient déjà dans un plurilinguisme intense. À Tunis, à Alger, à Tripoli, à Alexandrie, des marchands venus de Livourne, de Marseille, de Gênes, de Malte ou de Barcelone échangeaient avec des Arabes, des Turcs, des Juifs, des Grecs, des Berbères. On parlait ce qu’il fallait parler pour vendre, acheter, négocier, survivre.</p>



<p>C’est dans ce contexte qu’apparaît la fameuse <em>lingua franca</em> méditerranéenne, langue de contact utilisée pendant plusieurs siècles dans les ports, les bagnes, les marchés et les navires. Elle mêlait principalement des éléments italiens, espagnols, provençaux, arabes, turcs et grecs. Ce n’était pas une langue de littérature, mais une langue de nécessité. Une langue sans académie, sans pureté, sans grammaire officielle. Une langue faite pour se comprendre vite. Jocelyne Dakhlia a bien montré que cette langue métisse révèle une vérité profonde : les Méditerranéens, même lorsqu’ils se combattaient, avaient besoin d’un idiome commun pour négocier, travailler, racheter des captifs ou organiser la vie portuaire (Dakhlia, 2008).</p>



<p>La <em>lingua franca</em> est peut-être l’un des plus beaux symboles de cette mer : elle naît non pas d’une identité unique, mais de l’impossibilité de vivre sans l’autre.</p>



<p>La Tunisie offre ici un exemple très concret. Son parler quotidien contient des mots venus de l’arabe classique, du berbère, du turc, de l’italien, du français, parfois de l’espagnol. Le mot <em>koujina</em>, pour la cuisine, rappelle l’italien <em>cucina</em>. <em>Fattura</em>, pour facture, vient de l’italien. <em>Bosta</em>, pour poste, circule entre plusieurs langues méditerranéennes. Le français, lui, a marqué les domaines de l’école, de l’administration, de la technique, de la médecine. Dans une même phrase tunisienne, on peut entendre l’arabe dialectal, un verbe français adapté, une intonation italienne, un mot turc fossilisé. Ce mélange n’est pas une pauvreté linguistique. C’est une mémoire historique en action.</p>



<p>La Méditerranée se lit donc aussi dans les accents. L’accent marseillais porte des traces du sud, de l’Italie, du Maghreb, de la mer. Le maltais, langue sémitique écrite en alphabet latin, est un cas exceptionnel : il descend de l’arabe siculo-maghrébin, mais il a intégré de nombreux mots italiens, siciliens, anglais et français. Malte est ainsi une île où la langue elle-même raconte l’histoire des dominations et des échanges. Elle prouve qu’une langue peut être à la fois arabe par sa structure, européenne par son écriture, catholique par son environnement religieux et méditerranéenne par son esprit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ports, marchés, exils : la vraie géographie méditerranéenne</h2>



<p>Pour comprendre ce brassage, il faut quitter l’idée des nations fermées et regarder les villes portuaires. La Méditerranée a été faite par ses ports : Alexandrie, Carthage, Tunis, Palerme, Naples, Marseille, Gênes, Venise, Barcelone, Smyrne, Istanbul, Beyrouth, Tripoli. Ces villes sont des seuils. Elles ne sont jamais complètement tournées vers l’intérieur du pays ni totalement livrées à la mer. Elles vivent entre deux fidélités.</p>



<p>Alexandrie, fondée par les Grecs en Égypte, est l’un des plus grands symboles de ce mélange. Ville hellénistique, romaine, chrétienne, arabe, ottomane, cosmopolite, elle a accueilli des Grecs, des Juifs, des Arabes, des Arméniens, des Italiens, des Français, des Maltais. Au XIX<sup>e</sup> et au début du XX<sup>e</sup> siècle, on y parlait plusieurs langues dans les rues, les cafés, les écoles, les journaux. Cavafy, poète grec d’Alexandrie, écrivait dans une ville égyptienne où la mémoire grecque survivait au milieu de l’arabe et des langues européennes. Alexandrie n’était pas une ville pure. C’était une ville-palimpeste.</p>



<p>Marseille, de son côté, a toujours été une ville ouverte au sud. Fondée par des Grecs venus de Phocée, elle a entretenu des liens anciens avec le Levant, l’Afrique du Nord, l’Italie, la Corse. Au XX<sup>e</sup> siècle, l’arrivée de populations arméniennes, italiennes, espagnoles, maghrébines, comoriennes, juives séfarades, a prolongé cette vocation. Marseille n’est pas seulement une ville française sur la Méditerranée ; elle est une ville méditerranéenne en France. Dans ses marchés, ses quartiers, ses cuisines, ses musiques, elle montre que la rive nord n’est jamais séparée de la rive sud. Le couscous, la pizza, la harissa, l’anchoïade, la chorba, les pâtes, les sardines grillées y composent une géographie plus profonde que les frontières politiques.</p>



<p>Tunis aussi est une ville de brassage. La médina, avec ses souks, ses mosquées, ses zaouïas, ses anciennes demeures, rappelle l’ancrage arabe et islamique. Mais la ville moderne, les quartiers de La Goulette, de Lafayette, de Mutuelleville, les traces italiennes, françaises, maltaises et juives, disent une autre histoire. La Goulette, en particulier, fut un espace méditerranéen exemplaire : musulmans, juifs, chrétiens, Italiens, Maltais, Français, Tunisiens y ont vécu dans une proximité faite de voisinage, de cuisine, de langues croisées, de fêtes populaires.</p>



<p>Là encore, il ne s’agit pas de rêver un âge d’or sans conflit, mais de reconnaître une réalité : les sociétés méditerranéennes ont longtemps su vivre dans une pluralité concrète, souvent plus souple que les idéologies modernes.</p>



<p>Les exils ont renforcé ce brassage. Les Andalous chassés d’Espagne ont apporté au Maghreb des savoir-faire artisanaux, des musiques, des techniques agricoles, des formes architecturales. En Tunisie, leur présence a marqué des villes comme Testour, où l’on retrouve une mémoire andalouse dans l’urbanisme, la musique et certains usages. Les Morisques ont traversé la mer avec leurs blessures, mais aussi avec leurs compétences. La Méditerranée est souvent cela : une douleur qui devient culture.</p>



<p>On pourrait multiplier les exemples : les Grecs d’Asie Mineure installés ailleurs après les bouleversements du XX<sup>e</sup> siècle ; les Italiens de Tunisie rentrés ou dispersés après l’indépendance ; les juifs du Maghreb partis vers la France ou Israël ; les travailleurs maghrébins venus reconstruire l’Europe d’après-guerre ; les migrants contemporains qui traversent la mer au péril de leur vie. Chaque époque a ses circulations, volontaires ou forcées. La Méditerranée n’a jamais cessé d’être un espace de départs et d’arrivées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que les mots et les rites nous apprennent encore</h2>



<p>Aujourd’hui, on parle souvent de choc des civilisations, de frontières à protéger, d’identités menacées. La Méditerranée est parfois décrite comme une fracture entre Europe et Afrique, entre christianisme et islam, entre richesse et pauvreté, entre Nord et Sud. Cette vision contient une part de réalité politique, mais elle oublie l’histoire longue. Elle oublie que le nord et le sud de la Méditerranée se sont fabriqués mutuellement.</p>



<p>L’Europe médiévale a reçu par le monde arabe une partie essentielle de la philosophie grecque, des mathématiques, de la médecine et de l’astronomie. Le Maghreb moderne a reçu de l’Europe des institutions, des langues, des formes scolaires et administratives, parfois dans la violence coloniale, mais aussi dans des appropriations créatrices. Les cuisines se sont mélangées : la tomate venue des Amériques a transformé l’Italie et le Maghreb ; les pâtes ont voyagé ; le café, venu d’Orient, est devenu européen ; le sucre, les agrumes, les épices ont traversé les ports. Même les musiques racontent cette circulation : le malouf tunisien porte la mémoire andalouse ; le flamenco conserve des traces gitanes, arabes, juives et populaires ; le raï algérien a dialogué avec les sons occidentaux ; les chants napolitains et les mélodies orientales partagent parfois la même nostalgie.</p>



<p>Les religions elles-mêmes, malgré les dogmes qui les distinguent, partagent des paysages. Le judaïsme, le christianisme et l’islam sont nés dans un espace proche, autour de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient. Ils ont en commun des figures, des récits, des prophètes, des lieux saints, une conception du Livre, une mémoire d’Abraham. Les pèlerinages, les tombeaux de saints, les cultes populaires montrent souvent des proximités plus fortes que les théologies officielles. Dans plusieurs régions méditerranéennes, des sanctuaires ont été fréquentés par des fidèles de religions différentes. Ce phénomène rappelle que la foi vécue par les peuples est parfois plus poreuse que la foi définie par les autorités.</p>



<p>S. D. Goitein, à partir des documents de la Geniza du Caire, a montré l’existence d’une société méditerranéenne médiévale traversée par des marchands, des lettres, des contrats, des familles dispersées entre Égypte, Maghreb, Sicile, Yémen, Syrie et Inde (Goitein, 1967). Ces archives révèlent une Méditerranée concrète, quotidienne, où les hommes écrivent pour demander de l’argent, organiser un mariage, régler une dette, recommander un voyageur, vendre une marchandise. Ce ne sont pas les grands discours qui parlent ici, mais la vie ordinaire. Et cette vie ordinaire est déjà mondialisée.</p>



<p>Voilà peut-être la grande leçon méditerranéenne : l’identité n’est pas un bloc, c’est une circulation. Être méditerranéen, ce n’est pas appartenir à une origine unique. C’est porter plusieurs héritages, parfois contradictoires. C’est savoir que le mot que l’on prononce vient peut-être d’un ancien conquérant, que le plat que l’on mange a traversé trois empires, que la musique que l’on aime contient une mémoire d’exil, que la ville que l’on habite a été priée dans plusieurs langues.</p>



<p>La Méditerranée nous enseigne donc une forme de modestie. Aucune rive ne peut prétendre être seule à l’origine de ce qu’elle est. Le nord doit reconnaître ce qu’il doit au sud et à l’est : les savoirs, les chiffres, les traductions, les marchandises, les récits. Le sud doit reconnaître ce qu’il a absorbé, transformé, adapté des langues et des institutions venues du nord. Entre les deux, il n’y a pas seulement domination ou dépendance ; il y a aussi création, emprunt, résistance, imitation, invention.</p>



<p>Dans un monde où les frontières se durcissent, cette mémoire est précieuse. Elle ne nie pas les conflits. Elle ne transforme pas l’histoire en carte postale. Elle rappelle simplement que la Méditerranée a toujours été plus forte lorsqu’elle a accepté son mélange. La pureté y est une fiction. Le brassage y est la vérité profonde.</p>



<p>Ma Méditerranée, si l’on peut dire ainsi, n’est donc pas seulement bleue. Elle est arabe et latine, berbère et grecque, juive et musulmane, chrétienne et laïque, française et italienne, turque et espagnole, populaire et savante. Elle parle avec plusieurs accents. Elle prie dans plusieurs directions. Elle écrit de droite à gauche et de gauche à droite. Elle chante la séparation et invente pourtant des voisinages. Elle est cette mer qui, depuis des siècles, oblige les hommes à traduire — et traduire, au fond, c’est déjà reconnaître que l’autre existe.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Bibliographie sélective</strong></p>



<p>Abulafia, David. <em>The Great Sea: A Human History of the Mediterranean</em>. Oxford University Press, 2011.</p>



<p>Braudel, Fernand. <em>La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l’époque de Philippe II</em>. Armand Colin, 1949.</p>



<p>Dakhlia, Jocelyne. <em>Lingua franca : histoire d’une langue métisse en Méditerranée</em>. Actes Sud, 2008.</p>



<p>Goitein, S. D. <em>A Mediterranean Society: The Jewish Communities of the Arab World as Portrayed in the Documents of the </em><em>Cairo Geniza</em>. University of California Press, 1967.</p>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Le deuil rouge’’ de Salah Al-Hamdani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 06:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Lagny]]></category>
		<category><![CDATA[poète irakien]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Al-Hamdani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né à Bagdad en 1951, Salah Al-Hamdani, est poète, écrivain, homme de théâtre français d’origine irakienne.</p>
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<p><strong><em>Né à Bagdad en 1951, Salah Al-Hamdani, est poète, écrivain, homme de théâtre français d’origine irakienne.</em></strong> <em>(Ph. Isabelle Lagny)</em>.</p>



<span id="more-18721796"></span>



<p>Ancien opposant à la dictature de Saddam Hussein, Al-Hamdani commence à écrire ses poèmes en prison, vers l’âge de 20 ans. Il choisit la France comme terre d’exil, en 1975.</p>



<p>Il est l’auteur de plus de soixante-dix ouvrages, en arabe et en français (poésie, nouvelles et récits), dont, certains, sont traduits de l’arabe, en collaboration avec Isabelle Lagny. Sa poésie et ses récits en français sont traduits en plusieurs langues.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Au sommet de ma cellule, je creuse un trou</em></p>



<p><em>Et s’évade la lumière ailée d’espoir</em></p>



<p><em>de ma nostalgie tuberculeuse.</em></p>



<p><em>Alors le chagrin s’y précipite et enveloppe les rires.</em></p>



<p><em>Je sais,</em></p>



<p><em>ma pensée n’a plus le sens profond qui apaise l’esprit.</em></p>



<p><em>Et même les battements de mon cœur</em></p>



<p><em>ne laissent plus d’ombre sur le reflet de l’aurore</em></p>



<p><em>car cette lumière en deuil</em></p>



<p><em>crie en moi à tous les crépuscules</em></p>



<p><em>jusqu’à la fin du jour.</em></p>



<p><em>Je suis comme ce livre abandonné depuis l’enfance,</em></p>



<p><em>aujourd’hui moisi sur l’étagère de l’âge adulte.</em></p>



<p><em>Rien,</em></p>



<p><em>pas même une lucarne dans le mur</em></p>



<p><em>ne me permet d’y échapper.</em></p>



<p><em>Sans cesse je comble ma gorge</em></p>



<p><em>d’un frémissement de mots</em></p>



<p><em>de restes</em></p>



<p><em>de ténèbres nocturnes.</em></p>



<p><em>Sans cesse j’emplis ma gorge</em></p>



<p><em>de lumière matinale</em></p>



<p><em>et sèche mon âge sur les barbelés de cette ville.</em></p>



<p><em>Les choses étaient ainsi, ou bien elles n’étaient pas</em></p>



<p><em>ou bien encore les deux.</em></p>



<p><em>On pourrait dire</em></p>



<p><em>que les palmiers sont venus à moi</em></p>



<p><em>frappent aux portes de mon absence</em></p>



<p><em>et qu’ils somnolent</em></p>



<p><em>à présent sur le seuil de Bagdad l’ancienne.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit par de l’arabe par l’auteur et <strong>Isabelle Lagny</strong></em></p>



<p><strong><em>Extrait de L’arrogance des jours, Ed.&nbsp;Al Manar, édition bilingue, Paris, 2020.</em></strong></p>



<p><em>(Remerciements à l’auteur)</em><em></em></p>
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		<title>Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 09:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si la Tunisie avait accepté en 2023 le prêt du FMI, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en bien meilleure situation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/">Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie fait partie intégrante de l’économie mondiale et des accords de Bretton Woods. Elle doit collaborer avec les institutions internationales et ne peut s’isoler du système financier et monétaire mondial. Si le président Kaïs Saïed avait accepté, en 2023, le prêt du FMI d’un montant de 1,9 milliard de dollars US assorti d’un taux d&rsquo;intérêt de 3 %, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en meilleure situation et nos entreprises auraient disposé des fonds nécessaires à la réalisation des cinq projets d’énergie solaire récemment attribués à des entreprises étrangères. Et la notation de la Tunisie par Fitch Rating se serait considérablement améliorée pour atteindre, aujourd’hui, BBB-.</em></strong></p>



<p><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-18721757"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le président Kaïs Saïed aurait pu prendre cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne dans le contexte économique mondial incertain et se préparer aux conséquences de la guerre Iran-États-Unis et aux pénuries de pétrole et de produits alimentaires. Ces mesures, présentées ci-dessous, je les avais proposées depuis 2023. Mais elles n’ont pas retenu l’attention des décideurs.</p>



<p>Le gouvernement tunisien aurait pu prendre cinq mesures pour aider les entreprises tunisiennes à investir dans des projets d’envergure, réduire le déficit énergétique, générer davantage de devises étrangères et créer des milliers d’emplois.</p>



<p><strong>Mesure 1</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu verser 300 millions de dollars US à Steg pour la construction des centrales solaires de 600 MW, conservé tous les bénéfices en Tunisie, réduit la dette de Steg et le déficit énergétique tunisien.</p>



<p><strong>Mesure 2</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à l’Etap pour l’exploration de pétrole brut et de gaz naturel en Algérie et en Libye, puis vendu ce pétrole brut et ce gaz naturel sur les marchés mondiaux, et rapatrié les bénéfices en devises étrangères (dollars américains) au Trésor tunisien.</p>



<p>La Tunisie n’aurait besoin que de 5 puits de pétrole brut en Algérie ou en Libye pour produire 80 000 barils par jour (la consommation quotidienne de la Tunisie est de 110 000 barils par jour, et sa production n&rsquo;est que de 30 000 barils par jour).</p>



<p><strong>Mesure 3</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la CPG pour l’acquisition de nouveaux équipements, permettant ainsi une production de 8 millions de tonnes et la génération de bénéfices en dollars américains. Ces bénéfices seraient restés intégralement en Tunisie, réduisant ainsi la dette de CPG et portant les réserves de change à 150 jours d’importation.</p>



<p><strong>Mesure 4</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à Tunisair pour la location de trois nouveaux avions et pour couvrir les coûts supplémentaires liés au kérosène. Ceci aurait permis d’attirer davantage de touristes en Tunisie, d’accroître les réserves de change, de réduire la dette de Tunisair et de conserver l’intégralité des bénéfices en Tunisie.</p>



<p><strong>Mesure 5</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la BNA et à la STB afin de leur permettre d’octroyer davantage de prêts au secteur privé et de stimuler la croissance économique. Les prêts et les investissements du secteur privé auraient permis d’accroître la capacité de production, d’augmenter le produit intérieur brut et de réduire la dette publique.</p>



<p><em>* Expert financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gP4lqfZL74"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/">Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/embed/#?secret=XfBHarqTvr#?secret=gP4lqfZL74" data-secret="gP4lqfZL74" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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