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	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Auto électrique &#124; Dongfeng Box bouscule les Européennes de son segment </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 07:52:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dongfeng Box, une citadine 100 % électrique qui ne paye pas de mine, commence à bousculer le marché automobile européen sur son segment. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/auto-electrique-dongfeng-box-bouscule-les-europeennes-de-son-segment/">Auto électrique | Dongfeng Box bouscule les Européennes de son segment </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les amateurs des citadines électriques ont les yeux rivés sur les futures Renault 5 E-Tech et Peugeot e-208, une petite inconnue venue de Chine commence à faire parler d’elle en Europe. Son nom : Dongfeng Box, une citadine 100 % électrique qui ne paye pas de mine, mais qui commence déjà à bousculer les habitudes du marché automobile européen, avec des commodités, des performances et des prix défiant toute concurrence.</em></strong> <strong><em>Elle est déjà la voiture électrique la plus immatriculée en Tunisie en 2026. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong><em>, à Lodz.</em></p>



<span id="more-19434610"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle est le premier véhicule de la marque chinoise Dongfeng commercialisé en Europe, sur le très stratégique&nbsp;segment B, celui des Clio, 208 et bientôt Renault 5 électrique. Et il ne se contente pas d’exister : il dépasse déjà en ventes des rivales comme la Fiat Grande Panda sur le marché espagnol, avec un rapport prix/équipement qui fait réfléchir. Et quand on regarde son tarif et ce qu’il offre de série, on comprend pourquoi Renault et Peugeot ont une nouvelle raison de s’en méfier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La citadine électrique chinoise bouscule le segment B</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;Dongfeng Box&nbsp;est une petite berline à hayon 100 % électrique, pensée d’abord pour la ville et les trajets périurbains. Sous son capot, on trouve une&nbsp;batterie LFP&nbsp;de 42,3 kWh qui alimente un moteur de 70 kW, soit 95 ch, pour un couple de 160 Nm envoyé aux roues avant. Le constructeur annonce un 0 à 100 km/h en 10,6 s et une vitesse de pointe de 140 km/h, des valeurs en phase avec une utilisation quotidienne tranquille. L’autonomie homologuée atteint 310 km selon le cycle WLTP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gamme Box est presque figée, avec très peu d’options en dehors des couleurs. Dongfeng mise sur la stratégie du <em>«tout de série»</em> pour son électrique abordable. Résultat, cette petite citadine chinoise arrive en concessions espagnoles avec un équipement qui ferait rougir plus d’une compacte :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; multiples airbags frontaux, latéraux et rideaux&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; jantes alliage de 17 pouces et projecteurs full LED avec feux de jour LED&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; tableau de bord numérique de 5 pouces et écran tactile central de 12,5 pouces avec USB, Bluetooth et radio numérique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; climatisation automatique, vitres électriques, accès et démarrage sans clé, verrouillage centralisé à distance&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; sellerie en simili-cuir, accoudoir central avant, sièges avant chauffants, ventilés et à réglages électriques&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; volant multifonction en cuir réglable en hauteur&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; régulateur de vitesse adaptatif avec limiteur, aide au démarrage en côte&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; capteurs de stationnement avant et arrière, caméra de vision 360°&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; alerte de franchissement de ligne, alerte de trafic arrière transversal, surveillance de la pression des pneus&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; système d’appel d’urgence e-Call.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur une citadine électrique, voir des sièges ventilés, une caméra 360° ou un régulateur adaptatif proposés d’office reste assez rare. C’est justement ce cocktail d’autonomie correcte, de prestations de confort et&nbsp;d’aides à la conduite&nbsp;qui&nbsp;commence à attirer des clients en Europe, là où les modèles européens misent plus souvent sur des packs et des options payantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prix sous 20 000 € inquiète Renault et Peugeot</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai séisme pour les constructeurs européens vient du prix. En tarif catalogue, le Dongfeng Box est affiché à 27 265 € sur le marché espagnol, hors promotions. Les offres repérées actuellement appliquent un rabais qui atteint 8 890 €, ce qui ramène le prix de vente à 18 375 €.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, une citadine électrique bien équipée, avec plus de 300 km d’autonomie WLTP, passe sous la barre des 18 500 €.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La remise reste soumise à conditions, avec mention de disponibilité limitée et de financement obligatoire, et n’a pas de valeur contractuelle, mais le signal envoyé au marché est clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce niveau de tarif réel, le Dongfeng Box se retrouve frontalement face aux futures Renault 5 E-Tech et Peugeot e-208, mais aussi aux Citroën ë-C3 et Fiat Grande Panda électrique, dans un segment B qui s’électrifie à toute vitesse. Le fait qu’il surpasse déjà la Fiat Grande Panda en immatriculations en Espagne montre que des clients sont prêts à tenter l’aventure avec une marque chinoise quand le rapport prix/équipement s’envole. Les premiers crash-tests européens ont toutefois attribué au modèle une note de 3 étoiles, un point faible dont les constructeurs français ne manqueront pas de se servir pour défendre leurs citadines, même si la pression exercée par un tel ticket d’entrée sur le marché de l’électrique reste bien réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Sociétés communautaires &#124; Mirage ou solution miracle ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/societes-communautaires-mirage-ou-solution-miracle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:27:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie sociale et solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[prêts sur l’honneur]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'avenir des sociétés communautaires chères à Saïed dépendra moins des textes juridiques que de leur capacité à être  rentables, innovantes et bien gérées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/societes-communautaires-mirage-ou-solution-miracle/">Sociétés communautaires | Mirage ou solution miracle ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il est permis de penser que la part du lion des prêts sur l’honneur, sans taux d’intérêts ni garantis ni frais de dossier, instaurés par les dépositions de la loi n°2024-41 du 02 Août 2024 qui a donné lieu au décret d’application n°2026-148  du 23 Juillet 2026 (voir mon article : <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</a>) et qui prévoit l’attribution d’un crédit à la consommation de 5000 dinars aux ménages, d’un prêt sur l’honneur de 10000 dinars aux promoteurs de petits projets et d’un prêt sur l’honneur de 25000 dinars aux PME et sociétés communautaires, ira en fait à ces dernières, si chères à notre président, et qui n’arrivent pas à décoller malgré un arsenal juridique et des avantages fiscaux très favorables, faute de financement. On peut aussi imaginer que, la mise en place d’un mécanisme de financement de ces sociétés communautaires, sans aucune charge et avec le maximum de facilités et le minimum de bureaucratie, en affectant par la force de la loi 8% des bénéfices réalisés par les banques à la réalisation cet objectif, constitue dans l’esprit de notre président, la motivation principale derrière la publication de ce décret.</em></strong> <em>(Photo : Kaïs Saïed avec les potières de Sejnane, en août 2025).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19428902"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, depuis 2022, les sociétés communautaires occupent une place centrale dans la vision économique du président Kaïs Saïed. Présentées comme un nouveau modèle de développement fondé sur l’économie sociale et solidaire, elles ambitionnent de transformer les citoyens, notamment les jeunes et les habitants des régions marginalisées, en acteurs directs de la création de richesse. Elles reposent sur un principe simple : les membres d’une même communauté s’associent pour exploiter collectivement les ressources locales et partager équitablement les bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative soulève cependant une question fondamentale : les sociétés communautaires constituent-elles une véritable innovation capable de revitaliser l’économie tunisienne ou ne représentent-elles qu’un mirage économique fondé davantage sur l’idéalisme que sur les réalités du marché ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre objectivement à cette question, je vais adopter, comme à mon habitude, une approche d’ordre universitaire, loin de toute considération de politique politicienne de soutien ou d’opposition au président Saïed.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un arsenal juridique très favorable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés communautaires en Tunisie reposent principalement sur les textes législatifs suivants :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Le décret-loi n° 2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires. Il s’agit du texte fondateur qui définit les objectifs des sociétés communautaires, leurs modalités de création, leur organisation et leur gouvernance et les droits et obligations des associés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le décret présidentiel n° 2022-498 du 19 mai 2022, qui approuve les statuts-types des sociétés communautaires locales et régionales. Il fournit un modèle officiel de statuts que les fondateurs doivent adapter lors de la création de leur société.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Le décret-loi n° 2025-3 du 2 octobre 2025, qui a modifié plusieurs dispositions du décret-loi de 2022. Il a notamment revu la classification des sociétés communautaires, leur composition et certaines règles de fonctionnement afin de faciliter leur développement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces textes s’ajoutent plusieurs arrêtés ministériels et circulaires publiés en 2025 et 2026, ainsi que la création d’un Secrétariat d’Etat chargé de la promotion des sociétés communautaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un projet porteur d’espoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal mérite de ce modèle est de replacer le citoyen au cœur du développement économique. Contrairement à l’entreprise privée classique, où le profit constitue l’objectif principal, la société communautaire poursuit également des objectifs sociaux : création d’emplois, réduction des inégalités régionales, valorisation des ressources locales et renforcement de la solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs régions de l’intérieur, où le chômage dépasse largement la moyenne nationale, ce modèle peut contribuer à mobiliser une main-d’œuvre souvent inactive. L’agriculture, la pêche, l’artisanat, les énergies renouvelables ou encore le tourisme écologique offrent des domaines où ces structures pourraient développer une véritable valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les sociétés communautaires favorisent un sentiment d’appartenance et de responsabilité collective. Les bénéfices demeurent sur le territoire et peuvent être réinvestis dans le développement local plutôt que d’être transférés vers les grands centres urbains.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Bx44oaLlvJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/tunisie-un-etat-social-sans-croissance-forte-est-une-fiction/">Tunisie | Un Etat social sans croissance forte est une fiction</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Un Etat social sans croissance forte est une fiction » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/tunisie-un-etat-social-sans-croissance-forte-est-une-fiction/embed/#?secret=hXGcwYpS9z#?secret=Bx44oaLlvJ" data-secret="Bx44oaLlvJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites d’un modèle ambitieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses intentions louables, la réussite des sociétés communautaires dépend de plusieurs conditions qui demeurent aujourd’hui incertaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier obstacle concerne le financement. La plupart des communautés disposent de peu de capitaux propres. Sans accès durable au crédit, à l’investissement ou aux garanties bancaires, de nombreux projets risquent de rester à l’état d’idée. On peut dire ou au moins espérer qu’avec la publication du décret n°2026-148 le 3 août dernier, cette difficulté va être surmontée. Mais, malheureusement, elle est loin d’être la seule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le deuxième défi et non des moindres est celui de la gouvernance. Une entreprise collective exige une gestion transparente, des compétences en comptabilité, en marketing, en droit et en management. Certes, parmi les promoteurs de ces sociétés communautaires, on peut s’attendre à un grand nombre de diplômes de l’enseignement supérieur et chômeurs depuis de longues durées, mais peut-on se rappeler les connaissances acquises sur les bancs de l’université après 10 ou 15 ans de chômage&nbsp;? Personnellement j’en doute fort</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième obstacle réside dans la compétitivité. Une entreprise, quelle que soit sa forme juridique, doit vendre ses produits ou ses services sur un marché concurrentiel. Les sociétés communautaires devront donc répondre aux exigences de qualité, de productivité, d’innovation et de rentabilité qui s’imposent à toutes les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’environnement économique tunisien demeure marqué par une croissance faible, une inflation persistante, des difficultés d’accès au financement et une bureaucratie parfois décourageante. Ces contraintes touchent autant les sociétés communautaires que les entreprises privées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des réalisations en deçà des espérances</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres disponibles invitent à la prudence. En mars 2025, environ 160 sociétés communautaires avaient été créées, dont 77 % étaient des sociétés locales orientées principalement vers l’agriculture. Quelques mois plus tard, en août 2025, leur nombre atteignait 255, mais seulement 55 étaient effectivement entrées en activité, soit environ 22 % du total. Le nombre de participants est toutefois passé de 4 000 à 16 550 en moins d’un an, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour cette formule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres traduisent un paradoxe. D’un côté, l’adhésion populaire progresse ; de l’autre, la majorité des sociétés créées restent au stade administratif. Cette situation montre que créer une entreprise est une chose, la rendre économiquement viable en est une autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une solution miracle ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour revenir au titre de cet article, qualifier les sociétés communautaires de <em>«solution miracle»</em> serait excessif. Aucun modèle économique, à lui seul, ne peut résoudre les problèmes structurels de la Tunisie : faible croissance, chômage élevé, endettement public, déficit commercial, faiblesse de l’investissement et perte de compétitivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés communautaires peuvent constituer un outil parmi d’autres, mais elles ne remplaceront ni les investissements privés, ni les investissements étrangers, ni les réformes de l’administration, de la justice, de l’éducation ou de la fiscalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur succès dépendra également de leur capacité à attirer des compétences, à développer des partenariats avec les banques, les universités et les collectivités locales, ainsi qu’à intégrer les nouvelles technologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conclusion : les sociétés communautaires représentent une idée séduisante, porteuse d’une vision plus inclusive du développement. Elles traduisent une volonté de réduire les fractures territoriales et de redonner aux citoyens un rôle actif dans la création de richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, entre l’idéal et la réalité, l’écart demeure considérable. Sans financement suffisant, sans compétences de gestion, sans environnement économique favorable et sans mécanismes rigoureux de gouvernance, elles risquent de devenir des structures symboliques plus que de véritables moteurs de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable question n’est donc pas de savoir si les sociétés communautaires sont un mirage ou une solution miracle. Elle est de déterminer si la Tunisie sera capable de réunir les conditions économiques, institutionnelles et humaines nécessaires pour transformer une idée généreuse en réussite durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avenir de ce modèle dépendra donc moins des textes juridiques que de sa capacité à créer des entreprises rentables, innovantes et bien gérées. Si ces conditions sont réunies, les sociétés communautaires pourront devenir un instrument utile du développement régional. Dans le cas contraire, elles risquent d’alimenter une nouvelle vague de désillusions et de déceptions, dans un pays qui en a déjà connu beaucoup et dont la population est, le moins qu’on puisse dire, à bout de ses nerfs, comme le montrent les manifestations publiques de ces dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste et consultant international. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sCSRS5CeA8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/">Les sociétés communautaires en Tunisie : économie alternative ou fiction politique ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les sociétés communautaires en Tunisie : économie alternative ou fiction politique ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/embed/#?secret=2moTANhgm6#?secret=sCSRS5CeA8" data-secret="sCSRS5CeA8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/tunisie-pas-de-lueur-au-bout-du-tunnel-pour-les-diplomes-chomeurs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 08:28:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[loi n° 18 de 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Union des diplômés chômeurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les diplômés chômeurs en Tunisie multiplient les mouvements de protestation pour la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/tunisie-pas-de-lueur-au-bout-du-tunnel-pour-les-diplomes-chomeurs/">Tunisie | Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les chiffres officiels révèlent une aggravation de la crise du chômage chez les diplômés universitaires, les différentes coordinations des chômeurs en Tunisie, notamment l’Union des diplômés chômeurs (UDC), multiplient les mouvements de protestation pour faire pression sur l’exécutif en vue d’accélérer la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025, relative au recrutement exceptionnel des personnes au chômage depuis plus de dix ans.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19427934"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mouvements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats de diplômés et les autorités de sécurité, tensions exacerbées par des décisions visant à restreindre les manifestations, prévues sur les plans aussi bien national que régional. Ces restrictions suscitent un vif mécontentement parmi les organisateurs qui font valoir qu’elles sont en totale contradiction avec les slogans officiels prônant la défense des droits, au moment où leurs droits fondamentaux au travail, à la dignité et à l’expression leur sont refusés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Politique de temporisation et d’ajournement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions des libertés violent la Constitution, disent-ils, estimant que <em>«la liberté d’expression et de réunion ne constitue ni une faveur accordée par les autorités, ni un privilège octroyé ou révoqué au gré de leur volonté. Il s’agit au contraire de droits constitutionnels dont l’exercice ne saurait être soumis à un calendrier dicté par les autorités.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions, ajoutent-ils, touchent au cœur même du droit des chômeurs à exprimer leurs préoccupations et à contester les atermoiements persistants dans la mise en œuvre d’une loi adoptée il y a plusieurs mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations des diplômés chômeurs tiennent le pouvoir exécutif pour seul responsable du blocage continu de l’application de la loi, ainsi que de toute conséquence découlant de cette politique de temporisation et d’ajournement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Loi n° 18 et chiffres alarmants du chômage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter que la loi n° 18 de 2025, publiée au Journal officiel le 22 décembre 2025, prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement dans le secteur public de diplômés universitaires au chômage depuis plus de dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que plusieurs mois se soient écoulés depuis sa promulgation, les personnes concernées attendent toujours sa mise en œuvre effective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le retard dans l’élaboration et la publication des décrets d’application nécessaires, ainsi que dans le lancement de la plateforme numérique destinée à la réception et à la modification des candidatures, perdure en dépit des assurances officielles répétées quant à l’engagement de l’État à rendre cette loi opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation survient à un moment délicat. Elle coïncide avec la publication, par l’Institut national de la statistique, des chiffres relatifs à l’emploi et au chômage pour le premier trimestre 2026. Ces données font état d’une hausse significative de 1,7 % du taux de chômage chez les diplômés universitaires, lequel atteint désormais 24,2 %, contre 22,5 % au dernier trimestre 2025. Les statistiques révèlent également un écart important entre les sexes, avec un taux de chômage de 14,2 % pour les hommes contre 32 % pour les femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, la colère de l&rsquo;opinion publique s’est intensifiée et les appels à une intensification de la contestation pour exiger un emploi immédiat se sont multipliés, dans un contexte de difficultés financières et budgétaires, de hausse de l’inflation, d’augmentation des prix et de baisse du pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, et malgré l’accélération du phénomène de la fuite des compétences, le nombre de diplômés chômeurs continue d’augmenter, dans un contexte caractérisé par une décélération de l’investissement, public et privé, et une faible croissance économique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ctCTFAM9ZE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/">Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/embed/#?secret=3dRxYvoMG8#?secret=ctCTFAM9ZE" data-secret="ctCTFAM9ZE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/tunisie-pas-de-lueur-au-bout-du-tunnel-pour-les-diplomes-chomeurs/">Tunisie | Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Iran &#124; Le come-back de Mohsen Rezaie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 07:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araqchi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larijani]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Masoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Bagher Qalibaf]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Baqer Zolqadr]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Rezaï]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohsen Rezaie, 71 ans,  légende vivante des Gardiens de la révolution, reprend du service sous la férule de Mojataba Khamenei. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avant la guerre israélo-américaine sur l’Iran qui a débuté le 28 février 2026, Mohsen Rezaie était un paisible retraité qui n’occupait plus que le poste de membre du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime. Avec le début de la guerre et l’avènement de Mojtaba Khamenei, il a d’abord été nommé par celui-ci comme conseiller militaire et cette semaine, il vient de le nommer au poste très stratégique de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Rezaie, 71 ans, est une légende vivante du Corps des Gardiens de la révolution. Il a dirigé ce corps de 1981 à 1997 et c’est sous son impulsion que cette institution est devenue puissante et omnipotente.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19424305"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/08/09/world/middleeast/iran-security-council-guards-commander.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, Yeganeh Torabti, correspondante du journal en Iran, est revenu sur la nomination de Rezaie à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale estimant qu’elle représente un renforcement de l’autorité de l’appareil sécuritaire traditionnel. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole du président iranien a annoncé dimanche sur les réseaux sociaux que Rezaie, qui a commandé les Gardiens de la révolution iraniens pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, occuperait le poste de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Jusqu’à cette annonce, Rezaie était le conseiller militaire du Guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rezaie remplace Mohammad Baqer, qui avait lui-même succédé à Ali Larijani, tué lors d’une frappe aérienne israélienne pendant les frappes américano-israéliennes contre l’Iran en début d’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-parole de la présidence, Seyed Mehdi Tabatabaei, a annoncé sur les réseaux sociaux la démission de Zolqadr, sa nomination à un nouveau poste et son remplacement par Rezaie. Le <em>NYT</em> a souligné que Zolqadr est lui-même un ancien membre du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), la force de sécurité la plus puissante d’Iran, mais les analystes estiment qu’il ne dispose pas de l’autorité de certains hauts gradés militaires, actuels ou anciens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KYYKaaNrXh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/dou-provient-la-resilience-du-regime-iranien/">D’où provient la résilience du régime iranien ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« D’où provient la résilience du régime iranien ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/dou-provient-la-resilience-du-regime-iranien/embed/#?secret=WtB0jbuzsI#?secret=KYYKaaNrXh" data-secret="KYYKaaNrXh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les plus conservateurs désormais aux commandes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil, composé de hauts responsables civils et militaires, joue un rôle crucial dans la définition de la politique iranienne face au conflit en cours avec les États-Unis. En juin, le Conseil avait approuvé un mémorandum d’entente visant à mettre fin au conflit mais cet accord a rapidement volé en éclats en raison de désaccords entre les États-Unis et l’Iran concernant le contrôle du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hamid Reza Azizi, expert en questions de sécurité iraniennes basé à Berlin, a déclaré que la nomination de Rezaie est significative à plusieurs égards, notamment parce qu’elle indique que les hauts responsables de la sécurité du pays continuent de consolider leur pouvoir au lieu de permettre une transition vers une nouvelle génération d’élites politiques. Rezaie est une figure de proue des plus hautes sphères de l’establishment militaire et politique iranien depuis plus de quarante ans. Outre son rôle militaire, il s’est présenté à plusieurs reprises à l’élection présidentielle, sans succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Azizi a ajouté que cette nomination témoigne également d’une tentative de contrebalancer l’influence de Mohammad Bagher Qalibaf, qui dirige les négociations entre l’Iran et les États-Unis. Il a précisé que Qalibaf, autre commandant vétéran des Gardiens de la révolution, est président du Parlement et est connu pour ses liens étroits avec Zolqadr.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Azizi estime que ce changement à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale pourrait représenter une tentative de l’ayatollah Mojtaba Khamenei de limiter l’influence excessive de Qalibaf.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qalibaf a défendu l’accord de cessez-le-feu conclu entre l’Iran et les États-Unis en juin malgré les critiques formulées par des éléments plus radicaux au sein du régime. Azizi a déclaré que <em>«la nomination de Rezaie signifie que les plus conservateurs du régime sont désormais aux commandes».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Saeid Golkar, professeur à l’Université du Tennessee à Chattanooga et spécialiste des forces de sécurité iraniennes, a déclaré que la promotion de Rezaie confirme que les Gardiens de la révolution détiennent le pouvoir décisionnel suprême en Iran. Précédemment, le Conseil suprême de sécurité nationale était occupé par des profils civils à l’instar d’Ali Larijani et Saïd Jailli, tous deux universitaires. Le premier a fait des études de mathématiques et de philosophie et le second en sciences politiques. Avec Rezaie, c’est un profil militaire traditionnel mais aussi un homme de confiance de Mojtaba Khamenei qui via cette nomination prend en main cette institution clé de la République islamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Golkar estime toutefois que pour le moment ce changement n’implique pas de facto un durcissement de la politique ni au contraire un plus grand pragmatisme.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rezaie et Qalibaf finiront par s’affronter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est probable que Rezaie et Qalibaf finissent par s’affronter en raison de leurs ambitions divergentes. À l’instar de Rezaie, Qalibaf a déjà brigué la présidence.<em> «Cette situation est vouée à l’échec»</em>, a conclu Golkar, ajoutant: <em>«Chacun aspire au pouvoir»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux la semaine dernière, Mohammad Baqer Kharrazi, un religieux conservateur apparenté par alliance à l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a prédit cette nomination, la décrivant comme une tentative de contenir le président iranien Masoud Pezeshkian. Ce dernier, ainsi que son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, étaient la cible d’attaques virulentes de la part des conservateurs iraniens en raison de leurs efforts diplomatiques auprès des États-Unis. Selon Kharrazi, Pezeshkian avait menacé à plusieurs reprises de démissionner de la présidence. Ces menaces répétées n’ont pas plu au Guide suprême qui l’a averti que sa patience commençait à s’épuiser qu’il accepterait sa démission la prochaine fois qu’il la proposerait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise sur orbite de Rezaie par ce dernier en le nommant à un poste de premier plan pourrait être une façon de le préparer à la présidence au cas où Pezeshkian finirait par partir. Rezaie président conviendrait à la fois à Mojtaba Khamenei qui aura un président avec lequel il sera sur la même longueur d’onde et conviendrait aussi aux Gardiens de la révolution qui auront leur ancien patron et leur membre le plus illustre à la tête de l’exécutif.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QkefVT8uYj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/embed/#?secret=4xDZmRSOPZ#?secret=QkefVT8uYj" data-secret="QkefVT8uYj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>70 ans après &#124; Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 11:51:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[abolition de la polygamie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[divorce judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Journée nationale de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>70 ans après la promulgation du CSP , le combat des femmes pour l'égalité est loin d'être achevé en Tunisie? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/">70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Demain, 13 août, la Tunisie célèbre la Journée nationale de la femme ; une date qui revêt cette année une importance particulière, marquant le 70<sup>e</sup> anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel (CSP). Il est peu probable qu’il y ait une célébration officielle de cet anniversaire, les autorités ayant d’autres priorités, mais la société civile ne manquera pas de combler la lacune par l’organisation de rencontres et de débats à cette occasion.  Car le combat pour l&rsquo;égalité des sexe est loin d&rsquo;être achevé dans un pays où le conservatisme religieux et social demeure encore vivace. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19424779"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La promulgation du CSP, quelques mois après l’indépendance de la Tunisie, est l’une des mesures les plus emblématiques adoptées par le jeune Etat tunisien, et ce texte demeure une pierre angulaire de la législation nationale en matière de droits des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Promulgué le 13 août 1956 et entré en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 1957, le Code a introduit des dispositions qui conféraient aux femmes un statut alors exceptionnel dans le monde arabo-musulman. Cet anniversaire ne constitue donc pas seulement une célébration, mais aussi l’occasion de faire le point sur un parcours entamé lors de la construction de l’État tunisien moderne et qui s’est poursuivi — à travers des réformes législatives et des politiques publiques successives — jusqu’aux stratégies actuelles visant l’autonomisation économique et la protection des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois dans un pays arabe, le CSP — vigoureusement défendu par le premier président, Habib Bourguiba — a aboli la polygamie, instauré le principe du consentement mutuel des époux comme condition au mariage et fixé un âge minimum pour se marier. Ce Code a également institué le divorce judiciaire, dépassant ainsi le système de la répudiation unilatérale et reconnaissant des formes spécifiques de protection pour les épouses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme de 1956 a été suivie d&rsquo;autres mesures. En 1993, plusieurs dispositions du Code ont été amendées — concernant notamment la dot, le divorce, la pension alimentaire et la garde des enfants — renforçant ainsi certains droits des femmes au sein de la famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de la révolution de 2011, le principe de la protection des droits des femmes a été réaffirmé dans la Constitution. L’article 46 de la Constitution de 2014 a engagé l’État — du moins sur le papier — à protéger et à promouvoir les droits acquis des femmes, à garantir l’égalité des chances dans l’accès aux postes de responsabilité et à adopter des mesures pour éliminer les violences faites aux femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre étape majeure a été franchie avec la loi organique n° 58 de 2017 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, qui a adopté une approche globale incluant la prévention, la poursuite et la sanction des auteurs, ainsi que la protection et le soutien des victimes. Cette loi reconnaît diverses formes de violence, notamment les violences physiques, psychologiques, sexuelles et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la présidence de Béji Caïd Essebsi, entre 2015 et 2019, un projet de loi pour l’instauration de l’égalité entre l’homme et la femme en matière d’héritage, a achoppé à un conservatisme religieux et social et n’a pu être promulgué dans sa mouture initiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution de 2022, initiée par le président Kaïs Saïed, a maintenu ce cadre législatif antérieur. Mais la distance qui persiste entre le texte de loi et la pratique quotidienne, à tous les niveaux, reste encore à combler, ce qui continue d’alimenter le combat des femmes tunisiennes pour l’égalité réelle.     </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, les politiques publiques se sont davantage concentrées non seulement sur la protection des droits, mais aussi sur l’autonomie économique des femmes. L’une des initiatives clés est le programme national <em>«Raïdet»</em>, consacré à l’entrepreneuriat et à l’investissement féminins. Depuis son lancement en décembre 2022, <em>«Raïdet»</em> a financé 6 629 projets, contribuant à la création de près de 12 000 emplois directs. En 2026, le programme a été renforcé : le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors a ouvert une nouvelle session de candidatures et a annoncé la mise en place de prêts à conditions préférentielles destinés aux jeunes femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/">70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Le prix d’un toit’’ de Myriam Rature &#124; Le combat d’une mère célibataire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/le-prix-dun-toit-de-myriam-rature-le-combat-dune-mere-celibataire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Le prix d’un toit]]></category>
		<category><![CDATA[Myriam Rature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘Le prix d’un toit’’, roman de Myriam Rature, retrace le parcours d’une femme confrontée aux blessures du passé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/le-prix-dun-toit-de-myriam-rature-le-combat-dune-mere-celibataire/">‘‘Le prix d’un toit’’ de Myriam Rature | Le combat d’une mère célibataire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec ‘‘Le prix d’un toit’’, Myriam Rature signe un roman inspiré de faits réels qui retrace le parcours d’une femme confrontée aux blessures du passé, aux épreuves de la vie et à la volonté de construire un avenir différent. Sur près de 600 pages, l’autrice transforme une expérience personnelle en une œuvre romanesque où le réel devient une matière littéraire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19406516"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières pages, Myriam Rature précise son choix : elle n’a pas voulu écrire un simple récit de vie. Elle revendique le roman, avec sa construction, ses personnages, ses tensions et ses surprises. Les événements vécus constituent la matière première du livre, mais ils sont travaillés par l’écriture pour devenir une véritable trajectoire romanesque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche donne au récit une portée qui dépasse l’histoire individuelle. La famille, la maternité, la précarité, le regard social, les rapports de force et l’injustice y occupent une place importante. Des réalités qui touchent particulièrement les femmes lorsqu’elles se retrouvent seules face à des responsabilités qui dépassent leur âge et leurs moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Écrire un livre représente pour moi bien plus qu’une simple passion. C’est le moyen de semer une graine précieuse d’espoir»</em>, explique l’autrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une enfance qui laisse des traces</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman revient sur une enfance marquée par les fragilités familiales. Les repères sont instables et certaines expériences vont peser durablement sur la construction de la jeune fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure du père occupe une place importante dans cette période. Les difficultés liées à l’alcool et les tensions familiales sont évoquées sans transformer le récit en règlement de comptes. L’autrice cherche surtout à montrer les conséquences de cet environnement sur celle qu’elle deviendra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très tôt, il faut apprendre à observer, à se protéger et à compter sur ses propres ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 17 ans, un autre bouleversement survient : Myriam devient mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Algérie des années 2000, être une jeune mère célibataire signifie affronter une situation particulièrement difficile. Elle ne trouve le soutien ni auprès de sa famille, ni de ses amis, ni de la société, ni des institutions. Il lui faut assumer seule son enfant, travailler et chercher les moyens de construire une vie stable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La naissance de Melak devient alors le point d’ancrage de son existence. Sa fille n’est pas un simple personnage du récit : elle est au cœur des choix de sa mère et de cette volonté de ne jamais renoncer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le chagrin est un luxe… que je ne peux pas me permettre»</em>, écrit-elle. La formule résume une époque où la douleur doit souvent céder la place à l’urgence. Myriam est encore une jeune femme lorsqu’elle doit apprendre à être mère, à gagner sa vie et à protéger son enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman donne ainsi à voir une réalité sociale rarement racontée sans détour : celle d’une jeune femme confrontée à la maternité précoce, à l’isolement et au poids du jugement collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’injustice s’invite dans le récit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre aborde également une autre épreuve, celle du rapport à la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Myriam raconte avoir porté plainte contre Karim. Au terme de la procédure, le tribunal le déclare non coupable. Pour l’héroïne, cette décision laisse pourtant derrière elle un profond sentiment d’injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage va jusqu’à affirmer que les procureurs et les juges sont « dans sa poche ». Dans le contexte du roman, cette phrase en dit long sur son assurance et sur le rapport de force qu’il cherche à instaurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autrice ne transforme pas cet épisode en démonstration judiciaire. Elle raconte ce qu’elle a vécu et surtout ce que cette expérience produit chez elle. La décision du tribunal constitue un fait du récit ; le sentiment d’injustice appartient à l’expérience de la protagoniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction permet à Myriam Rature de conserver au roman sa dimension humaine. Ce qui compte ici n’est pas de rejuger l’affaire, mais de montrer ce que représente, pour une femme déjà fragilisée, le sentiment de ne pas avoir été entendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman réserve enfin une place particulière à une figure dont l’apparition tardive constitue l’un de ses principaux ressorts narratifs. Son arrivée intervient vers la fin de ce premier tome et il serait dommage d’en dévoiler davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présence se distingue par sa bienveillance. Elle prend peu à peu la dimension d’un véritable ange gardien : quelqu’un qui écoute, transmet, encourage et permet à l’héroïne de découvrir des ressources qu’elle porte déjà en elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La force de cette rencontre tient aussi à l’incertitude qu’elle entretient. Certains lecteurs et lectrices ont pu croire que cette relation allait prendre une tournure négative. Ils découvrent finalement une autre dimension du personnage et de sa place dans l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Myriam Rature a donc raison de préserver cette surprise. Donner son identité ou raconter ce qui se joue ensuite reviendrait à priver les futurs lecteurs de l’un des moments importants du premier tome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette figure devient ainsi un personnage clé sans être un personnage annoncé. Sa présence se découvre, puis se comprend.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prix d’un toit, une conquête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre du roman ne renvoie pas uniquement au logement. Le toit devient progressivement le symbole d’une sécurité recherchée, d’une stabilité et d’une place que l’héroïne veut enfin pouvoir occuper pleinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quête passe par le travail, les responsabilités, les choix difficiles et les occasions qu’il faut savoir saisir. Rien n’est présenté comme acquis. La trajectoire est faite d’obstacles, mais aussi de décisions qui permettent peu à peu de changer de position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>‘‘Le prix d’un toit’’</em>, Myriam Rature transforme donc son histoire en une fiction qui aborde des sujets plus larges : la maternité précoce, la condition de mère célibataire, l’absence de soutien, la précarité, le regard social et le sentiment d’injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture reste directe et accessible. L’autrice ne cherche pas à multiplier les effets de style. Elle privilégie les situations, les personnages et le mouvement de l’histoire, laissant au lecteur le soin de mesurer ce que chacun des épisodes produit sur l’héroïne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre a par ailleurs rencontré un public au-delà du cercle des premiers lecteurs. L’année dernière, <em>‘‘Le prix d’un toit’’</em> s’est classé à plusieurs reprises parmi les meilleures ventes Amazon de la catégorie <em>«fiction biographique»</em>, atteignant la première place du Top 15 et figurant également plusieurs fois dans le Top 20. L’ouvrage a connu trois ruptures de stock sur la plateforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette lecture, <em>‘‘Le prix d’un toit’’</em> apparaît comme le parcours d’une femme qui refuse de laisser son passé décider seul de son avenir. Une mère célibataire devenue adulte dans l’adversité, qui a dû apprendre à compter sur elle-même et à protéger sa fille dans un environnement où le soutien faisait défaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le toit du titre prend alors tout son sens. Il ne représente plus seulement quatre murs et un espace où vivre. Il devient la matérialisation d’une conquête : celle d’une vie choisie, d’une sécurité obtenue et d’une liberté enfin assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Comment les Émirats ont-ils conquis Washington ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Dubai Ports World]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed Al Nahyan]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Al-Otaiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats arabes unis aux Etats-Unis. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a vingt ans, les Émirats arabes unis ont voulu acquérir, via leur entreprise de gestion portuaire DP World (Dubai Ports World), six ports américains ce qui a provoqué une levée de boucliers à Washington et l’opération a fini par capoter. Après deux décennies, la situation a complètement changé et les Émirats sont devenus le chouchou des États-Unis au Moyen-Orient. Ce changement a nécessité un investissement de sommes colossales dans le lobbying et le recours massif aux sociétés de relations publiques mais également la lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats à Washington. L’inamovible ambassadeur émirati aux États-Unis Youssef Al-Otaiba, en poste depuis juillet 2008, a également joué un rôle clé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19420232"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.ft.com/content/ec5f7351-7aec-4fe1-80dc-b02c62045109?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Abigail Hauslohner, correspondante du journal britannique à Washington, a révélé comment les Émirats ont gagné les faveurs de Washington. Selon elle, Abou Dhabi a déployé une stratégie mêlant argent et charme pour devenir l’un des alliés les plus importants des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour parvenir à cette position, les Émirats ont tiré les leçons de leurs erreurs passées. Il y a vingt ans, précisément en février et mars 2006, ils se trouvaient au cœur d’une tempête politique à Washington lorsqu’une offre de l’État du Golfe visant à acquérir six grands ports maritimes américains par le biais de DP World, la multinationale émiratie basée à Dubaï, reconnue comme l’un des leaders mondiaux de la logistique et de la gestion portuaire, a suscité une vive controverse au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette offre intervenait cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, dont deux des pirates de l’air étaient Emiratis. À l’époque, certains membres du Congrès affirmaient que les Émirats étaient une plaque tournante du financement d’Al-Qaïda et un<em> «problème persistant en matière de lutte contre le terrorisme»</em>, mettant en garde contre une grave menace pour la sécurité nationale américaine si les Émirats étaient autorisés à gérer des ports stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni les membres du Congrès ni les opposants à l’offre ne semblaient se soucier du fait que les Émirats étaient le seul pays arabe à avoir déployé des troupes en soutien à la guerre américaine en Afghanistan et que l’administration Bush avait soutenu l’accord portuaire. Ce tollé avait contraint DP World à retirer son offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire marqua un tournant pour les Émirats et leurs relations avec les États-Unis. À Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, alors prince héritier d’Abou Dhabi, convoqua une réunion d’urgence avec ses conseillers. Il expliqua que cette <em>«crise»</em> avait révélé une profonde incompréhension chez la plupart des Américains au sujet des Émirats et qu’il était temps de corriger cette idée fausse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tbXb4VhHM8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=Tqf3W4FW1j#?secret=tbXb4VhHM8" data-secret="tbXb4VhHM8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt ans plus tard, ils y parvinrent. Mohammed ben Zayed devint président des Émirats et l’État du Golfe se transforma en l’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 juillet, l’armée américaine annonça sa collaboration avec les Émirats pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle militaire. Outre ses liens militaires, les Émirats ont investi massivement aux États-Unis, via leur fonds souverain de 1 700 milliards de dollars et des entreprises publiques, ainsi que dans les intérêts commerciaux de la famille du président Donald Trump. Le Congrès, à majorité républicaine, se montre moins préoccupé qu’auparavant par les investissements dans des secteurs sensibles pour la sécurité nationale américaine. Trump a récemment accordé aux Émiratis l’accès à certaines des puces informatiques américaines les plus récentes, quelques mois seulement après qu’un prince émirati a investi 500 millions de dollars dans l’entreprise de cryptomonnaies de la famille Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, tout n’a pas toujours été rose. Les Émirats ont notamment été irrités par la signature, par Washington, de l’accord sur le nucléaire iranien en 2015. La guerre menée par Trump contre l’Iran a mis à l’épreuve les limites de l’influence de Ben Zayed, les Émirats devenant une cible privilégiée des représailles iraniennes. Le déluge de missiles et de drones iraniens a soulevé des questions quant à la stabilité du pays et à la viabilité de son ambition de devenir un pôle technologique mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> cite Barbara Leaf, ancienne ambassadrice des États-Unis à Abou Dhabi (2014-2018) puis secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient : <em>«Les Émiratis savent qu’ils ont une influence et une présence, mais en fin de compte, ils n’ont eu aucun mot à dire dans une guerre qui a éclaté à leur frontière et ont subi de plein fouet les attaques»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le renforcement des liens avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, la guerre a renforcé la conviction, largement répandue à Abou Dhabi, qu’il était nécessaire de consolider les liens. Abou Dhabi a stratégiquement fondé sa relation avec les États-Unis sur son partenariat et sur le renforcement de ses liens avec Israël. Les autorités affirment que le pays entend non seulement poursuivre sur cette voie mais aussi approfondir ces liens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment ce partenariat et cette coopération se sont-ils développés ? Selon le journal britannique, cela est lié au rôle de l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Youssef Al Otaiba, ancien conseiller de Ben Zayed et diplômé de l’université de Georgetown. Il a été envoyé à Washington en 2008 afin de présenter aux Américains une image différente des Émirats. Grâce à un vaste réseau de lobbyistes influents, il a réussi. Quel est son principal outil ? L’argent. Les Émirats ont dépensé plus de 270 millions de dollars à Washington au cours de la dernière décennie, selon OpenSecrets, un site web qui analyse les flux financiers de la politique américaine. Avec leurs voisins du Golfe, l’Arabie saoudite (422 millions de dollars) et le Qatar (269 millions de dollars), les Émirats figurent parmi les dix premiers pays au monde en matière de dépenses dans les relations publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également investi massivement dans certains des plus importants think tanks de Washington, notamment l’Atlantic Council, le Center for Strategic and International Studies et la Rand Corporation. Ils ont aussi accueilli des dizaines de conférences et de séminaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien haut responsable du Département d’État a décrit le rôle de l’ambassadeur des Émirats en ces termes : <em>«Al-Otaiba n’a ménagé aucun effort pour organiser des événements mondains afin de s’attirer les faveurs de ses partisans au sein des deux partis»</em>. Le responsable a ajouté : <em>«Il est étonnant de constater le nombre d’anciens responsables qui ont publié des tribunes vantant les mérites de la relation prétendument mutuellement avantageuse entre les États-Unis et les Émirats».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une oasis de libéralisme de façade dans un région conservatrice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal souligne qu’Al-Otaiba a exploité l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018 pour présenter les Émirats comme un phare de modernité et d’espoir, abritant un Dubaï modéré et favorable aux entreprises, une oasis de libéralisme de façade dans une région majoritairement musulmane et conservatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Otaiba a incité les responsables politiques américains à se rendre aux Émirats, a piloté les efforts de l’ambassade auprès du Congrès, des groupes de réflexion, des universités, des écoles et des médias, et a organisé des réceptions pour l’élite de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la première campagne de Trump, Al-Otaiba a tissé des liens étroits avec Jared Kushner, le gendre du président, devenu par la suite l’un de ses principaux conseillers pour les affaires du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation a conduit les Émirats à normaliser leurs relations avec Israël en 2020 et ce, dans le cadre des Accords d’Abraham. Un ancien responsable du Département d’État a décrit la décision des Émiratis de normaliser leurs relations en ces termes : <em>«Ils ont su anticiper l’avenir et comprendre les priorités des États-Unis et ils ont réalisé qu’Israël était un moyen de se rapprocher de l’administration Trump»</em>. Il a ajouté: <em>«Cette relation étroite avec Israël leur a permis d’échapper aux critiques dont ils faisaient l’objet»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citant des sources proches de la famille régnante, le <em>FT</em> indique que le renforcement des liens avec les États-Unis sert plusieurs objectifs stratégiques pour Ben Zayed notamment diversifier l’économie et réduire sa dépendance aux revenus pétroliers, faire des Émirats un pôle mondial de l’IA et s’affranchir de la domination de l’Arabie saoudite, principale puissance régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux décennies d’échecs dans la conquête de grands ports maritimes américains, les Émirats ont progressivement commencé à investir dans un secteur bien plus lucratif. Des fonds d’investissement publics, tels que Mubadala, le fonds souverain d’Abu Dhabi, et MGX, dirigé par le conseiller à la sécurité nationale des Émirats et frère du président, Cheikh Tahnoun bin Zayed Al Nahyan, ont noué d’importants partenariats avec des entreprises technologiques comme OpenAI et XAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fonds ont également acquis une participation majoritaire dans le fabricant de semi-conducteurs GlobalFoundries et réalisé des investissements significatifs dans Cerebras Systems, un autre fabricant de semi-conducteurs, et Allied Data Centers, un développeur de centres de données. Abu Dhabi a également connu une avancée majeure avec la décision du département du Commerce américain d’autoriser la vente de puces électroniques de pointe aux Émirats et de lever les restrictions sur leurs exportations. L’ambassadeur Al Otaiba a salué cet accord, le qualifiant de <em>«réalisation importante fruit d’une coopération continue»</em>. Cependant, les démocrates ont une opinion différente. La représentante de l’Arizona Yasmin Ansari l’a décrit <em>«comme peut-être l’un des cas de corruption les plus importants et les plus flagrants de l’histoire des États-Unis».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, des responsables de la sécurité nationale et des membres du Congrès mettent en garde contre les risques liés à l’accès des Émirats aux puces électroniques de pointe. Selon eux, cela exposerait les technologies américaines les plus sensibles à un risque d’acquisition par la Chine, leur principal rival mondial, avec laquelle les Émirats arabes unis entretiennent des liens commerciaux et technologiques étroits. L’administration Trump et les Émirats arabes unis affirment avoir pris des mesures pour protéger ces technologies.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HBcD5ES8oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=aMNvWVJJwu#?secret=HBcD5ES8oh" data-secret="HBcD5ES8oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique étrangère qui fait grincer des dents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, certains responsables et anciens parlementaires restent sceptiques. <em>«Abou Dhabi a cultivé avec les États-Unis une relation qui sert largement les intérêts des Émirats mais qui nuit à la politique étrangère américaine et à nos intérêts nationaux»</em>, déclare un ancien responsable du Département d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au sein de l’administration Trump, la politique d’Abou Dhabi peut faire grincer des dents comme cela a été le cas à cause de la livraison d’armes lourdes aux Forces de soutien rapide, la milice soudanaise de Hemedti Dagalo accusée de crimes de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les Émirats arabes unis <em>«soutenaient ouvertement une entité commettant un génocide au Soudan»,</em> une accusation que les Émirats arabes unis réfutent. Cependant, les membres du Congrès ont systématiquement voté contre les tentatives du Congrès de bloquer les ventes d’armes à Abou Dhabi, arguant qu’il s’agit d’un allié stratégique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également échappé à des sanctions sévères pour leur rôle de plaque tournante du financement illicite de l’Iran. Ce rôle était crucial pour la survie du régime iranien avant la guerre, au point que Trump a déclaré cette année que les Émirats arabes unis étaient <em>«le banquier de l’Iran»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse du <em>Financial Times</em> sur les sanctions du Trésor américain contre l’Iran a révélé que les Émirats étaient le deuxième pays le plus fréquemment cité après la Chine, malgré la position traditionnellement intransigeante d’Abou Dhabi à l’égard de Téhéran. Sur les 1 573 entités et individus sanctionnés pour leurs liens avec un pays autre que l’Iran, 22% possèdent la nationalité émiratie ou ont une adresse ou une entreprise enregistrée aux Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats exercent une influence considérable ici à Washington, une influence excessive»</em>, déclare le sénateur Van Hollen, démocrate du Maryland, qui ajoute : <em>«Ils ont donc pu agir impunément, contrairement à d’autres pays».</em> Malgré toute cette influence, les Émirats n’ont pas été en mesure d’empêcher les États-Unis et Israël de déclencher une guerre contre l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, depuis le début du conflit, les Émirats ont pris la décision radicale de renforcer leurs liens avec Washington et Israël, allant jusqu’à lancer des dizaines de frappes aériennes contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats se sont davantage rapprochés d’Israël et, en mai, se sont retirés de l’Opep dirigée par l’Arabie saoudite, renforçant ainsi leur position aux côtés de Trump, qui a toujours désapprouvé l’influence de l’Opep sur les prix du pétrole. Un responsable émirati ajoute que l’Arabie saoudite n’est plus la puissance dominante qu’elle était lors de la visite de Trump dans le Golfe l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains experts prévoient que privilégier les relations avec les États-Unis et Israël au détriment des alliances arabes régionales aura des conséquences néfastes. Andrew Leber, spécialiste du Moyen-Orient à l’Université de Tulane, affirme qu’en agissant ainsi, les Émirats risquent de sacrifier leur indépendance stratégique à ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains démocrates estiment également que les Émirats arabes unis devront rendre des comptes si le Parti démocrate reprend le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre, ce qui pourrait ouvrir la voie à des enquêtes parlementaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujQn76lYfN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/">Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/embed/#?secret=2yF40MV8P7#?secret=ujQn76lYfN" data-secret="ujQn76lYfN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Des pistes pour dépasser une crise électrique prolongée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 06:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelable]]></category>
		<category><![CDATA[gaz naturel]]></category>
		<category><![CDATA[hydrogène vert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie cherche à surmonter une crise énergétique qui perturbe l’approvisionnement en électricité depuis le début de l’été.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/tunisie-des-pistes-pour-depasser-une-crise-electrique-prolongee/">Tunisie | Des pistes pour dépasser une crise électrique prolongée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie intensifie ses efforts pour stabiliser son réseau électrique grâce à une combinaison de modernisations d’urgence et d’investissements à long terme dans les énergies renouvelables. Le pays cherche ainsi à surmonter une crise énergétique qui perturbe l’approvisionnement en électricité depuis le début de l’été.</em></strong></p>



<span id="more-19419883"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), soutenue par l’État, déploie de nouvelles infrastructures à haute tension et met en œuvre des politiques visant à développer l’énergie solaire, à promouvoir la production d’hydrogène vert et à réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie globale de la Tunisie pour améliorer sa sécurité énergétique, renforcer la résilience de son réseau et accélérer sa transition vers un système électrique plus durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière intervention vise à renforcer le réseau national de transport d’électricité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D&rsquo;abord, rétablir la stabilité du réseau électrique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Steg, un nouveau transformateur de 360 ​​mégavoltampères (MVA) devrait être mis en service au poste à haute tension de Mornaguia, et un second transformateur de 400 MVA devrait suivre peu après. Fabriqués en Chine, ces transformateurs sont conçus pour augmenter la capacité de transport, améliorer la distribution d’électricité et soulager un réseau vieillissant qui a peiné à faire face à une demande record durant l’un des étés les plus chauds qu’ait connus le pays ces dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif immédiat est de rétablir une plus grande stabilité du réseau électrique national après plusieurs semaines de tensions d’approvisionnement liées à la forte demande en systèmes de refroidissement durant les vagues de chaleur prolongées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités énergétiques, la capacité supplémentaire des transformateurs améliorera la flexibilité opérationnelle tout en réduisant le risque de surcharges sur les sections clés du réseau de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les améliorations apportées aux infrastructures offrent un soulagement important à court terme, les analystes soulignent que les difficultés rencontrées par la Tunisie dans le secteur de l’électricité dépassent largement les simples fluctuations saisonnières de la demande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les évaluations du secteur énergétique, des années de hausse de la consommation d’électricité, de baisse de la production nationale d’hydrocarbures, de vieillissement des infrastructures de réseau et de dépendance croissante au gaz naturel importé d’Algérie ont mis en évidence des faiblesses structurelles au sein du système énergétique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gaz naturel demeure la principale source d’électricité en Tunisie, ce qui rend le secteur de plus en plus vulnérable à la volatilité des prix internationaux de l’énergie, aux perturbations de l’approvisionnement et aux fluctuations des taux de change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces difficultés ont renforcé la détermination du gouvernement à diversifier la production d’électricité en investissant davantage dans les énergies renouvelables et dans des infrastructures de transport modernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les plans gouvernementaux, les énergies renouvelables devraient représenter environ 35 % de la production d’électricité tunisienne dans les années à venir. La réalisation de cet objectif nécessitera des investissements substantiels dans des projets de centrales solaires à grande échelle, la modernisation du réseau et des technologies de stockage complémentaires capables de supporter une part plus importante de la production intermittente d’énergies renouvelables.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kyoekjJSh2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/tunisie-lote-pointe-la-responsabilite-de-lexecutif-dans-les-coupures-delectricite/">Tunisie | L’OTE pointe la responsabilité de l’exécutif dans les coupures d’électricité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’OTE pointe la responsabilité de l’exécutif dans les coupures d’électricité » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/tunisie-lote-pointe-la-responsabilite-de-lexecutif-dans-les-coupures-delectricite/embed/#?secret=l91RJR7kJn#?secret=kyoekjJSh2" data-secret="kyoekjJSh2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un environnement d’investissement plus favorable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Afrique, l’expérience tunisienne illustre l’un des défis les plus urgents de la transition énergétique sur le continent. De nombreux pays africains doivent faire face simultanément à une demande d’électricité en forte croissance, au vieillissement de leurs infrastructures et à des pressions climatiques croissantes, tout en s’efforçant de réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées. Le renforcement des réseaux électriques est donc devenu aussi important que l’augmentation des capacités de production, d’autant plus que les projets d’énergies renouvelables continuent de se développer sur tout le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la Banque africaine de développement, l’insuffisance des infrastructures de transport et de distribution demeure l’un des principaux obstacles à l’intégration des énergies renouvelables sur de nombreux marchés africains. Les engorgements du réseau retardent fréquemment la mise en service des projets, réduisent l’efficacité du système et limitent la capacité des services publics à absorber une production supplémentaire d’énergie renouvelable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Consciente de ces contraintes, la stratégie énergétique tunisienne associe le renforcement des infrastructures à des réformes politiques plus larges visant à attirer les investissements nationaux et internationaux. Les autorités s’efforcent de créer un environnement d’investissement plus favorable grâce à des contrats d’achat d’électricité à long terme et à des mesures réglementaires destinées à accélérer le déploiement des énergies renouvelables tout en encourageant la participation du secteur privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement encourage également l’autoproduction d’électricité par les ménages, les entreprises et les installations industrielles. Le développement de la production décentralisée pourrait réduire la pression sur le réseau national lors des pics de consommation, tout en permettant aux consommateurs de diminuer leurs factures d’électricité et de contribuer directement à la résilience énergétique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pari sur le développement de l’hydrogène vert</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’hydrogène vert s’impose comme un élément stratégique supplémentaire des ambitions énergétiques à long terme de la Tunisie. Bénéficiant d’un ensoleillement abondant et de sa proximité géographique avec l’Europe, la Tunisie se positionne comme un producteur et exportateur potentiel d’hydrogène renouvelable pour les marchés méditerranéen et européen. Plusieurs accords de coopération internationale ont déjà été conclus afin d’explorer les opportunités d’investissement dans la production d’hydrogène, les infrastructures d’exportation et le développement des énergies renouvelables associées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les observateurs du secteur, le développement réussi d’une filière hydrogène vert pourrait diversifier l’économie tunisienne, attirer les investissements étrangers et renforcer le rôle du pays au sein des chaînes de valeur internationales émergentes des énergies propres. Cependant, la réalisation de ces ambitions nécessitera des investissements substantiels dans la production d&rsquo;électricité renouvelable, les infrastructures de transport, les systèmes de gestion de l&rsquo;eau et la logistique d&rsquo;exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise énergétique actuelle met également en lumière l&rsquo;interaction croissante entre le changement climatique et les infrastructures énergétiques en Afrique du Nord. La hausse des températures et la multiplication des vagues de chaleur entraînent une demande d&rsquo;électricité record, notamment en raison du recours accru à la climatisation dans les centres urbains. Parallèlement, le changement climatique exerce une pression supplémentaire sur les ressources en eau nécessaires à la production d&rsquo;électricité conventionnelle et à d&rsquo;autres infrastructures essentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renforcement des infrastructures électriques constitue donc non seulement un objectif de politique énergétique, mais aussi une mesure d&rsquo;adaptation au changement climatique permettant d&rsquo;améliorer la résilience face à la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes. Des réseaux de transport modernes, des sources d&rsquo;énergie diversifiées et une production d&rsquo;énergie renouvelable décentralisée peuvent réduire la vulnérabilité aux futures coupures d&rsquo;électricité, tout en garantissant un accès plus fiable à l&rsquo;électricité pour les ménages et les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, un approvisionnement fiable en électricité demeure essentiel à la compétitivité économique, à la productivité industrielle et à la confiance des investisseurs. Les industries manufacturières, les infrastructures touristiques, les établissements de santé et les services numériques dépendent tous d’une alimentation électrique stable pour assurer leur fonctionnement et soutenir la croissance économique. Des interruptions d’approvisionnement répétées risquent d’accroître les coûts d’exploitation et de freiner les efforts de relance économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout en Afrique, des défis similaires en matière d’infrastructures continuent de façonner les politiques énergétiques nationales. Les gouvernements reconnaissent de plus en plus que la réalisation de l’accès universel à l’énergie et l’accélération de l’industrialisation nécessiteront des stratégies d’investissement intégrées qui renforcent simultanément la production, le transport, la distribution et la résilience du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dernières interventions tunisiennes représentent donc bien plus qu’une simple réponse d’urgence aux pénuries saisonnières d’électricité. Elles s’inscrivent dans un effort plus vaste de modernisation du secteur énergétique du pays, de réduction des vulnérabilités structurelles et de création d&rsquo;un système électrique capable de soutenir le développement économique à long terme tout en respectant les engagements climatiques nationaux. Si elle est mise en œuvre efficacement, la combinaison d’une infrastructure de réseau renforcée, du développement des énergies renouvelables et de la production d’hydrogène vert pourrait améliorer la sécurité énergétique, réduire la dépendance aux combustibles importés et positionner la Tunisie de manière plus compétitive au sein de l&rsquo;économie mondiale des énergies propres en pleine mutation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après <a href="https://africasustainabilitymatters.com/tunisia-accelerates-grid-upgrades-and-renewable-energy-investments-to-strengthen-energy-security-amid-prolonged-electricity-crisis/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">African Sustainbility Matters</a></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lP1yMr8xJX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/les-energies-renouvelables-en-tunisie-entre-les-paroles-et-les-actes/">Les énergies renouvelables en Tunisie, entre les paroles et les actes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les énergies renouvelables en Tunisie, entre les paroles et les actes » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/les-energies-renouvelables-en-tunisie-entre-les-paroles-et-les-actes/embed/#?secret=sxqWmQB4Ag#?secret=lP1yMr8xJX" data-secret="lP1yMr8xJX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/tunisie-des-pistes-pour-depasser-une-crise-electrique-prolongee/">Tunisie | Des pistes pour dépasser une crise électrique prolongée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Hammamet &#124; Sauver les patrimoines et les mémoires en danger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 05:57:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrazak Hammami]]></category>
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		<category><![CDATA[mémoire collective]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Salem Sahli]]></category>
		<category><![CDATA[Salma Baccar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 14 au 16 août 2026, Hammamet accueille les Journées culturelles estivales sous le thème «Patrimoines et mémoires en danger». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/hammamet-sauver-les-patrimoines-et-les-memoires-en-danger/">Hammamet | Sauver les patrimoines et les mémoires en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 14 au 16 août 2026, Hammamet accueille la troisième édition des Journées culturelles estivales. Placée sous le thème « Patrimoines et mémoires en danger : pour la protection et la réhabilitation », la manifestation entend faire dialoguer cinéma, livres, histoire, environnement et droits humains autour d’une même urgence : préserver ce qui constitue la mémoire collective.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19423418"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des patrimoines que l’on voit disparaître sous les effets du temps, d’autres que les transformations urbaines, l’abandon ou l’oubli menacent silencieusement. Il y a aussi des mémoires qui s’effacent lorsqu’elles ne sont plus transmises. C’est autour de cette double fragilité que s’organise la troisième édition des Journées culturelles estivales de Hammamet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une première édition consacrée, en 2023, aux différentes mémoires de Hammamet, puis une rencontre autour du cinquantenaire de la naissance du Ciné-Club de Hammamet, les associations partenaires poursuivent leur démarche avec un nouveau rendez-vous consacré au patrimoine matériel, immatériel, naturel et écologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ciné-Club de Hammamet, l’Association d’éducation relative à l’environnement, la section locale de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH), la Halqa El Messaadi de la culture, en partenariat avec l’Association de La Manouba pour les monuments et la culture, proposent ainsi trois journées de projections, de rencontres littéraires, de débats et d’ateliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les activités investiront plusieurs lieux du centre de la cité balnéaire, notamment Sidi Abdallah, dans la vieille ville, le Hub Valley, le Hammamet Art and Culture (HAC) ainsi que le siège de l’Aere.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des femmes au cœur de la mémoire culturelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La manifestation débutera vendredi 14 août à 18h30, à Sidi Abdallah, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre sera consacrée au livre de Fakher Rouissi, <em>‘‘Les étoiles tunisiennes de la chanson, du théâtre et du cinéma (1900-1956)’’</em>. Le professeur Abderrazak Hammami proposera une lecture de cet ouvrage consacré aux femmes qui ont marqué la vie artistique tunisienne durant la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 21h30, le public rejoindra le Hub Valley pour une projection de <em>‘‘Fatma 75’’</em>, en présence de sa réalisatrice Salma Baccar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Œuvre emblématique du cinéma tunisien, le film continue de résonner avec les débats sur la condition des femmes, leurs droits et leur place dans la société. Sa projection, plusieurs décennies après sa réalisation, prend ainsi place dans une réflexion plus large sur la manière dont le cinéma conserve et transmet les mémoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand les lieux racontent l’histoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 15 août, la matinée sera consacrée aux <em>«lieux de mémoire et monuments menacés»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De 10h à 13h, l’Aere accueillera une table ronde introduite par le docteur Salem Sahli, autour de l’importance de préserver le patrimoine écologique, naturel et historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une question particulièrement sensible dans un pays où certains sites, paysages et édifices portent encore les traces de différentes périodes de l’histoire, mais où leur conservation demeure confrontée à de nombreuses menaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 18h, le café culturel Bab Sima, au sein du HAC, accueillera la présentation du livre de Fathi Hammami, <em>‘‘Sfax, la ville des droits’’</em>, par le professeur Habib Kazdaghli, dans le cadre d’une rencontre organisée sous l’égide de la section locale de la LTDH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journée s’achèvera à 21h30 avec la projection du film <em>‘‘Wedd’’</em>, produit en 2025, en présence de son réalisateur Habib Mestiri.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Habiba Msika, mémoire d’une artiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 16 août sera notamment consacré à la mémoire cinématographique. À 10h, le HAC accueillera un atelier consacré à Habiba Msika, figure majeure de la scène artistique tunisienne du début du XX<sup>e</sup> siècle. La rencontre se déroulera en présence de la réalisatrice Salma Baccar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 18h, la professeure Sylvia Finzi présentera le nouvel ouvrage de Rim Lajmi, <em>‘‘Femmes de tous les combats. Dans la Tunisie du XX<sup>e</sup> siècle’’</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ces différentes rencontres, les Journées culturelles estivales mettent ainsi en lumière des femmes, des artistes, des intellectuels, des lieux et des œuvres qui participent à la construction d’une mémoire tunisienne plurielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième édition de ces Journées culturelles estivales se distingue par la volonté de ne pas traiter le patrimoine comme une réalité figée. Les organisateurs veulent au contraire en faire un objet de débat, de transmission et de réflexion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transmettre plutôt que laisser disparaître</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car préserver un patrimoine ne signifie pas uniquement sauver un monument ou restaurer un bâtiment. C’est également conserver des récits, des images, des pratiques, des œuvres, des paysages et des voix qui risquent de disparaître avec ceux qui les ont portés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Hammamet, ville où le patrimoine architectural côtoie une mémoire artistique et cinématographique particulièrement riche, cette réflexion trouve naturellement sa place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du cinéma et du livre permet surtout de toucher les nouvelles générations, celles qui auront demain la responsabilité de préserver ce qui leur aura été transmis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui traverse ces trois journées est finalement aussi simple qu’essentielle : que restera-t-il de notre mémoire collective si nous ne nous donnons pas aujourd’hui les moyens de la protéger ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Journées culturelles estivales de Hammamet veulent apporter quelques éléments de réponse, en réunissant autour d’une même table ceux qui écrivent, filment, documentent, transmettent et défendent les différentes formes du patrimoine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble des projections, rencontres, tables rondes et activités est accessible gratuitement au public.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 08:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[engrais chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès tardent à être mises en œuvre par les pouvoirs publics.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/">Tunisie | Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès et de ses conséquences sur l’environnement et la santé des habitants, notamment la hausse des affections respiratoires, des cancers et d’autres maladies, tardent à être mises en œuvre et les nombreuses visites des responsables politiques dans la région n’ont pas été suivies d’une amélioration notable de la situation. Au contraire : les Gabésiens, se sentant sacrifiés, s’impatientent et le font tapageusement savoir.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19419173"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed a effectué, hier soir, lundi 10 août 2026, une <em>«visite surprise»</em> dans le gouvernorat de Gabès, au sud-est de la Tunisie, pour faire le point sur la situation environnementale de la région et constater sur place les problèmes majeurs dont se plaignent les habitants, en particulier la pollution industrielle induite par les usines du Groupe chimique tunisien (GCT), qui produisent des engrais chimiques et rejettent quotidiennement dans l’air, le sol et la mer des tonnes de déchets chimiques très nocifs pour la santé et l’économie de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette visite M. Saïed a souligné, selon l’agence officielle Tap, la nécessité d’adopter des<em> «mesures immédiates et efficaces pour s’attaquer aux sources de pollution et en limiter les conséquences sur la population et l’environnement»</em>. Selon la même source, le président a réaffirmé que la situation environnementale à Gabès devait être traitée par une <em>«intervention globale, capable d’agir tant sur les sources de la pollution que sur ses répercussions»</em>, tout en parlant de <em>«solutions structurelles à long terme»</em>. L’objectif, a-t-il expliqué, est de mettre fin aux causes de l’urgence environnementale plutôt que de se limiter à en gérer les effets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La<em> «Tchernobyl de la Méditerranée»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Gabès, ville de la côte sud-est de la Tunisie historiquement connue pour son oasis maritime, où prospéraient l’agriculture, la pêche et le tourisme, la situation environnementale et sanitaire a atteint un stade critique. Surnommée la<em> «Tchernobyl de la Méditerranée»</em>, la région subit depuis des décennies l’impact de l’industrie lourde des phosphates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’origine de la crise environnementale de Gabès remonte à 1972, avec l’installation du pôle industriel du GCT, destiné à la transformation des phosphates en acide phosphorique et en engrais destinés à l’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, l’activité industrielle a eu un impact majeur sur l’environnement, notamment par le rejet en mer d’importantes quantités de phosphogypse — un résidu du traitement des phosphates contenant, entre autres, des métaux lourds, du fluor et des éléments radioactifs — ainsi que par des émissions atmosphériques de dioxyde de soufre, d’ammoniac et de composés fluorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution a également affecté les ressources en eau, en raison de l’exploitation progressive des nappes phréatiques par le complexe industriel et de ses conséquences sur l’écosystème de l’oasis côtière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est revenue au cœur de l’actualité après des épisodes de forte pollution atmosphérique ayant provoqué, depuis septembre dernier, des intoxications et des hospitalisations : selon des sources locales, plus de 120 personnes ont nécessité des soins pour des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des évanouissements ainsi que des irritations oculaires et des voies respiratoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La population au bord de la crise de nerfs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, des associations écologistes et des militants organisent régulièrement des marches de protestation, à Gabès mais aussi à Tunis, devant le siège du GCT, pour dénoncer les conséquences de la pollution industrielle sur la santé des populations locales, notamment l’augmentation des pathologies respiratoires, des cancers et d’autres maladies. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement écologiste <em>«Stop Pollution»</em> a organisé de nombreuses mobilisations pour réclamer la fin de la pollution industrielle et la délocalisation des installations du GCT. La pression croissante de la population a replacé la question environnementale de Gabès parmi les priorités de l’agenda institutionnel national. Kaïs Saïed avait déjà chargé un groupe de travail d’élaborer des propositions pour répondre en urgence à la crise environnementale dans la région. Le rapport final et les recommandations du groupe avaient été présentés au président en janvier 2026. Mais on attend toujours des mesures concrètes pour faire face au fléau de la pollution industrielle à Gabès. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines annonces ont été faites ces derniers mois pour calmer la colère des habitants, mais elles sont davantage des déclarations d’intention que des décisions exécutives. Et les Gabésiens qui avaient espéré voir la visite du chef de l’Etat d’hier soir s’accompagner de la mise en route de mesures concrètes de lutte contre la pollution et ses conséquences socio-économiques en ont finalement eu pour leur frais. Beaucoup ont d’ailleurs scandé d’une seule voix au passage du président :<em> «Le peuple veut le démantèlement des unités industrielles»,</em> détournant ainsi, ironiquement, le slogan de la campagne présidentielle de Saïed en 2019 :<em> «Le peuple veut»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque-là, on ne peut pas dire que les cris de détresse des Gabésiens ont été entendus ou que les visites des responsables dans la région aient été suivies d’une amélioration de leur situation. Il faut dire que pour l&rsquo;Etat tunisien, la marge de manœuvre est très étriquée : la crise financière qu&rsquo;il traîne depuis 2011 ne lui permet pas de se passer des recettes des exportations d&rsquo;engrais chimiques. C&rsquo;est la quadrature du cercle, en somme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/">Tunisie | Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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