<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/category/a-la-une/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/category/a-la-une/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 24 Jul 2026 07:55:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des A LA UNE - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/category/a-la-une/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Turquie &#124; En attendant les F-35 américains&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:55:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[F-35]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19306151</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Turquie est en pourparlers pour lever les obstacles à l'achat d’avions de combat furtifs F-35 des Etats-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/">Turquie | En attendant les F-35 américains&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Turquie est en pourparlers avec les Émirats arabes unis en vue du transfert du système de défense aérienne russe S-400. Cette initiative vise à lever le principal obstacle à sa réintégration dans le programme d’avions de combat furtifs F-35, selon des responsables américains et régionaux proches du dossier.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19306151"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.wsj.com/world/turkey-aims-to-offload-russian-air-defense-system-as-it-seeks-to-buy-u-s-f-35s-70d05162" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> indique que les États-Unis ont exclu la Turquie du programme F-35 en 2019 après l’acquisition par ce pays du système russe S-400. Ils craignaient en effet que l’exploitation conjointe des deux systèmes ne permette aux radars russes de collecter des données sensibles sur la signature radar des avions de combat américains et de les transmettre à Moscou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouvelle opportunité après le rapprochement Trump-Erdogan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discussions interviennent après la visite du président américain Donald Trump en Turquie lors du sommet de l’Otan au début du mois où il a annoncé son intention de lever les restrictions sur la vente d’avions de combat F-35 à Ankara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump considère le président turc Recep Tayyip Erdoğan comme un partenaire géopolitique crucial au Moyen-Orient et dans le conflit russo-ukrainien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les Émirats cherchent à renforcer leur défense aérienne après les attaques intenses de drones et de missiles dont ont été victimes les États du Golfe lors du conflit avec l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>WSJ</em>, le transfert du système aux Émirats pourrait servir les intérêts des trois parties :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la Turquie surmonterait un obstacle majeur à sa réintégration dans le programme F-35&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les Émirats acquerraient un système de défense aérienne à longue portée face à la menace iranienne croissante&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les États-Unis empêcheraient le déploiement du système russe sur le territoire d’un État membre de l’Otan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’accord se heurte encore à d’importants obstacles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obstacles juridiques et politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de l’opération nécessite des autorisations complexes, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’accord de la Russie pour la réexportation du système S-400 vers un pays tiers&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’acceptation par les États-Unis du fait que la possession du système par les Émirats ne déclencherait pas de nouvelle crise politique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’obtention par la Turquie de garanties claires de la part des États-Unis quant au rétablissement de son droit d’acquérir des avions de chasse F-35 une fois le transfert finalisé&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’approbation du Congrès américain, qui détient le pouvoir d’examiner les principaux contrats d’armement et compte des membres opposés au retour de la Turquie dans ce programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à indiquer que les Émirats avaient également signé un accord pour l’acquisition de F-35, mais ce contrat est gelé depuis environ cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie fait actuellement partie du très petit nombre de pays possédant le système russe S-400 avec la Chine et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington estime que la présence de ce système au sein d’un État membre de l’Otan représente une menace à savoir la possibilité de révéler les caractéristiques techniques des avions occidentaux notamment du F-35, ce qui est de nature à ouvrir la voie à des infiltrations des services de renseignement russes. C’est pour cela que le Congrès américain a imposé des sanctions à Ankara et l’a exclu du programme F-35.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changement de position de la Turquie </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment qu’Ankara est désormais plus disposé à faire des concessions pour résoudre ce problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aaron Stein, président du Foreign Policy Research Institute, a déclaré : <em>«Le discours d’Ankara a opéré un virage à 180°. Cela ne signifie pas que le succès est garanti ou imminent mais cela témoigne d’une réelle volonté de négocier».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le rapprochement entre Washington et Ankara, l’opposition persiste au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains membres du Congrès évoquent les craintes israéliennes que l’acquisition du F-35 par la Turquie puisse affaiblir la supériorité aérienne d’Israël au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante démocrate Dina Titus a également signé une lettre adressée aux dirigeants de la Chambre des représentants pour s’opposer à la réintégration de la Turquie dans le programme, invoquant également les tensions turques avec la Grèce et Chypre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que l’idée de retirer les S-400 de Turquie est évoquée. Ces dernières années, plusieurs scénarios ont été discutés, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le déploiement du système en Ukraine après l’invasion russe&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le remettre aux forces américaines pour sa neutralisation technique afin d’empêcher son utilisation contre les aéronefs occidentaux&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’option d’un transfert vers un État du Golfe a émergé avec l’escalade du conflit iranien et le besoin croissant de systèmes de défense aérienne supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que révèle cette évolution ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’accord est conclu, il témoignera d’un profond remodelage des alliances régionales :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un rapprochement entre les États-Unis et la Turquie après des années de tensions&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un rôle accru des Émirats dans l’architecture de sécurité régionale&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la volonté de Washington de proposer des solutions pragmatiques pour maintenir la cohésion de l’Otan tout en renforçant le réseau de défense aérienne de ses alliés du Moyen-Orient face à l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/">Turquie | En attendant les F-35 américains&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’objectif inavoué des bases militaires américaines dans le Golfe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/lobjectif-inavoue-des-bases-militaires-americaines-dans-le-golfe/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/lobjectif-inavoue-des-bases-militaires-americaines-dans-le-golfe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 06:58:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bases militaires américaines]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Okinawa]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Taiwan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19305741</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les bases militaires américaines dans les pays du Golfe n’ont pas pour mission de protéger ces pays, mais de contribuer à resserrer l’étau autour de la Chine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/lobjectif-inavoue-des-bases-militaires-americaines-dans-le-golfe/">L’objectif inavoué des bases militaires américaines dans le Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si les Gardiens de la Révolution iraniens ont réussi, avec une étonnante facilité, frapper les bases militaires américaines dans les pays du Golfe, c’est pour une raison rarement évoquée : elles n’avaient pas pour mission de protéger ces pays, mais de contribuer à resserrer l’étau autour de la Chine, aujourd’hui principale cible de la stratégie militaire américaine en Asie.</em></strong> <em>(Illustration: Carte de la présence militaire américaine dans le monde. Al Jazeera). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-19305741"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="762" height="891" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-19305752" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Helal-Jelali.jpg 762w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Helal-Jelali-257x300.jpg 257w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Helal-Jelali-580x678.jpg 580w" sizes="(max-width: 762px) 100vw, 762px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les bases militaires américaines installées dans le Golfe sont des bases de logistique technique&nbsp;: entretien des avions et des lanceurs de missiles, ravitaillement en tout genre, analyses des cartes satellitaires, interprétation des renseignements venus des océans Indien et Pacifique, planification, suivi des manœuvres de la flotte marine, sous-marine et aérienne chinoises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cas d’affrontement avec la Chine, l’Etat-major américain fera tout pour éviter que les batailles aient lieu dans l’océan Pacifique.&nbsp; Trop de mauvais souvenirs. A part l’attaque de Pearl Harbor, en 1941, par les avions suicides japonais, un traumatisme plus grand fut celui de la bataille de Bataan aux Philippines, en 1942, contre l’empire du Japon&nbsp;: les alliés -Américains et Philippins- perdaient 10 000 soldats et surtout 70 000 prisonniers&#8230;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le collier antichinois des bases américaines part d’Okinawa et arrive aux pays du Golfe en passant par la Corée du Sud, des Philippines,&nbsp;des pays d’Asie Centrale : Tadjikistan, Ouzbékistan&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est&nbsp;pour leur proximité géographique que les bases américaines installées dans les pays du Golfe ont acquis le rôle de l’intendance et de la logistique pour ce collier militaire antichinois. Dans ces bases, il y a peu d’unités combattantes ou de forces offensives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces bases avaient joué un rôle essentiel dans la guerre d’Afghanistan, un pays qui a une petite frontière commune avec la Chine&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une force aérienne et des flottes de porte-avions et beaucoup de sous-marins ont un grand besoin de carburant et les pays hôtes sont si généreux,&nbsp;ceci est un choix stratégique payant pour les dépenses du Pentagone.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes leur installation est destinée à dissuader tout acte hostile contre le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis ainsi que l’Arabie Saoudie, mais vu le nombre de bases, la logistique déployée et le coût important pour le Pentagone, des questions se posent sur la dimension multidirectionnelle des éventuelles opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cinq ans les Russes et les Chinois insistent sur <em>«une architecture multilatérale»</em> pour sécuriser les pays du Golfe et le détroit d’Ormuz, et protéger l’approvisionnement mondial de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mer de Chine méridionale, la situation reste très tendue entre Pékin et Manille. Au dernier sommet de l’Asean, le Secrétaire d’Etat américain Marc Rubio a dénoncé les <em>«méthodes coercitives»</em> de Pékin. Taïwan est complètement encerclé par la marine chinoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute ces raisons, et en cas de conflit en Extrême-Orient,&nbsp;les bases américaines installées dans les pays du Golfe participeraient à la stratégie d’endiguement de la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un précédent nous rappelle que l’Australie avait joué un rôle important dans la guerre entre Américains et Vietnamiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans le crier sur le toit, Washington a recrée entre le Moyen-Orient et l’Asie, l’ancienne Otase dissoute en 1977, l’Organisation du Traité de l’Asie du Sud-Est, une Otan asiatique, pour encercler les pays communistes de l&rsquo;époque.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie militaire américaine consistant à adjoindre les bases militaires du Golfe au collier antichinois qui rejoint Okinawa. Il reste à savoir ce qu’en penseraient les pays du Golfe qui se retrouveraient impliqués <em>«à l’insu de leur plein gré»</em> dans un autre conflit où leurs intérêts stratégiques ne sont pas en jeu. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien rédacteur en chef dans une radio internationale à Paris.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="90gIRhHDBF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/16/bases-americaines-au-moyen-orient-un-facteur-dinsecurite/">Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d&rsquo;insécurité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/16/bases-americaines-au-moyen-orient-un-facteur-dinsecurite/embed/#?secret=vXsLPhn1nh#?secret=90gIRhHDBF" data-secret="90gIRhHDBF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/lobjectif-inavoue-des-bases-militaires-americaines-dans-le-golfe/">L’objectif inavoué des bases militaires américaines dans le Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/lobjectif-inavoue-des-bases-militaires-americaines-dans-le-golfe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 09:56:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[barrages hydroélectriques]]></category>
		<category><![CDATA[centrales à cycle combiné]]></category>
		<category><![CDATA[centrales thermiques]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[gaz algérien]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19296942</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Steg, géant aux pieds d’argile, vacille aujourd'hui sous les coups de boutoir d’une gestion défaillante. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/">La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quand la lumière vire au noir ! Il fut un temps, pas si lointain, où l’acronyme Steg résonnait dans les foyers tunisiens comme une promesse de lumière et de modernité et une fierté souveraine inébranlable. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz n’était pas une simple entreprise de service public ; c’était le bras armé de l’État bâtisseur, le symbole concret d’une Tunisie qui sortait de la torpeur coloniale pour entrer de plain-pied dans le XX<sup>e</sup> siècle. Aujourd’hui, ce géant aux pieds d’argile vacille sous les coups de boutoir d’une gestion défaillante, laissant les Tunisiens, chaque été, en proie aux affres d’une pénurie organisée. Humiliante. Pour comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là, subissant des coupures de courant intolérables sous une canicule de 45 degrés, il faut accepter de regarder l’envers du décor : celui d’une histoire qui se lit sur trois temps politiques distincts, marqués par l’audace, puis l’illusion, et enfin l’implosion.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari </strong>*  </p>



<span id="more-19296942"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’ère Bourguiba, des années 60 à la fin des années 80, fut celle des fondations sacrées. Dans une Tunisie indépendante mais encore profondément rurale, l’électricité relevait presque du luxe. La Steg avait alors une mission quasi mystique : éclairer le pays, du Cap Bon jusqu’aux confins du désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de la logique de rentabilité immédiate, on bâtissait pour durer. Les ingénieurs de l’époque posaient des pylônes dans les montagnes et tiraient des câbles dans des villes qui ne connaissaient pas l’étalement urbain effréné d’aujourd’hui. Les infrastructures de cette époque, bien que modestes en capacité, bénéficiaient d’un coefficient de sécurité élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’étaient des centrales thermiques et des barrages hydroélectriques conçus pour une durée de vie de quarante ans, entretenus avec une rigueur quasi militaire. Le réseau grandissait lentement, mais sainement, porté par une élite technique qui ne transigeait pas sur la norme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ben Ali, un illusionniste</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avènement de Ben Ali en 1987 a marqué un tournant décisif, celui de la fuite en avant. C’est le début du mythe du <em>«miracle tunisien»</em>. Pour soutenir un boom économique et touristique effréné, il fallait de l’énergie, et beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande en électricité a explosé, croissant à un rythme annuel moyen de 7 %, dopée par l’urbanisation sauvage du littoral et l’émergence d’une société de consommation gourmande en climatiseurs et en électroménager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette pression, la Steg n’a pas choisi la voie de l’innovation radicale, mais celle de l’extension. On a construit des centrales à cycle combiné et importé massivement du gaz naturel algérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce moment que le piège s’est refermé sur la maintenance. Dans la logique du régime, obsédée par le court terme et les indicateurs de performance flatteurs, l’investissement lourd a été sacrifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les équipements installés dans les années 1970- 80, conçus pour une durée de vie technique de 25 à 30 ans avec des révisions majeures programmées tous les cinq ans, ont commencé à être tirés comme des chevaux de trait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a repoussé les échéances de maintenance pour afficher des bénéfices immédiats. Le réseau de transport et de distribution a souffert de cette négligence : des milliers de kilomètres de lignes moyenne tension, posés à la hâte pour loger les nouveaux habitants des banlieues, ont commencé à vieillir prématurément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin 2010, si le pays brillait de mille feux, l’envers du décor révélait un système à bout de souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le post-2011, l’implosion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le post-2011 a agi comme le révélateur d’une gangrène cachée, transformant une fatigue structurelle en crise cardiaque aiguë. La révolution a légitimement libéré la parole, mais la Steg est malheureusement devenue l’otage de la transition démocratique et des luttes d’influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Victime du clientélisme politique et d’une instabilité chronique à sa tête (une douzaine de PDG se sont succédé en une décennie), l’entreprise s’est enfoncée dans le marasme financier et bureaucratique. L’UGTT a fait des siennes dans les rangs des employés de la Steg, corruption, copinage et malversation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre le plus alarmant de cette décennie est sans conteste la saignée des compétences. On estime qu’entre 2011 et 2023, plus de 3 000 ingénieurs et cadres techniques d’élite ont quitté la Steg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partis vers le privé ou les pays du Golfe, ils ont emporté avec eux une mémoire technique irremplaçable, celle qui sait comment réveiller une turbine vétuste ou diagnostiquer un défaut complexe sur un réseau haute tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont été remplacés par des recrues souvent formées à la hâte, manquant d’expérience face à des machines capricieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fuite des cerveaux se double d’une dégradation physique effroyable du parc matériel. Aujourd’hui, la vérité est là, cruelle et chiffrée : près de 45 % des turbines de production thermique ont dépassé leur espérance de vie théorique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des centrales comme celles de Sousse ou de Bir Mchergua fonctionnent avec des unités qui devraient être reléguées au musée depuis cinq ans déjà. Le taux de défaillance des groupes a bondi, passant d’une moyenne historique de 2 % à plus de 35 % lors des pics de chaleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la canicule s’abat sur la Tunisie, ces équipements désuets crient grâce. Une turbine qui tourne en surchauffe parce que ses circuits de refroidissement sont encrassés par manque de pièces de rechange — souvent bloquées en douane faute de devises — finit par se mettre <em>«en sécurité»</em> automatiquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Délestages et panne sèche</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce ne sont pas que les centrales : le réseau de distribution est saturé. Dans de nombreuses villes, les transformateurs de quartier, installés il y a 30-40 ans pour une consommation d’un tiers inférieure à l’actuelle, fondent littéralement sous les 45 degrés de l’air ambiant et la surcharge des climatiseurs individuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conséquence directe est cette dérive infernale du <em>«délestage»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce terme technique, qui signifie couper le courant par zone pour équilibrer le réseau, est devenu le cauchemar des Tunisiens. Loin d’être une science exacte, il est devenu la preuve de l’impuissance de la Steg à anticiper. Les coupures à répétition ne sont plus des mesures d’économie, mais des actes de désespoir face à un outil de production cassé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette financière de l’entreprise est le miroir de sa décrépitude physique. La Steg accumule un déficit de plusieurs milliards de dinars, creusé par l’écart vertigineux entre le coût réel de l’énergie (le gaz importé a vu son prix exploser sur les marchés mondiaux) et le tarif de vente bloqué par l’État pour des raisons de paix sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MuIL18BHBJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-rationnement-de-lelectricite-et-de-leau-jusqua-quand/">Tunisie | Le rationnement de l’électricité et de l&rsquo;eau jusqu’à quand ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le rationnement de l’électricité et de l’eau jusqu’à quand ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-rationnement-de-lelectricite-et-de-leau-jusqua-quand/embed/#?secret=MwjmxoVjTx#?secret=MuIL18BHBJ" data-secret="MuIL18BHBJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le risque du black-out est réel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise n’a tout simplement plus la trésorerie pour acheter les pièces de rechange stratégiques ni pour investir massivement dans les énergies renouvelables — le photovoltaïque et l’éolien — qui seraient pourtant la seule planche de salut logique face à cette vétusté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la canicule, c’est tout le modèle qui est remis en cause. L’héritage robuste de Bourguiba a été déformé par l’illusion de prospérité de Ben Ali, pour finalement être laissé à l’abandon par une gestion postrévolutionnaire incapable d’endiguer les fuites. Incapable de gouverner une épicerie moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tunisiens, eux, paient cash cette accumulation d’erreurs stratégiques : ils paient des factures qui augmentent pour un service qui se dégrade, dans une chaleur qui ne cesse de monter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si rien n’est fait pour réveiller le géant avant qu’il ne rende son dernier soupir, la Steg risque de passer de symbole de la lumière à métaphore éternelle d’une Tunisie qui s’éteint.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les citoyens ne comprennent pas la logique et les critères retenus pour le délestage, jugé un peu discriminatoire selon les quartiers, les secteurs et la grosseur des villas. Des menaces et des tensions ont été constatées, à l’encontre des agents de la Steg, et il faut éviter que des atteintes à des vies humaines soient constatées pour faire sortir des responsables de leur mutisme face à cette grave crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État doit communiquer au sujet de la défaillance de la Steg… ici et maintenant !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong><em> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/permalink/1548314063510738/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/">La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie entre élan révolutionnaire et conservatisme frileux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-tunisie-entre-elan-revolutionnaire-et-conservatisme-frileux/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-tunisie-entre-elan-revolutionnaire-et-conservatisme-frileux/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 09:14:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[changement]]></category>
		<category><![CDATA[conservatisme]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19296657</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, l’élan révolutionnaire donne l’impression de faire du surplace ou d’enfanter sa contradiction: l conservatisme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-tunisie-entre-elan-revolutionnaire-et-conservatisme-frileux/">La Tunisie entre élan révolutionnaire et conservatisme frileux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si l’élan révolutionnaire donne l’impression du faire du surplace en Tunisie ou d’enfanter sa contradiction, ce serait plutôt dû à un sentiment grégaire ancré chez la majorité des Tunisiens et qui doit faire l’objet d’une réflexion profonde pour déconstruire l’appréhension que si la douleur du changement semble inévitable, ses fruits risquent d’être cueillis par autrui dans une perspective égocentrique qui donne de moins en moins d’espace à un devenir commun et à la prospérité communautaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19296657"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En dépit de la grogne constante qui la caractérise et des slogans révolutionnaires couronnés depuis 2011 et qui ont donné l’illusion de l’avènement à partir de la Tunisie d’une nouvelle ère pour les sociétés en développement et même pour les pays industrialisés, les résultats indiquent plus une régression dans le discours, les aspirations en plus des indicateurs socio-économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains imputent cet état de fait à des courants politiques ou des forces occultes opérant dans les ténèbres, mais la véritable explication pourrait résider en l’esprit profondément conservateur du peuple tunisien pour en faire, dans son écrasante majorité, un conglomérat de rentiers moraux ou matériels réfractaires au changement et à ce qui pourrait en découler comme incertitudes et sacrifices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe de la société tunisienne</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cet esprit frileux, conservateur et rentier, malgré le dénuement progressif et l’évidente nécessité du changement est le principal paradoxe de la société tunisienne et un excellent outil de marketing politique par la manipulation du sentiment partagé entre l’aversion du risque et la peur de l’inconnu, faisant ainsi du vote utile le parfait mécanisme psycho-électoral de captation sinon des votes tout du moins d’un degré opératoire d&rsquo;assentiment sous couvert du slogan «Le peuple veut» qui en fait sous-tend l’affirmation de l’aversion du changement, du risque et des sacrifices qui pourraient s’avérer douloureux et possiblement inéquitables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’élan révolutionnaire donne l’impression du faire du surplace en Tunisie ou d’enfanter sa contradiction, ce serait plutôt dû à un sentiment grégaire ancré chez la majorité des Tunisiens et qui doit faire l’objet d’une réflexion profonde pour déconstruire l’appréhension que si la douleur du changement semble inévitable, ses fruits risquent d’être cueillis par autrui dans une perspective égocentrique qui donne de moins en moins d’espace à un devenir commun et à la prospérité communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains se hasardent à comparer la Tunisie à la République de Corée, deux pays qui avaient un niveau de développement similaire dans les années 60 du siècle dernier. Depuis, l’écart s’est tellement creusé qu’aucune comparaison n’est devenue rationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre individualisme et intérêt collectif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-dessus de tous les facteurs de développement de la Corée, il faudrait citer en premier lieu le confucianisme avec sa culture de discipline, d’effort et de primauté de la communauté et du groupe sur l’individu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, l’individualisme qui a fait décrire par Bourguiba la société tunisienne comme une poussière d’individus, allié à l’hédonisme arabo-oriental, en plus de quelques mythes de militantisme islamiste, nationaliste arabe ou de gauche, qui ont fini par contrer toute velléité d’insuffler la valeur de la discipline et de la suprématie de l’intérêt collectif, au-delà des intérêts sectaires, privilégiant ainsi un mode de pensée et de comportement egocentrique et au mieux de caste avec ses manifestations féodales, claniques et rentières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit des urgence économiques et de la mise en place d’institutions politiques et administratives en meilleure adéquation avec les exigences de progrès, la première nécessité pour la Tunisie réside dans une nouvelle culture du vivre ensemble et du rapport entre l’individu et la communauté d’abord et l’Etat ensuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de changement aussi radical et profond, la Tunisie risque de persévérer dans les mêmes approximations pour ne pas dire les mêmes erreurs et déconvenues.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-tunisie-entre-elan-revolutionnaire-et-conservatisme-frileux/">La Tunisie entre élan révolutionnaire et conservatisme frileux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-tunisie-entre-elan-revolutionnaire-et-conservatisme-frileux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le rationnement de l’électricité et de l&#8217;eau jusqu’à quand ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-rationnement-de-lelectricite-et-de-leau-jusqua-quand/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-rationnement-de-lelectricite-et-de-leau-jusqua-quand/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 08:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[pannes]]></category>
		<category><![CDATA[Sonede]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19296165</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rationnement de l’électricité est désormais entré dans le quotidien des Tunisiens dans tout le territoire de la république. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-rationnement-de-lelectricite-et-de-leau-jusqua-quand/">Tunisie | Le rationnement de l’électricité et de l&rsquo;eau jusqu’à quand ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le rationnement de l’électricité est désormais entré dans le quotidien des Tunisiens dans tout le territoire de la république. Cette «excellente innovation», les pouvoirs publics, dont l’incompétence n’a d’égal que l’arrogance, l’inflige aux citoyens qui en sont réduits à accepter le diktat sans broncher et à en supporter les désagréments quotidiens sur leur santé, leur travail et leurs poches. Et pas d’excuses ni d’explications, mais une longue liste quotidienne publiée par la Steg des zones qui seront touchées par des coupures d’électricité intermittentes. «Kool walla tayer garnek !», comme dit le proverbe tunisien (Tu te soumets ou tu te cognes la tête contre le mur !)  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19296165"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la liste publiée chaque jour par l’entreprise publique, chacun trouve forcément le nom de la ville ou de la région où il réside et qui seront privées d’électricité, et peut-être aussi d’eau potable, d’Internet et de téléphone, à toute heure de la journée. Car avec la Steg et la Sonede, tout est possible, y compris surtout le pire. Une coupure pouvant durer entre une demi- heure ou plusieurs heures, une ou plusieurs fois par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les coupures surviennnent par intermittence dans différents gouvernorats, explique la société, en précisant que le courant pourrait être rétabli sans préavis. Comme il avait d&rsquo;ailleurs été coupé. Intempestivement et sans crier gare !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le reste, débrouillez-vous pour faire face à ces interruptions et en limiter les dégâts ! L’Etat s’en lave les mains. Payez vos impôts et bouclez-là ! Vous pouvez bêler, si vous voulez, mais pas aboyer, car il y a le décret-loi n° 54 pour vous en faire passer l’envie, définitivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà où nous en sommes en Tunisie en cet été 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, certains commentateurs s’en prennent injustement aux dirigeants et aux agents de Steg et de la Sonede pour leur faire porter le chapeau des pannes à répétition et en faire des boucs émissaires d’une situation qu’ils subissent autant que le commun des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aller chercher des complots là où il n’y a qu’une mauvaise gouvernance, un manque de proactivité et une planification insensée et bavarde qui ne se donne pas les moyens de sa réalisation, c’est vouloir prendre les citoyens pour des idiots. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pannes à répétition n’ont rien de surprenant. Elles étaient prévisibles et attendues depuis des années. Car le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/tunisie-le-deficit-energetique-se-creuse-de-17-en-un-an/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déficit énergétique</a> a commencé en Tunisie depuis la fin des années 1990. Alors que la consommation de l’électricité a continué à s’accroître, on n’a pas investi suffisamment dans de nouvelles infrastructures susceptibles de mettre la production au niveau de la consommation, l’offre au niveau de la demande. Et puis, on est resté dans le faux confort d’une forte dépendance du gaz algérien pour produire notre électricité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette faillite politique générale incarnée par des centaines de ministres, des dizaines de chefs de gouvernements et pas moins de quatre présidents de la république qui est responsable de nos malheurs actuels. Et ce n’est sans doute pas en limogeant quelques directeurs et en les désignant à la vindicte populaire que l’on va régler le problème. Ô que non ! Ne soyons pas dupes ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, quand s&rsquo;arrêtera le rationnement de l&rsquo;électricité et de l&rsquo;eau ? Ce sera le jour où l&rsquo;Etat cessera de dépenser l&rsquo;essentiel de son budget en salaires et en frais de fonctionnement, pour le consacrer aux investissements dans l&rsquo;amélioration des infrastructures publiques. Bref, ce ne sera pas demain la veille ! </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JuWidWKsj6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/01/quelles-solutions-pour-le-deficit-energetique-de-la-tunisie/">Quelles solutions pour le déficit énergétique de la Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelles solutions pour le déficit énergétique de la Tunisie ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/01/quelles-solutions-pour-le-deficit-energetique-de-la-tunisie/embed/#?secret=LooXKgtZV6#?secret=JuWidWKsj6" data-secret="JuWidWKsj6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-rationnement-de-lelectricite-et-de-leau-jusqua-quand/">Tunisie | Le rationnement de l’électricité et de l&rsquo;eau jusqu’à quand ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-rationnement-de-lelectricite-et-de-leau-jusqua-quand/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; L&#8217;ingénieur, acteur central de la souveraineté nationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-lingenieur-acteur-central-de-la-souverainete-nationale/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-lingenieur-acteur-central-de-la-souverainete-nationale/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 06:49:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[exode]]></category>
		<category><![CDATA[ingénieurs]]></category>
		<category><![CDATA[la fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[marché de l’emploi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19295421</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que perd la Tunisie lorsque la moitié de ses ingénieurs partent à l'étranger et ne participent plus à son propre développement ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-lingenieur-acteur-central-de-la-souverainete-nationale/">Tunisie | L&rsquo;ingénieur, acteur central de la souveraineté nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trois mois après avoir alerté sur l’hémorragie du capital gris tunisien, le débat ne peut plus se limiter au constat de la fuite des compétences. Dans un monde où la puissance des nations se mesure de plus en plus à leur capacité d’innover, de sécuriser leurs infrastructures critiques et de maîtriser leurs technologies, l’ingénieur est devenu un acteur central de la souveraineté nationale. Le véritable défi du Plan de développement 2026-2030 est désormais de transformer cette ressource stratégique en levier de puissance collective</em></strong><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19295421"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie forme chaque année des milliers d’ingénieurs dont la qualité est reconnue bien au-delà de ses frontières. Pourtant, une part importante de ces compétences choisit ou est contrainte de poursuivre sa carrière à l’étranger. Ce phénomène est généralement abordé sous l’angle du marché de l’emploi ou de la fuite des cerveaux. Or, la véritable question est ailleurs : que perd un pays lorsque ceux qui conçoivent, modélisent, sécurisent et innovent ne participent plus à son propre développement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est simple : il perd progressivement sa capacité à décider par lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maîtrise territoriale et autonomie technologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement international marqué par la compétition technologique, la souveraineté ne se résume plus à la maîtrise du territoire ou à l’équilibre des finances publiques. Elle repose de plus en plus sur la capacité à concevoir les infrastructures critiques, à sécuriser les systèmes d’information, à piloter les transitions énergétiques et à développer les technologies qui structureront l’économie de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingénieur n’est donc plus un simple exécutant technique. Il est devenu l’un des principaux producteurs de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité apparaît avec force dans les grands chantiers inscrits au Plan de développement 2026-2030. Qu’il s’agisse de transition énergétique, de gestion durable de l’eau, de numérisation de l’administration, de cybersécurité ou d’intelligence artificielle, aucun de ces objectifs ne pourra être atteint durablement sans une base nationale solide de compétences scientifiques et techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique constitue à cet égard un exemple révélateur. Installer des équipements ou importer des solutions clés en main ne suffit pas. La véritable souveraineté réside dans la capacité à concevoir, exploiter, maintenir et optimiser les systèmes qui les accompagnent. Sans maîtrise des réseaux intelligents, de la gestion des données énergétiques ou des technologies de stockage, l’indépendance énergétique risque de demeurer incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même raisonnement vaut pour le numérique. À l’heure où les données deviennent un actif stratégique, dépendre entièrement d’architectures, de logiciels ou de capacités d’expertise externes expose les États à des vulnérabilités croissantes. Les infrastructures numériques, les plateformes publiques, les systèmes financiers et les réseaux critiques doivent pouvoir s’appuyer sur une expertise nationale forte et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque fois qu’un projet stratégique est conçu, audité ou piloté exclusivement par des compétences extérieures, la Tunisie achète certes une solution. Mais elle renonce aussi, en partie, à construire sa propre capacité de maîtrise.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7fkOEQFu09"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/">L’IA et l’ingénieur de demain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’IA et l’ingénieur de demain » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/embed/#?secret=oMbNzk731F#?secret=7fkOEQFu09" data-secret="7fkOEQFu09" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Trois leviers pour bâtir une doctrine de souveraineté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour inverser cette tendance, une approche nouvelle s’impose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première consiste à reconnaître pleinement le rôle stratégique de l’ingénieur dans la conduite des politiques publiques. Les grands projets de transformation doivent accorder une place centrale aux compétences techniques dans les processus de décision et d’arbitrage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième repose sur une réforme ambitieuse de la commande publique. L’État dispose d’un levier considérable pour structurer un écosystème national d’ingénierie, de recherche appliquée et d’innovation. Orienter une part significative des marchés publics vers les bureaux d’études, les entreprises technologiques et les startups tunisiennes contribuerait à créer un cercle vertueux de montée en compétence et d’industrialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième implique un rapprochement plus étroit entre les universités, les écoles d’ingénieurs, les laboratoires de recherche et les besoins réels de l’économie. Les pays qui réussissent leurs transitions technologiques sont ceux qui transforment la connaissance en solutions concrètes au service de leurs priorités nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un choix civilisationnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question dépasse ainsi largement le cadre des revendications professionnelles ou salariales. Elle touche directement à la capacité de la Tunisie à maîtriser son avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, les nations mesuraient leur puissance à leurs ressources naturelles, à leurs armées ou à leurs capacités financières. Au XXI<sup>e</sup> siècle, la hiérarchie des puissances se redessine autour d’une autre richesse : la maîtrise de l’intelligence technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque ingénieur qui quitte durablement le pays emporte avec lui davantage qu’un diplôme ou une compétence. Il emporte une capacité de conception, une part d’autonomie stratégique et un fragment du futur que la Tunisie aurait pour bâtir sur son propre sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable choix du Plan de développement 2026-2030 n’est donc pas budgétaire. Il est civilisationnel. Soit la Tunisie continue à exporter son capital gris et à importer les technologies qui façonneront son avenir. Soit elle décide enfin de considérer l’ingénierie comme un actif stratégique national et d’en faire le cœur de sa politique de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nations qui domineront demain ne seront pas celles qui possèdent le plus de ressources. Ce seront celles qui conserveront les femmes et les hommes capables de les transformer en puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique et cadre bancaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZCXierS7Jm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/le-blues-des-ingenieurs-tunisiens/">Le blues des ingénieurs tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le blues des ingénieurs tunisiens » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/le-blues-des-ingenieurs-tunisiens/embed/#?secret=X89hznzKsZ#?secret=ZCXierS7Jm" data-secret="ZCXierS7Jm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-lingenieur-acteur-central-de-la-souverainete-nationale/">Tunisie | L&rsquo;ingénieur, acteur central de la souveraineté nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-lingenieur-acteur-central-de-la-souverainete-nationale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le double abandon de la démocratie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 06:22:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2026]]></category>
		<category><![CDATA[démocraties occidentales]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Ruud]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19295256</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’échec de la transition démocratique tunisienne est également dû à son abandon systémique par les démocraties occidentales.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/">Tunisie | Le double abandon de la démocratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’échec de la transition démocratique tunisienne n’est pas seulement celle d’un peuple épuisé par des institutions incapables de nourrir ses espérances. C’est aussi le fruit de son abandon systémique par les démocraties occidentales, dont le cynisme du calcul migratoire le dispute au confort d’un fatalisme culturel.</em></strong> <em>(Photo : Thomas Ruud, Kais Saied, Ursula von der Leyen et Giorgia Meloni à Carthage en juin 2023).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ali Guidara</strong> *</p>



<span id="more-19295256"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="341" height="512" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2.png" alt="" class="wp-image-19296482" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2.png 341w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 341px) 100vw, 341px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a cinq ans, le 25 juillet 2021, lorsque le président Kaïs Saïed suspendait le Parlement, limogeait le chef du gouvernement et s’octroyait les pleins pouvoirs, la Tunisie n’a pas basculé dans la consternation. Elle a poussé un soupir de soulagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, un sondage&nbsp;<em>Emrhod Consulting</em>&nbsp;créditait ces mesures d’un soutien massif de 87 % des Tunisiens. Ce chiffre, aujourd’hui relégué aux oubliettes de l&rsquo;histoire récente, rappelle une vérité inconfortable : l’expérience démocratique amorcée en 2011 s’est d’abord effondrée de l’intérieur. Ce désamour initial ne s’est pas construit dans le vide ; il fut le produit d’une décennie d’instabilité gouvernementale, d’une corruption perçue comme endémique et des théâtres d’ombres d’un Parlement fragmenté où la posture partisane éclipsait l’urgence publique. Sur ce terreau d’une économie exsangue, la promesse démocratique a fini par s’assimiler à l’impuissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un record mondial d’abstention</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le provisoire est devenu permanent. Justifié à l’origine par l’article 80 de la Constitution de 2014, le régime d’exception s’est mué en un système pérenne, en dépit d’une érosion spectaculaire de l’adhésion populaire. Le référendum constitutionnel de juillet 2022 n’a mobilisé que 27 % des inscrits ; les législatives suivantes, à peine 11 % – un record mondial d’abstention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que le regard bifurque vers les partenaires occidentaux de Tunis. Comment cet effritement manifeste de la légitimité populaire a-t-il pu s’accompagner d’une telle absence de position claire et ferme de leur part ? L’argument de l’ignorance ne tient pas. La révocation arbitraire de 57 magistrats en juin 2022 et l’avènement d’une Constitution hyper-présidentielle privant le législatif de sa substance ont été documentés en temps réel par les chancelleries. Ce qui a manqué à l’Occident n’est pas l&rsquo;information, mais la volonté politique : les capitales européennes et Washington ont préféré s’en tenir à de rituelles expressions d’<em>«inquiétude» </em>diplomatique, se gardant bien d’activer le moindre levier concret – ni conditionnalité de l’aide, ni suspension de coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les derniers contre-pouvoirs tunisiens – syndicats et journalistes – ont été abandonnés à leur sort.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Alibi de l’essentialisme et réalité économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce renoncement occidental s’enracine en réalité dans un préjugé tenace, presque confortable : l’idée reçue selon laquelle le monde arabe serait intrinsèquement incompatible avec le pluralisme. Pour beaucoup de décideurs à Paris, Bruxelles ou Washington, l’échec de la transition tunisienne n’a pas été perçu comme un drame à éviter, mais comme la confirmation d’une fatalité culturelle. Ce biais essentialiste a servi d’alibi parfait : si la démocratie ne peut pas s’implanter durablement dans la région, à quoi bon la défendre à bout de bras ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affranchi des verrous institutionnels, le pouvoir s’est pourtant heurté à la dure réalité des chiffres. Prisonnière depuis une décennie des remèdes standardisés du FMI, la Tunisie a vu son pouvoir d’achat s’effondrer. Mais lorsqu’un accord de 1,9 milliard de dollars s’est profilé en octobre 2022, Kaïs Saïed a préféré le rejeter, fustigeant les <em>«diktats»</em> de l’étranger. Ce refus, s’il a flatté le nationalisme d’une partie de l’opinion, a scellé le décrochage économique du pays. En érigeant la souveraineté rhétorique en absolu, le pouvoir a troqué la soutenabilité financière contre une légitimité de posture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique a trouvé par ailleurs un écho favorable auprès des autocraties régionales – Égypte, Arabie saoudite, Émirats arabes unis –, ravies de voir expirer le dernier laboratoire issu du Printemps arabe. Certes, les pétrodollars promis à Tunis ne sont jamais venus, le Golfe exigeant le blanc-seing financier du FMI que Saïed refusait. Mais qu’importe : pour ces régimes, la <em>«stabilité»</em> d’un pouvoir fort, même impécunieux, restera toujours préférable à la contagion d’une transition démocratique réussie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prisme de Lampedusa</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union européenne (UE), de son côté, a fini par capituler devant ses propres obsessions électorales. Aveuglée par la question migratoire, Bruxelles a cessé de voir en Tunis un phare démocratique pour n’y chercher qu’un garde-côte. Le mémorandum d’accord du 16 juillet 2023, parrainé par Ursula von der Leyen, Giorgia Meloni et Mark Rutte, a acté ce grand marchandage. Peu importaient les déclarations de Kaïs Saïed qui, quelques mois plus tôt, reprenait la rhétorique complotiste du <em>«grand remplacement»</em> envers les migrants subsahariens. Malgré le tollé et la condamnation d’une commission de l’Onu, l’Europe a choisi de signer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix est une profession de foi cynique : il consacre la préférence pour un exécutif concentré plutôt que pour des institutions pluralistes, la prime au résultat immédiat plutôt qu’au processus de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’histoire tunisienne moderne porte en elle un avertissement gravé en 2011 : les régimes prétendument garants de la stabilité sur l’autel de la liberté sont des colosses aux pieds d’argile. Un pouvoir sans contrepoids s’effondre souvent sous le poids de ses propres contradictions. Et sa chute, dans un paysage politique méthodiquement désertifié, n’ouvrirait pas la voie à une transition ordonnée, mais à un saut dans l’inconnu – une onde de choc qui ébranlerait toute la région et traverserait inévitablement la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tragédie tunisienne n’est pas seulement celle d’un peuple épuisé par des institutions incapables de nourrir ses espérances. C’est aussi le fruit d’un abandon systémique, où le cynisme d’un calcul migratoire le dispute au confort d&rsquo;un fatalisme culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cautionnant ce renoncement, les démocraties occidentales ont acté leur propre faillite morale : l’effondrement durable de leur crédibilité sur l’universalité des droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Docteur en politiques publiques.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/">Tunisie | Le double abandon de la démocratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 08:55:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Weidel]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie illibérale]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Karol Nowerki]]></category>
		<category><![CDATA[Viktor Orbán]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19292081</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le plan de Donald Trump visant à faire basculer l’Europe dans le giron de l’extrême-droite est voué à l’échec.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/">Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la vague trumpiste a déferlé sur l’Amérique latine et que les candidats de la droite populiste soutenus par le président américain ont conquis le pouvoir, le plan de Donald Trump visant à faire basculer l’Europe dans son giron et à en faire un continent gouverné par l’extrême-droite est voué à l’échec.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19292081"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.ft.com/content/23041bb7-4647-4efe-b790-b763d270fb72?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Gideon Rachman rappelle que le Vieux continent est crucial pour le mouvement Make America Great Again (Maga) car le document de la Stratégie de sécurité nationale dévoilé par l’administration Trump il y a quelques mois estime que <em>«l’Europe demeure d’une importance stratégique et culturelle vitale pour les États-Unis»</em>. Cependant, le document faisait part du fait que le continent est sur la voie d’une <em>«annihilation civilisationnelle à cause de l’immigration massive, de la répression de la dissidence politique et du déclin de la natalité»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire alors selon les Trumpistes? La Stratégie de sécurité nationale propose que les États-Unis interviennent en <em>«encourageant la résistance à la trajectoire actuelle de l’Europe»</em> en nouant des alliances avec les partis nationalistes européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de sept mois se sont écoulés depuis la publication de ce document important et le programme de Maga pour l’Europe est déjà en train de s’effondrer. Les partis et hommes politiques européens que les partisans de Donald Trump considèrent comme des alliés perdent de l’influence ou prennent rapidement leurs distances avec le président américain. Le coup le plus dur a été la défaite de Viktor Orbán en Hongrie en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump s’est également aliéné des alliés potentiels en Italie, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute de l’ami Orbán</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ d’Orbán, le plus trumpiste des dirigeants européens et intervenant régulier à la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC), un événement pro-Trump, a constitué un revers majeur. L’ancien Premier ministre hongrois était non seulement un allié idéologique mais aussi un allié précieux pour Trump, entravant fréquemment toute action collective européenne sur des questions telles que l’aide à l’Ukraine. Alors que l’administration Trump accusait les gouvernements européens de <em>«saper les processus démocratiques»</em>, elle n’a pas hésité à intervenir en faveur d’Orbán, champion de la <em>«démocratie illibérale»</em>, qui a de fait marginalisé son adversaire, Péter Magyar, en le privant de tout espace médiatique. Le vice-président J.D. Vance s’est même rendu à Budapest pour soutenir Orbán pendant la campagne en prenant la parole lors d’un meeting géant mais en vain ! Magyar a remporté l’élection.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PqiOIAURoE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/lextreme-droite-europeenne-face-a-la-guerre-toxique-de-trump/">L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/lextreme-droite-europeenne-face-a-la-guerre-toxique-de-trump/embed/#?secret=T2hMzoqeKm#?secret=PqiOIAURoE" data-secret="PqiOIAURoE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Meloni prend ses distances&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman soutient que les élections hongroises ont révélé que l’Union européenne a bien plus à offrir à ses États membres que les États-Unis. Les nombreuses violations du droit européen commises par Orbán ont entraîné de sévères restrictions sur le versement des fonds européens à la Hongrie, ce qui a nui à son économie. La perspective de récupérer ces fonds a constitué une motivation financière directe pour les électeurs hongrois, une motivation que la Maison-Blanche n’a pas été en mesure d’égaler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, est idéologiquement proche de l’administration Trump et Vance a signé la préface de son dernier ouvrage. Cependant, Meloni est également consciente que son pays est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide européenne à la reconstruction post-COVID-19, ayant reçu près de 200 milliards d’euros de subventions et de prêts. Le ressentiment de Trump face à la réticence de l’Italie à soutenir les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran l’a conduit à proférer de violentes insultes à l’encontre de Meloni qui a réagi avec force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La longue expérience de Trump aux États-Unis pourrait laisser penser qu’il peut insulter et dénigrer ses adversaires politiques -comme il l’a fait il y a quelques années avec Marco Rubio ou Ted Cruz- et qu’ils reviendront se soumettre à lui. Cependant, il est peu probable que ce scénario se reproduise avec un dirigeant politique responsable devant les électeurs italiens et non devant les partisans républicains de Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas français&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman affirme que si Trump et ses partisans ont perdu de leur impact aux États-Unis, ils peuvent encore susciter de vives réactions en Europe, contraignant même des alliés potentiels à prendre leurs distances avec le président américain. Jordan Bardella, l’une des deux figures de proue du Rassemblement national en France, a refusé de prendre la parole lors de la Conférence d’action politique conservatrice l’an dernier après que Steve Bannon, ancien conseiller de Trump, a effectué sur scène un geste qui ressemblait à un salut hitlérien. Par la suite, Bannon a insulté Jordan Bardella. Quant à Marine Le Pen, elle a toujours pris ses distances avec le trumpisme. Elle s’est même fermement opposée à la guerre d’Iran. C’est plutôt le polémiste et président du parti Reconquête Éric Zemmour qui est plus en phase avec Trump aussi bien sur la forme en multipliant les déclarations outrancières que sur le fond en adoptant les idées les plus radicales. D’ailleurs, lors de la prestation de serment de Trump en janvier 2025, c’est bel et bien Zemmour et sa compagne Sarah Knafo qui ont été conviés et non Marine Le Pen ou Jordan Bardella.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au Royaume-Uni, le leader de l’extrême-droite et grand trumpolâtre devant l’Éternel a du prendre ses distances. Lorsque Trump a minimisé la contribution des troupes alliées et britanniques à la guerre en Afghanistan, son ami Nigel Farage a été contraint de le contredire publiquement. Un sondage réalisé cette année a montré que seulement 14% des Britanniques ont une opinion favorable de Trump, tandis que 81% ont une opinion défavorable. Cette proximité risque de constituer un obstacle électoral pour Farage et son parti, Reform UK.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain est encore moins populaire en Allemagne, où son taux d’approbation atteint à peine 10%. Cela pose un dilemme au parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), que Vance et d’autres ont cherché à renforcer. Le vice-président américain avait rencontré la dirigeante du parti Alice Weidel en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité le 15 février 2025 et ce, à la veille des élections législatives allemandes qui se sont tenues le 23 février 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le parti ait gagné du terrain dans les sondages, sa direction prend désormais ses distances avec l’administration Trump. De plus, le système électoral allemand rend peu probable l’obtention par le parti d’un rôle officiel au sein du gouvernement national, anéantissant ainsi les espoirs de la Maison-Blanche de rallier le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump fondait de grands espoirs sur une victoire de Kalin Georgescu, candidat populiste d’extrême droite, à l’élection présidentielle roumaine de 2025. Vance était furieux lorsque le scrutin a été annulé suite à des allégations d’ingérence russe dans la campagne. Georgescu a été empêché de se présenter et son plus proche allié a ensuite perdu face à un candidat pro-européen. De ce fait, Karol Nowerki, président de la Pologne, est peut-être le dirigeant le plus favorable au mouvement Maga en Europe. Cependant, son influence sur les affaires intérieures polonaises est limitée par la Constitution et les dirigeants polonais n’auront guère de temps à consacrer à la politique d’apaisement de la Maison-Blanche envers la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, le mouvement Maga rencontre un plus grand succès dans le développement de partenariats idéologiques en Amérique latine. Suite aux récentes élections présidentielles en Colombie, le pays est désormais dirigé par un partisan de Trump, tout comme le Chili, l’Argentine, le Costa Rica, le Honduras, la Bolivie et le Salvador. Pour l’instant, le Mexique et le Brésil, les deux pays les plus peuplés de la région, résistent à cette tendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman observe que la criminalité endémique, la pauvreté et la faiblesse des institutions rendent l’Amérique latine vulnérable au trumpisme mais que dans les démocraties européennes plus prospères et établies, le trumpisme subit est un échec cuisant.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gmgRcLQeMJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/">Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/embed/#?secret=peGvUzFmY0#?secret=gmgRcLQeMJ" data-secret="gmgRcLQeMJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/">Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Expertise indépendante et positionnement international de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/expertise-independante-et-positionnement-international-de-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/expertise-independante-et-positionnement-international-de-la-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 06:14:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[certification]]></category>
		<category><![CDATA[expertise indépendante]]></category>
		<category><![CDATA[innovation technologique]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Farid Herelli]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Halila]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19291471</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’expertise indépendante est un levier majeur de gouvernance, de performance et de développement durable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/expertise-independante-et-positionnement-international-de-la-tunisie/">Expertise indépendante et positionnement international de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un environnement marqué par une concurrence ardue, complexité technique, juridique et réglementaire croissante, le recours à un expert tiers indépendant constitue un facteur essentiel de confiance, de performance et de maîtrise des risques. Par son impartialité, ses compétences reconnues et le respect de règles déontologiques rigoureuses, il contribue à la qualité des décisions, à la prévention et au règlement des différends endogènes et exogènes, au développement des compétences ainsi qu’à la crédibilité des processus de certification des personnes. À travers une analyse de ses fondements et de ses principaux domaines d’intervention, cet article met en évidence la contribution stratégique de l’expertise indépendante à la gouvernance, à l&rsquo;amélioration continue à la croissance et à la création de valeur pour une meilleure gestion des projets.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Taoufik Halila &amp; Mohamed Farid Herelli</strong><em> *</em></p>



<span id="more-19291471"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Taoufik-Halila-Ferid-Herelli-i.jpg" alt="" class="wp-image-12164922"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’évolution des métiers, l’accélération des innovations technologiques en général&nbsp;; l’intelligence artificielle en particulier et les exigences croissantes des parties prenantes rendent indispensable une évaluation objective des compétences et des situations techniques complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’expert tiers indépendant occupe une place stratégique en apportant une analyse fondée sur des faits vérifiables, des compétences reconnues et une indépendance de jugement. Son intervention dépasse désormais le seul cadre de la résolution des différends. Elle contribue à la diffusion des bonnes pratiques, à la prévention des risques, à l’amélioration continue des organisations et au renforcement de la confiance entre les acteurs économiques, institutionnels et judiciaires ce qui constitue une base fondamentale pour la création d’un environnement favorable au développement des investissements et la création de la richesse</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution s&rsquo;inscrit dans les principes des référentiels internationaux, notamment la norme&nbsp;ISO/IEC 17024, qui fait de l’impartialité, de la compétence et de l’indépendance les fondements d’une certification des personnes&nbsp;dotée d’une fiabilité, cohérence et reconnaissance à l’international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expertise indépendante apparaît ainsi comme un levier majeur de gouvernance, de performance et de développement durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les fondements de l&rsquo;expertise indépendante :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crédibilité d&rsquo;un expert tiers indépendant repose sur trois principes complémentaires : la compétence technique, le respect des règles déontologiques et l&rsquo;impartialité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L&rsquo;expertise technique&nbsp;:</em> l’expert fonde son intervention sur une connaissance approfondie de son domaine d’activité, acquise grâce à une formation spécialisée, une expérience significative, une veille permanente des évolutions scientifiques, techniques et réglementaires ainsi qu’une maîtrise des référentiels applicables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expertise lui permet de produire des analyses objectives, argumentées et vérifiables, indispensables à la prise de décision&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Déontologie, impartialité et neutralité&nbsp;:</em><em> </em>l’expertise indépendante ne peut produire ses effets que si elle s’exerce dans le respect de principes éthiques rigoureux. L’impartialité, l’intégrité, la confidentialité, l’absence de conflit d’intérêts et la transparence constituent les fondements de la crédibilité de l’expert.<em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement au conseil qui défend les intérêts d’une partie, l’expert tiers intervient exclusivement au service des faits. Sa mission consiste à analyser objectivement une situation, à identifier les causes d’un problème, à proposer des solutions techniquement fondées et à éclairer la décision du donneur d’ordre, du juge ou des parties concernées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette posture renforce la confiance dans les conclusions de l’expertise et favorise des décisions plus justes, plus transparentes et plus durables.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pnc8DgtCgb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/les-differences-conceptuelles-entre-accreditation-certification-et-labellisation/">Les différences conceptuelles entre accréditation, certification et labellisation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les différences conceptuelles entre accréditation, certification et labellisation » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/les-differences-conceptuelles-entre-accreditation-certification-et-labellisation/embed/#?secret=DW2bm43X3X#?secret=pnc8DgtCgb" data-secret="pnc8DgtCgb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Expert tiers indépendant et développement des compétences:</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expertise indépendante ne se limite pas à l’évaluation ou au règlement des différends. Chaque mission constitue également une opportunité de transfert de connaissances et de diffusion des bonnes pratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ses observations et ses recommandations, il contribue à corriger les écarts techniques, à prévenir la répétition des erreurs, à renforcer la culture qualité et à améliorer les compétences individuelles et collectives. Son intervention favorise ainsi l’apprentissage organisationnel et l’amélioration continue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les organismes de certification, les retours d’expérience des experts permettent d’actualiser les référentiels d’évaluation, d’adapter les programmes de formation aux évolutions des métiers et de garantir une meilleure adéquation entre les compétences certifiées et les besoins du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de son rôle d’évaluateur, l’expert tiers indépendant devient ainsi un véritable partenaire de la performance durable des organisations. En favorisant la montée en compétences, la maîtrise des risques et la diffusion d’une culture d’excellence, il contribue directement à la compétitivité, à l’innovation et à la confiance des parties prenantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contribution de l’expert tiers à la certification des personnes :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La certification des personnes repose sur un principe fondamental :&nbsp;la confiance dans l’évaluation. Cette confiance ne peut être garantie que si les évaluateurs disposent des compétences requises, exercent leurs missions en toute indépendance et appliquent des méthodes d’évaluation impartiales et transparentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, l’expert tiers indépendant joue un rôle déterminant. Il veille à l’égalité de traitement entre les candidats, à la cohérence des évaluations et à la crédibilité des certifications délivrées. Son intervention favorise la reconnaissance des compétences par les employeurs, facilite la mobilité professionnelle et renforce la confiance des autorités réglementaires ainsi que des parties prenantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs et conformément aux principes de la norme&nbsp;ISO/IEC 17024, qui est la norme de référence pour la&nbsp;certification des compétences des personnes, la valeur d’une certification dépend autant de la compétence du candidat que de la qualité, de l’impartialité et de la compétence de l’expert chargé de son évaluation. L’expertise indépendante constitue ainsi un élément essentiel de la fiabilité des dispositifs de certification garantissant que les professionnels certifiés ont été évalués selon un processus rigoureux, impartial et conforme aux bonnes pratiques internationales ce qui résulte&nbsp; d’une part pour les personnes certifiées&nbsp; une reconnaissance&nbsp; des compétences&nbsp;et&nbsp; une meilleure employabilité et d’autre part ,pour les organismes employeurs&nbsp; une réduction des risques liés aux qualifications du personnel et un renforcement de la crédibilité&nbsp; et de la confiance auprès des clients.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Principaux domaines d&rsquo;intervention de l&rsquo;expertise indépendante :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expertise indépendante intervient dans de nombreux secteurs où la qualité des décisions repose sur une évaluation objective et impartiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En&nbsp;médiation, l’expert ou le médiateur indépendant facilite le dialogue entre les parties, identifie les intérêts communs et contribue à la recherche de solutions équilibrées, limitant ainsi le recours à des procédures contentieuses longues et coûteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de&nbsp;l’assurance, son intervention permet d’évaluer objectivement les dommages, d’analyser les causes d&rsquo;un sinistre et de contribuer à une indemnisation équitable, tout en réduisant les risques de contestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement des échanges numériques a également renforcé le rôle du&nbsp;tiers de confiance, chargé de garantir l’identité des signataires, l’intégrité des documents, leur horodatage et leur valeur juridique. Cette fonction participe à la sécurisation des transactions électroniques et à la prévention des risques de fraude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, dans le domaine&nbsp;judiciaire, l’expert apporte au juge les éléments techniques nécessaires à l’appréciation des situations complexes. Son rapport, fondé sur des méthodes reconnues et des données vérifiables, constitue un outil essentiel d’aide à la prise de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la transformation numérique des procédures d’expertise impose désormais des nouvelles exigences en matière de traçabilité, de sécurité des données, de confidentialité, d’archivage et de respect des délais,&nbsp; ce qui renforce la fiabilité et la qualité des missions engagées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bénéfices économiques et organisationnels de l’expertise indépendante :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours précoce à un expert tiers indépendant constitue un investissement stratégique pour la gestion et le suivi des projets. En apportant une évaluation objective et des recommandations fondées sur des éléments techniques, il contribue à améliorer la qualité des décisions et à réduire les incertitudes, les budgets complémentaires et les délais de mise en service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche permet notamment de maîtriser les risques techniques, de limiter les coûts liés aux contentieux et aux non-conformités, de réduire les délais de traitement des différends et d’améliorer la performance globale des projets. Elle favorise également la confiance des clients, des investisseurs, des partenaires et des autorités de contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux récents consacrés à la gouvernance, à la certification et au règlement des différends convergent vers une même conclusion : la compétence, l’impartialité, la transparence et la responsabilité constituent les fondements de la confiance accordée aux experts et aux organismes tiers. L’expertise indépendante apparaît ainsi comme un levier de création de valeur, de maîtrise des risques et d&rsquo;amélioration durable de la performance des organisations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement marqué par la complexité, la transformation numérique et des exigences croissantes en matière de transparence, l’expert tiers indépendant s’impose comme un acteur majeur dans la gestion moderne des projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par son expertise, son indépendance et son respect des principes déontologiques, il contribue à sécuriser les décisions, à renforcer la confiance entre les parties prenantes et à accompagner le développement des compétences. Son intervention dépasse largement le cadre de la résolution des différends : elle participe à l’amélioration continue, à la qualité des processus d’évaluation et à la crédibilité des dispositifs de certification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa mission d’évaluation, l’expert tiers indépendant constitue aujourd’hui un véritable partenaire stratégique des organisations. En favorisant des décisions objectives, une meilleure maîtrise des risques et une culture de la qualité, il contribue durablement à la performance, à la compétitivité et à la création de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où la confiance devient un actif stratégique des organisations, l’expertise indépendante s’affirme non seulement comme une garantie d’impartialité, mais aussi comme un facteur déterminant de bonne gouvernance, de performance durable et de création de valeur pour l&rsquo;ensemble de la chaîne des parties prenantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie,&nbsp;l’intégration progressive de ces missions au cœur de la gouvernance de nos organismes constitue désormais un enjeu stratégique. Leur appropriation par les responsables de gestion et leur intégration dans les processus académiques de formation permettront non seulement de renforcer notre efficacité et notre productivité, mais également de consolider durablement notre savoir-faire administratif et technique. Cette évolution représente ainsi un véritable levier de création de valeur, de modernisation et de performance institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Conseillers du Doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aqkseP5kYP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/">L’IA et l’ingénieur de demain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’IA et l’ingénieur de demain » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/embed/#?secret=03iqQsu8Nq#?secret=aqkseP5kYP" data-secret="aqkseP5kYP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Références bibliographiques :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>ISO/IEC 17024:2012&nbsp;–&nbsp;Conformity Assessment – General Requirements for Bodies Operating Certification of Persons.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>ISO 9001:2015&nbsp;–&nbsp;Quality Management Systems – Requirements.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>ISO 31000:2018&nbsp;–&nbsp;Risk Management – Guidelines.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>ISO/IEC 17020:2012&nbsp;–&nbsp;Conformity Assessment – Requirements for the Operation of Various Types of Bodies Performing Inspection.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Règlement (UE) n° 910/2014 &#8211;&nbsp;relatif à l&rsquo;identification électronique et aux services de confiance.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Publications de l&rsquo;OCDE&nbsp;sur la gouvernance publique, l&rsquo;intégrité et la confiance.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Publications de la&nbsp;Banque mondiale&nbsp;relatives à la résolution des différends commerciaux et à la gouvernance.&nbsp;</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/expertise-independante-et-positionnement-international-de-la-tunisie/">Expertise indépendante et positionnement international de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/expertise-independante-et-positionnement-international-de-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trump et les gladiateurs du nouveau monde</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/trump-et-les-gladiateurs-du-nouveau-monde/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/trump-et-les-gladiateurs-du-nouveau-monde/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 08:25:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fifa]]></category>
		<category><![CDATA[Folarin Balogun]]></category>
		<category><![CDATA[Gianni Infantino]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Redissi]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Abdulkadir Artan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19286676</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trump a dû remettre la coupe du monde de football à l'Espagne qu'il déteste cordialement et qui le lui rend très bien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/trump-et-les-gladiateurs-du-nouveau-monde/">Trump et les gladiateurs du nouveau monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les arènes se sont déplacées outre atlantique sans effusion de sang, pour la dernière édition de la Coupe du monde de football. Les joutes se sont passées dans des stades flambants neufs et retransmises en temps réel dans le monde entier. Sauf que le président américain Donald Trump y avait mis son grain de sel, en sifflant la fin de partie, sur un coup de tête, avant même d’y avoir donné le coup d&rsquo;envoi.</em></strong> <em>(Photo : Trump a dû remettre la coupe du monde de football à l&rsquo;Espagne qu&rsquo;il déteste cordialement et qui le lui rend très bien). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohsen Redissi</strong> *</p>



<span id="more-19286676"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’herbe aux Etats-Unis est un gazon maudit, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, désigné comme meilleur arbitre africain pour 2025, a été mis d’emblée hors-jeu. Trump a poussé le ballon trop loin, en brandissant le carton rouge, lui barrant la route du Mondial. Son sort était scellé avant même d’avoir frôlé le sol américain. Mauvaise pioche, un tirage qui n’était pas en sa faveur. Son origine et sa couleur de peau ont joué contre lui. Il a perdu contre Trump. Une ineptie à ajouter sur le passif du président de la première puissance mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième chance est venue du Canada qui a fait un croche-pied à Trump sans être pénalisé. Un bolide tiré de très loin. Touché par un mauvais tirage au sort et pour qu’il ne reste pas sur le banc des remplaçants, le Canada lui a offert la possibilité de porter la tenue qui colle à la couleur de sa peau, d’arbitrer des matchs sur son terrain. Une occasion unique pour lui pour mouiller son maillot ; son sifflet n’est pas resté muet pendant le Mondial. Il en a profité pour prendre quelque sirop d’érable pendant les pauses fraîcheur, nouvellement introduites pour plaire aux publicitaires et renflouer les caisses de la Fifa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charité bien ordonnée commence par soi-même. Benjamin Franklin, 6<sup>e</sup> président, 1785-1788, avait inventé le paratonnerre, l’harmonica de verre et les lunettes à double foyer. Trump, lui, vient d’inventer l’arbitrage à distance, on lui doit cette nouvelle initiative, peu louable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un président récidiviste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a donc récidivé et frappé fort. Il a eu le bras long, intervenant auprès d’amis très hauts placés qui ne lui refusent rien, même la violation de règles sportives qu’ils sont censées préserver jalousement quoi qu’il arrive. L’attaquant américain Folarin Balogun a écopé&nbsp;d’un carton rouge, synonyme d&rsquo;expulsion pour le match d’après. Quarante-huit heures après les faits, Gianni Infantino, président de la Fifa, en plein mondial, a déclaré nul et non avenu le carton rouge qui lui a été infligé. Une première mondiale qui a mis en doute la crédibilité de l’instance mondiale et sa neutralité&nbsp;: elle s’est rabaissée et a bafoué ses propres règles pour faire honneur au pays hôte. Rien ne sera plus comme avant. La pause fraîcheur d’Infantino a été un peu plus longue que celle des joueurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comble de l’affaire, une requête identique de la Belgique déposée avant son match contre les Etats-Unis, a été jugée irrecevable par la même Fifa. Décision arbitraire condamnable. Le silence des foules et des autres équipes engagées dans la compétition a été assourdissant. Deux poids deux mesures. Les diables rouges comme l’Iran se sont retrouvés piégés, ils ont affronté seuls deux géants aux pieds d&rsquo;argile, le président américain et celui de la Fifa. Le trophée est passé avant l’honneur ; les pays restés en course auraient pu faire bloc pour faire plier ceux qui jouaient en eaux troubles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Fifa a vite fait de changer de maillot en trouvant la parade. Pour laver l’affront, elle a suspendu le manager de la sélection américaine et le vice-président chargé de la sécurité. Deux boucs émissaires en somme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand Trump abuse du rouge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’atmosphère électrisée et le caractère belliqueux des rencontres ont déteint sur la qualité du jeu. Les erreurs d’arbitrage en faveur des grandes équipes, notamment l’Argentine, ont transformé les parties de football en combat de coqs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a laissé une empreinte indélébile sur cette édition. La question que l’on doit se poser est la suivante&nbsp;: le président d’un pays hôte, quel qu’il soit, a-t-il l’autorité d’annuler une décision de l’arbitrage ? Affaire à suivre, <em>wait and see</em>. La prochaine édition nous confirmera ou infirmera cette nouvelle tendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, le président américain n’est pas ‘<em>Eliot Ness</em>’, agent fédéral chef des <em>‘‘Incorruptibles’’</em>. Trump est accusé d’avoir usé et abusé du rouge, du carton s’entend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Fonctionnaire à la retraite.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Wb2jD3meW1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/20/mondial-fifa-la-portee-politique-de-la-victoire-de-lespagne/">Mondial Fifa | La portée politique de la victoire de l’Espagne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mondial Fifa | La portée politique de la victoire de l’Espagne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/20/mondial-fifa-la-portee-politique-de-la-victoire-de-lespagne/embed/#?secret=uxGTdC8n3v#?secret=Wb2jD3meW1" data-secret="Wb2jD3meW1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/trump-et-les-gladiateurs-du-nouveau-monde/">Trump et les gladiateurs du nouveau monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/trump-et-les-gladiateurs-du-nouveau-monde/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
