Quand les dirigeants d’Ennahdha bombent le torse, sachez qu’ils sont dans de mauvais draps

Les dirigeants d’Ennahdha, au pouvoir depuis plus de dix ans et, donc, les principaux responsables de la crise générale sévissant actuellement en Tunisie, ont tendance à monter au créneau et à bomber le torse à chaque fois où ils se sentent dans le pétrin, comme ces derniers temps, alors que la Tunisie est au bord de la banqueroute et que des nuages s’amoncellent dans le ciel annonçant une tempête sociale imminente, dont ils seront, on l’imagine, les principales cibles. Par Raouf Chatty

La parole du président Saïed prête-t-elle à conséquence ?

La question mise en titre de cet article peut choquer beaucoup de lecteurs, et pas nécessairement parmi les partisans du président de la république Kaïs Saïed, car, au-delà du théâtre d’ombres que constitue la scène politique tunisienne depuis 2011, où la réalité est souvent confisquée au profit des apparences, l’interrogation porte sur l’impact même de la parole présidentielle sur les réalités d’un pays en profonde crise et où les mots, quels qu’en soient les auteurs, semblent totalement déconnectés des choses. Par Ridha Kéfi

Pourquoi tant de haine envers Abir Moussi ?

Mon propos n’a pas pour objectif de soutenir Abir Moussi, la présidente du Parti destourien libre (PDL), approuver ses positions ni dire la justesse de son combat. J’entends simplement lui rendre justice et dénoncer le procès en sorcellerie que la classe politique moisie lui intente pour avoir fait et dit ce que les politiques au pouvoir ou dans l’opposition n’ont pas le courage de faire ni de dire. Par Lotfi Maherzi *

Peut-on encore débattre avec une «passionaria» appelée Abir Moussi ?

Le succès politique d’Abir Moussi et de son Parti destourien libre (PDL), les seuls à tenir la dragée haute aux islamistes d’Ennahdha, ne suffit pas pour justifier tous leurs faits et gestes. Car si on souscrit volontiers à leur critique de l’islam politique et de ses ravages en Tunisie, leur discours foncièrement contre-révolutionnaires est trop réducteur, masque la complexité de la réalité tunisienne et n’ouvre pas de véritables perspectives de changement. D’où la réserve où des pans entiers de la classe politique anti-islamiste tiennent la «passionaria» et son mouvement… Par Salah El-Gharbi *

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