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	<title>Archives des Afghanistan - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Afghanistan - Kapitalis</title>
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		<title>Du Nil à l’Euphrate &#124; L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 07:38:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre contre les musulmans depuis la déclaration Balfour en 1917 se poursuit avec l’attaque israélo-américaine contre l’Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/du-nil-a-leuphrate-lamerique-israel-et-les-etats-du-golfe-contre-liran/">Du Nil à l’Euphrate | L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre menée contre les pays musulmans depuis la déclaration Balfour en 1917 a connu un nouveau développement avec l’attaque aérienne américaine contre l’Iran, soutenue semble-t-il par l’aviation israélienne opérant on peut le supposer beaucoup plus dans le registre politique que véritablement militaire.</em></strong> <em>(Ph. Le Proche et Moyen-Orient sur un volcan israélo-américain). </em>  </p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-18421172"></span>



<p>Sauver les apparences s’avère dans le contexte essentiel, en mettant en exergue la participation de l’Etat sioniste, désormais ouvertement accusé par de nombreux Américains de faire assumer son sale boulot à leur pays.</p>



<p>En effet, que peut apporter l’armée sioniste à l&rsquo;armada américaine ?</p>



<p>Tout cela était attendu. La mise en scène a suivi un scénario comparable à ce qui s’était passé lors de la seconde guerre du Golfe en 1991. Diabolisation de la cible, menaces y compris nucléaires, puis déclenchement de l’agression au moment propice après des discussions purement formelles servant à donner le change.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;alliance de fondamentalismes</h2>



<p>Les ripostes iraniennes contre les bases américaines ont déjà été condamnées par l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe les abritant qui les ont considérées comme attentatoires à leur souveraineté.</p>



<p>On peut en déduire que les États du Golfe sont partie prenante dans le conflit, et que, connaissant le Président Trump, ils en assument le coût financier.</p>



<p>La seule grande surprise aura été le déclenchement de la guerre entre le Pakistan et l’Afghanistan un ou deux jours avant l’attaque américaine. Il s’est avéré que le régime moyenâgeux et en faillite des Talibans était capable d’envoyer des drones contre ses adversaires, et s’il est encore trop tôt pour en déterminer l’origine, l’implication de l’Inde est très probable. Il s’agirait là de l’alliance contre nature de deux fondamentalismes, le musulman et le hindou. </p>



<p>Hasard ou pas, quelques jours avant, le Premier ministre indien Modi, le boucher du Gujarat, dont l’islamophobie n’est plus à démontrer, s’était en effet rendu en visite&nbsp;officielle en Israël.&nbsp;</p>



<p>Si on considère que le Pakistan constitue le lieu de transit de la <em>«Road and Belt»</em> qui par voie terrestre relie le Xinjiang à la mer d’Oman et au port de Gwadar, le conflit pakistano-afghan s’insère alors parfaitement dans une logique visant à en interdire l’accès à la Chine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Pakistan, prochain sur la liste ?</h2>



<p>Le lien est donc désormais bien établi entre le Golfe arabo-persique&nbsp;et l’encerclement du colosse chinois à partir de l’Afghanistan.</p>



<p>L’État iranien privé de ses infrastructures essentielles et de ses voies de communications résistera-t-il&nbsp;?</p>



<p>L’objectif clairement défini par les agresseurs est la chute du régime. Cela dépendra aussi beaucoup du peuple iranien, dont le patriotisme n’est plus à&nbsp;démontrer.&nbsp;Mais si l’Iran tombe, il est à parier que le prochain sur la liste sera le Pakistan, puissance nucléaire dont la destruction servira autant les intérêts des sionistes que des fanatiques hindous.&nbsp;</p>



<p>Quant à la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Egypte, elles n’ont qu’à bien se tenir&nbsp;! &nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KK8SkxPirJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/">L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/embed/#?secret=WKeHosMsCN#?secret=KK8SkxPirJ" data-secret="KK8SkxPirJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Khosraw Mani &#124; Kaboul comme on ne l’a jamais vu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 07:35:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Kaboul]]></category>
		<category><![CDATA[Khosraw Mani]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>'‘Rattraper l’horizon’’, de Khosraw Mani, est un voyage fiévreux au cœur d’une ville, Kaboul, d’un pays, l’Afghanistan.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/02/khosraw-mani-kaboul-comme-on-ne-la-jamais-vu/">Khosraw Mani | Kaboul comme on ne l’a jamais vu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘Rattraper l’horizon’’, de Khosraw Mani, publié par les éditions Actes Sud, le 20 août 2025, à Marseille, n’est pas seulement un roman : c’est un voyage fiévreux au cœur d’une ville, Kaboul, d’un pays, l’Afghanistan, d’une adolescence broyée par la violence et les traditions.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18314045"></span>



<p>Nous sommes au début des années 2000. Un jeune homme quitte la campagne afghane pour la capitale. Derrière lui, un village asphyxié par l’autorité du mollah, un père impitoyable et les ombres d’une enfance marquée par le désamour.</p>



<p>Porté par l’ami qui croit en lui, l’Ingénieur, et par la nécessité de fuir, il embarque dans un vieux camion, sous une bâche. Dans son sac : quelques guenilles, des liasses d’argent, des bijoux hérités, un diadème, des colliers, des anneaux en or… Et surtout, un désir brûlant de liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La peur et la tension</h2>



<p>Chaque geste est décrit avec une précision hallucinée, chaque détail transforme cette fuite en scène cinématographique. On sent la poussière, on entend le moteur qui tousse, on tremble avec le jeune homme lorsqu’il se demande s’il doit sauter avant ou après la bifurcation. Mani fait ressentir la peur et la tension comme si le lecteur était lui-même dans la benne du camion.</p>



<p>Arrivé à Kaboul, le roman s’ouvre comme un autre monde. Le jeune homme fréquente des rues grouillantes, des bordels, des musiques clandestines et des philosophes de trottoir. La ville devient un personnage à part entière : ses bruits, ses odeurs, ses lumières, ses dangers. Mani nous fait sentir Kaboul dans sa chair. Les jeunes voyous qu’il rencontre deviennent ses compagnons de vie, ses complices dans une quête de sens, d’amour et de survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une narration dense et immersive</h2>



<p>Le style de Mani est fiévreux, hallucinatoire, maîtrisé. On pense à un film tourné caméra à l’épaule, où le souffle des personnages, leurs hésitations, leurs éclats de rire et leurs blessures deviennent palpables. La narration est dense, immersive, et chaque instant nous rapproche de l’âme de Kaboul. On ne lit pas ce roman : on le vit.</p>



<p>Mani excelle à mêler l’intime et l’histoire. L’adolescence de son héros est un champ de bataille : violence domestique, injustice, pertes, et pourtant des lueurs de tendresse et de rébellion. La scène de départ clandestin, le suspense du saut du camion, la peur de se faire surprendre… tout cela se mêle aux souvenirs de l’enfance, où le jeu côtoie l’horreur, et où la vie se mesure en ruses et en petites victoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plaidoyer pour la liberté</h2>



<p>Le roman n’est pas seulement un récit de passage à l’âge adulte. C’est un plaidoyer pour la liberté, une méditation sur la mémoire et le passé. Kaboul devient le miroir des blessures et des espoirs du jeune héros. Chaque rue, chaque ruelle, chaque ombre raconte l’histoire d’un pays écorché par les guerres et les traditions, mais aussi porté par la résilience de ses habitants.</p>



<p><em>‘‘Rattraper l’horizon’’</em> frappe par sa puissance sensorielle. Le lecteur sent le vent sur les collines, entend les jets passer, voit les moudjahidines surgir derrière les pierres. Mani transforme le roman en expérience totale : le passé, la violence, la poésie et le désir s’entremêlent avec une intensité rare.</p>



<p>Khosraw Mani réussit un exploit : rendre Kaboul intime et universelle, peindre un portrait d’Afghanistan où chaque geste, chaque pensée, chaque fuite devient épopée. Le roman est à la fois une aventure urbaine et humaine, un manifeste sur la nécessité de réinventer sa vie malgré les fantômes du passé.</p>



<p>Avec <em>‘‘Rattraper l’horizon’’</em>, Mani livre une écriture hallucinée et maîtrisée, un roman de toute première force, un souffle qui emporte le lecteur de la campagne afghane aux rues de Kaboul, du passé au présent, de l’adolescence à la liberté. On en sort secoué, transporté, comme après un film que l’on ne pourrait oublier.</p>



<p>Khosraw Mani est né à Kaboul en 1987 et a grandi en Afghanistan. Installé à Paris depuis 2015, il écrit en français et maîtrise également le persan et l’anglais.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/02/khosraw-mani-kaboul-comme-on-ne-la-jamais-vu/">Khosraw Mani | Kaboul comme on ne l’a jamais vu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Afghanistan &#124; La realpolitik remet en selle les talibans!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/25/afghanistant-la-realpolitik-remet-en-selle-les-talibans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 08:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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		<category><![CDATA[Talibans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La communauté internationale semble aujourd'hui indifférente au sort des Afghanes sous le règne dogmatique des talibans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/25/afghanistant-la-realpolitik-remet-en-selle-les-talibans/">Afghanistan | La realpolitik remet en selle les talibans!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les talibans appliquent la charia dans sa forme la plus stricte et ont instauré une répression implacable, la communauté internationale y semble complètement indifférente mais pire, chacun essaye aujourd’hui de tirer son épingle du jeu avec les maîtres de l’Afghanistan. Les pays européens obsédés par la question migratoire veulent expulser les Afghans en situation irrégulière. Quant aux grandes puissances, elles ne se soucient que de leurs propres intérêts et du maintien de leur influence. Qu’il est loin le temps où les talibans étaient considérés comme des parias mis au ban des nations ! Aujourd’hui, ils discutent avec tout le monde.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17543696"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/09/21/taliban-diplomacy-official-recognition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, les talibans ont une opportunité diplomatique de s’affirmer sur la scène internationale, compte tenu de la nécessité de répondre à la montée du sentiment anti-immigrés en Europe par l’expulsion d’Afghans vers leur pays d’origine, des inquiétudes concernant la montée des mouvements terroristes comme l’EI en Asie centrale et de la reconnaissance croissante de l’improbabilité d’un effondrement du mouvement à court terme.</p>



<p>Un régime taliban <em>«plutôt coopératif»</em></p>



<p>Bien que de nombreux pays voisins de l’Afghanistan ne reconnaissent pas officiellement le régime taliban qui dirige le pays depuis quatre ans, le journal américain note, dans une enquête de ses envoyés au Pakistan Rick Noack et Shaiq Hussain, que ces pays ont trouvé des moyens et des mécanismes de coopération avec le mouvement pour diverses raisons et intérêts.</p>



<p>Le <em>WP</em> cite le chef de la lutte antiterroriste de la Maison-Blanche Sebastian Gorka déclarant le mois dernier que le régime taliban était <em>«plutôt coopératif»</em>, tandis que l’Allemagne a accrédité deux fonctionnaires talibans du ministère des Affaires étrangères comme agents consulaires à l’ambassade de leur pays en Allemagne où réside la plus grande communauté afghane d’Europe et où il est beaucoup question d’expulsion d’Afghans en situation irrégulière. Déjà le gouvernement allemand a annoncé le 18 juillet 2025 avoir expulsé 81 Afghans. L’Onu avait demandé l’arrêt immédiat du renvoi forcé de tous les réfugiés et demandeurs d’asile afghans. C’est la deuxième opération, la première a eu lieu durant l’été 2024 à l’époque du précédent gouvernement social-démocrate dirigé Olaf Scholz.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump&nbsp;: «Les talibans ont besoin de nous»</h2>



<p>Sur un autre front, le président américain Donald Trump a donné un nouvel élan à cette dynamique en déclarant que son pays s’efforçait de reprendre la base aérienne de Bagram en Afghanistan aux talibans affirmant : <em>«Ils ont besoin de nous»</em>.</p>



<p>Avant les déclarations de Trump concernant la base, Washington concentrait ses efforts avec les talibans sur la coopération antiterroriste et la libération des Américains détenus en Afghanistan.</p>



<p>À cet égard, le représentant spécial américain pour la question des otages Adam Boehler s’est rendu à Kaboul en mars pour obtenir la libération de son compatriote George Gleisman, et la semaine dernière, il a effectué une deuxième visite en Afghanistan.</p>



<p>Le journal américain estime que l’engagement actuel des acteurs internationaux avec les talibans les conduit à considérer ce mouvement comme un partenaire de négociation incontournable.</p>



<p>À cet égard, l’ancien ministre pakistanais des Affaires étrangères Aizaz Ahmad Chaudhry a déclaré : <em>«Les talibans sont traités comme les dirigeants de l’Afghanistan, même s’ils n’ont pas encore été officiellement reconnus»</em>.</p>



<p>Concernant le contexte de cette activité diplomatique, le <em>WP</em> explique que chaque pays a ses propres motivations face aux talibans. En Europe, les appels à l’expulsion des migrants afghans vers leur pays se multiplient, ce qui nécessite l’approbation des talibans.</p>



<p>D’autre part, de nombreux pays, dont les États-Unis, partagent le même ennemi que les talibans: l’État islamique (EI) qui opère à la frontière afghano-pakistanaise sous le nom de <em>«province du Khorasan»</em>.&nbsp;</p>



<p>Pour les pays voisins, l’Afghanistan est une importante plaque tournante du commerce terrestre et un point de passage incontournable.</p>



<p>Commentant ces relations naissantes entre les talibans et plusieurs acteurs internationaux, Michael Kugelman, chercheur principal à la Fondation Asie-Pacifique, basée au Canada, a déclaré qu’elles représentent une victoire stratégique significative pour les talibans.</p>



<p>Le journal ajoute toutefois que la sortie de l’isolement des talibans reste fragile, soulignant que de nombreuses ambassades à Kaboul restent fermées, signe de la prudence des gouvernements étrangers. Parallèlement, la Chine tarde à investir en Afghanistan dans des projets d’infrastructures similaires à ceux qu’elle a mis en œuvre ailleurs dans la région.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9BBKVgq4KM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/al-jazeera-poursuit-son-sale-jeu-en-afghanistan/">Al-Jazeera poursuit son sale jeu en Afghanistan</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Al-Jazeera poursuit son sale jeu en Afghanistan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/al-jazeera-poursuit-son-sale-jeu-en-afghanistan/embed/#?secret=7wKS0DF2q0#?secret=9BBKVgq4KM" data-secret="9BBKVgq4KM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine et la Russie gardent leurs distances</h2>



<p>Sur le plan diplomatique, la Chine agit en fonction de ses propres intérêts. Elle a notamment parrainé un accord d’échange d’ambassadeurs entre l’Afghanistan et le Pakistan, conclu par les représentants des deux pays lors d’une réunion à Pékin en mai, après des années de relations dégradées.</p>



<p>Ce rapprochement était motivé par des intérêts interdépendants. L’Afghanistan, à qui un accord commercial était proposé dans le cadre de cet accord, cherchait à attirer des investissements économiques pour contourner les sanctions occidentales et réduire ses besoins en aide internationale.</p>



<p>Quant à la Russie, seul pays à reconnaître le régime taliban, la sécurité est le principal facteur déterminant ses relations avec Kaboul. Cette situation s’inscrit dans un contexte de préoccupations sécuritaires accrues depuis que Moscou a été témoin l’an dernier de la mort de plus de 130 personnes lors d’une attaque menée par des combattants de l’EI contre une salle de concert.</p>



<p>Concernant la reconnaissance internationale officielle, le <em>WP</em> estime qu’il est peu probable que les talibans obtiennent une majorité aux Nations Unies pour leur accorder cette reconnaissance, ce qui leur permettrait de récupérer des milliards de dollars d’avoirs afghans gelés et d’obtenir un siège dans les institutions internationales et dans les conférences de donateurs.</p>



<p>En revanche, le journal note que les talibans réalisent d’importants progrès diplomatiques dans plusieurs pays européens où de nombreuses missions afghanes restent ouvertes. Bien que certaines sont encore dirigées par des représentants de l’ancien gouvernement, les Talibans s’efforcent de les récupérer et s’assurent que leurs affidés prennent le contrôle de ces missions.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1eBhzwEEkg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/20/en-livrant-lafghanistan-aux-talibans-washington-lance-une-vipere-venimeuse-sur-liran-et-la-russie/">En livrant l&rsquo;Afghanistan aux Talibans, Washington lance une vipère venimeuse sur l&rsquo;Iran et la Russie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En livrant l&rsquo;Afghanistan aux Talibans, Washington lance une vipère venimeuse sur l&rsquo;Iran et la Russie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/20/en-livrant-lafghanistan-aux-talibans-washington-lance-une-vipere-venimeuse-sur-liran-et-la-russie/embed/#?secret=CcvOURoJ5i#?secret=1eBhzwEEkg" data-secret="1eBhzwEEkg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/25/afghanistant-la-realpolitik-remet-en-selle-les-talibans/">Afghanistan | La realpolitik remet en selle les talibans!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gaza, Soudan, Afghanistan &#124; La famine comme arme de guerre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/29/gaza-soudan-afghanistan-la-famine-comme-arme-de-guerre/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/29/gaza-soudan-afghanistan-la-famine-comme-arme-de-guerre/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 10:47:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La famine est de plus en plus utilisée comme arme de guerre en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie centrale,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/29/gaza-soudan-afghanistan-la-famine-comme-arme-de-guerre/">Gaza, Soudan, Afghanistan | La famine comme arme de guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un monde marqué par le cynisme décomplexé, l’impunité des criminels qu’ils soient des acteurs étatiques ou paraétatiques et l’indifférence, la famine est de plus en plus utilisée comme arme de guerre. En Afrique, au Moyen-Orient, en Asie centrale, la famine causée d’une manière délibérée à des fins politiques explose. Dans un monde où la morale est piétinée sans la moindre gêne et où la loi du plus fort s’affiche avec arrogance, l’humanité qui se targue de ses avancées technologiques est en réalité en train de sombrer dans les comportements sauvages et primitifs d’un autre âge. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17356194"></span>



<p>Le <a href="https://www.ft.com/content/a8f68db8-c083-491d-aa07-9273c4afd177" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> a publié une enquête de David Pilling et Heba Saleh indiquant que le nombre de personnes mourant de faim dans le monde était en baisse depuis des décennies, tombant presque à zéro, car le monde ne pouvait tolérer que des personnes meurent de faim mais ce n’est désormais plus le cas. </p>



<p>Du Soudan à l’Afghanistan, en passant par le Yémen et Gaza, où une commission d’experts soutenue par l’Onu a déclaré l’état de famine vendredi dernier, les experts affirment que davantage de personnes meurent de faim dans un contexte marqué par l’indifférence de l’opinion publique et où les agences humanitaires perdent leur capacité à affronter les dirigeants qui utilisent la nourriture comme une arme.</p>



<p>Le journal cite Alex de Waal, expert en famine et directeur exécutif de la Fondation pour la paix mondiale à la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’Université Tufts: <em>«Il y a une dizaine d’années, les famines ont recommencé à se multiplier et ces dernières années, nous avons vu le nombre de personnes mourant de faim augmenter à un rythme effarant»</em>.&nbsp;</p>



<p>Les experts attribuent la résurgence de la famine à la faiblesse de la réponse humanitaire, entravée par un engagement en baisse en faveur du multilatéralisme et par la réduction des budgets d’aide.</p>



<p>Plus récemment, la capacité mondiale à recenser les décès dus à la famine a été perturbée après la suspension en janvier du Réseau américain de systèmes d’alerte précoce contre la famine, pionnier de la collecte de données sur la famine depuis des décennies, dans le cadre des coupes budgétaires massives de l’aide américaine menées par l’administration Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qeNnSsU2ZX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/29/face-a-la-famine-qui-tue-a-gaza-une-diplomatie-lache-et-ronronnante/">Face à la famine qui tue à Gaza, une diplomatie lâche et ronronnante</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Face à la famine qui tue à Gaza, une diplomatie lâche et ronronnante » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/29/face-a-la-famine-qui-tue-a-gaza-une-diplomatie-lache-et-ronronnante/embed/#?secret=EoaoPGj00J#?secret=qeNnSsU2ZX" data-secret="qeNnSsU2ZX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Israël impose un blocus total à Gaza</h2>



<p>À Gaza, le monde est resté impuissant alors qu’Israël empêchait les agences humanitaires de livrer suffisamment de nourriture à l’enclave assiégée de 2,1 millions de personnes pour éviter la famine.</p>



<p>En mars, Israël a imposé un blocus total à Gaza, bloquant toutes les livraisons humanitaires pendant dix semaines, dans le cadre de ce qu’il a présenté comme une stratégie visant à vaincre le Hamas. Face à une forte condamnation internationale, Israël a assoupli certaines restrictions à l’entrée de nourriture mais le Programme alimentaire mondial a déclaré que cela ne représentait qu’une petite fraction des besoins.</p>



<p>Le Comité de surveillance de la sécurité alimentaire, soutenu par l’Onu, a déclaré vendredi qu’une famine, qualifiée de <em>«totalement causée par l’homme»</em> s’était installée autour de la ville de Gaza et a averti qu’elle pourrait se propager ailleurs. Il a ajouté qu’un demi-million de personnes sont déjà confrontées à des <em>«conditions catastrophiques caractérisées par la faim, la privation et la mort»</em>.</p>



<p>De Wall a déclaré: <em>«Israël a tenté de convaincre le monde qu’il ne s’agissait pas d’une famine, mais il a précipité Gaza dans la famine. Les conséquences seront désormais bien plus graves que s’ils avaient écouté ceux qui annonçaient que cela arriverait»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VkEa5EMPph"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/28/gaza-%e2%94%82-mourir-pour-une-bouchee-de-pain/">Gaza │ Mourir pour une bouchée de pain!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza │ Mourir pour une bouchée de pain! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/28/gaza-%e2%94%82-mourir-pour-une-bouchee-de-pain/embed/#?secret=WS9ba9e68I#?secret=VkEa5EMPph" data-secret="VkEa5EMPph" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une <em>«faim catastrophique» </em>au Soudan</h2>



<p>Au Soudan, où la guerre a éclaté il y a plus de deux ans entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide paramilitaires, l’attention internationale a été bien moindre. Mais en termes de chiffres, l’ampleur des souffrances dans le pays dépasse celle de Gaza.</p>



<p>Selon le Programme alimentaire mondial, le conflit a déplacé 15 millions de personnes et laissé quelque 25 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, confrontées à une grave insécurité alimentaire. Selon ce dernier, quelque 638 000 personnes souffrent d’une <em>«faim catastrophique»</em>.&nbsp;</p>



<p>Parmi les millions de personnes qui ont fui, on trouve des agriculteurs contraints d’abandonner leurs cultures ou incapables de récolter leurs futures récoltes, ce qui a aggravé les pénuries alimentaires et fait grimper les prix au-delà des moyens de la population.</p>



<p>Tom Fletcher, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’Onu, qui a réduit ses objectifs de collecte de fonds, a déclaré: <em>«La communauté internationale a promis de protéger le peuple soudanais. Aujourd’hui, le peuple soudanais doit nous demander si, quand et comment nous allons commencer à tenir cette promesse»</em>. Par manque de financement, le Soudan est devenu un sombre exemple de deux problèmes étroitement liés: l’indifférence et l’impunité.&nbsp;</p>



<p>El Fasher, seule ville du Darfour, dans l’ouest du Soudan, à ne pas être sous le contrôle des Forces de soutien rapide (FSR), figure parmi les situations les plus désespérées. Les milices des FSR ont assiégé près de 750 000 personnes, bloquant l’accès à la ville aux approvisionnements et empêchant la plupart d’entre elles de partir.</p>



<p>L’année dernière, l’Onu a déclaré l’état de famine dans le camp voisin de Zamzam. Le Laboratoire de recherche humanitaire de Yale, qui surveille le conflit au Soudan grâce à l’imagerie satellite, a déclaré ce mois-ci que des conditions proches de la famine ont désormais atteint El Fasher même. Pour d’alimenter, les civils ont recours à l’ampaze, un complément alimentaire pour animaux fabriqué à partir d’huiles de graines fermentées.&nbsp;</p>



<p>La définition précise de la famine est déterminée par le système intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui fonctionne sur une échelle de un à cinq.</p>



<p>La famine (niveau cinq sur l’échelle IPC) est définie lorsqu’au moins un cinquième des ménages sont confrontés à de graves pénuries alimentaires, qu’au moins 30 % des enfants souffrent de malnutrition aiguë et que deux adultes sur 10 000 meurent chaque jour de faim directe ou de maladies liées à la malnutrition.</p>



<p>L’Université Tufts a compilé une base de données de toutes les grandes famines depuis 1876. Elle a constaté que les décès dus à la famine ont atteint un pic en 1960, au plus fort du Grand Bond en avant de Mao Zedong en Chine, avec 36 millions de morts entre 1958 et 1962, en grande partie à cause de la censure imposée et d’une tentative désastreuse de nationalisation de la propriété et d’industrialisation.</p>



<p>Bien que des famines se soient produites régulièrement depuis lors –par exemple au Nigeria entre 1968 et 1970 pendant la guerre du Biafra, au Cambodge sous le régime de Pol Pot entre 1975 et 1979, et en Éthiopie entre 1983 et 1985–, le nombre de morts au cours de ce siècle avait diminué presque au point de disparaître avant le récent retour des famines.</p>



<p>Les experts estiment que cela pourrait être dû à la progression de la démocratie durant cette période. L’économiste Amartya Sen, lauréat du prix Nobel, a écrit que les famines ne peuvent survenir lorsque l’information circule librement et que les gouvernements répondent aux attentes de la société civile.</p>



<p>Cependant, les experts estiment que le retour des famines est dû à plusieurs facteurs, notamment la montée en puissance de dirigeants autoritaires moins responsables démocratiquement.</p>



<p>Israël a cherché à remplacer le système de distribution de l’aide de l’Onu, vieux de plusieurs décennies, par la Fondation humanitaire pour Gaza, soutenue par les États-Unis, une entité controversée qui gère des centres de distribution dans des zones militaires gardées par des mercenaires américains et l’armée israélienne.</p>



<p>Depuis le lancement de la Fondation humanitaire pour Gaza en mai, des centaines de Palestiniens cherchant des provisions dans ses centres urbains chaotiques ont été tués par des soldats israéliens. Des experts de l’Onu ont appelé au démantèlement immédiat de ladite Fondation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M3ZvB79twE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/israel-affame-les-bebes-et-les-enfants-palestiniens/">Israël affame les bébés et les enfants palestiniens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël affame les bébés et les enfants palestiniens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/israel-affame-les-bebes-et-les-enfants-palestiniens/embed/#?secret=saSHu9LdkL#?secret=M3ZvB79twE" data-secret="M3ZvB79twE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Multiplication de la mortalité infantile</h2>



<p>Concernant le fait de réagir une fois une famine survenue au lieu d’éviter qu’elle se produise, Francesco Checchi, professeur à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, a déclaré : <em>«Inverser les famines une fois qu’elles se sont produites revient à piloter un superpétrolier qui met beaucoup de temps à s’inverser ou à ralentir. Si la sécurité alimentaire ne s’améliore pas après une augmentation rapide de la malnutrition infantile, nous pouvons nous attendre à ce que nous avons observé dans d’autres contextes: une multiplication par 50 à 100 de la mortalité infantile»</em>.&nbsp;</p>



<p>Les experts affirment que la leçon la plus frappante des famines passées est qu’elles marquent souvent les communautés pendant des générations. Non seulement elles tuent des enfants ou freinent leur développement mais elles peuvent aussi polariser les communautés dans la compétition pour la nourriture.</p>



<p>Les historiens bengalis ont établi un lien entre les émeutes communautaires sanglantes de 1947, lors de la Partition, et les divisions qui ont éclaté lors de la famine quatre ans plus tôt.</p>



<p>De Waal, de l’Université Tufts, a déclaré que le pillage de l’aide humanitaire à Gaza par des individus désespérés et des gangs ainsi que la revente des fournitures volées sont des signes que la faim déchire le tissu social palestinien. Il ajouté: <em>«Israël est au courant de tout cela. Il pousse la société palestinienne à un point de rupture où les gens se retournent les uns contre les autres»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/29/gaza-soudan-afghanistan-la-famine-comme-arme-de-guerre/">Gaza, Soudan, Afghanistan | La famine comme arme de guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Grenade n’en finit pas de tomber : Ce sont toujours les Arabes qui trinquent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/grenade-nen-finit-pas-de-tomber-ce-sont-toujours-les-arabes-qui-trinquent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Dec 2024 11:04:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Faïçal Abroug]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce sont toujours les Arabes qui trinquent et Israël qui se régale, au grand bonheur de ses protecteurs occidentaux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/grenade-nen-finit-pas-de-tomber-ce-sont-toujours-les-arabes-qui-trinquent/">Grenade n’en finit pas de tomber : Ce sont toujours les Arabes qui trinquent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce qui vient de se passer en Syrie avec la chute d’un tyran aussi sanguinaire que lâche appelé Bachar Al-Assad, ne déroge pas à la règle selon laquelle ce sont toujours les Arabes qui trinquent et Israël qui se régale, au grand bonheur de ses protecteurs occidentaux.</em></strong></p>



<p><strong>Faïçal Abroug</strong> *</p>



<span id="more-14908154"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Faycal-Abroug.jpg" alt="" class="wp-image-344650"/></figure>
</div>


<p>De l’Afghanistan à la Syrie, toute la région arabo-islamique s’inscrit dans le cadre du projet impérialiste du <em>«nouveau Moyen Orient»</em> (qui fait écho au <em>«printemps arabe»</em>) : démantèlement des Etats ou ce qui en reste – à &nbsp;l’exception, pour l’instant, des monarchies pétrolières –, réduits à de petites entités inoffensives qui guerroient entre elles dans un chaos généralisé, pour y installer des laquais, et reléguer au Moyen-âge des peuples bien disposés, pour des raisons politiques, sociales et culturelles, à y retourner. Le tout sous les labels de la <em>«démocratie»</em> et de la <em>«libération»</em>.</p>



<p>La tâche est aisée. Il suffit d’actionner deux leviers : la religion, l’islam, vécue comme une quête identitaire sacrée et fantasmée permettant de recréer <em>«un passé glorieux»</em> que des obscurantistes de tout bord font miroiter à des populations frappées de pauvreté, d’ignorance et victimes d’injustice et d’oppression, dans le cadre d’un projet d’<em>«Etat islamique»</em> présenté comme la panacée à tous les problèmes de la région. L’islam est également vécu par ces peuples déboussolés comme un mécanisme de défense contre la civilisation occidentale impie qui corrompt la jeunesse et l’éloigne du droit chemin!&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le second levier est le tremplin que tendent à leurs peuples les régimes politiques post-coloniaux : autoritaires, tyranniques, oligarchiques voire souvent sanguinaires, qui plus est, gangrénés par la corruption et le clientélisme.</p>



<p>Outre les trahisons et les erreurs stratégiques comme en témoignent, la guerre&nbsp; d’usure menée par l’Irak contre l’Iran, l’invasion du Koweït par l’Irak ainsi que le ralliement de la Syrie, à l’époque, à l’expédition punitive <em>«multinationale»</em> contre son voisin de l’est, insidieusement baptisée <em>«communauté internationale»</em> et conduite par les Américains, maître du jeu géopolitique dans la région. Sans passer sous silence, bien entendu, le rôle pervers de la Turquie et celui ambigu de l’Iran et de la Russie.</p>



<p>Ces régimes survivent, par ailleurs, sur <em>«une mémoire coloniale»</em> pour se dédouaner de leurs échecs dans tous les domaines : économique, politique et social, conséquences de choix tributaires du diktat des institutions monétaires internationales libérales, faits par certains pays, en contrepartie de dons et surtout de prêts, souvent détournés de leur objectifs par les classes dirigeantes corrompues. Des choix qui, non seulement creusent la dette mais aussi aggravent l’inflation, ce qui se répercute sur le pouvoir d’achat de populations de plus en plus paupérisées.</p>



<p>D’autres régimes de la région se sont orientés vers le bloc socialiste voire communiste, d’autres encore se sont attachés à une identité fantasmée, sous la bannière trompeuse du <em>«nationalisme arabe»</em> sans aucune incidence positive sur le développement de leurs pays ni sur l’épanouissement de leurs citoyens.</p>



<p>Tous les régimes en place dans la région sont, sans exception, mal partis. Ils font le lit de l’islamisme politique et, son corollaire, le terrorisme, au grand bonheur des parrains occidentaux, qui leur font régler la note cash. Et ce qui vient de se passer en Syrie, avec la chute d’un tyran aussi sanguinaire que stupide appelé Bachar Al-Assad, ne déroge pas à la règle selon laquelle ce sont toujours les Arabes qui trinquent et c’est Israël qui se régale, au grand bonheur de ses protecteurs occidentaux. Grenade n’en finit de tomber… &nbsp;</p>



<p>* <em>Enseignant.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZZl0zBf4SZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/apres-la-chute-dal-assad-les-iraniens-demandent-des-comptes-a-leurs-dirigeants/">Après la chute d’Al-Assad, les Iraniens demandent des comptes à leurs dirigeants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après la chute d’Al-Assad, les Iraniens demandent des comptes à leurs dirigeants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/apres-la-chute-dal-assad-les-iraniens-demandent-des-comptes-a-leurs-dirigeants/embed/#?secret=0K0hS0mybv#?secret=ZZl0zBf4SZ" data-secret="ZZl0zBf4SZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/grenade-nen-finit-pas-de-tomber-ce-sont-toujours-les-arabes-qui-trinquent/">Grenade n’en finit pas de tomber : Ce sont toujours les Arabes qui trinquent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Du trafic de drogue à la CIA, le destin agité du taximan Blerim Skoro</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/du-trafic-de-drogue-a-la-cia-le-destin-agite-du-taximan-blerim-skoro/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 08:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Anwar Al-Awlaki]]></category>
		<category><![CDATA[Blerim Skoro]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[État islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kosovo]]></category>
		<category><![CDATA[Oussama Ben Laden]]></category>
		<category><![CDATA[renseignements américains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'histoire d'un kosovar musulman trafiquant de drogue devenu agent de la CIA infiltré dans les mouvements jihadistes en Afghanistan, en Syrie, en Irak et au Yémen. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/du-trafic-de-drogue-a-la-cia-le-destin-agite-du-taximan-blerim-skoro/">Du trafic de drogue à la CIA, le destin agité du taximan Blerim Skoro</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est un destin hors du commun qu’a connu le Kosovar immigré aux États-Unis Blerim Skoro mais au-delà de sa vie qui ressemble à un roman, cette histoire révèle les méthodes des renseignements américains qui exploitent pernicieusement la situation précaire de certaines personnes en leur faisant miroiter qu’ils peuvent arranger leur situation puis les laissent livrés à eux-mêmes.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14679008"></span>



<p>Le journal britannique <a href="https://www.thetimes.com/world/us-world/article/i-gave-my-life-to-the-cia-they-betrayed-me-st78vwmv2">The Times</a> a publié des détails passionnants sur un espion qui travaillait pour l’agence de renseignement extérieur des États-Unis, la Central Intelligence Agency (CIA), qui est parvenu à infiltrer Al-Qaïda et l’État islamique mais sa vie actuelle comme ses débuts est difficile du fait qu’il vit des revenus du taxi qu’il conduit.&nbsp;</p>



<p>Dans un article intitulé <em>«J’ai donné ma vie à la CIA, ils m’ont trahi»</em>, l’espion Blerim Skoro a raconté à la correspondante du journal britannique Josie Ensor comment les services secrets américains ont pu le recruter le matin du 12 septembre 2001 lorsque des agents du Federal Bureau of Investigation (FBI) et de la CIA lui ont rendu visite dans un centre de détention de Brooklyn à New York où il a été arrêté pour trafic de drogue. Les agents présentaient au détenu Blerim Skoro une offre qui allait complètement changer le cours de sa vie.</p>



<p>Skoro, qui avait fui la guerre au Kosovo dans les années 1990 et purgeait une peine de sept ans de prison pour trafic de drogue, affirme que ces agents lui ont dit qu’ils avaient besoin de son aide et que lui voulait juste sortir de prison et retourner auprès de sa famille.&nbsp;</p>



<p>Skoro, aujourd’hui âgé de 53 ans, a déclaré avoir vu à travers la fenêtre de sa cellule le deuxième avion s’écraser sur l’une des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Patriote américain d’abord et ensuite musulman</h2>



<p>Selon Ensor, les agents des renseignements considéraient Skoro comme un <em>«agent idéal»</em> car personne ne soupçonnerait un musulman kosovar condamné à une lourde peine de prison donnant ainsi l’impression aux autres détenus qu’il ne peut pas collaborer avec le gouvernement. Un profil au-dessus de tout soupçon.&nbsp;</p>



<p>Skoro a pris sa mission en prison au sérieux. Il a immédiatement commencé à se laisser pousser la barbe et à mémoriser le Coran. Il a rapidement gagné le respect et la confiance de centaines de détenus musulmans dont un certain nombre étaient des combattants islamistes et ont rencontré Oussama Ben Laden avant les attentats du 11 septembre 2001. Skoro a transmis ce qu’il avait entendu d’eux aux officiers de la CIA.&nbsp;</p>



<p>Dans le même temps, Skoro a remercié les États-Unis pour leur soutien au peuple du Kosovo dans sa lutte contre les forces serbes. Il a déclaré qu’il n’a pas réfléchi un seul instant avant de collaborer: <em>«Je voulais rendre la pareille à ce pays»</em>. Il a dit se considérer à l’époque comme un patriote américain d’abord et ensuite un musulman.</p>



<p>Toutefois, au moment de sa libération en 2007, Skoro a été détenu pendant des mois aux services de l’immigration et des douanes avant d’être expulsé vers le Kosovo. Cela faisait partie d’un plan délibéré de la CIA visant à l’envoyer par la suite dans certains pays pour espionnage, selon ses confidences au <em>Times</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans un camp d’entraînement d’Al-Qaïda</h2>



<p>Ces missions se sont d’ailleurs étendues de l’Afghanistan à la Syrie, à l’Irak, au Yémen et à travers les Balkans. Skoro a infiltré les camps d’Al-Qaïda au Pakistan dans le cadre de la traque d’Oussama Ben Laden et intercepté les complots terroristes de l’Etat islamique en Syrie. Tout cela avec la promesse qu’un jour il retrouverait sa femme Susan et leurs deux filles Medina et Dafina, toutes citoyennes américaines vivant à New York.</p>



<p>Skoro a suivi une formation auprès de la CIA qui lui a fourni cinq passeports différents et lui a attribué un modeste salaire mensuel. Il a déclaré que les agents des renseignements l’avaient mis en garde contre deux choses: ne dire à personne qu’il travaillait pour eux et ne tuer personne. Il admet avoir rapidement enfreint le premier avertissement en informant sa femme Susan.</p>



<p>Entre 2007 et 2010, il a passé du temps dans un camp d’entraînement d’Al-Qaïda près de la frontière pakistano-afghane avant de prêter allégeance au groupe islamiste et de gravir les échelons de ses rangs.</p>



<p>Ce qui a irrité la CIA à son sujet c’est qu’il n’est jamais entré en contact avec Ben Laden malgré les diverses promesses qu’il leur a faites qu’il allait le rencontrer.</p>



<p>Skoro a mentionné dans son entretien avec le <em>Times</em> qu’un soir alors qu’il se rendait dans une <em>«maison sûre»</em> appartenant à la CIA en Macédoine pour discuter des plans de son prochain voyage au Yémen pour rencontrer Anwar Al-Awlaki, l’un des les dirigeants d’Al-Qaïda, il a été pris dans une embuscade et a été blessé à la jambe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Ils m’ont promis beaucoup de choses</em> <em>mais ce n’étaient que des mensonges»</em></h2>



<p>Il explique qu’au lieu de le transporter par voie aérienne vers les États-Unis pour sa sécurité, la CIA lui a demandé de traverser la frontière avec le Kosovo voisin après lui avoir remis une somme d’argent dans une enveloppe. Il a décidé à ce moment-là que c’en était assez. <em>«Ils m’ont promis beaucoup de choses et qu’ils me libéreront pour aller aux États-Unis mais ce n’étaient que des mensonges»</em>, a-t-il dit.&nbsp;</p>



<p>Skoro a pu se rendre au Canada où il a mené une vie normale et a gagné un revenu décent grâce à son travail de vendeur de voitures mais en octobre 2015, il s’est infiltré clandestinement aux États-Unis en se cachant dans un bateau de pêche.</p>



<p>Des agents du FBI et de la police de New York l’ont arrêté après avoir découvert qu’il se trouvait illégalement dans le pays et il a été libéré après avoir passé six mois de détention.</p>



<p>Aujourd’hui, Skoro travaille comme chauffeur de taxi à New York. Leçon de sa vie, il a dit au <em>Times</em> qu’il ne conseille à personne de travailler pour les services secrets américains.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/du-trafic-de-drogue-a-la-cia-le-destin-agite-du-taximan-blerim-skoro/">Du trafic de drogue à la CIA, le destin agité du taximan Blerim Skoro</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ranjit Singh : Le destin manqué d’une Inde au-delà des castes, des religions, et de la domination anglaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2024 06:50:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ranjit Singh]]></category>
		<category><![CDATA[Sikhs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le défi actuel pour l’Inde consiste à empêcher toute union ou fédération entre l’Afghanistan et le Pakistan.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ranjit Singh a su préserver le royaume multiconfessionnel du Punjab mais de son vivant seulement, pendant cinquante ans. Mais sa plus grande et sa plus grave erreur fut de ne pas tenter de s’opposer au diktat des Anglais sur le sous-continent.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-12878317"></span>



<p>Ranjit Singh fut le fondateur de l’éphémère Royaume du Punjab (le Durbar ainsi qu’on l’a nommé) au XIXe&nbsp;siècle qui dura une cinquantaine d’années, entre l’Afghanistan, le Cachemire et le Sind et la rivière Sutlej. Devenu borgne après avoir été frappé par la variole, il avait l’habitude de dire: <em>«Dieu a fait que je regarde tous les livres saints du même œil»</em>. Il unifia par la ruse, la force, les alliances matrimoniales, sous son autorité, la douzaine de principautés sikhes qui jusque-là avaient dominé la province après la décadence de l’empire Moghol et les terribles invasions afghanes du XVIIIe siècle. Mais l’État ne fut pas confessionnel, les Sikhs minoritaires y constituèrent certes la noblesse guerrière et s’assurèrent conséquemment la possession des meilleures terres, mais les Musulmans majoritaires et les Hindous y jouèrent aussi un grand rôle.</p>



<p>Il n’empêche; si le maharajah fut tolérant, et pas particulièrement respectueux des préceptes de sa religion, il faut rappeler que l’<em>adhan</em> récité du haut des minarets des mosquées était tenu pour une manifestation de la domination musulmane, qui chez les Sikhs n’avait pas laissé les meilleurs souvenirs, et de ce fait, les muezzins furent souvent décapités.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7061NTr0HD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/the-fall-of-the-kingdom-of-the-punjab-un-etat-independant-raye-de-la-carte-par-les-anglais/">‘‘The fall of the kingdom of the Punjab’’ : un Etat indépendant rayé de la carte par les Anglais</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The fall of the kingdom of the Punjab’’ : un Etat indépendant rayé de la carte par les Anglais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/the-fall-of-the-kingdom-of-the-punjab-un-etat-independant-raye-de-la-carte-par-les-anglais/embed/#?secret=5oK1BtUKSd#?secret=7061NTr0HD" data-secret="7061NTr0HD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le diktat des Anglais</h2>



<p>En réalité, l’État fut le porte-drapeau du nationalisme Punjabi. Et la politique expansionniste vers les collines et les contreforts de l’Himalaya, vers la passe de Khyber, visait à garantir les frontières contre les Gurkhas en provenance du Népal, et les Afghans. Mais l’extension du Royaume du Punjab fut bloquée par les Anglais qui l’empêchèrent de s’assurer le contrôle&nbsp;des principautés sikhes du Malwa à l’est de la rivière Sutlej jusqu’à Delhi, puis vers le sud en direction de l’océan indien et de la vallée de l’Indus. A l&rsquo;ouest, elle mena à l’occupation de Peshawar et de la province du Nord-Ouest, puis à contenir les guérilleros indo-afghans&nbsp;de l&rsquo;Imam Syed Ahmed Barlawi,&nbsp;qui vaincu et tué à Balakot en 1821, n’en fut pas moins enterré décemment par ses ennemis non-musulmans. Au nord-est par la chaîne de l’Himalaya jusqu’au Népal et aux confins de la Chine, l’entreprise de conquête du général Zorawar&nbsp;Singh se solda par un échec,&nbsp;la logistique et les rudes conditions climatiques l’expliquant&nbsp;en partie.</p>



<p>Il reste que Ranjit Singh essaya&nbsp;de s’immiscer dans les affaires afghanes en tentant d’aider Shah Shuja à se saisir de la couronne au détriment de Dost Muhammad. Mais c’était sans compter une nouvelle fois avec les Anglais qui, inquiets de voir les Russes envahir l’Afghanistan, décidèrent d’occuper Kaboul, et Ranjit Singh n’eut d’autre choix que d’accepter de coopérer militairement à l’entreprise.</p>



<p>La singularité du Royaume du Punjab s’est située dans sa puissance militaire, sans équivalent dans la région, et qui lui permit de triompher&nbsp;des invincibles guerriers afghans qui pendant près de 800 ans avaient ravagé le nord de l’Inde sans rencontrer de résistance.</p>



<p>Le maharajah Ranjit Singh, illettré mais doté d’une vive intelligence et d’une curiosité sans limites, avait très vite saisi la supériorité militaire européenne et engagé de nombreux officiers, dont plusieurs réformés de la grande armée de Napoléon Bonaparte, pour entraîner la sienne, qui fut de surcroît dotée d’une puissante artillerie. Sa plus grande et sa plus grave erreur fut de ne pas tenter de s’opposer au diktat des Anglais sur le sous-continent, ou à tout le moins, de les refouler jusqu’à la frontière Yamuna.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TBoyYii0QQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/">‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/embed/#?secret=qyaMZsH8m0#?secret=TBoyYii0QQ" data-secret="TBoyYii0QQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un Etat démembré dès sa naissance</h2>



<p>Certes, cela lui permit de préserver son royaume mais de son vivant seulement. Les péripéties de la conquête anglaise du Punjab sept années après sa mort prouvèrent que la chute du Royaume fut plus due à un commandement politique et militaire déficient qu’à une quelconque supériorité militaire,&nbsp;ainsi que l’ont reconnu les Anglais eux-mêmes.</p>



<p>Pour conclure, lors de l’Indépendance de l’Inde en 1947, les Anglais ne rétablirent pas le royaume du Punjab, mais ils créèrent à la place un État tampon, entre l’Inde et l’Afghanistan, le Pakistan, dont l’élément dominant était justement les Punjabis musulmans. Cet Etat démembré dès sa naissance en deux ailes, occidentale et orientale, joua à l’issue de la sécession du Bangladesh un rôle crucial dans la défaite et même la chute de l’Union Soviétique en 1990 après l’invasion de l’Afghanistan de 1979.</p>



<p>Le défi actuel pour l’Inde consiste à empêcher toute union ou fédération entre l’Afghanistan&nbsp;et le Pakistan. En effet, l’Histoire prouve que toute puissance contrôlant Kaboul et Lahore dominera inévitablement un jour ou l’autre Delhi et la vallée du Gange.&nbsp;</p>



<p><em>Médecin de libre pratique. &nbsp;&nbsp;</em></p>



<h1 class="wp-block-heading"><em>‘‘Ranjit Singh, Maharaja Of The Punjab’’, de Khushwant Singh, éd. Penguin Random House India, 18 avril 2017, 248 Pages.</em></h1>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MaPhAnigVp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/">«Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/embed/#?secret=biRIp4BxE6#?secret=MaPhAnigVp" data-secret="MaPhAnigVp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Espionnage et politique :Comment le directeur de la CIA voit-il le monde?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/07/espionnage-et-politique-comment-le-directeur-de-la-cia-voit-il-le-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 10:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[William J. Burns]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Même si la Russie constitue peut-être le défi le plus immédiat, la Chine constitue la plus grande menace à long terme pour les Etats-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/07/espionnage-et-politique-comment-le-directeur-de-la-cia-voit-il-le-monde/">Espionnage et politique :Comment le directeur de la CIA voit-il le monde?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Même si la Russie constitue peut-être le défi le plus immédiat, la Chine constitue la plus grande menace à long terme pour les Etats-Unis et, au cours des deux dernières années, la CIA s’est réorganisée pour refléter cette priorité.</em></strong> **</p>



<p>Par <strong>William J. Burns</strong> *</p>



<span id="more-11540538"></span>



<p>Aussi longtemps que les pays ont caché des secrets les uns aux autres, ils ont essayé de se les voler les uns les autres. L’espionnage a été et restera une partie intégrante de l’art politique, même si ses techniques évoluent continuellement.</p>



<p>Les premiers espions américains ont passé la guerre d’indépendance à utiliser des codes, des réseaux de messagerie clandestins et de l’encre invisible pour correspondre entre eux et avec leurs alliés étrangers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le domaine émergent du renseignement d’origine électromagnétique a permis de découvrir les plans de guerre japonais. Au début de la Guerre froide, les capacités de renseignement des États-Unis ont littéralement atteint la stratosphère, avec la construction du U-2 et d’autres avions espions à haute altitude capables de photographier les installations militaires soviétiques avec une clarté impressionnante.</p>



<p>Les simples étoiles gravées sur le mur commémoratif du siège de la CIA à Langley, en Virginie, rendent hommage aux 140 agents de l’agence qui ont donné leur vie au service de leur pays. Le mémorial offre un rappel durable d’innombrables actes de courage. Pourtant, ces exemples d’héroïsme et les nombreux succès discrets de la CIA restent bien moins connus du public américain que les erreurs qui ont parfois entaché l’histoire de l’agence. Le test déterminant du renseignement a toujours été d’anticiper et d’aider les décideurs politiques à faire face aux changements profonds du paysage international – ces moments ne se produisent que quelques fois par siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis ne jouissent plus d’une primauté incontestée</h2>



<p>Comme l’a répété le président Joe Biden, les États-Unis sont aujourd’hui confrontés à l’un de ces rares moments, aussi conséquents que l’aube de la guerre froide ou la période post-11 septembre. La montée en puissance de la Chine et le revanchisme de la Russie posent des défis géopolitiques redoutables dans un monde de compétition stratégique intense dans lequel les États-Unis ne jouissent plus d’une primauté incontestée et où les menaces climatiques existentielles augmentent. Et pour compliquer encore les choses, une révolution technologique encore plus radicale que la révolution industrielle ou le début de l’ère nucléaire. Des micropuces à l’intelligence artificielle en passant par l’informatique quantique, les technologies émergentes transforment le monde, y compris la profession d’intelligence. À bien des égards, ces évolutions rendent le travail de la CIA plus difficile que jamais, en donnant à ses adversaires de nouveaux outils puissants pour nous confondre, nous échapper et nous espionner.</p>



<p>Et pourtant, même si le monde évolue, l’espionnage reste une interaction entre l’humain et la technologie. Il y aura toujours des secrets que seuls les humains peuvent collecter et des opérations clandestines que seuls les humains peuvent mener. Les progrès technologiques, en particulier dans le domaine du renseignement électromagnétique, n’ont pas rendu ces opérations humaines inutiles, comme certains l’ont prédit, mais ont au contraire révolutionné leur pratique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2ePUlowcAG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/israel-les-etats-unis-et-les-limites-de-lapplication-du-droit-international/">Israël, les Etats-Unis et les limites de l’application du droit international</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël, les Etats-Unis et les limites de l’application du droit international » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/israel-les-etats-unis-et-les-limites-de-lapplication-du-droit-international/embed/#?secret=BF8oCsRpf2#?secret=2ePUlowcAG" data-secret="2ePUlowcAG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour être un service de renseignement efficace au XXIe siècle, la CIA doit allier la maîtrise des technologies émergentes aux compétences interpersonnelles et à l’audace individuelle qui ont toujours été au cœur de notre profession. Cela signifie doter les officiers des opérations des outils et du savoir-faire nécessaires pour mener des activités d’espionnage dans un monde de surveillance technologique constante, et doter les analystes de modèles d&rsquo;intelligence artificielle sophistiqués capables de digérer des quantités colossales d’informations open source et acquises clandestinement afin qu’ils puissent faire de leur mieux.</p>



<p>Dans le même temps, la façon dont la CIA utilise les renseignements qu’elle recueille évolue également. La <em>«déclassification stratégique»</em>, la divulgation publique intentionnelle de certains secrets pour affaiblir les rivaux et rallier les alliés, est devenue un outil encore plus puissant pour les décideurs politiques. L’utiliser ne signifie pas mettre en péril de manière imprudente les sources ou les méthodes utilisées pour collecter les renseignements, mais cela signifie résister judicieusement à l’envie de tout garder classifié. La communauté du renseignement américain découvre également la valeur croissante de la diplomatie du renseignement, acquérant une nouvelle compréhension de la manière dont ses efforts pour soutenir ses alliés et contrer ses ennemis peuvent soutenir les décideurs politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ambitions de Poutine et les faiblesses de la Russie</h2>



<p>Nous vivons une époque de défis historiques pour la CIA et l’ensemble de la profession du renseignement, avec des changements géopolitiques et technologiques qui constituent un test aussi important que jamais. Le succès dépendra de la capacité de combiner de manière créative l’intelligence humaine traditionnelle et les technologies émergentes. En d’autres termes, cela nécessitera de s’adapter à un monde où la seule prédiction sûre concernant le changement est son accélération.</p>



<p>L’ère de l’après-guerre froide a pris fin définitivement au moment où la Russie a envahi l’Ukraine en février 2022. J’ai passé une grande partie des deux dernières décennies à essayer de comprendre la combinaison inflammable de griefs, d’ambition et d’insécurité qu’incarne le président russe Vladimir Poutine. Une chose que j’ai apprise, c’est que c’est toujours une erreur de sous-estimer sa fixation sur le contrôle de l’Ukraine. Sans ce contrôle, il estime qu’il est impossible pour la Russie d’être une grande puissance ou pour lui d’être un grand dirigeant russe. Cette obsession tragique et brutale a déjà révélé les faiblesses de la Russie, de son économie unidimensionnelle à ses prouesses militaires exagérées en passant par son système politique corrompu. L’invasion [de l’Ukraine par] Poutine a également suscité une détermination et une résolution à y résister de la part des Ukrainiens. J’ai pu constater leur courage lors de fréquents voyages en Ukraine, ponctués de raids aériens russes et d’images saisissantes de la ténacité et de l’ingéniosité ukrainiennes sur le champ de bataille.</p>



<p>La guerre de Poutine a déjà été un échec pour la Russie à plusieurs niveaux. Son objectif initial de s’emparer de Kiev et de soumettre l’Ukraine s’est avéré insensé et illusoire. Son armée a subi d’énormes dégâts. Au moins 315 000 soldats russes ont été tués ou blessés, les deux tiers du parc de chars d’avant-guerre de la Russie ont été détruits et le programme de modernisation militaire tant vanté de Poutine, qui dure depuis des décennies, a été vidé de sa substance. Tout cela est le résultat direct du courage et des compétences des soldats ukrainiens, soutenus par l’Occident. Pendant ce temps, l’économie russe subit des revers à long terme et le pays scelle son destin de vassal économique de la Chine. Les ambitions exagérées de Poutine se sont également retournées contre lui d’une autre manière : elles ont incité l’Otan à devenir plus grande et plus forte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Investissement dans la guerre en Ukraine</h2>



<p>Même si l’emprise répressive de Poutine ne semble pas susceptible de s’affaiblir de sitôt, sa guerre en Ukraine ronge discrètement son pouvoir dans son pays. La mutinerie de courte durée lancée en juin dernier par le chef mercenaire Evgueni Prigojine a donné un aperçu de certains des dysfonctionnements qui se cachent derrière l’image de contrôle soigneusement polie de Poutine. Pour un dirigeant qui s’est minutieusement bâti une réputation d’homme de l’ordre, Poutine semblait détaché et indécis alors que les mutins de Prigojine avançaient sur la route de Moscou. Pour de nombreux membres de l’élite russe, la question n’était pas tant de savoir si l’empereur était nu, mais plutôt pourquoi il mettait autant de temps à s’habiller.</p>



<p>Apôtre ultime de la vengeance, Poutine a finalement réglé ses comptes avec Prigojine, qui a été tué dans un accident d’avion suspect deux mois jour pour jour après le début de sa rébellion. Mais la critique acerbe de Prigojine des mensonges et des erreurs de jugement militaires au cœur de la guerre de Poutine, ainsi que de la corruption au cœur du système politique russe, ne disparaîtra pas de sitôt.</p>



<p>Cette année s’annonce probablement difficile sur le champ de bataille en Ukraine, une épreuve de résistance dont les conséquences iront bien au-delà de la lutte héroïque du pays pour maintenir sa liberté et son indépendance. Alors que Poutine régénère la production de défense russe – avec des composants essentiels provenant de Chine, ainsi que des armes et des munitions provenant d’Iran et de Corée du Nord – il continue de parier que le temps joue en son faveur, qu’il peut écraser l’Ukraine et épuiser ses partisans occidentaux. Le défi de l’Ukraine est de briser l’arrogance de Poutine et de démontrer le coût élevé pour la Russie de la poursuite du conflit, non seulement en progressant sur les lignes de front, mais aussi en lançant des frappes plus profondes derrière elles et en réalisant des progrès constants en mer Noire. Dans un tel environnement, Poutine pourrait se livrer à nouveau à des manœuvres nucléaires, et il serait insensé d’écarter entièrement les risques d’escalade. Mais il serait tout aussi insensé de s’en laisser intimider inutilement.</p>



<p>La clé du succès réside dans la préservation de l’aide occidentale à l’Ukraine. Représentant moins de cinq pour cent du budget de la défense des États-Unis, il s’agit d’un investissement relativement modeste avec des retombées géopolitiques significatives pour les États-Unis et des retombées notables pour l’industrie américaine. Maintenir l’approvisionnement en armes placera l’Ukraine dans une position plus forte si une opportunité de négociations sérieuses se présente. Cela offre une chance d’assurer une victoire à long terme pour l’Ukraine et une perte stratégique pour la Russie. L’Ukraine pourrait sauvegarder sa souveraineté et se reconstruire, tandis que la Russie devrait faire face aux coûts permanents de la folie de Poutine. Que les États-Unis se retirent du conflit à ce moment crucial et cessent leur soutien à l’Ukraine serait un objectif aux proportions historiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jeu de puissance de Xi Jinping</h2>



<p>Personne ne surveille de plus près le soutien américain à l’Ukraine que les dirigeants chinois. La Chine reste le seul rival des États-Unis ayant à la fois l’intention de remodeler l’ordre international et la puissance économique, diplomatique, militaire et technologique nécessaire pour le faire. La transformation économique du pays au cours des cinq dernières décennies a été extraordinaire. C’est une situation pour laquelle le peuple chinois mérite un grand respect et que le reste du monde a largement soutenue, convaincue qu’une Chine prospère est une bonne chose pour le reste du monde. Le problème n’est pas la montée en puissance de la Chine en elle-même, mais les actions menaçantes qui l’accompagnent de plus en plus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="faSDfnU49M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/au-coeur-de-la-machine-de-propagande-pro-israelienne-aux-etats-unis/">Au cœur de la machine de propagande pro-israélienne aux États-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Au cœur de la machine de propagande pro-israélienne aux États-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/au-coeur-de-la-machine-de-propagande-pro-israelienne-aux-etats-unis/embed/#?secret=2ALqVsC0l6#?secret=faSDfnU49M" data-secret="faSDfnU49M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le dirigeant chinois Xi Jinping a entamé son troisième mandat présidentiel avec plus de pouvoir qu’aucun de ses prédécesseurs depuis Mao Zedong. Plutôt que d’utiliser ce pouvoir pour renforcer et revitaliser le système international qui a permis la transformation de la Chine, Xi cherche à le réécrire. Dans la profession du renseignement, nous étudions attentivement ce que disent les dirigeants. Mais nous prêtons encore plus attention à ce qu’ils font. La répression croissante de Xi dans son pays et son agressivité à l’étranger, depuis son partenariat <em>«sans limites»</em> avec Poutine jusqu’à ses menaces contre la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan, sont impossibles à ignorer.</p>



<p>Il en va de même pour l’impact de la solidarité occidentale sur le calcul de Xi concernant les risques de recours à la force contre Taiwan, qui a élu un nouveau président, Lai Ching-te, en janvier. Pour Xi, un homme enclin à considérer les États-Unis comme une puissance en déclin, le leadership américain en Ukraine est sûrement une surprise. La volonté des États-Unis d’infliger et d’absorber des souffrances économiques pour contrer l’agression de Poutine – et leur capacité à rallier leurs alliés pour qu’ils fassent de même – contredisaient puissamment la conviction de Pékin selon laquelle l’Amérique était en phase terminale de déclin.</p>



<p>Plus près des côtes chinoises, la résilience du réseau américain d’alliés et de partenaires dans la région Indo-Pacifique a eu pour effet de faire réfléchir Pékin. L’un des moyens les plus sûrs de raviver les perceptions chinoises de l’imprudence américaine et d’attiser l’agressivité chinoise serait d’abandonner son soutien à l’Ukraine. Le soutien matériel continu à l’Ukraine ne se fait pas au détriment de Taïwan; cela envoie un message important de détermination américaine qui aide Taiwan.</p>



<p>La concurrence avec la Chine s’inscrit dans un contexte d’interdépendance économique étroite et de liens commerciaux entre elle et les États-Unis. De telles connexions ont remarquablement bien servi les deux pays et le reste du monde, mais elles ont également créé des vulnérabilités critiques et de graves risques pour la sécurité et la prospérité des États-Unis. La pandémie de Covid-19 a fait comprendre à chaque gouvernement le danger de dépendre d’un seul pays pour les fournitures médicales vitales, tout comme la guerre menée par la Russie en Ukraine a fait comprendre à l’Europe les risques de dépendre d’un seul pays pour l’énergie. Dans le monde d’aujourd’hui, aucun pays ne veut se retrouver à la merci d’un seul fournisseur de minéraux et de technologies critiques, surtout si ce fournisseur a l’intention de transformer ces dépendances en armes. Comme l’ont soutenu les décideurs américains, la meilleure réponse consiste à <em>«réduire les risques»</em> et à se diversifier judicieusement, en sécurisant les chaînes d’approvisionnement des États-Unis, en protégeant leur avance technologique et en investissant dans leur capacité industrielle.</p>



<p>Dans ce monde volatile et divisé (…), les démocraties et les autocraties, les économies développées et celles en développement, ainsi que les pays du Sud, sont de plus en plus déterminés à diversifier leurs relations pour maximiser leurs options. Ils voient peu d’avantages et beaucoup de risques à s’en tenir à des relations géopolitiques monogames avec les États-Unis ou la Chine.</p>



<p>De plus en plus de pays seront probablement attirés par un statut de relation géopolitique <em>«ouverte»</em> (…), suivant l’exemple des États-Unis sur certaines questions tout en cultivant leurs relations avec la Chine. Et si le passé constitue un précédent, Washington devrait être attentif aux rivalités entre un nombre croissant de puissances moyennes, qui ont historiquement contribué à déclencher des collisions entre les grandes puissances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une situation explosive au Moyen-Orient</h2>



<p>La crise précipitée par le massacre du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 rappelle douloureusement la complexité des choix que le Moyen-Orient continue de poser aux États-Unis. La concurrence avec la Chine restera la priorité absolue de Washington, mais cela ne signifie pas qu’il puisse échapper à d’autres défis. Cela signifie simplement que les États-Unis doivent naviguer avec prudence et discipline, éviter les excès et user de leur influence à bon escient.</p>



<p>J’ai passé une grande partie des quatre dernières décennies à travailler au Moyen-Orient et j’ai rarement vu une situation aussi complexe et explosive. Mettre fin à l’intense opération terrestre israélienne dans la bande de Gaza, répondre aux besoins humanitaires profonds des civils palestiniens en souffrance, libérer les otages, empêcher la propagation du conflit à d’autres fronts de la région et élaborer une approche viable pour le <em>«jour d&rsquo;après»</em> à Gaza. sont tous des problèmes incroyablement difficiles. Il en va de même pour la résurrection de l’espoir d’une paix durable garantissant la sécurité d’Israël ainsi que la création d’un État palestinien et tirant parti des opportunités historiques de normalisation avec l’Arabie saoudite et d’autres pays arabes. Aussi difficile que cela puisse paraître d’imaginer ces possibilités dans le contexte de la crise actuelle, il est encore plus difficile d’imaginer sortir de la crise sans les poursuivre sérieusement.</p>



<p>La clé de la sécurité d’Israël – et de la région – réside dans les relations avec l’Iran. Le régime iranien a été enhardi par la crise et semble prêt à se battre jusqu’à son dernier mandataire régional, tout en élargissant son programme nucléaire et en permettant l’agression russe. Dans les mois qui ont suivi le 7 octobre, les Houthis, le groupe rebelle yéménite allié à l’Iran, ont commencé à attaquer des navires commerciaux dans la mer Rouge, et les risques d’escalade sur d’autres fronts persistent.</p>



<p>Les États-Unis ne sont pas les seuls responsables de la résolution des problèmes épineux du Moyen-Orient. Mais aucun d’entre eux ne peut être géré, et encore moins résolu, sans un leadership actif des États-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des espions comme nous</h2>



<p>La concurrence et l’incertitude géopolitiques – sans parler des défis communs tels que le changement climatique et les progrès technologiques sans précédent comme l’intelligence artificielle – créent un paysage international extrêmement complexe. L’impératif pour la CIA est de transformer son approche du renseignement pour suivre le rythme de ce monde en transformation rapide. La CIA et le reste de la communauté du renseignement américain – dirigés par Avril Haines, la directrice du renseignement national – travaillent dur pour faire face à cette urgence avec l’urgence et la créativité qu’elle requiert.</p>



<p>Ce nouveau paysage présente des défis particuliers pour une organisation axée sur l’intelligence humaine. Dans un monde où les principaux rivaux des États-Unis – la Chine et la Russie – sont dirigés par des autocrates opérant au sein de cercles restreints de conseillers, il est à la fois plus important et plus difficile que jamais d’avoir un aperçu des intentions des dirigeants.</p>



<p>Tout comme le 11 septembre a marqué le début d’une nouvelle ère pour la CIA, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a également marqué le début d’une nouvelle ère. Je suis profondément fier du travail accompli par la CIA et nos partenaires du renseignement pour aider le président et les hauts responsables politiques américains – et en particulier les Ukrainiens eux-mêmes – à contrecarrer Poutine. Ensemble, nous avons fourni une alerte précoce et précise de l’invasion imminente. Cette connaissance a également permis au président de décider de m’envoyer à Moscou pour avertir Poutine et ses conseillers en novembre 2021 des conséquences de l’attaque que nous savions qu’ils préparaient. Convaincus que leur fenêtre de domination de l’Ukraine était en train de se fermer et que l’hiver prochain offrait une opportunité favorable, ils sont restés impassibles – surestimant largement leur propre position et sous-estimant la résistance ukrainienne et la détermination occidentale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AVyfnVcG1a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/netanyahu-je-sais-manipuler-les-americains-video/">Netanyahu: «Je sais manipuler les Américains» (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Netanyahu: «Je sais manipuler les Américains» (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/netanyahu-je-sais-manipuler-les-americains-video/embed/#?secret=aCH7AN7oqW#?secret=AVyfnVcG1a" data-secret="AVyfnVcG1a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Depuis, de bons renseignements ont aidé le président [Biden] à mobiliser et à maintenir une forte coalition de pays en faveur de l’Ukraine. Il a également aidé l’Ukraine à se défendre avec un courage et une persévérance remarquables. Le président a également fait un usage créatif de la déclassification stratégique. Avant l’invasion, l’administration, aux côtés du gouvernement britannique, avait dévoilé les projets russes d’opérations conçues pour rejeter la faute sur les Ukrainiens et fournir un prétexte à une action militaire russe. Ces révélations et celles qui ont suivi ont dénié à Poutine les faux récits que je l’ai vu si souvent utiliser comme arme dans le passé. Ils l’ont mis dans une position inconfortable et inhabituelle. Et ils ont soutenu à la fois l’Ukraine et la coalition qui la soutient.</p>



<p>Pendant ce temps, la désaffection à l’égard de la guerre continue de ronger les dirigeants et le peuple russe, sous l’épaisse surface de la propagande et de la répression d’État. Ce courant de désaffection sous-jacent crée une opportunité de recrutement unique dans une génération pour la CIA. Nous ne la gaspillons pas.</p>



<p>Même si la Russie constitue peut-être le défi le plus immédiat, la Chine constitue la plus grande menace à long terme et, au cours des deux dernières années, la CIA s’est réorganisée pour refléter cette priorité. Nous avons commencé par reconnaître un fait organisationnel que j’ai appris il y a longtemps : les priorités ne sont réelles que si les budgets les reflètent. En conséquence, la CIA a consacré beaucoup plus de ressources à la collecte, aux opérations et aux analyses de renseignements liés à la Chine dans le monde entier, doublant ainsi le pourcentage de notre budget global consacré à la Chine au cours des deux dernières années seulement. Nous recrutons et formons davantage de personnes parlant le mandarin tout en intensifiant nos efforts à travers le monde pour rivaliser avec la Chine, de l’Amérique latine à l’Afrique en passant par l’Indo-Pacifique.</p>



<p>La CIA compte une douzaine de <em>«centres de mission»</em>, des groupes spécialisés dans des problématiques spécifiques qui rassemblent des agents des différentes directions des agences. En 2021, nous avons créé un nouveau centre de mission exclusivement dédié à la Chine. Seul centre de mission couvrant un seul pays, il constitue un mécanisme central de coordination du travail sur la Chine, un travail qui s’étend aujourd’hui à tous les services de la CIA. Et nous renforçons également discrètement les canaux de renseignement vers nos homologues de Pékin, un moyen important d’aider les décideurs politiques à éviter des malentendus inutiles et des collisions involontaires entre les États-Unis et la Chine.</p>



<p>Même si la Chine et la Russie accaparent une grande partie de l’attention de la CIA, l’agence ne peut pas se permettre de négliger d’autres défis, de la lutte contre le terrorisme à l’instabilité régionale. La frappe américaine réussie en Afghanistan en juillet 2022 contre Ayman Al-Zawahiri, co-fondateur et ancien chef d’Al-Qaïda, a démontré que la CIA reste fortement concentrée sur les menaces terroristes et conserve des capacités importantes pour les combattre. La CIA consacre également des ressources substantielles à la lutte contre l’invasion du fentanyl, l’opioïde de synthèse qui tue des dizaines de milliers d’Américains chaque année. Et des défis régionaux bien connus se profilent, non seulement dans des endroits considérés depuis longtemps comme stratégiquement importants, comme la Corée du Nord et la mer de Chine méridionale, mais également dans des régions du monde dont l’importance géopolitique ne fera que croître dans les années à venir, comme l’Amérique latine et l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des espions plus intelligents</h2>



<p>Parallèlement, nous transformons notre approche des technologies émergentes. La CIA s’efforce de combiner des outils de haute technologie avec des techniques séculaires de collecte de renseignements auprès d’individus : l’intelligence humaine, ou Humint. Bien entendu, la technologie rend de nombreux aspects de l’espionnage plus difficiles que jamais. À l’ère des villes intelligentes, avec des caméras vidéo dans chaque rue et une technologie de reconnaissance faciale de plus en plus omniprésente, l’espionnage est devenu beaucoup plus difficile. Pour un officier de la CIA travaillant à l’étranger dans un pays hostile et rencontrant des sources qui risquent leur propre sécurité pour leur fournir des informations précieuses, une surveillance constante constitue une menace aiguë. Mais la même technologie qui fonctionne parfois contre la CIA – qu’il s’agisse de l’exploitation de mégadonnées pour révéler les schémas des activités de l’agence ou de réseaux de caméras massifs capables de suivre chaque mouvement d’un agent – ​​peut également être utilisée pour elle et contre d’autres.</p>



<p>La CIA se lance dans une course contre ses rivaux pour mettre à profit les technologies émergentes. L’agence a nommé son premier directeur de la technologie. Et elle a établi un autre nouveau centre de mission axé sur l’établissement de meilleurs partenariats avec le secteur privé, où l’innovation américaine offre un avantage concurrentiel significatif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZizjsqQny3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/05/les-etats-unis-alimentent-la-guerre-disrael-contre-les-palestiniens/">Les États-Unis alimentent la guerre d’Israël contre les Palestiniens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis alimentent la guerre d’Israël contre les Palestiniens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/05/les-etats-unis-alimentent-la-guerre-disrael-contre-les-palestiniens/embed/#?secret=Sehnt6Ys39#?secret=ZizjsqQny3" data-secret="ZizjsqQny3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Les talents scientifiques et technologiques internes de la CIA restent exceptionnels. L’agence a développé au fil des ans des gadgets d’espionnage, mon préféré étant la caméra de la guerre froide conçue pour ressembler et planer comme une libellule. La révolution de l’intelligence artificielle et l’avalanche d’informations open source parallèlement à celles que nous collectons clandestinement créent de nouvelles opportunités historiques pour les analystes de la CIA. Nous développons de nouveaux outils d’IA pour aider à digérer tout ce matériel plus rapidement et plus efficacement, permettant ainsi aux officiers de se concentrer sur ce qu’ils font le mieux : fournir des jugements raisonnés et des informations sur ce qui compte le plus pour les décideurs politiques et ce qui compte le plus pour les intérêts américains. L’IA ne remplacera pas les analystes humains, mais elle leur donne déjà du pouvoir.</p>



<p>Une autre priorité dans cette nouvelle ère est d’approfondir le réseau inégalé de partenariats de renseignement de la CIA à travers le monde, un atout qui manque actuellement aux rivaux &nbsp;des États-Unis. La capacité de la CIA à bénéficier de ses partenaires – de leur collection, de leur expertise, de leurs perspectives et de leur capacité à opérer dans de nombreux endroits plus facilement que l’agence ne le peut – est essentielle à son succès. Tout comme la diplomatie dépend de la revitalisation de ces partenariats anciens et nouveaux, le renseignement aussi. À la base, la profession du renseignement concerne les interactions humaines, et rien ne remplace le contact direct pour renforcer les liens avec nos alliés les plus proches et communiquer avec nos adversaires les plus féroces. Au cours de plus de 50 voyages à l’étranger en près de trois ans, j’ai apprécié toute la gamme de ces relations.</p>



<p>Parfois, il est plus pratique pour les agents du renseignement de traiter avec des ennemis historiques dans des situations où un contact diplomatique peut impliquer une reconnaissance formelle. C’est pourquoi le président m’a envoyé à Kaboul fin août 2021 pour dialoguer avec les dirigeants talibans, juste avant le retrait définitif des troupes américaines. Parfois, les relations de la CIA dans des régions complexes du monde peuvent offrir des possibilités pratiques, comme dans les négociations en cours avec l’Égypte, Israël, le Qatar et le Hamas sur un cessez-le-feu humanitaire et la libération des otages de Gaza. Parfois (…), la diplomatie du renseignement peut encourager une convergence d’intérêts et soutenir discrètement les efforts des diplomates et des décideurs politiques américains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un travail difficile dans des endroits difficiles</h2>



<p>Chaque jour, lorsque je lis des câbles provenant de stations du monde entier, que je voyage dans des capitales étrangères ou que je parle avec des collègues au siège, je me souviens de la compétence et du courage des officiers de la CIA, ainsi que des défis incessants auxquels ils sont confrontés. Ils accomplissent un travail difficile dans des endroits difficiles. Surtout depuis le 11 septembre, ils opèrent à un rythme incroyablement rapide. En effet, pour assurer la mission de la CIA dans cette ère nouvelle et intimidante, il faut prendre soin de notre peuple. C’est pourquoi la CIA a renforcé ses moyens médicaux au siège et sur le terrain; des programmes améliorés pour les familles, les travailleurs à distance et les couples à deux carrières; et exploré des parcours de carrière plus flexibles, en particulier pour les technologues, afin que les agents puissent évoluer dans le secteur privé et revenir plus tard dans l’agence.</p>



<p>Nous avons rationalisé notre processus de recrutement de nouveaux officiers. Il faut désormais un quart du temps qu’il fallait il y a deux ans pour passer de la demande à l’offre finale et à l’habilitation de sécurité. Ces améliorations ont contribué à un regain d’intérêt pour la CIA. En 2023, nous avons eu plus de candidats qu’au cours de n’importe quelle année depuis les lendemains immédiats du 11 septembre. Nous travaillons également dur pour diversifier notre main-d’œuvre, atteignant des sommets historiques en 2023 en termes de nombre de femmes et d’agents issus de minorités embauchés, ainsi que de nombre de promotions aux échelons les plus élevés de l’agence.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WAtuLGfR70"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/24/ukraine-russie-une-guerre-inutile-couteuse-et-dangereuse-pour-la-paix-mondiale/">Ukraine-Russie : une guerre inutile, couteuse et dangereuse pour la paix mondiale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ukraine-Russie : une guerre inutile, couteuse et dangereuse pour la paix mondiale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/24/ukraine-russie-une-guerre-inutile-couteuse-et-dangereuse-pour-la-paix-mondiale/embed/#?secret=LdmzexoU4C#?secret=WAtuLGfR70" data-secret="WAtuLGfR70" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Par nécessité, les agents de la CIA opèrent dans l’ombre, généralement loin des yeux et du cœur; les risques qu’ils prennent et les sacrifices qu’ils consentent sont rarement bien compris. À une époque où la confiance dans les institutions publiques américaines est souvent limitée, la CIA reste une institution résolument apolitique, liée par le serment que moi et tous les autres membres de l’agence avons prêté pour défendre la Constitution et par nos obligations en vertu de la loi.</p>



<p>Les agents de la CIA sont également liés par un sentiment de communauté et par un engagement profond et partagé envers le service public à ce moment crucial de l’histoire américaine. Ils connaissent la vérité grâce aux conseils que j’ai reçus il y a de nombreuses années de mon père, qui a eu une brillante carrière militaire. Alors que je me demandais quoi faire de ma vie professionnelle, il m’a envoyé une note manuscrite :<em> «Rien ne peut vous rendre plus fier que de servir votre pays avec honneur.»</em> Cela m’a aidé à me lancer dans une longue et heureuse carrière au sein du gouvernement, d’abord dans le service extérieur et maintenant à la CIA. Je n’ai jamais regretté le choix que j’ai fait. Je suis extrêmement fier de servir aux côtés de milliers d’autres officiers de la CIA qui ressentent la même chose à l’égard des leurs et qui relèvent le défi d’une nouvelle ère.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p>* <em>Directeur de la Central Intelligence Agency.</em></p>



<p>** <em>Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.foreignaffairs.com/united-states/cia-spycraft-and-statecraft-william-burns" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Affairs.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/07/espionnage-et-politique-comment-le-directeur-de-la-cia-voit-il-le-monde/">Espionnage et politique :Comment le directeur de la CIA voit-il le monde?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>«Farewell Kabul» : A trop vouloir compter sur l’oncle Sam&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/01/farewell-kabul-a-trop-vouloir-compter-sur-loncle-sam/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 06:16:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Talibans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le fiasco de l’intervention militaire en Afghanistan est un exemple parmi d’autres de l’aveuglement américain à toujours miser sur le mauvais cheval, comme ils l’ont fait en soutenant le pouvoir d’Ennahdha, au cours des dix dernières années en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/01/farewell-kabul-a-trop-vouloir-compter-sur-loncle-sam/">«Farewell Kabul» : A trop vouloir compter sur l’oncle Sam&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le fiasco de l’intervention militaire en Afghanistan est un exemple parmi d’autres de l’aveuglement américain à toujours miser sur le mauvais cheval, comme ils l’ont fait en soutenant le pouvoir d’Ennahdha, au cours des dix dernières années en Tunisie. Faut-il s’étonner dès lors que les récentes exigences du département d’Etat relativement à la normalisation des relations avec Israël ait conduit à une crise diplomatique entre Tunis et Washington.</em></strong> <em>(Illustration: Christina Lamb en Afghanistan en 2006 &#8211; Ph. Justin Sutcliffe).</em></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-2679076"></span>



<p>L’auteur, une journaliste britannique, reprend dans cet ouvrage toutes les erreurs commises par les administrations américaines successives en Afghanistan depuis le premier jour de l’invasion, du refus du déploiement des troupes nécessaires au moment opportun ayant conduit à la fuite des dirigeants d’Al-Qaïda et de Ben Laden des&nbsp;montagnes de Tora Bora, à la possibilité accordée aux Pakistanais d’évacuer les Talibans de Mazar, jusqu’aux bombardements ordonnés par Barack Obama des zones tribales par des drones, causant de nombreuses victimes collatérales et renforçant les sentiments anti-américains des populations, en passant par le soutien accordé à un régime politique corrompu au service des seigneurs de la guerre et des trafiquants de drogue, au nom du soutien à une démocratie factice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’issue inéluctable d’un échec diplomatico-militaire</h2>



<p>Le livre écrit plusieurs années auparavant prévoyait déjà l’issue inéluctable de l’échec diplomatico-militaire américain et du jeu ambigu&nbsp;mené par les services secrets pakistanais: le retrait militaire en 2021 et le retour au pouvoir des Talibans plus virulents que jamais et auréolés du prestige de la résistance, dans un pays dévasté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tRbhywLsr3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/30/tunisie-kais-saied-soffre-une-crise-diplomatique-avec-les-etats-unis/">Tunisie : Kaïs Saïed s’offre une crise diplomatique avec les États-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed s’offre une crise diplomatique avec les États-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/30/tunisie-kais-saied-soffre-une-crise-diplomatique-avec-les-etats-unis/embed/#?secret=ZZ029F0Pqj#?secret=tRbhywLsr3" data-secret="tRbhywLsr3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Y avait-il une alternative à ce fiasco? Certainement. L’éducation et les projets de développement menés sur une grande échelle et d’une manière soutenue auraient pu assurer une certaine prospérité et changer la société en profondeur, à un coût bien moindre. Mais cela aurait nécessité la neutralisation des seigneurs de la guerre et des réseaux politico-tribaux de la corruption sur lesquels les Américains comptaient pour mener la contre-guérilla.</p>



<p>Par ailleurs, les Etats Unis ne disposent plus des diplomates expérimentés tels que Richard Hellbrook capables de négocier et d’obtenir les solutions de compromis nécessaires à l’établissement de paix durables.&nbsp;</p>



<p>Désormais, ce sont les généraux, forts des moyens matériels considérables à leur disposition, ou bien des <em>think tank</em> associant experts et universitaires opérant en vase clos et n’ayant aucune expérience du terrain, qui se fixent des objectifs chimériques et imposent la marche à suivre, et l’Administration ne fait en général que s’exécuter.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dXgIxjgnyo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/etats-unis-les-priorites-de-lambassadeur-joey-r-hood-en-tunisie/">Etats-Unis : les priorités de l’ambassadeur Joey R. Hood en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis : les priorités de l’ambassadeur Joey R. Hood en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/etats-unis-les-priorites-de-lambassadeur-joey-r-hood-en-tunisie/embed/#?secret=qiP4PXRvaT#?secret=dXgIxjgnyo" data-secret="dXgIxjgnyo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La crise diplomatique avec la Tunisie</h2>



<p>Il était donc nécessaire de rappeler tout le passif de l’aveuglement américain à toujours miser sur le mauvais cheval, après le fiasco des dix années de pouvoir d’Ennahdha, et les récentes exigences du département d’Etat relativement à la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/etats-unis-les-priorites-de-lambassadeur-joey-r-hood-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">normalisation des relations avec Israël</a>, et conduisant à une crise diplomatique avec le président tunisien.</p>



<p>Il est vrai que les manifestations chauvines locales d’un panarabisme anachronique sont plutôt incongrues. Il est non moins vrai que les Etats Unis d’Amérique ne sont pas un pays sur qui on puisse compter, ne serait-ce que sur le moyen terme.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>“Farewell Kabul: From Afghanistan to a More Dangerous World”, essai de Christina Lamb, éd. William Collinsn, 2015, 640 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/01/farewell-kabul-a-trop-vouloir-compter-sur-loncle-sam/">«Farewell Kabul» : A trop vouloir compter sur l’oncle Sam&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La guerre en Ukraine et les deux visages de l’Occident</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 06:00:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’abord, entendons-nous sur un principe, aucune nation sur terre n’a le droit de dominer une autre nation, de l’agresser, de l’asservir ou de l’humilier quel qu’en soit les causes. De ce fait, la guerre contre l’Ukraine par la Russie est une abomination criminelle. Les images de ces pauvres Ukrainiens, vieux, femmes et enfants, fuyant leurs...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Ukraine-Gaza.jpg" alt="" class="wp-image-382605"/><figcaption><em>L&rsquo;Occident dénonce les crimes de guerre de la Russie en Ukraine mais passe honteusement sous silence ceux d&rsquo;Israël en Palestine.</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>D’abord, entendons-nous sur un principe, aucune nation sur terre n’a le droit de dominer une autre nation, de l’agresser, de l’asservir ou de l’humilier quel qu’en soit les causes. De ce fait, la guerre contre l’Ukraine par la Russie est une abomination criminelle. Les images de ces pauvres Ukrainiens, vieux, femmes et enfants, fuyant leurs maisons, la peur au ventre et le regard hagard, déambulant au milieu d’immeubles éventrées et fumants, a indigné la terre entière. Mettons-nous à leur place pour imaginer le calvaire qu’ils subissent. Chantre de la démocratie, des libertés et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, l’Occident s’en émeut plus que tout le monde. Il crie haut et fort au scandale.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui </strong>*</p>



<span id="more-388401"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>Mais la guerre contre l’Ukraine et contre sa population civile est-elle la seule guerre sur terre? Y en a-t-il pas d’autres qui se produisent ailleurs, hors du continent européen? Oh que si. D’autres guerres se déroulent en Afrique et en Asie et où les puissances occidentales sont fortement impliquées. Seulement on en parle peu ou pas du tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les guerres oubliées</h2>



<p>Les guerres au Yémen, en Syrie, en Libye, en Afghanistan ou en Irak malgré leurs atrocités suscitent peu d’intérêt pour la communauté européenne et les Etats-Unis d’Amérique. Et ce, sans parler du sempiternel conflit israélo-palestinien. Un conflit qui dure plus de soixante-treize ans et qui ne semble pas voir le bout du tunnel de sitôt.</p>



<p>Rappelons-nous la guerre américaine lancée contre l’Irak en mars 2003. Celle-ci a réduit ce pays en mille morceaux. Aujourd’hui, il se trouve très fragilisé et n’arrive pas, dix-neuf ans après, à se reconstituer et à panser ses blessures. En Afghanistan, la&nbsp;situation humanitaire&nbsp;est plus que dramatique avec quelque 23 millions d’habitants menacés de famine et des millions de&nbsp;déplacés. La&nbsp;Syrie n’est pas en reste. C’est un pays à feu et à sang depuis 2011. Il compte un demi-million de morts et plus de 10 millions de déplacés. Le Yémen, quant à lui, aurait, en sept ans de guerre, enregistré la mort de plusieurs milliers de personnes, à cause des combats et leur corolaire la famine et les maladies. Idem pour la Libye, livrée, depuis 2011, à un chaos total, sans précèdent.</p>



<p>Quant à la Palestine, le conflit, qui dure plus de soixante-treize ans, a causé sur des générations entières des milliers de victimes. Aujourd’hui, le peuple palestinien, s’il n’est pas forcé à l’exil, s’entasse dans des territoires exigus; des prisons à ciel ouvert sans que cela n’émeut aucun officiel occidental. Et c’est à peine si on ose émettre quelques critiques envers l’Etat hébreu quand certaines de ses exactions dépassent l’entendement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les deux poids et deux mesures</h2>



<p>Pourquoi donc le tandem Etats-Unis d’Amérique et l&rsquo;Union européenne n’arrive-il pas à adopter la même attitude impartiale vis-à-vis des conflits mondiaux? Pourquoi, ces deux entités mènent-ils une diplomatie sans principes, qui fonctionne au gré de leurs propres intérêts respectifs. Comme Janus, le dieu romain à deux visages, ils soutiennent tour à tout la chose et son contraire. Ils leur arrivent à être à la fois des défenseurs farouches des droits de l’homme et violeurs impitoyables de ces mêmes droits.</p>



<p><a></a>Rappelons-nous les raisons qui ont mené au déclenchement de la guerre contre l’Irak. En 2003, Colin Powell, secrétaire d’Etat à la Défense des Etats-Unis d’Amérique, s’est appuyé sur un mensonge, grotesque et éhonté, pour justifier l’invasion de l’Irak par son pays. Il avait brandi une fiole d’Anthrax pour affirmer que l’Irak était en train de développer des armes chimiques. Rappelons-nous aussi la décision de Donald Trump, le 45<sup>e</sup> président des Etats-Unis, de reconnaître, contre l’aval des Nations Unies, Jérusalem comme capital d’Israël; sabotant ainsi le peu de chances des Palestiniens à recouvrir leur plein droit.</p>



<p>Si on agresse et si on bafoue soi-même le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pourquoi alors diaboliser Vladimir Poutine? Ce dernier n’est-il pas semblable à Benyamin Netanyahou? N’a-t-il pas employé les mêmes méthodes pour déstabiliser et détruire tout un peuple? Y a-t-il des crimes qu’on dénonce, d’autres qu’on tait et d’autres encore avec lesquels on se fait voltontiers complice?</p>



<p>Pourquoi feu Yasser Arafat, l’ancien président palestinien, n’a-t-il pas eu les mêmes égards de la part des pays occidentaux que Volodymyr Zelensky, président ukrainien&nbsp;? Le leader palestinien n’a pu être reconnu par les instances internationales qu’après un combat de haute lutte, alors que le chef d’Etat ukrainien a été chaleureusement accueilli, en visioconférence, par presque tous les parlements des pays occidentaux et même par les Nations Unies, alors que sa responsabilité dans la tragédie que vit actuellement son peuple est largement engagé.</p>



<p>Pourquoi le conflit israélo palestinien passe-t-il comme un simple fait divers alors que celui russo-ukrainien s’invite intensément dans le débat politique et se convertit même en un enjeu électoral de premier plan, en France en l’occurrence?</p>



<p>Enfin, pourquoi les Ukrainiens ont-ils droit à une importante aide militaire de la part de Joe Biden pour se défendre et défendre leur pays et pas les palestiniens? Même les roquettes fait-maison par de pauvres Palestiniens en situation de désespoir, aléatoires et imprécises, tirées aveuglément vers l’Etat hébreu en guise d’appel au secours sont fermement et sans nuance dénoncés par ce même Occident ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La honteuse hiérarchisation des crimes</h2>



<p>Au fait, ce conflit russo-ukrainien a mis au grand jour la politique de deux poids et deux mesures. Pire encore, une hiérarchisation pitoyable et mesquine des crimes contre l’humanité&nbsp;?</p>



<p>Enfin, défendre un crime de guerre contre un autre est en soi un crime encore plus abject. Ça revient à pratiquer la ségrégation entre les atrocités, les abominations et les injustices humaines. Il y a des crimes qu’on défend corps et âme et d’autres qu’on regarde, impassible, sans bouger le petit doigt.</p>



<p>Pourquoi alors les médias occidentaux se taisent-ils sur les sempiternels exactions que la population palestinienne subit presque au quotidien&nbsp;? Et quand ils s’s’expriment à son sujet c’est à demi-mot, presque en s&rsquo;excusant. Face aux humiliations, aux brimades, aux injustices que les femmes, enfants et vieillards palestiniens endurent, rarement on a entendu un officiel français, allemand ou américain crier haut et fort son indignation des violations contre les droits de l’homme.</p>



<p>Si le crime de guerre contre la population ukrainienne occupe tous les médias occidentaux jusqu’à saturation, ceux contre les Palestiniens, les Syriens, les Irakiens ou les Yéménites sont mis sous le boisseau. Comme des maladies orphelines, ils n’intéressent personne que ceux qui les subissent.</p>



<p>Pour l’Occident, les droits de l’hommes, la démocratie, la dignité humaine sont des valeurs qui n’appartiennent pas à tout le monde. C’est seulement dans le seul Occident qu’elles doivent se pratiquer et être défendues. Et c’est aussi à leur ombre, avec leur couleur et sous leur couverture qu’on se permet de commettre les plus rances et les plus putrides des injustices.</p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire à la retraite.</em></p>



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