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	<title>Archives des Benjamin Netanyahu - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Benjamin Netanyahu - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Fin de la guerre d’Iran &#124; Le fiasco de l’Amérique de Trump !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:21:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réouverture du détroit d'Ormuz est devenue pratiquement l'unique objectif - et l'unique "gain" américain - de la guerre contre l'Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quoi aurait servi cette guerre d’Iran ? À part à renforcer les éléments les plus radicaux du régime de la République islamique et à renforcer la mainmise des Gardiens de la révolution sur le pays, elle n’a pas servi à grand-chose. Il n’y a eu que des dégâts sur les plans géopolitique, énergétique et économique. Tout cela pour aboutir à un statu quo ante, c’est-à-dire à la situation du 27 février, le jour précédant le déclenchement de la guerre. Les fanfaronnades de Trump ont accouché d’un sauve qui peut !</em></strong> <em>(Photo : La réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz est devenue pratiquement l&rsquo;unique objectif &#8211; et l&rsquo;unique « gain » américain &#8211; de la guerre contre l&rsquo;Iran). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18967096"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce par le président Donald Trump d’un accord avec l’Iran met fin à une guerre coûteuse mais laisse le régime en place et reporte la question nucléaire à de futures négociations, a écrit Michael Birnbaum, correspondant du <a href="https://www.washingtonpost.com/politics/2026/06/15/deal-with-iran-trump-settled-much-less-than-he-set-out-get/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> à la Maison-Blanche, ajoutant que Trump a entamé la guerre en promettant un changement de régime pour finalement aboutir à la réouverture du détroit d’Ormuz ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a lancé la fin de sa guerre contre l’Iran dimanche : <em>«Navires du monde, démarrez vos moteurs, que le pétrole coule!» </em>Mais cette nouvelle fanfaronnade ne trompe plus personne. L’homme est dans ses petits souliers. <em>&nbsp;</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour au statu quo</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime iranien restant au pouvoir, Trump s’est félicité du retour au statu quo du 27 février, la veille de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retour à une forme de statu quo était bien loin des objectifs initiaux de la guerre qui avait commencé par un engagement à faire tomber le régime.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les frappes qui ont tué le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aux premières heures de la guerre, Trump a déclaré aux Iraniens que le moment était venu de reprendre le contrôle de leur pays. Cependant, le soulèvement n’a pas eu lieu. Ces derniers mois, les dirigeants iraniens ont fait preuve de résilience face aux attaques féroces de la plus puissante armée de l’histoire. Ils ont fermé le détroit d’Ormuz, paralysant les marchés mondiaux de l’énergie, et ont creusé le fossé entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au point que le président américain a profité de la célébration de son 80<sup>e</sup> anniversaire pour dénoncer publiquement son allié israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En promouvant l’accord qui a mis fin aux combats, Trump et ses principaux conseillers ont affirmé que l’Iran s’était engagé à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Mais les dirigeants iraniens, qui ont pris des engagements similaires depuis des décennies, ont indiqué dimanche que les difficiles négociations concernant leur programme nucléaire étaient toujours en cours et ne débuteraient pas avant la levée du blocus naval américain de leurs ports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence de détails sur l’accord et face aux incertitudes persistantes concernant le nucléaire, les experts estiment qu’il est prématuré d’évaluer pleinement l’héritage d’un conflit qui a duré cinq semaines et demie de combats intenses, suivies de plus de deux mois d’une trêve fragile ayant épuisé les réserves mondiales de pétrole.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OZGzBFkHYe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/embed/#?secret=56TY3cFpcK#?secret=OZGzBFkHYe" data-secret="OZGzBFkHYe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">C’est Trump qui a reculé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’approche de Trump a changé. Au lieu d’exhorter les Iraniens à renverser leurs dirigeants, il privilégie désormais la négociation avec le régime honni. Le président a exclu toute action militaire susceptible de compromettre la paix, comme il l’a fait dimanche avec le Premier ministre israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une interview accordée au <em>Wall Street Journal</em> dimanche, Trump a déclaré avec sa mauvaise foi légendaire : <em>«En ce qui concerne un changement de régime, je n’y ai jamais été intéressé»</em>, ajoutant que les dirigeants iraniens actuels sont <em>«le troisième groupe avec lequel nous avons traité et le plus raisonnable jusqu’à présent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump et ses partisans affirment que la guerre a été un succès majeur, ayant éliminé de nombreux hauts responsables, porté un coup dur au programme nucléaire déjà fragilisé et décimé la marine du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-président J.D. Vance a déclaré dimanche à<em> Fox News </em>: <em>«Si les Iraniens respectent cet accord, cela changera fondamentalement le Moyen-Orient pour les 50 prochaines années. Cette région du monde est dans un état déplorable depuis toujours»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, certains experts du Moyen-Orient restent sceptiques, même avec un accord visant à mettre fin aux combats et à rouvrir le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si cet accord est appliqué tel quel, il laissera un régime répressif aux commandes en Iran, avec la plupart des moyens qu’il utilise pour menacer la région : missiles balistiques, drones et un réseau régional de groupes mandataires certes faibles mais néanmoins dangereux au Liban, en Irak et au Yémen»</em>, a déclaré Brian Katulis, chercheur au Middle East Institute.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Trump a en quelque sorte reculé. Il savait qu’il n’y avait pas d’options militaires viables, il a donc dû parvenir à un accord et les deux camps crieront victoire. C’est ce que nous verrons dans les quatre ou cinq prochains jours»</em>, a ajouté Katulis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Trump vantait les mérites de son accord, certains de ses plus fervents partisans, membres de la coalition des faucons anti-Iran, se demandaient si la fin des combats était la meilleure solution. L’animateur radio Mark Levine écrivait sur X : <em>«Cela fait des jours que je me demande pourquoi nous, le peuple, ne pouvons pas consulter ce fichu mémorandum d’entente ?»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Levine, qui avait discuté à plusieurs reprises de l’Iran avec Trump durant son second mandat, a ajouté : <em>«Franchement, je n’ai jamais rien vu de tel. Si ce mémorandum doit apporter la paix alors qu’il soit rendu public»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Lindsey Graham, un proche allié de Trump et le plus fervent soutien d’Israël au Congrès, a questionné les termes de l’accord, exprimant une <em>«certaine inquiétude»</em> quant aux différences entre les versions iranienne et américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié sur X, où il décrivait Vance comme <em>«l’architecte de l’accord»</em> et écrivait : <em>«Conformément à notre loi, tout accord nucléaire avec l’Iran sera soumis au Congrès pour examen et vote. J’ai hâte d’examiner la version finale»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran sait obtenir des concessions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants iraniens ont déclaré dimanche que les termes de l’accord ne seraient pas rendus publics avant sa signature vendredi 19 juin. Cette décision, bien que visant à protéger l’accord des pressions extérieures, pourrait également accroître le risque de son effondrement, les négociateurs s’efforçant toujours d’en finaliser les détails.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables politiques iraniens ont évité d’aborder la question nucléaire dimanche, se démarquant nettement de la position adoptée par les États-Unis. Ils ont laissé entendre qu’un allègement significatif des sanctions serait nécessaire avant qu’ils n’acceptent des concessions substantielles sur ce sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociateurs doivent désormais discuter de l’arrêt de l’enrichissement d’uranium ainsi que du sort des stocks actuels d’uranium hautement enrichi de l’Iran qui ont été constitués par Téhéran après le retrait de Trump de l’accord nucléaire conclu sous l’administration Obama en 2018.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Iran sait comment prolonger ces négociations et tenter d’obtenir des concessions au passage»</em>, a écrit Dan Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël lors de la signature de l’accord nucléaire de 2015. <em>«Il était possible qu’aucun accord ne soit conclu et que tout accord obtenu soit pire que ce que nous aurions pu obtenir par la voie diplomatique avant la guerre»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shapiro a abordé également une autre question sensible : <em>«L’ouverture du détroit d’Ormuz est le principal résultat de cet accord. L’Iran a transformé un levier théorique en un levier réel et puissant, imposant de lourdes pertes à l’économie mondiale et inquiétant fortement le président Trump»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KWPoC7ZcW9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/">Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/embed/#?secret=DCHdBzKURe#?secret=KWPoC7ZcW9" data-secret="KWPoC7ZcW9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Donald Trump &#124; Un pacifiste tout feu tout flamme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 08:23:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Donald Trump, ci-devant président du Conseil de paix, laisse aux Iraniens le choix du jour de leur... reddition.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/">Donald Trump | Un pacifiste tout feu tout flamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil de paix, la «machine à sous» de Donald Trump, est en hibernation par ces grandes chaleurs. La ferveur pacificatrice du «Père fondateur» est tombée aussi vite que son malin désir de laisser une trace dans l’Histoire. Son attachement à la paix s’est évaporé. Il est allé guerroyer loin de son pays natal, accompagné de son fidèle serviteur et son conseiller en stratégie militaire, Benjamin Netanyahu. Le premier ministre israélien souffle le vent et la «Furie épique» en direction de son maître.&nbsp;Un tandem qui rappelle un autre, de si triste mémoire, Hitler et Mussolini. </em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-18830859"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de paix est un subterfuge avec un vice caché. Le cynisme du président Trump n’a pas d’égal. L’année dernière, il a raté le Nobel de la Paix ; cette fois-ci, il va user de tout son poids pour la prochaine édition. Le Conseil de sécurité des Nations unies lui a décerné un blanc-seing, pourquoi pas une poignée d’académiciens ? Ses sbires vont lui orchestrer une campagnedigne de son rang et de son désir ardent de toucher le gros lot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vendredi, samedi ou dimanche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne sont ni les Journées du patrimoine, ni un long week-end, mais des journées d’ascension vers l’au-delà, spécialement choisies par le président américain, ci-devant président du Conseil de paix, qui promettait il y a peu de rayer l’Iran de la carte et d’en finir avec une civilisation vieille de 5000 ans. Ce n’est pas une diversion, son hésitation est le signe du doute sur les capacités militaires américaines à faire plier l’Iran et le pousser à accepter la Pax Americana.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a choisi sa ligne de défense : la riposte du coup par coup sur le champ de bataille et par le verbe sur le tapis vert des pourparlers. La République islamique, qui respire toujours, malgré le déluge de feu qu’elle a essuyé ces derniers mois, reste ferme sur son programme nucléaire. Trump prend le monde entier en témoin pour nous faire croire qu’il offre aux Iraniens une échappatoire. Un temps pour la réflexion et un temps pour la reddition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Irrespectueux des trois religions monothéistes, mais conscient des exigences confessionnelles, le président américain propose une guerre à choix multiples : vendredi ou samedi ou dimanche. Les musulmans doivent cocher la case du vendredi. Par <em>Allah</em>, le ciel va leur tomber sur la tête, malédiction que Abraracourcix, le chef Gaulois, craignait le plus. Jour du seigneur, jour de prières et de piété chez les Mahométans. Prier dans le silence sans crier <em>Allah Akbar</em>, pour ne pas être pris pour un terroriste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa grande bonté, le président américain a laissé aux Iraniens deux autres cases à cocher, samedi et dimanche, libres à eux de choisir le jour pour se faire livrer par la voie des airs comme par mer et par terre toute sorte d’objets brûlants : bombes, missiles, explosifs… Ils ont l’embarras du choix.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NsP09TpccW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/">L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/embed/#?secret=g11UJCqv1H#?secret=NsP09TpccW" data-secret="NsP09TpccW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Souviens-toi du jour du shabbat </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mêmes minoritaires, entre dix mille et quinze mille individus, les Juifs iraniens font de la résistance. Ils ont préféré rester chez eux en Iran plutôt que d’émigrer vers les Etats-Unis ou Israël comme bon nombre de leurs congénères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays réputé pour son aversion pour Israël, les Juifs iraniens, <em>yahudi</em>, observent leurs traditions, possèdent leurs synagogues, leurs cimetières, leurs restaurants casher, et même une bibliothèque juive. Leurs enfants étudient dans des écoles hébraïques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Juifs iraniens ont un siège à l’Assemblée consultative islamique d’Iran. Chose que beaucoup de gens ignorent, parce que l’information est occultée par des médias au service de l’obscurantisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le s<em>habbat </em>est un jour d’abstinence chez les juifs, du vendredi soir jusqu’au samedi soir. Ils prennent ainsi le relais aux musulmans. Jour que probablement choisira Trump pour cracher son déluge de feux et de flammes sur l’Iran et gâcher leur quiétude. La mort ne fait pas dans la dentelle. Trump en a voulu autrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour qui sonne le glas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre huit cent mille à un million d’Iraniens chrétiens vivent encore sur les terres de leurs ancêtres. Minorité religieuse reconnue sur le plan de la constitution. Les chrétiens disposent de 3 sièges au Parlement iranien. Leur nombre ne cesse de croître dans le pays. Dimanche est le jour du Seigneur, mais ils doivent rester vigilants. Les assises des églises risquent de trembler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple iranien, avec toutes ses composantes ethniques, religieuses et linguistiques, ne sera épargné ni le vendredi, ni le samedi, ni le dimanche. A quel saint se vouer se demandent les Iraniens ? Le jour où le grand manitou yankee décide de reprendre les bombardements, c&rsquo;est le peuple iranien tout entier qui est visé. L’attaque, annoncée d’avance, ne sera ni une attaque surprise, ni une attaque d’envergure. Les Iraniens ont eu assez de temps pour s’y préparer. Elle va perturber la vie des Iraniens indépendamment de leurs convictions religieuses. Quand les bombes explosent, ou quand les missiles touchent leurs cibles, c’est toute la population iranienne qui est agressée, quelle que soit leur confession ou leur jour de piété.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Fonctionnaire à la retraite.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iEfQAwfvfQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=003Do7jiEM#?secret=iEfQAwfvfQ" data-secret="iEfQAwfvfQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/">Donald Trump | Un pacifiste tout feu tout flamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/netanyahu-herisse-ses-allies-aux-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 07:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[David Barnea]]></category>
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		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La divulgation par les Israéliens de la visite de Benjamin Netanyahu aux Emirats a irrité les Émiratis qui l’ont démentie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/netanyahu-herisse-ses-allies-aux-emirats/">Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mercredi 13 mai 2026 que ce dernier avait effectué une visite secrète aux Émirats arabes unis fin mars en pleine guerre contre l’Iran. La divulgation de cette visite par les Israéliens a irrité les Émiratis qui l’ont démentie ! <a href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/05/reckless-act-netanyahu-sparks-uae-fury-claiming-secret-visit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Monitor</a> indique qu’après la révélation de cette visite par les médias israéliens, le bureau du Premier ministre a publié un communiqué confirmant le voyage et le qualifiant de «percée historique dans les relations entre Israël et les Émirats arabes unis».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18782907"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Netanyahu de révéler cette visite dans un pays voisin de l’Iran en pleine guerre régionale –qui a éclaté suite à la décision conjointe du Premier ministre israélien et du président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran le 28 février– semble avoir eu pour but de détourner l’attention de l’opinion publique israélienne de ses difficultés politiques intérieures et de marquer des points politiques avant une campagne électorale cruciale cet automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid -ce dernier étant désormais chef de l’opposition- ont formé une alliance, accentuant la pression sur Netanyahu avant les élections prévues en octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sondage publié mardi par la chaîne de télévision publique israélienne Kan a révélé que la nouvelle alliance entre Bennett et Lapid, qui est baptisée BeYakhad (Ensemble) est le seul bloc politique actuellement capable de concurrencer sérieusement le Likoud de Netanyahu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sondage indique que si des élections avaient lieu aujourd’hui, l’alliance Bennett-Lapid remporterait 25 sièges, soit un de moins que le Likoud, et serait mieux placée pour former une coalition gouvernementale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TxAI6OqjT6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=4QBLBEdakR#?secret=TxAI6OqjT6" data-secret="TxAI6OqjT6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">«Un acte irresponsable» </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien diplomate israélien de haut rang a déclaré à <em>Al-Monitor</em>, sous couvert d’anonymat : <em>«Révéler cette visite était un acte irresponsable. Cela a causé un préjudice considérable aux Émirats arabes unis et à la crédibilité d’Israël auprès de ses alliés, pour un gain politique et médiatique marginal et à court terme»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Trahir son allié le plus important dans la région pour un demi-point médiatique est sidérant»</em>. Cela a produit l’effet inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats a réagi jeudi par un communiqué inhabituellement ferme niant la visite : <em>«Les allégations concernant des visites non annoncées sont sans fondement, à moins qu’elles ne proviennent des autorités officielles compétentes des Émirats arabes unis»</em>. Le communiqué ajoute :<em> «Les Émirats arabes unis affirment que leurs relations avec Israël relèvent de relations publiques menées dans le cadre des accords d’Abraham, bien connus et officiellement déclarés, et ne reposent pas sur des arrangements opaques ou informels»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat au sujet des répercussions de la crise, a déclaré : <em>«Netanyahu est fini là-bas. Ils ont enfin compris à quel point il n’est pas fiable. Depuis le début de la guerre, les relations s’étaient approfondies, et maintenant tout est détruit»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accords d’Abraham et renforcement des liens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2020, à la fin de son premier mandat, Trump a négocié les accords d’Abraham, établissant des relations entre Israël et Bahreïn, le Maroc, le Soudan et les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette normalisation, les Émirats ont résisté aux pressions visant à inviter Netanyahu pour une visite officielle. Après sa défaite aux élections de 2021, Abou Dhabi a accueilli son successeur Naftali Bennett en décembre de la même année, lui réservant un accueil public chaleureux et une rencontre avec le président émirati Mohammed ben Zayed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lapid s’est également rendu aux Émirats en 2021 en tant que ministre des Affaires étrangères, puis y est retourné en 2025 comme chef de l’opposition. Parallèlement, le président israélien Isaac Herzog a effectué plusieurs visites à Abou Dhabi, témoignant du développement des relations bilatérales et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son retour au pouvoir en janvier 2023, Netanyahu a sollicité à plusieurs reprises une invitation aux Émirats, mais ses efforts ont été contrariés par les événements du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la guerre contre l’Iran –notamment l’assassinat de dirigeants clés, les dommages causés aux programmes nucléaire et balistique iraniens et le renforcement de la coopération sécuritaire avec les Émirats– a apparemment amélioré la position de Netanyahu à Abou Dhabi.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2a3rwVZvQa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/">Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/embed/#?secret=PMLRjSfh73#?secret=2a3rwVZvQa" data-secret="2a3rwVZvQa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Coopération à des niveaux sans précédent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les Émirats aient publiquement critiqué certaines actions d’Israël contre l’Iran durant le conflit actuel, la coopération en coulisses aurait atteint des niveaux sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a déployé ses systèmes de défense aérienne les plus performants aux Émirats ainsi que du personnel militaire afin de contribuer à l’interception des missiles iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> a également rapporté qu’Israël avait fourni aux Émirats une version de son système de défense aérienne laser Iron Beam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur des États-Unis en Israël, le pasteur évangélique Mike Huckabee, a confirmé mardi 12 mai qu’Israël avait envoyé une batterie du système Dôme de fer, ainsi que des technologies de défense avancées et des experts militaires, pour assister les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplomate du Moyen-Orient a déclaré à <em>Al-Monitor</em> sous couvert d’anonymat : <em>«Israël a pratiquement mis toutes ses capacités à la disposition des Émirats arabes unis et cela a fonctionné jusqu’à cet acte de vantardise inapproprié»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tout s’est (momentanément) effondré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un haut responsable israélien : <em>«Ce qui est véritablement inquiétant, c’est que les relations s’étaient renforcées pendant toute la guerre et que la position de Netanyahu aux Émirats s’était même accrue. Il était sur le point de recevoir une invitation officielle pour une visite d’État»</em>. Il a ajouté : <em>«Malgré les réserves que Mohammed Ben Zayed avait exprimées à son sujet, il semblait que la glace avait enfin été brisée. Or, tout s’est à nouveau effondré»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien chef de cabinet de Netanyahu Zeev Agman a réagi au démenti émirati concernant la visite en confirmant qu’il avait accompagné Netanyahu et que l’accueil était exceptionnel. Agman a écrit sur sa page Facebook : <em>«Le Premier ministre a été reçu à Abou Dhabi avec les honneurs. Le cheikh a témoigné un grand respect au Premier ministre et l’a personnellement conduit de l’avion au palais dans sa propre voiture. Les accords conclus lors de cette visite extraordinaire resteront gravés dans les mémoires»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fuites médiatiques qui ont incité le bureau de Netanyahu à publier ce communiqué indiquaient également que le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet, David Zini, s’étaient rendus aux Émirats pendant la guerre. Barnea s’y était rendu au moins à deux reprises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, la chaîne de télévision publique Kan a rapporté que le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, s’était lui aussi rendu aux Émirats pendant la guerre pour rencontrer Mohammed Ben Zayed et de hauts responsables de la sécurité émiratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien a déclaré : <em>«Après le début des fuites, le bureau du Premier ministre aurait simplement dû garder le silence, comme c’est l’usage dans ce genre de situation. Mais il n’a pas pu s’en empêcher»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Les Émirats publient rarement des démentis aussi catégoriques. Cela témoigne de l’ampleur de la colère et du sentiment de trahison. Révéler une telle chose en pleine guerre alors que les Émirats sont en conflit direct avec l’Iran et continueront d’en subir les conséquences par la suite, est inconcevable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources politiques s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès d’<em>Al-Monitor</em>, le cabinet de Netanyahu a tenté d’organiser une visite officielle aux Émirats après la divulgation du voyage. <em>«Ils ont essuyé un refus catégorique, voire un affront»</em>, a déclaré une source politique israélienne proche du dossier. <em>«Le simple fait qu’ils aient osé solliciter une visite officielle après tous ces dégâts est sidérant»</em>, a ajouté la source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agit-il d’un dommage temporaire ou d’une rupture stratégique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre Israël et les Émirats ont résisté à de multiples crises régionales et guerres depuis leur normalisation il y a plus de six ans et les deux parties semblaient désireuses de les renforcer davantage. Abou Dhabi avait également manifesté son intérêt pour participer aux efforts de reconstruction et de stabilisation de Gaza. <em>«À l’heure actuelle, ils sont furieux et ne veulent plus entendre parler de Netanyahu»</em>, a déclaré la source politique israélienne. <em>«Nous ne pouvons qu’espérer qu’il s’agit d’un dommage tactique et temporaire et non d’une rupture stratégique»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources diplomatiques à Abou Dhabi, les chances que Netanyahu effectue une visite officielle aux Émirats avant les élections israéliennes d’octobre semblent extrêmement minces. Toutefois, s’il remporte les élections, Mohammed Ben Zayed pourrait se trouver confronté à un dilemme délicat.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w9Th3bdhK9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=KcCkHb2VUi#?secret=w9Th3bdhK9" data-secret="w9Th3bdhK9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’offense des soldats israéliens aux chrétiens au Liban</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/loffense-des-soldats-israeliens-aux-chretiens-au-liban/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 06:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée israélienne]]></category>
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		<category><![CDATA[maronites]]></category>
		<category><![CDATA[Paolo Borgia]]></category>
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		<category><![CDATA[Yarun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Multiplication des attaques de l'armée israéliennes contre les chrétiens et leurs symboles religieux au Sud Liban. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’invasion du sud du Liban a mis en lumière de nouvelles vidéos d’attaques ou de moqueries envers les symboles chrétiens, tandis que l’armée israélienne «poursuit son enquête» sur une vidéo de 2024 que les soldats ont enregistrée le visage découvert.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Antonio Pita</strong></p>



<span id="more-18778631"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, un soldat israélien a photographié un autre soldat en train de détruire à la hache une statue de Jésus-Christ dans le territoire du sud du Liban occupé par l&rsquo;armée israélienne. Personne n’a considéré cette image comme une preuve ; au contraire, l’un d’eux l’a partagée, se souciant davantage de son audience que des conséquences. En réalité, outre le soldat qui a brisé la statue et celui qui filmait, six autres ont été témoins de la scène sans intervenir ni la signaler à leurs supérieurs. L’image est devenue virale et a suscité une telle indignation internationale que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a publié une déclaration inhabituellement critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée a condamné les deux responsables à un mois de prison et a annoncé prendre des mesures pour <em>«éviter que cela ne se reproduise»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article s’arrêtait là, mais pas au titre. Netanyahu, s’exprimant uniquement en anglais – et non en hébreu –, a étrangement qualifié la statue de Jésus-Christ d’<em>«icône religieuse catholique»</em>. L’armée a diffusé la photo d’une nouvelle croix livrée en remplacement <em>«en pleine coordination avec la communauté locale, l’église et la famille propriétaire de la statue»</em>. Mais elle était nettement plus petite, de style orthodoxe grec (et non maronite, comme le village), et apparaissait appuyée contre un arbre, non installée. Trois jours plus tard, le village recevait une autre croix, plus semblable à l’originale, offerte par les Casques bleus italiens de la Finul, la mission au Sud-Liban. Elle fut accueillie par des applaudissements, au son des cloches et en présence du nonce apostolique au Liban, Paolo Borgia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter d’améliorer l’image d’Israël auprès de ses alliés chrétiens à travers le monde (comme les évangéliques), Netanyahu s’est fait photographier, la même semaine, entouré de soldats chrétiens, généralement des Palestiniens de nationalité israélienne qui choisissent de s’enrôler, même s’ils sont exemptés du service militaire obligatoire.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pjkPzDL3Lv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/jesus-est-palestinien/">Jésus est Palestinien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jésus est Palestinien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/jesus-est-palestinien/embed/#?secret=RyJSmKvVSZ#?secret=pjkPzDL3Lv" data-secret="pjkPzDL3Lv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Multiplication des insultes aux chrétiens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que Netanyahu ignorait alors, c’est qu’un autre soldat israélien s’était fait photographier dans la même ville, Debel, constituant ainsi une nouvelle insulte aux chrétiens. L’image, apparue la semaine dernière, montre un soldat fumant une cigarette qu’il place dans la bouche d’une statuette de la Vierge Marie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle image, prise quelques semaines auparavant, avait-elle aussi suscité des condamnations, notamment de la part du ministère polonais des Affaires étrangères, mais elle n’avait pas la même viralité, la même puissance et la même force symbolique que la statue de Jésus-Christ brisée ; c’est pourquoi Netanyahu et ses ministres gardent le silence cette fois-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée israélienne a publié un communiqué condamnant l’incident, affirmant le prendre <em>«très au sérieux»</em>, mener une enquête et prendre des mesures disciplinaires internes à l’encontre du soldat. Cependant, interrogée par ce journal, l’armée a refusé de préciser si le soldat avait été suspendu, comme elle l’avait fait pour les deux soldats dans l’affaire précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là encore, il ne s’agit pas d’une image prise clandestinement par un Libanais, mais bien d’une vidéo enregistrée et diffusée par des soldats israéliens eux-mêmes. Depuis 2023, ces derniers ont pris l&rsquo;habitude d’inonder les réseaux sociaux et les groupes Telegram de vidéos et de photos se vantant de la dévastation de Gaza, posant de manière moqueuse à côté de détenus palestiniens menottés, presque nus et les yeux bandés ; tirant sans discernement sur des habitations, pillant maisons et commerces, ou ridiculisant les sous-vêtements féminins retrouvés dans les placards des maisons vidées par le déplacement forcé de leurs habitants. L’armée israélienne a déployé des troupes de Gaza au Liban cette année, comme la brigade Golani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces images, enregistrées principalement à Gaza (depuis l’invasion qui a suivi l’attaque massive du Hamas) et en Cisjordanie, ont eu moins d’impact que celles des villages chrétiens du Liban, la religion majoritaire parmi les principaux alliés d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée a dû s’expliquer le mois dernier au sujet d’une autre image de Debel – pour la troisième fois. Cette fois-ci, il n’y avait aucune offense religieuse, et l’image n’avait pas été diffusée par les soldats eux-mêmes. Il s’agissait d’un enregistrement de caméra de surveillance daté du 24 avril, montrant un bulldozer de l’armée israélienne détruisant une installation de panneaux solaires qui fournissait de l’électricité aux maisons et alimentait les puits de la communauté en eau. Interrogée à ce sujet, l’armée israélienne a déclaré que cet acte <em>«n’est pas conforme à ses valeurs ni à la conduite attendue de ses soldats»</em> et qu’elle avait pris, sans plus de précisions, <em>«les mesures disciplinaires appropriées à l’encontre des réservistes impliqués»</em>. Le soldatn’a pas été arrêté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Debel, avec Rmeish et Ein Ebel, est l’un des trois villages chrétiens (de confession chrétienne, celle des alliés d’Israël lors de son occupation du Sud-Liban entre 1982 et 2000) encore habités dans la zone désormais contrôlée par les troupes israéliennes. L’armée les laisse intacts tandis qu’elle rase progressivement les autres localités, les condamnant ainsi à un dépeuplement définitif. Ces villages ne sont pas le théâtre d’affrontements avec le Hezbollah, qui recrute ses membres parmi la population chiite.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FSWn22xYsR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/anti-semitism-in-the-new-testament-le-christ-contre-les-juifs/">«Anti-semitism in the New Testament» : le Christ contre les juifs ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Anti-semitism in the New Testament» : le Christ contre les juifs ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/anti-semitism-in-the-new-testament-le-christ-contre-les-juifs/embed/#?secret=VwN710GxzO#?secret=FSWn22xYsR" data-secret="FSWn22xYsR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Démolition d&rsquo;un couvent des Sœurs Salvatoriennes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours au Sud-Liban, à Yarun, l’armée a récemment démoli un couvent des Sœurs Salvatoriennes, un ordre religieux melkite (c’est-à-dire gréco-catholique). Ces démolitions sont visibles sur des photographies diffusées par l’archidiocèse et confirmées par les autorités religieuses locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée israélienne a démenti ces allégations, admettant seulement des dégâts involontaires et diffusant la photographie d’un bâtiment intact d’où, selon elle, le Hezbollah libanais avait tiré des roquettes par le passé. Or, d’après Adib Ajaka, responsable de la communauté chrétienne de Yarun, le bâtiment en question est un dispensaire géré par l’Ordre de Malte. Le couvent apparaît aujourd’hui en ruines sur des photographies, et une vidéo semble montrer une pelleteuse en train de le démolir au loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les polémiques ne datent pas d’hier. À Yarun, un conducteur de bulldozer s’est filmé en train de détruire une statue de saint Georges. C’était en 2024, lors du précédent conflit avec le Hezbollah, durant lequel l’armée israélienne avait également envahi la région. À Deir Mimas, une autre ville chrétienne du Sud-Liban, un groupe de soldats de la Brigade Golani a mis en scène (et partagé sur les réseaux sociaux) une parodie de mariage religieux, dans le style des films hollywoodiens. Après le retrait des troupes, ce journaliste a constaté les traces de leur passage : des maisons renversées, des graffitis en hébreu sur les murs, une voiture accidentée remorquée et le monastère endommagé par les bombardements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vidéo du mariage, emplie de rires, est devenue virale, et l&rsquo;armée a dû réagir. Elle a réaffirmé que l’incident était un acte <em>«grave»</em>, faisant l’objet d’une enquête, et contraire aux valeurs de l’armée israélienne, dont les autorités la décrivent souvent comme <em>«la plus morale au monde»</em>. <em>«Les personnes impliquées feront l&rsquo;objet de mesures disciplinaires»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, un an et demi plus tard, ce journal a interrogé le porte-parole de l’armée sur les mesures disciplinaires finalement prises. La réponse fut que l’incident <em>«fait l’objet d&rsquo;un examen et que des mesures disciplinaires seront prises à l’encontre des personnes impliquées»</em>, alors même que toutes apparaissent à visage découvert sur la vidéo. Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’incident reste sous enquête depuis 2024 et sur une éventuelle suspension des soldats, l’armée a refusé de faire d’autres commentaires.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’espagnol</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Source</em> : <a href="https://elpais.com/internacional/2026-05-11/un-cigarrillo-para-la-virgen-maria-o-un-bulldozer-derribando-a-san-jorge-las-otras-ofensas-de-soldados-israelies-a-los-cristianos-en-libano-que-apenas-causaron-ruido.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">El Pais</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uDWoE7U9Uw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/29/la-religion-juive-et-sa-position-envers-les-non-juifs-de-lextermination-des-palestiniens-a-gaza/">‘‘La religion juive et sa position envers les non-juifs’’: de l’extermination des Palestiniens à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La religion juive et sa position envers les non-juifs’’: de l’extermination des Palestiniens à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/29/la-religion-juive-et-sa-position-envers-les-non-juifs-de-lextermination-des-palestiniens-a-gaza/embed/#?secret=ep0k35Kmfc#?secret=uDWoE7U9Uw" data-secret="uDWoE7U9Uw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Chine-Etats-Unis ou l’inévitable affrontement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 12:12:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Xi Jinping]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dépit des déclarations soporifiques des dirigeants des deux superpuissances, l’affrontement entre Pékin et Washington est inévitable.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/chine-etats-unis-ou-linevitable-affrontement/">Chine-Etats-Unis ou l’inévitable affrontement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En dépit des sourires de rigueur et des déclarations soporifiques des dirigeants des deux superpuissances mondiales actuelles, la Chine adopte des positions mettant clairement en avant sa force économique, technologique et militaire, tout en se posant comme le chef de file du courant mondial contestant l’ordre unipolaire et la suprématie américaine sous toutes ses formes, y compris à travers l’énergie, le dollar et le système monétaire mondial. L’affrontement, inévitable, serait-il seulement reporté ?  </em></strong><em>(Photo :  <em>Xi Jinping </em></em> a reçu<em> Donald Trump hier à Pékin. Devinez qui est le patron !) ** </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-18776124"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Tête-à-tête des titans, hier, jeudi 14 mai 2026, à Pékin, entre Donald Trump et Xi Jinping, chacun croyant à sa manière à la fin du monde. Le président chinois exprimant sa ferme croyance en la fin du monde unipolaire, tandis que son homologue américain, poussé par les chrétiens évangéliques et les milieux sionistes, surfe sur la vague idéologique et religieuse de la fin du monde tout court avec l’espoir d’une rédemption et l’avènement du messie salvateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Amérique attend le retour du messie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chrétiens évangéliques américains, socle politique du mouvement Make América Great Again (Maga), qui a ramené Trump à la Maison Blanche, en dépit de ses scandales à répétition, sont très infiltrés et financés par les milieux sionistes mondiaux, comme l’indique le triste épisode de l’assassinat de Charlie Kirk, leader de la jeunesse chrétienne de droite et de l’organisation TPUSA. Ils croient fermement en la bataille d’Armageddon menant à l’apocalypse et au retour du messie salvateur pour un règne de mille ans à Jérusalem.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas par accident si Michael Huckabee, ancien pasteur évangélique et actuel ambassadeur américain à Jérusalem, fait preuve d’une plus grande déférence à Benjamin Netanyahu et au projet du Grand Israël qu’à Trump et à la diplomatie officielle des Etats-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine s’est bien réveillée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la Chine donne tous les signes de s’être bien réveillée (référence à l’ouvrage d’Alain Peyrefitte qui se serait inspiré de Napoléon 1<sup>er</sup> qui aurait dit : <em>«Laissez donc la Chine dormir, car lorsque la Chine s’éveillera le monde entier tremblera»</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps focalisée sur son développement économique et technologique et sentant un puissant courant d’opinion aux Etats-Unis et dans certains quartiers de l’Alliance Atlantique la classant comme le rival et même l’ennemi numéro un de la Pax Americana-Judaica, la Chine adopte des positions mettant clairement en avant sa force économique, technologique et militaire en se posant comme le chef de file du courant mondial contestant l’ordre unipolaire et la suprématie américaine sous toutes ses formes y compris à travers l’énergie, le dollar et le système monétaire mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet eschatologisme, qui empreint les deux premières puissances mondiales, a une marge très réduite de convergence et d’importantes chances de mener, même si graduellement, vers un affrontement qui déterminera la force qui dominera le XXI<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux sont planétaires et le dénouement présente de nombreux indices de pénibilité et de dégâts collatéraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les puissances moyennes et petites font face au défi existentiel de surmonter la tempête qui pointe à l’horizon et la bourrasque qui risque d’emporter les plus légers et les moins amarrés à leur réel socio politique et socle populaire et régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*</em> <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** «Entre Xi Jinping et Donald Trump, le dominant n’est pas celui qu’on pense», titrait Alain Frachon sa chronique dans <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/14/entre-xi-jinping-et-donald-trump-le-dominant-n-est-pas-celui-qu-on-pense_6689075_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a> d&rsquo;hier. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Palestine &#124; Les responsabilités du silence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/palestine-les-responsabilites-du-silence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 09:53:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Moez Ben Khemis]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[nettoyage ethnique]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nommer la tragédie en Palestine ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Gaza, la catastrophe humanitaire a cessé d’être un événement : elle est devenue une condition. Mais à mesure que les faits s’accumulent, une autre réalité s’impose — celle des choix politiques, des fidélités obstinées et des silences organisés. Nommer la tragédie ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Moez Ben Khemis</strong> *</p>



<span id="more-18701995"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS.jpg" alt="" class="wp-image-7354931" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À Gaza, la réalité ne se discute plus : elle accable. Plus de 72 000 morts, 170 000 blessés — et, dans cette masse indistincte de chiffres, des vies fauchées, des enfances anéanties, des lignées effacées. Ce ne sont pas seulement des individus qui disparaissent, mais les contours mêmes d’une société que l’on voit, jour après jour, se défaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le territoire, lui, est livré à une entreprise de démolition systématique. Hôpitaux rendus muets, écoles ouvertes comme des plaies, réseaux vitaux pulvérisés : rien de ce qui permettait encore de tenir ne semble devoir subsister. L’eau manque, les soins s’éteignent, la famine s’installe. Et la population, presque tout entière déplacée, erre dans l’étroitesse d’un espace clos, condamnée à fuir l&rsquo;ombre de la mort sans jamais pouvoir s’échapper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit à l’épreuve de sa propre faiblesse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cela, les mises en garde abondent — et s’épuisent. Organisations internationales, juristes, observateurs : tous documentent, tous alertent, tous concluent à des violations répétées du droit international humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mots se durcissent : génocide, nettoyage ethnique. Ils ne sont plus seulement brandis, mais examinés, pesés, discutés devant les juridictions internationales. Les Nations unies avertissent, elles aussi. Mais à mesure que le langage se fait plus grave, son effet semble s’émousser : le droit est invoqué, rarement appliqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La constance des soutiens, l’inertie des puissances</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car ce qui se joue ici ne tient pas seulement aux faits, mais aux volontés qui les encadrent — ou les tolèrent. Aux États-Unis, Joe Biden puis Donald Trump maintiennent un appui constant, scellé par les livraisons d’armes et protégé par le veto diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Royaume-Uni, Rishi Sunak ainsi que son successeur prolongent cette ligne. En France, Emmanuel Macron nuance, ajuste, appelle — mais ne rompt pas. Le langage varie, la politique demeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et sur le terrain, le gouvernement de Benjamin Netanyahu poursuit son offensive, comme affranchi de toute contrainte autre que la sienne propre.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702051" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702051" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702034" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Famine-Gaza-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702034" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Famine-Gaza-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Famine-Gaza-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Famine-Gaza-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Famine-Gaza-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Famine-Gaza-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Famine-Gaza-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Famine-Gaza-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’ombre portée d’une conflagration</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, le conflit déborde. Au sud du Liban, les affrontements étendent la zone de fracture. Les victimes s’ajoutent aux victimes, les exils aux exils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se dessinait comme une guerre circonscrite menace désormais de devenir un foyer d’embrasement régional. L’histoire, ici, ne progresse pas : elle s’étend.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le silence fragmenté du monde arabe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cela, une autre réalité s’impose : celle d’un monde arabe politiquement en retrait. Les condamnations existent, mais elles restent sans prise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les divisions internes, les calculs stratégiques, les équilibres fragiles — tout concourt à contenir la parole dans les limites du déclaratif. L’indignation circule ; l’action, elle, se dérobe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’euphémisme comme dernier refuge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste le langage. Et avec lui, une forme plus insidieuse de déni. Parler de <em>«conflit»</em>, de <em>«riposte»</em>, d’<em>«affrontements»</em>, c’est parfois déjà atténuer. C’est substituer à la dissymétrie des faits une symétrie de façade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or nommer, c’est trancher. C’est reconnaître la nature d’une réalité. À l’inverse, euphémiser revient à l’envelopper, à l’adoucir — et, ce faisant, à la rendre plus acceptable qu’elle ne devrait jamais l’être.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre international au révélateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue dépasse désormais Gaza. C’est l’ordre international lui-même qui se trouve exposé — dans ses principes comme dans ses contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi certaines violations appellent-elles des sanctions immédiates, quand d’autres s’accommodent de protestations sans effet ? Pourquoi l’urgence est-elle, selon les cas, si variable ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces écarts répond un sentiment grandissant : celui d’un droit inégal, d’une justice sélective, d’un univers normatif à géométrie variable.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702062" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702062" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702058" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702058" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Nommer, enfin, les responsabilités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car il faut en venir là. Non plus seulement aux faits, mais à ce qui les rend possibles. Les décisions politiques, les vetos, les soutiens militaires, les prudences calculées, les silences entretenus : tout cela ne constitue pas un décor, mais une mécanique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire, toujours, élargit le cercle des responsabilités. Elle ne s’arrête pas à ceux qui agissent ; elle inclut ceux qui permettent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Gaza, rien ne manque pour comprendre : les faits sont établis, les alertes lancées, les institutions saisies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui manque encore, c’est autre chose — une décision, une rupture, un acte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et une question demeure, nue, irréductible :<br>que feront, concrètement, ceux qui ont le pouvoir d’agir ?</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Quelques statistiques officielles :</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hôpitaux </strong>(et structures de santé)&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gaza comptait environ&nbsp;36 hôpitaux&nbsp;avant la guerre. Fin 2024–2025, la majorité ont été endommagés ou détruits&nbsp;; seuls&nbsp;14 à 17 restaient partiellement fonctionnels.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de&nbsp;650 attaques contre des structures de santé&nbsp;ont été recensées&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clair : le système hospitalier est&nbsp;quasi anéanti, plus que simplement <em>«touché»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Écoles et universités&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ&nbsp;778 écoles sur 815 (≈ 95 %) endommagées ou détruites. Plus de&nbsp;90 % des bâtiments scolaires touchés. Des centaines d’établissements sont&nbsp;totalement hors service Cela correspond à&nbsp;l’effondrement quasi total du système éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mosquées</strong> (et lieux religieux)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ&nbsp;823 mosquées détruites&nbsp;selon certaines évaluations. De nombreux autres lieux religieux (églises, sites historiques) également endommagés.&nbsp;Une part majeure du patrimoine religieux a été&nbsp;rasée ou gravement touchée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Infrastructures&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">80 à 90 % des bâtiments de Gaza endommagés ou détruits. Plus de 102 000 bâtiments totalement détruits. 85 % des réseaux d’eau et d’assainissement hors service. 62 % des routes détruites. 80 % des infrastructures globales en ruines&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On parle ici d’une destruction&nbsp;systémique.</p>
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		<item>
		<title>L’Iran a tenu &#124; La fin de l’ère américaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 09:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre contre l'Iran a pulvérisé l’illusion d’une Amérique encore capable de dicter seule ce qui est permis, puni ou toléré. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il est des guerres qui rasent des villes. Et il en est d’autres – comme celle que les Etats-Unis et Israël viennent de livrer à l’Iran – qui rasent des hiérarchies. En quelques semaines, cette guerre a pulvérisé l’illusion la plus tenace du XXI<sup>e</sup> siècle, celle d’une Amérique encore capable de dicter seule ce qui est permis, puni ou toléré. Ce qui s’est joué n’est pas une simple bataille de plus au Moyen-Orient. C’est la fin d’une ère.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18604472"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette guerre a certes ravagé des infrastructures, bouleversé les flux énergétiques et mis en tension tout le Moyen-Orient et l’économie à l’échelle du globe, mais elle a révélé la distribution réelle de la puissance dans cette partie du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gagnants ne sont pas ceux que l’on désigne spontanément. Les perdants non plus. Car, dans les guerres modernes, le vainqueur n’est pas celui qui frappe le plus fort, mais celui qui modifie à son avantage la perception du possible, du durable et du coûteux. La victoire n’y est pas seulement militaire. Elle est politique, psychologique et civilisationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier gagnant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier gagnant est l’Iran – même s’il a payé un prix élevé. Une puissance ne se juge pas seulement à l’étendue des destructions subies, mais à sa capacité à empêcher l’adversaire d’atteindre ses objectifs. Or les objectifs américains n’étaient pas seulement de punir l’Iran. Ils étaient principalement de le faire plier au dictat des Etats-Unis, de reprendre la maîtrise du détroit d’Ormuz, de protéger sans faille ses alliés, d’imposer à Téhéran une capitulation stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de cela n’a été obtenu. Le cessez-le-feu lui-même a été suspendu à la réouverture du détroit par l’Iran – il avait toujours été ouvert gratuitement à la navigation avant les hostilités – et les discussions ont fait émerger jusqu’à l’acceptation de la question de compensations et de frais de passage pour les réparations des préjudices subis par l’Iran, signe qu’Ormuz n’est pas redevenu un espace organisé par Washington, mais un levier dont Téhéran demeure le seul vrai arbitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là le fait majeur. L’Iran confirme qu’une puissance sous sanctions, isolée, visée depuis près d’un demi-siècle par une pression militaire, financière et diplomatique continue, peut encore faire échec à l’entreprise américaine de domination régionale. Il démontre qu’à l’âge des missiles, des drones, des capacités de déni d’accès et de la vulnérabilité des routes énergétiques, la supériorité technologique ne suffit plus à produire la soumission politique. Il suffit de tenir, de durer, d’absorber le choc et de rendre le coût de la victoire adverse supérieur à ses bénéfices. C’est une nouvelle dissuasion qui n’est pas celle des puissants. C’est celle du faible qui a compris que, à l’âge des drones et des missiles hypersoniques, tenir suffit parfois à vaincre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sun Tzu l’avait déjà murmuré il y a vingt-cinq siècles : <em>«La victoire suprême est de briser la volonté de l’ennemi sans combattre»</em>. L’Iran n’a pas brisé l’Amérique, il a simplement montré qu’elle pouvait être contrainte. Et cela change tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La leçon dépasse l’Iran. Elle concerne tous les États qui observent le système international se transformer. La force n’y disparaît pas, elle change de rendement. Elle détruit encore, mais elle convainc moins, elle ouvre des fronts qu’elle ne referme pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le second gagnant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second gagnant est Israël, l’initiateur de cette guerre. Vu de Jérusalem, le résultat stratégique de celle-ci est limpide. Israël n’a jamais recherché seulement des trêves. Il a recherché une architecture régionale dans laquelle son utilité sécuritaire deviendrait indispensable aux monarchies arabes et, pourquoi pas au-delà, à une partie du monde sunnite. Or les frappes iraniennes contre des sites du Golfe et l’incapacité du parapluie américain à garantir une invulnérabilité réelle produisent exactement cet effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique ne relève pas uniquement du calcul stratégique. Elle s’inscrit aussi dans une vision du monde où la menace iranienne est érigée en péril existentiel. Depuis des décennies, Benjamin Netanyahu porte cette lecture et n’a cessé d’en convaincre Washington, jusqu’à peser décisivement dans l’engagement américain. Cette vision trouve un écho puissant aux États-Unis auprès des milieux évangélistes, pour lesquels le destin d’Israël s’inscrit dans une lecture quasi prophétique de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre stratégie, croyance et projection, la guerre s’est aussi jouée dans cet espace où l’irrationalité se mêle à la conviction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouveauté n’est donc pas seulement militaire, elle est psychologique. Pendant des années, les monarchies ont cru acheter la sécurité en important des armes, en finançant des partenariats occidentaux et en s’abritant sous la bannière américaine. Cette guerre leur révèle qu’on peut acheter des systèmes d’armement sophistiqués, mais on n’achète ni la décision politique de se battre jusqu’au bout pour vous, ni la certitude d’un ciel hermétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre la richesse et la sécurité, il y a un vide que les gros contrats d’armements et les investissements des recettes pétrolières des monarchies dans l’économie américaine ne comblent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël, lui, vend moins une promesse qu’une compétence sur la défense antimissile, le renseignement, la guerre électronique, les frappes préventives, la profondeur stratégique partagée avec les monarchies. Dans le nouvel imaginaire sécuritaire de celles-ci, cela compte davantage que les déclarations solennelles de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette angoisse sécuritaire rencontre un vieux soubassement historique. Dans l’imaginaire politique du Golfe, la rivalité avec la puissance perse n’est jamais tout à fait dissociable de la vieille fracture entre univers chiite et monde sunnite – la guerre Iran/Irak en est un exemple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier perdant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis, eux, sortent de cette séquence comme le premier grand perdant. Ils ont perdu sur le terrain de la dissuasion. Une puissance dissuade lorsqu’elle persuade l’adversaire que résister est inutile. Or l’Iran a résisté. Il a encaissé, répliqué, tenu le verrou d’Ormuz et imposé la perspective d’une guerre longue, coûteuse, politiquement corrosive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de là, l’Amérique a cessé d’être une puissance qui impose pour redevenir une puissance qui menace puis négocie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à une médiation extérieure, en l’occurrence pakistanaise, dit beaucoup. On n’est plus dans l’âge du commandement, on entre dans celui des transactions sous contrainte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont perdu aussi sur le terrain du leadership. Cette guerre le montre avec force en rappelant la dévaluation ancienne de la parole américaine, de la rupture de tous les traités avec les nations amérindiennes aux retraits contemporains d’accords majeurs, qu’il s’agisse du traité sur les missiles antibalistiques, de l’accord nucléaire iranien, du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, de l’accord de Paris ou d’autres encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une puissance qui fait de l’engagement une option finit par transformer sa propre signature en instrument provisoire. Or une signature provisoire ne fonde aucun ordre international. Elle produit de la méfiance, puis de la distance, puis des stratégies de contournement. C’est ainsi que les empires cessent d’être des centres de gravité pour devenir des facteurs d’incertitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’Amérique populiste a accentué dans l’arrogance ce constat, elle ne structure plus l’ordre international, elle l’expose à l’aléa – devenant ainsi une puissance du désordre. Le leadership appartient à celui qui rétablit l&rsquo;ordre et non le contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington n’a pas seulement été incapable de rétablir à lui seul la liberté de navigation, demandant sans succès une aide des puissances alliées – on se rappelle des insultes proférées contre Macron après son refus d’envoyer la marine française dans le détroit d’Ormuz pour ne pas cautionner une guerre illégale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington a dû également constater qu’au Conseil de sécurité, la volonté américaine ne suffisait plus, puisque la Russie et la Chine ont bloqué une résolution, tandis que d’autres acteurs se sont installés dans la médiation et la gestion de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre international ne répond plus à une seule capitale. Il se fragmente autour de centres de décision concurrents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute une défaite morale. Lorsqu’une grande puissance en vient à menacer l’anéantissement d’une civilisation, à banaliser l’idée de frapper des infrastructures civiles et à laisser prospérer une rhétorique d’éradication, elle détruit le socle de légitimité dont elle avait besoin pour se présenter comme gardienne d’un ordre mondial. La condamnation de ces menaces par des voix internationales de premier plan (à commencer par le Pape) a montré qu’une ligne rouge avait été franchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une puissance qui prétend défendre le droit tout en parlant le langage de l’anéantissement ne fait plus peur seulement à ses ennemis. Elle inquiète le monde entier. Et ce que le monde a entendu du Président Trump, c’est la fin de l’Amérique comme référence éthique. Il ne reste plus qu’une superpuissance… imprévisible, et désormais dangereuse pour tous, y compris pour ses propres alliés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le second perdant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les monarchies du Golfe, elles aussi, comptent parmi les perdants. Leur faiblesse n’est pas seulement militaire. Elle est structurelle. Elles ont découvert que des économies prospères, des infrastructures ultramodernes et des budgets de défense massifs ne suffisent pas à fabriquer une autonomie stratégique. Leurs ports, leurs installations énergétiques, leurs réseaux vitaux et jusqu’à leurs horizons urbains dépendent d’un environnement régional qu’elles ne contrôlent pas. Leur vulnérabilité n’est pas un accident de parcours. Elle tient à leur position même dans le système régional. Elles sont riches, mais exposées. Centrales pour les marchés, mais périphériques dans la décision stratégique. Redoutées pour leur influence financière, mais incapables d’imposer seules une dissuasion crédible à leurs frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frappes ayant visé des infrastructures du Golfe (pétrolières, de dessalement d’eau de mer…) &nbsp;l’ont rendu visible au grand jour. Sachant que le bombardement des installations nucléaires iraniennes par les Etats-Unis et Israël, pourra empoisonner tout le Golfe Persique avec des matériaux radioactifs. Cela mettrait instantanément hors service les usines de dessalement dans les monarchies qui fournissent 100 % de l’eau potable, même si ces usines peuvent éliminer les éléments radioactifs avec une efficacité de 90 %, mais les risques à long terme pour l’approvisionnement alimentaire (poissons) et les sédiments resteront radioactifs pendant au moins un siècle voire plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les monarchies ne peuvent ni rompre avec Washington sans risque, ni continuer à s’en remettre exclusivement à lui sans naïveté. Elles ne peuvent pas davantage ignorer Israël, dès lors que la protection américaine a montré ses limites et que l’Iran s’est affirmé comme menace concrète pour leurs équilibres internes et leurs intérêts vitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que cette guerre installe, c’est moins une alliance sentimentale qu’une convergence de nécessité. Les monarchies du Golfe se rapprochent inexorablement d’Israël non parce qu’elles l’auraient soudainement souhaité, mais parce qu’elles ne peuvent plus penser leur sécurité comme avant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La marge pour les monarchies est réduite, se soumettre à Israël ou à l’Iran qui était – pour sa survie – obligé de les bombarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette guerre leur a rappelé la loi implacable de l’histoire que la richesse sans puissance est une invitation au chantage. Et le chantage, Israël et l’Iran le maîtrisent à la perfection.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fin du pouvoir d’organiser le monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi cette guerre marque un basculement. Le passage vers un ordre multipolaire est la traduction politique d’un ensemble de bouleversements déjà à l’œuvre comme la diffusion irréversible des capacités militaires de précision, la montée des puissances intermédiaires, l’érosion du leadership américain, le retour de la géographie contre les empires de projection, l’affaiblissement du monopole occidental sur les normes, la contestation croissante de la centralité du dollar, la fragmentation des chaînes logistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La multipolarité ne signifie pas l’avènement d’un nouvel ordre stable. Elle signifie d’abord qu’aucune puissance ne peut plus convertir seule sa supériorité militaire en obéissance régionale durable. Elle signifie aussi que les médiations se diversifient, que les dépendances monétaires se relativisent, que les routes commerciales deviennent des instruments de négociation, et que la géographie reprend ses droits contre les empires de projection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune puissance, désormais, n’est assez forte pour organiser seule le monde. Plusieurs le sont assez pour empêcher les autres de l’organiser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’équilibre iranien-israélien au Moyen-Orient </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette nouvelle configuration, un équilibre régional se dessine. D’un côté, l’Iran s’impose comme la puissance qui a opposé à l’hégémonie américaine une résistance suffisamment efficace pour imposer le respect de ses lignes rouges et porter à la table des discussions des exigences de non-agression, de compensation et de contrôle politique accru sur Ormuz. De l’autre, Israël consolide sa place comme pivot sécuritaire pour les monarchies du Golfe et, par extension, pour une partie du système sunnite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce face-à-face n’est pas la paix. Mais c’est un équilibre. Or, dans l’histoire du Moyen-Orient, les équilibres comptent souvent davantage que les proclamations, parce que la stabilité n’y naît pas des discours, mais de l’acceptation contrainte, parfois tacite, d’un rapport de forces que nul ne peut abolir sans risquer l’embrasement général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, cet équilibre peut rouvrir l’espace d’un règlement de la question palestinienne. Non par générosité soudaine, mais par logique stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les monarchies qui se rapprocheront davantage d’Israël auront besoin de présenter à leurs opinions publiques et au monde arabe un dividende politique, et aucun dividende n’est plus structurant que la perspective d’un règlement négocié de la question palestinienne. Car aucune architecture régionale ne sera durable si elle prétend intégrer Israël dans la sécurité du monde arabe tout en laissant en suspens la question qui structure depuis des décennies la conscience politique de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël, de son côté, découvrira qu’une intégration régionale durable ne peut reposer sur la seule force militaire, surtout dans un environnement où la profondeur des menaces s’est élargie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’Iran, s’il veut convertir sa résilience en rang durable, il lui faudra montrer qu’il peut être autre chose qu’une puissance de perturbation, et que sa capacité d’empêchement peut aussi servir une stabilisation négociée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les rapports de force se clarifient, les guerres par procuration perdent une partie de leur utilité. Elles ne disparaissent pas par enchantement. Mais elles deviennent plus coûteuses politiquement pour des acteurs désormais contraints de composer dans un espace moins unipolaire, plus interdépendant, plus surveillé par les marchés, les opinions et les puissances rivales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie lecture de cette guerre est là. Elle ne consacre pas la toute-puissance d’un camp. Elle enterre une illusion. Celle d’une Amérique capable de punir sans limite, de protéger sans faille, de dicter les termes de l’ordre et de rester, malgré tout, le centre moral du système international. Cette illusion s’est brisée sur l’Iran. Et, dans le même mouvement, elle a rapproché Israël du cœur de la sécurité arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette séquence, le bilan est net. L’Iran a gagné en statut et en respect. Israël a gagné en centralité stratégique. Les États-Unis ont perdu en dissuasion, en crédibilité et en autorité morale. Les monarchies du Golfe ont perdu leur dernière illusion d’invulnérabilité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que s’achèvent les cycles impériaux. Ils ne se ferment pas dans l’effacement de la puissance, mais dans son incapacité à produire de l’ordre. Les armes peuvent continuer de frapper, elles ne suffisent plus à convaincre, ni à soumettre, ni à stabiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amérique ne disparaît pas ; elle change de nature et glisse d’un centre organisateur vers une force de désordre qui dérègle ce qu’elle prétendait structurer. Car une puissance cesse de dominer lorsque se fissurent les garanties qui fondaient sa légitimité : la sécurité des routes maritimes, le respect du droit, la solidité de la parole donnée, la protection effective des alliés. À cet instant, elle ne façonne plus l’histoire ; elle y prend place, comme l’une de ces puissances qui ont perdu la capacité de l’organiser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>
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		<title>La guerre ferait-elle de l’Iran la quatrième puissance mondiale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Robert A. Pape]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre que livrent depuis plus d’un mois les Etats-Unis et Israël à L'Iran est en train de faire de ce pays la 4e puissance mondiale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/la-guerre-ferait-elle-de-liran-la-quatrieme-puissance-mondiale/">La guerre ferait-elle de l’Iran la quatrième puissance mondiale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Jusqu’à récemment, la République islamique d’Iran était une puissance régionale mais Robert A. Pape, professeur de sciences politiques à l’Université de Chicago, estime que la guerre que lui livrent depuis plus d’un mois les Etats-Unis et Israël est en train d’en faire la quatrième puissance mondiale non pas par un quelconque poids économique ou militaire comme c’est le cas pour les États-Unis, la Chine et la Russie mais par son énorme capacité à impacter le monde entier, notamment sur les plans énergétique et économique, et par ricochet politiquement.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18594103"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une analyse publiée dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/04/06/opinion/iran-war-strait-hormuz.html">New York Times</a>, Pape considère que la guerre menée par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre l’Iran a transformé ce pays en une puissance mondiale majeure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le politologue américain remet en question la vision géopolitique dominante de ces dernières années qui supposait que l’ordre mondial évoluait vers trois pôles de puissance : les États-Unis, la Chine et la Russie. Cette vision partait du principe que la puissance découle principalement de la taille économique et des capacités militaires, une hypothèse désormais obsolète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un quatrième pôle de puissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un quatrième pôle de puissance mondiale émerge rapidement : l’Iran. Bien que ce pays ne possède pas la même force militaire et économique que les trois autres, sa puissance nouvelle provient de son contrôle de la voie maritime la plus importante pour l’énergie dans l’économie mondiale : le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce détroit est depuis longtemps une voie navigable internationale, empruntée par des navires de toutes les nations. Cependant, la guerre lancée cette année par les États-Unis et Israël contre l’Iran a contraint ce dernier à imposer un blocus militaire sélectif du détroit. Environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié transitent par le détroit d’Ormuz et aucune alternative viable à ces chaînes d’approvisionnement n’est envisageable à court terme. Si le contrôle iranien du détroit d’Ormuz se prolonge pendant des mois, voire des années, il bouleversera profondément l’ordre mondial au détriment des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, de nombreux analystes considèrent le contrôle iranien du détroit d’Ormuz comme temporaire. Beaucoup s’attendent à ce que la marine américaine et ses alliés stabilisent rapidement la situation et que les flux pétroliers reprennent leur cours normal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Pape soutient que ces prévisions sont erronées et malavisées. Elles reposent sur l’hypothèse que l’Iran fermerait complètement le détroit pour le contrôler efficacement. Or, le détroit peut être contrôlé sans être fermé. Aujourd’hui, il reste ouvert aux pétroliers même si le trafic maritime a diminué de plus de 90% depuis le début du conflit non pas parce que l’Iran coulait systématiquement tous les navires entrant dans le détroit mais parce que les compagnies d’assurance, confrontées à la menace bien réelle d’une attaque, ont retiré ou revu à la baisse leurs couvertures contre les risques de guerre. Par conséquent, cibler un cargo tous les quelques jours suffirait à rendre le risque inacceptable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des marchés plus prudents et plus volatils</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les économies modernes ont besoin non seulement de pétrole, mais aussi d’un approvisionnement régulier, en grande quantité et assorti de risques prévisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque cette stabilité s’effondre, les marchés de l’assurance deviennent plus volatils et restrictifs, les tarifs du transport maritime augmentent et les gouvernements commencent à considérer la sécurité énergétique comme un enjeu stratégique complexe et non plus comme une simple transaction commerciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le souligne Pape, le problème des États-Unis aujourd’hui réside dans le déséquilibre des pouvoirs. Protéger chaque pétrolier transitant par le détroit d’Ormuz contre d’éventuelles attaques, telles que des mines, des drones et des frappes de missiles, est une opération constante qui exige une présence militaire permanente. L’Iran, en revanche, n’a besoin que de frapper un pétrolier occasionnellement pour compromettre la fiabilité des approvisionnements mondiaux en pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président français Emmanuel Macron a fait écho à ce sentiment en déclarant que la réouverture par la force du détroit d’Ormuz était <em>«irréaliste»</em> et que <em>«cela ne peut se faire qu’en coordination avec l’Iran»</em>. Il reconnaissait implicitement que l’approvisionnement en pétrole ne pouvait être garanti sans le consentement de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pape soutient que, pendant des décennies, le Golfe arabique a bénéficié d’un système simple : les producteurs de pétrole exportent, les marchés fixent les prix et les États-Unis sécurisent la voie maritime. Ce système permettait la concurrence sans déstabiliser la région. Or, il est aujourd’hui en train de s’effondrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États du Golfe dépendent fortement des exportations d’énergie qui constituent leur principale source de revenus. Lorsque les primes d’assurance augmentent et que le transport maritime devient incertain, l’impact financier est immédiat. Les gouvernements s’adaptent, les routes maritimes sont modifiées et les contrats sont renégociés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, si cette incertitude persiste, la situation dans le Golfe changera inévitablement, remplaçant l’ancien système par un nouvel ordre régional. Dans ce nouvel ordre, les États du Golfe s’aligneront de plus en plus sur l’acteur qui exerce la plus grande influence directe sur la fiabilité de leurs exportations, actuellement l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le politologue américain estime que les répercussions de ce nouvel ordre seront les plus marquées en Asie. Le Japon, la Corée du Sud et l’Inde sont fortement dépendants de l’énergie provenant du Golfe, tandis que la Chine, malgré la diversification de ses sources d’énergie, dépend également de cette région pour une part importante de ses importations énergétiques. Ces dépendances sont ancrées dans des infrastructures telles que les raffineries de pétrole, les lignes maritimes et les systèmes de stockage qui ne peuvent être rapidement reconfigurées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les perturbations de l’approvisionnement énergétique persistent, les conséquences seront considérables. La hausse des coûts d’assurance et de transport entraînera une augmentation des prix, aggravera les déséquilibres commerciaux, affaiblira les monnaies et alimentera l’inflation. La dépendance énergétique commencera à influencer les politiques publiques, les gouvernements privilégiant la sécurité énergétique à un moment où les options diplomatiques se raréfient et où les actions susceptibles de déstabiliser davantage le pays deviendront de plus en plus difficiles à maintenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un basculement mondial vers l’Est &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde des années 1970, où les chocs pétroliers ont engendré des années de stagflation, ne sera plus un lointain souvenir, mais une réalité. Et une fois de plus, l’Iran a tout à gagner. La Chine dépend de l’énergie du Golfe pour alimenter sa croissance, la Russie profite de prix de l’énergie élevés et volatils et l’Iran tire profit de sa position stratégique dans le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Robert A. Pape affirme que ces trois pays ont des motivations qui entrent en conflit avec la stabilité économique des États-Unis et de leurs alliés. Ils n’ont pas besoin de se coordonner formellement mais la structure même du système les pousse dans la même direction. Ainsi, un nouvel ordre mondial émerge, non pas par le biais d’une alliance formelle, du moins initialement, mais par une convergence d’incitations qui se renforcent mutuellement au fil du temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pape a également évoqué d’autres scénarios, plus alarmistes, qui pourraient découler de ce nouvel ordre mondial naissant. L’un d’eux est celui où l’Iran contrôlerait environ 20% de la production mondiale de pétrole, la Russie environ 11%, et la Chine serait capable d’en absorber une part importante. Ces pays formeraient un cartel, privant de fait l’Occident de 30% du pétrole mondial. Dès lors, une analyse simple suffit à saisir les conséquences catastrophiques, telles qu’un déclin brutal de l’influence des États-Unis et de l’Europe, et un basculement mondial vers la Chine, la Russie et l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le politologue américain, les États-Unis sont confrontés à un choix difficile : soit s’engager dans un effort de longue haleine pour réaffirmer leur contrôle sur le détroit d’Ormuz, soit accepter un nouvel arrangement énergétique mondial qui ne garantit pas leur domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les États-Unis choisissent cette dernière option, l’issue est claire : l’ordre international sera restructuré et l’Iran deviendra le quatrième centre de puissance mondiale. S’ils choisissent de réaffirmer leur domination militaire, ils s’engageront dans un conflit prolongé qu’ils risquent de perdre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une guerre contre l’Iran n’est plus simplement une lutte militaire et politique dont les États-Unis pourraient facilement se retirer pour revenir au statu quo ante. L’Iran exigera sans aucun doute un prix élevé dans tout nouvel accord avec les États-Unis mais ce prix sera certainement inférieur à celui d’un avenir différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pape estime que nous sommes confrontés à une guerre transformatrice et que, si ces changements se poursuivent encore quelques années, l’ordre mondial sera irrévocablement bouleversé.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CxH6JobRul"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/">Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/embed/#?secret=CEwTEQabsn#?secret=CxH6JobRul" data-secret="CxH6JobRul" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Guerre d’Iran &#124; Vers une reconfiguration de l&#8217;ordre mondial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18591145</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une dynamique de reconfiguration internationale des équilibres internationaux est en marche,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/">Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l&rsquo;ordre mondial</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La nouvelle guerre contre l’Iran est un remake d’évènements déjà vécus mais cette fois-ci en version plus hard. A priori, Israël ne voulait pas perdre l’opportunité de faire régner définitivement sa Pax Judaïca dans la région du Moyen-Orient, en profitant d’un contexte géopolitique favorable&nbsp;avec un monde arabe en léthargie profonde, une administration américaine acquise aux thèses sionistes et une Europe focalisée sur un conflit ukrainien devant ses portes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani *</strong></p>



<span id="more-18591145"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Mais la guerre déclenchée contre l’Iran au mépris du droit international et surtout au détriment des principes les plus élémentaires de la diplomatie, dans la mesure où elle a été lancée en pleines négociations que l’intermédiaire omanais annonçait pourtant fructueuses, était prévisible et ne dérogeait pas à la nature du système des relations internationales désormais anarchique donnant raison aux tenants du courant réaliste dans les relations internationales qui ne reconnaissent comme acteurs que les Etats auxquels ils attribuent, comme seul objectif, la quête de la puissance et les intérêts qui vont avec. <sup>(1)</sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, l’ordre juridique international, ainsi que les organisations internationales supposées constituer des enceintes de règlement pacifique des conflits, existent, incarnées par l’Onu, mais l’efficacité de leur action dépend de la bonne volonté des grandes puissances et à leur tête les Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par leur gravité, les répercussions de la guerre contre l’Iran interpellent les analystes des relations internationales, les observateurs, les stratèges, les économistes et même les citoyens lambdas inquiets pour leur vie quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce conflit pose deux types d’interrogations :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; sur le lien de ce conflit avec la configuration du système international actuel (unipolaire&nbsp;? bipolaire&nbsp;? multipolaire&nbsp;? bi-multipolaire&nbsp;? etc.) et sur son impact sur l’ordre international établi par les alliés au lendemain de la seconde guerre mondiale&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; sur la pérennité de l’approche trumpiste des relations internationales. Autrement dit, <em>«la doctrine»</em> (mot trop fort pour qualifier les folles agitations de Trump) qui fonde sa gestion de la politique étrangère des Etats-Unis, survivrait-elle à son départ de la Maison blanche ou assisterions-nous au retour à une gestion plus apaisée de la politique étrangère américaine&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résilience du système international&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre et les crises en général sont l’expression de&nbsp;la <em>«vitalité»</em> du système international composé d’acteurs étatiques en perpétuelle compétition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour les crises économiques que le système capitaliste international transforme en occasions pour se revigorer et pour se réajuster, la guerre permet au système international de prendre en charge et d’intégrer la modification des rapports de force entre acteurs et de s’adapter à une redistribution de la puissance entre les Etats qu’ils soient des puissances régionales émergentes (Iran, Turquie) ou des superpuissances comme les Etats Unis, la Chine et la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël agit dans ce cadre restreint de conquête et d’hégémonie propre aux acteurs étatiques dans un monde où prévaut la loi du plus fort, sans égard aux valeurs véhiculées par le droit international. Pourtant les velléités hégémoniques de l’entité sioniste ne correspondent pas nécessairement à ses intérêts à long terme eu égard aux données géopolitiques structurelles de la région, indéniablement favorables aux Etats arabes qui, jusque-là, manquent de volonté pour mobiliser ces données et les ressources dont ils disposent afin d’endiguer la menace que représente pour leur intégrité territoriale la stratégie d’expansion et de conquête israélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système international en mutation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le conflit opposant aujourd’hui Israël et les Etats-Unis l’Iran s’inscrit dans cette logique de l’instabilité et des crises majeures inhérentes aux phases de transition de la configuration internationale dont les caractéristiques ont largement été développées dans la littérature des auteurs réalistes des relations internationales.<sup>(3)</sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de confirmer la suprématie de la puissance américaine, l’étalage par les Américains de la puissance armée contre l’Iran avec l’appui de l’entité sioniste, augure plutôt d’une évolution inéluctable de la configuration du système international de l’unipolarité impériale américaine vers une multipolarité émergente où la Chine, la Russie et l’Inde nucléaire occuperont des positions régaliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la phase de transition d’une configuration à une autre, l’instabilité devient la caractéristique essentielle du système et des relations internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entités étatiques en quête de puissance sont en compétition pour améliorer leur positionnement sur l’échiquier mondial ce qui constitue une source de conflit surtout lorsque les institutions internationales échouent à canaliser les ambitions des puissances émergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte de redistribution de la puissance et de remise en cause de l’ordre établi (nucléaire, géopolitique&#8230;) par les puissances émergentes, en occurrence l’Iran dans le cas actuel, que l’Etat impérial américain en déclin ne peut se résigner à la déliquescence de sa puissance et à la perte de&nbsp; son statut hégémonique<sup>(4)</sup> sans exprimer sa résistance à travers des coups d’éclat et des conflits où elle entend démontrer à ses concurrents qu’elle reste maitresse du système international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre l’Iran et l’action contre le Vénézuéla constituent les derniers sursauts d’une puissance en décadence. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on peut expliquer la difficulté pour l’administration Trump de fixer des objectifs clairs à sa guerre contre l’Iran ou de la justifier auprès de ses alliés comme auprès de son opinion publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce sens également qu’on peut comprendre les multiples déclarations de Trump scandant en toute occasion la suprématie de l’armée des Etats Unis et la grandeur de son pays. Ce discours ne semble pas être adressé à l’Iran qui n’est pas le rival des Etats-Unis pour la suprématie mondiale, mais à ses concurrents directs&nbsp;: la Chine et la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’illusion de la suprématie&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présentée par Donald Trump lors de son déclenchement comme une balade de quelques jours de ses troupes, la campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran atteint aujourd’hui son deuxième mois et n’en finit pas de gonfler la facture à payer non seulement par les citoyens américains au niveau du galon d’essence mais également par l’ensemble des pays du monde qui devront affronter une récession générale et une crise qui touche désormais tous les secteurs de l’activité économique en commençant par l’agriculture mondiale privée des engrais avec la fermeture partielle par l’Iran du détroit d’Ormuz par où transitent 20% de la production pétrolière mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre a provoqué des effets systémiques que le locataire de la Maison blanche n’a pas appréciés à leur juste mesure, aveuglé par une adhésion évangélique aux thèses sionistes étalées par Benjamin Natanyahu à qui <em>«il ne peut rien refuser»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enlisement de la plus puissante armée du monde dans le bourbier iranien était pourtant prévisible et ne déroge pas aux précédentes interventions américaines qui avaient toutes échoué&nbsp;: Vietnam, Afghanistan, Irak&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré sa supériorité militaire criante et le soutien de l’aviation israélienne, la plus puissante du Moyen-Orient, les Etats-Unis n’arrivent pas à en découdre avec une armée iranienne de loin moins outillée mais bien préparée et exploitant de manière optimale les atouts dont elle dispose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, l’administration américaine cherche aujourd’hui désespérément une porte de sortie honorable en renonçant aux objectifs qu’elle avait médiocrement exposés tout au long de son agression pour la justifier&nbsp;: provoquer la chute du régime des mollahs, détruire définitivement son projet nucléaire, anéantir son arsenal balistique&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hégémon américain est frappé au cœur de son prestige et de sa crédibilité surtout aux yeux de ses concurrents directs, la Chine et la Russie, qui observent avec intérêt ses tactiques de guerre défaillantes et assistent à sa déchéance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette vérité s’applique également à la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. C’est le phénomène de l’impuissance de la puissance largement développé par les auteurs de relations internationales de différents horizons. Ces auteurs décrivent l’incapacité endémique des superpuissances à vaincre par les seuls moyens militaires des Etats à moyenne ou faibles capacités.<sup>(5)</sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une guerre asymétrique comme celle lancée par Israel et les Etats-Unis contre l’Iran est dès le départ vouée à l’échec car ses artisans seront toujours incapables de prédire ses répercussions politiques (internes aux belligérants) économiques et militaires. L’interdépendance des économies, la globalisation des échanges ainsi que la puissance des opinions publiques dans les sociétés&nbsp;<em>«démocratiques»</em> sont autant de facteurs qui réduisent l’efficacité de la suprématie militaire brute.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ordre international entre instabilité et résilience</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre international issue de la seconde guerre mondiale semble être éprouvé par des guerres transgressant la légalité internationale&nbsp;: contre l’Iran, contre Ukraine, contre Gaza… et menaçant d’effondrement tout l’édifice normatif et structurel construit au lendemain de la seconde guerre mondiale, et qui était&nbsp;fondé sur le multilatéralisme et le règlement pacifique des conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même les alliances qu’on croyait indéfectibles comme celle atlantique sont battues en brèche. Le président américain menace de se retirer de l’Otan qu’il qualifie de tigre de papier parce que ses membres ont refusé de s’associer à sa campagne guerrière contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le camp occidental est définitivement fissuré. Mégalomane comme il est, Trump propose des structures de rechange qu’il contrôlerait pour remplacer les institutions onusiennes <em>«moribondes»</em>, fiefs du multilatéralisme, principe ayant fondé la coopération internationale depuis 1945.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité de la paix créé par Trump dans le sillage de la guerre à Gaza est censé remplacer le Conseil de sécurité. Les traités commerciaux bilatéraux qu’il oblige certains pays à signer après ses décisions unilatérales d’augmentation des tarifs douaniers et des taxes sur l’importation de produits en provenance de ces pays sont censés remplacer les accords du GATT et de l’OMC.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre l’Iran, la prise en otage du président vénézuélien, le blocus de Cuba ainsi que la fronde des taxes et des représailles commerciales que l’administration Trump impose au reste du monde semblent indiquer que la remise en cause de l’ordre international d’après-1945 est bel et bien consommée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en réalité, l’administration Trump n’est pas plus interventionniste ni plus belliqueuse que ses précédentes surtout républicaines mais elle est plus extravertie, moins discrète et plus chaotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Etats Unis, toutes administrations confondues, sont intervenus militairement des dizaines de fois depuis 1945. L’intervention actuelle contre l’Iran à l’instigation d’Israel s’inscrit dans la logique de la politique étrangère par essence interventionniste, de la Maison Blanche au cours des 80 dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’aliénation de la politique étrangère américaine au dictat israélien est aujourd’hui une constante de la stratégie des administrations américaines successives. Cette réalité s’est construite au fil de décennies d’efforts fournis par les groupes de pression juifs et sionistes et notamment la toute puissante American Israelian Public Affairs Commitee (Aipac).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etats-Unis-Israël&nbsp;: une alliance en mutation&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler qu’avant la deuxième guerre mondiale, l’élite politique américaine n’était pas franchement réceptive aux thèses sionistes œuvrant pour la création d’un Etat juif en Palestine. Certaines éminentes personnalités politiques étaient même explicitement qualifiées d’antisémites comme le président Franklin Roosevelt (1933-1945). D’autres étaient plus réservés vis-à-vis des projets sionistes (Woodraw Wilson 1913-1921, Calvin Coolidge 1923-1929).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons également que ce sont les Etats-Unis qui ont forcé l’Angleterre, la France et Israël à arrêter leur agression tripartite contre l’Egypte suite à la fermeture par le président Nasser du canal de Suez en 1956.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien inconditionnel américain à la politique israélienne ne s’est transformé en donnée stratégique constante qu’après la guerre des Six jours en 1967. La stratégie de politique étrangère américaine repose, depuis, sur le principe du maintien de la suprématie militaire de l’Etat sioniste sur tous les Etats du Moyen-Orient. Mais la guerre contre Gaza en 2024 a annoncé un effritement stratégique du soutien américain à l’entité sioniste surtout auprès de l’opinion publique. Pour la première fois dans l’histoire récente des Etats-Unis, les sondages d’opinion révèlent un début de basculement du soutien de la société américaine en faveur des Palestiniens et au détriment des Israéliens (41% contre 36%) comme le révèle un sondage Gallup en 2026. Plus inédit encore, les débats au Congrès sur le fondement du soutien américain à l’entité sioniste. Ces débats étaient inimaginables quelques années auparavant et surtout avant la guerre de Gaza, tellement le soutien à l’Etat faisait l’unanimité auprès de l’élite politique américaine et transcendait les clivages partisans entre Républicains et Démocrates. C’est un changement stratégique majeur qui impactera la définition de la politique étrangère américaine à l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui est singulier aujourd’hui avec l’actuelle agression américano-israélienne contre l’Iran est qu’elle tranche avec le programme électoral non interventionniste du président Trump et risque de provoquer la défaite électorale de son parti lors des élections du midterm en novembre 2026. Cette défaite est devenue probable surtout avec l’enlisement des Etats-Unis dans une guerre d’usure aggravant le sentiment de dépit et de désaveu de l’électorat républicain américain, et notamment sa composante Maga, désabusée par le non-respect par le candidat Trump de ses engagements électoraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un nouvel équilibre mondial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre menée par les Etats-Unis et Israel contre l’Iran met l’ordre international bâti au lendemain de la seconde guerre mondiale sous une tension intenable. Son coût direct pour les belligérants (4 milliards de $ de matériel militaire perdu rien que pour les Etats-Unis) et ses répercussions économiques sur l’ensemble de la planète, suite à la flambée des coûts de l’énergie et des matières premières et la récession qui frappera sans distinction l’ensemble des pays du monde, rappellent l’interdépendance des économies et la fragilité des équilibres mondiaux. Elles révèlent également les limites de la puissance militaire brute dans le cadre de la guerre asymétrique où le déséquilibre des moyens militaires est compensé chez la partie la plus faible par l’exploitation d’atouts inattendus&nbsp;: contrôle du détroit d’Ormuz, armement efficace et peu onéreux qui devrait changer la nature des conflits contemporains&nbsp;(drones, missiles balistiques..). Elles rappellent également que les puissances dominantes ne tirent pas les leçons de leur propre histoire récente et répètent les mêmes erreurs avant même que leurs conséquences ne soient définitivement consommées&nbsp;: intervention américaine en Irak et en Afghanistan, enlisement de la Russie en Ukraine&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de tout cela, l’effondrement de l’ordre international fondé sur la primauté du droit international et du multipartisme, ne semble pas imminent. En fait, la contestation de l’ordre international par l’administration Trump ne constitue qu’un épisode historique qui prendra fin avec l’alternance prochaine à la Maison blanche. Car tout semble présager – la &nbsp;popularité du président Trump étant descendue à 33% dans ls derniers sondages – une défaite des Républicains lors des prochaines législatives et présidentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la dynamique de changement de la configuration internationale déjà en marche, ainsi que la quête naturelle de puissance entre les acteurs étatiques sur la scène internationale, bousculant la stabilité, la sécurité et la paix internationales, sans pour autant menacer la survie du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Notes&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1- Raymond Aron&nbsp;: ‘‘Guerre et paix entre les nations’’. Ed Calman Levy 1962.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2- Mon article&nbsp;: «La politique étrangère des Etats-Unis entre rupture et continuité», Kapitalis du 15 octobre 2025.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3- Robert Gilpin&nbsp;: ‘‘War and change in world Politics’’,Ed Cambridge university press 1981.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4- Robert Keohane &amp; Joseph Nye : ‘‘Power and interdependance : World Politics in Transition’’, Ed Little, Brown, Boston, 1977.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>5- Bertrand Badie&nbsp;: ‘‘L’impuissance de la puissance’’, Fayard, 2004. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; </em><em>Stanley Hoffmann&nbsp;: ‘‘Primacy or word order’’,&nbsp; Mc Graw-Hill, 1978.</em><em></em></p>
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		<title>Iran &#124; Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 08:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Yossi Cohen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre est dans sa quatrième semaine et aucune révolution n’a éclaté en Iran. Le régime iranien est affaibli mais intact. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/">Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la guerre israélo-américaine contre l’Iran est à sa quatrième semaine, les calculs et les considérations en coulisses ayant aboutis à son déclenchement continuent d’être dévoilés et il devient de plus en plus évident que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a joué un rôle décisif en poussant le président américain Donald Trump à s’engager dans cette aventure.</em></strong> <em>(Photo: Des Iraniens observent les destructions provoquées par les raids israélo-américains sur Téhéran). </em>    </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18513909"></span>



<p class="wp-block-paragraph"> Selon le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/22/us/politics/iran-israel-trump-netanyahu-mossad.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, le directeur du Mossad David Barnea aurait affirmé à Netanyahu, lors des préparatifs de l’attaque conjointe, qu’il pouvait déclencher un soulèvement en Iran qui renverserait le régime et mettrait fin rapidement à la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal cite des sources américaines selon lesquelles Netanyahu aurait adopté le plan du Mossad et convaincu Trump que l’objectif affiché était réaliste. Cependant, quelques jours après le début du conflit, Netanyahu semblait frustré, constatant que la promesse n’avait pas été tenue et craignant chaque jour davantage que Trump ne mette fin à la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Barnea prétendait que son service était en mesure de galvaniser l’opposition iranienne, déclencher des émeutes et autres actes de rébellion susceptibles d’entraîner la chute du régime iranien. Il a également présenté cette proposition à de hauts responsables de l’administration Trump lors d’une visite à Washington à la mi-janvier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>NYT </em>explique que malgré le scepticisme de hauts responsables américains&nbsp;quant à la faisabilité du plan, Netanyahu et Trump l’ont adopté avec optimisme. Ils pensaient qu’assassiner les dirigeants iraniens dès le début du conflit&nbsp;combiné à une série d’opérations de renseignement visant à encourager un changement de régime, entraînerait un soulèvement populaire qui mettrait rapidement fin à la guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La «révolution» toujours attendue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le quotidien américain rappelle que Trump avait auparavant exhorté les Iraniens, au début du conflit, à prendre leur destin en main et à s’emparer du pouvoir, après leur avoir conseillé de se mettre à l’abri des bombardements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre est dans sa quatrième semaine et aucune révolution n’a éclaté en Iran et, selon les évaluations des services de renseignement israéliens et américains, le régime iranien est aujourd’hui affaibli mais intact et la crainte de la répression a réduit la probabilité d’un soulèvement ou de l’entrée de groupes armés étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>NYT</em>, s’appuyant sur douze sources aux États-Unis, en Israël et ailleurs (principalement de hauts responsables en fonction ayant pour la plupart requis l’anonymat), avertit que, malgré la conviction qu’Israël et les États-Unis pourraient contribuer à déclencher de nouvelles manifestations en Iran, voire une véritable rébellion, la réalité est tout autre. Au lieu de se désintégrer de l’intérieur, le gouvernement iranien s’est retranché dans ses positions, a intensifié le conflit et a pris pour cible des camps, des villes, des navires et des installations énergétiques dans le Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le premier discours de Trump, les cercles officiels américains ont largement abandonné le débat sur un changement de régime en Iran même si certains l’espèrent encore.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des frustrations en coulisses</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu affirme toujours que la campagne aérienne sera appuyée par des forces terrestres. <em>«On ne peut pas faire de révolutions depuis les airs, il faut une composante terrestre et plusieurs possibilités existent à cet égard que nous ne dévoilerons pas ici. Il est trop tôt pour dire si le peuple iranien profitera des conditions que nous créons pour descendre dans la rue, et je l’espère, car nous œuvrons à cet objectif. Mais en fin de compte, cela dépend de vous, peuple iranien»</em>, a déclaré Netanyahu lors d’une conférence de presse jeudi 19 mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Netanyahu lui-même a exprimé sa frustration en coulisses quant à l’incapacité du Mossad à tenir ses promesses d’inciter à un soulèvement en Iran. Lors d’une réunion de sécurité quelques jours après le début de la guerre, Netanyahu s’est exclamé avec colère que Trump pouvait arrêter la guerre du jour au lendemain et que les opérations du Mossad n’avaient encore rien donné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si de nombreux détails du plan du Mossad restent classifiés, l’un de ses volets prévoyait l’instrumentalisation des minorités surtout les groupes armés kurdes avec lesquels le Mossad entretient des liens historiques, option non utilisée jusque-là.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien chef du Mossad Yossi Cohen a déclaré au<em> NYT</em> avoir abandonné l’idée d’encourager une révolution iranienne et a réduit les ressources financières qui y étaient allouées après avoir conclu qu’il faudrait que des millions de personnes descendent dans la rue, comme lors de la révolution de 1979, ce qui est un scénario peu probable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Barnea a modifié la stratégie du Mossad l’an dernier, face à la probabilité accrue d’une opération militaire israélo-américaine conjointe, en allouant des ressources considérables à un changement de régime par la création du chaos en Iran après une guerre violente et l’assassinat de ses dirigeants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si la révolution n’a pas encore eu lieu et même si Netanyahu n’est pas satisfait du fait que le plan du Mossad n’a pas pu aboutir jusque-là, les milieux israéliens n’ont toujours pas perdu espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun organisme officiel israélien n’a encore commenté les informations publiées dans le <em>NYT</em>. De son côté, l’ancien chef de la division politico-sécuritaire du ministère de la Défense, le général Amos Gilad, s’est contenté de déclarer que l’expérience passée avait démontré l’échec des tentatives de changement de régime par la force militaire, faisant allusion au Liban lors de la guerre israélienne de 1982.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/">Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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