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	<title>Archives des Benjamin Netanyahu - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Benjamin Netanyahu - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/a-lonu-lislande-renvoie-israel-a-sa-lachete-morale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:38:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand la ministre islandaise des Affaires étrangères recadre Benjamin Netanyahu et Israël qui bafouent les règles internationales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/a-lonu-lislande-renvoie-israel-a-sa-lachete-morale/">À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La formule était celle de Benjamin Netanyahu. La réponse est venue d’Islande. Après que le Premier ministre israélien eut qualifié de «lâches moralement» les délégations ayant quitté la salle pendant son discours devant l’Assemblée générale de l’Onu, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a repris les mêmes mots pour désigner ceux qui refusent de négocier une paix durable, empêchent l’aide humanitaire d’atteindre les populations en détresse et ne respectent pas le droit international.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19735798"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons entendu les mots “moral cowards” depuis cette tribune»</em>, a-t-elle déclaré le 26 septembre 2026, lors de la 81<sup>e</sup> session de l’Assemblée générale. Puis elle a précisé sa définition : les <em>«lâches moralement»</em> sont, selon elle, les dirigeants qui refusent de s’asseoir à la table des négociations pour rechercher une paix juste et durable, ceux qui refusent l’accès à l’aide humanitaire et ceux qui persistent à violer le droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre ne s’est donc pas attardée sur les délégations sorties de la salle. Elle a déplacé la discussion vers Gaza et vers les décisions prises par ceux qui ont le pouvoir d’agir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gaza : reconstruire ne suffit pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir a refusé que la reconstruction de Gaza soit considérée comme une réponse suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous ne pouvons pas accepter que Gaza soit détruite et reconstruite à plusieurs reprises alors que la cause profonde demeure sans solution»</em>, a-t-elle déclaré. Elle a également dénoncé l’expansion des colonies en Cisjordanie et les violences commises contre les civils palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours avant son intervention à l’Onu, l’Islande avait déjà réaffirmé son soutien à la solution à deux États et annoncé une contribution de 100 millions de couronnes islandaises au fonds de l’Onu destiné à la reconstruction de Gaza. Reykjavik estime que cette reconstruction doit s’inscrire dans la perspective d’un État palestinien viable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre islandaise a également consacré une partie de son discours aux règles internationales et à leur application. Son constat est sévère : certains gouvernements les respectent lorsqu’elles servent leurs intérêts et les contestent lorsqu’elles deviennent contraignantes. Défendant le respect des décisions des juridictions internationales, elle a estimé que celles-ci ne peuvent être acceptées uniquement lorsque leur résultat convient aux gouvernements concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’argument ne concerne pas uniquement le Proche-Orient. Il concerne aussi, selon elle, l’invasion russe de l’Ukraine, la souveraineté des États et le droit des peuples à décider de leur avenir, plaçant ainsi ces questions dans le même cadre : celui de règles internationales qui doivent être respectées même lorsqu’elles contrarient les intérêts d’un État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Une paix juste et durable» </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur Gaza, le message islandais ne s’arrête pas à l’aide humanitaire. Reykjavik défend toujours la création d’un État palestinien viable aux côtés d’Israël, avec pour objectif que les deux peuples puissent vivre <em>«en sécurité, dans la dignité et dans la paix»</em>, selon les termes employés par la ministre devant l’Assemblée générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration publiée deux jours avant son discours, l’Islande avait par ailleurs rappelé que le Hamas ne devait pas avoir de rôle dans l’avenir de la Palestine et que les groupes armés présents à Gaza devaient être désarmés. Le gouvernement islandais présentait alors la solution à deux États comme la voie permettant, selon sa position officielle, de parvenir à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le face-à-face verbal de l’Onu tient donc en deux usages d’une même expression. Netanyahu l’a employée pour qualifier les délégations ayant quitté la salle au moment où il allait prononcer son discours. La ministre islandaise l’a reprise pour parler des dirigeants qui, selon elle, refusent de négocier, empêchent l’aide humanitaire d’atteindre les populations qui en ont besoin et s’affranchissent du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À New York, deux discours, deux définitions des <em>«lâches moralement»</em> — et une même tribune devenue, le temps d’un échange, le théâtre d’un affrontement diplomatique autour de Gaza et du droit international.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/a-lonu-lislande-renvoie-israel-a-sa-lachete-morale/">À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:08:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Flydubai]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel impact aura l’incident du vol de Flydubai sur la confiance des Israéliens dans la destination des Emirats arabes unis ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des versions contradictoires ont émergé concernant l’incident survenu mercredi 30 septembre 2026 dans le vol de la compagnie Flydubai qui reliait Dubaï à Tel Aviv après l’atterrissage d’urgence à Tabuk en Arabie Saoudite. La compagnie a confirmé qu’il s’agissait d’une «dispute dans le cockpit» et que les causes et les motivations de l’incident font toujours l’objet d’une enquête. De leur côté, les Israéliens affirment que le copilote a poignardé le pilote et voulait provoquer un crash de l’avion. Flydubai est revenu à la charge exhortant toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits. Au-delà des faits, la question qui se pose et s’impose : Quel impact aura cet incident sur la confiance des Israéliens dans la destination émiratie qu’ils considèrent comme le seul endroit où ils sont les bienvenus dans la région ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19735639"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis sont devenus une destination prisée des Israéliens mais l’incident de l’avion de Flydubai soulève des questions quant à la réputation de ce pays du Golfe en tant que pays accueillant pour Israéliens, note Chloe Cornish dans un article du <em><a href="https://www.ft.com/content/08109881-f33c-43e0-9dc6-fc3a00d4e35b?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em>, en rappelant qu’il y a six ans, les voyageurs israéliens se voyaient offrir une nouvelle destination prometteuse pour leurs voyages d’affaires et de loisirs, à savoir les Émirats qui avaient normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël grâce à un accord négocié par les États-Unis. Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, proposait alors une option abordable pour ce vol de trois heures et demie. Lorsque de nombreuses compagnies aériennes étrangères ont suspendu leurs vols vers Israël après le 7 octobre 2023 et les conflits régionaux qui ont suivi, les compagnies émiraties ont, pour la plupart, maintenu leurs liaisons. Nombre d’Israéliens percevaient les Émirats, malgré les préoccupations sécuritaires accrues, comme une destination de vacances plus sûre que l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un havre de paix pour des Israéliens belliqueux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’altercation sans précédent survenue mercredi à bord d’un vol Flydubai à destination de Tel Aviv a profondément choqué les Israéliens qui considèrent de plus en plus les Émirats comme un havre de paix dans une région avec laquelle leurs relations amicales sont tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des témoins et des sources officielles, l’un des pilotes du vol Dubaï-Tel Aviv a poignardé son collègue et tenté de faire s’écraser l’avion, contraignant ce dernier à un atterrissage d’urgence après une chute d’environ 6 000 mètres en quelques minutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations émiraties-israéliennes se sont développées depuis la signature, en 2020, des accords d’Abraham avec trois autres États arabes –le Soudan, Bahreïn et le Maroc– officialisant ainsi des liens jusque-là discrets entre les Émirats et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les échanges bilatéraux ont dépassé les 3 milliards de dollars par an et ce, dès début 2024, selon les données israéliennes avec un trafic aérien qui a atteint 25 vols quotidiens durant certaines périodes, sans compter le nombre croissant d’Israéliens résidant aux Émirats. Plusieurs entreprises israéliennes de renom, allant des boulangeries aux sociétés de technologie financière, se sont implantés aux Émirats. L’hôtel Atlantis de Dubaï est une destination prisée des touristes israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>FT</em>, les Émirats sont devenus le plus proche allié arabe d’Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est rendu à Abou Dhabi dimanche dernier pour rencontrer le cheikh Mohammed ben Zayed. Selon l’agence de presse officielle émiratie, les deux parties ont discuté <em>«des moyens de renforcer leurs relations»</em>, ce qui constitue une reconnaissance officielle de cette visite de Netanyahu qui a été fuité par <em>Axios</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les accords d’Abraham suscitent une controverse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Abou Dhabi, l’accord de 2020 est une réalisation majeure de la politique étrangère du premier mandat du président américain Donald Trump et a représenté un atout considérable pour les relations avec Washington. Pour les Israéliens, l’impact le plus significatif a été le lancement de vols directs entre Tel Aviv et les Émirats, leur permettant de voyager vers l’est avec des compagnies aériennes telles que Flydubai et Etihad Airways. Le vol inaugural de 2020 a fait la une des journaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les accords d’Abraham ont suscité une vive controverse au Moyen-Orient et Abou Dhabi a essuyé de nombreuses critiques dans la région pour avoir violé le consensus arabe selon lequel la paix avec Israël ne peut être obtenue que par la restitution des territoires palestiniens occupés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre les Émirats et Israël ont rapidement été mises à rude épreuve par la guerre brutale menée par Israël contre Gaza à la suite de l’opération Déluge d’Al Aqsa menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Israël s’est alors lancé dans une stratégie militaire agressive dans la région, notamment en menant des guerres contre le Hezbollah au Liban et contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux Israéliens affirment se sentir toujours en sécurité aux Émirats, où le soutien public à la cause palestinienne s’amenuise en raison de la criminalisation des manifestations. Cependant, cette petite communauté a été profondément choquée par l’assassinat, en 2024, d’un rabbin israélien d’origine moldave par trois ressortissants ouzbeks, qui ont par la suite été condamnés à mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les motivations de l’auteur de l’attaque contre Flydubai restent floues. Israël a par la suite affirmé qu’il était de nationalité omanaise, bien que la compagnie aérienne ait exhorté <em>«toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le lancement, au printemps dernier, d’une nouvelle offensive américaine et israélienne contre l’Iran, Téhéran a lancé des vagues de missiles et de drones contre ses voisins arabes du Golfe, les Émirats arabes unis étant les plus durement touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que de nombreux pays arabes accusaient Israël d’entraîner la région dans le conflit, Abou Dhabi a renforcé ses liens avec Israël qui a fourni aux Émirats le système de défense aérienne Dôme de fer (Iron Dome) et le système laser Faisceau de fer (Iron Beam) pour faire avorter les attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste émirati Abdulkhaleq Abdullah, cité par le <em>FT</em> a commenté : <em>«Israël a prouvé qu’il était un pays capable de gérer les relations internationales. Il a été parmi les premiers à proposer tous les systèmes de défense avancés nécessaires. Je pense que la guerre a clairement démontré l’importance de la relation avec Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les craintes que l’incident impliquant l’avion à destination de Tel Aviv, qui a failli tourner à la catastrophe, ne dissuade de nombreux touristes de se rendre aux Émirats, Abdullah a souligné qu’il n’était pas inquiet de la moindre tension dans les relations entre Abou Dhabi et Tel Aviv. Il a ajouté qu’il espérait que l’incident de Flydubai renforce le dialogue afin que cela ne se reproduise plus jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 06:52:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mahmoud Abbas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne électorale des législatives israéliennes du 27 octobre prochain est marquée par le recours massif à l'IA pour influencer le vote.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/">L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La campagne électorale des élections législatives israéliennes qui doivent se tenir le 27 octobre prochain bat son plein, un scrutin décisif qui s’apparente plus à un référendum pour ou contre le maintien au pouvoir du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et qui doit sceller son avenir politique et judiciaire. Tous les coups sont permis, notamment le recours massif à l’IA d’autant plus que le recours à cette nouvelle technologie demeure l’angle mort de la législation de la plupart des pays et les protagonistes politiques profitent du fait que la réglementation soit encore limitée pour en user et abuser.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19731982"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La première rencontre en dix ans entre un Premier ministre israélien et le président palestinien a offert une scène historique, les sourires semblaient sincères mais la rencontre n’a pas eu lieu. Pour l’heure, Gadi Eizenkot n’est que le favori des élections israéliennes et non Premier ministre et il n’a pas encore rencontré en personne Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien vieillissant»</em>, c’est par ces mots que débute l’enquête de <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/09/28/artificial-intelligence-is-coming-for-israels-voters" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images de ce sommet fictif ont été produites par le Parti sioniste religieux, le parti d’extrême-droite dirigé par Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et allié du Premier ministre. L’objectif était de convaincre les électeurs qu’Eizenkot, l’ancien général intransigeant qui espère déloger Netanyahu lors des prochaines législatives, est en réalité un dangereux gauchiste prêt à faire des compromis avec les ennemis d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de sa nature truquée, la vidéo est entrée dans l’histoire. Le 26 juillet, Israël est devenu le premier pays à diffuser une publicité électorale enfreignant une loi exigeant un étiquetage clair de tous les supports de campagne produits à l’aide d’intelligence artificielle (IA). La Commission électorale centrale a ordonné au Parti sioniste religieux de la retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les mentions indiquant l’utilisation de l’IA sont devenues monnaie courante sur presque tous les écrans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Karine Nahon, spécialiste israélienne de l’information qui écrit sur la désinformation et les menaces qui pèsent sur la démocratie, affirme : <em>«Le contenu visuel -en l’occurrence les vidéos truquées- n’est pas le principal problème. Il est facile à repérer. Ce qui est bien plus dangereux, c’est la manière dont l’IA est utilisée en coulisses pour déformer l’information, surveiller les électeurs et les manipuler»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidats de tous bords utilisent des techniques de persuasion et de manipulation sophistiquées, optimisées par l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël s’enorgueillit généralement de la manière dont les autres pays adoptent les innovations issues de ses industries d’armement et technologiques. Le même phénomène pourrait-il se produire avec les technologies utilisées dans les campagnes électorales ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les partis investissent dans les technologies électorales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coalition de Netanyahu, qui comprend des partis nationalistes d’extrême droite et des partis religieux, est à la traîne dans les sondages mais le Premier ministre possède un atout majeur : ses partenaires sont unis autour de lui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Netanyahu et ses alliés investissent depuis des années dans les technologies électorales»</em>, affirme une source travaillant dans le secteur technologique qui ajoute : <em>«Ils disposent de bases de données très sophistiquées et les partis de son bloc partagent entre eux des informations sur les électeurs»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois dernières années, le gouvernement israélien a massivement investi dans la guerre psychologique en ligne, utilisant des outils d’IA pour tenter d’influencer les audiences au Moyen-Orient et l’opinion publique en Occident. Certains de ces outils sont désormais utilisés en Israël même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti d’Eizenkot, Yashar, n’a qu’un an, et l’opposition dans son ensemble reste divisée. Néanmoins, ceux qui aspirent à déloger Netanyahu bénéficient du soutien d’un réseau de groupes de protestation antigouvernementaux profondément ancrés dans la communauté technologique israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La plupart des acteurs du secteur technologique soutiennent l’opposition et estiment qu’elle se bat pour son avenir en Israël. Ils riposteront avec la même vigueur»</em>, déclare également cet expert du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des essaims de bots se faisant passer pour des électeurs humains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des entreprises technologiques israéliennes ont développé des essaims de bots qui se font passer pour des électeurs humains. Ces bots peuvent orienter les discussions en ligne vers des sujets et des opinions servant les intérêts de ceux qui les contrôlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des bots peuvent également être engagés pour voter dans des sondages en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ces sondages ne soient pas statistiquement fiables et ne bénéficient pas de la même crédibilité que les sondages d’opinion traditionnels, ils sont capables de générer des titres susceptibles d’influencer les électeurs indécis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore plus sophistiqués, des avatars virtuels générés par l’IA possèdent de véritables numéros de téléphone et même des cartes de crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces avatars peuvent exprimer des opinions complexes et infiltrer des groupes, notamment sur WhatsApp, où les utilisateurs ne s’attendaient auparavant pas à rencontrer des entités artificielles se faisant passer pour de vraies personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des chatbots sont également utilisés pour engager des discussions politiques avec les électeurs et recueillir une grande quantité d’informations sur leurs préférences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis politiques utilisent ces informations puis les recoupent avec des données provenant de bases de données qu’ils achètent auprès d’entreprises commerciales qui suivent les achats en ligne et l’historique de recherche des internautes afin d’établir des profils détaillés d’électeurs potentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’aspect le plus insidieux des campagnes électorales est l’automatisation de la persuasion»</em>, déclare Tehila Schwartz Altschuler, experte en droit et technologies à l’Institut israélien de la démocratie à Jérusalem.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’intelligence artificielle collecte la moindre information disponible sur les électeurs, y compris leurs préférences audiovisuelles et musicales. Elle les géolocalise également pour déterminer où ils se trouveront le jour du scrutin»</em>, ajoute Schwartz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les messages générés par l’IA sont ensuite personnalisés pour chaque électeur, que ce soit sous forme de publicités en ligne, de SMS ou d’appels automatisés de plus en plus réalistes, censés provenir d’un chef de parti ou d’un candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un journaliste de <em>The Economist</em> raconte avoir récemment reçu un de ces appels et n’avoir réalisé qu’après quelques phrases que son interlocuteur n’était pas un humain mais un agent virtuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiciens s’attendent à ce que de nombreux Israéliens, notamment les jeunes, se tournent vers les chatbots pour savoir pour qui voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nir Rosen, directeur de l’ONG FakeReporter, qui lutte contre la désinformation, déclare : <em>«Nous constatons que de faux réseaux créent un large éventail de ressources numériques conçues pour manipuler les algorithmes des chatbots et les moteurs de recherche basés sur l’IA. Une partie de ce contenu inclut de fausses interviews de politiciens mais il mêle également de véritables informations, saturant ainsi les sources d’information sur lesquelles les électeurs s’appuient».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les partis politiques s’empressent de publier du contenu sur les plateformes largement utilisées par les chatbots pour collecter des informations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un militant politique déclare : <em>«Avant, nous publions tous nos anciens documents sur Reddit car ChatGPT l’utilise»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> précise que le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, semble seulement disposé à tenter d’empêcher toute ingérence étrangère bien que ses prérogatives lui permettent d’aller au-delà. La Direction nationale de la cybersécurité, rattachée au cabinet du Premier ministre, ne semble pas non plus disposée à intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, seuls la police, avec ses ressources limitées, et la Commission électorale centrale, avec ses pouvoirs restreints, restent pour surveiller ces nouvelles frontières poreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission électorale peut rendre des décisions et infliger des amendes mais son principal atout actuellement réside dans ses relations avec les géants d’Internet. Ces entreprises se conforment généralement aux demandes de la Commission de suppression des contenus suspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombre des plus grandes entreprises technologiques mondiales possèdent des centres de recherche en Israël. Elles savent que les partis politiques et les militants d’autres pays analyseront cette élection afin d’en tirer des enseignements applicables ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des représentants du gouvernement et des défenseurs de la vie privée, les entreprises technologiques ont, jusqu’à présent, réagi rapidement aux problèmes signalés. Cependant, agir ainsi le jour même du scrutin et rapidement pour empêcher la désinformation ou la manipulation qui influence le vote s’avérera bien plus complexe. Une part importante des informations collectées illégalement sert à mobiliser les électeurs et à les inciter à voter le jour de l’élection qui est un jour férié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir quels électeurs sont susceptibles de soutenir un parti et ce qu’ils feront pendant leur jour férié confère un avantage considérable aux partis politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir aussi qui est susceptible de voter pour un parti adverse peut également s’avérer utile. Par exemple, des publicités pour des commerces ou des lieux de divertissement situés loin de leur bureau de vote pourraient leur être envoyées ou de fausses informations concernant des troubles dans leur quartier pourraient être diffusées. L’objectif de ces opérations est faire en sorte qu’ils n’aillent pas voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour suprême et le président de la Commission électorale centrale ont statué que les observateurs des partis présents dans les bureaux de vote n’auraient pas le droit de communiquer à leurs dirigeants les noms des électeurs ayant déjà voté. Cette pratique, autorisée lors des élections précédentes, constituait un outil essentiel pour le suivi des électeurs le jour du scrutin et pour inciter les sympathisants à se rendre aux urnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, réglementer ces activités s’avère extrêmement complexe. <em>«La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue et nous exerçons notre pouvoir discrétionnaire»</em>, déclare Dean Livne, directeur général par intérim de la Commission électorale centrale. <em>«Je ne pense pas que nous soyons encore en mesure d’intervenir dans le domaine de l’intelligence artificielle»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la rapidité avec laquelle l’IA évolue, ces derniers pourraient bientôt être contraints de revoir leur position et d’intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/">L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Un western à l’Onu &#124; Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 10:13:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système de l'Onu dévoyé, entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique du droit. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies vient de s’achever à New York, le monde assiste à l’effritement accéléré du droit international. Entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique des traités, retour sur une séquence politique révélatrice où le cynisme et la force brute tentent de supplanter la règle commune.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong></p>



<span id="more-19715198"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine du 22 au 28 septembre 2026 aura offert au monde le spectacle saisissant d’une diplomatie internationale en pleine déchéance. À New York, au siège des Nations Unies, près de 130 chefs d’État et de gouvernement se sont succédé à la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale, dans un contexte dominé par les guerres, les crises au Moyen-Orient et les fractures croissantes de l’ordre international — marquant au passage le vide laissé par une cinquantaine d’absents de taille, au premier rang desquels le Chinois Xi Jinping et le Russe Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a rappelé que son pays n’appartenait à personne et qu’il refusait toute ingérence étrangère. <em>«Le Brésil n’est l’arrière-cour de personne»</em>, a-t-il lancé, dans un discours consacré à la souveraineté et au refus des interventions extérieures, donnant par la même occasion une leçon de courage, de bravoure et de dignité à ceux qui redoutent le rugissement de celui qui se prétend l&rsquo;homme le plus puissant du monde (le Brésil est la 10<sup>e</sup> économie mondiale&nbsp;et la première d’Amérique latine).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donald Trump : le bluffeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène a rapidement été investie par Donald Trump. Fidèle à sa culture du show-business et à sa passion pour la théâtralité, le président américain a une fois de plus confondu l’enceinte sacrée de l’Onu avec un plateau de téléréalité, soufflant le chaud et le froid dans une incohérence spectaculaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, cette Assemblée générale a pris les contours d’un western crépusculaire. En coulisses comme sur scène, se rejoue une version cynique du film ‘‘<em>Le Bon, la Brute et le Truand’’</em>, où le rôle du <em>«Bon»</em> a définitivement été éjecté du scénario. À l’affiche de ce trio destructeur, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire se partagent la vedette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation de Trump a oscillé entre le ridicule et l’effroi. À la tribune, il a brandi des menaces d’une violence inouïe, promettant d’<em>«annihiler»</em> l’Iran et d’expédier le pays <em>«en enfer sans aucune chance de survie»</em>. Puis, quelques instants à peine après avoir prophétisé l’apocalypse, il glissait en coulisses qu’un <em>«accord majeur»</em> serait conclu juste après les élections américaines. Comment prétendre vouloir négocier la paix tout en théâtralisant la destruction totale d’une nation ? Ce bluff récurrent met en lumière une diplomatie à la dérive et l’absence totale de vision stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emmanuel Macron : l’hypocrite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui s’apparente à son ultime discours devant l’Assemblée générale, le président français a voulu incarner la voix de la raison, le droit international et la conscience morale de l’Occident. En qualifiant le drame humanitaire à Gaza de <em>«spectacle qui doit tous nous faire honte»</em>, tout en pointant du doigt les violations quotidiennes liées à la colonisation en Cisjordanie, Emmanuel Macron semblait poser un acte fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en voulant ménager la chèvre et le chou pour ne se mettre à dos aucune alliance, le chef de l’État s’est emmêlé les pinceaux. En quête d’un compromis introuvable, sa diplomatie a paru déconnectée, s’attirant la foudre de Tel-Aviv sans convaincre les défenseurs de la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fracture la plus profonde réside dans ce que le collectif Euro-Palestine a qualifié de <em>«feinte colère»</em>. Tandis que le président élevait la voix à la tribune pour déplorer le sort des victimes, Paris garantissait une protection logistique essentielle au Premier ministre israélien en autorisant son appareil à traverser l’espace aérien français pour la cinquième fois. Accorder cette facilité de survol à un dirigeant visé par la justice internationale réduit la parole de la France à une posture de façade : pleurer sur les décombres devant les caméras tout en sécurisant le vol du sanguinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Benjamin Netanyahu : le génocidaire </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une salle désertée par près de quatre-vingts délégations diplomatiques, le Premier ministre israélien a choisi l’attaque frontale et le sarcasme comme ultime ligne de défense. Accusé par Paris et Londres d’étouffer la Palestine sous une politique d’occupation illégale, Benjamin Netanyahu a balayé les critiques d’un revers de main cynique : <em>«Ils accusent le petit Israël de colonialisme&#8230; Pour l’amour de Dieu, ce me semble, ce sont eux qui ont inventé le terme !»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de la mystification politique réside dans cet artifice. Pour occulter l’illégalité flagrante de l’extension des colonies en Cisjordanie et la réalité des massacres à Gaza, Netanyahu utilise le passé des empires occidentaux comme un bouclier pour ses propres fautes présentes. Invoquer les politiques coloniales du XIXᵉ siècle pour absoudre des annexions et des violations du droit au XXIᵉ siècle relève de l’aberration logique et juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et le Royaume-Uni tirent précisément leur autorité actuelle sur la scène internationale des leçons douloureuses de leur propre décolonisation. En refusant d’admettre que le monde est désormais régi par le droit international moderne et la Charte des Nations Unies de 1945, le dirigeant israélien s’enferme dans un anachronisme dangereux, substituant la force brute à la règle commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois acolytes issus du même moule ont scellé définitivement la fin des illusions, précipitant la chute vertigineuse de la crédibilité internationale. Au-delà de leur posture de façade, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire partagent la même matrice : celle du cynisme absolu et du mépris des règles les plus élémentaires du droit international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boycott d’honneur et l’illusion des accords d’Abraham</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’image de ces 77 délégations désertant la salle lors de la prise de parole de Benjamin Netanyahu restera comme un verdict cinglant de la conscience universelle. Face à un pouvoir engagé dans des crimes de masse et un génocide avéré à Gaza, la quasi-totalité du monde arabe et un bloc massif de nations ont opposé la seule réponse digne : le refus de l’écoute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette désertion salubre a rendu plus flagrante encore l’immobilité de trois capitales. Les Émirats arabes unis et Bahreïn, deux États ayant normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, figuraient parmi les délégations restées dans la salle. Le Maroc, autre État arabe ayant normalisé ses relations avec Israël en 2020, n’a pas non plus participé au départ collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par peur, par soumission ou par calcul sordide, ces régimes ont préféré offrir une audience polie à des mains tachées de sang, signant une complicité explicite dans la tragédie en cours et la déchéance de leur propre diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces régimes prétendent agir au nom de la <em>Realpolitik</em>, ce réalisme froid qui ferait primer les intérêts sécuritaires sur les principes éthiques. Mais l’épreuve des faits a fini par démasquer la naïveté de ce calcul. La montée des tensions régionales avec l’Iran a apporté la preuve éclatante que l’alignement sur Washington et Tel-Aviv n’offre aucune garantie de protection, ignorant le double avertissement d’Henry Kissinger : <em>«L’Amérique n’a pas d&rsquo;amis ni d’ennemis permanents, elle n&rsquo;a que des intérêts»</em>, et <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les territoires du Golfe se sont trouvés exposés aux ripostes directes, les États-Unis n’ont pas agi en bouclier protecteur : ils ont utilisé leurs bases militaires installées dans la région pour mener leurs propres frappes, transformant ces pays en cibles stratégiques et en dommages collatéraux. Payer la normalisation avec Israël au prix d’une abdication morale sur la Palestine n’a donc prémuni ces États contre aucun danger. Loin d&rsquo;être une maîtrise diplomatique, leur présence dans cette salle de l’Onu relève d’une soumission à perte : un marché de dupes où la souveraineté et l’honneur ont été sacrifiés en échange d’une protection illusoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiction des deux États à l’épreuve du réel colonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de trois décennies, les chancelleries internationales répètent le même mantra diplomatique : la <em>«solution à deux États»</em>. De tribune en tribune, de l’Assemblée générale des Nations Unies aux communiqués rituels des ministères, cette affirmation est martelée comme un dogme intangible. Pourtant, le décalage entre la rhétorique feutrée des palais diplomatiques et la réalité brutale du terrain n’a jamais été aussi criant. S’accrocher en 2026 à cette formule relève soit d’une paresse intellectuelle coupable, soit d’une lâcheté politique calculée pour éviter d’affronter le vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit, le consensus international demeure pourtant sans ambiguïté. L’article 49 de la IVᵉ Convention de Genève interdit de manière absolue à une puissance occupante de transférer sa propre population civile dans un territoire occupé. Ce principe fondamental a été réaffirmé par la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’Onu, puis scellé par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) de juillet 2024, qualifiant l’occupation et la colonisation israéliennes d’illégales et exigeant leur cessation immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sur le terrain, ce mépris du droit s’est traduit par une ingénierie territoriale dévastatrice. Par le maillage resserré des colonies, des voies de contournement réservées et des avant-postes isolés, la Cisjordanie s’est transformée en un archipel de bantoustans disjoints, enserrant les agglomérations palestiniennes et isolant Jérusalem-Est de son arrière-pays. À cet étouffement géographique s’ajoute l’anéantissement de Gaza, qui a fini de détruire les fondations économiques et sociales indispensables à la viabilité d’un État souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cet engrenage, l’obstination des puissances occidentales à invoquer les <em>«deux États»</em> sans jamais imposer de sanctions contraignantes ne relève plus de la diplomatie : c’est une esquive hypocrite. En laissant s&rsquo;installer un État unique de fait, fondé sur une inégalité institutionnalisée et l’impunité, la communauté internationale s’achète une bonne conscience à bon compte. Il est temps d’en faire le deuil : on ne bâtira pas la paix sur une fiction territoriale que le béton, les bombes et le mépris du droit ont définitivement effacée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Refuser l’accoutumance pour empêcher l’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger le plus redoutable qui menace la conscience humaine n’est plus seulement la violence des armes, mais l’accoutumance : l’habitude des images de décombres, l’habitude des déracinements de populations, l’habitude des morts comptabilisés à la hâte, des résolutions sans suite et des communiqués rituels. Lorsqu’une tragédie d’une telle ampleur devient familière, elle court le risque mortel d’être réduite à une simple ligne dans la presse, puis à une statistique froide dans un dossier diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il pour autant accepter le deuil de la cause palestinienne ? Non. Ce serait confondre la défaillance d’un système diplomatique hypocrite avec l’existence même d’une nation. La Palestine n’est pas un communiqué de l’Onu ni un concept abstrait : elle est une histoire, une mémoire, une identité vivante, un peuple courageux et une exigence irréductible de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours d’Emmanuel Macron à l’Onu aura été le chant du cygne d’une diplomatie de la parole incapable de se traduire en actes. Mais la rhétorique ne suffit plus pour préserver un peuple de l’anéantissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question fondamentale qui se pose aujourd&rsquo;hui à la communauté internationale n&rsquo;est plus de répéter des formules creuses, mais de savoir si nous aurons la lucidité d’arrêter cette <em>Realpolitik</em> sauvage avant que la planète entière ne se transforme en une immense jungle où les plus faibles sont condamnés à disparaître dans le silence complice des puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 11:46:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne manque-t-il  plus aucune occasion pour attaquer la Grande-Bretagne ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/04/pourquoi-les-relations-se-sont-elles-deteriorees-entre-londres-et-tel-aviv/">Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Grande-Bretagne est sans aucun doute le géniteur d’Israël. Sans la sinistrement célèbre Déclaration Balfour qui a permis au mouvement sioniste de prendre pied en Palestine durant le mandat britannique, la création de l’État d’Israël n’aurait pas été possible en 1948. Pendant des décennies, il y a eu des hauts et des bas mais Londres est toujours resté un des principaux alliés d’Israël. Aujourd’hui avec le génocide à Gaza et la folie des colons en Cisjordanie, les relations se sont détériorées. De plus, la reconnaissance par le gouvernement travailliste de la Palestine en tant qu’État a fortement agacé Benjamin Netanyahu. Ce dernier ne manque plus une occasion pour attaquer la Grande-Bretagne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19571553"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles sont les raisons de la détérioration des relations anglo-israéliennes, qui ont atteint leur point le plus bas depuis des décennies ?, se sont interrogés Neri Zilber et Jim Pickard dans le <a href="https://www.ft.com/content/b0ea5b66-73f4-4e82-bacc-855072c0bffa?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>. Le gouvernement du Premier ministre Andy Burnham pourrait même annoncer des sanctions en réponse à l’expansion illégale des colonies en Cisjordanie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Netanyahu qualifie la Grande-Bretagne de «république islamique»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les propos de Netanyahu tenus dans un podcast de l’armée israélienne le mois dernier où il est allé jusqu’à qualifier la Grande-Bretagne de <em>«première république islamique dotée de l’arme nucléaire»</em>, ont fortement déplu aux Britanniques. Downing Street a condamné ces propos, les qualifiant d’<em>«inacceptables»</em> et a déclaré que le gouvernement avait officiellement soulevé la question auprès d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les provocations ne se sont pas arrêtées là. Le fils de Netanyahu, Yaïr, a déclaré que les îles Malouines appartiennent à l’Argentine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses propos témoignent d’une dégradation des relations bilatérales, conséquence de la guerre dévastatrice menée par Israël contre Gaza et exacerbée par les violences des colons et les projets du gouvernement d’étendre la construction de colonies illégales en Cisjordanie. Les analystes préviennent que les relations entre les deux alliés n’ont jamais été aussi mauvaises et devraient encore se détériorer. Un ancien responsable israélien, fin connaisseur des relations anglo-israéliennes, a déclaré : <em>«La situation pourrait s’aggraver et personne ne pourra enrayer la dégradation»</em>. Le journal britannique ajoute qu’aucun dialogue n’a eu lieu entre les deux gouvernements depuis plus d’un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu est confronté à des élections en octobre, tandis que Burnham tente de reconquérir les électeurs propalestiniens qui ont quitté le Parti travailliste pour le Parti vert. De ce fait, ni Netanyahu ni Burnham n’ont intérêt à faire des compromis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> indique que cette situation menace de compromettre les progrès réalisés ces dernières années en matière de renforcement des liens de renseignement et de défense, ainsi que le commerce bilatéral, qui atteint désormais 6,2 milliards de livres sterling par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la détérioration actuelle, les fluctuations des relations entre la Grande-Bretagne et Israël ne sont pas un phénomène nouveau. En témoignent la Déclaration Balfour de 1917, qui approuvait l’établissement d’un foyer national juif en Palestine et les violences perpétrées par la suite par des mouvements juifs extrémistes contre le mandat britannique dans les années 1940.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la participation de la Grande-Bretagne, aux côtés de la France et d’Israël, à l’agression tripartite de 1956 contre l’Égypte, les désaccords entre les deux alliés ont ressurgi au sujet du Liban et de la Cisjordanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1982, la Première ministre Margaret Thatcher a imposé un embargo de facto sur les armes à Israël en réponse à son invasion du Liban. L’ancienne Première ministre britannique aurait déclaré : <em>«Je n’ai jamais eu affaire à un homme aussi dur»</em>, en parlant du Premier ministre israélien de l’époque, Menahem Begin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sir Malcolm Rifkind, ancien ministre des Affaires étrangères conservateur, a déclaré : <em>«Globalement, les relations anglo-israéliennes ont toujours été étroites et constructives mais la Grande-Bretagne a parfois exprimé sa frustration face au gouvernement israélien et à sa politique, notamment en Cisjordanie. Cependant, lorsqu’Israël est attaqué par le Hamas ou le Hezbollah, le gouvernement britannique le soutient toujours»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grande-Bretagne a invoqué le droit d’Israël à la légitime défense suite à l’opération Déluge d’Al Aqsa le 7 octobre 2023 mais face à l’escalade de la riposte israélienne à Gaza, qui a dévasté le territoire, fait des dizaines de milliers de morts et engendré une catastrophe humanitaire, Londres a critiqué de plus en plus l’attitude israélienne dans ce conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables britanniques, actuels et anciens, soulignent également le rôle joué par les forces britanniques pour protéger Israël des tirs répétés de roquettes et de drones iraniens en 2024.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fjp7JoaB4k"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/la-grande-bretagne-reconnaitra-t-elle-la-palestine-en-tant-quetat/">La Grande-Bretagne reconnaîtra-t-elle la Palestine en tant qu’État?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Grande-Bretagne reconnaîtra-t-elle la Palestine en tant qu’État? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/la-grande-bretagne-reconnaitra-t-elle-la-palestine-en-tant-quetat/embed/#?secret=h3vKSfH8gr#?secret=fjp7JoaB4k" data-secret="fjp7JoaB4k" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La reconnaissance d’un État palestinien par Londres fâche Tel Aviv </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le prédécesseur de Burnham, Keir Starmer, a essuyé des critiques concernant la politique de son gouvernement à l’égard de Gaza, en particulier de la part de l’aile gauche de son parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, l’ancien Premier ministre a fait volte-face, suspendant certaines licences d’exportation d’armes vers Israël, interrompant les négociations sur un nouvel accord de libre-échange, imposant des sanctions à des ministres israéliens et reconnaissant un État palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, député juif, a critiqué le gouvernement de Netanyahu et le projet E1, qui prévoit la construction d’environ 3 000 logements dans une zone traversant la Cisjordanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi, M. Miliband a déclaré à la Chambre des communes : <em>«La Grande-Bretagne n’acceptera pas que la solution à deux États soit compromise et nous agirons. J’annoncerai un ensemble complet de mesures dans les semaines à venir»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël envisage d’expulser des responsables britanniques, dont un amiral, du centre de coordination dirigé par les États-Unis pour la bande de Gaza, suite à la guerre, en réponse à d’éventuelles nouvelles sanctions que pourrait annoncer le Premier ministre Burnham. Signe de la détérioration des relations avec la plupart des pays européens, Israël a expulsé les représentants de l’Espagne et des Pays-Bas cette année et pourrait également cibler les représentants allemand et italien, selon que leurs capitales adoptent ou non une position aussi intransigeante que celle de Londres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé la semaine dernière sur la possibilité d’exclure le Royaume-Uni et d’autres pays du centre de coordination de Gaza, un responsable israélien a déclaré sans ambages : <em>«Israël entretient de bonnes relations avec l’Allemagne et l’Italie»</em>, sans mentionner le Royaume-Uni. Il revient désormais à Burnham de décider s’il convient d’imposer des sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> rapporte qu’un embargo commercial sur les colonies est populaire auprès de l’opinion publique britannique : 50% y sont favorables et seulement 16% s’y opposent, tandis que le reste est indécis, selon un sondage YouGov.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, imposer des sanctions générales risque d’entraîner un boycott de facto du commerce avec Israël et pourrait également constituer une violation des lois américaines interdisant le boycott d’Israël, selon plusieurs sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De telles mesures pourraient profiter à Netanyahu avant les élections du 27 octobre, pour lesquelles les sondages indiquent une probable défaite, lui permettant ainsi d’attiser davantage les tensions parmi les électeurs israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a déclaré mardi dans une interview que les sanctions britanniques constitueraient une <em>«ingérence dans la campagne électorale israélienne et pourraient se retourner contre eux»</em>, promettant une riposte israélienne similaire à toute action britannique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien responsable israélien a ajouté que d’autres gouvernements, notamment en Europe, sont exaspérés par Netanyahu et attendent tous l’issue des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute sanction pourrait prendre des mois à se frayer un chemin à travers la bureaucratie britannique, retardant potentiellement sa mise en œuvre jusqu’après les élections israéliennes. Cependant, les analystes et les experts des relations anglo-israéliennes ont averti que la crise est bien réelle et pourrait prendre du temps à se résoudre, quel que soit le prochain gouvernement israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un connaisseur des relations bilatérales a déclaré : <em>«Les relations entre les deux alliés semblent avoir touché le fond»</em>. Il a ajouté que rétablir ces relations exigerait un long cheminement de part et d’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de sa campagne pour la direction du Parti travailliste en 2015, Burnham avait promis que son premier voyage à l’étranger en tant que chef du parti serait en Israël. À l’époque, Burnham avait perdu face à Jeremy Corbyn. Cet échec en 2015 l’avait conduit à quitter la politique nationale pour se tourner vers la politique locale, devenant plus tard maire du Grand Manchester avant de revenir au premier plan national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, en prenant la tête du parti travailliste et en devenant Premier ministre, il a adopté une position très différente, présentant ses excuses pour le manque de critiques du Parti travailliste concernant l’offensive israélienne à Gaza mais aussi n’annonçant aucune visite officielle en Israël et n’envisageant pas d’en faire une dans un avenir proche.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ehIzA8gmf9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/07/la-grande-bretagne-veut-retablir-son-influence-au-moyen-orient/">La Grande-Bretagne veut rétablir son influence au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Grande-Bretagne veut rétablir son influence au Moyen-Orient » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/07/la-grande-bretagne-veut-retablir-son-influence-au-moyen-orient/embed/#?secret=CZV9SDdnXH#?secret=ehIzA8gmf9" data-secret="ehIzA8gmf9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’extrême droite mondiale, grande amie d’Israël !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abelardo de la Espriella]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président argentin Javier Milei devant le Mur des Lamentations à Jérusalem, le 6 février 2026. Fier d'afficher son soutien à Israël. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Israël est devenu une entité sulfureuse au sein de la communauté internationale et c’est pour cette raison que le gouvernement du Premier ministre génocidaire Benjamin Netanyahu s’est tourné vers l’extrême droite mondiale où il semble trouver de bons amis surtout parmi les nouveaux dirigeants latino-américains qui sont issus de cette tendance.</em></strong> (Photo : Le président argentin Javier Milei devant le Mur des Lamentations à Jérusalem, le 6 février 2026). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19463486"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Jadis, continent de l’anti-impérialisme et de la libération des peuples, l’Amérique latine est devenue celui du trumpisme et du soutien au sionisme. Avec les nouveaux présidents en place, le continent de Simon Bolivar est devenu celui du soutien à l’idéologie criminelle de Theodor Herzl. Concernant l’Europe, le ministre israélien des Affaires étrangères a chargé les diplomates israéliens d’établir des contacts avec le Rassemblement national français, le parti d’extrême droite espagnol Vox et le parti d’extrême droite des Démocrates de Suède.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le magazine américain <a href="https://www.newyorker.com/news/global-notes/israels-leaders-find-allies-among-the-global-far-right" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The New Yorker</a>, Ishaan Tharoor affirme que le déclin de l’influence internationale d’Israël l’a conduit à rechercher des alliés au sein de l’extrême droite mondiale. Il évoque l’investiture du nouveau président d’extrême droite colombien Abelardo de la Espriella qui a réuni un parterre de ses alliés idéologiques venus de toute la région. Étaient présents à la cérémonie, qui s’est tenue le vendredi 7 août&nbsp;2026 à Cali, dans le sud-ouest du pays, les présidents argentin Javier Milei, équatorien Daniel Noboa et chilien José Antonio Kast. Leurs victoires électorales, conjuguées au succès de de la Espriella en juin et aux triomphes de la droite au Pérou et en Bolivie, semblent confirmer un changement plus profond dans la politique latino-américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation américaine était dirigée par Todd Blanche, ancien avocat personnel du président Donald Trump, qui attendait encore sa confirmation au poste de procureur général des États-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Âge d’or dans les relations entre la Colombie et Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres personnalités présentes figurait le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, venu en Colombie dans le cadre d’une mission plus large visant à consolider le soutien à son pays. Ses espoirs n’ont pas été déçus, puisque, le lundi 10 août, de la Espriella s’est engagé à transférer l’ambassade de Colombie à Jérusalem et a reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dernière décision, l’un des premiers actes du nouveau président colombien dès son entrée en fonction, a fait de la Colombie le seul pays au monde, outre les États-Unis, à considérer ce territoire annexé comme faisant partie d’Israël. Le nouveau gouvernement colombien prévoit également de retirer son soutien à la plainte pour génocide déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique pro-israélienne de Abelardo de la Espriella est aux antipodes de celle de son prédécesseur Gustavo Petro dit Aureliano qui avait rompu les relations diplomatiques avec Israël le 2 mai 2024 et qui avait accusé Netanyahu de perpétrer un génocide à Gaza. Les positions de Petro étaient plus affirmées que celles de plusieurs États du Moyen-Orient ce qui a fait de lui une personnalité très appréciée par les peuples des pays arabes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration du 10 août, Sa’ar a qualifié la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan d’acte de soutien <em>«historique»</em> à Israël. Après avoir rencontré&nbsp;de la Espriella la veille de l’investiture, Saar a salué un <em>«nouvel âge d’or dans les relations entre la Colombie et Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Sa’ar, il s’agissait d’un changement bienvenu pour Israël, qui menait une campagne diplomatique publique sur plusieurs fronts, notamment auprès des États-Unis. Ishaan Tharoor considère qu’une grande partie de la bienveillance et de la sympathie manifestées envers Israël après le 7 octobre 2023 s’est dissipée. Le mécontentement envers le gouvernement Netanyahu et le bilan dévastateur de sa guerre à Gaza ainsi que la poursuite des attaques de colons contre les Palestiniens en Cisjordanie ont également influencé les résultats de certaines primaires américaines.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="saqObsp4zX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/israel-une-societe-en-train-de-seffondrer/">Israël, une société en train de s’effondrer ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël, une société en train de s’effondrer ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/israel-une-societe-en-train-de-seffondrer/embed/#?secret=AGrNsQzGBq#?secret=saqObsp4zX" data-secret="saqObsp4zX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux Américains sur trois ont une opinion négative du gouvernement Netanyahu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs sondages réalisés au début de l’été ont révélé que près des deux tiers des Américains interrogés ont une opinion négative du gouvernement Netanyahu, tandis qu’un autre sondage a montré qu’une majorité d’Américains souhaitent réduire, voire supprimer, l’aide militaire à Israël. Certains candidats démocrates aux prochaines élections de mi-mandat ont ouvertement qualifié les actions d’Israël de génocide, reflétant une opinion désormais partagée par une part importante de l’électorat démocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions ne se limitent pas aux Démocrates, même les Républicains sont divisés. Le mois dernier, le vice-président J.D. Vance a critiqué des personnalités de l’establishment israélien, les accusant de <em>«manipuler et de tenter d’influencer l’opinion publique américaine en faveur de la poursuite de la guerre contre l’Iran»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déclin de l’image d’Israël auprès de l’opinion internationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur d’Israël à Washington Yechiel Leiter a balayé d’un revers de main les allégations de tensions dans les relations américano-israéliennes lorsqu’il a été interrogé en juillet lors d’un événement organisé par le Council on Foreign Relations à Washington. Il a affirmé n’avoir constaté <em>«pas la moindre hostilité envers Israël»</em> après <em>«des dizaines de rencontres avec M. Vance»</em>. Il a attribué le déclin de l’image d’Israël auprès de l’opinion publique internationale à une jeune génération trop influencée par les réseaux sociaux, réfutant l’idée qu’Israël soit seul dans cette situation. Il a souligné le renforcement des liens de défense avec l’Inde et l’étroite coopération avec les Émirats arabes unis et l’Azerbaïdjan, déclarant : <em>«Nous avons beaucoup d’amis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le nombre de détracteurs d’Israël a indéniablement augmenté. Une enquête du Pew Research Center sur l’opinion publique concernant Israël dans 35 autres pays a révélé une attitude largement négative à l’égard du pays. Si divers gouvernements ont tenté d’imposer des sanctions à Israël, notamment par des mesures symboliques, des pays comme le Brésil et l’Afrique du Sud ont rappelé leurs ambassadeurs, et l’Espagne et la Norvège ont reconnu l’État palestinien exhortant leurs partenaires européens à renforcer les sanctions contre les entités de colonisation israéliennes et à reconsidérer les accords existants avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres, notamment la coalition du Sud global connue sous le nom de Groupe de La Haye, ont appelé à un embargo immédiat sur les armes et à l’application des décisions de la Cour pénale internationale. Ils ont également condamné, à chaque occasion, les violations du droit international commises par Israël ainsi que l’hypocrisie des États-Unis qui protègent Israël de toute responsabilité et lui fournissent une aide militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Netanyahu et ses alliés rejettent les critiques comme une manifestation d’antisémitisme profondément enraciné et présentent des institutions telles que les Nations Unies comme irrémédiablement partiales, ils ont lancé des attaques virulentes sur les réseaux sociaux contre plusieurs dirigeants étrangers, y compris des centristes prétendument pro-israéliens comme le président français Emmanuel Macron, qui a irrité Netanyahu en tentant de relancer l’intérêt international pour la solution à deux États, actuellement au point mort, entre Israéliens et Palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement, Israël a évité tout dialogue formel avec les partis d’extrême droite européens, dont beaucoup puisent leurs racines dans les mouvements néofascistes apparus après la Seconde Guerre mondiale. Cependant, l’année dernière, Sa’ar a chargé les diplomates israéliens d’établir des contacts avec le Rassemblement national français, le parti d’extrême droite espagnol Vox et le parti d’extrême droite des Démocrates de Suède, tous porteurs de positions fortement antimusulmanes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la plus grande solidarité affichée par les dirigeants israéliens actuels avec les nationalistes européens plutôt qu’avec l’establishment politique du continent constitue un étrange paradoxe. Le mois dernier, des membres du Likoud de Netanyahu dont Sa’ar et le ministre de la Défense Israel Katz ont reçu le leader d’extrême droite néerlandais Geert Wilders. Ce dernier avait publié une photo de lui en train de manger des falafels à Jérusalem et visité une colonie illégale de Cisjordanie en compagnie d’un important responsable d’une colonie contre lequel le Parlement néerlandais avait adopté une résolution demandant des sanctions de l’Union européenne (UE). Sa’ar a décrit Wilders comme <em>«un leader courageux et un véritable ami d’Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Tharoor, Israël est devenu une source de profonde polarisation politique en Amérique latine. La gauche continue d’invoquer le passé de la Guerre froide et le soutien apporté par Israël à plusieurs dictatures militaires alliées aux États-Unis, tandis que la droite perçoit la question palestinienne et les groupes armés comme le Hamas et le Hezbollah –liés aux attentats terroristes meurtriers en Argentine– de la même manière qu’elle perçoit les anarchistes d’extrême gauche qu’elle a longtemps cherché à réprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette divergence engendre des politiques étrangères contradictoires. En décembre dernier, le nouveau gouvernement de droite bolivien a rétabli les relations diplomatiques avec Israël, rompues par les précédents gouvernements de gauche. Le président chilien José Antonio Kast, entré en fonction en mars et admirateur de l’ancien dictateur Augusto Pinochet, a nommé l’ambassadeur de son pays en Israël, remplaçant celui rappelé deux ans plus tôt par son prédécesseur de centre-gauche.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K7x5V2xwUd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/israel-et-le-retour-de-baton-du-genocide-a-gaza/">Israël et le retour de bâton du génocide à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël et le retour de bâton du génocide à Gaza » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/israel-et-le-retour-de-baton-du-genocide-a-gaza/embed/#?secret=e52gwuLED3#?secret=K7x5V2xwUd" data-secret="K7x5V2xwUd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Milei <em>«fier d’être le président le plus sioniste au monde»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président argentin Javier Milei s’est rendu en Israël à trois reprises depuis son entrée en fonction en 2023 et, plus tôt cette année, il a reçu à Jérusalem la Médaille présidentielle d’honneur, la plus haute distinction civile du pays. En mars, lors d’un discours prononcé à l’université Yeshiva de New York, Milei a déclaré être <em>«fier d’être le président le plus sioniste au monde»</em>. Un mois plus tard, lui et Netanyahu ont annoncé le lancement des <em>«Accords d’Isaac»</em>, un cadre d’accords aux contours flous visant à renforcer les liens entre Israël et l’Amérique latine, inspiré des Accords d’Abraham conclus sous l’égide de Trump entre Israël et quelques États arabes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux dernières années, plusieurs personnalités politiques latino-américaines de droite se sont rendues au Mur des Lamentations à Jérusalem, notamment Javier Milei mais aussi Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président brésilien emprisonné Jair Bolsonaro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Flavio Bolsonaro est candidat à la présidentielle d’octobre. S’il bat le président sortant de gauche Luiz Inácio Ferreira da Silva dit Lula qui a provoqué la colère des autorités israéliennes en comparant la guerre à Gaza à l’Holocauste, il s’est engagé à suivre l’exemple de certains de ses voisins et à transférer l’ambassade du Brésil à Jérusalem.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur estime que plusieurs facteurs sous-tendent ces agendas, notamment la montée du christianisme évangélique en Amérique latine, qui a renforcé l’engagement de la droite envers Israël. Jair et Flavio Bolsonaro sont de confession évangélique quant à Javier Milei, il ne l’est pas, il est officiellement catholique mais exprime une fascination marquée pour le judaïsme et déclarant <em>«spirituellement juif»</em>. Il a été très critique du défunt Pape François, argentin, et de son pontificat. Les positions humanistes du Pape François ont souvent agacé les dirigeants populistes et nationalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre élément rapproche Israël et les nouveaux dirigeants populistes de l’Amérique latine. Oliver Stuenkel, chercheur principal brésilien-allemand au Carnegie Endowment for International Peace, souligne que le rejet par Israël des Nations Unies, de la Cour pénale internationale et d’autres composantes de l’ordre international s’inscrit dans la politique de la nouvelle droite latino-américaine. Il a déclaré : <em>«Le soutien à Israël est un élément important d’une critique plus large du multilatéralisme. Et puis, bien sûr, il y a Donald Trump!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si vous êtes président d’un pays d’Amérique latine et que vous souhaitez que les États-Unis vous soutiennent dans la lutte contre le crime organisé, le développement de la coopération en matière de sécurité et l’accès aux renseignements et aux armes américaines, ou si vous souhaitez avoir davantage de poids pour faire annuler certains des droits de douane imposés par les États-Unis aux pays d’Amérique latine alors adopter une rhétorique pro-israélienne pourrait être un moyen relativement peu coûteux d’être perçu comme un allié par l’administration Trump»</em>, a expliqué Stuenkel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu lui-même doit affronter des élections en octobre. Les responsables de l’opposition soutiennent que le renversement de son gouvernement est indispensable pour restaurer l’image d’Israël et qu’une politique étrangère post-Netanyahu ne s’impliquera pas dans les querelles partisanes d’autres pays. <em>«Les relations extérieures d’Israël n’ont jamais été à un niveau aussi bas»</em>, a déclaré le mois dernier l’ancien Premier ministre Yaïr Lapid lors d’un sommet sur la sécurité en Israël. Il a toutefois exprimé l’espoir que<em> «le monde comprenne que le problème d’Israël ne vient pas du pays lui-même mais de son gouvernement»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alon Pinkas, ancien diplomate israélien et conseiller en politique étrangère de Shimon Peres et de l’ancien Premier ministre Ehud Barak, se montre plus sceptique. <em>«Depuis plus de quinze ans, Netanyahu a détruit l’image de marque et la valeur intrinsèque d’Israël. Sa politique, sa démagogie et sa servilité envers tous les autocrates ont non seulement dévalorisé Israël mais constituent une mutation toxique du sionisme. Les dommages et la dégradation qu’ils ont infligés à l’image d’Israël pourraient être irréparables»,</em> a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Etats-Unis &#8211; Israël &#124; Vance fustige le gouvernement Netanyahu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/20/etats-unis-israel-vance-fustige-le-gouvernement-netanyahu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 10:22:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Itamar Ben Gvir]]></category>
		<category><![CDATA[J. D. Vance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vance lance un avertissement d’une violence inédite aux Israéliens, les sommant de cesser leurs critiques de l’accord entre Washington et Téhéran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/20/etats-unis-israel-vance-fustige-le-gouvernement-netanyahu/">Etats-Unis &#8211; Israël | Vance fustige le gouvernement Netanyahu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 18 juin 2026 restera comme une date charnière dans l’histoire de l’alliance américano-israélienne. Ce jour-là, le vice-président américain J. D. Vance a lancé depuis la Maison-Blanche un avertissement d’une violence inédite aux dirigeants israéliens, les sommant de cesser leurs critiques contre l’accord signé entre Washington et Téhéran. En déclarant que Donald Trump était «le seul chef d’État au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël», Vance a posé un ultimatum clair : le soutien américain n’est plus inconditionnel, et ceux qui s’opposent à la stratégie trumpienne en payeront le prix.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-19279341"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-président américain ne mâche pas ses mots. Il vise directement les membres du gouvernement israélien qui ont osé critiquer l’accord-cadre signé la veille entre les États-Unis et l’Iran. Sa déclaration eut l’effet d’une onde de choc à travers tout le Proche-Orient&nbsp;: <em>«Donald Trump est le seul chef d’État au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël en ce moment précis. Et il se trouve qu’il est le chef d’État de la superpuissance mondiale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La phrase est lâchée, nette, sans filet. Vance poursuit, le regard dur : <em>«Si je faisais partie du cabinet du gouvernement israélien, je ne m’attaquerais pas au seul allié puissant qu’il vous reste dans ce monde.»</em>&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une charge violente et un ton direct inhabituellement dur pour un vice-président américain vis-à-vis d’Israël. En quelques secondes, les dépêches s’envolent. En Israël, les Unes des journaux du lendemain matin sont unanimes : l’Amérique de Trump a changé de logiciel.&nbsp;Le message de Vance&nbsp;a&nbsp;fait&nbsp;la&nbsp;une&nbsp;des&nbsp;journaux hébreux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rappel brutal de la dépendance : les deux tiers de vos armes sont américaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vance ne s’arrête pas à une simple mise en garde diplomatique. Il sort l’artillerie lourde, chiffres à l’appui&nbsp;: <em>«Lors des trois derniers mois, les deux tiers des armes défensives ayant protégé votre pays ont été fabriqués par des mains américaines et financés par l’argent des contribuables américains.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La phrase est un coup de semonce. Elle ne dit pas explicitement que l’aide sera coupée, mais elle en dessine la menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les dirigeants israéliens, le message est limpide : sans les États-Unis, la capacité de défense d’Israël s’effondre. Vance rappelle que cette dépendance n’est pas un simple détail technique, mais le principal levier de Washington. En choisissant de parler d’argent et d’armes plutôt que de valeurs partagées, le vice-président ancre le débat dans une logique transactionnelle, celle-là même qui caractérise la doctrine Trump depuis 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avertissement de Vance n’est pas un coup de sang isolé. Il s’inscrit dans une continuité. Trump lui-même n’a jamais caché son mépris pour certains dirigeants israéliens. Selon des révélations d’<em>Axios</em>, il avait traité Benjamin Netanyahu de <em>«effing crazy»</em> en privé, avant d&rsquo;ajouter : <em>«Israël aurait été rayé de la carte depuis longtemps si je ne m’y étais mêlé.»</em> Plus récemment, il a reproché à Israël ses frappes au Liban, estimant qu’elles nuisent à ses efforts de paix. La doctrine est claire : Trump considère qu’il a sauvé Israël, et que ce dernier lui doit obéissance en retour. Vance ne fait que traduire cette vision en langage diplomatique officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la violence de la sortie de Vance, il faut remonter à la veille. Le 17 juin, les États-Unis et l’Iran ont signé un protocole d’entente en 14 points, fruit de mois de négociations discrètes. Cet accord, qui prévoit une cessation immédiate des hostilités sur tous les fronts, dont le Liban, a provoqué la fureur des ministres israéliens d’extrême droite. Vance, qui s’est personnellement investi dans ce dossier,&nbsp;ne pouvait pas laisser ces critiques sans réponse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord-cadre prévoit la fin immédiate des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que la dilution du stock d’uranium hautement enrichi de Téhéran. Une période de 60 jours est ouverte pour parvenir à un accord définitif visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Mais le texte ne mentionne pas le programme de missiles balistiques iraniens, ni l’influence de Téhéran dans la région via ses proxys. Pour les ministres israéliens, c’est une trahison. Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité intérieure, et Bezalel Smotrich, ministre des Finances, ont immédiatement dénoncé un accord qui laisse l’Iran libre de poursuivre son développement militaire conventionnel. Leur colère est d’autant plus vive que l’accord prévoit que l’Iran pourrait développer un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars financé par les investissements des États du Golfe, une manne qui pourrait renforcer son influence régionale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9gYF6mNm10"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/vers-lintegration-des-armees-americaine-et-israelienne/">Vers l’intégration des armées américaine et israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vers l’intégration des armées américaine et israélienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/vers-lintegration-des-armees-americaine-et-israelienne/embed/#?secret=6UtmfXOF1C#?secret=9gYF6mNm10" data-secret="9gYF6mNm10" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Friction sur le dossier des missiles iraniens et sur l’occupation du Liban </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a annoncé son intention de maintenir une zone tampon étendue au Sud-Liban, malgré l’accord signé entre Washington et Téhéran. Cette décision, officialisée dans une nouvelle version de la <em>«zone tampon»</em>, est un défi direct à l’accord. Vance a répondu sans ambages : <em>«Les attaques contre les civils à Beyrouth sont inacceptables.»</em> Le message est clair : l’administration Trump ne tolérera pas qu’Israël sabote l’accord en poursuivant ses opérations militaires au Liban. C’est le deuxième point de friction concret, après le programme de missiles. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance n’est pas un simple exécutant dans cette affaire. Le sénateur Lindsey Graham l’avait qualifié d’<em>«architecte de l’accord»</em> avec l’Iran. Son implication personnelle est totale. Si l’accord-cadre échoue, c’est lui qui en portera la responsabilité politique. Les critiques israéliennes ne sont donc pas seulement une offense diplomatique, elles menacent directement sa crédibilité et son avenir politique. D’où la violence de sa réaction.&nbsp;Vance n’a pas attaqué Israël dans son ensemble. Il a soigneusement choisi ses cibles : les deux ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahu. En les prenant pour cible, il cherche à isoler la frange la plus dure du cabinet israélien et à diviser l’opinion publique.&nbsp;Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich sont les deux figures de proue de l’extrême droite israélienne. Le premier est connu pour ses positions ultranationalistes et son passé de colon radical. Le second dirige le parti Sionisme religieux et milite pour l’annexion de la Cisjordanie. Tous deux ont critiqué avec virulence l’accord avec l’Iran, accusant Trump de trahir Israël. Vance les a spécifiquement pris pour cible dans une interview au <em>New York Times</em>, les qualifiant implicitement d’irresponsables. En s’en prenant à eux, le vice-président américain cherche à les discréditer aux yeux de l’opinion israélienne et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La phrase la plus cinglante de Vance est sans doute celle-ci : <em>«Vous êtes un pays de 9 millions d&rsquo;habitants. Vous ne pouvez pas simplement régler chacun de vos problèmes de sécurité nationale à coups de morts.»</em> En rappelant à Israël sa vulnérabilité démographique face à ses voisins, et sa dépendance militaire vis-à-vis des États-Unis, Vance ne dit pas seulement qu’Israël a besoin des États-Unis ; il dit qu’Israël est trop petit et trop faible pour agir seul. Cette phrase, reprise en boucle par les médias israéliens, a provoqué une onde de choc dans la classe politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Netanyahu otage de son gouvernement et de la doctrine America First </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette tempête, Netanyahu a choisi la prudence. Dans une réponse soigneusement calibrée, il a appelé à préserver la <em>«relation vitale»</em> avec les États-Unis. <em>«Le combat n’est pas terminé, et d’autres défis nous attendent. Ils exigent du discernement, une défense résolue des intérêts sécuritaires d’Israël et, dans le même temps, la préservation de notre relation vitale avec les États-Unis»</em>, a-t-il déclaré. Cette position contraste avec la virulence de ses ministres d’extrême droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu est pris en tenaille : s’il soutient ses ministres, il s’aliène Washington ; s’il les désavoue, il fait voler en éclats sa coalition. Vance et Trump jouent précisément sur cette fracture interne pour imposer leur agenda. En isolant Ben Gvir et Smotrich, ils poussent Netanyahu à choisir son camp.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien à Israël n’apparaît plus inconditionnel sous l’ère Trump. C’est un changement majeur. Pendant des décennies, le soutien américain à Israël était un dogme bipartisan. Avec Trump, il devient conditionnel, transactionnel. La logique est simple : les contribuables américains paient environ 3,8 milliards de dollars par an à Israël via un protocole d’entente qui court jusqu’en 2028. Si Israël ne suit pas la ligne de Washington, pourquoi continuer à payer ? C’est le cœur de la doctrine <em>«America First»</em> appliquée à la diplomatie. Vance ne fait que mettre des mots sur cette réalité : l’amitié américaine a un prix, et ce prix est l’obéissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La menace de Vance n’est pas un simple exercice rhétorique. Elle repose sur des chiffres concrets et une réalité stratégique implacable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prix de la bienveillance, c’est la soumission  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le Council on Foreign Relations, les États-Unis ont fourni au moins 16,3 milliards de dollars d’aide militaire directe à Israël depuis les attaques du 7 octobre 2023. Depuis 1948, le montant total dépasse les 300 milliards de dollars, ajusté de l’inflation. Ces chiffres sont l&rsquo;argument principal des opposants à l&rsquo;aide inconditionnelle au Congrès. Chaque année, le débat sur le budget de l&rsquo;aide étrangère est l&rsquo;occasion de remettre en question cette manne. En rappelant ces chiffres, Vance donne des armes à ceux qui veulent conditionner l’aide à Israël. La menace est d’autant plus crédible que Trump a déjà montré par le passé qu’il n’hésitait pas à utiliser l’arme budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a annoncé son intention de maintenir une zone tampon étendue au Sud-Liban, malgré l’accord signé entre Washington et Téhéran. Vance a répondu que <em>«les attaques contre les civils à Beyrouth sont inacceptables»</em>. C’est le test ultime : si Netanyahu continue l’occupation du Sud-Liban, il défie directement l’accord signé par Trump. La conséquence pourrait être un gel de l’aide militaire américaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La phrase de Vance, <em>«Trump est le seul bienveillant envers Israël»</em>, est un chantage affectif et politique. Si Israël ne se plie pas à la <em>«bienveillance»</em> de Trump, il se retrouve seul face à l’Iran et ses alliés. La menace est explicite : sans nous, vous êtes vulnérables. C’est un piège redoutable. En se présentant comme le seul ami d’Israël, Trump assure que toute critique israélienne sera perçue comme une ingratitude, et que toute velléité d’indépendance sera punie. Le <em>«prix de la bienveillance»</em>, c&rsquo;est la soumission.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Iu12SqX51J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/">Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/embed/#?secret=1h9CMpOrLY#?secret=Iu12SqX51J" data-secret="Iu12SqX51J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/20/etats-unis-israel-vance-fustige-le-gouvernement-netanyahu/">Etats-Unis &#8211; Israël | Vance fustige le gouvernement Netanyahu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Fin de la guerre d’Iran &#124; Le fiasco de l’Amérique de Trump !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:21:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[JD Vance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réouverture du détroit d'Ormuz est devenue pratiquement l'unique objectif - et l'unique "gain" américain - de la guerre contre l'Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quoi aurait servi cette guerre d’Iran ? À part à renforcer les éléments les plus radicaux du régime de la République islamique et à renforcer la mainmise des Gardiens de la révolution sur le pays, elle n’a pas servi à grand-chose. Il n’y a eu que des dégâts sur les plans géopolitique, énergétique et économique. Tout cela pour aboutir à un statu quo ante, c’est-à-dire à la situation du 27 février, le jour précédant le déclenchement de la guerre. Les fanfaronnades de Trump ont accouché d’un sauve qui peut !</em></strong> <em>(Photo : La réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz est devenue pratiquement l&rsquo;unique objectif &#8211; et l&rsquo;unique « gain » américain &#8211; de la guerre contre l&rsquo;Iran). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18967096"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce par le président Donald Trump d’un accord avec l’Iran met fin à une guerre coûteuse mais laisse le régime en place et reporte la question nucléaire à de futures négociations, a écrit Michael Birnbaum, correspondant du <a href="https://www.washingtonpost.com/politics/2026/06/15/deal-with-iran-trump-settled-much-less-than-he-set-out-get/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> à la Maison-Blanche, ajoutant que Trump a entamé la guerre en promettant un changement de régime pour finalement aboutir à la réouverture du détroit d’Ormuz ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a lancé la fin de sa guerre contre l’Iran dimanche : <em>«Navires du monde, démarrez vos moteurs, que le pétrole coule!» </em>Mais cette nouvelle fanfaronnade ne trompe plus personne. L’homme est dans ses petits souliers. <em>&nbsp;</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour au statu quo</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime iranien restant au pouvoir, Trump s’est félicité du retour au statu quo du 27 février, la veille de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retour à une forme de statu quo était bien loin des objectifs initiaux de la guerre qui avait commencé par un engagement à faire tomber le régime.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les frappes qui ont tué le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aux premières heures de la guerre, Trump a déclaré aux Iraniens que le moment était venu de reprendre le contrôle de leur pays. Cependant, le soulèvement n’a pas eu lieu. Ces derniers mois, les dirigeants iraniens ont fait preuve de résilience face aux attaques féroces de la plus puissante armée de l’histoire. Ils ont fermé le détroit d’Ormuz, paralysant les marchés mondiaux de l’énergie, et ont creusé le fossé entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au point que le président américain a profité de la célébration de son 80<sup>e</sup> anniversaire pour dénoncer publiquement son allié israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En promouvant l’accord qui a mis fin aux combats, Trump et ses principaux conseillers ont affirmé que l’Iran s’était engagé à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Mais les dirigeants iraniens, qui ont pris des engagements similaires depuis des décennies, ont indiqué dimanche que les difficiles négociations concernant leur programme nucléaire étaient toujours en cours et ne débuteraient pas avant la levée du blocus naval américain de leurs ports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence de détails sur l’accord et face aux incertitudes persistantes concernant le nucléaire, les experts estiment qu’il est prématuré d’évaluer pleinement l’héritage d’un conflit qui a duré cinq semaines et demie de combats intenses, suivies de plus de deux mois d’une trêve fragile ayant épuisé les réserves mondiales de pétrole.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OZGzBFkHYe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/embed/#?secret=56TY3cFpcK#?secret=OZGzBFkHYe" data-secret="OZGzBFkHYe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">C’est Trump qui a reculé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’approche de Trump a changé. Au lieu d’exhorter les Iraniens à renverser leurs dirigeants, il privilégie désormais la négociation avec le régime honni. Le président a exclu toute action militaire susceptible de compromettre la paix, comme il l’a fait dimanche avec le Premier ministre israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une interview accordée au <em>Wall Street Journal</em> dimanche, Trump a déclaré avec sa mauvaise foi légendaire : <em>«En ce qui concerne un changement de régime, je n’y ai jamais été intéressé»</em>, ajoutant que les dirigeants iraniens actuels sont <em>«le troisième groupe avec lequel nous avons traité et le plus raisonnable jusqu’à présent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump et ses partisans affirment que la guerre a été un succès majeur, ayant éliminé de nombreux hauts responsables, porté un coup dur au programme nucléaire déjà fragilisé et décimé la marine du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-président J.D. Vance a déclaré dimanche à<em> Fox News </em>: <em>«Si les Iraniens respectent cet accord, cela changera fondamentalement le Moyen-Orient pour les 50 prochaines années. Cette région du monde est dans un état déplorable depuis toujours»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, certains experts du Moyen-Orient restent sceptiques, même avec un accord visant à mettre fin aux combats et à rouvrir le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si cet accord est appliqué tel quel, il laissera un régime répressif aux commandes en Iran, avec la plupart des moyens qu’il utilise pour menacer la région : missiles balistiques, drones et un réseau régional de groupes mandataires certes faibles mais néanmoins dangereux au Liban, en Irak et au Yémen»</em>, a déclaré Brian Katulis, chercheur au Middle East Institute.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Trump a en quelque sorte reculé. Il savait qu’il n’y avait pas d’options militaires viables, il a donc dû parvenir à un accord et les deux camps crieront victoire. C’est ce que nous verrons dans les quatre ou cinq prochains jours»</em>, a ajouté Katulis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Trump vantait les mérites de son accord, certains de ses plus fervents partisans, membres de la coalition des faucons anti-Iran, se demandaient si la fin des combats était la meilleure solution. L’animateur radio Mark Levine écrivait sur X : <em>«Cela fait des jours que je me demande pourquoi nous, le peuple, ne pouvons pas consulter ce fichu mémorandum d’entente ?»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Levine, qui avait discuté à plusieurs reprises de l’Iran avec Trump durant son second mandat, a ajouté : <em>«Franchement, je n’ai jamais rien vu de tel. Si ce mémorandum doit apporter la paix alors qu’il soit rendu public»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Lindsey Graham, un proche allié de Trump et le plus fervent soutien d’Israël au Congrès, a questionné les termes de l’accord, exprimant une <em>«certaine inquiétude»</em> quant aux différences entre les versions iranienne et américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié sur X, où il décrivait Vance comme <em>«l’architecte de l’accord»</em> et écrivait : <em>«Conformément à notre loi, tout accord nucléaire avec l’Iran sera soumis au Congrès pour examen et vote. J’ai hâte d’examiner la version finale»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran sait obtenir des concessions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants iraniens ont déclaré dimanche que les termes de l’accord ne seraient pas rendus publics avant sa signature vendredi 19 juin. Cette décision, bien que visant à protéger l’accord des pressions extérieures, pourrait également accroître le risque de son effondrement, les négociateurs s’efforçant toujours d’en finaliser les détails.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables politiques iraniens ont évité d’aborder la question nucléaire dimanche, se démarquant nettement de la position adoptée par les États-Unis. Ils ont laissé entendre qu’un allègement significatif des sanctions serait nécessaire avant qu’ils n’acceptent des concessions substantielles sur ce sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociateurs doivent désormais discuter de l’arrêt de l’enrichissement d’uranium ainsi que du sort des stocks actuels d’uranium hautement enrichi de l’Iran qui ont été constitués par Téhéran après le retrait de Trump de l’accord nucléaire conclu sous l’administration Obama en 2018.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Iran sait comment prolonger ces négociations et tenter d’obtenir des concessions au passage»</em>, a écrit Dan Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël lors de la signature de l’accord nucléaire de 2015. <em>«Il était possible qu’aucun accord ne soit conclu et que tout accord obtenu soit pire que ce que nous aurions pu obtenir par la voie diplomatique avant la guerre»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shapiro a abordé également une autre question sensible : <em>«L’ouverture du détroit d’Ormuz est le principal résultat de cet accord. L’Iran a transformé un levier théorique en un levier réel et puissant, imposant de lourdes pertes à l’économie mondiale et inquiétant fortement le président Trump»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KWPoC7ZcW9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/">Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/embed/#?secret=DCHdBzKURe#?secret=KWPoC7ZcW9" data-secret="KWPoC7ZcW9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Donald Trump &#124; Un pacifiste tout feu tout flamme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 08:23:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Donald Trump, ci-devant président du Conseil de paix, laisse aux Iraniens le choix du jour de leur... reddition.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/">Donald Trump | Un pacifiste tout feu tout flamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil de paix, la «machine à sous» de Donald Trump, est en hibernation par ces grandes chaleurs. La ferveur pacificatrice du «Père fondateur» est tombée aussi vite que son malin désir de laisser une trace dans l’Histoire. Son attachement à la paix s’est évaporé. Il est allé guerroyer loin de son pays natal, accompagné de son fidèle serviteur et son conseiller en stratégie militaire, Benjamin Netanyahu. Le premier ministre israélien souffle le vent et la «Furie épique» en direction de son maître.&nbsp;Un tandem qui rappelle un autre, de si triste mémoire, Hitler et Mussolini. </em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-18830859"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de paix est un subterfuge avec un vice caché. Le cynisme du président Trump n’a pas d’égal. L’année dernière, il a raté le Nobel de la Paix ; cette fois-ci, il va user de tout son poids pour la prochaine édition. Le Conseil de sécurité des Nations unies lui a décerné un blanc-seing, pourquoi pas une poignée d’académiciens ? Ses sbires vont lui orchestrer une campagnedigne de son rang et de son désir ardent de toucher le gros lot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vendredi, samedi ou dimanche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne sont ni les Journées du patrimoine, ni un long week-end, mais des journées d’ascension vers l’au-delà, spécialement choisies par le président américain, ci-devant président du Conseil de paix, qui promettait il y a peu de rayer l’Iran de la carte et d’en finir avec une civilisation vieille de 5000 ans. Ce n’est pas une diversion, son hésitation est le signe du doute sur les capacités militaires américaines à faire plier l’Iran et le pousser à accepter la Pax Americana.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a choisi sa ligne de défense : la riposte du coup par coup sur le champ de bataille et par le verbe sur le tapis vert des pourparlers. La République islamique, qui respire toujours, malgré le déluge de feu qu’elle a essuyé ces derniers mois, reste ferme sur son programme nucléaire. Trump prend le monde entier en témoin pour nous faire croire qu’il offre aux Iraniens une échappatoire. Un temps pour la réflexion et un temps pour la reddition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Irrespectueux des trois religions monothéistes, mais conscient des exigences confessionnelles, le président américain propose une guerre à choix multiples : vendredi ou samedi ou dimanche. Les musulmans doivent cocher la case du vendredi. Par <em>Allah</em>, le ciel va leur tomber sur la tête, malédiction que Abraracourcix, le chef Gaulois, craignait le plus. Jour du seigneur, jour de prières et de piété chez les Mahométans. Prier dans le silence sans crier <em>Allah Akbar</em>, pour ne pas être pris pour un terroriste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa grande bonté, le président américain a laissé aux Iraniens deux autres cases à cocher, samedi et dimanche, libres à eux de choisir le jour pour se faire livrer par la voie des airs comme par mer et par terre toute sorte d’objets brûlants : bombes, missiles, explosifs… Ils ont l’embarras du choix.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NsP09TpccW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/">L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/embed/#?secret=g11UJCqv1H#?secret=NsP09TpccW" data-secret="NsP09TpccW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Souviens-toi du jour du shabbat </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mêmes minoritaires, entre dix mille et quinze mille individus, les Juifs iraniens font de la résistance. Ils ont préféré rester chez eux en Iran plutôt que d’émigrer vers les Etats-Unis ou Israël comme bon nombre de leurs congénères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays réputé pour son aversion pour Israël, les Juifs iraniens, <em>yahudi</em>, observent leurs traditions, possèdent leurs synagogues, leurs cimetières, leurs restaurants casher, et même une bibliothèque juive. Leurs enfants étudient dans des écoles hébraïques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Juifs iraniens ont un siège à l’Assemblée consultative islamique d’Iran. Chose que beaucoup de gens ignorent, parce que l’information est occultée par des médias au service de l’obscurantisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le s<em>habbat </em>est un jour d’abstinence chez les juifs, du vendredi soir jusqu’au samedi soir. Ils prennent ainsi le relais aux musulmans. Jour que probablement choisira Trump pour cracher son déluge de feux et de flammes sur l’Iran et gâcher leur quiétude. La mort ne fait pas dans la dentelle. Trump en a voulu autrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour qui sonne le glas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre huit cent mille à un million d’Iraniens chrétiens vivent encore sur les terres de leurs ancêtres. Minorité religieuse reconnue sur le plan de la constitution. Les chrétiens disposent de 3 sièges au Parlement iranien. Leur nombre ne cesse de croître dans le pays. Dimanche est le jour du Seigneur, mais ils doivent rester vigilants. Les assises des églises risquent de trembler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple iranien, avec toutes ses composantes ethniques, religieuses et linguistiques, ne sera épargné ni le vendredi, ni le samedi, ni le dimanche. A quel saint se vouer se demandent les Iraniens ? Le jour où le grand manitou yankee décide de reprendre les bombardements, c&rsquo;est le peuple iranien tout entier qui est visé. L’attaque, annoncée d’avance, ne sera ni une attaque surprise, ni une attaque d’envergure. Les Iraniens ont eu assez de temps pour s’y préparer. Elle va perturber la vie des Iraniens indépendamment de leurs convictions religieuses. Quand les bombes explosent, ou quand les missiles touchent leurs cibles, c’est toute la population iranienne qui est agressée, quelle que soit leur confession ou leur jour de piété.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Fonctionnaire à la retraite.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iEfQAwfvfQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=003Do7jiEM#?secret=iEfQAwfvfQ" data-secret="iEfQAwfvfQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 07:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La divulgation par les Israéliens de la visite de Benjamin Netanyahu aux Emirats a irrité les Émiratis qui l’ont démentie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mercredi 13 mai 2026 que ce dernier avait effectué une visite secrète aux Émirats arabes unis fin mars en pleine guerre contre l’Iran. La divulgation de cette visite par les Israéliens a irrité les Émiratis qui l’ont démentie ! <a href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/05/reckless-act-netanyahu-sparks-uae-fury-claiming-secret-visit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Monitor</a> indique qu’après la révélation de cette visite par les médias israéliens, le bureau du Premier ministre a publié un communiqué confirmant le voyage et le qualifiant de «percée historique dans les relations entre Israël et les Émirats arabes unis».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18782907"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Netanyahu de révéler cette visite dans un pays voisin de l’Iran en pleine guerre régionale –qui a éclaté suite à la décision conjointe du Premier ministre israélien et du président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran le 28 février– semble avoir eu pour but de détourner l’attention de l’opinion publique israélienne de ses difficultés politiques intérieures et de marquer des points politiques avant une campagne électorale cruciale cet automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid -ce dernier étant désormais chef de l’opposition- ont formé une alliance, accentuant la pression sur Netanyahu avant les élections prévues en octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sondage publié mardi par la chaîne de télévision publique israélienne Kan a révélé que la nouvelle alliance entre Bennett et Lapid, qui est baptisée BeYakhad (Ensemble) est le seul bloc politique actuellement capable de concurrencer sérieusement le Likoud de Netanyahu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sondage indique que si des élections avaient lieu aujourd’hui, l’alliance Bennett-Lapid remporterait 25 sièges, soit un de moins que le Likoud, et serait mieux placée pour former une coalition gouvernementale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TxAI6OqjT6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=4QBLBEdakR#?secret=TxAI6OqjT6" data-secret="TxAI6OqjT6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">«Un acte irresponsable» </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien diplomate israélien de haut rang a déclaré à <em>Al-Monitor</em>, sous couvert d’anonymat : <em>«Révéler cette visite était un acte irresponsable. Cela a causé un préjudice considérable aux Émirats arabes unis et à la crédibilité d’Israël auprès de ses alliés, pour un gain politique et médiatique marginal et à court terme»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Trahir son allié le plus important dans la région pour un demi-point médiatique est sidérant»</em>. Cela a produit l’effet inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats a réagi jeudi par un communiqué inhabituellement ferme niant la visite : <em>«Les allégations concernant des visites non annoncées sont sans fondement, à moins qu’elles ne proviennent des autorités officielles compétentes des Émirats arabes unis»</em>. Le communiqué ajoute :<em> «Les Émirats arabes unis affirment que leurs relations avec Israël relèvent de relations publiques menées dans le cadre des accords d’Abraham, bien connus et officiellement déclarés, et ne reposent pas sur des arrangements opaques ou informels»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat au sujet des répercussions de la crise, a déclaré : <em>«Netanyahu est fini là-bas. Ils ont enfin compris à quel point il n’est pas fiable. Depuis le début de la guerre, les relations s’étaient approfondies, et maintenant tout est détruit»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accords d’Abraham et renforcement des liens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2020, à la fin de son premier mandat, Trump a négocié les accords d’Abraham, établissant des relations entre Israël et Bahreïn, le Maroc, le Soudan et les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette normalisation, les Émirats ont résisté aux pressions visant à inviter Netanyahu pour une visite officielle. Après sa défaite aux élections de 2021, Abou Dhabi a accueilli son successeur Naftali Bennett en décembre de la même année, lui réservant un accueil public chaleureux et une rencontre avec le président émirati Mohammed ben Zayed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lapid s’est également rendu aux Émirats en 2021 en tant que ministre des Affaires étrangères, puis y est retourné en 2025 comme chef de l’opposition. Parallèlement, le président israélien Isaac Herzog a effectué plusieurs visites à Abou Dhabi, témoignant du développement des relations bilatérales et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son retour au pouvoir en janvier 2023, Netanyahu a sollicité à plusieurs reprises une invitation aux Émirats, mais ses efforts ont été contrariés par les événements du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la guerre contre l’Iran –notamment l’assassinat de dirigeants clés, les dommages causés aux programmes nucléaire et balistique iraniens et le renforcement de la coopération sécuritaire avec les Émirats– a apparemment amélioré la position de Netanyahu à Abou Dhabi.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2a3rwVZvQa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/">Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/embed/#?secret=PMLRjSfh73#?secret=2a3rwVZvQa" data-secret="2a3rwVZvQa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Coopération à des niveaux sans précédent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les Émirats aient publiquement critiqué certaines actions d’Israël contre l’Iran durant le conflit actuel, la coopération en coulisses aurait atteint des niveaux sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a déployé ses systèmes de défense aérienne les plus performants aux Émirats ainsi que du personnel militaire afin de contribuer à l’interception des missiles iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> a également rapporté qu’Israël avait fourni aux Émirats une version de son système de défense aérienne laser Iron Beam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur des États-Unis en Israël, le pasteur évangélique Mike Huckabee, a confirmé mardi 12 mai qu’Israël avait envoyé une batterie du système Dôme de fer, ainsi que des technologies de défense avancées et des experts militaires, pour assister les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplomate du Moyen-Orient a déclaré à <em>Al-Monitor</em> sous couvert d’anonymat : <em>«Israël a pratiquement mis toutes ses capacités à la disposition des Émirats arabes unis et cela a fonctionné jusqu’à cet acte de vantardise inapproprié»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tout s’est (momentanément) effondré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un haut responsable israélien : <em>«Ce qui est véritablement inquiétant, c’est que les relations s’étaient renforcées pendant toute la guerre et que la position de Netanyahu aux Émirats s’était même accrue. Il était sur le point de recevoir une invitation officielle pour une visite d’État»</em>. Il a ajouté : <em>«Malgré les réserves que Mohammed Ben Zayed avait exprimées à son sujet, il semblait que la glace avait enfin été brisée. Or, tout s’est à nouveau effondré»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien chef de cabinet de Netanyahu Zeev Agman a réagi au démenti émirati concernant la visite en confirmant qu’il avait accompagné Netanyahu et que l’accueil était exceptionnel. Agman a écrit sur sa page Facebook : <em>«Le Premier ministre a été reçu à Abou Dhabi avec les honneurs. Le cheikh a témoigné un grand respect au Premier ministre et l’a personnellement conduit de l’avion au palais dans sa propre voiture. Les accords conclus lors de cette visite extraordinaire resteront gravés dans les mémoires»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fuites médiatiques qui ont incité le bureau de Netanyahu à publier ce communiqué indiquaient également que le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet, David Zini, s’étaient rendus aux Émirats pendant la guerre. Barnea s’y était rendu au moins à deux reprises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, la chaîne de télévision publique Kan a rapporté que le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, s’était lui aussi rendu aux Émirats pendant la guerre pour rencontrer Mohammed Ben Zayed et de hauts responsables de la sécurité émiratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien a déclaré : <em>«Après le début des fuites, le bureau du Premier ministre aurait simplement dû garder le silence, comme c’est l’usage dans ce genre de situation. Mais il n’a pas pu s’en empêcher»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Les Émirats publient rarement des démentis aussi catégoriques. Cela témoigne de l’ampleur de la colère et du sentiment de trahison. Révéler une telle chose en pleine guerre alors que les Émirats sont en conflit direct avec l’Iran et continueront d’en subir les conséquences par la suite, est inconcevable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources politiques s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès d’<em>Al-Monitor</em>, le cabinet de Netanyahu a tenté d’organiser une visite officielle aux Émirats après la divulgation du voyage. <em>«Ils ont essuyé un refus catégorique, voire un affront»</em>, a déclaré une source politique israélienne proche du dossier. <em>«Le simple fait qu’ils aient osé solliciter une visite officielle après tous ces dégâts est sidérant»</em>, a ajouté la source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agit-il d’un dommage temporaire ou d’une rupture stratégique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre Israël et les Émirats ont résisté à de multiples crises régionales et guerres depuis leur normalisation il y a plus de six ans et les deux parties semblaient désireuses de les renforcer davantage. Abou Dhabi avait également manifesté son intérêt pour participer aux efforts de reconstruction et de stabilisation de Gaza. <em>«À l’heure actuelle, ils sont furieux et ne veulent plus entendre parler de Netanyahu»</em>, a déclaré la source politique israélienne. <em>«Nous ne pouvons qu’espérer qu’il s’agit d’un dommage tactique et temporaire et non d’une rupture stratégique»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources diplomatiques à Abou Dhabi, les chances que Netanyahu effectue une visite officielle aux Émirats avant les élections israéliennes d’octobre semblent extrêmement minces. Toutefois, s’il remporte les élections, Mohammed Ben Zayed pourrait se trouver confronté à un dilemme délicat.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w9Th3bdhK9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=KcCkHb2VUi#?secret=w9Th3bdhK9" data-secret="w9Th3bdhK9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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