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	<title>Archives des demandeurs d’asile - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des demandeurs d’asile - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Blocus naval &#124; L’Italie va refouler les migrants vers les «Etats partenaires»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/blocus-naval-litalie-va-refouler-les-migrants-vers-les-etats-partenaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 12:11:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[demandeurs d’asile]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Italie va interdire l’accès des bateaux de migrants à son territoire et à débarquer ces derniers dans des pays comme la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/blocus-naval-litalie-va-refouler-les-migrants-vers-les-etats-partenaires/">Blocus naval | L’Italie va refouler les migrants vers les «Etats partenaires»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le gouvernement italien de droite a préparé un vaste projet de loi sur l’immigration qui, pour la première fois depuis les années 1990, autorise officiellement la Marine et la Garde côtière à interdire l’accès des bateaux de migrants aux eaux territoriales et à débarquer les personnes secourues dans des pays tiers jugés «sûrs», dont la Tunisie, qui coopère bien dans ce domaine.</em></strong></p>



<span id="more-18348980"></span>



<p>Le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a déclaré aux journalistes après le conseil des ministres de jeudi dernier que cette mesure – rapidement qualifiée de <em>«blocus naval»</em> – vise à s’aligner sur le nouveau <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/des-regles-dexpulsion-vers-les-pays-surs-dont-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pacte européen sur l’asile et la migration</a>, qui entrera en vigueur en juin 2026.</p>



<p>Selon le projet de loi, les demandeurs d’asile interceptés à moins de 24 milles nautiques des côtes italiennes pourraient être transférés vers des États partenaires comme l’Albanie ou la Tunisie pour le traitement de leurs demandes de protection, rapportent des <a href="https://www.visahq.com/fr/news/2026-02-05/it/italy-prepares-naval-blockade-powers-in-new-immigration-bill/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médias</a>.</p>



<p>Le gouvernement Giorgia Meloni soutient que ce traitement en mer dissuadera les réseaux de passeurs tout en allégeant la pression sur les centres d’accueil saturés en Sicile et en Calabre.</p>



<p>Les ONG de défense des droits humains ont déjà annoncé des recours juridiques, invoquant de possibles violations du principe de non-refoulement inscrit dans le droit européen et la Convention de Genève de 1951.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wclbdLn090"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/des-regles-dexpulsion-vers-les-pays-surs-dont-la-tunisie/">Des règles d’expulsion vers les «pays sûrs» dont la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des règles d’expulsion vers les «pays sûrs» dont la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/des-regles-dexpulsion-vers-les-pays-surs-dont-la-tunisie/embed/#?secret=XFT6W9AYND#?secret=wclbdLn090" data-secret="wclbdLn090" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/blocus-naval-litalie-va-refouler-les-migrants-vers-les-etats-partenaires/">Blocus naval | L’Italie va refouler les migrants vers les «Etats partenaires»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>HRW &#124; «La Tunisie doit cesser de criminaliser l&#8217;activité des ONG»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/hrw-la-tunisie-doit-cesser-de-criminaliser-lactivite-des-ong/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 11:48:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellah Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrazek Krimi]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil tunisien pour les réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[demandeurs d’asile]]></category>
		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Djemali]]></category>
		<category><![CDATA[Saadia Mosbah]]></category>
		<category><![CDATA[Saloua Ghrissa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>HRW appelle les autorités en Tunisie à cesser de criminaliser l'activité légitime des organisations indépendantes.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/hrw-la-tunisie-doit-cesser-de-criminaliser-lactivite-des-ong/">HRW | «La Tunisie doit cesser de criminaliser l&rsquo;activité des ONG»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plusieurs employés du Conseil tunisien pour les réfugiés (CTR) sont jugés ce 24 novembre 2025, dans un contexte de répression accrue contre les organisations de la société civile en Tunisie, a déclaré <a href="https://www.hrw.org/news/2025/11/24/tunisia-abusive-prosecutions-of-refugee-group">Human Rights Watch</a> aujourd&rsquo;hui. «Les autorités tunisiennes doivent abandonner les charges infondées, libérer les deux employés détenus et cesser de criminaliser l&rsquo;activité légitime des organisations indépendantes», souligne l’organisation dans le communiqué ci-après.</em></strong> <em>(Ph. Mustapha Djemali)</em>. </p>



<span id="more-17969173"></span>



<p>Les autorités tunisiennes ont fermé le Conseil, gelé ses comptes bancaires et poursuivent six de ses employés pour leur travail d’assistance aux demandeurs d’asile et aux réfugiés en tant que partenaire du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).</p>



<p>Parmi ces six personnes figurent le fondateur et directeur, Mustapha Djemali, et le chef de projet, Abderrazek Krimi. Ils encourent jusqu’à 23 ans de prison s’ils sont reconnus coupables des accusations infondées de facilitation de l’entrée et du séjour irréguliers de ressortissants étrangers en Tunisie. L’un des employés n’a pas encore été jugé, la procédure devant la Cour de cassation étant en cours.</p>



<p><em>«Le Conseil tunisien pour les réfugiés a mené un travail de protection essentiel en faveur des réfugiés et des demandeurs d’asile, en collaborant légalement avec des organisations internationales accréditées en Tunisie»</em>, a déclaré Bassam Khawaja, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Poursuivre une organisation par des poursuites judiciaires abusives criminalise un travail d’assistance crucial et prive les demandeurs d’asile du soutien dont ils ont désespérément besoin.»</em></p>



<p>Le procès, qui se tient devant le tribunal de première instance de Tunis, est le premier intenté contre une organisation de la société civile depuis l’arrestation de plusieurs employés d’ONG entre mai et décembre 2024. Il intervient dans un contexte de répression sans précédent de l’espace civique en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Travailleurs humanitaires assimilés à des malfaiteurs</h2>



<p>Le Conseil tunisien pour les réfugiés (CTR), créé en 2016, effectuait un premier tri des demandes d’asile pour le compte du HCR. Il fournissait également un hébergement d’urgence et une assistance médicale aux réfugiés et demandeurs d’asile.</p>



<p>Le 2 mai 2024, le CTR a lancé un appel d’offres public auprès d’hôtels tunisiens pour ces services, provoquant une vive polémique sur les réseaux sociaux et parmi les parlementaires, dans un contexte de répression anti-migrants. Le lendemain, la police a perquisitionné le siège du CTR à Tunis, a dissous l’organisation et a arrêté Djemali. Le 4 mai, Krimi a été arrêté. Tous deux sont en détention provisoire depuis.</p>



<p>Le 7 mai 2024, un porte-parole du tribunal a déclaré que le parquet avait inculpé les dirigeants d’une organisation non identifiée de <em>«constitution d’une association de malfaiteurs en vue de faciliter l’entrée illégale de personnes en Tunisie»</em>. Cette accusation est liée à un <em>«appel d’offres adressé aux établissements hôteliers tunisiens pour l’hébergement de migrants africains»</em>, publié <em>«sans concertation avec les autorités sécuritaires et administratives»</em>.</p>



<p>Le même jour, un juge d&rsquo;instruction a ordonné la détention provisoire de Djemali et Krimi dans l’attente de l’enquête, en vertu des articles 38, 39 et 41 de la loi n° 40 de 1975, pour <em>«avoir fourni des informations, planifié, facilité ou assisté… l’entrée ou la sortie illégale d’une personne du territoire tunisien», «hébergé des personnes entrant ou sortant illégalement du territoire tunisien»</em> et <em>«participé à une organisation ou entente»</em> en vue de commettre ces infractions. Entre mai et juin 2024, les autorités ont également gelé les comptes bancaires du conseil et ceux de Djemali et Krimi.</p>



<p>Le 30 avril 2025, le juge d’instruction a formellement inculpé les six employés en vertu de la loi de 1975. Le 3 juin, la chambre d’accusation a élargi les charges pour y inclure l’article 42 de cette même loi, qui prévoit à lui seul une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.</p>



<p>Human Rights Watch a examiné l’ordonnance de clôture du juge et a conclu que les accusations étaient fondées exclusivement sur le travail légitime du conseil, qui opérait légalement en Tunisie et était financé presque exclusivement par le HCR.</p>



<p>Bien que les bénéficiaires du conseil soient des demandeurs d’asile et des réfugiés enregistrés auprès du HCR en Tunisie, le juge d’instruction a estimé que les activités de l’organisation constituaient un soutien aux migrants sans statut régulier <em>«afin de faciliter leur installation dans le pays»</em>.</p>



<p>L’ordonnance de clôture fait référence à des activités telles que l’hébergement et l’aide financière aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, activités courantes du HCR dans de nombreux pays et souvent menées par des partenaires opérationnels.</p>



<p>Djemali, un Suisse-Tunisien de 81 ans, n’a été entendu qu’une seule fois par le juge d’instruction pendant sa détention provisoire. Atteint de la maladie de Horton, une inflammation des artères, il n’a pas reçu, depuis septembre 2024, des autorités pénitentiaires malgré plusieurs demandes, un traitement adéquat, selon sa famille. Le juge a rejeté six demandes de mise en liberté provisoire pendant sa détention, ont-ils ajouté.</p>



<p>Les poursuites abusives et la fermeture du Conseil tunisien pour les réfugiés s’inscrivent dans une répression plus large de la société civile en Tunisie, a déclaré Human Rights Watch. Entre mai et décembre 2024, les forces de sécurité ont également arrêté au moins six autres personnes travaillant pour des organisations non gouvernementales en raison de leur action contre les discriminations ou de leur assistance aux réfugiés, demandeurs d’asile et migrants. Parmi elles figurent <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/10/saadia-mosbah-ecrit-de-sa-prison-%e2%94%82-je-suis-une-femme-debout/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Saadia Mosbah</a>, éminente défenseure des droits humains et présidente de l’association antiraciste Mnemty (Mon Rêve) ; <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/medenine-le-crldht-demande-la-liberation-dabdallah-said/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdallah Saïd</a>, président des Enfants de la Lune ; <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/11/ai-denonce-la-repression-des-defenseur%c2%b7e%c2%b7s-des-migrant%c2%b7e%c2%b7s-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Saloua Ghrissa</a>, présidente de l&rsquo;Association pour la promotion du droit à la différence ; et trois employés actuels et anciens de l’organisation Terre d’Asile Tunisie. Tous sont en détention provisoire depuis lors.</p>



<p>Les autorités ont quasiment mis fin à l’assistance et à la protection des réfugiés et demandeurs d’asile en Tunisie. Outre le ciblage et la fermeture des organisations apportant un soutien, les autorités ont ordonné au HCR, en juin 2024, de suspendre le traitement des demandes d’asile sous prétexte que la Tunisie cherchait à établir un système national d’asile. Or, le pays ne dispose toujours pas de cadre juridique national en matière d’asile. De ce fait, les demandeurs d’asile se retrouvent dans un vide juridique, privés de protection internationale, et exposés aux risques d’arrestation et d’expulsion arbitraires.</p>



<p>Les autorités tunisiennes ont également ciblé plusieurs autres organisations de la société civile par le biais d’enquêtes financières ou pénales, d’un renforcement du contrôle administratif et financier, de restrictions bancaires arbitraires et de suspensions temporaires. Depuis juillet, au moins 15 associations enregistrées en Tunisie ont fait l’objet d’une suspension ordonnée par un tribunal, certaines sans préavis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les demandeurs d&rsquo;asile ont droit à la protection </h2>



<p>La Tunisie est un État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui garantissent les droits à la liberté d’association, à la protection contre l’arrestation ou la détention arbitraires et à un procès équitable.</p>



<p>La Charte africaine protège également le droit de demander et d’obtenir l’asile en cas de persécution, et la Constitution tunisienne de 2014 garantit le droit d’asile politique. La Tunisie est partie aux conventions de 1951 des Nations Unies et de 1969 de l’Organisation de l’unité africaine relatives au statut des réfugiés, qui protègent les droits des réfugiés et des demandeurs d’asile. Ces conventions interdisent notamment de sanctionner les personnes en situation irrégulière (entrée ou séjour) qui se présentent rapidement aux autorités, et proscrivent l’interdiction absolue du refoulement, c’est-à-dire le renvoi vers un lieu où elles risquent d’être persécutées.</p>



<p><em>«Au lieu de criminaliser le travail des associations et d’emprisonner les défenseurs des droits humains sous de faux prétextes, les autorités tunisiennes devraient collaborer étroitement avec la société civile pour le bien de tous les citoyens»</em>, a déclaré Khawaja. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«La répression généralisée contre la société civile nuit non seulement aux personnes employées par les organisations visées, mais aussi à celles qui bénéficient de leur travail.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Akb6OJcYvZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/11/ai-denonce-la-repression-des-defenseur%c2%b7e%c2%b7s-des-migrant%c2%b7e%c2%b7s-en-tunisie/">AI dénonce la «répression» des défenseur·e·s des migrant·e·s en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« AI dénonce la «répression» des défenseur·e·s des migrant·e·s en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/11/ai-denonce-la-repression-des-defenseur%c2%b7e%c2%b7s-des-migrant%c2%b7e%c2%b7s-en-tunisie/embed/#?secret=ZAlZDEfrk6#?secret=Akb6OJcYvZ" data-secret="Akb6OJcYvZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/hrw-la-tunisie-doit-cesser-de-criminaliser-lactivite-des-ong/">HRW | «La Tunisie doit cesser de criminaliser l&rsquo;activité des ONG»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie │ La famille de Mustapha Djemali appelle à «une intervention plus ferme de la Suisse»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/tunisie-%e2%94%82-la-famille-de-mustapha-djemali-appelle-a-une-intervention-plus-ferme-de-la-suisse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 08:10:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mornaguia]]></category>
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		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[Yusra Djemali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La famille de Mustapha Djemali dénonce sa «détention arbitraire» en Tunisie et demande «une intervention diplomatique plus ferme de la Suisse».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/tunisie-%e2%94%82-la-famille-de-mustapha-djemali-appelle-a-une-intervention-plus-ferme-de-la-suisse/">Tunisie │ La famille de Mustapha Djemali appelle à «une intervention plus ferme de la Suisse»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mustapha Djemali, le Suisso-Tunisien, ex-haut responsable au sein du Haut-Commissariat de l’Onu pour les réfugiés (UNHCR), est incarcéré depuis un an en Tunisie. Sa famille, établie à Genève, dénonce une «détention arbitraire» et demande «une intervention diplomatique plus ferme de la Suisse».</em></strong></p>



<span id="more-16557107"></span>



<p>Dans un article intitulé <em>«Un travailleur humanitaire suisse de 81 ans croupit dans une prison tunisienne»</em>, <em><a href="https://www.tdg.ch/tunisie-un-travailleur-humanitaire-suisse-de-81-ans-emprisonne-160737195174?fbclid=IwY2xjawKSehtleHRuA2FlbQIxMQBicmlkETFSRmhJbk5RdFZXZkpJaDJUAR5n45IGParKjpQomzzldPp_obO7XK0IKaQcVlGinlbtm42YFfAmqENv4X16dQ_aem_jyUhT12g8Eql-V2lXO5eBw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Tribune de Genève</a></em> revient sur la situation de ce travailleur humanitaire de 81 ans dont l’ONG, le <a href="https://www.facebook.com/ctrefugees/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conseil tunisien pour les réfugiés (CTR)</a>, a pour mission, comme son nom l’indique, de porter assistance aux réfugiés en Tunisie. Et c’est ce que les autorités judiciaires tunisiennes lui reprochent, estime le journal, citant les membres de la famille du prévenu, établis dans la capitale suisse, et qui passent leur temps à faire des allers et retours entre Tunis et Genève, tout en espérant, malgré tout, un dénouement positif de cette affaire.</p>



<p><em>«</em><em>Mustapha Djemali a été arrêté alors que l’organisation qu’il a fondée en 2016 avait lancé un appel d’offres auprès de prestataires de services hôteliers afin de trouver un hébergement destiné à des demandeurs d’asile. Sur fond de xénophobie, l’affaire avait provoqué une campagne de dénigrement de l’action humanitaire en Tunisie. Le CTR s’est aussi vu soupçonné de </em><em>‘‘</em><em>corruption</em><em>’’</em><em>»</em>, écrit <em>La Tribune de Genève</em>.</p>



<p>La fille du détenu, Yusra Debonneville Djemali, actuellement en Tunisie, est très inquiète. Elle a déclaré au journal suisse à propos de la situation de son père dans la prison de Mornaguia: <em>«Il a perdu 35 kilos en un an, il souffre d’une maladie qui nécessite des médicaments précis, auxquels il n’a pas droit. Cela fait un an qu’on se bat pour sa libération et, au moins, dans l’urgence, le respect de ses droits en prison, mais rien n’y fait. Même l’ambassade de Suisse en Tunisie ne parvient pas à obtenir le minimum vital.»</em></p>



<p><em>«Nous essayons d’apporter à notre père un minimum de réconfort et nous continuons de nous battre avec un avocat tunisien pour obtenir sa libération</em><em>»</em>, a encore souligné Yusra Djemali. Et de conclure: <em>«</em><em>Nous sommes très inquiets pour sa santé, il faut que ce cauchemar se termine au plus vite.»</em><em></em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/tunisie-%e2%94%82-la-famille-de-mustapha-djemali-appelle-a-une-intervention-plus-ferme-de-la-suisse/">Tunisie │ La famille de Mustapha Djemali appelle à «une intervention plus ferme de la Suisse»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Révélation: Israël utilise les migrants africains comme mercenaires à Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/revelation-israel-utilise-les-migrants-africains-comme-mercenaires-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 06:06:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[armée israélienne]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14002074</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'armée israélienne fait du chantage aux demandeurs d’asile africains pour les utiliser comme boucliers humains dans sa guerre génocidaire à Gaza. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/revelation-israel-utilise-les-migrants-africains-comme-mercenaires-a-gaza/">Révélation: Israël utilise les migrants africains comme mercenaires à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Décidément, Israël rivalise d’imagination dans le recours aux méthodes de voyous. <a href="https://www.haaretz.com/opinion/editorial/2024-09-16/ty-article/recruiting-african-asylum-seekers-for-gaza-war-is-new-despicable-low-for-israel/00000191-f729-db99-adfb-f7eb00c80000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz </a>a révélé que les autorités israéliennes font du chantage aux demandeurs d’asile africains qui sont contraints d’être exploités par l’armée israélienne dans sa guerre génocidaire à Gaza en contrepartie de la régularisation de leur situation. Le journal israélien qui a révélé le scandale considère qu’Israël est en train de créer son propre corps Wagner faisant ainsi allusion au célèbre groupe de mercenaires russes. </em></strong><em>(Illustration: demandeurs d&rsquo;asile érythréens manifestant à Tel-Aviv).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14002074"></span>



<p><em>«Aucun Israélien doté de conscience ne peut ne pas être choqué par la nouvelle selon laquelle les services de sécurité utilisent des demandeurs d’asile venus d’Afrique pour accomplir des tâches diverses dans la bande de Gaza en échange d’une aide pour obtenir le statut de résident permanent en Israël</em>», écrit le comité éditorial du journal. </p>



<p><em>Haaretz</em> poursuit: <em>«Le sens est clair: Israël est en train de créer son propre corps Wagner. La Russie a utilisé une armée mercenaire composée de milliers de prisonniers qui ont été graciés et libérés de prison en échange d’un service militaire privé. En Israël, l’extorsion criminelle s’adresse au groupe de population le plus vulnérable à savoir les demandeurs d’asile venus d’Afrique: Effectuez des missions mettant votre vie en danger dans une armée qui n’est pas votre armée, dans une guerre qui n’est pas votre guerre, et vous obtiendrez des permis de résidence.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Notre vie est plus importante que la leur»</em></h2>



<p>Le journal israélien rappelle que cette nouvelle rejoint les révélations sur l’utilisation par l’armée israélienne de civils palestiniens kidnappés au hasard comme boucliers humains dans les tunnels de Gaza. Ces Palestiniens sont envoyés dans les tunnels menottés après que l’armée israélienne ait fixé des caméras sur leurs corps et ainsi ils trouvent les ouvertures à la place des chiens de l’unité canine Okatz dont beaucoup ont été tués pendant la guerre. Au moins, un Palestinien a été tué dans ce type d’opération. <em>«Notre vie est plus importante que la leur»</em>, a déclaré un commandant de Tsahal. Il ressort du rapport que la haute direction de l’armée est consciente de cette pratique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1iaY8rVWAg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/16/gaza-israel-utilise-des-civils-palestiniens-comme-boucliers-humains/">Gaza : Israël utilise des civils palestiniens comme boucliers humains</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza : Israël utilise des civils palestiniens comme boucliers humains » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/16/gaza-israel-utilise-des-civils-palestiniens-comme-boucliers-humains/embed/#?secret=fKaWgwITCV#?secret=1iaY8rVWAg" data-secret="1iaY8rVWAg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le comité éditorial considère que la guerre dans la bande de Gaza devient un levier pour la descente de l’État vers des abîmes et des distorsions sans précédent. Le fait que les dirigeants de l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité soient à l’origine de ces actions en fait des crimes de guerre graves.</p>



<p>Les boucliers humains sont interdits par la Convention de Genève. La Cour suprême de justice l’a également déclaré explicitement. Mais cela ne dissuade pas les dirigeants de l’armée israélienne. Une armée qui prétendait en vain être l’armée la plus morale du monde et après un an de guerre dans la bande de Gaza, elle ne pouvait même plus avancer une telle affirmation sans être l’objet de moqueries.</p>



<p>Aujourd’hui, les services de sécurité ont franchi une nouvelle étape sur la pente douce de l’ignominie: l’exploitation brutale de la vulnérabilité des êtres humains pour les contraindre à mettre leur vie en danger à la place des soldats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chantage aux demandeurs d’asile</h2>



<p>Il est difficile d’exprimer avec des mots la profondeur de ce gouffre qui pourrait encore se creuser. <em>Haaretz</em> considère qu’aujourd’hui, les militaires israéliens font du chantage aux demandeurs d’asile, demain ce seront les prisonniers criminels qui n’ont pas non plus autant à perdre qu’en Russie.</p>



<p>Le comité éditorial explique que tout n’est pas disponible pour publication dans cette affaire mais ce qui a été publié par <em>Haaretz</em> suffit pour que le chef d’état-major et l’état-major appellent immédiatement à la cessation immédiate de tout type d’action militaire basée sur le chantage et les menaces.&nbsp;</p>



<p><em>«Même l’armée qui est loin d’être la plus morale du monde ne peut pas continuer à utiliser des méthodes de combat aussi ignobles»</em>, conclut <em>Haaretz</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sqTggj7rOP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/28/larmee-israelienne-apporte-chaque-jour-la-preuve-de-sa-barbarie/">L’armée israélienne apporte chaque jour la preuve de sa barbarie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’armée israélienne apporte chaque jour la preuve de sa barbarie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/28/larmee-israelienne-apporte-chaque-jour-la-preuve-de-sa-barbarie/embed/#?secret=00IhKKkNA9#?secret=sqTggj7rOP" data-secret="sqTggj7rOP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Impact des mots et discours de division</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/09/impact-des-mots-et-discours-de-division/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Aug 2024 07:37:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[demandeurs d’asile]]></category>
		<category><![CDATA[discours anti-immigrés]]></category>
		<category><![CDATA[discours anti-musulman]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[tensions sociales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les hommes politiques qui exploitent les sentiments de division pour remporter des élections risquent de se brûler les doigts tôt ou tard.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/09/impact-des-mots-et-discours-de-division/">Impact des mots et discours de division</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les hommes politiques qui exploitent les sentiments de rejet et de division pour accéder au pouvoir et remporter des élections jouent avec le feu. Ils risquent de se brûler les doigts tôt ou tard. Cet avertissement est particulièrement valable en Tunisie, qui se morfond dans la crise depuis des années et où les divisions sont souvent exacerbées par ceux-là mêmes qui sont censés veiller à l’unité de la nation.  </em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-13732467"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-13007410" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Les commentaires que nous lançons, souvent en toute légèreté ou à la volée, que ce soit sur les réseaux sociaux ou ailleurs, ont un impact considérable sur le tissu social. Lorsque des accusations de racisme ou d’anti-islamisme sont formulées, comme l’a dénoncé Human Rights Watch en décrivant la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/lauteur-de-lattaque-de-southport-nest-pas-un-mechant-musulman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">situation en Grande-Bretagne</a>, il est crucial de comprendre que les mots vont bien au-delà de simples échanges d’opinions. Ils alimentent et exacerbent des tensions existantes et peuvent entraîner des répercussions graves sur la cohésion sociale.</p>



<p>Les violences ciblant les mosquées, les communautés de demandeurs d’asile et d’autres groupes marginalisés ne surgissent pas du néant. Elles sont souvent le résultat d’années de discours haineux et de stigmatisation. Les discours anti-musulmans et anti-immigrés, chargés de généralisations abusives ou d’exagérations délibérées, finissent par créer un climat de méfiance et de haine, se manifestant souvent par des actes de violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gare aux discours qui divisent !</h2>



<p>L’histoire nous montre que les conflits les plus dévastateurs trouvent souvent leur origine dans des discours discriminatoires et des divisions cultivées par des individus ou des groupes cherchant à fragiliser la société. La montée de la violence et des tensions sociales s’enracine dans des récits qui dénigrent les autres sur la base de leur religion, de leur ethnie ou de leur origine.</p>



<p>En Tunisie, un pays qui émerge à peine de plus de dix années de graves turbulences, nous devons faire preuve de vigilance et de responsabilité dans nos propos. La critique doit se limiter aux idées et aux opinions, sans se transformer en attaques contre les croyances, les identités ou les appartenances fondamentales des individus.</p>



<p>La stabilité et l’harmonie sociales reposent sur notre capacité à préserver les liens qui nous unissent et à permettre à des personnes de sensibilités politiques diverses de coexister pacifiquement sur un même territoire.</p>



<p>Ainsi, chaque mot compte et chaque discours a le pouvoir de construire ou de semer les graines de la discorde. Soyons conscients des conséquences de nos paroles et veillons à ce qu’elles ne deviennent pas des instruments de division, mais des catalyseurs de compréhension et de respect mutuel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On n’est pas à l’abri des dérives</h2>



<p>Les hommes politiques qui exploitent les sentiments de rejet et de division pour accéder au pouvoir et remporter des élections jouent avec le feu. Ils risquent de se brûler les doigts tôt ou tard. L’exemple le plus frappant reste l’assaut du Capitole aux États-Unis le 6 janvier 2021, déclenché par des contestations des résultats de l’élection présidentielle de 2020. Aucun pays, même les plus protégés, n’est à l’abri de telles dérives. Il est donc crucial que nous soyons responsables de nos mots et attentifs à leur impact, en restant fidèles à notre conscience et à notre responsabilité collective. Et cet avertissement est valable pour la société dans son ensemble, pour les électeurs comme pour les élus, et plus particulièrement en Tunisie, qui se morfond dans la crise et où les divisions sont exacerbées par ceux-là mêmes qui sont censés veiller à l’unité de la nation. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IBLeDfq6eL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/04/onu-la-tunisie-doit-mettre-fin-aux-discours-de-haine-contre-les-migrants-subsahariens/">Onu : La Tunisie doit mettre fin aux discours de haine contre les migrants subsahariens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Onu : La Tunisie doit mettre fin aux discours de haine contre les migrants subsahariens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/04/onu-la-tunisie-doit-mettre-fin-aux-discours-de-haine-contre-les-migrants-subsahariens/embed/#?secret=ORYjIQhxH7#?secret=IBLeDfq6eL" data-secret="IBLeDfq6eL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/09/impact-des-mots-et-discours-de-division/">Impact des mots et discours de division</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le racisme en Tunisie avec la bénédiction de l’Union européenne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/le-racisme-en-tunisie-avec-la-benediction-de-lunion-europeenne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 07:02:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Kwongang]]></category>
		<category><![CDATA[demandeurs d’asile]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants africains]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[migrants africains]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Les autorités tunisiennes s’efforcent à légaliser le racisme avec la bénédiction européenne», affirme une Ong.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/le-racisme-en-tunisie-avec-la-benediction-de-lunion-europeenne/">Le racisme en Tunisie avec la bénédiction de l’Union européenne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son communiqué que nous reproduisons ci-dessous, publié le 29 mars 2024, le Comité pour le respect des libertés et des droits humains en Tunisie (CRLDHT) estime que «les autorités tunisiennes s’efforcent à légaliser le racisme avec la bénédiction européenne».</em></strong></p>



<span id="more-12280445"></span>



<p>Voilà bientôt plus d’un an, en février 2023, le président tunisien Kaïs Saïed prononçait un discours aux connotations racistes, considérant que la présence en Tunisie de migrants africains originaires du sud du Sahara conduisait <em>«à la violence, à des crimes et à des pratiques inacceptables»</em> et prétendait qu’il s’agissait là <em>«en partie d’un complot criminel visant à modifier la composition démographique de la Tunisie»</em> et <em>«à éloigner le pays des valeurs des nations arabes et islamiques»</em>.</p>



<p>Depuis cette date, les migrants n’ont cessé d’être la cible de campagnes de violences, de descentes et d’attaques dans les lieux publics et privés ainsi que de déplacements forcés vers les frontières désertiques.</p>



<p>Récemment, des vidéos documentant des attaques brutales d’une violence extrême à leur encontre ont été diffusées et des témoignages fiables ont confirmé que les campagnes d’expulsion de leur travail, de leur logement et le déplacement vers les frontières algériennes et libyennes n’ont pas cessé depuis, de même que les arrestations dans les commissariats et les centres de détention, hors de tout cadre légal.</p>



<p>Le dernier événement en date est l’arrestation de l’ex-président de l’Association des étudiants et stagiaires africains, Christian Kwongang, dans un centre de détention situé à El Ouardia, qui est, selon des organisations internationales et tunisiennes de droits humains,<em> «une zone de non droit où les personnes sont arbitrairement privées de leurs libertés»</em>.</p>



<p>Il semble que ces campagnes de violence, de persécution, d’arrestation et de déplacement forcé à l’encontre des migrants rencontrent l’approbation de la plupart des gouvernements européens qui ne voient dans le régime tunisien – comme dans tous les régimes autoritaires du sud de la Méditerranée – qu’un barrage solide empêchant l’afflux de migrants et de demandeurs d’asile par tous moyens, y compris illégaux.</p>



<p>Pour rappel, la signature du mémorandum d’entente entre l’Union européenne et le président tunisien en juillet 2023 a coïncidé avec des crimes commis contre des migrants africains, violant leurs droits, les déplaçant et les torturant, certains mourant de faim et de soif dans le désert. Ceci a suscité des réactions indignées de la part des organisations de droits humains, nationales et internationales, qui estiment que les gouvernements de droite de l’Union européenne ne se soucient ni de la vie des migrants, ni de leurs droits et ne respectent pas les accords de partenariat signés antérieurement avec les pays du sud de la Méditerranée qui stipulent le respect des droits humains, et ne voient dans l’État tunisien et ses appareils de sécurité qu’un obstacle empêchant l’arrivée des migrants ainsi qu’un <em>«partenaire»</em> prêt à reprendre les migrants tunisiens que l’Europe rejette, au prix de violations flagrantes du droit européen et du droit international.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BAxScRo58B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/18/des-ong-denoncent-la-poursuite-des-violations-des-droits-des-migrants-en-tunisie/">Des Ong dénoncent la poursuite des violations des droits des migrants en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des Ong dénoncent la poursuite des violations des droits des migrants en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/18/des-ong-denoncent-la-poursuite-des-violations-des-droits-des-migrants-en-tunisie/embed/#?secret=FLZhgWlqbw#?secret=BAxScRo58B" data-secret="BAxScRo58B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le Comité pour le respect des libertés et des droits humains en Tunisie, attaché aux principes des droits humains et aux droits des migrants et des demandeurs d’asile :</p>



<p>&#8211; Dénonce les campagnes racistes ciblant les migrants africains subsahariens et renouvelle son appel à l’État tunisien pour cesser de diffuser des discours racistes, arrêter les campagnes de violence, de déplacement et de détention menées par les forces de sécurité et mettre fin à la diffusion dans l’espace virtuel des discours de haine par des partisans du régime;</p>



<p>&#8211; Soutient le droit de Christian Kongang à défendre les droits des étudiants africains et appelle à sa libération ainsi qu’à celle de tous les étrangers détenus injustement et à la fermeture des centres de détention qui ne respectent pas les normes humanitaires minimales;</p>



<p>&#8211; Appelle les organisations de droits humains des deux rives de la Méditerranée à exprimer leur rejet des violations ciblant les migrants et à faire pression sur les gouvernements pour qu’ils respectent le droit international et les traités protégeant les droits des migrants et des demandeurs d’asile. </p>



<p><strong><em>Communiqué.  </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RSkZbhvfLj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/meloni-se-felicite-de-la-baisse-du-nombre-des-migrants-provenant-de-la-tunisie/">Meloni se félicite de la baisse du nombre des migrants provenant de la Tunisie  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Meloni se félicite de la baisse du nombre des migrants provenant de la Tunisie   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/meloni-se-felicite-de-la-baisse-du-nombre-des-migrants-provenant-de-la-tunisie/embed/#?secret=qdNlNIOMlb#?secret=RSkZbhvfLj" data-secret="RSkZbhvfLj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/le-racisme-en-tunisie-avec-la-benediction-de-lunion-europeenne/">Le racisme en Tunisie avec la bénédiction de l’Union européenne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le CRLDHT condamne l’attentat terroriste survenu à Bruxelles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/le-crldht-condamne-lattentat-terroriste-survenu-a-bruxelles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 13:14:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[demandeurs d’asile]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[fanatisme religieux]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CRLDHT dénonce la lâche opération terroriste menée par un demandeur d’asile tunisien à Bruxelles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/le-crldht-condamne-lattentat-terroriste-survenu-a-bruxelles/">Le CRLDHT condamne l’attentat terroriste survenu à Bruxelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) dénonce la lâche opération terroriste menée par un demandeur d’asile tunisien à Bruxelles, hier soir, lundi 16 octobre 2023, qui a visé des citoyens suédois.</em></strong></p>



<span id="more-10165589"></span>



<p>Le Comité présente aux familles des victimes ses plus sincères condoléances et sa sincère sympathie et leur exprime ainsi qu’aux peuples suédois et belge sa pleine solidarité et son rejet de toute forme de fanatisme religieux ou idéologique qui conduit à d’odieux crimes terroristes.</p>



<p>Il espère également que de tels actes terroristes n’auront pas d&rsquo;impact négatif sur la communauté tunisienne à Bruxelles, en Europe en général et dans tous les pays occidentaux, et ne serviront pas de prétexte à de nouvelles restrictions à l’encontre des migrants et des demandeurs d’asile ne faisant qu’aggraver leurs souffrances.</p>



<p>Le CRLDHT affirme une fois de plus que la lutte contre le terrorisme, l’intolérance et la violence ne peut être menée qu’en diffusant les valeurs de justice, de tolérance et de droits de l’homme qui n’excluant personne.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/le-crldht-condamne-lattentat-terroriste-survenu-a-bruxelles/">Le CRLDHT condamne l’attentat terroriste survenu à Bruxelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le business du trafic d’êtres humains en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/le-business-du-trafic-detres-humains-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 10:10:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[demandeurs d’asile]]></category>
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		<category><![CDATA[Isabelle King]]></category>
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		<category><![CDATA[trafic d’êtres humains]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Poussés par l’insécurité politique et économique, les migrants et les réfugiés quittent en masse la Tunisie, la Libye et la Turquie vers l'Europe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/le-business-du-trafic-detres-humains-en-tunisie/">Le business du trafic d’êtres humains en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le nombre de demandeurs d’asile dans l’Union européenne (UE) a grimpé en flèche. La situation actuelle n’est pas sans rappeler la crise de 2015-2016, au cours de laquelle 1,3 million de personnes ont immigré illégalement vers l’Europe en provenance du Moyen-Orient, de l’Asie du Sud et de l’Afrique subsaharienne. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Isabelle King</strong> *</p>



<span id="more-10057051"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Isabelle-King.jpg" alt="" class="wp-image-10057088" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Isabelle-King.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Isabelle-King-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Isabelle-King-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Poussés par l’insécurité politique et économique, les migrants et les réfugiés ont quitté depuis longtemps la Tunisie, la Libye et la Turquie, risquant le périlleux voyage – surnommé harga – à travers la Méditerranée ou les Balkans pour une nouvelle vie en Europe.</p>



<p>Pourtant, les réseaux de passeurs sont un aspect souvent négligé du voyage vers l’UE. Le trafic d’êtres humains constitue un moyen de parvenir à une fin pour de nombreux demandeurs d’asile désespérés et constitue un commerce extrêmement lucratif. Il est peu probable que les efforts de l’UE visant ces réseaux criminels réussissent sans tenir compte de ces deux facteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise frontalière en Tunisie</h2>



<p>Alors que la Libye a renforcé la sécurité de ses frontières au cours des deux dernières années, la Tunisie est devenue le principal point de départ des traversées maritimes illégales. La ville de Sfax, en particulier, est une plaque tournante pour les migrants clandestins, compte tenu de sa proximité avec les côtes italiennes et les îles extérieures. Entre janvier et mars de cette année, la Garde nationale tunisienne a intercepté 14 406 migrants dans les eaux proches de Sfax. Par ailleurs, selon le droit tunisien, ces migrants interceptés ne sont pas considérés comme des contrevenants. Beaucoup tentent le voyage à plusieurs reprises.</p>



<p>La Tunisie constitue un tremplin vers l’Europe pour les ressortissants subsahariens, car la plupart n’ont pas besoin de visa pour se rendre en Tunisie. La présence de Noirs africains en Tunisie n’est pas nouvelle. D’abord aux XVIIIe et XIXe siècles en tant qu’esclaves et maintenant en tant qu’ouvriers à bas salaire, étudiants et professionnels, la cohorte fait historiquement partie de la société tunisienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3jF6T7EMT9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/14/malgre-laccord-avec-la-tunisie-hausse-des-flux-de-migrants-vers-litalie/">Malgré l’accord avec la Tunisie, hausse des flux de migrants vers l’Italie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Malgré l’accord avec la Tunisie, hausse des flux de migrants vers l’Italie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/14/malgre-laccord-avec-la-tunisie-hausse-des-flux-de-migrants-vers-litalie/embed/#?secret=KBmlcSVMHu#?secret=3jF6T7EMT9" data-secret="3jF6T7EMT9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pourtant, les tensions entre les ressortissants noirs étrangers et les citoyens arabes tunisiens se sont aggravés. Le 21 février 2023, le président Kaïs Saïed, de plus en plus autoritaire, prononce un discours attisant le racisme et la xénophobie. Dans ce discours, Saïed condamne la présence des Africains noirs en Tunisie, désignant ce groupe comme une menace <em>«démographique»</em> destinée à faire de la Tunisie <em>«un pays africain qui n’appartient plus aux nations arabes et islamiques»</em>.</p>



<p>Depuis lors, les manifestations et les violences visant les Africains subsahariens, y compris ceux qui résident de longue date en Tunisie, se sont intensifiées. Même le gouvernement a commis des infractions contre ce groupe, comme l’abandon de demandeurs d’asile dans des zones désertiques reculées, près de l’Algérie et de la Libye. Cette situation a certainement contribué à l’afflux de migrants vers l’UE, les anciennes enclaves nord-africaines étant devenues hostiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Passeurs de clandestins </h2>



<p>Les passeurs de clandestins constituent un maillon inextricable de la chaîne qui conduit les migrants vers l’UE. Ils opèrent le long de deux routes principales : l’une à travers la Méditerranée et l’autre à travers les Balkans. La plupart des migrants communiquent avec des passeurs via des plateformes de médias sociaux comme WhatsApp et Facebook.</p>



<p>La route maritime dure entre huit et dix heures. Les migrants partent généralement de Sfax, même si certains partent de la capitale du pays, Tunis. Leur destination est souvent Lampedusa, une île italienne située à 180 milles de Sfax.</p>



<p>La route des Balkans est plus longue et plus coûteuse, mais elle est généralement considérée comme plus sûre que la route méditerranéenne. Le voyage comprend deux vols : de Tunis à Istanbul puis à Belgrade. Une fois au sol, les migrants parcourent quelque 220 kilomètres jusqu’à la frontière hongroise. Cette étape du voyage est incroyablement dangereuse. Les migrants se cachent souvent dans la forêt de Radanovac avec peu d’accès à la nourriture ou à l’eau. Après avoir traversé la frontière hongroise, certains passeurs transportent les migrants vers l’Autriche, qui fait partie de l’espace Schengen sans passeport. Une fois en Hongrie ou en Autriche, deux États membres de l’UE, les migrants demandent l’asile. Le taux de reconnaissance des candidats est de 40%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un business lucratif</h2>



<p>Le nombre croissant de migrants clandestins est une mauvaise nouvelle pour presque tous les acteurs concernés. Alors que l’UE lutte ou refuse d’accueillir l’afflux de demandeurs d’asile, le périlleux passage de la frontière a causé des centaines de morts et de disparitions rien qu’en 2023. Un groupe semble cependant bénéficier de cette crise : les gangs qui contrôlent les réseaux de trafic d’êtres humains en Tunisie.</p>



<p>Le trafic d’êtres humains est très lucratif. Le réseau à travers les Balkans rapporte près de 50 millions d’euros (environ 54 millions de dollars) par an. Les migrants empruntant cette route paient aux passeurs au moins 7 000 euros (environ 7 600 dollars américains) et même plus pour se rendre dans l’espace Schengen, tandis que la route méditerranéenne coûte entre 1 200 et 2 200 euros (environ 1 300 à 2 400 dollars américains). À titre de comparaison, le PIB par habitant de la Tunisie est d’environ 3 700 dollars américains, soit nettement plus que la moyenne des pays subsahariens, qui est de 1 600 dollars américains. Les migrants font donc un effort concerté pour supporter le coût du trafic illicite. Il n’est pas rare que les amis et la famille mettent leurs ressources en commun pour financer le voyage d’une seule personne en Europe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3jF6T7EMT9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/14/malgre-laccord-avec-la-tunisie-hausse-des-flux-de-migrants-vers-litalie/">Malgré l’accord avec la Tunisie, hausse des flux de migrants vers l’Italie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Malgré l’accord avec la Tunisie, hausse des flux de migrants vers l’Italie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/14/malgre-laccord-avec-la-tunisie-hausse-des-flux-de-migrants-vers-litalie/embed/#?secret=KBmlcSVMHu#?secret=3jF6T7EMT9" data-secret="3jF6T7EMT9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les responsables européens désignent ces<em> «passeurs impitoyables»</em> comme le principal obstacle à la résolution de la crise des migrants. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré que l’objectif du programme d’aide de l’UE récemment proposé à la Tunisie est de <em>«tuer ce modèle commercial cynique du contrebandier de bateaux»</em>. Mais cela pourrait s’avérer difficile, étant donné que les réseaux de contrebande tunisiens sont plus décentralisés que ceux de la Libye voisine, ce qui rend plus difficile leur répression par les autorités.</p>



<p>Tout le monde ne blâme pas les passeurs pour la situation actuelle. Certains critiquent l’UE, affirmant que ses politiques d’immigration plus strictes ont encouragé les passeurs vers des itinéraires plus dangereux. Selon ce raisonnement, le programme d’aide de l’UE, qui est lié à un contrôle strict des frontières, entraînera, s’il est mis en œuvre, davantage de victimes et de personnes disparues.</p>



<p>Néanmoins, les États semblent prendre la contrebande au sérieux. En 2014, puis en 2018, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié des déclarations affirmant directement que le trafic illicite de migrants est <em>«l’un des crimes les plus honteux au monde qui prive les gens de leur dignité et de leurs droits fondamentaux»</em>. Le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé avoir arrêté dès cette année plus de 550 <em>«organisateurs et intermédiaires»</em> de ces réseaux criminels, dont un passeur notoire qui a déjà été condamné à 79 ans de prison. L’Italie a récemment introduit un amendement qui rendrait le trafic d’êtres humains entraînant la mort de migrants passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La harga sans passeurs</h2>



<p>Parmi les migrants empruntant la route de la Méditerranée, on observe une tendance croissante à <em>«l’auto-trafic»</em>. Au lieu de payer un passeur, ces migrants se regroupent pour acheter leur propre bateau, leur moteur et leur diesel. Compte tenu des difficultés de la traversée maritime, ces auto-passeurs sont souvent issus des communautés côtières tunisiennes, où ils ont acquis quelques connaissances maritimes.</p>



<p>L’émergence de l’auto-trafic est probablement une réaction à l’objectif premier des passeurs : réaliser du profit. Ils sont connus pour surcharger les bateaux ou pour ne pas acheter suffisamment de diesel pour se rendre jusqu’en Italie. Romdhane Ben Amor, porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), a observé que <em>«beaucoup de jeunes ici ne font pas confiance aux trafiquants d’êtres humains. De nombreux trafiquants travaillent avec la police. Ils prennent l’argent des migrants, les rassemblent et les remettent ensuite à la police.»</em></p>



<p>En plus d’éliminer le risque d’être impliqué dans des réseaux de passage de clandestins, les auto-passeurs ont la possibilité d’atterrir dans des endroits moins visibles. Tandis que de grands bateaux de migrants accostent à Lampedusa, les passeurs indépendants peuvent choisir la Sicile.</p>



<p>Bien que l’auto-trafic soit plus coûteux et plus compliqué sur le plan logistique que de faire appel à un passeur d’êtres humains, ces migrants ont décidé que cela en valait la peine.</p>



<p>Mais quelle que soit la manière dont les demandeurs d’asile choisissent de voyager vers l’Europe, la prévalence des réseaux de passeurs ne diminuera pas tant que les motivations sous-jacentes des migrants ne seront pas abordées. Une action coordonnée entre les pays impliqués à toutes les étapes de cette vague migratoire pourrait commencer à atténuer l’influence de ce commerce illicite.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais. </em></p>



<p><em>* Directrice de la rédaction de la Harvard International Review (HIR).</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://hir.harvard.edu/the-business-of-human-smuggling-in-tunisia-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Harvard International Review.</a> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Migration : la Tunisie et l’externalisation des frontières européennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/migration-la-tunisie-et-lexternalisation-des-frontieres-europeennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 10:57:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
		<category><![CDATA[Zeineb Mrouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Europe cherche à externaliser ses frontières en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/migration-la-tunisie-et-lexternalisation-des-frontieres-europeennes/">Migration : la Tunisie et l’externalisation des frontières européennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que la Tunisie devient de plus en plus hostile et que l’Europe opte pour l’externalisation des frontières, les réfugiés et les demandeurs d’asile se retrouvent coincés dans le vide, attendant désespérément des conditions de vie humaines, un emploi ou même une réinstallation.</em></strong> <em>(Migrants subsahariens à Sfax. Ph. Salah Dargouth).</em></p>



<p>Par <strong>Nesrine Zribi </strong>*</p>



<span id="more-9776956"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Nesrine-Zribi.jpg" alt="" class="wp-image-9777123" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Nesrine-Zribi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Nesrine-Zribi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Nesrine-Zribi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis la déclaration de Kaïs Saïed du 21 février, dans laquelle il accusait <em>«des hordes de migrants subsahariens illégaux»</em> de faire partie de projets visant à modifier la composition démographique de la Tunisie, les Noirs de Tunisie ont été confrontés à toutes sortes de difficultés et de discrimination raciste.</p>



<p>Cela arrive à un moment où les organisations internationales, comme le HCR, se retrouvent coincées entre les agendas politiques des donateurs – dans leur grande majorité des pays européens qui veulent freiner l’immigration en provenance de la Méditerranée – et la nécessité de se conformer aux intérêts de la Tunisie. Tout cela se fait aux dépens des réfugiés et des demandeurs d’asile, pour qui le retour chez eux n’est, le plus souvent, pas une option.</p>



<p>Début juillet, des attaques racistes dans la ville de Sfax, la deuxième plus grande ville de Tunisie, ont conduit à l’expulsion massive de près de 2 000 migrants subsahariens vers des zones désertiques isolées frontalières de l’Algérie ou de la Libye, dont certains demandeurs d’asile et étudiants enregistrés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La seule solution désormais est la mer</h2>



<p>Jusqu’à aujourd’hui, au moins 27 personnes sont mortes de soif ou de coups de chaleur sous le soleil brûlant du désert; parmi les victimes figurent Fatty Dosso et sa fille Marie, âgée de six ans, dont les photos ont été largement partagées. Plus d’un mois plus tard, des centaines de personnes étaient toujours là, avec un accès limité à la nourriture et à l’eau, piégées par les autorités tunisiennes et libyennes. Aucune agence humanitaire n’a été autorisée à accéder à la zone les premiers jours, tandis que de nombreux migrants qui n’ont pas été expulsés vers le désert restent sans abri à Sfax.</p>



<p>À Lac1, Tunis, l’un des quartiers les plus chers de la capitale, des centaines de demandeurs d’asile et de réfugiés campent devant l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), attendant de l’aide, dormant sous des tentes ou simplement sur des matelas en plein air, sans abri, dans la chaleur brûlante.</p>



<p>Pendant plus d’un mois en mars, environ 200 réfugiés et demandeurs d’asile ont organisé un sit-in devant le HCR pour exiger protection et/ou réinstallation dans un autre pays qui respecterait leurs droits humains. Le 11 avril, la police a dispersé violemment leur sit-in à la demande du HCR, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur. Ils se retrouvent désormais à nouveau sans abri, ayant perdu tous leurs biens à cause de la répression policière, et dépendent largement des dons des organisations de la société civile pour acheter des vêtements, de la nourriture, des tentes et d’autres produits de première nécessité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KcPQ0Fj88E"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/16/tunisie-union-europeenne-dette-toxique-contre-blocus-migratoire/">Tunisie-Union européenne : dette toxique contre blocus migratoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : dette toxique contre blocus migratoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/16/tunisie-union-europeenne-dette-toxique-contre-blocus-migratoire/embed/#?secret=IF4hvoTx6u#?secret=KcPQ0Fj88E" data-secret="KcPQ0Fj88E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Ils ne veulent pas que nous restions et pourtant nous ne pouvons pas partir. Où sommes-nous censés aller ? Nous avons fui les guerres dans nos pays pour venir ici […] Pour moi, la seule solution désormais est la mer. Que je vive ou que je meurs»</em>, témoigne un réfugié soudanais vivant en Tunisie depuis quatre ans.</p>



<p>Cet incident est loin d’être la première manifestation de réfugiés en Tunisie. Depuis des années, les réfugiés et les demandeurs d’asile réclament une meilleure protection et de meilleures conditions de vie, voire une réinstallation dans un autre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des conditions socio-économiques difficiles</h2>



<p>La crise économique en Tunisie offre peu de possibilités d’emploi aux réfugiés et aux demandeurs d’asile. La plupart d’entre eux travaillent dans des secteurs informels, sans protection et à la merci de leurs employeurs. Une aide en espèces n’a été accordée qu’à 734 personnes en 2023, qui se trouvent dans les situations les plus vulnérables, ce qui oblige les réfugiés et les demandeurs d’asile à accepter des emplois peu gratifiants, voire dangereux.</p>



<p>Les réfugiés et les demandeurs d’asile sont souvent hébergés dans des centres insalubres et surpeuplés. Ils témoignent, entre autres, de coupures d’eau, de manque de chauffage et d’électricité. Des centaines de personnes se retrouvent sans abri en raison du manque de logement et des expulsions massives suite à la déclaration de Saïed.</p>



<p>La discrimination raciste, le manque d’accès à l’emploi et à l’éducation, la lenteur des procédures administratives : autant de problèmes ne sont pas nouveaux. <em>«Chaque jour, quand j’utilise les transports en commun, les gens m’insultent, me disent pourquoi tu n’as pas déjà été expulsé. […] Nous sommes des êtres humains, nous ne pouvons pas vivre ainsi»</em>, a expliqué Awadhiya. <em>«Nous avons des rêves, des projets pour nos vies. La plupart d’entre nous sont instruits. On ne peut pas perdre plusieurs années à attendre ici»</em>, a insisté un autre manifestant, qui a du mal à trouver un emploi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Absence de loi nationale sur l’asile</h2>



<p><em>«En Tunisie, les réfugiés et les demandeurs d’asile se voient délivrer une carte, délivrée par le HCR, mais cela ne les protège pas vraiment»</em>, explique Zeineb Mrouki, chargée de programme à Avocats sans frontières. Sans cadre juridique, la carte de réfugié devient quasiment inutile pour ses titulaires en Tunisie, <em>«presque comme une carte de bibliothèque»</em>, affirme Mrouki dans une déclaration au Timep.</p>



<p>Alors que la Tunisie refuse d’adopter une loi sur l’asile, la responsabilité des mauvais traitements infligés aux réfugiés et aux demandeurs d’asile incombe uniquement aux organisations internationales, qui servent de façade à des politiques violentes et discriminatoires, selon la chercheuse Sophie-Anne Bisiaux.</p>



<p>En théorie, le statut de réfugié est censé offrir à ses bénéficiaires des opportunités d’éducation et d’emploi égales à celles des nationaux, selon les conventions internationales ratifiées par la Tunisie. Mais les réfugiés et les demandeurs d’asile en Tunisie n’ont pratiquement accès à aucun de ces droits humains en raison de l’absence de législation nationale. Les cartes d’identité sont principalement utiles lors des contacts avec les autorités locales, pour éviter la détention ou le refoulement. Mrouki rapporte qu’il y a eu plusieurs cas de réfugiés et de demandeurs d’asile arrêtés par la police, même s’ils étaient en possession de ces cartes, auquel cas le HCR essaie généralement de leur fournir une assistance juridique. Ces cartes ne protégeaient pas certains demandeurs d’asile qui ont été arbitrairement expulsés et bloqués dans le désert, en violation du droit international.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eBb3H64oam"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/28/accord-tunisie-union-europeenne-sur-la-migration-un-marche-de-dupes/">Accord Tunisie-Union européenne sur la migration : un marché de dupes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Accord Tunisie-Union européenne sur la migration : un marché de dupes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/28/accord-tunisie-union-europeenne-sur-la-migration-un-marche-de-dupes/embed/#?secret=FqJi3BMBlc#?secret=eBb3H64oam" data-secret="eBb3H64oam" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par ailleurs, le financement du bureau du HCR en Tunisie provient en grande majorité de pays européens – principalement l’Italie et les Pays-Bas en 2023 – qui ont un agenda politique visant à freiner les migrations en provenance de la Méditerranée. <em>«Le HCR ne peut pas se permettre d’être trop critique envers ses donateurs, pour sa propre survie»</em>, argumente Paolo Cuttitta, chercheur sur les migrations. Cette réalité influence les actions et les programmes de l’organisation, qui servent en fin de compte les efforts d’externalisation des frontières.</p>



<p>La pression des gouvernements italien et néerlandais n’a fait que croître à mesure que la Tunisie est devenue le principal point de départ de la migration vers l’Europe, remplaçant la Libye. Au cours du mois de juillet, la <em>«Team Europe»</em>, composée de la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni, du Premier ministre néerlandais Mark Rutte et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a effectué de multiples visites en Tunisie pour tenter de trouver un accord pour arrêter la migration. L’objectif ultime des États européens serait de présenter la Tunisie comme un pays tiers sûr, dans lequel les droits de l’homme et d’asile sont respectés, en faisant ainsi une plaque tournante du contrôle migratoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un outil pour l’externalisation des frontières européennes</h2>



<p>Mais selon Bisiaux, les organisations internationales comme le HCR et l’OIM ne sont pas simplement victimes d’un manque de financement. Afin de s’assurer du soutien de leurs donateurs, ils ont mis en œuvre plusieurs stratégies alignées sur les intérêts des pays européens.</p>



<p>Des rapports mentionnent l’implication du HCR dans la fourniture d’équipements technologiques pour le contrôle des migrations, ainsi que dans le fait d’empêcher systématiquement les personnes secourues en mer de demander l’asile.</p>



<p>En outre, des éléments indiquent que certains migrants ont été dissuadés de revendiquer leurs droits, que certaines nationalités ont vu la procédure accélérée ou que certains de ceux qui ont protesté contre leurs conditions de vie ont été réduits au silence, voire punis.</p>



<p>De pays d’émigration à pays de transit, le partenariat de la Tunisie avec l’Union européenne (UE) a progressivement évolué. Depuis le milieu des années 1990, de multiples accords entre la Tunisie et l’UE visent à renvoyer les migrants tunisiens irréguliers. Dans les années qui ont suivi la révolution, la Tunisie a commencé à être considérée comme un pays de transit. Suite à l’arrivée de Libyens fuyant le conflit en 2011, le HCR a signé un partenariat avec le gouvernement tunisien pour construire le premier camp et s’occuper de l’enregistrement et de la détermination du statut des réfugiés, tandis que l’OIM organisait le retour volontaire. Depuis 2015, les organisations internationales – soutenues par l’UE – ont fait pression pour que la Tunisie adopte une législation nationale en matière d’asile, mais ont été confrontées au refus des autorités publiques; un projet de loi a même été préparé par le parlement mais n’a jamais été voté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Derrière le refus officiel</h2>



<p>Les discours officiels affirment que<em> «la Tunisie refuse d’être le gendarme des frontières des autres pays»</em>, comme l’affirmait Kaïs Saïed en juin 2023, mais en réalité, les forces de sécurité du pays assument ce rôle depuis plusieurs années.</p>



<p>La Tunisie a accepté divers outils visant au contrôle des migrations, allant de l’ouverture de davantage de centres à de nouveaux équipements biométriques visant à identifier les migrants, en passant par la formation des forces de sécurité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O0hxIaQK7r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/la-tunisie-sendette-pour-proteger-leurope-des-flux-migratoires/">La Tunisie s’endette pour… protéger l&rsquo;Europe des flux migratoires !  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie s’endette pour… protéger l&rsquo;Europe des flux migratoires !   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/la-tunisie-sendette-pour-proteger-leurope-des-flux-migratoires/embed/#?secret=OhuIm3wWVJ#?secret=O0hxIaQK7r" data-secret="O0hxIaQK7r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Au cours de la dernière décennie, des millions de dollars ont été utilisés comme aide au développement pour contrôler la migration en Tunisie. À partir de 2018, environ 33 millions de dollars ont été accordés par l’UE pour aider la Garde nationale maritime tunisienne à mettre en œuvre un système de surveillance plus efficace et à intercepter davantage de personnes, malgré les antécédents violents des garde-côtes, notamment le vol de moteurs sur les navires de migrants. Les autorités tunisiennes ont jusqu’à présent intercepté plus de 35 000 migrants en 2023.</p>



<p>En juin, des représentants de la Commission européenne se sont rendus en Tunisie pour suggérer un nouveau partenariat, qui comprend une aide d&rsquo;environ 986 millions de dollars afin de mettre fin à la migration irrégulière. Le 16 juillet, un protocole d’accord de <em>«coopération stratégique»</em> a été finalisé entre la Team Europe et la Tunisie, qui considère l’arrêt de la migration irrégulière comme <em>«une priorité commune»</em>.</p>



<p>La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également promis 115 millions de dollars pour aider la Tunisie dans la gestion des frontières et les opérations de <em>«sauvetage»</em>, ainsi que pour améliorer l’enregistrement et les retours. Alors que des centaines de migrants sont toujours bloqués dans le no man’s land après avoir été expulsés par les autorités tunisiennes, l’accord mentionne à deux reprises la nécessité de respecter les droits humains et la dignité des migrants.</p>



<p><em>«L’accord sur la migration rend l’UE complice des violations des droits humains des demandeurs d’asile, des migrants et des réfugiés»</em>, peut-on lire dans une déclaration d’Amnesty International sur l’accord. Qui ajoute&nbsp;: <em>«Les dirigeants de l’UE se lancent une fois de plus dans une politique ratée, fondée sur le mépris total des normes fondamentales en matière de droits de l’homme.»</em></p>



<p>En plus d’empêcher les bateaux de quitter les côtes tunisiennes, l’objectif ultime de l’Italie serait de renvoyer en Tunisie tout migrant ayant vécu ou transité par le pays. Un nouvel accord, convenu par le Conseil européen début juin, met en évidence cette tentative. Si cet accord est voté par le Parlement européen, les pays européens seraient autorisés à choisir les pays tiers qu’ils considèrent suffisamment sûrs vers lesquels renvoyer les migrants. L’Italie aurait fait pression pour que cette clause renvoie à terme vers la Tunisie la plupart des demandeurs d’asile qu’elle rejette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un compromis qui néglige les droits des migrants</h2>



<p>Le HCR collabore également avec les gouvernements locaux qui ne tolèrent son travail que tant qu’il ne leur impose pas de charge. La Tunisie utilise les migrants comme moyen de pression à la fois financiers et diplomatiques, dans l’espoir d’obtenir des financements et un soutien, malgré ses violations des droits humains.</p>



<p>Les organisations internationales se retrouvent donc tiraillées entre leur propre mandat, les intérêts de leurs bailleurs européens et les objectifs des autorités nationales qui refusent d’accueillir trop de demandeurs d’asile. Ce compromis conduit souvent à une situation dans laquelle les droits des migrants ne sont pas toujours la priorité.</p>



<p>De plus, ces politiques peu accueillantes font partie intégrante de l’externalisation des frontières de l’UE, selon Sophie-Anne Bisiaux. Si la Tunisie était accueillante, les migrants seraient plus enclins à venir, dans l’espoir de pouvoir éventuellement demander l’asile en Europe – une situation que la Tunisie et les États européens tentent d’éviter autant que possible. Les conditions restent donc désastreuses, au point de <em>«pousser les migrants à retourner dans leur pays d’origine»</em>, selon Bisiaux.</p>



<p>Dans une tentative compliquée de satisfaire à la fois l’UE et la Tunisie, et d’éviter d’être trop <em>«accueillantes»</em>, les politiques du HCR ont conduit à une lacune dans la protection des migrants qui ne fait qu’augmenter les tentatives de migration irrégulière. Et les passages illégaux ont atteint un niveau record. En 2023, le nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes a doublé par rapport à la même période de l’année dernière, tandis que beaucoup ont été interceptés en mer. De plus en plus de migrants meurent en mer Méditerranée; 900 personnes sont mortes en tentant de passer vers l’Europe depuis début 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une possible réforme ?</h2>



<p>Les procédures de réinstallation restent extrêmement compliquées. Seulement 1% des réfugiés dans le monde sont réinstallés, principalement des réfugiés provenant de pays déchirés par la guerre. En 2023, seules deux personnes ont été réinstallées de Tunisie vers un autre pays.</p>



<p>La solution la plus radicale, bien qu’irréaliste compte tenu de la situation en Tunisie, serait de reconnaître le droit des personnes à la mobilité, de mettre en œuvre effectivement une loi nationale sur l’asile qui assurerait une protection aux réfugiés et aux demandeurs d’asile et de mettre un terme aux tentatives d’externalisation des États européens. Outre cette nouvelle loi, ce changement politique impliquerait le respect des lois existantes, comme la loi anti-discrimination raciale, selon Alaa Talbi, directeur exécutif du FTDES.</p>



<p>De même, les organisations internationales telles que le HCR pourraient également se concentrer davantage sur le plaidoyer en faveur de la mise en œuvre de cette loi et d’une véritable intégration des demandeurs d’asile et des réfugiés, plutôt que de fournir des produits de première nécessité et de les placer dans des camps qui privent les migrants de toute liberté d&rsquo;agir, selon Mrouki.</p>



<p>Fixer des attentes réalistes et améliorer la communication directe avec les réfugiés et les demandeurs d’asile font également partie des solutions mentionnées par les chercheurs, car être transparent sur leurs limites pourrait changer la dynamique établie.</p>



<p>Pour ceux qui sont restés dans le désert, ce qui les attend est incertain. Quelques jours après les expulsions massives de Sfax, certains groupes de migrants ont été emmenés par les forces de sécurité et hébergés dans des lycées de plusieurs villes du sud tunisien. Les témoignages provenant de l’une de ces écoles révèlent des conditions horribles, avec un manque d’accès à la nourriture, à l’eau et à l’assistance médicale, ainsi que des gardes armés limitant les mouvements des migrants.</p>



<p>Des centaines de personnes sont restées bloquées jusqu’au 10 août, date à laquelle les autorités tunisiennes et libyennes sont finalement parvenues à un accord pour placer la moitié de ces réfugiés dans plusieurs centres de l’OIM, où ils seront hébergés pendant deux mois et se verront proposer des options de retour volontaire. <em>«Le contexte actuel est aussi de pousser les migrants à accepter le retour volontaire, c’est-à-dire de mettre les migrants dans une situation précaire, inhumaine, de les forcer à accepter que la seule exigence soit un soi-disant retour volontaire»</em>, déclare le porte-parole du FTDES. Romdhane Ben Amor.</p>



<p>Journaliste indépendante basée en Tunisie qui travaillait auparavant pour Inkyfada.</p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: The Tahrir Institute For Middle East Policy (<a href="https://timep.org/2023/08/21/externalizing-borders-or-externalizing-repression-tunisia-at-the-center-of-a-failed-asylum-architecture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Timep</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/migration-la-tunisie-et-lexternalisation-des-frontieres-europeennes/">Migration : la Tunisie et l’externalisation des frontières européennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Onu appelle la Tunisie à mettre fin aux expulsions de migrants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/lonu-appelle-la-tunisie-a-mettre-fin-aux-expulsions-de-migrants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 12:29:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Guterres]]></category>
		<category><![CDATA[demandeurs d’asile]]></category>
		<category><![CDATA[Farhan Haq]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a appelé la Tunisie à cesser d’expulser les migrants dans les zones frontalières désertiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/lonu-appelle-la-tunisie-a-mettre-fin-aux-expulsions-de-migrants/">L’Onu appelle la Tunisie à mettre fin aux expulsions de migrants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a appelé la Tunisie à cesser d’expulser les migrants dans les zones frontalières désertiques, exigeant que ceux qui sont déjà bloqués dans un environnement difficile soient relocalisés.</em></strong></p>



<span id="more-9187415"></span>



<p>«Nous sommes profondément préoccupés par l’expulsion des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile de Tunisie vers les frontières avec la Libye et aussi l’Algérie», a déclaré le porte-parole adjoint de l’Onu Farhan Haq. Il a averti que <em>«plusieurs sont morts»</em>&nbsp;à la frontière entre la Tunisie et la Libye, tandis que <em>«des centaines, dont des femmes enceintes et des enfants, auraient été bloqués dans des conditions extrêmement difficiles avec un accès limité à la nourriture et à l’eau»</em>.</p>



<p>Ces derniers jours, des centaines de migrants sont arrivés quotidiennement en Libye après avoir été abandonnés dans le désert frontalier par les forces de sécurité tunisiennes. C’est ce que rapportent les gardes-frontières libyens et les migrants cités par l’AFP.</p>



<p>Au moment où ils arrivent en Libye, les migrants d’Afrique subsaharienne sont sur le point de s’effondrer d’épuisement, avec des températures dépassant les 40 degrés.</p>



<p>Selon les organisations humanitaires en Libye, au moins 17 personnes sont mortes au cours des trois dernières semaines.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="68wMz2K8bF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/01/decouverte-de-six-corps-de-migrants-a-la-frontiere-entre-la-tunisie-et-la-libye/">Découverte de six corps de migrants à la frontière entre la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Découverte de six corps de migrants à la frontière entre la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/01/decouverte-de-six-corps-de-migrants-a-la-frontiere-entre-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=3HtZS0dzSd#?secret=68wMz2K8bF" data-secret="68wMz2K8bF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>La Tunisie est un point d’entrée majeur pour les migrants et les demandeurs d&rsquo;asile qui tentent de périlleux voyages en mer dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe, dont les dirigeants ont offert une aide financière pour aider Tunis à gérer l’afflux.</p>



<p>Une déclaration conjointe des agences de l’Onu jeudi dernier a fait référence à la <em>«tragédie en cours»</em> des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile dans les régions frontalières de la Tunisie. <em>«Nous réitérons l’appel lancé la semaine dernière par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés et l’Organisation internationale pour les migrations pour la fin immédiate de ces expulsions et la réinstallation urgente de ceux qui sont bloqués le long de la frontière vers des endroits sûrs»,</em> a déclaré Haq, ajoutant que<em> «tous les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile doivent être protégés et traités avec dignité, dans le plein respect de leurs droits fondamentaux, quel que soit leur statut et conformément au droit international des droits de l’homme et au droit des réfugiés»</em>. Or, le gouvernement libyen de Tripoli a fait savoir ces derniers jours qu’il refusait la <em>«réinstallation»</em> sur son territoire de migrants arrivant de Tunisie.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/politica/2023/08/02/migranti-lonu-alla-tunisia-porre-fine-alle-espulsioni_de661657-8d6d-46e9-9a5b-06c4da49b5a8.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eKMn8aV84L"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/01/deux-nouveaux-corps-de-migrants-retrouves-a-la-frontiere-entre-la-tunisie-et-la-libye/">Deux nouveaux corps de migrants retrouvés à la frontière entre la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Deux nouveaux corps de migrants retrouvés à la frontière entre la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/01/deux-nouveaux-corps-de-migrants-retrouves-a-la-frontiere-entre-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=Fe2KARFmOQ#?secret=eKMn8aV84L" data-secret="eKMn8aV84L" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/lonu-appelle-la-tunisie-a-mettre-fin-aux-expulsions-de-migrants/">L’Onu appelle la Tunisie à mettre fin aux expulsions de migrants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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