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	<title>Archives des Liban - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Liban - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le Hezbollah tend la main à la Syrie d’Ahmed al-Charaa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'annonce d'un dialogue prochain entre le Hezbollah et le régime syrien post-Bachar Al-Assad est u tournant dans l'évolution de la situation régionale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/le-hezbollah-tend-la-main-a-la-syrie-dahmed-al-charaa/">Le Hezbollah tend la main à la Syrie d’Ahmed al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’annonce par le secrétaire général du Hezbollah Naïm Qassem de la disposition du parti chiite libanais à dialoguer avec les dirigeants syriens marque un tournant dans son discours politique à l’égard de Damas après la chute du régime de Bachar Al-Assad qui appartenait au même axe pro-iranien que le mouvement chiite libanais et aux côtés duquel il s’était engagé militairement durant la guerre civile en Syrie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19407888"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%D8%A7%D9%86%D9%81%D8%AA%D8%A7%D8%AD-%D8%AD%D8%B2%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D9%84%D9%87-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A7-%D8%B6%D9%85%D8%A7%D9%86-%D9%85%D9%88%D9%82%D8%B9-%D9%81%D9%8A/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds al-Arabi</a>, cette ouverture intervient alors que le Hezbollah fait face à des pressions internes et régionales croissantes, coïncidant avec les efforts de Damas pour redéfinir sa politique régionale en fonction de ses priorités sécuritaires et de ses relations officielles avec d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, plusieurs questions se posent quant aux motivations de cette ouverture, à ses chances de succès et aux limites auxquelles elle sera confrontée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts et les analystes interrogés par <em>Al-Quds al-Arabi</em> sur ce sujet livrent des analyses divergentes. Certains y voient une tentative du Hezbollah de sortir de son isolement et de contenir les pressions qu’il subit, tandis que d’autres y voient un élément d’une stratégie iranienne plus large. Les interprétations des motivations de ce changement et de l’ampleur de la réaction syrienne divergent également.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Hezbollah cherche à desserrer l&rsquo;étau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En analysant les implications de ce changement, le chercheur et analyste politique Mahmoud Allouch estime que l’ouverture du Hezbollah au dialogue avec les dirigeants syriens ne se limite pas à la nature des relations entre les deux parties. Elle reflète aussi une évolution des calculs politiques et sécuritaires du parti, compte tenu des pressions internes et régionales auxquelles il est confronté, parallèlement au rôle que Damas cherche à consolider dans le règlement de la question libanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il explique à <em>Al-Quds al-Arabi</em> que la déclaration du Hezbollah, se disant prêt au dialogue avec les nouveaux dirigeants syriens, témoigne d’un changement significatif dans l’approche du parti vis-à-vis de Damas et, simultanément, dynamise l’initiative syrienne visant à résoudre la crise libanaise par la voie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il estime que le parti a pris conscience de l’importance de tirer parti de l’approche syrienne actuelle, qui vise à promouvoir un règlement politique global au Liban incluant toutes les parties, y compris le Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Allouch souligne que cette voie constitue, à l’heure actuelle, une alternative à toute intervention militaire syrienne potentielle au Liban. Il explique que le parti comprend que la poursuite et l’escalade de la crise libanaise pourraient contraindre Damas, pour des raisons de sécurité nationale et de proximité régionale, à adopter des options plus interventionnistes. Dans cette perspective, il estime que le parti <em>«cherche à limiter les facteurs susceptibles de pousser la Syrie vers une future intervention militaire en démontrant sa volonté de s’engager dans un processus politique»</em>. Il ajoute : <em>«Le Hezbollah subit actuellement une pression croissante à plusieurs niveaux, compte tenu de la confrontation en cours avec l’Iran, conjuguée à une tendance régionale et internationale visant à réduire l’influence iranienne dans la région, notamment en Irak»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Allouch, ces facteurs poussent le parti à tenter de se positionner dans tout futur accord politique, plutôt que de se retrouver confronté à un accord qui lui est imposé sans sa participation, notamment sur la scène libanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, Allouch estime que les dirigeants syriens sont disposés à dialoguer avec le Hezbollah. Il souligne toutefois qu’à Damas, ce dialogue n’est pas perçu comme une fin en soi mais plutôt comme un instrument au service de l’initiative syrienne concernant le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative repose essentiellement sur l’intégration de la question du désarmement du Hezbollah dans le cadre d’un règlement politique global pour le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche syrienne bénéficie du <em>«soutien américain, ainsi que d’un appui régional, ce qui renforce ses chances de succès dans les prochains mois», </em>note-t-il également, tout en soulignant que la situation reste ouverte à de multiples éventualités et que le contexte politique et sécuritaire des relations entre la Syrie et le Hezbollah n’est pas encore stabilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc difficile de prévoir l’évolution de ces relations dans un avenir proche et ce, malgré des signes suggérant une évolution possible dans le cadre d’accords plus larges concernant la situation libanaise.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="anUYKWybDE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/">Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/embed/#?secret=i5uc5IJMLo#?secret=anUYKWybDE" data-secret="anUYKWybDE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les calculs sous-jacents iraniens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, l’analyste politique Mohammed Al-Attar attribue ce changement aux pressions que subit le Hezbollah et aux calculs de l’Iran quant au maintien de son influence en Syrie et dans la région. Il souligne que toute communication entre Damas et le Hezbollah reste soumise aux considérations de souveraineté étatique et au rôle des institutions officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Attar explique à <em>Al-Quds Al-Arabi</em> que, pour comprendre l’annonce par le Hezbollah de sa disposition au dialogue avec les dirigeants syriens, il est nécessaire d’examiner les intérêts iraniens sous-jacents à cette démarche. Il s’interroge sur les objectifs de Téhéran qui encourage le Hezbollah à ouvrir des canaux de communication avec Damas à ce stade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il estime que l’Iran perçoit cette approche comme un moyen de préserver son influence en Syrie en cherchant à réactiver les voies sur lesquelles il s’appuyait auparavant pour transporter des armes et du matériel et faciliter les déplacements de ses réseaux et agents dans le sud de la Syrie et sur la côte. Ceci, selon lui, garantit la continuité de sa présence régionale après les transformations observées sur la scène syrienne. <em>«Le Hezbollah traverse une phase très délicate, confronté à des défis qui pourraient constituer une menace existentielle, compte tenu de la poursuite des frappes israéliennes, de l’escalade des tensions internes au Liban et de la réduction drastique de sa marge de manœuvre ces dernières années»</em>, dit-il, tout en doutant que l’annonce par le parti de sa disposition au dialogue avec Damas soit une initiative indépendante, affirmant qu’elle pourrait être coordonnée avec l’Iran, dont les <em>«calculs dépassent les intérêts immédiats du parti, même si ce dernier a également ses propres motivations liées à l’atténuation des pressions qu’il subit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste estime que le parti chiite cherche à réduire le nombre de fronts ouverts car aucun accord avec Israël ou les forces politiques libanaises sur le plan interne ne semble se profiler à l’horizon. Cela le pousse à tirer profit des déclarations du président syrien Ahmed Al-Charaa, qui s’est dit ouvert au dialogue si celui-ci sert la stabilité du Liban et de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Al-Attar, le parti vise deux objectifs principaux par cette ouverture. Le premier est d’atténuer l’isolement et la pression qu’il subit du côté syrien. Le second, et le plus important, est de servir les intérêts iraniens en maintenant l’influence de Téhéran en Syrie et en rétablissant l’axe de communication entre l’Irak et la Syrie, permettant ainsi la continuité des lignes de soutien logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, le second objectif est irréaliste étant donné que le président syrien Ahmed Al-Charaa allié des États du Golfe ne jouera jamais le rôle que jouait jadis Bachar Al-Assad en acceptant que son territoire soit une courroie de transport des armes entre l’Irak et le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Al-Attar exclut la possibilité que Damas accepte d’ouvrir un dialogue avec le Hezbollah indépendamment de l’État libanais, considérant que <em>«tout accord de ce type doit être conclu par l’intermédiaire des autorités légitimes de Beyrouth qui ont le pouvoir de signer des accords internationaux et de gérer les relations entre États»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il conclut qu’il est naturel pour l’État syrien de chercher à contribuer à la consolidation de la sécurité et de la stabilité au Liban mais par la coopération avec l’État libanais et ses institutions et non en s’engageant auprès d’un groupe armé ou en prenant part aux conflits internes libanais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme du Hezbollah</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Se fondant sur l’héritage des relations entre le Hezbollah et la Syrie durant les années de guerre, l’écrivain et politologue Ahmed Al-Hawas estime que toute discussion sur un rapprochement mutuel est indissociable du rôle joué par le parti chiite en Syrie ainsi que des bouleversements de l’équilibre des pouvoirs après la chute du régime de Bachar Al-Assad. Le parti se préoccupe davantage d’atténuer les pressions croissantes qu’il subit que de nouer de nouvelles relations avec Damas, soutient-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien accordé à <em>Al-Quds Al-Arabi</em>, il explique que le problème fondamental entre le Hezbollah et la Syrie ne réside pas tant dans l’État syrien en tant que système politique mais que c’est plutôt un problème avec le peuple syrien. Il considère que le Hezbollah a fait partie intégrante du système qui, selon lui, a contribué aux massacres, aux déplacements de population et aux bouleversements démographiques, sans parler des tentatives d’implantation idéologique visant à diffuser le chiisme dans des régions majoritairement sunnites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On estime que l’intervention du Hezbollah dans la guerre civile syrienne ne s’est pas limitée à empêcher la chute du régime précédent mais a également contribué à prolonger le conflit et à aggraver les souffrances des Syriens, ce qui a profondément terni l’image du parti au sein de la société syrienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait du Hezbollah de Syrie et son retour au Liban l’ont privé de nombreux acquis, que ce soit le réseau de milices locales qu’il avait constitué ou à ses activités liées au Captagon et au trafic de drogue, souligne l’analyste. De plus, le déclin de sa présence, aux côtés des forces iraniennes et des milices irakiennes, a affaibli l’une des principales voies d’influence iraniennes, qui s’étendait à travers le territoire syrien jusqu’aux frontières de la Palestine occupée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ajoute que le Hezbollah est désormais confronté à une situation plus complexe, compte tenu des pressions croissantes au Liban pour que l’État ait le monopole de la possession des armes ainsi que des discussions sur le rôle potentiel de Damas dans le soutien à l’État libanais sur cette question. Il exclut toutefois toute intervention militaire syrienne au Liban, suggérant que le rôle de la Syrie se limiterait à fournir des conseils et un soutien politique et sécuritaire aux autorités libanaises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;improbable trêve avec Damas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, le Hezbollah, conscient de sa marge de manœuvre réduite, cherche à alléger la pression en améliorant ses relations avec Damas. Il estime cependant que le parti ne recherche pas tant un rapprochement qu’une trêve ou une position de neutralité afin d’éviter l’ouverture d’un nouveau front contre lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Hawas doute que l’État syrien réponde favorablement à cette proposition, car elle concerne les États et leurs institutions officielles, et non les milices ou les groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il souligne que tout rapprochement avec la Syrie, s’il devait avoir lieu, resterait conditionné par un certain nombre de points qu’il juge fondamentaux, notamment des excuses au peuple syrien, l’indemnisation des victimes, la reconnaissance des violations commises pendant les années de guerre civile, le retrait des troupes de la frontière syrienne, la cessation du trafic de drogue et la divulgation des noms des groupes locaux ayant collaboré avec le Hezbollah en Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il conclut que ces exigences rendent difficile la recherche d’un véritable accord, leur mise en œuvre étant hors de portée du Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, il estime que l’objectif principal du parti chiite libanais à ce stade est de surmonter sa situation délicate et de rechercher une relation apaisée avec Damas afin d’éviter que ce dernier ne devienne une source de pression supplémentaire sur le parti à l’avenir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c1zioHwi0S"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/">L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/embed/#?secret=N2kDudrX7U#?secret=c1zioHwi0S" data-secret="c1zioHwi0S" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/le-hezbollah-tend-la-main-a-la-syrie-dahmed-al-charaa/">Le Hezbollah tend la main à la Syrie d’Ahmed al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Vance-Rubio &#124; Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/05/vance-rubio-deux-approches-differentes-de-la-crise-au-moyen-orient/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 07:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[J.D. Vance]]></category>
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		<category><![CDATA[Marco Rubio]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré une étroite coordination entre JD Vance et Marc Rubio, leurs approches des négociations avec l'Iran divergent sur plusieurs points.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/05/vance-rubio-deux-approches-differentes-de-la-crise-au-moyen-orient/">Vance-Rubio | Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le vice-président américain J.D. Vance et le conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État Marco Rubio (qui cumule les deux postes) gèrent les dossiers diplomatiques complexes de manières différentes comme en témoignent leurs approches du conflit avec l’Iran et du Liban.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19144717"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://www.theatlantic.com/national-security/2026/06/lebanon-israel-us-mou-vance-rubio/687715/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Atlantic</a>, Vivian Salama indique que Rubio a œuvré pendant des mois pour négocier un accord entre les gouvernements israélien et libanais afin de limiter l’influence du Hezbollah et de permettre à Israël de retirer ses forces du Sud-Liban. Or, l’avenir du Liban est devenu un élément central du nouvel accord américano-iranien, défendu par le vice-président Vance, conférant ainsi à Téhéran un rôle déterminant dans l’avenir du Liban. De ce fait, les États-Unis négocient désormais sur le même sujet selon deux axes distincts, menés par deux hommes aux styles et visions du monde opposés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Salama décrit Rubio comme plus globaliste, privilégiant le dialogue intergouvernemental et la diplomatie. Vance, qui avait exprimé en privé des inquiétudes quant à un conflit avec l’Iran avant la guerre, se montre plus agressif et opportuniste. Par ailleurs, les deux hommes du président pourraient bien être les principaux candidats à sa succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par leurs efforts, Vance et Rubio visent à résoudre un problème qui entrave les efforts de paix américains depuis des générations mais la confusion s’installe déjà. Malgré une étroite coordination entre les deux hommes, leurs points de vue sur la place du Liban dans ce contexte semblent contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, leurs efforts conjoints pourraient déterminer non seulement l’issue de la situation au Liban mais aussi si une prochaine guerre entre le Hezbollah et Israël risque de faire dérailler l’ensemble du processus de paix avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement, les responsables américains ont refusé d’inclure le conflit libanais dans la liste des questions à résoudre avec l’Iran dont la plus importante était d’empêcher Téhéran de développer l’arme nucléaire. Toutefois, ils ont finalement cédé à la demande iranienne d’inscrire le Liban à l’ordre du jour de la reprise des négociations et d’aborder la question du recours par l’Iran à des groupes mandataires pour mener des attaques dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier paragraphe du mémorandum d’entente en 14 points signé par le président Trump mentionne le Liban à trois reprises dont une fois où il est énoncé verbatim : <em>«L’accord final confirmera la fin définitive de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance mène les négociations avec l’Iran qui consistent à persuader la République islamique de retirer son soutien au Hezbollah en échange d’une aide financière. Ni Israël ni le Liban ne participent à ces pourparlers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord encore fragile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, les négociations menées séparément par Rubio à Washington entre Libanais et Israéliens visent à renforcer le gouvernement libanais, déjà fragilisé, et à fournir à Israël des garanties suffisantes pour un retrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de Rubio ont porté leurs fruits. De hauts diplomates israéliens et libanais ont signé un accord-cadre au Département d’État après quatre jours de discussions en présence de Rubio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, Vance adopte une approche plus pragmatique pour tenter de mettre fin à la guerre dont Trump souhaite désespérément tourner la page, selon des sources proches du président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance semble également prêt à faire pression sur Israël pour qu’il accepte l’issue des négociations avec l’Iran. Il a clairement indiqué qu’il attend du gouvernement israélien qu’il maintienne sa position et cesse de critiquer les efforts américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama soutient que les efforts conjoints de Vance et Rubio pourraient échouer pour plusieurs raisons. Les forces israéliennes sont toujours confrontées au Hezbollah sur le territoire occupé par Israël. Que se passerait-il si Israël continuait d’occuper cinq zones en territoire libanais en invoquant la légitime défense ? Que se passerait-il si le Hezbollah attaquait le territoire israélien alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis sont toujours en cours ? Et si Israël reprenait ses attaques contre l’Iran ? Ou si l’Iran attaquait Israël ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leurs divergences d’approche apparentes, les responsables américains insistent sur le fait que les objectifs de Vance et de Rubio sont identiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama rappelle toutefois des tentatives infructueuses entreprises par le passé. Après l’invasion israélienne du Liban en 1982, le secrétaire d’État de l’époque George Shultz mena une intense activité diplomatique pour négocier la paix. L’accord signé l’année suivante mit fin à la guerre et fut considéré comme une victoire diplomatique mais il s’effondra moins d’un an plus tard face aux violentes réactions dans la région. Le Liban sombra dans un chaos encore plus grand, des groupes soutenus par l’Iran prenant pour cible les forces américaines. En octobre 1983, un kamikaze se fit exploser à Beyrouth tuant 241 soldats américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian, experte au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré : <em>«Il ne faut pas sous-estimer la complexité de la situation au Liban et la façon dont elle peut nuire aux différentes parties si l’on ne tient pas compte de toutes ces dynamiques et tensions sous-jacentes. C’est comme un Rubik’s Cube: comment concilier tous ces facteurs?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux approches de la gestion de la crise libanise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Israël et le Liban se sont réunis à la table des négociations à quatre reprises depuis la création d’Israël en 1948. Les États-Unis ont joué un rôle de médiateur dans trois de ces pourparlers dont les négociations actuelles. Les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu fin 2024, dans les derniers jours de la présidence de Joe Biden mais les tensions persistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à la récente guerre contre l’Iran et à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, Téhéran a juré vengeance et a ordonné aux membres de ce qu’on appelle l’Axe de la résistance de se préparer à une escalade. Le Hezbollah a été le premier à réagir, lançant de nouvelles attaques contre Israël. Le président libanais Joseph Aoun a accusé le Hezbollah de fournir à Israël un prétexte pour attaquer le Liban. Israël a envahi le Sud-Liban en mars, une opération qui, selon les Nations Unies, a fait au moins 3 500 morts et plus d’un million de déplacés. Ce conflit a transformé la question libanaise, auparavant périphérique, en un enjeu central, éclipsant la guerre contre l’Iran et les négociations de paix naissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables iraniens ont soutenu que la stabilité régionale, y compris les garanties relatives au Liban, était indissociable de tout accord durable avec Washington et devait impérativement être prise en compte dans leurs négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Vance et Rubio ont tous deux insisté, pendant des semaines, sur le fait que le Liban constituait une question distincte des négociations avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril, Vance a affirmé que ce serait <em>«insensé que l’Iran laisse les négociations s’effondrer alors qu’il a subi de lourdes pertes à cause du Liban»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, début juin, l’Iran a lancé une attaque contre Israël, l’accusant d’avoir violé le cessez-le-feu d’avril en attaquant le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a marqué un tournant pour les négociateurs américains, y compris Vance. Ils ont conclu qu’un accord avec l’Iran est improbable tant que le conflit israélo-libanais n’est pas résolu, même si cela implique d’intégrer ce conflit de longue date à un accord à court terme visant principalement à rouvrir le détroit d’Ormuz et à instaurer les conditions de négociations sur le programme nucléaire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Rubio soutient que la question des relations entre Israël et le Liban doit être traitée séparément car <em>«le Liban est un État souverain»</em>, comme il l’a déclaré à la presse la semaine dernière à Abou Dhabi, et il a ajouté que toute démarche diplomatique doit se faire auprès du gouvernement libanais. Rubio a présenté le rôle de l’Iran à savoir son soutien au Hezbollah comme une question extérieure et non comme un élément central des négociations qu’il supervise. Il estime que négocier avec l’Iran risque de renforcer son influence au Liban et d’affaiblir le gouvernement libanais lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables régionaux et les analystes interrogés par Vivian Salama soulignent qu’un accord plus large entre les États-Unis et l’Iran obligeant Téhéran à contenir ses alliés, notamment le Hezbollah, conférerait de fait à l’Iran un levier d’influence en le liant, pour le meilleur ou pour le pire, au sort du Liban. L’Iran a intérêt à maintenir une présence à la frontière israélienne mais il peut utiliser son influence sur le Hezbollah comme moyen de pression, sachant que les États-Unis devront persuader les gouvernements israélien et libanais d’accepter tout règlement définitif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Elargissement du champ des désaccords</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian estime que l’approche de Rubio est essentielle au succès d’une telle initiative. <em>«Si elle est correctement mise en œuvre, cette approche pourrait permettre de réduire l’influence historique de l’Iran au Liban en diminuant le rôle du Hezbollah»</em>, a-t-elle déclaré, tout en renforçant le gouvernement de Beyrouth. Cependant, elle a noté qu’en excluant le gouvernement libanais des pourparlers américano-iraniens supervisés par Vance, cela affaiblit ce gouvernement ce qui est conforme à l’approche de l’Iran qui consiste essentiellement à le contourner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance et Rubio ont pris des mesures pour éviter toute contradiction, Rubio rejetant publiquement toute suggestion de contradiction dans leurs efforts. Ils se sont entretenus cette semaine par téléphone avec le président libanais, l’informant des derniers développements des négociations américano-iraniennes et de la possibilité de mettre en place un mécanisme de surveillance conjoint pour appliquer le fragile cessez-le-feu récemment conclu qui vise à mettre fin aux hostilités au Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Définir les objectifs des États-Unis et de l’Iran est devenu plus difficile à mesure que le champ des désaccords s’est élargi pour inclure des questions bien au-delà du nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux précédentes négociations avec l’Iran sur son programme nucléaire, auxquelles les États-Unis n’étaient pas les seuls participants, la diplomatie de Vance et Rubio se déroule dans un contexte très différent. L’Iran, fort de sa capacité à résister à des semaines de bombardements intensifs américains et israéliens, est enhardi, et Washington négocie en grande partie seul, confronté à un éventail de problèmes beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience des années Obama a montré que même des discussions ciblées sur le programme nucléaire iranien constituent un processus complexe. Des décennies d’efforts passés nous enseignent également qu’aucun conflit au Moyen-Orient ne se déroule de manière isolée. Les prochaines semaines révéleront si Vance et Rubio peuvent déjouer les pronostics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/05/vance-rubio-deux-approches-differentes-de-la-crise-au-moyen-orient/">Vance-Rubio | Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 10:39:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Nasrallah]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
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		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[république islamique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les nouveaux leaders en Iran, les Gardiens de la révolution, ont renforcé leur influence sur le Hezbollah au Liban. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vendredi 19 juin 2026, Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu. Les États-Unis ont fait pression sur l&rsquo;État hébreu car les Iraniens ont exigé que le nouvel accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran englobe le Liban. Lequel a failli être mis en péril par le regain de violences au Liban ces derniers jours.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18995456"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode montre que l’importance stratégique du Hezbollah demeure intacte pour la République islamique mais plus encore, le nouveau leadership à Téhéran, dominé par les Gardiens de la révolution, a renforcé l’influence qu&rsquo;il exerce sur le mouvement chiite libanais qui commence à se relever après la débandade de l’automne 2024 ayant vu décimer l’ensemble de son état-major politique et militaire et à sa tête son ancien dirigeant Hassan Nasrallah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em><a href="https://www.ft.com/content/ecb41250-08ba-4d12-a355-13a74fc5eba7?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em> rapporte dans son enquête sur le groupe chiite libanais que depuis un an et demi, Mohsen Abou Zeinab était désabusé. Ce charpentier, fervent partisan du Hezbollah, se disait humilié par la retenue du parti face aux attaques israéliennes quotidiennes. Cependant, lorsque la guerre a repris le 2 mars, il a vu <em>«une occasion de rectifier le tir et de rappeler à Israël que nous n&rsquo;accepterons pas son agression»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme de 47 ans raconte avoir perdu sa maison, son village natal et plusieurs proches sous les bombardements israéliens, mais ajoute : <em>«J’ai le sentiment que le Hezbollah a repris le dessus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance retrouvée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confiance retrouvée reflète l’état d’esprit qui règne au sein du Hezbollah et parmi ses sympathisants suite à l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a imposé un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable à cet accord.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait d’une démonstration de soutien remarquable de la part des parrains du Hezbollah à Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de deux ans après avoir subi l’attaque la plus dévastatrice de son histoire de la part de son ennemi traditionnel, Israël, le Hezbollah est sorti de ce dernier conflit nettement plus confiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analystes, experts, diplomates et responsables estiment que ses performances sur le terrain, conjuguées à une confiance retrouvée en Iran même, ont contribué à faire remonter le moral au sein du Hezbollah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci est dû en grande partie à la priorité accordée par Téhéran à la guerre au Liban. Le conflit a mis à l’épreuve la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et est devenu un point de pression crucial autour duquel s’articulent les efforts diplomatiques concernant le conflit dans sa globalité.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kmStXbfy0f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/">L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/embed/#?secret=HEOPFnM4YY#?secret=kmStXbfy0f" data-secret="kmStXbfy0f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Hezbollah revitalisé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions iraniennes ont revitalisé le groupe chiite, notamment après le lancement par Téhéran de missiles balistiques sur Israël ce mois-ci en représailles à une attaque israélienne sur Beyrouth, une première pour l’Iran qui intervient directement dans la défense du Hezbollah. Les partisans du parti ont salué cette initiative, eux qui considéraient auparavant l’Iran comme un pays qui les néglige.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Hezbollah est sorti de cette guerre plus déterminé»</em>, a déclaré Nicholas Blanford, expert du Hezbollah à l’<em>Atlantic Council</em>. Il a ajouté : <em>«Je ne dirais pas qu’il est devenu plus fort mais il est devenu plus déterminé. Les relations entre le Hezbollah et l’Iran se sont clairement resserrées. Pour la première fois, les Iraniens sont intervenus pour aider le Hezbollah. D’habitude, c’est plutôt l’inverse !»</em>. Une source proche du parti a déclaré : <em>«Il nous faut maintenant attendre de voir comment le Hezbollah et l’Iran exploiteront cette confiance retrouvée»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre totale entre Israël et le Hezbollah en 2024 a décimé une grande partie des rangs et de l’arsenal militaire du parti chiite et son secrétaire général Hassan Nasrallah a été tué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, beaucoup, au Liban comme à l’étranger, considéraient le parti comme totalement vaincu, d’autant plus qu’il n’avait jamais riposté pendant les quinze mois de frappes israéliennes quasi quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces israéliennes ont continué de cibler ce qu’elles qualifiaient d’infrastructures du Hezbollah, tuant des centaines de combattants et de civils, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, après son entrée en guerre aux côtés de l’Iran le 2 mars, le Hezbollah a renversé la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant de l’accalmie précédente, le Hezbollah s’est reconstitué et réorganisé avec l’aide de conseillers iraniens, une évolution qui a surpris de nombreux officiers israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que ses capacités militaires restent aussi importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apport des drones kamikazes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe a eu de plus en plus recours à des drones kamikazes inspirés de ceux utilisés lors de la guerre d&rsquo;Ukraine. Ces drones se sont révélés plus efficaces pour pénétrer les défenses israéliennes au Sud-Liban et dans le Nord d&rsquo;Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 17 juin, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ces drones avait touché cinq soldats israéliens au Sud-Liban dont un grièvement blessé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah a également continué de lancer des roquettes de manière intermittente sur Israël. Ces attaques ont tué quatre civils israéliens et 28 soldats et ont fait des dizaines de blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces opérations ont clairement démontré que le Hezbollah ne reviendrait pas à la politique de retenue qu’il avait adoptée entre les deux guerres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les experts, cela est dû en grande partie à l’influence iranienne croissante au sein de l’organisation, notamment dans son appareil militaire et sécuritaire, une influence qui semble vouée à perdurer. Ils ajoutent que des membres des Gardiens de la révolution se sont profondément infiltrées dans la structure organisationnelle du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Téhéran s’estime victorieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre américano-israélienne contre l’Iran a représenté la plus grave crise qu’ait connue la République islamique depuis des décennies mais le régime de Téhéran estime en être sorti victorieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des experts et des proches du parti affirment que l’Iran souhaite clairement que le Hezbollah reste armé. Cela rend le parti moins enclin à faire des concessions sur le plan intérieur libanais où les critiques à l’égard de son rôle ont refait surface avec force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais, fortement soutenu par la communauté internationale, souhaite désarmer le Hezbollah et mène également des négociations à Washington avec Israël sous supervision américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah s’oppose à ces négociations auxquelles il ne participe pas et considère tout accord conclu entre les deux gouvernements comme une<em> «trahison»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y81gqzPKZy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/">Le Hezbollah en pleine restructuration financière !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Hezbollah en pleine restructuration financière ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/embed/#?secret=NFcWsm5p6o#?secret=Y81gqzPKZy" data-secret="Y81gqzPKZy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement libanais contourné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais s’était engagé à empêcher le Hezbollah d’opérer dans les zones pilotes* du sud et à poursuivre ses efforts de désarmement du groupe. Mais l’accord américano-iranien stipule un cessez-le-feu total, ce qui a compromis les efforts initiaux de Beyrouth.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance du Hezbollah a également été renforcée par l’initiative directe de Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt ce mois-ci, le président américain a déclaré avoir discuté avec le Hezbollah via des intermédiaires, une première pour un président américain étant donné que le mouvement est classé terroriste par Washington.&nbsp; <em>«Ils considèrent cela comme une victoire majeure»</em>, a confié une source proche du Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de cela, les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais restent tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables du Hezbollah ont toutefois affirmé publiquement ces derniers jours qu&rsquo;ils ne cherchaient pas à renverser le gouvernement. <em>«Parler de désarmement est désormais quasiment impossible»</em>, a déclaré Blanford.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines actions du Hezbollah dépendront probablement du comportement d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’annonce de l’accord, Israël a poursuivi ses frappes aériennes tandis que le Hezbollah a riposté en tirant sur les forces israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question la plus importante demeure la présence des forces israéliennes au Sud-Liban, où elles contrôlent actuellement des centaines de kilomètres carrés après avoir détruit des dizaines de villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que le maintien de l’occupation du Sud par Israël constituait une violation de l’accord, tandis que le Hezbollah a affirmé qu’il poursuivrait le combat tant que l’occupation se poursuivrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu a annoncé que l’armée israélienne resterait à l’intérieur de la <em>«zone de sécurité»</em> au Sud-Liban <em>«aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord d’Israël»</em>. Il a ajouté : <em>«L’Iran voulait que nous nous retirions de là et cela ne s’est pas produit. J’ai été très ferme sur cette question et je pense que nos amis américains respectent cette fermeté et cette détermination»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, le projet d’accord publié mercredi par les États-Unis stipule que Washington et Téhéran garantiraient <em>«l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La base populaire du Hezbollah a été la plus durement touchée par les opérations israéliennes au Sud-Liban. Près de 4 000 personnes ont été tuées, près d’un million déplacées et des dizaines de villages détruits, affectant de manière disproportionnée la communauté chiite du Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers d’autres régions du Liban où diverses communautés locales accusent le Hezbollah d’avoir déclenché une guerre non désirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans bien des cas, cette colère s’est étendue à l’ensemble de la communauté chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la loyauté au sein de la base populaire du Hezbollah n’est pas entamée. Le parti a longtemps exploité les peurs sectaires pour cultiver son image de protecteur de la communauté chiite. <em>«Ils nous ont rendu notre fierté»</em>, a déclaré Mohsen Abou Zeinab.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Les zones pilotes dans le Sud-Liban sont des zones où les Forces armées libanaises (FAL) déploient un contrôle exclusif pour exclure les acteurs non étatiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Pour Israël, la défaite en Iran est une opportunité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/19/pour-israel-la-defaite-en-iran-est-une-opportunite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Lahouari Addi]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz, c'est-à-dire leurs intérêts vitaux. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’appui inconditionnel de l’Occident donne pendant longtemps à Israël l’illusion d&rsquo;être un acteur qui fait l’histoire à sa guise au Moyen-Orient. Pourtant, Israël n’a ni démographie, ni profondeur stratégique, ni environnement géopolitique, ni idéologie à vocation universelle sur lesquels repose la puissance. L’Occident lui a prêté sa puissance utilisée pour bâtir un régime d’apartheid et pour perpétrer un génocide qui ont placé Israël au-dessus du droit international.</em></strong></p>



<span id="more-18984435"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tous les pays détestent Israël»</em>, aurait dit Trump à Netanyahou. Les lobbys qui ont acheté les élites dirigeantes occidentales sont efficaces, mais il y a toujours des limites à l’efficacité qu’Israël a dépassées en ignorant les intérêts économiques des Américains et des Européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz. On dit que l’Amérique a deux religions : le christianisme et le pragmatisme. Israël a commis une erreur historique en croyant que les Etats-Unis seront leur meilleur allié qui les protègeront, alors que le seul allié qui est susceptible de protéger Israël est paradoxalement la paix avec les Palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Etat colonial a deux perspectives devant lui, et deux seulement : le scénario algérien où les pieds-noirs ont dû quitter le pays dans la précipitation, ou le scénario sud-africain où les Blancs ont accepté de s’intégrer dans la société locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce dernier scénario que pense l’éditorialiste israélien Gideon Lévy, qui, dans son article publié le 18 juin 2026 et dont la traduction est reproduite ci-dessus, &nbsp;invite ses compatriotes à se réveiller, leur indiquant que le désastre face à l’Iran doit être l’occasion pour se réconcilier avec la réalité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Lahouari Addi</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>«Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La défaite d’Israël en Iran n’est pas un désastre : c’est l’occasion d’affronter la vérité. La guerre en Iran a révélé la vérité à Israël. Son armée, soi-disant toute-puissante, n’a rien accompli de significatif, si ce n’est sa propre ruine politique. Tout pays rationnel tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gideon Levy</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg" alt="" class="wp-image-11747504" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le refrain, tant à droite qu’à <em>«gauche»</em> (sans compter le Premier ministre Benjamin Netanyahou) : une défaite israélienne, un désastre diplomatique, Trump nous a tourné le dos et Steven Witkoff est un <em>«Jewboy»</em>. La nation déplore une calamité, une défaite et un quasi-Holocauste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Bennett&rsquo;s s’empressent d’intervenir et promettent une solution. Ils rétabliront les relations avec les États-Unis et ramèneront Israël sur les champs de bataille pour achever le travail. Telle est leur seule promesse en cette journée particulièrement propice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il ne s’agit ni d’un désastre ni d’un Holocauste. Dans la guerre contre l’Iran, Israël a traversé ce que les psychologues appellent un <em>«test de réalité»</em>, au cours duquel la vérité lui a été révélée. Et cela pourrait bien être l’évolution la plus positive de ces dernières années, à condition que le pays en tire les bonnes conclusions. Ce soi-disant désastre pourrait bien se transformer en une opportunité historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une de ses précédentes catastrophes, celle de 1973, Israël avait su tirer les leçons et ouvrir un nouveau chapitre révolutionnaire de son histoire : celui de la paix. Le fiasco avec l’Iran nous oblige aujourd’hui à reprendre nos esprits une seconde fois, mais pour l’instant, personne n’est là pour mener cette réorientation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peu de réalisme : un petit pays de 10 millions d’habitants ne peut pas se battre contre le monde entier, même si nous sommes les fils du peuple élu, qui sait tout et fait tout mieux que les autres. Israël ne peut pas renverser des régimes, ni dans la lointaine Téhéran, ni dans la proche Gaza, ni même à Ramallah, juste à côté. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ; même les États-Unis n’y parviennent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nous regarder dans le miroir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ne peuvent pas forcer des organisations à déposer les armes ni éradiquer les convictions politiques du cœur des gens. L’époque où l’Amérique était à notre merci est révolue. Reconnaître cette réalité nous offre l’occasion, au milieu de la succession de guerres récentes, de nous regarder dans le miroir : l’armée soi-disant toute-puissante de ce pays n’a réussi à obtenir aucun résultat significatif, si ce n’est la ruine politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout pays rationnel en tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée. L’histoire récente en a apporté suffisamment de preuves. Peut-être que toutes ces guerres futiles étaient nécessaires pour nous ouvrir les yeux et nous faire comprendre qu’aucune guerre choisie par Israël ne s’est jamais bien terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne reste que peu de temps pour parvenir à cette conclusion. Retirez les troupes de tout le Liban, avant qu’elles ne déclenchent une nouvelle guerre inutile contre l’Iran. Mettez immédiatement un terme à la folie qui sévit en Cisjordanie, avant qu’elle ne se retourne elle aussi contre nous. Accordez un peu de répit à l’armée et à l’armée de l’air, laissez-les respirer. Permettez aux soldats de profiter de leurs réductions militaires et de déjeuner dans les fast-foods de la rue Ibn Gvirol à Tel-Aviv.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Libérez les milliers d’otages palestiniens qui croupissent dans les prisons du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et commencez à vous comporter comme des êtres humains envers les Palestiniens, avant que le monde ne nous y oblige. Et décidez où nous allons, ce que nous voulons : deux États, un seul État démocratique ou un seul État d’apartheid suicidaire. Il n’y a pas de quatrième option et il n’y en aura jamais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël ne peut pas désarmer le Hezbollah</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, on a appris que l’armée israélienne demandait au gouvernement de parvenir à un accord avec le gouvernement libanais avant que l’armée ne soit contrainte de se retirer des zones occupées, la queue entre les jambes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a là, au moins, un cas de sobriété partielle. Après tout, l’accord avec le gouvernement libanais aurait pu être conclu plus tôt, mais Israël avait besoin de l’épreuve de la guerre pour se rendre compte qu’il ne peut pas désarmer le Hezbollah, et qu’il n’y parviendra jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Forces de défense israéliennes (FDI), au moins, commencent à le comprendre. Il en va de même pour le Hamas, la résistance à l’occupation de la Cisjordanie et le régime iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait qu’Israël soit mégalomane ne signifie pas qu’il soit capable d’agir selon ses propres critères mégalomaniaques, en croyant que des bombardements ici et là serviront ses intérêts. Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité. Nous avons regardé la vérité droit dans les yeux – et elle a baissé les yeux. C’est maintenant à notre tour de baisser les nôtres. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source </strong>: <a href="https://www.haaretz.com/opinion/2026-06-18/ty-article-opinion/.premium/israels-defeat-in-iran-isnt-a-disaster-its-an-opportunity-to-face-the-truth/0000019e-d712-d6a3-a5be-f77252200000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>.  </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HivjmqdmJy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/">Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/embed/#?secret=VffIAFVbY2#?secret=HivjmqdmJy" data-secret="HivjmqdmJy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/19/pour-israel-la-defaite-en-iran-est-une-opportunite/">Pour Israël, la défaite en Iran est une opportunité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Iran &#8211; Etats-Unis &#124; La paix des puissants, les blessures des peuples</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:29:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Proche-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[protocole d’Islamabad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Un accord mettra officiellement fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran, mais peut-on sérieusement parler de paix ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 19 juin 2026, à Genève, sera signé un accord qui mettra officiellement fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Les chancelleries salueront l’événement. Les communiqués parleront de paix, de stabilité retrouvée, de victoire de la diplomatie. Mais il faut poser d’emblée la question que ces communiqués n’auront pas le courage de formuler : cette paix, pour qui ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-18951129"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg" alt="" class="wp-image-18774922" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Comme tant de conflits du Proche-Orient avant elle, cette séquence de violence dont on annonce la fin proche ne se conclut pas par la justice, elle se clôt par l’épuisement des belligérants et le calcul froid des grandes puissances. Les armes se taisent avant que les douleurs ne s’apaisent. Et les peuples découvrent, une fois de plus, qu’ils n’étaient pas conviés à la table où leur destin fut négocié. C’est là le visage permanent de ce qu’il faut bien appeler : la paix des puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le protocole d’Islamabad, tel qu’il se dessine, articulera la sécurité du détroit d’Ormuz, une levée partielle des sanctions économiques contre l’Iran et une reprise des négociations nucléaires avec ce pays. Des médiations pakistanaises et qataries ont joué un rôle déterminant dans ce rapprochement. Mais l’essentiel n’est pas dans les clauses de cet accord, il est dans ce qu’il révèle : un ordre mondial en recomposition profonde, où l’hégémonie américaine n’est plus qu’une puissance parmi d’autres, et où les peuples de la région continuent de payer, de leur sang et de leur avenir, le prix de ces reconfigurations.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine et la fin de l’hégémonie occidentale </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier vainqueur est l’Iran. Longtemps présenté comme isolé, étranglé par les sanctions et contraint à la défensive, Téhéran sort de cette séquence en position de force relative. La République islamique n’a pas seulement survécu, elle a imposé ses lignes rouges, en particulier sur le contrôle stratégique du détroit d’Ormuz. Ce n’est pas rien : c’est la consécration d’une puissance régionale que quarante ans de pression n’ont pas réussi à briser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’Iran se profile la vraie grande gagnante de ce tournant : la Chine. Sans tirer un seul coup de feu, Pékin récolte les dividendes d’une stratégie patiente construite sur deux décennies d’investissements en infrastructures, d’échanges énergétiques et de médiations discrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce conflit l’illustre avec netteté : nous sommes entrés dans un monde où l’Occident ne dicte plus ses conditions, et où Pékin avance, méthodiquement, sans fracas, vers le centre de l’échiquier mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis obtiennent une stabilisation régionale et la sécurisation des flux énergétiques. Mais il faut le dire clairement : Washington ne négocie plus en maître, il négocie en partenaire contraint. L’ère de l’hyperpuissance américaine, cette parenthèse d’après-guerre froide où l’Amérique imposait l’ordre du monde, est bel et bien refermée. Ce rétrécissement de l’influence américaine n’est pas une parenthèse : c’est une tendance de fond. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’état sioniste et les limites de la supériorité militaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’État sioniste présente un bilan en trompe-l’œil. Il dispose d’une supériorité militaire incontestable, mais les conflits successifs ont démontré une vérité que la force ne peut effacer : il n’existe pas de victoire militaire durable sans solution politique. Chaque opération remporte des batailles et perd la guerre de l’histoire. La domination par les armes ne produit pas la sécurité, elle fabrique des générations de résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, comme souvent dans l’histoire, les véritables perdants ne siègent pas dans les salles de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple palestinien est, une fois encore, le grand absent de cette paix, et sa principale victime. Depuis des décennies, il paye en sang et en exil le prix des équilibres géopolitiques que d’autres ont décidés en son nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque accord régional, chaque cessez-le-feu négocié entre grandes puissances, repousse un peu plus la seule question qui ne disparaîtra pas : celle des droits nationaux et de la dignité d’un peuple privé d’État. Gaza, la Cisjordanie, les camps de réfugiés du Liban et de Jordanie, ces réalités-là ne s’effacent pas d’un traité. Elles attendent. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un peuple libanais meurtri</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple libanais, lui aussi, sort du cycle de violences profondément meurtri. Le Liban est devenu, depuis trop longtemps, le terrain d’affrontement des ambitions des autres. Que l’on voie dans l’Iran un protecteur ou une tutelle étouffante, le constat demeure : le Liban ne maîtrise plus son propre destin. Il subit des guerres qu’il n’a pas choisies, sur un territoire que d’autres ont transformé en champ de bataille par procuration. C’est là l’une des grandes injustices de cet ordre régional : les petits pays absorbent les conflits des grands.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire du Moyen-Orient enseigne une leçon que nul ne devrait oublier : les grands arrangements entre puissances se concluent invariablement sur les ruines des peuples. Des Accords Sykes-Picot aux guerres contemporaines, les frontières et les équilibres ont été redessinés depuis les capitales lointaines avant d’être vécus dans la chair des sociétés locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cet accord se confirme, ce qui semble être le cas, il ne signifiera pas seulement la fin d’une guerre. Il marquera l’entrée officielle dans un nouvel âge géopolitique : monde multipolaire, puissances en recomposition, Occident contraint à la négociation. Mais pour les peuples du Proche-Orient, palestinien, libanais, irakien, syrien, yéménite, ce changement d’ère ne changera rien tant que les grandes puissances continueront de traiter leur sort comme une variable d’ajustement. La véritable question n’est pas de savoir qui gouvernera l’ordre mondial de demain. Elle est de savoir si cet ordre nouveau aura enfin le courage de faire de la dignité des peuples autre chose qu’une clause oubliée dans un accord de chancellerie. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Unesco &#124; Dhia Khaled réaffirme la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/unesco-dhia-khaled-reaffirme-la-pleine-solidarite-de-la-tunisie-avec-le-liban/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 20:06:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[délégué permanent]]></category>
		<category><![CDATA[Dhia Khaled]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dhia KHALED, Ambassadeur, Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO a pris part à la réunion d’information sur les actions au Liban, tenue le, 8 juin 2026 au siège de l’Organisation à Paris. Faisant part de la grande préoccupation de la Tunisie quant aux conséquences de la situation au Liban sur les secteurs de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/unesco-dhia-khaled-reaffirme-la-pleine-solidarite-de-la-tunisie-avec-le-liban/">Unesco | Dhia Khaled réaffirme la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dhia KHALED, Ambassadeur, Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO a pris part à la réunion d’information sur les actions au Liban, tenue le, 8 juin 2026 au siège de l’Organisation à Paris.</em></strong></p>



<span id="more-18887069"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Faisant part de la grande préoccupation de la Tunisie quant aux conséquences de la situation au Liban sur les secteurs de l’éducation et de la protection du patrimoine culturel et historique du pays, l’Ambassadeur a mis l’accent sur l’urgence et la nécessité d’assurer la continuité de l’apprentissage, qui doit demeurer une priorité absolue en temps de crise, et a salué les mesures décisives prises pour placer 73 biens menacés au Liban sur la Liste internationale des biens culturels sous protection renforcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a, par ailleurs, réitéré la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban et appelé à renforcer la protection des civils, des journalistes, du patrimoine culturel et des établissements éducatifs de ce pays frère.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/unesco-dhia-khaled-reaffirme-la-pleine-solidarite-de-la-tunisie-avec-le-liban/">Unesco | Dhia Khaled réaffirme la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’offense des soldats israéliens aux chrétiens au Liban</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/loffense-des-soldats-israeliens-aux-chretiens-au-liban/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 06:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Paolo Borgia]]></category>
		<category><![CDATA[Rmeish]]></category>
		<category><![CDATA[Yarun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Multiplication des attaques de l'armée israéliennes contre les chrétiens et leurs symboles religieux au Sud Liban. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/loffense-des-soldats-israeliens-aux-chretiens-au-liban/">L’offense des soldats israéliens aux chrétiens au Liban</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’invasion du sud du Liban a mis en lumière de nouvelles vidéos d’attaques ou de moqueries envers les symboles chrétiens, tandis que l’armée israélienne «poursuit son enquête» sur une vidéo de 2024 que les soldats ont enregistrée le visage découvert.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Antonio Pita</strong></p>



<span id="more-18778631"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, un soldat israélien a photographié un autre soldat en train de détruire à la hache une statue de Jésus-Christ dans le territoire du sud du Liban occupé par l&rsquo;armée israélienne. Personne n’a considéré cette image comme une preuve ; au contraire, l’un d’eux l’a partagée, se souciant davantage de son audience que des conséquences. En réalité, outre le soldat qui a brisé la statue et celui qui filmait, six autres ont été témoins de la scène sans intervenir ni la signaler à leurs supérieurs. L’image est devenue virale et a suscité une telle indignation internationale que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a publié une déclaration inhabituellement critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée a condamné les deux responsables à un mois de prison et a annoncé prendre des mesures pour <em>«éviter que cela ne se reproduise»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article s’arrêtait là, mais pas au titre. Netanyahu, s’exprimant uniquement en anglais – et non en hébreu –, a étrangement qualifié la statue de Jésus-Christ d’<em>«icône religieuse catholique»</em>. L’armée a diffusé la photo d’une nouvelle croix livrée en remplacement <em>«en pleine coordination avec la communauté locale, l’église et la famille propriétaire de la statue»</em>. Mais elle était nettement plus petite, de style orthodoxe grec (et non maronite, comme le village), et apparaissait appuyée contre un arbre, non installée. Trois jours plus tard, le village recevait une autre croix, plus semblable à l’originale, offerte par les Casques bleus italiens de la Finul, la mission au Sud-Liban. Elle fut accueillie par des applaudissements, au son des cloches et en présence du nonce apostolique au Liban, Paolo Borgia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter d’améliorer l’image d’Israël auprès de ses alliés chrétiens à travers le monde (comme les évangéliques), Netanyahu s’est fait photographier, la même semaine, entouré de soldats chrétiens, généralement des Palestiniens de nationalité israélienne qui choisissent de s’enrôler, même s’ils sont exemptés du service militaire obligatoire.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pjkPzDL3Lv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/jesus-est-palestinien/">Jésus est Palestinien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jésus est Palestinien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/jesus-est-palestinien/embed/#?secret=RyJSmKvVSZ#?secret=pjkPzDL3Lv" data-secret="pjkPzDL3Lv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Multiplication des insultes aux chrétiens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que Netanyahu ignorait alors, c’est qu’un autre soldat israélien s’était fait photographier dans la même ville, Debel, constituant ainsi une nouvelle insulte aux chrétiens. L’image, apparue la semaine dernière, montre un soldat fumant une cigarette qu’il place dans la bouche d’une statuette de la Vierge Marie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle image, prise quelques semaines auparavant, avait-elle aussi suscité des condamnations, notamment de la part du ministère polonais des Affaires étrangères, mais elle n’avait pas la même viralité, la même puissance et la même force symbolique que la statue de Jésus-Christ brisée ; c’est pourquoi Netanyahu et ses ministres gardent le silence cette fois-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée israélienne a publié un communiqué condamnant l’incident, affirmant le prendre <em>«très au sérieux»</em>, mener une enquête et prendre des mesures disciplinaires internes à l’encontre du soldat. Cependant, interrogée par ce journal, l’armée a refusé de préciser si le soldat avait été suspendu, comme elle l’avait fait pour les deux soldats dans l’affaire précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là encore, il ne s’agit pas d’une image prise clandestinement par un Libanais, mais bien d’une vidéo enregistrée et diffusée par des soldats israéliens eux-mêmes. Depuis 2023, ces derniers ont pris l&rsquo;habitude d’inonder les réseaux sociaux et les groupes Telegram de vidéos et de photos se vantant de la dévastation de Gaza, posant de manière moqueuse à côté de détenus palestiniens menottés, presque nus et les yeux bandés ; tirant sans discernement sur des habitations, pillant maisons et commerces, ou ridiculisant les sous-vêtements féminins retrouvés dans les placards des maisons vidées par le déplacement forcé de leurs habitants. L’armée israélienne a déployé des troupes de Gaza au Liban cette année, comme la brigade Golani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces images, enregistrées principalement à Gaza (depuis l’invasion qui a suivi l’attaque massive du Hamas) et en Cisjordanie, ont eu moins d’impact que celles des villages chrétiens du Liban, la religion majoritaire parmi les principaux alliés d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée a dû s’expliquer le mois dernier au sujet d’une autre image de Debel – pour la troisième fois. Cette fois-ci, il n’y avait aucune offense religieuse, et l’image n’avait pas été diffusée par les soldats eux-mêmes. Il s’agissait d’un enregistrement de caméra de surveillance daté du 24 avril, montrant un bulldozer de l’armée israélienne détruisant une installation de panneaux solaires qui fournissait de l’électricité aux maisons et alimentait les puits de la communauté en eau. Interrogée à ce sujet, l’armée israélienne a déclaré que cet acte <em>«n’est pas conforme à ses valeurs ni à la conduite attendue de ses soldats»</em> et qu’elle avait pris, sans plus de précisions, <em>«les mesures disciplinaires appropriées à l’encontre des réservistes impliqués»</em>. Le soldatn’a pas été arrêté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Debel, avec Rmeish et Ein Ebel, est l’un des trois villages chrétiens (de confession chrétienne, celle des alliés d’Israël lors de son occupation du Sud-Liban entre 1982 et 2000) encore habités dans la zone désormais contrôlée par les troupes israéliennes. L’armée les laisse intacts tandis qu’elle rase progressivement les autres localités, les condamnant ainsi à un dépeuplement définitif. Ces villages ne sont pas le théâtre d’affrontements avec le Hezbollah, qui recrute ses membres parmi la population chiite.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FSWn22xYsR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/anti-semitism-in-the-new-testament-le-christ-contre-les-juifs/">«Anti-semitism in the New Testament» : le Christ contre les juifs ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Anti-semitism in the New Testament» : le Christ contre les juifs ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/anti-semitism-in-the-new-testament-le-christ-contre-les-juifs/embed/#?secret=VwN710GxzO#?secret=FSWn22xYsR" data-secret="FSWn22xYsR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Démolition d&rsquo;un couvent des Sœurs Salvatoriennes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours au Sud-Liban, à Yarun, l’armée a récemment démoli un couvent des Sœurs Salvatoriennes, un ordre religieux melkite (c’est-à-dire gréco-catholique). Ces démolitions sont visibles sur des photographies diffusées par l’archidiocèse et confirmées par les autorités religieuses locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée israélienne a démenti ces allégations, admettant seulement des dégâts involontaires et diffusant la photographie d’un bâtiment intact d’où, selon elle, le Hezbollah libanais avait tiré des roquettes par le passé. Or, d’après Adib Ajaka, responsable de la communauté chrétienne de Yarun, le bâtiment en question est un dispensaire géré par l’Ordre de Malte. Le couvent apparaît aujourd’hui en ruines sur des photographies, et une vidéo semble montrer une pelleteuse en train de le démolir au loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les polémiques ne datent pas d’hier. À Yarun, un conducteur de bulldozer s’est filmé en train de détruire une statue de saint Georges. C’était en 2024, lors du précédent conflit avec le Hezbollah, durant lequel l’armée israélienne avait également envahi la région. À Deir Mimas, une autre ville chrétienne du Sud-Liban, un groupe de soldats de la Brigade Golani a mis en scène (et partagé sur les réseaux sociaux) une parodie de mariage religieux, dans le style des films hollywoodiens. Après le retrait des troupes, ce journaliste a constaté les traces de leur passage : des maisons renversées, des graffitis en hébreu sur les murs, une voiture accidentée remorquée et le monastère endommagé par les bombardements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vidéo du mariage, emplie de rires, est devenue virale, et l&rsquo;armée a dû réagir. Elle a réaffirmé que l’incident était un acte <em>«grave»</em>, faisant l’objet d’une enquête, et contraire aux valeurs de l’armée israélienne, dont les autorités la décrivent souvent comme <em>«la plus morale au monde»</em>. <em>«Les personnes impliquées feront l&rsquo;objet de mesures disciplinaires»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, un an et demi plus tard, ce journal a interrogé le porte-parole de l’armée sur les mesures disciplinaires finalement prises. La réponse fut que l’incident <em>«fait l’objet d&rsquo;un examen et que des mesures disciplinaires seront prises à l’encontre des personnes impliquées»</em>, alors même que toutes apparaissent à visage découvert sur la vidéo. Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’incident reste sous enquête depuis 2024 et sur une éventuelle suspension des soldats, l’armée a refusé de faire d’autres commentaires.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’espagnol</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Source</em> : <a href="https://elpais.com/internacional/2026-05-11/un-cigarrillo-para-la-virgen-maria-o-un-bulldozer-derribando-a-san-jorge-las-otras-ofensas-de-soldados-israelies-a-los-cristianos-en-libano-que-apenas-causaron-ruido.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">El Pais</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uDWoE7U9Uw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/29/la-religion-juive-et-sa-position-envers-les-non-juifs-de-lextermination-des-palestiniens-a-gaza/">‘‘La religion juive et sa position envers les non-juifs’’: de l’extermination des Palestiniens à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La religion juive et sa position envers les non-juifs’’: de l’extermination des Palestiniens à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/29/la-religion-juive-et-sa-position-envers-les-non-juifs-de-lextermination-des-palestiniens-a-gaza/embed/#?secret=ep0k35Kmfc#?secret=uDWoE7U9Uw" data-secret="uDWoE7U9Uw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/loffense-des-soldats-israeliens-aux-chretiens-au-liban/">L’offense des soldats israéliens aux chrétiens au Liban</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Rivage en deux temps’’ de Michel Cassir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/10/le-poeme-du-dimanche-rivage-en-deux-temps-de-michel-cassir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 06:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandrie]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Cassir]]></category>
		<category><![CDATA[poète]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1952 à Alexandrie, Michel Cassir est poète et universitaire scientifique d'origine égypto-libanaise.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/10/le-poeme-du-dimanche-rivage-en-deux-temps-de-michel-cassir/">Le poème du dimanche | ‘‘Rivage en deux temps’’ de Michel Cassir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Né en 1952 à Alexandrie, Michel Cassir est poète et universitaire scientifique d&rsquo;origine égypto-libanaise.</em></strong></p>



<span id="more-18750676"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cassir a vécu sa petite enfance en Egypte puis au Liban et au Mexique, avant de s’installer en France. Il dirige, depuis 2001, la collection de poésie <em>«Levée </em><em>d’Ancre</em><em>»</em> aux Éditions l’Harmattan. Il a publié une trentaine d’ouvrages littéraires ainsi que des textes dans des anthologies et revues poétiques dans une quinzaine de pays. Lauréat en 2008&nbsp;du Prix littéraire, <em>«Le jasmin d’Argent»</em> pour l’ensemble de son œuvre.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">         <strong> <em>I</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>river le large</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>c’est river l’âge</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le son en tremble</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>au bord de quelle tempête</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>à l’approche de quel pirate</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le rivage aurait pu être</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>la paix retrouvée</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>entre deux tumultes</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>entre deux prières</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le vide qu’on arrache à nos pieds</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>enfin dévolus à l’errance</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le sang charrié par les vagues</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et leurs embarcations</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>tu n’atteindras jamais</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le rivage de ton vivant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>gémit la rafale</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>qui entraîne le migrant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>à sa perte</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>dévider toute mémoire</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>dans le lointain</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>il est un rivage</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>qui n’était au départ</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>que l’esquisse d’un tableau</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>tentative de s’en remettre à l’infini</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>page blanche le rivage</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>me dévisage de son flanc</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>amoindri par le manque</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>de visibilité</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>entre le bleu défoncé</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et la plage orpheline</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>de la belle saison</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>promise par l’image</em></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>                      <strong> II</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; parfois l’œil</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>monstre furtif</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>absorbe la marée</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>alors le cœur</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>s’ouvre à la confidence</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>des mouettes</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>pour habiter</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>enfin le rivage&nbsp;</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><em>Inédit, mars 2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>(Remerciements à l’auteur)</em></p>
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		<title>Crise au Moyen-Orient &#124; Onze nouveaux Tunisiens rapatriés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/06/crise-au-moyen-orient-onze-nouveaux-tunisiens-rapatries/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 17:25:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport de Tunis-Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[rapatriement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Onze nouveaux ressortissants tunisiens ont été évacués du Liban et sont arrivés, dans la matinée de ce lundi 6 avril 2026, à l&#8217;aéroport de Tunis-Carthage. En provenance d’Istanbul, ce groupe de onze personnes a été accueilli à sa descente d’avion par des représentants du ministère des Affaires étrangères, des équipes du Croissant-Rouge tunisien et des...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Onze nouveaux ressortissants tunisiens ont été évacués du Liban et sont arrivés, dans la matinée de ce lundi 6 avril 2026, à l&rsquo;aéroport de Tunis-Carthage.</em></strong></p>



<span id="more-18591944"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En provenance d’Istanbul, ce groupe de onze personnes a été accueilli à sa descente d’avion par des représentants du ministère des Affaires étrangères, des équipes du Croissant-Rouge tunisien et des familles impatientes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapatriement s&rsquo;inscrit dans un effort diplomatique continu alors que le conflit au Moyen-Orient s&rsquo;intensifie, rendant les conditions de vie au Liban extrêmement dangereuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la quatrième opération de secours organisée par l&rsquo;État tunisien et que depuis le 15 mars, le pont aérien, passant par la Jordanie ou la Turquie, a permis de mettre à l&rsquo;abri une cinquantaine de citoyens Tunisiens à ce jour.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/06/crise-au-moyen-orient-onze-nouveaux-tunisiens-rapatries/">Crise au Moyen-Orient | Onze nouveaux Tunisiens rapatriés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Traitement déséquilibré de la guerre au Moyen-Orient par les médias français</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/traitement-desequilibre-de-la-guerre-au-moyen-orient-par-les-medias-francais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 10:37:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient par les grands médias français jugée «défaillante, lacunaire, déséquilibrée». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/traitement-desequilibre-de-la-guerre-au-moyen-orient-par-les-medias-francais/">Traitement déséquilibré de la guerre au Moyen-Orient par les médias français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans la déclaration que nous publions ci-dessous, une soixantaine de journalistes indépendants exerçant en France dénoncent la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient par les grands médias français, qu’ils qualifient de «défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels», notamment américains et israéliens.   </em></strong></p>



<span id="more-18537527"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes journalistes, reporters, photojournalistes pigistes et de médias indépendants, exerçant en France et à l’international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les attaques conjointes lancées par les États-Unis et Israël sur l’Iran, ainsi que la guerre enclenchée au Liban depuis le 2 mars, nous assistons, indignés, à une couverture médiatique défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels. Une défaillance qui ne date pas d’hier et qui s’inscrit dans une longue histoire de conflits perpétuels, notamment au Liban Sud, dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza, où le traitement médiatique reste systématiquement le même&nbsp;: simpliste, orienté et répétitif, donnant l’impression d’un <em>«nouveau»</em> conflit à chaque escalade alors qu’il s’agit en réalité d’une continuité tragique ignorée ou minimisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous demandons qu’à une guerre asymétrique ne soit pas apposé un traitement médiatique asymétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans essentialiser l’ensemble des médias, force est de constater que trop de journaux, de magazines, de chaînes de télévision et de radios produisent une lecture partielle de cette actualité pourtant majeure, aux conséquences humaines, politiques et géopolitiques considérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne comprenons pas les choix éditoriaux concernant les invité·es convié·es à commenter ces événements. Trop souvent, les plateaux sont occupés par des intervenant·es insuffisamment qualifié·es pour analyser des situations d’une telle complexité. Couvrir ces conflits exige pourtant une connaissance fine du terrain, une maîtrise des contextes historiques et une capacité à mobiliser des analyses géopolitiques rigoureuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous dénonçons également un manque criant de pluralisme. Les prises de parole de représentants israéliens sont fréquentes, parfois hégémoniques, alors même que le chef du gouvernement fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, les représentants politiques des autres parties impliquées sont marginalisés, disqualifiés ou absents des grands espaces de débat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette asymétrie dans l’accès à la parole contribue à orienter la perception du public et à appauvrir la compréhension du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous condamnons fermement les commentaires de plateau qui, sous couvert d’analyse, relèvent trop souvent de prises de position approximatives ou idéologiques. Ils participent à une déshumanisation des victimes, réduisant les morts iraniens, libanais et palestiniens à des données chiffrées, déconnectées de toute réalité humaine, sociale et historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous souhaitons également attirer l’attention sur les usages sémantiques profondément différenciés selon les parties concernées. Là où certains <em>«meurent»</em>, d’autres sont <em>«tués»</em>, voire <em>«assassinés»</em>. Là où certaines opérations sont présentées comme des <em>«frappes préventives»</em>, d’autres sont immédiatement qualifiées d’<em>«attaques»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces choix lexicaux ne sont pas neutres&nbsp;: ils hiérarchisent implicitement les vies et orientent la lecture morale des événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la même manière, le recours au terme <em>«évacuation»</em> pour désigner des déplacements massifs de populations civiles mérite d’être interrogé. Lorsqu’ils sont contraints, organisés sous la menace ou dans un contexte de bombardements, ces déplacements relèvent, en droit international humanitaire, de transferts forcés, voire de déportations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 49 de la Quatrième Convention de Genève interdit explicitement <em>«les transferts forcés individuels ou massifs, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé»</em>, sauf impératif absolu de sécurité, une exception strictement encadrée et dont l’interprétation ne saurait être extensible à des politiques de déplacement généralisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous indignons de voir certaines informations émanant des autorités américaines ou israéliennes reprises sans distance critique, parfois en temps réel, tandis que des faits documentés concernant des violations du droit international imputables à ces mêmes acteurs sont systématiquement relativisés, minimisés ou entourés de doutes excessifs. Cette asymétrie dans le traitement de la preuve fragilise la crédibilité du travail journalistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes également préoccupés par la multiplication de chroniqueurs et chroniqueuses présents non pas pour établir des faits, mais pour exprimer des positions idéologiques. Ce glissement brouille la frontière entre information et opinion, au risque de transformer certains espaces médiatiques en chambres d’écho ou en instruments de légitimation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, nous appelons nos consœurs et confrères exerçant dans les rédactions télévisées, radiophoniques et de presse écrite à large audience à se montrer à la hauteur de leurs responsabilités. Leur engagement est encadré par des principes clairs, notamment ceux énoncés dans la charte de Munich&nbsp;: recherche de la vérité, vérification des faits, indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, refus de la manipulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous les appelons à sortir de l’écueil de l’autocensure, qu’elle soit imposée, intériorisée ou structurelle, qui conduit trop souvent à tordre, simplifier ou édulcorer l’information. En agissant ainsi, c’est le droit fondamental des citoyennes et des citoyens à une information libre, complète et honnête qui est compromis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Informer, ce n’est pas relayer. Informer, ce n’est pas hiérarchiser les vies. Informer, ce n’est pas choisir ses mots au service d’un récit dominant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Informer, c’est donner à comprendre, avec rigueur, honnêteté et courage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui plus que jamais, face à des conflits d’une gravité extrême, notre responsabilité collective est engagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong>  : <a href="https://www.acrimed.org/Nous-journalistes-pigistes-et-de-medias">Acrimed</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/traitement-desequilibre-de-la-guerre-au-moyen-orient-par-les-medias-francais/">Traitement déséquilibré de la guerre au Moyen-Orient par les médias français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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