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	<title>Archives des Mohammed Ben Salmane - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohammed Ben Salmane - Kapitalis</title>
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		<title>Arabie saoudite &#124; Les projets pharaoniques se heurtent à la réalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 07:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la baisse des prix du pétrole, l’Arabie saoudite revoit à la baisse son programme de projets pharaoniques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/arabie-saoudite-les-projets-pharaoniques-se-heurtent-a-la-realite/">Arabie saoudite | Les projets pharaoniques se heurtent à la réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Entre les maquettes et la réalité, il y a tout un monde ! Avec des prix du pétrole en baisse et que le président américain Donald Trump fait pression pour davantage les baisser, les recettes de l’Arabie saoudite ne sont plus celles qui étaient prévues et par conséquent, le Royaume est entré dans une phase de déficit budgétaire. Résultat : les mégaprojets connaissent des ajustements, des reports ou des annulations. Finie la folie des grandeurs des années précédentes, place à l’austérité !</em></strong> <em>(Photo : Le mégaprojet The Cube à Riyad est à l&rsquo;arrêt).</em> </p>



<p><strong>Imed Bahri&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18385562"></span>



<p><a href="https://www.chosun.com/english/world-en/2026/02/15/KQN5S4KGNBAS3DAL3CKHLVIXMQ/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Chosun Daily</a>, journal sud-coréen anglophone, estime que l’Arabie saoudite, autrefois guidée par l’ambition financière, se montre désormais plus prudente. La construction du gigantesque bâtiment <em>«Cube»</em> (Mukaab), prévu au cœur de Riyad, est à l’arrêt.</p>



<p>Dans le cadre de son projet de réforme nationale Vision 2030, l’Arabie saoudite ambitionnait de créer des villes miniatures au milieu du désert. Cependant, face à des prix du pétrole toujours inférieurs au seuil de 90 à 110 dollars le baril nécessaire à l’équilibre budgétaire, le Royaume a officiellement annoncé l’annulation de plusieurs mégaprojets et le retrait de leurs plans de mise en œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mégaprojets à l’arrêt</h2>



<p>Reuters a rapporté que l’Arabie saoudite a suspendu la construction du Cube et a entrepris de réévaluer sa viabilité financière et ses priorités stratégiques. Le Cube, une structure cubique de 400 mètres de côté, devait inclure un dôme piloté par intelligence artificielle et une ziggourat (édifice en forme de pyramide à étages constitué de plusieurs terrasses superposées) de 300 mètres de haut. Le projet avait suscité un intérêt international, certains affirmant qu’il pourrait contenir l’équivalent de 20 Empire State Buildings. Toutefois, tous les travaux de construction sont à l’arrêt depuis le début des fouilles.</p>



<p>Le cabinet de conseil immobilier britannique Knight Frank a estimé le coût de développement du projet Neo Cube, cube compris, à environ 50 milliards de dollars. Cependant, la valeur réelle des contrats attribués aux entreprises de construction n’a pas dépassé jusque-là les 100 millions de dollars. La date d’achèvement prévue du projet a également été repoussée de dix ans, de 2030 à 2040.</p>



<p>Les mégaprojets, symboles de la Vision 2030, ont subi des réductions, des reports ou des refontes successives. The Line (La Ligne), la ville linéaire qui constitue le cœur de Neom, est en cours de refonte, avec une réduction significative par rapport aux 170 kilomètres initialement prévus.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Projet-Neom-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18385582" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Projet-Neom-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Projet-Neom-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Projet-Neom-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Projet-Neom-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Projet-Neom-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Projet-Neom-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Projet-Neom.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le mégaprojet Neom risque de rester encore longtemps dans les cartons.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Retards pour insuffisance budgétaire</h2>



<p>Les Jeux asiatiques d’hiver de 2029, initialement prévus à la station de montagne de Trogina, ont également été reportés sine die, sans explication officielle. Toutefois, l’opinion générale est que l’achèvement du projet d’ici 2029 est devenu difficile en raison des retards de construction et des insuffisances budgétaires. Une source sur place a déclaré : <em>«Il est absolument impossible que nous soyons prêts d’ici 2029»</em>.</p>



<p>Ces développements sont dus à la chute des prix du pétrole. Les cours mondiaux ont dégringolé aux alentours de 60 dollars le baril. L’Arabie saoudite a besoin d’un prix compris entre 90 et 110 dollars le baril pour équilibrer son budget. Les prix actuels sont nettement inférieurs. Avec les investissements massifs liés à la Vision 2030, le déficit budgétaire s’est creusé pour atteindre environ 5% du PIB. Les mégaprojets sont devenus les cibles prioritaires pour <em>«accélérer les choses»</em>.</p>



<p>Les pressions exercées par l’administration du président américain ont également contribué à la baisse des prix du pétrole. Trump a déclaré publiquement au Forum de Davos en janvier de l’année dernière : <em>«Je demanderai à l’Arabie saoudite et à l’Opep de baisser les prix du pétrole»</em>.</p>



<p>Déjà, huit pays de l’alliance Opep+, dont l’Arabie saoudite, ont mis en œuvre une augmentation de leur production quotidienne de 411 000 barils à partir d’avril 2025, soit trois fois plus rapide que les estimations du marché. Des augmentations de même ampleur se sont poursuivies en mai et juin.</p>



<p>L’Agence américaine d’information sur l’énergie (U.S. Energy Information Administration &#8211; EIA) a prévu une baisse du prix du pétrole brut Brent, passant de 81 dollars le baril en 2024 à 68 dollars en 2025, puis à 61 dollars en 2026. Quant à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), elle a également anticipé un ralentissement de la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2026, conjugué à une offre excédentaire persistante. Bien que l’Arabie saoudite ait augmenté sa production face à la baisse des prix du pétrole, cette mesure a finalement pesé davantage sur ses finances.</p>



<p>Le Fonds d’investissement public (PIF), moteur financier de la Vision 2030, doté d’un actif d’environ 925 milliards de dollars, a également réorienté ses priorités. Ce fonds, contrôlé de facto par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, a épongé 8 milliards de dollars de pertes liés à des mégaprojets tels que Neom fin 2024. Depuis, il a réorienté ses investissements vers des secteurs plus rentables comme la logistique, l’intelligence artificielle et l’exploitation minière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ajustements en fonction des priorités</h2>



<p><em>«Des ajustements, des reports ou des annulations peuvent être effectués en fonction des priorités»</em>, a déclaré le ministre des Finances, Mohammed Al-Jadaan, en décembre dernier, autorisant de fait la restructuration de projets. Parallèlement, l’Arabie saoudite réoriente ses ressources vers les infrastructures nécessaires aux événements déjà programmés tels que l’Exposition universelle 2030 et la Coupe du monde de 2034.</p>



<p>Face à la montée des pressions financières, l’Arabie saoudite s’intéresse également aux ultra-riches. <em>Bloomberg</em> a rapporté que le Royaume envisageait d’accorder des droits de résidence privilégiés aux personnes fortunées dont le patrimoine dépasse 30 millions de dollars ainsi qu’aux propriétaires de yachts de luxe. Ce plan vise à attirer des capitaux étrangers et des particuliers fortunés vers des projets stratégiques tels que Neom, le complexe touristique de la mer Rouge et la rénovation de Riyad. L’Arabie saoudite cherche à attirer à la fois des capitaux et des particuliers grâce à une version saoudienne du visa doré (Golden visa). Cependant, des questions subsistent quant à sa compétitivité, étant donné que les Émirats arabes unis disposent déjà d’un système de visa doré et offrent des permis de séjour de dix ans.</p>



<p>Ainsi, l’Arabie saoudite, qui s’était lancée dans la construction de mégapoles à un rythme soutenu grâce aux revenus pétroliers, a commencé à ralentir la cadence face à la baisse des prix du pétrole. Les observateurs estiment que la Vision 2030, qui promeut une ère post-pétrolière, est désormais confrontée à une véritable épreuve dans un contexte de pénurie de pétrole.</p>



<p>Les entreprises sud-coréennes n’ont pas été épargnées par les répercussions de cette évolution. Au premier semestre 2025, la valeur des commandes à l’étranger pour les entreprises de construction sud-coréennes a chuté de 20% par rapport à l’année précédente. Cette baisse est principalement due à la réduction et au report des commandes liées au projet Neom. Une cimenterie sud-coréenne implantée en Arabie saoudite, qui fournissait du béton prêt à l’emploi à un consortium, a interrompu sa production et a procédé à des licenciements en raison de la forte diminution des volumes liés à Neom.</p>



<p>Lorsque des commandes sont retardées, les chantiers et les chaînes d’approvisionnement sont les premiers touchés. Si les volumes provenant de projets saoudiens comme Neom diminuent, les performances des entreprises locales de construction et de matériaux de construction au Moyen-Orient sont inévitablement et directement impactées.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gsOAZ49P8j"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/28/larabie-saoudite-lorgne-le-leadership-arabe-de-lia/">L’Arabie Saoudite lorgne le leadership arabe de l’IA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Arabie Saoudite lorgne le leadership arabe de l’IA » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/28/larabie-saoudite-lorgne-le-leadership-arabe-de-lia/embed/#?secret=LxYBLd17QY#?secret=gsOAZ49P8j" data-secret="gsOAZ49P8j" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 07:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Aïdarous al-Zoubaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud du Yémen et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi et donné une fessée aux Émiratis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/">L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Saoudiens ont donné une fessée aux Émiratis au Yémen. La métaphore n’est pas exagérée puisque les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi, homme lige des Émirats au Yémen. Convoqué à Riyad, il a préféré prendre la fuite pour Abou Dhabi. Le vaudeville de Zoubaïdi et ses sbires marque une déroute géopolitique pour les Émirats et une victoire pour l’Arabie saoudite qui est déterminé à limer les ongles de son rival et de l’exclure de ses sphères d’influence notamment dans la Corne de l’Afrique.</em></strong> <em>(Ph. Des partisans d&rsquo;un mouvement séparatiste yéménite se rassemblent à Aden, au Yémen, le 16 janvier, pour protester contre les forces pro-saoudiennes dans la région. L&rsquo;un d&rsquo;eux brandit une photo du chef séparatiste Aidarous al-Zoubaidi.)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18277941"></span>



<p>Le <a href="https://www.latimes.com/world-nation/story/2026-01-20/emirati-rescue-saudi-fury-middle-east-heavyweights-split-over-yemen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Los Angeles Times</a> a publié une analyse de Nabih Bulos sur la crise saoudo-émiratie au Yémen considérant que l’aide apportée par les Émirats arabes unis pour exfiltrer le chef séparatiste du Sud reflète une divergence de politiques entre deux pays considérés comme parmi les plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p>Alors qu’Aïdarous al-Zoubaïdi était bloqué à l’aéroport d’Aden à l’invitation de l’Arabie saoudite, il ne pouvait –mais désirait ardemment– ​​refuser. Il tenta de gagner du temps, examinant minutieusement les détails du protocole, ce qui retarda le départ de l’avion du Yémen de plusieurs heures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La poudre d’escampette</h2>



<p>Al-Zoubaïdi, qui dirige un groupe séparatiste soutenu par les Émirats mais en conflit avec l’Arabie saoudite, savait que ce qui l’attendait à Riyad ne lui conviendrait pas, et il continua donc de tergiverser. Puis il reçut un appel l’informant que le plan d’évasion était prêt.</p>



<p>Al-Zoubaïdi s’enfuit précipitamment, emmenant avec lui cinq de ses principaux collaborateurs, vers une base militaire à Aden. De là, il a organisé deux convois de diversion, puis s’est rendu en voiture à la côte voisine, sous la surveillance d’un drone émirati. Au petit matin, il embarquait à bord d’un navire à destination de la Somalie, d’où il s’est envolé pour Abou Dhabi, la capitale des Émirats.</p>



<p>L’évasion d’Al-Zoubaïdi ce mois-ci, dont les détails ont été confirmés par des responsables basés à Aden, des milices, des dockers et par des déclarations indignées de responsables militaires saoudiens, a marqué un tournant dans un conflit de plus en plus âpre entre deux des plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient, un conflit qui remet en question l’existence même du Yémen, tout en menaçant d’aggraver les souffrances d’une population déjà confrontée à l’une des pires crises humanitaires au monde.</p>



<p><em>«&nbsp;Je n’ai jamais vu les Saoudiens aussi en colère. C’est indéniable&nbsp;»</em>, a déclaré Mohammed Al-Basha, expert basé aux États-Unis et fondateur d’<em>Al-Basha Report</em>, un cabinet de conseil américain spécialisé dans la gestion des risques au Moyen-Orient et en Afrique, cité par le journal américain.</p>



<p>Les Saoudiens estiment que les Émirats n’ont pas joué un rôle de médiateur impartial au Yémen et au-delà, et ils se sentent trahis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alliés proches ou adversaires acharnés</h2>



<p>Le <em>Los Angeles Times</em> ajoute que ce différend, né de profondes divergences géopolitiques et commerciales qui ont transformé Riyad et Abou Dhabi, d’alliés proches à rivaux puis à adversaires acharnés, a tendu les relations au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est. La concurrence entre les deux plus grands producteurs et exportateurs d’énergie au monde risque de perturber les marchés et les investissements et de compromettre les projets du président américain qui considère ces deux pays comme des partenaires clés en matière de commerce et de diplomatie.</p>



<p>Les tensions se sont considérablement exacerbées le mois dernier lorsque le Conseil de transition du Sud (CTS), dirigé par Aïdarous al-Zoubaïdi, a pris le contrôle d’une grande partie du sud du Yémen, auparavant contrôlé par le gouvernement yéménite internationalement reconnu, et semblait prêt à proclamer un État sécessionniste dans cette région riche en ressources.</p>



<p>L’offensive a pris Riyad au dépourvu car l’Arabie saoudite s’était alliée à Abou Dhabi il y a plus de dix ans dans une campagne militaire dévastatrice contre les Houthis, la faction soutenue par l’Iran qui avait pris le contrôle de la capitale yéménite, Sanaa, en 2014.</p>



<p>Le CTS, formé en 2017 pour promouvoir un État indépendant dans le sud du Yémen et soutenu par les Émirats, a rejoint la campagne contre les Houthis en 2022 aux côtés du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite. Cependant, les lignes de front sont restées globalement inchangées jusqu’à la récente avancée du CTS. L’Arabie saoudite semblait initialement se satisfaire du pari du CTS de s’emparer de davantage de territoire, y compris une zone limitrophe de son propre territoire. Cependant, elle lança rapidement des frappes aériennes contre ce qu’elle prétendait être une cargaison d’armes émiraties destinées aux séparatistes (accusation que les Émirats ont démentie), suivies d’une offensive rapide et brutale qui chassa le CTS de tout le territoire qu’il contrôlait, permettant aux forces gouvernementales de s’emparer de son bastion à Aden.</p>



<p>Parallèlement, le gouvernement yéménite exigea que les Émirats mettent fin à leur présence militaire dans le pays. Les séparatistes étant presque totalement vaincus, l’Arabie saoudite convoqua –ou, selon certains témoignages, ordonna– à al-Zoubaïdi et à plus de 50 autres délégués du CTS à Riyad pour discuter de l’avenir du Yémen du Sud. Al-Zoubaïdi avait de bonnes raisons de craindre l’emprisonnement ou au moins une reddition forcée, et c’est pourquoi il s’est enfui. L’Arabie saoudite le qualifie désormais de <em>«&nbsp;fugitif&nbsp;»</em>, tandis que le gouvernement yéménite l’accuse de haute trahison.</p>



<p>Le lendemain, le délégué du CTS à Riyad est apparu à la télévision d’État yéménite pour annoncer la dissolution du Conseil. De nombreux membres du Conseil, hors d’Arabie saoudite, ont contesté la validité de cette décision, la jugeant prise sous la contrainte et sous la pression de l’Arabie saoudite qui retenait la délégation en otage. Cependant, dimanche, les membres du Conseil à Riyad ont participé, avec d’autres personnalités politiques yéménites, à une réunion présentée comme <em>«&nbsp;consultative&nbsp;»</em> sur l’avenir du Yémen du Sud, une initiative qui vise, selon les observateurs, à nier toute coercition de la part de Riyad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une force déstabilisatrice</h2>



<p>Le <em>Los Angeles Times</em> souligne qu’au cœur du différend entre l’Arabie saoudite et les Émirats réside une divergence de vision entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed. Dès sa nomination au poste de ministre saoudien de la Défense en 2015, Ben Salmane a adopté une politique étrangère offensive, marquée notamment par une offensive infructueuse contre les Houthis et l’enlèvement du Premier ministre libanais Saad Hariri. En 2017, l’Arabie saoudite s’est alliée aux Émirats et à Bahreïn pour imposer un blocus de quatre ans au Qatar. Toutefois, son approche a évolué depuis, privilégiant la stabilité régionale au nom de la prospérité économique.</p>



<p>Les Émirats, quant à eux, se sont révélés être une force déstabilisatrice. Non contents d’avoir normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël durant le premier mandat du président Trump, violant ainsi les conditions posées de longue date par l’Arabie saoudite pour parvenir à une paix arabe globale avec Israël, ils ont consacré la dernière décennie à bâtir un réseau de groupes armés, de bases militaires, de ports et d’actifs secrets en mer Rouge et à travers l’Afrique, menaçant les gouvernements de nombreux pays.</p>



<p>Cela est particulièrement flagrant au Soudan, où l’opposition critique le soutien apporté par les Émirats aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire accusé de génocide durant la guerre civile. Les Émirats nient toute assistance aux FSR, affirmant que leur objectif est de préserver l’intégrité territoriale du Soudan, malgré des preuves accablantes du contraire.</p>



<p>Depuis le début de la crise yéménite, l’Arabie saoudite et les Émirats se livrent à une violente guerre médiatique. Influenceurs et journalistes s’échangent des accusations sur les réseaux sociaux, tandis que les chaînes d’État diffusent des reportages biaisés. Lundi, l’Arabie saoudite a organisé une visite de presse à Mukalla, ville portuaire du sud du Yémen, où le gouvernement yéménite a accusé les Émirats de gérer une prison secrète. Ailleurs dans la région, les relations et les alliances connaissent une restructuration rapide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déloger les Émiratis  </h2>



<p>Peu après la fuite d’al-Zoubaïdi, le gouvernement somalien a annoncé la suspension de sa coopération sécuritaire et commerciale avec les Émirats, notamment la concession accordée au géant portuaire émirati DP World d’opérer depuis le port de Berbera, port par lequel al-Zoubaïdi s’était enfui. Les observateurs ajoutent que les Émirats ont apparemment perdu leurs droits de survol militaire de l’Égypte, du Soudan et de l’Arabie saoudite. L’administration de l’aéroport d’Al-Kufra en Libye, qui était devenu un maillon essentiel de la chaîne logistique des Émirats vers leurs alliés soudanais, a annoncé sa fermeture pour un mois. Tandis que l’Arabie saoudite s’efforce de démanteler le réseau militaire des Émirats, elle met simultanément en place le sien.</p>



<p>Le journal américain cite un responsable somalien, ayant requis l’anonymat pour évoquer la dynamique régionale, selon lequel l’Arabie saoudite envisage une alliance militaire avec l’Égypte et la Somalie, et que les autorités saoudiennes ont fait pression sur le Somaliland pour empêcher Israël d’établir des bases militaires sur son territoire. La Turquie réalise également des progrès significatifs dans ses relations avec l’Arabie saoudite, un changement radical par rapport à la position de ces deux rivaux acharnés. Riyad prévoit d’acheter des avions de chasse chinois au Pakistan pour équiper le Yémen.</p>



<p>Parallèlement, l’Arabie saoudite s’efforce de réduire l’influence émiratie au Yémen.</p>



<p>Des commandants militaires à Aden ont déclaré au <em>Los Angeles Times</em> que Riyad avait accepté de prendre en charge les salaires de tous les combattants, soit environ 80 millions de dollars par mois.</p>



<p>Des personnalités politiques soutenues par les Émirats arabes unis ont également été écartées du Conseil présidentiel yéménite et remplacées par des personnes plus favorables à l’Arabie saoudite.</p>



<p>Le journal américain ajoute qu’il est difficile de prévoir si les Émirats accepteront de perdre leur influence au Yémen après la défaite du Conseil de transition du Sud. Al-Basha a déclaré : <em>« Les Émirats arabes unis semblent actuellement privilégier le soft power dans le sud-ouest du Yémen, comme ils l’ont fait au Somaliland. La question demeure : cela se traduira-t-il, à terme, par un soutien à une insurrection armée? »</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ogzLSa2OMT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=V5O45ZNYDR#?secret=ogzLSa2OMT" data-secret="ogzLSa2OMT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 15:46:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[crimes de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[El Fasher]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[Hemedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces de soutien rapide de Hemedti Dagalo ont transformé le Soudan en enfer sur terre. Les témoignages sont accablants. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des familles délibérément écrasées sous des véhicules blindés, des détenus exécutés devant une caméra, des enfants orphelins abandonnés à leur sort dans le désert et autant de crimes de guerre mais aussi des assassinats basés sur des critères ethniques ce qui relève du génocide, les Forces de soutien rapide de Hemedti Dagalo ont transformé le Soudan en enfer sur terre. Les témoignages sont accablants.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18095095"></span>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/12/sudan-el-fashir-darfur-killings-kidnapping/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a publié une enquête de Kathrine Houreld et Hafiz Haroun concernant les enlèvements de masse et les crimes -notamment basés sur des critères ethniques- perpétrés par les Forces de soutien rapide (FSR) après la prise de contrôle d’El Fasher, ville de l’ouest du Soudan.</p>



<p>Selon des survivants, des organisations de défense des droits humains et des proches des personnes enlevées, les FSR ont détenu des milliers de civils, exigeant des rançons exorbitantes et exécutant ceux qui ne pouvaient pas payer.&nbsp;</p>



<p>Les FSR ont assiégé El Fasher pendant un an et demi, à partir de 2014, et ont systématiquement tué et enlevé ceux qui tentaient de fuir. Lorsque l’armée soudanaise s’est retirée de ses dernières positions dans la ville fin octobre et que les FSR en ont pris le contrôle, leurs combattants ont enlevé des civils en masse, y compris des femmes et des enfants. Des survivants ont rapporté que les captifs ont été torturés et affamés puis contraints de contacter leurs familles pour les supplier de les aider.</p>



<p>Le <em>Washington Post</em> a interviewé neuf victimes d’enlèvement, leurs familles ainsi que des militants. Les témoignages sur les détails concernant les méthodes d’attaque, les lieux où sont enlevés les otages et leur traitement correspondent souvent aux rapports des témoins oculaires et des organisations de défense des droits de l’homme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tableau effroyable</h2>



<p>Les difficultés de communication à El Fasher rendent complexe l’évaluation de l’ampleur des exactions commises sur place mais des témoignages divulgués dressent un tableau effroyable : des familles délibérément écrasées sous des véhicules blindés, des détenus exécutés devant une caméra et des enfants orphelins abandonnés à leur sort dans le désert.</p>



<p>Les Nations Unies ont déclaré que le Soudan connaissait la pire crise humanitaire au monde, avec des dizaines de milliers de morts et 12 millions de déplacés en trois ans de guerre civile.</p>



<p>Les récits d’atrocités commises à El Fasher, l’une des plus grandes villes du Darfour, ont mis en lumière les divisions entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux riches États du Golfe alliés aux États-Unis, mais aux intérêts divergents au Soudan.</p>



<p>L’Arabie saoudite soutient l’armée soudanaise, tandis que les Émirats arabes unis sont accusés d’apporter un soutien militaire et financier aux FSR. Les dirigeants émiratis ont nié ces allégations, mais des armes vendues aux Émirats ont été retrouvées à plusieurs reprises dans les stocks des FSR et des responsables politiques de tous bords à Washington ont commencé à critiquer ouvertement les Émirats.</p>



<p>Les sanctions américaines répétées imposées aux FSR et à l’armée soudanaise, elle aussi coupable de violations massives des droits humains, n’ont guère permis d’enrayer les massacres.</p>



<p>Le mois dernier, lors de sa visite à la Maison-Blanche, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a lancé un appel au président Donald Trump pour obtenir son aide afin de mettre fin au conflit. Trump a déclaré à <em>Truth Social</em> qu’il collaborerait avec les partenaires régionaux pour mettre fin à ces atrocités.</p>



<p>Pendant ce temps, de nombreux survivants restent détenus sous la menace des armes.</p>



<p>On estime à 270 000 le nombre de personnes qui se trouvaient à El Fasher et dans ses environs lors de sa chute le 27 octobre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les preuves des massacres dissimulées</h2>



<p>Selon les Nations Unies, quelque 106 000 personnes ont fui la ville ces six dernières semaines, tandis que le sort des autres demeure inconnu.</p>



<p>Nathaniel Raymond, directeur du Laboratoire de recherche humanitaire de l’École de santé publique de Yale, estime que les Forces de soutien rapide ont déjà tué des dizaines de milliers de personnes. Son laboratoire publiera la semaine prochaine un rapport cartographiant d’au moins 140 sites où des corps se sont accumulés et documentant les actions considérables entreprises par les FSR pour dissimuler les preuves des massacres.</p>



<p>Raymond raconte : <em>«Une force de la taille d’une brigade est déployée pour dégager les corps et rien ne laisse présager un retour à la normale : aucune activité aux puits, sur les marchés, dans les rues, ni dans les transports en commun. Ils pensent devoir ramasser le plus de corps possible, le plus rapidement possible, avant que quiconque n’entre dans la ville»</em>. Le <em>Washington Post</em> cite un infirmier de 37 ans qui a déclaré être resté en ville pendant tout le siège. Son jeune frère a tenté de s’échapper en août mais les FSR l’ont enlevé et tué, malgré le paiement d’une rançon par sa famille, déjà très pauvre.</p>



<p>L’infirmier a ajouté que lorsque les combattants ont pris d’assaut la ville, il s’est enfui avec un groupe d’une centaine de personnes mais qu’ils ont été rapidement capturés. Il a précisé qu’une trentaine d’entre eux ont été sommairement exécutés.</p>



<p><em>«Je leur ai dit que j’étais médecin et que j’aidais tout le monde, y compris les membres des Forces de soutien rapide»</em>, a-t-il déclaré, convaincu que cela lui a sauvé la vie.</p>



<p>Le médecin a raconté que les survivants avaient été transportés en convoi jusqu’à Kutum, à une journée et demie de route : <em>«Ils nous ont déposés devant une maison abandonnée et nous ont ordonné de contacter nos familles. Ils m’ont dit : ‘‘Tu dois les convaincre de payer 50 millions de livres soudanaises sinon nous t’exécuterons sur-le-champ’’»</em>. Il a ajouté : <em>«J’ai contacté mes amis car je savais que ma famille n’avait pas assez d’argent»</em>. Le médecin a indiqué que ses amis avaient négocié la rançon et l’avaient ramenée à 15 millions de livres soudanaises, soit environ 25 000 dollars. Pendant qu’il attendait des nouvelles de son sort, les combattants ont amené d’autres jeunes hommes d’El Fasher et leurs chefs les ont incités à tuer à leur guise. Il s’est souvenu d’une conversation au cours de laquelle on avait dit à leurs ravisseurs : <em>«Vous devez en tuer la moitié pour faire pression sur les autres et les contraindre à payer la rançon»</em>.&nbsp;Le lendemain, ses amis avaient remis la somme totale pour sa libération et il avait été relâché près de la ville de Tawila, où de nombreux rescapés d’El Fasher avaient trouvé refuge.</p>



<p>Un autre homme, âgé de 26 ans, a raconté avoir rejoint une foule importante fuyant vers l’ouest de la ville le 26 septembre. Il se souvient que le groupe a été pris pour cible par des tirs d’artillerie et des drones pendant sa fuite, et que lorsqu’ils ont atteint un remblai de terre construit par les FSR pour encercler la ville, des véhicules blindés ont ouvert le feu. <em>«Certains ont essayé de s’échapper, mais en vain, et beaucoup ont été tués. D’autres ont fait semblant d’être morts, allongés immobiles au sol comme nous et les véhicules ont alors commencé à foncer sur les gens»</em>, a-t-il déclaré.&nbsp;</p>



<p>Les conducteurs des blindés scrutaient le sol, écrasant tout ce qui bougeait. <em>«Une dizaine de personnes ont été tuées dont ma sœur et je n’ai rien pu faire pour la sauver»</em>, a-t-il dit.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prisonniers conduits comme du bétail</h2>



<p>Il a poursuivi en expliquant qu’à chaque barrage routier, d’autres personnes étaient tuées par les combattants des FSR ou attaquées par des milices arabes alliées à dos de chameau. Il raconta que le groupe avec lequel il avait quitté El Fasher, qui comptait environ 150 personnes, s’était réduit à une trentaine, mais que le calvaire était loin d’être terminé. <em>«J’étais avec mon ami et sa femme. Un soldat a tenté de prendre sa femme comme servante mais il a refusé et l’a serrée fort dans ses bras. Il fut alors abattu et sa femme tomba sur lui. Un des soldats dit: ‘‘Laissez-les se vider de leur sang’’»</em>.</p>



<p>Il ajouta que des combattants des FSR lui avaient bandé les yeux, ainsi qu’à une douzaine d’autres survivants, et leur avaient lié les mains derrière le dos. Ils les avaient conduits comme du bétail à Zamzam, un ancien camp de réfugiés et les avaient placés avec d’autres prisonniers. Puis, expliqua-t-il, leurs ravisseurs s’en prirent aux membres des groupes ethniques associés aux milices qui avaient défendu El Fasher contre les Forces de soutien rapide.</p>



<p>Chaque personne était sommée d’indiquer son appartenance tribale, a-t-il raconté. <em>«Si quelqu’un disait ‘‘Zaghawa’’ ou appartenait à une autre tribu africaine, il était tué. Si quelqu’un disait être soldat, il était également tué»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Finalement, a-t-il poursuivi, lui et dix autres prisonniers ont été conduits dans une cellule d’une prison au sud-ouest d’El Fasher. Le troisième jour, a-t-il expliqué, les FSR leur ont ordonné de contacter leurs familles et d’exiger 15 millions de livres soudanaises. Deux prisonniers ont demandé une somme inférieure, prétextant que leurs proches ne pouvaient pas réunir une telle somme, mais ils ont été immédiatement tués.&nbsp;</p>



<p>Les FSR ont ordonné aux prisonniers restants de contacter leurs familles et, pendant l’appel, ils leur braquaient leurs armes sur eux. <em>«Ils nous battaient et nous humiliaient jusqu’à ce que nos familles cèdent»</em>, précise-t-il.&nbsp;</p>



<p>Il a indiqué que sa famille avait réussi à payer la rançon en plusieurs fois et que lui et trois autres survivants avaient été libérés et conduits dans un camp de personnes déplacées situé à proximité.</p>



<p>Un troisième témoignage a mis en lumière le caractère systématique de cette opération d’extorsion. La prison de Daqris, à Nyala, est surpeuplée et accueille des milliers de prisonniers transférés d’El Fasher, selon une source proche du dossier. Cette source a ajouté que les détenus ne sont libérés que par l’officier des Forces de soutien rapide qui les a amenés, après le versement de rançons par des proches via une application de paiement électronique. La source a expliqué qu’environ 60 détenus sont entassés dans chaque cellule ordinaire et six dans chaque cellule d’isolement. <em>«Les prisonniers subissent des actes de torture et de violence de la part des gardiens et beaucoup sont morts»</em>, a déclaré la source. Les décès dus aux mauvais traitements et aux maladies, notamment au choléra, sont si fréquents qu’une fosse commune située près de la prison s’est rapidement remplie.</p>



<p>Dans un communiqué publié cette semaine, le Réseau des médecins soudanais a indiqué que plus de 5 000 civils sont détenus à Nyala, notamment à la prison de Daqris. Parmi eux figurent du personnel médical, des personnalités politiques et des journalistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vuhmabWEVg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/embed/#?secret=sAZiPQITjd#?secret=vuhmabWEVg" data-secret="vuhmabWEVg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘L’heure des prédateurs’’ &#124; Quand le chaos devient stratégie mondiale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/lheure-des-predateurs-quand-le-chaos-devient-strategie-mondiale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 07:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Giuliano da Empoli]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Giuliano da Empoli décrit la nouvelle brutalité du pouvoir et raconte un monde dérégulé et en pleine recomposition. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/lheure-des-predateurs-quand-le-chaos-devient-strategie-mondiale/">‘‘L’heure des prédateurs’’ | Quand le chaos devient stratégie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em>Le monde bascule. </em></strong>Dans ‘‘L’heure des prédateurs’’ (Gallimard, avril 2025), Giuliano da Empoli décrit cette nouvelle brutalité du pouvoir. Ancien conseiller politique et observateur des coulisses du pouvoir, l’auteur italien adopte la voix d’un «scribe aztèque» pour raconter un monde en pleine recomposition. Sobriété du style, images frappantes, alertes morales : chaque page est un miroir tendu à notre époque : «Aujourd’hui, l’heure des prédateurs a sonné et partout les choses évoluent d’une telle façon que tout ce qui doit être réglé le sera par le feu et par l’épée.» (</em></strong><em>Photo F. Mantovani © Gallimard).</em></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18074128"></span>



<p>Pour Da Empoli, le chaos n’est plus un accident. Il devient stratégie. Les dirigeants actuels l’utilisent pour fragiliser les adversaires, neutraliser les oppositions et renforcer leur pouvoir. Les purges spectaculaires, les coups médiatiques et les démonstrations de force ne sont plus des accidents, mais des instruments de domination.</p>



<p>Mohammed ben Salmane, lors de la fameuse opération au Ritz-Carlton de Riyad, en est l’exemple parfait. L’auteur décrit comment les autocrates contemporains orchestrent le désordre pour s’assurer que tous les autres acteurs suivent leur rythme, une leçon que les démocraties occidentales ont peine à comprendre&nbsp;: <em>«Comme dans le cas de Moctezuma, la docilité des gouvernants n’a pas suffi : les conquistadors modernes ont progressivement imposé leur empire.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Onu, théâtre d’ombres</h2>



<p>Le parallèle avec l’histoire aztèque est frappant : les puissants du monde contemporain, face aux <em>«conquistadors de la tech»</em> et aux nouveaux autocrates, se retrouvent souvent paralysés, incapables de prendre des décisions efficaces.</p>



<p>À New York, au siège des Nations unies, la diplomatie multilatérale semble dépassée. Entre chefs d’État, conseillers et gardes du corps, chaque délégation croit être au centre du monde. L’auteur décrit la scène avec une précision presque clinique : des hommes fatigués, des dialogues codés, des protocoles absurdes, et l’impression que personne ne contrôle rien&nbsp;: <em>«Même les Tuvalu. Même le Timor oriental. Vous commencerez à comprendre pourquoi les Nations unies ne peuvent pas fonctionner. Mais peut-être aussi pourquoi nous ne pouvons pas nous en passer.»</em></p>



<p>Dans ce microcosme global, le chaos n’est pas accidentel : il reflète la transformation profonde du pouvoir mondial, où les règles classiques de la diplomatie vacillent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les nouveaux «conquérants» : tech et IA</h2>



<p>Les seigneurs de la tech ne se contentent pas d’accompagner les mutations du pouvoir : ils redéfinissent les règles du jeu. Les plateformes numériques structurent l’information et façonnent la société. L’intelligence artificielle, outil promis à l’avenir, échappe déjà aux régulations classiques.</p>



<p>Da Empoli insiste sur la fracture entre ceux qui créent les règles et ceux qui les subissent. Les géants du numérique évoluent dans un univers parallèle, parfois en décalage total avec les sociétés qu’ils transforment. Dans ce contexte, le chaos devient calculé, voulu et revendiqué.</p>



<p>Pour le Sud global, le message est clair : rester passif est dangereux. Les pays du Maghreb et de la Méditerranée subissent les secousses des stratégies des prédateurs&nbsp;: <em>«Les guerres régionales, la dépendance énergétique, les migrations forcées et les pressions technologiques sont autant de conséquences directes des stratégies des ‘prédateurs’.»</em></p>



<p>Comprendre ces dynamiques est vital. La stabilité régionale dépend de la capacité à anticiper les mouvements de puissances plus grandes, mais aussi à développer des stratégies propres, capables de protéger les sociétés locales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Livre court, avertissement puissant</h2>



<p>Les dirigeants locaux ne peuvent plus se contenter de suivre les règles dictées par d’autres : ils doivent comprendre les logiques du pouvoir mondial et réagir avec lucidité.</p>



<p>Avec seulement 176 pages, L’heure des prédateurs propose une grille de lecture du présent et un avertissement pour l’avenir. La lucidité de Da Empoli est celle d’un Machiavel moderne, capable d’analyser la stratégie des puissants, tout en gardant une hauteur morale qui invite à la réflexion.</p>



<p>L’écriture, vive et imagée, rend accessibles des concepts complexes : le chaos, l’instabilité planifiée, la montée de l’IA et la domination des géants du numérique. Chaque anecdote – de l’Onu à Riyad, en passant par les interactions entre dirigeants – illustre un monde où le désordre est instrumentalisé.</p>



<p>Comment protéger la démocratie, la paix et la justice dans une ère où le chaos est volontaire ? Da Empoli n’offre pas de solution clé en main. Son essai agit comme un signal d’alarme. Comprendre les logiques de domination, observer les forces à l’œuvre et se préparer devient déjà une forme de résistance.</p>



<p><em>‘‘L’heure des prédateurs’’</em> est plus qu’un essai politique : c’est un miroir tendu à notre époque, une alerte nécessaire face à la brutalité du réel.</p>
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		<item>
		<title>Nouveau traité de défense en gestation entre Riyad et Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/nouveau-traite-de-defense-en-gestation-entre-riyad-et-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 08:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Pakistan]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[traité de défense]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Arabie saoudite et les États-Unis sont en pourparlers concernant un nouveau traité de défense conjoint. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/nouveau-traite-de-defense-en-gestation-entre-riyad-et-washington/">Nouveau traité de défense en gestation entre Riyad et Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le </em></strong><a href="https://www.ft.com/content/4140e25a-fc96-40ef-89b1-a31bf674ce73" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Financial Times</em></strong></a><strong><em>, l’Arabie saoudite et les États-Unis sont en pourparlers concernant un traité de défense conjoint. L’enquête d’Andrew England, Abigail Hauslohner et Ahmed Al Omran indique que l’accord en cours de négociation est similaire à celui conclu le mois dernier avec Doha -après le bombardement israélien- qui considère désormais que toute attaque contre le Qatar comme une attaque contre les États-Unis.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17722476"></span>



<p>Le Royaume espère conclure un accord lors de la visite du prince héritier Mohammed Ben Salmane à la Maison Blanche le mois prochain. Il s’attend à ce qu’il soit <em>«solide»</em> et inclut une coopération renforcée en matière militaire et de renseignement, selon des sources proches du dossier.</p>



<p>Interrogé sur cet éventuel accord de défense, un haut responsable de l’administration Trump a déclaré : <em>«Des discussions sont en cours concernant la signature d’un accord lors de la visite du prince héritier aux États-Unis mais les détails restent incertains»</em>.</p>



<p>La Maison Blanche et le Département d’État ont refusé de commenter les détails de cet accord potentiel. Le Département d’État a déclaré que la coopération des États-Unis avec le Royaume en matière de défense était <em>«une pierre angulaire de notre stratégie régionale»</em>.</p>



<p>L’ambassade d’Arabie saoudite aux États-Unis a ajouté que Washington était <em>«engagé en faveur de la sécurité de la région et continuerait de collaborer avec l’Arabie saoudite pour résoudre les conflits, promouvoir l’intégration régionale et empêcher les terroristes de se constituer un refuge»</em>. Elle n’a cependant pas répondu à une demande de commentaire du <em>Financial Times</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une onde de choc</h2>



<p>Le prince héritier saoudien arrivera aux États-Unis quelques semaines seulement après la signature par le président Donald Trump d’un décret stipulant que Washington répondrait à toute attaque contre le Qatar en prenant toutes les <em>«mesures juridiques appropriées, y compris diplomatiques, économiques et, si nécessaire, militaires»</em>.</p>



<p>Le décret signé par Trump fait suite à une attaque israélienne visant la direction du Hamas à Doha. Cette attaque a provoqué une onde de choc dans les États pétroliers du Golfe qui considéraient Washington comme le garant de leur sécurité.</p>



<p>Le journal britannique ajoute que l’Arabie saoudite, qui cherchait depuis longtemps à conclure un accord de défense avec les États-Unis, a passé des mois à négocier avec l’administration Biden un traité de défense qui conduirait à une normalisation des relations avec Israël. Cependant, ces efforts ont été contrariés par l’opération Déluge d’Al Aqsa du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza. Le prince Mohammed, qui a accusé Israël de génocide à Gaza, a clairement indiqué que le royaume ne normaliserait pas ses relations sans la création d’un État palestinien, ce à quoi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’oppose fermement.</p>



<p>Des négociations sont actuellement en cours avec l’administration Trump afin de conclure un pacte de défense distinct avec les États-Unis qui pourrait prendre la forme d’un accord bilatéral ou d’un décret.</p>



<p><em>«Je m’attends à des progrès similaires sur les questions de défense et de sécurité suite au décret présidentiel avec le Qatar»</em>, a déclaré au journal Firas Maksad, directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord du groupe Eurasia, basé à Washington, qui ajoute: <em>«Ils travaillent sur un projet et je crois comprendre qu’il est bien plus solide que ce qui existe déjà»</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un point de friction</h2>



<p>Alors que le prince Mohammed poursuit ses projets de développement du royaume, chiffrés à mille milliards de dollars, le renforcement de la coopération sécuritaire avec les États-Unis est crucial. Cependant, Hussein Ibish, chercheur principal à l’Arab Gulf States Institute de Washington, a déclaré que la volonté de l’administration Trump de voir l’Arabie saoudite normaliser ses relations avec Israël pourrait constituer un point de friction. <em>«Cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas aller de l’avant car il suffit à Trump de décider que c’est une bonne idée. Mais nous n’en sommes pas encore là»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>Le prince héritier saoudien, qui a noué des liens étroits avec Trump et son gendre, Jared Kushner, s’apprête à effectuer sa première visite aux États-Unis depuis 2018, sous le premier mandat de Trump. L’Arabie saoudite figure déjà parmi les plus gros acheteurs d’armes américaines et la Maison Blanche a annoncé un contrat d’armement de 142 milliards de dollars avec le royaume –soit le double du budget de la défense de Riyad pour 2024– lors de la visite de Trump dans la région en mai dernier. La Maison Blanche a décrit cet accord comme le plus important accord de défense de l’histoire, précisant qu’il porterait sur les capacités aériennes et spatiales, la défense antimissile, ainsi que la sécurité maritime et frontalière.</p>



<p>Cependant, l’Arabie saoudite, comme d’autres États du Golfe, est de plus en plus préoccupée depuis 15 ans par l’engagement des États-Unis dans la région et par l’imprévisibilité de leurs politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversifier les alliances</h2>



<p>Lorsque des installations pétrolières saoudiennes ont été attaquées par des drones imputés à l’Iran en 2019, l’administration Trump n’a rien fait. Plus récemment, la frappe israélienne visant des dirigeants politiques du Hamas au Qatar, qui abrite la plus grande base militaire américaine de la région, a secoué les États du Golfe. Le Qatar a également été la cible d’attaques iraniennes en raison de la guerre de 12 jours avec Israël en juin, lorsque Téhéran a tiré des missiles sur la base américaine en représailles au bombardement par Trump des sites nucléaires de la République islamique.</p>



<p>Le mois dernier, l’Arabie saoudite a signé un accord de défense mutuelle stratégique avec le Pakistan, pays doté de l’arme nucléaire, signalant aux États-Unis et à Israël la volonté du royaume de diversifier ses alliances de sécurité pour renforcer sa dissuasion. <em>«C’était un signal clair. Il est entendu qu’il n’existe pas d’alternative à l’architecture de sécurité américaine dans la région mais il existe des moyens de combler les lacunes et d’améliorer l’image du pays»</em>, a déclaré Maksad.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HRMsdb1RP2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/document-aux-origines-des-relations-entre-larabie-saoudite-et-israel/">Document : Aux origines des relations entre l’Arabie saoudite et Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Document : Aux origines des relations entre l’Arabie saoudite et Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/document-aux-origines-des-relations-entre-larabie-saoudite-et-israel/embed/#?secret=JYpxGf4cJG#?secret=HRMsdb1RP2" data-secret="HRMsdb1RP2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/nouveau-traite-de-defense-en-gestation-entre-riyad-et-washington/">Nouveau traité de défense en gestation entre Riyad et Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 05:13:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Ahmed Al-Charaa, la Syrie opère un revirement stratégique aussi bien sur les plans géopolitique et économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après quinze ans d’une guerre civile dévastatrice et de sanctions économiques qui l’ont saignée à blanc et qui ont épuisé son peuple, la Syrie n’est plus sur le ban des nations. Mardi 13 mai 2025, le président américain a décidé de lever les sanctions qui excluaient la Syrie du système bancaire international, qui l’empêchaient d’exporter et qui interdisaient tout investissement étranger. Le lendemain, il a rencontré le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa. En contrepartie de cette réhabilitation internationale, le pays du Levant a opéré un revirement stratégique aussi bien sur le plan géopolitique que sur le plan économique.&nbsp;<br></em></strong><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16566116"></span>



<p>Dans une enquête publiée par le journal britannique <a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/syria-damascus-sanctions-trump-3bm3rgjdh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Times</a>, David Charter et Samer Al-Atrush reviennent sur l’entretien historique de 33 minutes entre le président intérimaire syrien Ahmad Al-Charaa et le président Donald Trump qui s’est tenu dans la matinée du mercredi 14 mai 2025 à Riyad et sur les raisons qui ont motivé le locataire de la Maison Blanche à lever les sanctions qui étranglent la Syrie depuis 15 ans. Il semble que l’ouverture d’Al-Charaa sur une future normalisation avec Israël et son positionnement anti-iranien ont été décisifs. </p>



<p>Le profil d’ancien djihadiste du nouveau président syrien n’a pas gêné Trump. Celui qui dirigeait auparavant Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) a rompu ses liens avec Al-Qaïda mais son nom n’a pas été encore retiré de la liste américaine des terroristes. Cependant, en déclarant qu’il souhaitait reconnaître Israël et rejoindre les accords d’Abraham, que Trump considère comme sa première réussite en matière de politique étrangère, il a caressé le président américain dans le sens du poil.&nbsp;</p>



<p>Selon une source bien informée, Al-Charaa a toutefois précisé au président américain qu’avant de lancer l’opération de normalisation avec l’État hébreu, il souhaitait parvenir à stabiliser son pays. A 42 ans, il a rencontré Trump en présence du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan a participé à la réunion par téléphone. Le prince héritier saoudien et le président turc qui sont les véritables parrains régionaux du nouvel homme fort de la Syrie ont joué un rôle clé pour convaincre Trump de lever les sanctions contre la Syrie.</p>



<p>Le <em>Times</em> rapporte aussi qu’Al-Charaa n’a pas l’intention de contester le contrôle d’Israël sur le plateau du Golan, le territoire stratégiquement important occupé en 1967, ni la zone tampon que l’Etat hébreu a établie après l’effondrement du régime d’Al-Assad.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="46dOwcVLVh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/embed/#?secret=XFYCCNDfLN#?secret=46dOwcVLVh" data-secret="46dOwcVLVh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déclin de l’influence iranienne</h2>



<p>Outre la normalisation avec Israël, la position anti-iranienne d’Al-Charaa a toute son importance pour Washington. Que la Syrie, pays à l’emplacement stratégique au Moyen-Orient et déterminant dans la géopolitique régionale, soit en dehors de la sphère d’influence de la République islamique ne peut qu’arranger les États-Unis. Le journal britannique assure que cette posture anti-iranienne a rapproché Al-Charaa des Américains. Il s’en est déjà pris à l’influence de Téhéran et de ses groupes mandataires au Moyen-Orient, les accusant de déstabiliser la région. L’année dernière, il a déclaré que l’influence de l’Iran avait décliné et qu’elle est revenu à ce qu’elle était 40 ans en arrière après le renversement du régime de Bachar Al-Assad et l’effondrement de son armée. Dans une interview accordée à une chaîne de télévision arabe, il a également déclaré: <em>«En éliminant les milices et en empêchant l’influence iranienne en Syrie, nous servons les intérêts de la région»</em>.</p>



<p>Le président syrien semble avoir séduit Trump. S’exprimant dans l’avion présidentiel, en route pour Doha, ce dernier a déclaré aux journalistes qu’Al-Charaa était <em>«un jeune homme séduisant, un homme dur, avec un passé solide, un passé très solide. Un combattant»</em>. Il s’est également dit honoré de lever les sanctions contre la Syrie pour lui donner un nouveau départ. Il estime qu’Al-Charaa a une chance de remettre sur pied la Syrie.&nbsp;</p>



<p>Interrogé sur la possibilité de construire une Trump Tower à Damas après qu’Al-Charaa eut formulé cette proposition à des médiateurs, Trump a répondu: <em>«Non, je n’en ai pas entendu parler. Il faudra attendre un peu que la situation se calme dans le pays. Je pense qu’il en a les moyens, c’est un véritable leader. Il est vraiment remarquable»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BgUoyZjM5P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel à la levée des sanctions contre la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/embed/#?secret=YTxLIoEoNi#?secret=BgUoyZjM5P" data-secret="BgUoyZjM5P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le revirement stratégique de la Syrie</h2>



<p>Trump a également appelé la Syrie à coopérer avec les États-Unis sur les questions de lutte contre le terrorisme, notamment l’expulsion des <em>«terroristes palestiniens»</em>, terme par lequel les États-Unis désignent les factions palestiniennes présentes en Syrie à savoir le Jihad islamique et le Front de libération de la Palestine. Il semble que cet appel déjà formulé il y a quelques semaines ait trouvé son écho à Damas puisque des arrestations dans les rangs de ces deux factions ont eu lieu.</p>



<p>Le président américain a également demandé au président intérimaire syrien la prise en charge des prisons où sont incarcérés les membres de l’EI et leurs familles qui sont jusque-là sous le contrôle des Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).</p>



<p>Al-Charaa a exprimé sa volonté de donner aux entreprises américaines l’accès aux ressources naturelles du pays notamment dans les secteurs du pétrole et du gaz. Il voulait impliquer le président Trump dans un plan Marshall pour la reconstruction de la Syrie et dans le cadre duquel les entreprises américaines et européennes recevraient des contrats préférentiels aux dépens de la Chine et d’autres puissances.</p>



<p>En s’inscrivant dans la voie de la normalisation avec Israël qu’encourage Washington, en sortant la Syrie de l’Axe pro-iranien et en ouvrant son pays à l’économie de marché et en favorisant les entreprises occidentales, Ahmed Al-Charaa a opéré tout simplement un revirement stratégique. C’est une rupture dans l’Histoire contemporaine de la Syrie qui a longtemps été l’alliée régional de l’Union soviétique puis de la Fédération de Russie, qui fut une pièce maîtresse de l’Axe de la Résistance (axe pro-iranien) et dont l’économie a été jusque-là étatiste. Al-Charaa a obtenu la levée des sanctions et les Occidentaux, surtout les Américains, ont désormais un pays stratégique du Moyen-Orient dans leur giron.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kGQzHv6ASL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=m9VSCP0oSg#?secret=kGQzHv6ASL" data-secret="kGQzHv6ASL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Arabie saoudite : une «modernisation» en trompe l’œil</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/arabie-saoudite-une-modernisation-en-trompe-loeil/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 08:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Jamal Khashoggi]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Ibn Saoud]]></category>
		<category><![CDATA[roi Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les femmes saoudiennes «libérées» par un ennemi des libertés et des droits individuels.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/arabie-saoudite-une-modernisation-en-trompe-loeil/">Arabie saoudite : une «modernisation» en trompe l’œil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’y a pas si longtemps j’étais  de ceux qui ont eu des illusions sur la rénovation de la politique du monde arabe et sur sa volonté de se convertir à la démocratie. Désillusion totale ! Le monde arabe ne changera pas de sitôt. L’exemple de l’Arabie Saoudite est l’illustration parfaite et édifiant à plusieurs titres.</em></strong> <em>(Illustration : Les femmes saoudiennes «libérées» par un ennemi des libertés et des droits individuels.)</em></p>



<p><strong>Abderrahmane Cherfouh</strong> *&nbsp;</p>



<span id="more-14632282"></span>



<p>En un siècle de pouvoir sans partage, les Ibn Saoud sont restés&nbsp;fidèles au wahhabisme. Cette doctrine fondamentaliste a été fondée en 1740 par Mohammed Ben Abdelwahhab dans le Nedjd, qui a conclu une alliance avec Mohammed Ibn Saoud, qui est toujours d’actualité de nos jours.&nbsp;</p>



<p>Pour l’histoire,&nbsp;l’Arabie saoudite au même titre que tous les pays du Golfe, vivait dans la pauvreté quasi absolue mais, grâce au pétrole, ce pays est devenu riche et vit dans l’opulence. Sa richesse ne provient pas, bien entendu, d’une révolution industrielle, ni de cet effort que fait une société pour créer sa propre richesse et se développer en comptant sur sa force ouvrière et le génie de ses ingénieurs, comme ce fut le cas pour les Etats industriels en Europe, aux États-Unis ou même en Chine et en Inde.</p>



<p>C’est la richesse de son sous-sol, son gaz et son pétrole, qui ont fait de l’Arabie Saoudite ce qu’il devenu actuellement, un Etat riche, allié privilégié des Etats-Unis et l’axe principal de leur politique au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mouvement de modernisation dites-vous&nbsp;?</h2>



<p>En attendant que la manne pétrolière prenne fin, les présidents successifs des États-Unis ont toujours soutenu hypocritement l’Arabie Saoudite et fermé les yeux sur la dictature qui y en place, tenue d’une main de fer par la famille régnante qui ne tolère aucune critique, même celle, récurrente, émanant des organisations non gouvernementales de défense des droits humains.</p>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir de Mohammed Ben Salmane et sa mainmise totale sur le pays en éliminant brutalement concurrents, adversaires et opposants, y compris au sein de la famille régnante, les choses ont commencé à évoluer et des changements perceptibles ont pu être observés surtout à l’égard des femmes qui ont pu bénéficier du droit de conduire une voiture et de ne pas porter le voile dans l’espace public, d’assister à des spectacles et à des&nbsp; défilés de mode. Mais, en dehors de ce ravalement de façade, la société saoudienne a-t-elle vraiment évolué vers une plus grande liberté individuelle? &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HbbWQrr2Lv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/larabie-saoudite-et-ses-avancees-socioculturelles-face-aux-critiques/">L’Arabie Saoudite et ses avancées socioculturelles face aux critiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Arabie Saoudite et ses avancées socioculturelles face aux critiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/larabie-saoudite-et-ses-avancees-socioculturelles-face-aux-critiques/embed/#?secret=QuhVhALBun#?secret=HbbWQrr2Lv" data-secret="HbbWQrr2Lv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour ce qui est de l’ouverture de l’Etat wahhabite sur le monde et de la nouvelle stratégie de Mohammed Ben Salmane et des différentes initiatives<em> «révolutionnaires»</em> qu’il a prises en faveur d’un plus grand intérêt pour la culture, il y a lieu de rester sceptique. Et les avis à ce sujet restent très partagés. Les quelques manifestations culturelles organisées par-ci par-là avec faste et clinquant ne sont que de la poudre aux yeux. Il est difficile de croire en la la volonté du régime d’abandonner la doctrine wahhabite et&nbsp;d’avancer sur la voie de la démocratie, qui est censée être la suite logique du mouvement de rénovation socioculturelle en cours.</p>



<p>Le courant mené par Mohammed Ben Salmane, qui se veut réformiste, est une politique de façade ou en trompe l’œil visant à donner une meilleure image de son pays que celle jusque-là véhiculée par les médias internationaux. On ne peut pas entreprendre une réforme et instaurer un changement&nbsp;en gouvernant avec une main de fer et en imposant un pouvoir absolu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vernis qui ne cache pas la réalité</h2>



<p>Les soi-disant réformes menées par Mohammed Ben Salmane, prince héritier depuis 2017, imposé par son père, le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, qui lui a confié les rênes du pouvoir dans des conditions politiquement discutables, sont en fait un vernis qui a du mal à cacher la réalité d’un pays aux structures moyenâgeuses. Cet homme ne croit pas à la démocratie, piétine les libertés, ne respecte pas l’opinion de son peuple, ne tolère aucune critique et n’a aucune légitimité politique.</p>



<p>Un pays qui veut instaurer une démocratie réelle, ouverte sur le monde et sur la modernité doit se réformer en profondeur. Il doit évoluer vers un nouveau système politique, avec des institutions représentatives, un parlement élu par le peuple, une société civile dynamique, une presse libre, etc. Or, rien de tout cela n’existe en Arabie saoudite.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uxoL8xjHif"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/">Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/embed/#?secret=dDm3FV0XOW#?secret=uxoL8xjHif" data-secret="uxoL8xjHif" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour ce qui est des droits de l’homme, il convient de garder à l’esprit que l’Arabie Saoudite est le pays qui détient le triste record du nombre d’exécutions avec 198 personnes exécutées en 2024. L’application de la peine de mort y est effective et en contradiction flagrante avec l’image que cherche à véhiculer Mohammed Ben Salmane, qui n’a pas hésité à faire tuer l’opposant <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/06/les-fils-de-jamal-khashoggi-reclament-le-corps-de-leur-pere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jamal Khashoggi</a>, décapité, découpé en morceau et disparu lors d’une visite au consulat de son pays, à Istanbul en Turquie,  le 2 octobre 20218.</p>



<p>Pat ailleurs, le code pénal de&nbsp;l’Arabie Saoudite maintient toujours les châtiments corporels comme la flagellation.</p>



<p>C’est pour toutes ces raisons et pour d’autres que nous restons sceptiques quant aux velléités de modernisation du royaume des Ibn Saoud, une famille régnante dont le seul véritable souci est de perdurer et de veiller aux intérêts particuliers de ses 5 000 membres.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/arabie-saoudite-une-modernisation-en-trompe-loeil/">Arabie saoudite : une «modernisation» en trompe l’œil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Arabes face au conflit israélo-palestinien : une impuissance assumée  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 05:42:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar Sadate]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[choc pétrolier]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Faysal Bin Abdulaziz]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[roi Fayçal]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Arabes du tandem Anouar Sadate - Faysal Bin Abdulaziz au tandem Abdelfattah Sissi - Mohammed Ben Salmane. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/les-arabes-face-au-conflit-israelo-palestinien-une-impuissance-assumee/">Les Arabes face au conflit israélo-palestinien : une impuissance assumée  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 1973, les Arabes ont remporté une demi-victoire face à Israël en pesant de leur poids dans la géostratégie mondiale? Pourquoi ce qui était possible en 1973 ne l’est plus en 2023?</em></strong> <em>(Illustration : les Arabes du tandem Anouar Sadate &#8211; Faysal Bin Abdulaziz au tandem Abdelfattah Sissi &#8211; Mohammed Ben Salmane). </em> </p>



<p>Par<strong> Samir Gharbi</strong></p>



<span id="more-10479398"></span>



<p>La guerre d’octobre 1973 déclenchée le 6 octobre 1973 contre Israël par l’Egypte et la Syrie avait soulevé le monde arabe.</p>



<p>Dès le 16 octobre, les pays arabes pétroliers, réunis au Koweït, décident sous la houlette de Cheikh Yamani, ministre saoudien du Pétrole, de réduire leur production de pétrole et d’augmenter le prix du baril de 70%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Choc pétrolier</h2>



<p>Le 20 octobre, le roi Fayçal d’Arabie saoudite tape sur la table et annonce l’arrêt des livraisons de pétrole aux Etats-Unis…</p>



<p>Le 5 novembre, les pays pétroliers arabes décident de classer les pays importateurs en trois catégories&nbsp;: les pays amis, dont la France et l’Espagne,&nbsp;les pays ennemis, dont les Etats-Unis et les Pays-Bas; et les pays neutres…</p>



<p>Le sommet arabe en novembre 1973 à Alger permet d’obtenir de plusieurs pays africains, asiatiques et sud-américains la rupture de leurs relations diplomatiques avec Israël…</p>



<p>La réaction arabe face au soutien américain à Israël a donc été ferme… Certes la guerre se termine avec la défaite militaire arabe, mais le choc pétrolier a provoqué une crise mondiale et a permis d’entamer des négociations de paix avec Israël.</p>



<p>Mais le camp arabe va vite se fissurer… Le président Sadate, pour accélérer le processus de paix, décide courageusement de se rendre en Israël en novembre 1977…</p>



<p>Il provoque un tollé&nbsp;: l’Egypte est exclue de la Ligue arabe et le siège de la Ligue arabe est transféré à Tunis (1979)…</p>



<p>Voilà deux grands événements dont les effets ne ressemblent plus à ceux de 2023…</p>



<p>Le Hamas attaque Israël, et la Ligue arabe, qui est revenue au Caire, met plus d’un mois pour se réunir à Riyad. Les réactions arabes sont purement verbales.</p>



<p>Mais si l’Egypte avait été punie en 1978 pour avoir signer les accords de Camp David avec Israël, aucun pays arabe ne l’a été en 2022…</p>



<p>Pourquoi une telle inaction officielle alors que les <em>«peuples»</em> sont en plein émoi devant les bombardements interminables israéliens sur un bout de l’Etat palestinien à Gaza.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qAC7ZS6LMG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/la-palestine-et-le-peche-originel-des-arabes/">La Palestine et le péché originel des Arabes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Palestine et le péché originel des Arabes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/la-palestine-et-le-peche-originel-des-arabes/embed/#?secret=13QWQ6Hh5m#?secret=qAC7ZS6LMG" data-secret="qAC7ZS6LMG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Parce que…</h2>



<p>Plusieurs pays arabes – dont le Maroc, le Koweït, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Qatar, Djibouti – abritent des bases américaines…</p>



<p>Plusieurs pays ont noué des relations officielles avec Israël depuis 2020 (accords d’Abraham)&nbsp;: Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc et Soudan, qui s’ajoutent à l’Egypte et à la Jordanie dont les relations remontent à quelques décennies…</p>



<p>L’arme du pétrole, qui ne demande qu’à être utilisée, est mise aux oubliettes de l’histoire. Les pays arabes qui ont gagné des centaines de milliards de dollars grâce au choc de 1973, sont aujourd’hui avachis. Ils ont besoin de sécuriser leur pouvoir – par le parapluie américano-israélien.</p>



<p>Tout ce qu’ils peuvent faire (gratuitement ou presque), ce sont des discours… que sème le vent.</p>



<p>Palestiniens de Palestine et de la diaspora, si vous voulez sauvez votre vie, comptez sur vous-mêmes. Demandez l’aide morale et matérielle de ceux qui vous aiment vraiment – pas de ceux qui vous utilisent pour réaliser leur propre dessein géopolitique. Ne négligez surtout pas le soutien des Juifs non sionistes qui ne désirent, comme vous, que la paix et la concorde dans le <em>«vivre ensemble»</em>. Ils sont aujourd’hui minoritaires, mais leur combat contre l’extrême droite israélienne est aussi le vôtre. Et il a l’avenir devant lui pour se renforcer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wrG4ODycvW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/proche-orient-le-plan-israelien-de-la-deuxieme-nakba-reussira-t-il/">Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/proche-orient-le-plan-israelien-de-la-deuxieme-nakba-reussira-t-il/embed/#?secret=i75L1cK7D6#?secret=wrG4ODycvW" data-secret="wrG4ODycvW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Kaïs Saïed, panarabiste au sommet arabe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/kais-saied-panarabiste-au-sommet-arabe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 May 2023 07:34:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Djeddah]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[sommet arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed n’a pas forcé son talent pour retrouver sa verve souverainiste et panarabiste au 32e sommet arabe. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed n’a pas forcé son talent pour retrouver sa verve souverainiste et panarabiste, en prenant part au 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue des Etats arabes, ouvert hier, vendredi 19 mai 2023, à Djeddah, en Arabie saoudite. </em></strong><em>(Illustration: entretien Kaïs Saïed avec Mohamed Ben Salmane)</em>.  </p>



<span id="more-7991288"></span>



<p>La Tunisie ne sera jamais impliquée dans la politique des axes, conformément à ses constantes indéfectibles et aux dispositions de la Constitution du 25 juillet 2022, a déclaré le président de la république.</p>



<p>Dans une déclaration accordée à l’agence Tap, en marge de sa participation aux travaux du sommet de Djeddah, Saïed a souligné que ce sommet est celui de <em>«la réunification arabe qui a commencé à se concrétiser depuis le sommet d’Alger»</em>, en novembre 2022, faisant ainsi au passage une fleur au président Abdelmadjid Tebboune.</p>



<p>Toute en affirmant que le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retour de la Syrie</a> à la Ligue arabe intervient après 12 ans de <em>«destruction»</em> de ce pays – où la Tunisie a joué un rôle que le président syrien Bachar Assad, présent au sommet, se chargera d’ailleurs de rappeler dans une déclaration aux médias tunisiens –, le chef de l’Etat a, par ailleurs, réaffirmé que la juste cause du peuple palestinien demeure imprescriptible, dénonçant le mutisme des États qui se présentent comme des défenseurs acharnés des droits de l’Homme, face aux massacre commis contre les Palestiniens. Il adresse ici sa critique aux pays occidentaux, très complaisants à l’égard d’Israël, et dont il a toujours rejeté les diktats, en agitant à chaque fois le sacro-saint principe de la souveraineté des peuples.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BXMuJpzCrV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/">Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/embed/#?secret=mZ0QqTAmKN#?secret=BXMuJpzCrV" data-secret="BXMuJpzCrV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Nous refusons d’être une nouvelle fois victimes d’un nouveau système mondial dont nous à la mise en place duquel nous ne participons pas»</em>, a affirmé, dans ce cadre, le président Saïed lors d’une allocution prononcée devant ses pairs arabes, ajoutant que <em>«le monde est aujourd’hui en train de se reconstituer, mais cela ne doit aucunement se faire aux dépens du monde arabe et des capacités de ses peuples»</em>.</p>



<p>Le chef de l’Etat a, à cette occasion, plaidé pour un régime mondial fondé sur la justice sociale, l’équité, la stabilité et la paix sociale, appelants à œuvrer à éradiquer la pauvreté.</p>



<p>De grands défis se dressent aujourd’hui devant les pays de la région dont, en premier lieu, la préservation des Etats et des institutions, a-t-il affirmé, mettant en garde contre <em>«des tentatives de fragmenter la région et de comploter contre ses intérêts»</em>.</p>



<p>La Tunisie, a-t-il poursuivi, est attachée à ses principes, notamment l’indépendance de la décision nationale et la non-ingérence dans les affaires d’autrui, conformément à sa constitution. <em>«Le peuple tunisien est également attaché à sa liberté et sa dignité»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Sur un autre plan, et tout en se félicitant du retour de la Syrie à la Ligue arabe, estimant que <em>«le succès de cette réunion de la famille arabe est le résultat de la mise en échec d’un important complot contre la Syrie»</em>, le président tunisien a appelé à tout mettre en œuvre pour aider le Yémen et le Soudan, deux pays ravagés par la guerre civile, à préserver leur unité territoriale. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZFsLtETWQO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/">La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/embed/#?secret=EUfZOkyHAH#?secret=ZFsLtETWQO" data-secret="ZFsLtETWQO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 May 2023 06:48:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[ligue arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 32e sommet arabe scelle la mort du printemps arabe et le retour du despotisme dans la région.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le retour de la Syrie à la Ligue des Etats arabes, après en avoir été bannie pendant toute une décennie, marque la fin d’une époque et une parenthèse définitivement fermée, celle du «printemps arabe» que la transition démocratique en Tunisie avait fait vivre, très difficilement et dans la gabegie. Une décennie après la chute de Ben Ali, Moubarak, Salah, Kadhafi et autres Bouteflika, le despotisme arabe reprend du poil de la bête et a encore de beaux jours devant lui. La preuve : certains, sous ces latitudes, se félicitent de sa renaissance et y voient même un progrès.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-7990745"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p><em>«La Tunisie n’a pas changé malgré les conditions que le pays a subies notamment ces dix dernières années, au cours desquelles le peuple tunisien a démontré son affinité avec le peuple syrien»</em>, a déclaré le président syrien Bachar Assad. <em>«Aujourd&rsquo;hui, suite à ma rencontre avec le président Kaïs Saïed, je suis absolument convaincu du soutien tunisien à la Syrie»</em>, a-t-il ajouté dans une déclaration aux médias tunisiens à l&rsquo;issue de sa rencontre avec Saïed, vendredi 19 mai 2023, en marge du 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue des Etats arabes à Djeddah, en Arabie saoudite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La despote goûte sa revanche   </h2>



<p><em>«La Tunisie a, à un certain moment, servi de base arrière à des conspirations, non seulement contre la Syrie, mais contre la pensée et l’appartenance arabes; elle a servi de plate-forme pour la diffusion de la pensée obscurantiste dans les différents pays arabes»</em>, a encore déclaré le despote syrien, heureux de se retrouver parmi ses pairs et semblables arabes qui l’avaient banni pendant plus d’une décennie. </p>



<p>En parlant de conspirations, Assad fait visiblement allusion aux années de règne des islamistes qui ont facilité l’envoi de jihadistes tunisiens en Syrie pour, espéraient-ils, faire tomber le régime baâthiste, hérité par Bachar de son père Hafedh, aussi sanguinaire l’un que l’autre, le fils ayant dépassé le père dans l’ignominie en se maintenant au pouvoir au prix de millions de morts, de blessés et de déplacés, et qui règne aujourd’hui sur un pays exsangue, détruit et pauvre. Un détail de l&rsquo;histoire sur lequel tout ce beau monde passe aujourd&rsquo;hui l&rsquo;éponge, le cœur léger et la bonne conscience en bonus. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pZg5OPpjkj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/">Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/embed/#?secret=nNR6PpFT11#?secret=pZg5OPpjkj" data-secret="pZg5OPpjkj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les mots d’Assad, on l’a compris, marquent la fin d’une époque et une parenthèse définitivement fermée, celle du <em>«printemps arabe»</em> que la transition démocratique en Tunisie a fait vivre, très difficilement et dans la gabegie, jusqu’à la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, et l’accaparement de tous les pouvoirs par le président Kaïs Saïed. Ce dernier s’est d’ailleurs félicité, hier, lors de la poignée de main et de l’entretien avec son homologue syrien du retour de la Syrie à la Ligue arabe, qui intervient après douze ans de <em>«destruction»</em> de ce pays, a-t-il souligné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sommet de la restauration</h2>



<p>En accueillant le <em>«sommet de la restauration»</em>, Mohammed Ben Salmane, le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, qui dirige son pays avec une main de fer, n’a pas lésiné sur les moyens pour faire du 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue arabe celui de l’instauration de son leadership régional et d’une reconfiguration géostratégique régionale, inaugurée avec le refroidissement des relations avec les Etats-Unis, le rapprochement avec la Russie, la Chine et l’Iran et – Riyad n’étant pas à un paradoxe près – la normalisation des relations avec Israël. </p>



<p>Ce 32<sup>e</sup> sommet marque aussi, du point de vue de Ben Salmane, qu’il partage à quelques nuances près avec ses homologues du Golfe, l’enterrement du <em>«printemps arabe»</em>, qui leur avait donné des sueurs froides en faisant vaciller leurs trônes sous leurs pieds. N’ont-ils pas d’ailleurs dépensé des milliards de dollars pour faire échouer les transitions démocratiques, en finançant notamment les groupes terroristes ayant essaimé dans les pays arabes débarrassés de leurs dictateurs, et notamment en Libye, en Syrie et au Yémen ? En Tunisie, où ces monarchies ont longtemps soutenu Ben Ali et conçu des projets délirants pour l’aider à sortir son pays de la crise économique, n’ont-elles pas changé le fusil d’épaule, à partir de 2011, mis en veilleuse tous leurs engagements antérieurs et mobilisé de gros moyens pour faire échouer la <em>«transition démocratique»</em> ? En Egypte, n&rsquo;ont-elles pas accueilli avec d’énormes aides financières la restauration de la dictature militaire dès 2013 par Abdelfattah Sissi ? </p>



<p>C’est tout naturellement donc qu’après avoir combattu le despote syrien, par groupes jihadistes interposés, ils lui ont déroulé, hier, le tapis rouge, en lui faisant miroiter la perspective d’une aide pour la reconstruction de son pays détruit. Le cynisme politique dans toute sa splendeur&#8230;   </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2qLaVjGP0u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/">La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/embed/#?secret=Zc9IKK6j1Q#?secret=2qLaVjGP0u" data-secret="2qLaVjGP0u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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