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	<title>Archives des Najla Bouden - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Najla Bouden - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Un député appelle à nationaliser les ressources du pays</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/tunisie-un-depute-appelle-a-nationaliser-les-ressources-du-pays/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 11:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[nationalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri Jeridi]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zenzeri Zaâfrani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le député Nouri Jeridi a exhorté le président Saïed à nationaliser les ressources nationales et à destituer le gouvernement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/tunisie-un-depute-appelle-a-nationaliser-les-ressources-du-pays/">Tunisie | Un député appelle à nationaliser les ressources du pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le député Nouri Jeridi, du bloc «Que le peuple triomphe», a exhorté le président Kaïs Saïed, à nationaliser les ressources nationales comme le sel, le pétrole et le gaz et à lutter contre les monopoles.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/reel/1659132541908483" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<span id="more-18595035"></span>



<p>M. Jeridi, qui intervenait lors d’une session parlementaire ce mardi 7 avril 2026, a ajouté, selon ses propos rapportés par <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D9%86%D8%A7%D8%A6%D8%A8-%D9%84%D8%B1%D8%A6%D9%8A%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%85%D9%87%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%3A-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B9%D8%A8-%D9%8A%D9%86%D8%AA%D8%B8%D8%B1-%D9%85%D9%86%D9%83-%D8%AA%D8%A3%D9%85%D9%8A%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%AB%D8%B1%D9%88%D8%A7%D8%AA-%D9%88-%D8%A7%D9%82%D8%A7%D9%84%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AD%D9%83%D9%88%D9%85%D8%A9">Diwan FM&nbsp;</a>: <em>«Le peuple attend de vous, en tant que principal responsable des orientations du gouvernement, que vous destituiez le cabinet actuel et en nommiez un autre qui vous soutiendra dans la restitution des ressources pillées du pays.»</em></p>



<p>Le député a affirmé que la nationalisation est la seule issue à la crise, soulignant qu’il s’agit d&rsquo;une décision qui exige un courage considérable, selon ses termes. Il ne croit pas si bien dire, étant donné que la plupart des entreprises publiques dans le pays sont déficitaires depuis plusieurs années et survivent grâce à l’argent des contribuables. </p>



<p>Ce cher député croit aussi pouvoir enfoncer un coin entre le chef de l’exécutif et le gouvernement qu’il a lui-même nommé et dont il est censé dicter la marche à suivre pour gérer les affaires du pays. A l’en croire, le gouvernement n’agit pas – ou pas suffisamment – conformément aux directives présidentielles et que, par conséquent, il devrait être destitué, sachant que le cabinet actuel présidé par Sarra Zenzeri Zaâfrani est le 6<sup>e</sup> en moins de 7 ans après ceux de Elyes Fakhfakh, Hichem Mechichi, Najla Bouden, Ahmed Hachani et Kamel Madouri. En matière d&rsquo;instabilité gouvernementale, difficile de faire pire&#8230;</p>



<p>Cette demande de destitution du gouvernement, le député la justifie par la persistance de la crise suffocante, des échecs à répétition, des projets au point mort et de la flambée des prix. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/reel/1659132541908483" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/tunisie-un-depute-appelle-a-nationaliser-les-ressources-du-pays/">Tunisie | Un député appelle à nationaliser les ressources du pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed et l’administration publique &#124; Le «grand remplacement»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/kais-saied-et-ladministration-publique-le-grand-remplacement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 10:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
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		<category><![CDATA[services publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saïed dénonce les lobbys qui perturbent le fonctionnement de certains services publics dans le but d’envenimer la situation dans le pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/kais-saied-et-ladministration-publique-le-grand-remplacement/">Kaïs Saïed et l’administration publique | Le «grand remplacement»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed ne cesse de répéter que l’administration publique doit œuvrer à simplifier les procédures et à ne pas créer des obstacles devant les citoyens ou à perturber le fonctionnement de certains services publics dans le but d’envenimer la situation dans le pays, rendant ainsi service à des groupes d’intérêt recevant des ordres de l’étranger.</em></strong></p>



<span id="more-17443329"></span>



<p>Le président de la république a fait une nouvelle fois cette déclaration en recevant la Première ministre Sarra Zaâfrani Zenzeri, lundi 8 septembre 2025, au Palais de Carthage, et on ne sait pas s’il s’agit là d’un reproche ou d’un avertissement adressé à la locatrice du Palais de la Kasbah, dont les services ne semblent pas avoir beaucoup avancé sur cette voie de la lutte contre les lobbies d’intérêt infestant l’administration publique, pas plus qu’ils ne l’ont fait sous les ordres des trois précédents chefs de gouvernement nommés par Saïed depuis 2021 : Najla Bouden, Ahmed Hachani et Kamel Madouri.  </p>



<p>Ces fonctionnaires ripoux ainsi désignés à la vindicte populaire devront tous rendre des comptes, parce qu’ils cherchent à détruire l’Etat de l’intérieur et à piller ses ressources, a encore martelé Saïed, en affirmant que le travail se poursuit pour restructurer de nombreuses institutions publiques et permettre aux jeunes diplômés au chômage d’exercer leur droit légitime au travail, laissant ainsi craindre une purge au sein de l’administration. &nbsp;Le <em>«grand remplacement»</em> en somme…</p>



<p>Pour le président de la République, il s’agit aussi de réduire les effectifs faramineux de certaines institutions publiques, qui sont inutiles et drainent d’importants fonds publics, indique un communiqué de la présidence de la république.<br>D’autre part, le chef de l&rsquo;Etat a donné des instructions pour bien préparer la rentrée scolaire et universitaire, en attendant la mise en place du Conseil suprême de l’éducation et l’introduction des réformes nécessaires dans ce secteur.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/kais-saied-et-ladministration-publique-le-grand-remplacement/">Kaïs Saïed et l’administration publique | Le «grand remplacement»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire Taoufik Mekacher : l’ancien ministre Samir Saïed maintenu en liberté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/affaire-taoufik-mekacher-lancien-ministre-samir-saied-maintenu-en-liberte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 09:14:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Société tunisienne de banque]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entendu par la justice dans l'affaire Taoufik Mekacher, l'ancien ministre Samir Saied a été relâché.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/affaire-taoufik-mekacher-lancien-ministre-samir-saied-maintenu-en-liberte/">Affaire Taoufik Mekacher : l’ancien ministre Samir Saïed maintenu en liberté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Samir Saïed, ancien ministre de l’Economie et de la Planification &nbsp;(</em></strong><strong><em>11&nbsp;octobre&nbsp;2021&nbsp;–&nbsp;<time datetime="2023-10-17">17&nbsp;octobre&nbsp;2023) s’est présenté vendredi 24 janvier 2025 </time></em></strong><strong><em>devant le ministère public auprès du Tribunal de première instance de Tunis qui a ordonné sa mise en liberté.</em></strong></p>



<span id="more-15283159"></span>



<p>Saïed avait été entendu par la quatrième brigade centrale de lutte contre les crimes financiers et économiques de la Garde nationale de l’Aouina pour des soupçons de violation de la législation douanière dans le cadre de l’enquête sur l’homme d’affaire Taoufik Mekacher. Ce dernier, également président du Croissant sportif de Chebba, avait été condamné, en juillet 2021, à 5 ans de prison ferme, par le tribunal de première instance de Tunis, pour émission de chèques sans provision et pour falsification.</p>



<p>Saïed avait eu affaire avec ce dernier lorsqu’il était Pdg de la Société tunisienne de banque (STB) entre 2016 et 2019.</p>



<p>Après sa présentation hier devant le ministère public et l’examen des résultats de l’enquête, il a été décidé de le maintenir en liberté.</p>



<p>Diplômé en 1982 de l’École centrale Paris, ce brillant financier à dirigé, depuis 1986, de nombreuses entreprises en Tunisie (Arab Tunisian Bank, Tunisie Telecom) et dans les pays du Golfe, avant d’intégrer le gouvernement de Najla Bouden, le 11 octobre 2021, en tant que ministre de l’Économie et de la Planification. Le président Kaïs Saïed le limogera de ses fonctions,<sup><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Samir_Sa%C3%AFed#cite_note-3"></a> </sup>le 17 octobre 2023, pour avoir affiché publiquement ses divergences avec le chef de l’Etat à propos de la conduite des politiques économiques et financières, et notamment à propos des relations de la Tunisie avec le Fonds monétaire internationale (FMI). En l&rsquo;absence d&rsquo;explication officielle des raisons de ce limogeage, c&rsquo;est cette thèse qui été avancée, à l&rsquo;époque, par<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/profil-les-dessous-du-limogeage-de-samir-saied/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> les médias</a>.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jdNL8VsVwK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/profil-les-dessous-du-limogeage-de-samir-saied/">Profil : les dessous du limogeage de Samir Saïed  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Profil : les dessous du limogeage de Samir Saïed   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/profil-les-dessous-du-limogeage-de-samir-saied/embed/#?secret=prSduj2IoT#?secret=jdNL8VsVwK" data-secret="jdNL8VsVwK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"><strong>  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/affaire-taoufik-mekacher-lancien-ministre-samir-saied-maintenu-en-liberte/">Affaire Taoufik Mekacher : l’ancien ministre Samir Saïed maintenu en liberté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : un nouveau Premier ministre pour quoi faire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/08/tunisie-un-nouveau-premier-ministre-pour-quoi-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 09:43:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Maddouri]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Maddouri est le cinquième chef de gouvernement depuis l’accès de Kaïs Saïed à la présidence de la république en 2019. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/08/tunisie-un-nouveau-premier-ministre-pour-quoi-faire/">Tunisie : un nouveau Premier ministre pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kamel Maddouri,<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/07/tunisie-kamel-maddouri-succede-a-ahmed-hachani-a-la-tete-du-gouvernement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> nommé hier</a>, mercredi 7 juillet 2024 à la tête du gouvernement est le cinquième chef de gouvernement depuis l’accès de Kaïs Saïed à la présidence de la république, fin 2019, après Elyes Fakhfakh, Hichem Mechichi, Najla Bouden et Ahmed Hachani.</em></strong> <strong><em>Que va-t-il apporter ?</em></strong> </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13728183"></span>



<p>Elyes Fakhfakh (27 février-2 septembre 2020) est resté en poste 6 mois et 6 jours. Hichem Mechichi (2 septembre 2020-25 juillet 2021) y est resté à peine un peu plus, soit 10 mois et 23 jours. Najla Bouden (11 octobre 2021-1<sup>er</sup> août 2023) est créditée de la meilleure longévité au poste, soit 1 an, 9 mois et 21 jours. Quant à Ahmed Hachani (1<sup>er</sup> août 2023-7 août 2024), sans doute le plus effacé des cinq, il n’a pas fait long feu lui non plus, puisqu’il est resté 1 an et 6 jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fakhfakh et Mechichi : trop politiques </h2>



<p>La présidence de la république n’explique généralement pas ses décisions lorsqu’il s’agit de nomination d’un Premier ministre ou de son limogeage. Cela est également valable pour les ministres. Mais on sait que pour Fakhfakh l’affaire de conflit d’intérêt qui l’a éclaboussé a été pour beaucoup dans son départ suite à une démission, sans doute exigée par le président Saïed, lequel avait mis son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption. La justice innocentera par la suite Fakhfakh, mais l’ancien Premier ministre aura payé, entre-temps, ses démêlées avec le parti Ennahdha, qui faisait partie de la coalition gouvernementale.</p>



<p>Pour Hichem Mechichi, la cause était entendue dès les premiers jours de son investiture, puisqu’il éait entré en collision avec le chef de l’Etat et, dans le conflit qui opposait ce dernier aux dirigeants d’Ennahdha et Qalb Tounes, membres influents de la coalition gouvernementale, il a choisi celui de ces derniers, dont dépendait son maintien du Palais de la Kasbah. L’aggravation de la situation générale dans le pays suite à la pandémie de Covid-19 qu’il a très mal gérée a donné à Saïed l’opportunité de le limoger, de geler le parlement qui le soutenait et de proclamer l’état d’exception qui lui permit de prendre en main les principaux leviers du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bouden et Hachani : pas assez politiques </h2>



<p>S’agissant de Najla Bouden et Ahmed Hachani, qui étaient des serviteurs fidèles et zélés du locataire du palais de Carthage, ils parlaient peu et on les entendait à peine lorsqu’ils faisaient des déclarations. Leur limogeage tient au fait qu’ils n’ont pas donné satisfaction à celui qui les a nommés. Et pour cause&nbsp;: ils s’étaient montrés incapables de bien tenir en main une administration publique souvent récalcitrante et que le président ne cesse d’accuser, encore aujourd’hui, de saboter son projet politique. Hachani, dont la seule compétence reconnue sur la place de Tunis est la gestion des ressources humaines, n’a pas réussi à assainir les services de l’Etat des mauvaises graines comme ne cesse de l’y exhorter le chef de l’Etat.</p>



<p>Il faut dire aussi que Bouden et Hachani n’ont pas réussi à transformer leur indiscutable loyauté envers le chef de l’Etat en actions efficaces en faveur de son projet politique. Ils se sont contentés de gérer le quotidien avec les mêmes méthodes bureaucratiques éculées qu’ils ont apprises au sein de l’administration publique dont ils sont du reste tous deux issus. Bref, ils ont manqué de flair et de fibre politiques, pensant peut- être que la fidélité suffisait à les faire apprécier du <em>«boss»</em>. Mais mal leur a pris puisqu’ils ont fini par décevoir et d’être démis d’une si haute fonction à laquelle ils n’auraient peut-être pas dû accéder. Le costume de Premier ministre était, décidément, trop grand pour eux. <strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Kamel Maddouri : la fibre sociale </h2>



<p>Le nouveau Premier ministre Kamel Maddouri, qui occupait depuis mai dernier le poste de ministre des Affaires sociales, a le même profil que ses deux prédécesseurs. C’est un commis de l’Etat, qui était, avant son accession au gouvernement, Pdg de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et, auparavant, Pdg de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS). Natif de Téboursouk le 25 janvier 1974, il est titulaire d’un doctorat en droit communautaire et relations Maghreb-Europe, d’une maîtrise en sciences juridiques de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis 2. Il est aussi diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) et de l’Institut de défense nationale. <strong></strong></p>



<p>Au regard du président Saïed, qui ne cesse d’insister sur le rôle social de l’Etat, Maddouri présente des qualités certaines, celles d’un bon négociateur social. N’était-il pas membre du Conseil national du dialogue social, vice-président de la sous-commission de la protection sociale du même Conseil, ainsi que membre des conseils d’administration des trois caisses sociales. Il reste cependant à savoir si cela va suffire pour son maintien au poste après la présidentielle prévue pour le 6 octobre prochain et à laquelle le président Saïed est candidat, car, habituellement, les président de la république entament un nouveau mandat avec un nouveau Premier ministre. Sauf que Saïed a toujours surpris les commentateurs et les analystes que nous sommes par des décisions déroutantes qui font fi des normes et des mœurs politiques les mieux installées, en Tunisie et à l’étranger.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/08/tunisie-un-nouveau-premier-ministre-pour-quoi-faire/">Tunisie : un nouveau Premier ministre pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : les dessous d’un remaniement ministériel partiel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/26/tunisie-les-dessous-dun-remaniement-ministeriel-partiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 May 2024 09:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kamel Madouri]]></category>
		<category><![CDATA[Malek Zahi]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Sofien Ben Sadok]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Feki et Malek Zahi ne quitteraient peut-être le gouvernement que pour une courte période. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/26/tunisie-les-dessous-dun-remaniement-ministeriel-partiel/">Tunisie : les dessous d’un remaniement ministériel partiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kais Saïed a opéré, hier tard dans la soirée, un remaniement ministériel partiel qui a touché deux portefeuilles. Comment expliquer ce changement au sein de l’actuel gouvernement à quelques mois de l’élection présidentielle&nbsp;?</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-12976500"></span>



<p>Le président de la république n’est peut-être pas tenu d’expliquer les raisons l’ayant amené à prendre telle ou telle décision. Il a d’ailleurs rarement cherché à expliquer les changements de Premier ministre (quatre depuis son accession à la magistrature suprême en 2019&nbsp;: Elyes Fakhfakh, Hichem Mechichi, Najla Bouden et Ahmed Hachani) et les limogeages, très nombreux, qu’il a effectués au sein des gouvernements successifs. Mais notre rôle de journalistes n’est-il pas d’essayer de lire, d’interpréter et d’analyser ces décisions à l’aune des déclarations du président, de ses politiques et de son agenda, qu’il soit déclaré ou non&nbsp;?</p>



<p>En ce qui concerne le remaniement partiel annoncé hier, samedi 25 mai 2024, il a concerné deux postes ministériels&nbsp;: Khaled Nouri a remplacé Kamel Feki à la tête du ministère de l’Intérieur et Kamel Madouri a succédé à Malek Zahi à la tête de celui des Affaires sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Remettre de l’ordre</h2>



<p>Autre décision du président, et pas des moindres, la nomination de Sofien Ben Sadok au poste de secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la Sûreté nationale. Ce poste, abandonné depuis plusieurs années, a donc été rétabli et cela doit avoir une signification au regard du rôle et des missions que le président assigne à l’institution sécuritaire.</p>



<p>La nomination d&rsquo;un homme de droit, un magistrat en l’occurrence, à un poste aussi important dans la hiérarchie sécuritaire, qui plus est, quelque temps après la polémique suscitée par la descente effectuée par la police à la Maison de l’avocat à Tunis, pour arrêter deux avocats sur ordre de la justice, acte qui suscita un fort mouvement d’indignation parmi le corps des avocats, et pas seulement… cette nomination semble destinée à aider à calmer les tensions entre trois corps importants qui sont <em>«intimement»</em> liés: la police, l’avocature et la magistrature.</p>



<p>Pour revenir au changement à la tête des ministères de l’Intérieur et des Affaires sociales, peut-on sérieusement parler de <em>«limogeage»</em> comme l’ont fait, un peu rapidement du reste, beaucoup de commentateurs hier soir sur les réseaux sociaux.</p>



<p>S’agissant de deux hommes connus pour leur très grande proximité du chef de l’Etat, Kamel Feki et Malek Zahi, le terme <em>«limogeage»</em> nous semble inapproprié, car on voit mal le président se passer des services de deux valeureux partisans qui ont soutenu très tôt ses ambitions politiques, cru en ses chances d’accéder à la présidence de la république et participé très activement à la campagne électorale (ou <em>«explicative»</em> comme le président lui-même aime l’appeler) qui lui ouvrit la voie vers le palais de Carthage.</p>



<p>On sait aussi que les deux hommes ont la confiance du président qui les écoute, se fie à leurs analyses et s’appuie sur leurs relais dans les différents milieux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vrai faux départ ?</h2>



<p>Par ailleurs, lorsqu’il limoge un ministre, le président de la république n’a pas l’habitude de le recevoir le jour même de l’annonce de son limogeage. Or, hier soir, il a tenu à recevoir Kamel Feki et Malek Zahi, aux côtés du Premier ministre Ahmed Hachani, juste après l’annonce officielle des noms de leurs successeurs et la prestation de serment de ces derniers, comme indiqué dans le communiqué officiel de la présidence de la république. Ce qui peut être interprété comme une marque de respect ou une volonté de couper court aux racontars que leur départ, pour le moins inattendu, susciterait forcément. Mais ce <em>«départ»</em>, qui ne serait pas un <em>«limogeage»</em>, comment l’expliquer?</p>



<p>En l’absence d’explication officielle – ou officieuse, à travers des indiscrétions de presse –, on en est réduit à supputer et à deviner des raisons plausibles.</p>



<p>Pour notre part, nous sommes tentés par l’explication selon laquelle le président de la république, qui s’apprête à se lancer dans la course à sa propre succession, a besoin d’hommes et de femmes à ses côtés pour l’aider à mener sa campagne électorale, et ces hommes et ces femmes devraient être libérés de tout engagement officiel, la loi électorale interdisant aux candidats quels qu’ils soient, et à plus forte raison lorsqu’il s’agit du président de la république en exercice, de mener campagne avec les moyens – et les hommes et femmes – de l’Etat.</p>



<p>Si cette analyse est juste, Kamel Feki et Malek Zahi ne quitteraient donc le gouvernement que pour une courte période, le temps de contribuer à la réélection du président sortant, avant de reprendre leur place, aussitôt ce dernier réélu, dans le gouvernement avec lequel il entamerait forcément son second mandat. Ce ne sont là, du reste, que des supputations, fruits d’analyses politiques, qui demandent à être vérifiées, donc confirmées ou infirmées, dans les jours et les semaines à venir. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/26/tunisie-les-dessous-dun-remaniement-ministeriel-partiel/">Tunisie : les dessous d’un remaniement ministériel partiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 10:39:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Constitution de 2022]]></category>
		<category><![CDATA[élections présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les tentatives de restauration de la démocratie seront au centre des élections en Tunisie en 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/">La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Afrique a un calendrier électoral chargé en 2024, avec des élections présidentielles ou générales prévues dans 19 pays dont la Tunisie. Les deux tiers de ces élections se déroulent au cours du dernier trimestre de l’année. Nous reproduisons ci-dessous la traduction de la partie consacrée à la Tunisie d’un rapport intitulé «Élections africaines de 2024 : défis et opportunités pour retrouver l’élan démocratique» publié en anglais par l’Africa Center For Strategic Study.  </em></strong></p>



<p>Par <strong>Joseph Siegle &amp; Candace Cook</strong> *</p>



<span id="more-11945927"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="300" height="150" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Joseph-Siegle-Candice-Cook.jpg" alt="" class="wp-image-11946006"/></figure>
</div>


<p>La Tunisie fait partie des pays africains qui ont connu le déclin le plus rapide de la gouvernance démocratique depuis son dernier cycle électoral, rivalisant avec les coups d’État militaires contre les gouvernements démocratiques en Afrique de l’Ouest. La dissolution par décret du parlement et du gouvernement par le président Kaïs Saïed en 2021 peut être mieux décrite comme un auto-coup d’État (le démantèlement des institutions démocratiques par un dirigeant élu).</p>



<p>Candidat [à la présidentielle] en 2019, l’ancien juriste s’est présenté en tant qu’outsider, n’étant affilié à aucun parti politique. Saïed a remporté le second tour de scrutin, lui conférant une légitimité et démontrant la maturité croissante de la démocratie tunisienne, ce qui a facilité une transition ininterrompue du pouvoir du parti Nidaa Tounes.</p>



<p>En tant qu’outsider, Saïed a été contraint de travailler avec un parlement contrôlé par les partis d’opposition. Parmi eux, Ennahdha, qui a remporté plus de sièges que tout autre parti et a été un acteur majeur de la réforme en Tunisie depuis l’éviction du dictateur Zine El-Abidine Ben Ali en 2011. En tant que représentants élus par le peuple, ces partis parlementaires ont également gagné en légitimité pour diriger la nation.</p>



<p>En fait, la Constitution tunisienne de 2014 a créé un système semi-présidentiel dans lequel le parlement élit le Premier ministre, qui choisit ensuite les ministres et dirige le gouvernement. Le président est le chef de l’État. Cet arrangement était une réponse directe aux excès de l’exécutif et à l’impunité qui ont caractérisé les 24 années de règne de Ben Ali.</p>



<p>Frustré par cet accord de partage du pouvoir, Saïed a déclaré l’état d’urgence et suspendu le parlement le 25 juillet 2021, envoyant des chars pour ce faire. Il a destitué le Premier ministre Hichem Mechichi et a pris le contrôle des fonctions du gouvernement et de l’État – en violation directe de la Constitution – et a commencé à gouverner par décret. En octobre 2021, Saïed a installé la Première ministre Najla Bouden, responsable devant lui sans l’approbation du parlement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kPYkeo58WD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/05/demanteler-le-systeme-judiciaire-tunisien/">Démanteler le système judiciaire tunisien</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Démanteler le système judiciaire tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/05/demanteler-le-systeme-judiciaire-tunisien/embed/#?secret=0kfIZAEGkj#?secret=kPYkeo58WD" data-secret="kPYkeo58WD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a ensuite lancé une attaque systématique et continue contre toutes les institutions démocratiques durement gagnées de la Tunisie. Son approche a apparemment consisté à dissoudre toute institution qui sert de contrepoids à son pouvoir.</p>



<p>Lorsqu’une majorité de parlementaires ont convoqué une réunion en ligne en mars 2022 (pendant la Covid) pour examiner la légalité des mesures d’urgence de Saïed, ce dernier a formellement dissous le parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Constitution controversée de 2022</h2>



<p>Reconnaissant que la Constitution constituait un obstacle à son style de gouvernance, Saïed l’a suspendue en septembre 2021. Il a supervisé la rédaction d’une nouvelle constitution en 2022 qui recréait un système présidentiel unitaire dans lequel le président était chef de l’État et du gouvernement. Estimant que les actions de Saïed étaient illégales et illégitimes, les partis d’opposition ont boycotté le référendum constitutionnel qui n’a obtenu qu’un taux de participation de 31%. Les élections parlementaires ultérieures, que l’opposition a de nouveau boycottées, ont donné à Saïed l’approbation du parlement qu’il souhaitait.</p>



<p>Saïed a dissous le Conseil supérieure de la magistrature (CSM) en février 2022 et l’a remplacé par un organe nommé. En juin, il a publié un décret autorisant le président à révoquer et nommer unilatéralement des magistrats – une autorité codifiée par la Constitution controversée de 2022. À l’approche du référendum constitutionnel, Saïed a remplacé le bureau exécutif de la respectée Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). Le vote référendaire a ensuite été marqué par un manque de transparence, des erreurs de calcul et l’incapacité des opposants au référendum de faire campagne librement. Ne se sentant guère obligé de démontrer la transparence ou l’équité des élections à venir, Saïed a déjà interdit aux observateurs électoraux internationaux de surveiller les élections de 2024. Lorsque les médias, la société civile ou les chefs d’entreprise critiquent le gouvernement, ils sont accusés de <em>«complot contre la sécurité de l’État»</em> ou d’être des <em>«terroristes»</em> et arrêtés.</p>



<p>Ce faisant, Saïed a politisé les acteurs de la sécurité de l’État qui exécutent efficacement son programme politique contre ses rivaux nationaux. Cela annule une autre réforme clé de la période post-Ben Ali : la création d’une armée plus apolitique et plus professionnelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TcLzuEkt62"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/">Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/embed/#?secret=a61SxHHQdh#?secret=TcLzuEkt62" data-secret="TcLzuEkt62" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En novembre 2023, le parlement <em>«Saïed»</em> a présenté un projet de loi visant à contrôler sévèrement la société civile dans le but de limiter davantage l’espace démocratique. Saïed s’est montré particulièrement dédaigneux à l’égard de la dissidence des dirigeants politiques. En dissolvant le parlement, il a levé l’immunité légale des législateurs et des dizaines de personnalités ont été emprisonnées, certaines à la suite de procès militaires. Parmi elles, Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha âgé de 81 ans et président démocratiquement élu du parlement dissous, qui a été arrêté à son domicile par 100 policiers en avril 2023 pour des propos critiques à l’égard du gouvernement.</p>



<p>Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre des opposants présumés vivant en exil. Parmi eux, Nadia Akacha, une ancienne proche confidente de Saïed qui a été directrice de son cabinet jusqu’à sa démission en 2022, date à laquelle elle s’est installée en France. Des vidéos divulguées ont révélé plus tard ses vives critiques à l’égard de Saïed, ce qui a probablement motivé l’émission d’un mandat d’arrêt.</p>



<p>Les attaques contre les partis politiques rivaux se sont accélérées en 2023, avec des raids contre les sièges d’Ennahdha et du Front du salut national. Les deux partis ont également été interdits de réunion.</p>



<p>L’ampleur et la nature systématique du démantèlement des institutions démocratiques sont remarquables. Typiques des autres coups d’État, les actions de Saïed n’ont pas été une aberration ponctuelle mais plutôt un effort délibéré pour consolider le pouvoir. Même s’ils ne sont pas aussi évidents qu’un coup d’État militaire – et ne déclenchent donc pas la même condamnation régionale et internationale – les effets sont comparables. Toutefois, une fois reconnu comme un coup d’État, des restrictions similaires pourraient s’appliquer.</p>



<p>Le cas de la Tunisie revêt une importance régionale dans la mesure où la Tunisie constitue un modèle de progrès démocratique en Afrique du Nord, où le régime de l’homme fort est la norme. Saïed a bénéficié du soutien politique de la Russie et des États du Golfe et de messages de désinformation visant à étouffer un modèle démocratique réussi qui pourrait gagner du terrain ailleurs dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La répression de la dissidence refroidit le débat politique</h2>



<p>C’est dans ce contexte que se tiendront les élections de 2024. Alors que la répression de la dissidence par Saïed a eu pour effet de créer un froid autour du débat public ou des critiques, les dirigeants des partis d’opposition et de la société civile continuent de s’exprimer, d’organiser des manifestations contre la prise de pouvoir de Saïed et d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques. Les partis d’opposition travaillent également désormais plus étroitement ensemble dans le but de présenter un seul candidat pour affronter ce qui sera sûrement un processus loin d’être libre et équitable.</p>



<p>Les tentatives de restauration de la démocratie seront au centre des élections en Tunisie. Cela s’accompagnera de difficultés économiques croissantes. Le chômage s’élève à 15% et l’inflation oscille autour de 10%, les prix des denrées alimentaires grimpant en flèche pendant une grande partie de l’année. De nombreux Tunisiens cherchent des moyens de quitter le pays. Face à une dette croissante, la Tunisie négocie avec le Fonds monétaire international un prêt d’urgence. En réponse à la crise économique, Saïed a limogé sa première ministre nommée Najla Bouden, en août 2023, et l’a remplacée par Ahmed Hachani.</p>



<p>Saïed a également tenté de créer un bouc émissaire en accusant les migrants africains. Cela a été imprégné de caractérisations déshumanisantes qui ont déclenché une violence généralisée contre les migrants. Le gouvernement a également intensifié les fouilles et les détentions de migrants africains qui sont parfois emmenés dans des zones isolées du désert le long de la frontière libyenne et laissés là.</p>



<p>L’environnement politique tunisien est bien plus restreint qu’il ne l’était lors des élections de 2019. Cela constitue une leçon pour d’autres partenaires démocratiques africains et internationaux. Gagner de la légitimité ne donne pas un chèque en blanc. La légitimité n’est pas non plus statique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FmRjcLgykg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/20/tunisie-les-democrates-preparent-un-candidat-unique-pour-la-presidentielle-de-2024/">Tunisie : les démocrates préparent un candidat unique pour la présidentielle de 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les démocrates préparent un candidat unique pour la présidentielle de 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/20/tunisie-les-democrates-preparent-un-candidat-unique-pour-la-presidentielle-de-2024/embed/#?secret=QjJETUWYHl#?secret=FmRjcLgykg" data-secret="FmRjcLgykg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La construction d’institutions démocratiques nécessite un dur travail politique de compromis, de partage du pouvoir, de création de normes et de bonne volonté de la part de nombreux acteurs. Pourtant, tant que ces freins et contrepoids démocratiques ne seront pas suffisamment solides pour résister à la détermination d’un acteur exécutif à consolider le pouvoir, ces progrès seront fragiles.</p>



<p>Les tentatives de restauration de la démocratie seront au centre des élections en Tunisie.</p>



<p>Kaïs Saïed a mené une attaque systématique et continue contre toutes les institutions démocratiques durement gagnées de la Tunisie.</p>



<p>Tant que les freins et contrepoids démocratiques ne seront pas suffisamment solides pour résister à la détermination d’un acteur exécutif à consolider le pouvoir, ces progrès seront fragiles.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em><em></em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://africacenter.org/spotlight/2024-elections/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Africa Center For Strategic Study</a>. </p>



<p><em>* Joseph Siegle est directeur du Centre africain d’études stratégiques et Candace Cook est chercheure associée spécialisée dans les transitions démocratiques en Afrique.    </em></p>



<p>** <em>Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
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			</item>
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		<title>Tunisie : A quoi sert un chef de gouvernement ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/06/tunisie-a-quoi-sert-un-chef-de-gouvernement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Sep 2023 09:54:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
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		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, on est passé d’un chef de gouvernement omniprésent et omnipotent à un chef de gouvernement qui n’a qu’un seul souci, s’incliner devant le président de la république.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/06/tunisie-a-quoi-sert-un-chef-de-gouvernement/">Tunisie : A quoi sert un chef de gouvernement ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie, on est passé, depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, et sans transition, d’un chef de gouvernement omniprésent et omnipotent qui dispute ses prérogatives au président de la république, à un chef de gouvernement qui n’a qu’un seul souci, s’incliner devant le président de la république, s’effacer devant lui et éviter surtout de faire des vagues.</em></strong> <strong><em>Mais à quoi sert-il au juste ?</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-9666941"></span>



<p>Ce passage, nous l’avons vécu lors de la passation des<em> «pouvoirs»</em> entre le flamboyant Hichem Mechichi et la terne Najla Bouden, en septembre 2021, et ce nouveau profil de Premier ministre a-politique, sans envergure, simple commis de l’Etat, exécutant docile des ordres du président de la république, nous l’avons découvert avec la professeure de géologie qui n’a pas laissé un souvenir impérissable de son passage au Palais du Gouvernement. </p>



<p>Mme Bouden, qu’on a tous déjà oubliée, était en effet totalement inaudible, parce qu’elle parlait peu, n’avait d’opinion sur rien et ne s’exprimait même pas publiquement. Ni déclarations officielles, ni conférences de presse ni entretiens avec les médias. Et les rares fois où l’on a entendu sa voix, c’était lors des conférences nationales et internationales, lorsqu’elle débitait, dans un arabe hésitant et approximatif, un discours écrit par ses collaborateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entendra-t-on un jour sa voix ? </h2>



<p>Le successeur de Mme Bouden, Ahmed Hachani, juriste de formation qui a fait toute sa carrière au sein de la Banque centrale de Tunisie et dont le poste le plus important qu’il a occupé, avant sa sortie à la retraite, était celui de directeur des ressources humaines, présente un profil très semblable à celui de la <em>«très gentille dame»</em> à laquelle il a succédé. Il est tout aussi silencieux, tout aussi effacé et tout aussi docile. Depuis sa nomination, il y a 37 jours, il n’a fait aucune déclaration, même pas un discours d’investiture, et rien n’autorise à penser qu’on va entendre bientôt sa voix.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v9J8kCfIB5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/ce-que-lin-sait-sur-ahmed-hachani-le-nouveau-chef-du-gouvernement/">Ce que l&rsquo;on sait sur Ahmed Hachani, le nouveau chef du gouvernement </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que l&rsquo;on sait sur Ahmed Hachani, le nouveau chef du gouvernement  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/ce-que-lin-sait-sur-ahmed-hachani-le-nouveau-chef-du-gouvernement/embed/#?secret=geVhjE1L18#?secret=v9J8kCfIB5" data-secret="v9J8kCfIB5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Qu’a-t-il fait au cours des cinq dernières semaines&nbsp;?</p>



<p>Il a rencontré le président à plusieurs reprises pour écouter ses recommandations et prendre ses instructions, se contentant à chaque fois de se tenir à carreau et d’opiner de la tête&nbsp;: ni déclaration ni conférence de presse ni entretien avec les médias.</p>



<p>Il n’est pas non plus du genre à publier des postes Facebook ou Twitter (actuel X) pour transmettre quelque message ou s’exprimer sur l’actualité du pays et du monde, comme le font généralement les chefs de gouvernement à travers le monde.</p>



<p>Comme sa prédécesseure, M. Hachani est totalement inaudible, n’a d’opinion sur rien et ne s’exprime même pas publiquement. Il tarde, en tout cas, à le faire. Certains prétendent qu’il évite de parler publiquement parce que, comme sa prédécesseure, il ne maîtrise pas la langue arabe (son père avait été liquidé par Bourguiba, et sa mère était française). Or, pour qu’on puisse vérifier ses compétences linguistiques et autres – l’homme étant complètement inconnu avant sa nomination –, il faut qu’il veuille bien ouvrir la bouche pour dire quelques chose. Or, rien jusque-là n’indique qu’il va le faire un jour. &nbsp;</p>



<p>Le silence de M. Hachani, qui a trop duré, commence à susciter des interrogations sur ses motivations et, plus grave encore, sur ses compétences. Et s’il est vrai que la Constitution promulguée par le président Saïed en juillet 2022 a drastiquement limité les prérogatives du chef de gouvernement, le ramenant au rang de Premier ministre, ou de simple haut fonctionnaire chargé d’appliquer les politiques dictées par le chef de l’Etat, cela ne suffit pas pour justifier le silence du Palais de la Kasbah. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chef ou de secrétaire général du gouvernement</h2>



<p>Commentant ce <em>«silence»</em> qui a trop duré, l’ancien ambassadeur Elyes Kasri a publié mercredi 6 septembre 2023, un poste facebook où il se demande si M. Hachani était chef (ou secrétaire général) du gouvernement.</p>



<p><em>«Depuis sa nomination le 1er août dernier comme chef du gouvernement, Ahmed Hachani n’a pas encore fait, comme il est d’accoutumée dans les pays démocratiques, de déclaration générale de gouvernement et de rencontres avec la presse nationale et internationale»</em>, a-t-il fait remarquer. Pourtant, a-t-il ajouté, <em>«la situation particulière de la Tunisie tant au regard des défis intérieurs et des pénuries à répétition et de crise économique avec les caractéristiques d’une stagflation chronique que l’apport attendu de la part de nos partenaires étrangers pour faciliter toute sortie de crise semblent nécessiter une communication plus ouverte sur les choix gouvernementaux en matière de sortie de crise et de programme de relance de l’économie ou tout au moins la loi de finances 2024 si l’on accepte de restreindre le rôle de la Kasbah à l’économie pour laisser le reste à Carthage</em>».</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MRtTBPXuBR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/04/tunisie-ahmed-hachani-et-lassainissement-de-ladministration-publique/">Tunisie : Ahmed Hachani et l’assainissement de l’administration publique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Ahmed Hachani et l’assainissement de l’administration publique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/04/tunisie-ahmed-hachani-et-lassainissement-de-ladministration-publique/embed/#?secret=jv1sYpgx4t#?secret=MRtTBPXuBR" data-secret="MRtTBPXuBR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Le mutisme et l’absence de communication et certains soulignent l’absence d’initiatives et même de conseils des ministres dirigés par M. Hachani pour se poser la question de savoir s’il assume les fonctions de chef ou de secrétaire général du gouvernement»</em>, écrit encore, à juste titre, M. Kasri, se faisant l’écho d’interrogations partagées par un grand nombre de Tunisiens. D’autant, fait-il aussi remarquer, qu’<em>«avec une rentrée qui s’annonce tendue sur plusieurs fronts et après 36 jours d’exercice, une précision claire de son rôle, ses objectifs et son calendrier semble s’imposer.»</em></p>



<p>Pour notre part, nous ne pousserons pas l’outrecuidance jusqu’à exiger ce genre de clarifications. A quoi bon demander des explications&nbsp;dont nous sommes sûrs qu’elles ne viendront jamais? Et puis, nous avons de quoi amplement nous occuper avec la chronique des déficits, des pénuries, des crises, des complots et des arrestations à la pelle.</p>
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		<item>
		<title>Pénurie de pain en Tunisie sur fond de querelle sur les subventions alimentaires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/21/penurie-de-pain-en-tunisie-sur-fond-de-querelle-sur-les-subventions-alimentaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 11:55:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Bechir Kethiri]]></category>
		<category><![CDATA[boulangeries]]></category>
		<category><![CDATA[céréales]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[pain]]></category>
		<category><![CDATA[Saloua Ben Hadid Zouari]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a du mal à réformer son marché alimentaire et dépend des importations étrangères de céréales pour près de 60% de la demande intérieure. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a du mal à réformer son marché alimentaire et dépend des importations étrangères de céréales pour près de 60% de la demande intérieure, dans un contexte de rareté de cette ressources, de hausse des prix sur le marché mondial et de crise des finances publiques.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ghaya Ben Mbarek</strong></p>



<span id="more-9474766"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ghaya-Ben-Mbarek.jpg" alt="" class="wp-image-8939514" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ghaya-Ben-Mbarek.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ghaya-Ben-Mbarek-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ghaya-Ben-Mbarek-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Une pénurie de pain a frappé la Tunisie ces dernières semaines après que le ministère tunisien du Commerce a interrompu les allocations de farine subventionnées pour environ 1 500 boulangeries modernes ou non-classées (par opposition aux boulangeries classées, qui bénéficient de la subvention du pain, Ndlr).</p>



<p>La décision, rendue en août, a maintenant filtré dans la rue principale, affectant les boulangeries qui produisent des pâtisseries. Il survient dans un contexte de prix alimentaires constamment élevés à la suite de la guerre en Ukraine, qui a bouleversé les marchés mondiaux du blé.</p>



<p>Le ministère a expliqué que la décision avait été prise en réponse à la décision des boulangeries de suspendre la fabrication de pain subventionné à compter du 1<sup>er</sup> août, pour protester contre les réductions des livraisons de farine subventionnée.</p>



<p><em>«La décision relève du pouvoir du ministère de réglementer la chaîne d’approvisionnement du marché et concerne tous les professionnels des différents secteurs qui bénéficient de produits subventionnés&#8230; Notamment lorsque des infractions à la loi sont constatées»</em>, a déclaré le ministère tunisien du Commerce dans un communiqué le 3 août.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Limogeages et arrestations </h2>



<p>Avant la décision, le président de la république Kaïs Saïed avait pointé du doigt les boulangeries dites modernes ou non classées pour avoir profité de la farine et de la semoule subventionnées pour produire du pain plus cher et inabordable pour la majorité des Tunisiens, qui dépendent du la baguette subventionnée – un long pain à la française couramment consommée en Tunisie – qui s’est raréfiée ces derniers mois.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rgqMFGDE71"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/20/tunisie-face-a-la-crise-du-pain-les-autorites-improvisent/">Tunisie : face à la crise du pain, les autorités improvisent  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : face à la crise du pain, les autorités improvisent   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/20/tunisie-face-a-la-crise-du-pain-les-autorites-improvisent/embed/#?secret=RtsZgBNcci#?secret=rgqMFGDE71" data-secret="rgqMFGDE71" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>M. Saïed a limogé mardi dernier le directeur général de l’Office des céréales, Bechir Kethiri, et a nommé Saloua Ben Hadid Zouari à sa succession.</p>



<p>Le président de la Chambre nationale des boulangeries, Mohamed Bouanane, a été arrêté jeudi pour spéculation sur des produits subventionnés, ont rapporté les médias.</p>



<p>La décision est intervenue alors que M. Saüed s’est engagé à poursuivre ce qu’il a appelé les monopoles dans le secteur alimentaire, en particulier les prétendus spéculateurs sur les céréales, que M. Saïed a accusés d’être à l’origine de la crise de la pénurie de pain et de produits à base de blé.</p>



<p>M. Saïed a également porté des accusations contre des opposants politiques, sans fournir de preuves, affirmant qu’ils sont à l’origine de la crise pour tenter de créer des troubles dans le pays.</p>



<p>Pendant ce temps, les experts s’attendent à ce que la récolte de céréales de 2023 ne dépasse pas six millions de tonnes, dont seulement la moitié pourrait être utilisée ou distribuée sur le marché local, contre une moyenne de huit millions de tonnes au cours de la dernière décennie.</p>



<p>La récolte décevante devrait aggraver la dépendance de la Tunisie vis-à-vis des importations de céréales en 2024, qui représentent déjà 50 à 60% des besoins du marché intérieur. La hausse des coûts d’importation des denrées alimentaires exercera une pression accrue sur les réserves de devises étrangères en baisse du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise des finances publiques</h2>



<p>Pendant des mois, les Tunisiens ont souffert de pénuries d’aliments de base quotidiens, notamment du sucre, de l’huile de cuisson, du café, du lait et du beurre. Les produits à base de céréales disparaissent plus souvent des rayons en raison de la perturbation du marché mondial causée par le conflit en Ukraine. Les pénuries, qui ont touché les produits subventionnés, sont plus visibles en raison d’une crise des finances publiques, qui a bloqué les paiements des importations alimentaires du pays.</p>



<p>Le gouvernement tunisien continue de solliciter un prêt de sauvetage auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour atténuer la crise économique. Mais une impasse politique croissante entre M. Saïed et son gouvernement a bloqué l’élan sur les réformes nécessaires pour accéder au prêt.</p>



<p>Le président Saïed a limogé la Première ministre Najla Bouden début août et a nommé un ancien directeur (des ressources humaines, Ndlr) à la Banque centrale, Ahmed Hachani, pour lui succéder.</p>



<p>Cette décision est perçue par beaucoup comme une tentative de M. Saïed de réduire l’écart entre sa vision et celle de son gouvernement. L’expertise financière (supposée, Ndlr) de M. Hachani (qui a une formation essentiellement juridique, Ndlr) est un autre avantage qui pourrait aider à atténuer la crise économique actuelle. </p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais. </em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.thenationalnews.com/mena/tunisia/2023/08/17/bread-shortage-hits-tunisia-amid-row-over-food-subsidies/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The National.</a> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fKfEJtp0ue"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/29/crise-des-boulangeries-en-tunisie-letat-roule-dans-farine/">Crise des boulangeries en Tunisie : l’Etat roulé dans farine  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crise des boulangeries en Tunisie : l’Etat roulé dans farine   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/29/crise-des-boulangeries-en-tunisie-letat-roule-dans-farine/embed/#?secret=LcTwanNNFe#?secret=fKfEJtp0ue" data-secret="fKfEJtp0ue" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed tourne en rond</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/11/tunisie-kais-saied-tourne-en-rond/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Aug 2023 07:37:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Malek Ezzahi]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[théorie du complot]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Kaïs Saïed continue de pointer l’administration publique, mais on attend qu'il joigne l'acte à la parole. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kaïs Saïed, qui aime endosser le costume de chef de l’opposition, continue de pointer l’administration publique, son poil à gratter du moment, qui, à l’en croire, «cherche à raviver les tensions sociales».</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong>  </p>



<span id="more-9324711"></span>



<p>C’est, en tout cas, ce qu’il a déclaré, jeudi 10 août 2023, en rencontrant le Premier ministre Ahmed Hachani, au Palais de Carthage.</p>



<p>L’entretien a porté sur la pénurie et la hausse des prix des produits de base et les difficultés rencontrées par les citoyens pour traiter avec les autorités locales lors de la demande d’actes de naissance et de contrats de mariage, selon un communiqué de presse de la présidence de la république.</p>



<p>Le chef de l’Etat a souligné la nécessité de combattre <em>«les réseaux qui se cachent dans les coulisses et travaillent à raviver les tensions sociales»</em>, ajoutant, sur un ton menaçant, que l’État a les moyens légaux de poursuivre tous ceux qui cherchent à porter atteinte aux droits des citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La théorie du complot, encore et toujours</h2>



<p>Saïed est revenu au même sujet lors de sa rencontre, le même jour, avec Malek Ezzahi, ministre des Affaires sociales, en appelant ce dernier à <em>«mettre les responsables régionaux devant leurs responsabilités parce qu’ils n’ont pas été désignés à leurs postes que pour servir le peuple tunisien»</em>, ajoutant : <em>«Qui se détourne de cette voie n’a pas de place dans l’administration. Ou bien il sert le citoyen et la nation, ou bien il laisse sa place à un autre qui assume sa responsabilité et en connaît toutes ses exigences»</em>.</p>



<p>Lors d’une précédente rencontre avec le Premier ministre, lundi 7 août, le président Saïed avait également posé la question de l’assainissement de l’administration publique des personnes&nbsp;<em>«qui y sont entrées illégalement il y a plus d’une décennie et se sont transformées en obstacles entravant le fonctionnement de l’Etat»</em>, demandant au nouveau chef du gouvernement de préparer&nbsp;<em>«un projet de décret»</em>&nbsp;à cet effet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qWGSsi6pHv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/08/tunisie-les-infiltres-de-ladministration-entre-realite-et-fiction/">Tunisie : les infiltrés de l’administration entre réalité et fiction  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les infiltrés de l’administration entre réalité et fiction   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/08/tunisie-les-infiltres-de-ladministration-entre-realite-et-fiction/embed/#?secret=ffHPnXc6zc#?secret=qWGSsi6pHv" data-secret="qWGSsi6pHv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette même question, qui semble être sa préoccupation du moment, Saïed l’avait évoquée une semaine auparavant, lors de la cérémonie de passation de pouvoirs entre Najla Bouden et son successeur, à la Kasbah, en parlant d’un «<em>projet pour réviser les nominations des dix dernières années, qui étaient basées sur les obédiences politiques et des diplômes falsifiés par milliers</em>». </p>



<p>Ce discours n’est donc pas nouveau et encore moins surprenant de la part d’un président qui, à chaque fois qu’il se trouve dans l’incapacité de résoudre un problème, recourt à la théorie du complot pour justifier cette incapacité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un problème de gouvernance</h2>



<p>En s’en prenant ainsi continuellement à ceux qui complotent contre l&rsquo;Etat <em>«dans les chambres obscures»</em>, selon ses termes, il croit pouvoir faire dorer indéfiniment la pilule des pénuries et des hausses des prix devenues de moins en moins supportables par les citoyens.</p>



<p>Le président de la république, qui se répète, fait du surplace et tourne en rond, sera plus crédible le jour où il joindra l’acte à la parole et mettra hors d’état de nuire, une fois pour toute, ces <em>«réseaux»</em> (de spéculateurs, de corrompus, de comploteurs…) dont il nous rebat les oreilles depuis qu’il a accédé au palais de Carthage en 2019. S’il en est à ce point incapable, en dépit de tous les pouvoirs qu’il accumule et dont aucun de ses prédécesseurs n’a bénéficié, c’est que le problème n’est pas là où il croit l’identifier, mais dans sa méthode de gouvernance même.</p>



<p>On ne demande qu’à être démentis et édifiés sur la capacité de l’Etat à agir contre ceux qui l’empêchent de régler les problèmes du pays, lesquels s&rsquo;accumulent, s&rsquo;additionnent et s&rsquo;éternisent, sans aucune lueur à l&rsquo;horizon.  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hrUKBj3T2l"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/08/tunisie-lassainissement-de-ladministration-nouvelle-bataille-de-kais-saied/">Tunisie : l’assainissement de l’administration, nouvelle bataille de Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l’assainissement de l’administration, nouvelle bataille de Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/08/tunisie-lassainissement-de-ladministration-nouvelle-bataille-de-kais-saied/embed/#?secret=n4XDVhKoW7#?secret=hrUKBj3T2l" data-secret="hrUKBj3T2l" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Communication: Hachani va-t-il marcher sur les pas de Bouden ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/08/communication-hachani-va-t-il-marcher-sur-les-pas-de-bouden/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Aug 2023 10:35:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa nomination, il y a une semaine, on n’a pas encore entendu le nouveau Premier ministre Ahmed Hachani. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis sa nomination, il y a une semaine, on n’a pas encore entendu le nouveau Premier ministre Ahmed Hachani. Va-t-il marcher sur les pas de sa prédécesseur Najla Bouden, qui a très rarement parlé durant son mandat de près de deux ans ? Ce ne serait pas la bonne méthode pour gagner la confiance des Tunisiens.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-9293977"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Afin de couper court aux rumeurs, supputations et fake news qui ne peuvent qu’envenimer une atmosphère sociopolitique déjà suffisamment lourde dans une Tunisie en crise, le nouveau chef de gouvernement Ahmed Hachani devrait informer les Tunisiens de ses priorités ainsi que de la méthodologie et du calendrier de leur mise en œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Assainissement de l’administration ou nouvelle purge ?</h2>



<p>A part, les réformes économiques dont le report par les précédents gouvernements n’en a fait qu’alourdir la facture économique, sociale, sécuritaire et diplomatique, l’assainissement de l’administration et du secteur public est un choix respectable et susceptible d’être légitimement considéré comme un préalable à la mise en œuvre de tout programme de réformes en éliminant la cinquième colonne et les tentacules de la pieuvre de l’islam politique, de la gauche utopiste, du syndicalisme féodal en plus des cartels familiaux et des délinquants économiques de tout acabit.</p>



<p>Il serait éminemment utile que le chef de gouvernement informe dans les meilleurs délais l’opinion publique des mécanismes, critères et modalités d’assainissement de l’administration et du secteur public avec des projections chiffrées et un calendrier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Programme d’action et communication claire</h2>



<p>Outre l’obligation de ne pas en faire une énième fausse bonne nouvelle, la crédibilité de l&rsquo;opération d’assainissement dépendra de la transparence de sa mise en œuvre et de la crédibilité de ceux qui en auront la charge afin de dissiper toute impression de déjà vu et d’une nouvelle purge à caractère politique comme il a été le cas sous la troïka (ancienne coalition dominée par le mouvement Ennahdha ayant gouverné entre 2011 et 2014, Ndlr) de sinistre mémoire.</p>



<p>La conjoncture nationale et internationale a considérablement rétréci toute marge de manœuvre et nécessite une communication claire sur le programme d’action du gouvernement notamment dans le cadre des préparatifs d’une loi de finances 2024 crédible et susceptible d’être l’amorce d’une sortie de crise.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hHUCbJgxqm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/06/tunisie-biographie-officielle-du-premier-ministre-ahmed-hachani/">Tunisie : biographie officielle du Premier ministre Ahmed Hachani</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : biographie officielle du Premier ministre Ahmed Hachani » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/06/tunisie-biographie-officielle-du-premier-ministre-ahmed-hachani/embed/#?secret=NHbtT2XrRw#?secret=hHUCbJgxqm" data-secret="hHUCbJgxqm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/08/communication-hachani-va-t-il-marcher-sur-les-pas-de-bouden/">Communication: Hachani va-t-il marcher sur les pas de Bouden ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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