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	<title>Archives des Salah El-Gharbi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Salah El-Gharbi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Livre &#124; Les Arabes et leur cause à l&#8217;ère de la perdition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 08:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[librairie Al-Kitab]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Manaï]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la librairie Al-Kitab de Mutuelle-ville, présentation du livre "Les Arabes et leur cause à l'ère de la perdition".</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/09/livre-les-arabes-et-leur-cause-a-lere-de-la-perdition/">Livre | Les Arabes et leur cause à l&rsquo;ère de la perdition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La librairie Al-Kitab de Mutuelle-ville organise le jeudi 10 avril 2025 à 16h30, la présentation du dernier essai politique de Salah El-Gharbi publié en arabe: ‘‘Al Arab wal kadhya zamana El dhayaâ’’ (Les Arabes et leur cause à l&rsquo;ère de la perdition).</em></strong></p>



<span id="more-16134178"></span>



<p>L’ouvrage sera présenté par le professeur Tahar Manaï, et la présentation sera suivie d’un débat en la présence de l’auteur et d’une séance de dédicace.</p>



<p>Professeur universitaire spécialisé en langue et littérature françaises, Salah El-Gharbi est aussi écrivain, auteur de plusieurs romans, et analyste politique.</p>



<p>L’auteur analyse dans son ouvrage, en termes crus et sans complaisance, les causes de l’échec des Arabes dans la défense de leurs causes en général et de la cause palestinienne en particulier. Il constate qu’au sortir des siècles de décadence, les prémices de la renaissance au 19<sup>e</sup> siècle ont donné beaucoup d’espoir aux peuples de la région qui ont espéré que la libération de la colonisation au cours de la première moitié du 20<sup>e</sup> siècle allait apporter la liberté, le progrès et la prospérité. Or, il n’en fut rien. </p>



<p>Selon Salah El-Gharbi, les Arabes ont raté le coche, en s’engouffrant dans le piège des questions identitaires, entre nationalisme et islamisme, et en établissant des relations problématiques avec le reste du monde, ratant au passage les seules révolutions qui les auront sortis du sous-développement, celles de la liberté, du droit, de la démocratie et du développement économique et sociale.    </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/09/livre-les-arabes-et-leur-cause-a-lere-de-la-perdition/">Livre | Les Arabes et leur cause à l&rsquo;ère de la perdition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>«La Syrie n’est pas la Tunisie», disait Bachar Al-Assad en 2011, et pourtant…  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-syrie-nest-pas-la-tunisie-disait-bachar-al-assad-en-2011-et-pourtant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 09:49:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
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		<category><![CDATA[nationalisme arabe]]></category>
		<category><![CDATA[parti Baâth]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face au bouleversement séismique en Syrie, on est dans l’incapacité de préjuger de l’échec ou du succès de l’opération politique engagée dans ce pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-syrie-nest-pas-la-tunisie-disait-bachar-al-assad-en-2011-et-pourtant/">«La Syrie n’est pas la Tunisie», disait Bachar Al-Assad en 2011, et pourtant…  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quelques semaines après le 14 janvier 2011, interrogé par un journaliste français qui lui demandait s’il ne craignait pas pour son régime, Bachar Al-Assad s’était contenté d’ironiser&nbsp;:&nbsp;«La Syrie n’est pas la Tunisie». Pourtant, et malgré les apparences, à cette époque-là, le régime syrien portait, déjà, en lui les germes de sa déperdition.</em></strong></p>



<p><strong>Salah El-Gharbi</strong></p>



<span id="more-14829276"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Aujourd’hui, même si tout le monde semble pris au dépourvu, depuis plus d’un an le régime paraissait essoufflé. Maintenu sous perfusion, le régime, autiste et arrogant, allait connaître une agonie fort lente avant de rendre, subitement, l’âme dans de piteuses conditions.&nbsp;</p>



<p>L’étonnant, dans cet évènement, c’est la réaction surprenante de nos élites qui, ulcérées par <em>«cette perte»</em>, n’ont pas hésité à exprimer leur réprobation. Comme Bachar, ces <em>«démocrates et laïcs» </em>semblaient avoir du mal à admettre que le temps où la terreur et la force brutale ne suffisaient plus pour assoir une légitimité pérenne et que seul l’Etat de droit était capable de garantir la stabilité et la prospérité pour la population. Et comme pour calmer leur déception, ces élites allaient, aussitôt, nous ressortir les mêmes litanies, vilipendant les Occidentaux d’une manière générale, et à leur tête le grand Satan américain et Israël, son complice.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La théorie du complot, encore et toujours</h2>



<p>Le départ, inattendu pour certains, d’Al-Assad n’était pas la conséquence inéluctable d’une réalité politique et historique complexe, mais l’œuvre sournoise et satanique, un complot fomenté contre <em>«notre nation»</em>. Chez nous, les réponses précèdent les questions. C’est plus rassurant, pour nous, de croire, que nous sommes victimes, objets de forces hostiles qui complotent contre nous pour nous nuire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9PHp6IpWUW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/embed/#?secret=7Upbb04jQy#?secret=9PHp6IpWUW" data-secret="9PHp6IpWUW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Néanmoins, comme cet argument est un peu court, étant donné que la situation est trop complexe, impliquant des forces <em>«sympathiques»</em>, à nos yeux, comme la Russie, l’Iran et la Turquie, censées êtres assez proches de <em>«nous»</em>, on va insister sur la menace islamiste qui venait de surgir pour déloger un régime Baathiste supposé <em>«laïc»</em> et semer le désordre.</p>



<p>Il est vrai que la situation actuelle en Syrie est loin d’être rassurante, que les islamistes sont imprévisibles et que le pays pourrait basculer dans l’anarchie le chaos. Mais de telles craintes suffisaient-elles pour nous faire oublier ce pays fracturé, ces millions de Syriens précarisés, déplacés ou forcés à quitter leur pays?</p>



<p>Certes, les actuelles forces qui détiennent la Syrie sont loin d’être des enfants de chœur. Mais leur présence ne résulte-t-elle pas de l’impuissance du pouvoir baâthiste-alaouite à trouver des solutions politiques à la crise d’un régime vieillissant et à la dérive?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nationalisme arabe et islamisme, deux faces d’une même monnaie &nbsp;</h2>



<p>On a longtemps cru que le baâthisme rime avec laïcisme. Ce qui n’est qu’un raccourci. Certes, surtout par opportunisme, les Baathistes avaient fait preuve de tolérance en matière de religion, vis-à-vis des différentes communautés, l’islam avait une place prépondérante. Dès le début, chez les doctrinaires de la pensée Baâthiste, seul le rapprochement entre la pensée <em>«nationaliste&nbsp;arabe»</em> et l’islam permet de créer une <em>«force capable d’affronter l’Occident»</em>. Cette idée est développée par Michel Aflaq, un des théoriciens du mouvement. Selon lui, <em>«tant que le lien étroit entre la nation arabe et l’islam existe et tant que nous voyons dans l’‘‘arabité’’un corps dont l’islam est l’âme, il n’est pas question d’avoir peur que leur zèle nationaliste porte atteinte à leur foi&#8230;»</em> (Conférence donnée à l’Université de Damas en avril 1943)</p>



<p>Aujourd’hui, face à ce bouleversement séismique, on est dans l’incapacité de préjuger ni de l’échec ni du succès de l’opération politique qui est en train d’être engagée. Rien ne nous autorise à être ni pessimiste ni optimistes pour l’avenir du pays. Ce qui est certain, c’est que la tentation <em>«islamiste»</em> dans sa version rigoriste pourrait avoir des conséquences inquiétantes pour cette région la plus instable du monde.</p>



<p>Néanmoins, cette crainte ne doit pas nous empêcher d’espérer que le bon sens et sens de l’intérêt général puissent triompher du dogmatisme et de la velléité hégémonique d’une tendance aux dépens des autres.</p>



<p>* <em>Ecrivain et analyste politique.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gYZ2hcwVrB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=YLsQCnDAS7#?secret=gYZ2hcwVrB" data-secret="gYZ2hcwVrB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La pauvreté est-elle une fatalité ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/18/la-pauvrete-est-elle-une-fatalite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 12:53:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il existe un lien direct entre l’Etat de droit et la croissance économique, entre démocratie et développement. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Prix Nobel de l’économie, qui vient de récompenser trois chercheurs (Daron Acemoglu, Simon Johnson et James Robinson), ne semble pas avoir suscité l’intérêt ni de nos politiques ni des médias, préoccupés par l’évolution des évènements au Proche-Orient. Pourtant, l’objet des travaux menés par ces chercheurs nous intéressent, en premier lieu, en tant que «pays en voie de développement» qui souffre de blocages dans tous les domaines…</em></strong></p>



<p><strong>Salah El-Gharbi</strong></p>



<span id="more-14272827"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Dans leurs travaux, ces économistes ont cherché à expliquer les inégalités dans le monde et le lien qui existe entre l’Etat de droit et la croissance économique. Autrement, pourquoi, y a-t-il des pays pauvres et des pays riches. L’originalité de l’une de leurs conclusion est d’avoir montré comment les <em>«institutions se forment et affectent la prospérité»</em>.</p>



<p>Autrement dit, il ne pourrait y avoir de prospérité réelle et durable dans un environnement où l’Etat de droit est piétiné, où il n’y a pas d’institution stable et crédible. Ainsi, dans un régime totalitaire où la confiance et la sécurité font défaut l’esprit d’initiative, celui d’entreprendre et la volonté d’investir ne peuvent que paralyser l’économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer les énergies</h2>



<p>La démocratie, ce mot qui effraie beaucoup de responsables politiques, ne pourrait être qu’un outil en faveur du développement et source de prospérité. Ce n’est pas un hasard si les démocraties libérales sont prospères et les pays régis d’une manière autoritaire sont économiquement vulnérables, constamment sous la menace des crises.</p>



<p>Il y a des pays qui jouissent de grandes richesses minières ou gazières qui auraient dû contribuer à l’abondance et le bien-être faute de la mise en place d’institutions démocratiques pour contrôler la bonne marche du système et&nbsp; en l’absence d’une presse libre et indépendante capable d’en dénoncer les dérapages.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bNCNT303ug"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/">Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/embed/#?secret=KftweNG2pr#?secret=bNCNT303ug" data-secret="bNCNT303ug" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sous un régime hégémonique, on a des quasi-sujets, à la merci de l’arbitraire et l’injustice des gouvernants, peu enclins à prendre des initiatives, dépendants du bon vouloir du <em>«Prince»</em>. C’est là où la liberté est assurée, les énergies se libèrent et les talents éclosent. C’est là, aussi, où l’individu, fier de lui-même et jaloux de son autonomie, peut s’épanouir tout en contribuant à la richesse de son pays.</p>



<p>Certains, pour cacher cette vérité empirique, cherche à trouver des prétextes à la situation, parfois désastreuse de certains pays en invoquant l’Histoire et en pointant les pays colonisateurs d’être à l’origine de la situation de certains pays d’Afrique ou d’Asie. Il suffit de comparer les deux Corée qui ont un même destin historique (avant la guerre, le nord était plus prospère que le sud) pour se rendre compte de l’écart qui sépare les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Démocratie synonyme de prospérité</h2>



<p>Si la démocratie et la liberté dérangent les despotes, c’est que ces derniers s’accrochent à leurs privilèges. Ils redoutent l’alternance, les critiques et les contestations populaires. Ils préfèrent le bricolage économique à la mise en place d’institutions fiables et solides garantissant la transparence et la justice au profit d’une économie dynamique et prospère.</p>



<p>En économie, les solutions cosmétiques sont aléatoires, provisoires et peu fiables. Tandis que la prospérité et son corollaire, la démocratie, sont sources d’équilibre personnel, de bien-être individuel et d’harmonie collective. La stabilité basée, non pas sur la force brutale, mais plutôt sur le libre consentement de&nbsp; citoyens libres ne peut être que source de leur épanouissement et un facteur de développement personnel et collectif….&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Universitaire et écrivain.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rqoAz4HFf8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/">Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/embed/#?secret=ZJ4mheOY1C#?secret=rqoAz4HFf8" data-secret="rqoAz4HFf8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Les Arabes et leurs «causes» à la recherche du temps perdu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/05/les-arabes-et-leurs-causes-a-la-recherche-du-temps-perdu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 08:44:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Arabes et les musulmans n’ont jamais su défendre leurs causes les plus légitimes, et à leur tête la cause palestinienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/05/les-arabes-et-leurs-causes-a-la-recherche-du-temps-perdu/">Les Arabes et leurs «causes» à la recherche du temps perdu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Arabes et les musulmans n’ont jamais su défendre leurs causes les plus légitimes, et à leur tête la cause palestinienne, offrant à l’Etat colonial, expansionniste et génocidaire d’Israël l’occasion de se renforcer grâce à nos erreurs et à nos errements. Le temps n’est-il pas venu de nous interroger sur les causes de cet échec et les moyens d’en sortir ? L&rsquo; «Autre», occidental, israélien, néo-colonialiste&#8230; n&rsquo;est pas un enfant de chœur et est sans doute pour beaucoup dans nos déboires, mais notre responsabilité y est tout aussi grande. </em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-13930170"></span>



<p>Certes, la cause palestinienne demeure, incontestablement, l’une des plus justes au monde et le drame des Palestiniens, privés de leurs droits d’un État libre et indépendant, reste une des aberrations de l’Histoire contemporaine. Soutenir les attentes légitimes de ces populations, comme on soutiendrait toute cause noble à travers la planète, reste, par conséquent, un devoir d’homme libre et solidaire, épris de justice et soucieux d’équité.</p>



<p>Mais notre solidarité, aussi profonde et aussi sincère soit-elle, devrait-elle nous faire perdre notre lucidité et nous engager sur des voies incertaines? Aujourd’hui, alors que la <em>«cause»</em> apparaît essoufflée et dénaturée, la voix inaudible et l’image ternie, le temps n’est-il pas venu de prendre un peu de recul, d’ignorer les voix délirantes, celles des passions funestes et de faire entendre, enfin, la voix de la raison?</p>



<p>Hélas&nbsp;! Depuis le début des hostilités entre les deux communautés juive et arabe, au lieu de faire triompher la <em>«cause»</em>, on n’a fait qu’exacerber les méfiances réciproques, multiplier les malentendus et amplifier les ressentiments. Par conséquent, continuer à fanfaronner et à gesticuler serait indigne à l’égard d’une cause éminemment noble.</p>



<p>Au contraire, le temps est venu de rompre le silence et de briser les tabous, de bousculer les idées reçues et de faire taire les mensonges. Désormais, nommer les choses, se poser certaines questions franches et sincères sur les raisons de ces échecs et de ces égarements serait un véritable acte militant, urgent et nécessaire.</p>



<p>Face à un monde arabe où le débat contradictoire est proscrit, où toute pensée libre est honnie, où le pluralisme des idées reste une hérésie et où les populations, asservies par des pouvoirs autoritaires, manipulées et infantilisés par des médias cupides, mais aussi, loin des interminables palabres, des discours enflammés et incantatoires et des colères pétries de dépit, cet ouvrage de Salah El-Gharbi a pour ambition d’initier un débat sincère, exigeant et profond sur notre supposée <em>«identité»</em> et sur notre destinée dans un monde, de plus en plus, instable et complexe. Car, ce serait en libérant la parole et en s’affranchissant du poids de l’émotion stérile qui paralyse nos forces et qui compromet notre devenir collectif, qu’il nous serait possible de nous réconcilier avec nous-mêmes et avec <em>«l’Autre»</em>, qui partage avec nous notre humanité, et d’écouter la voix de la raison, la seule parade capable de nous sauver du piège de l’ethnique et du dogmatisme religieux et de nous amener à admettre effectivement que nous sommes des hommes avant d’être des <em>«Arabes»</em> et des<em> «musulmans»</em>.</p>



<p><strong><em> ‘‘Les Arabes et la cause au temps de la perdition’’, essai de Salah El-Gharbi, en arabe, Tunis, 2024.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/05/les-arabes-et-leurs-causes-a-la-recherche-du-temps-perdu/">Les Arabes et leurs «causes» à la recherche du temps perdu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Bourguiba, ombres et lumières  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/tunisie-bourguiba-ombres-et-lumieres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 08:47:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bataille de Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Léopold Sédar Senghor]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vingt-quatre ans après sa mort, Bourguiba continue à être l’objet de houleux débats. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Vingt-quatre ans après sa mort, Bourguiba continue à être l’objet de houleux débats, à alimenter les polémiques et à cliver. Dès qu’on en évoque la mémoire, on est constamment dans l’outrance, jamais dans un discours apaisé et serein. Ainsi, si ses détracteurs, qui sont loin d’être de vrais démocrates, ne voient en lui qu’un «méchant despote», ses zélateurs ne jurent que par le «père de la nation», «le libérateur de la femme», le «réformateur», lequel, selon une «militante» qui claironnait l’autre jour à la télé, d’une manière éhontée, aurait été «le premier à avoir créé des hôpitaux et des écoles» dans notre pays.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-12479112"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Ces deux narratifs partisans, qui depuis treize ans dominent le discours politique, au lieu de nous éclairer sur notre passé pour mieux construire l’avenir, n’ont fait que troubler notre perception de l’histoire contemporaine du pays et contribuer, ainsi, à abuser les nouvelles générations en leur offrant de notre passé politique une image contrastée d’un Bourguiba, <em>«immaculée»</em>, pour les uns et<em> «sombre»</em>, pour les autres.</p>



<p>Pis encore, depuis, le 14/01/2011, la mémoire de Bourguiba est souvent entretenue pour être instrumentalisée et utilisée, par certains, afin de donner une certaine légitimité à leurs discours. Devenue un instrument d’autopromotion médiatique, cette mémoire est souvent réduite à un ensemble de stéréotypes qu’on débite dans l’espoir de titiller l’imaginaire d’une partie des seniors dont on solliciterait les suffrages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plusieurs <em>«Bourguiba»</em></h2>



<p>Aujourd’hui, après les débats sectaires et les discours brumeux de la dernière décennie, il est temps que les passions cèdent la place à la raison, que la lucidité l’emporte sur l’aigreur et le dépit et qu’on tourne le dos à ces récits débilitants qui tendent à nous vanter, souvent d’une manière caricaturale, le supposé glorieux règne de Bourguiba.</p>



<p>D’ailleurs, c’est faute d’avoir fait un diagnostic sincère, minutieux et serein du régime <em>«Bourguiba-Ben Ali»</em> et de ne pas avoir établi un vrai bilan de ses manquements durant 55 ans, que la transition démocratique a échoué d’une manière lamentable, puisqu’au bout de 14 années de tâtonnement, de tergiversation, on a le sentiment de patauger, voire, diraient certains, d’avancer en reculant.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Par conséquent, il est temps d’admettre qu’il y avait plusieurs <em>«Bourguiba»</em>. Outre le leader et le stratège politique, il y avait aussi l’homme de pouvoir qui, il faut le reconnaître, s’était imposé à la tête de la nation avec les prérogatives d’un<em> «Bey républicain»</em>, lequel allait être, plus tard, sacré à vie. Fragilisé par son conflit avec Salah Ben Youssef, il était condamné à manœuvrer pour ne pas perdre la main. Mais, il se trouve que ses réponses n’étaient pas les plus judicieuses : la bataille de Bizerte provoquée pour se rabibocher avec les yousséfistes avait été un fiasco total dont les conséquences étaient dramatiques pour le pays.</p>



<p>Certes, les positions de Bourguiba et ses réformes sur les questions sociétales étaient, bel et bien, avant-gardistes. Mais cela ne suffit pas pour nous faire oublier le raidissement du régime et la fragilisation du pouvoir central au profit d’une cour cupide et opportuniste dont les agissements n’avaient contribué qu’à accélérer la faillite politique du<em> «Zaïm»</em>.</p>



<p>Trahi par sa santé, enivré par une sorte de mégalomanie, Bourguiba avait fini par perdre de sa clairvoyance. Il a échoué, là où Léopold Sédar Senghor, son contemporain, a réussi. Ce dernier, tout en étant dur, avait su doter son pays d’institutions stables et fiables qui lui ont survécu et qui ont permis d’assurer à l’Etat une certaine stabilité politique. Si le mois dernier, suite à la décision de l’ex-président de reporter les élections, le Sénégal a réussi à surmonter une grave crise politique, cela est dû aussi bien à la vigilance populaire qu’à une certaine culture démocratique et institutionnelle, fruit d’un long et laborieux travail en amont assuré par Senghor.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Miné par les contradictions</h2>



<p>Ni le 7/11/1987, ni 14/01/2011 n’auraient jamais eu lieu, si le pouvoir bourguibien n’était pas arrogant, insouciant et, par conséquent, irresponsable. Le plus tragique, c’est que cette attitude désinvolte semble avoir fait des émules et tous ceux qui, depuis le départ du <em>«Président»</em>, ont occupé le Palais de Carthage ne semblaient pas avoir tiré de leçons de la fin peu glorieuse du <em>«Combattant suprême»</em>.</p>



<p>Certes, <em>«Bourguiba&nbsp;avait libéré la femme»</em>, mais avait-il libéré le Tunisien, fait de lui un citoyen actif, mâture et responsable et non un <em>«sujet»</em>&nbsp;? Certes, il avait <em>«généralisé l’enseignement»</em>, lutté contre l’ignorance et les traditions rétrogrades qui accablaient la population, mais lui, l’ancien avocat, n’aurait-il pas dû choisir, plutôt que d’édifier un régime répressif, méprisant l’Etat de droit, de protéger les citoyens contre l’arbitraire d’un régime policier brutal et inique?&nbsp;</p>



<p>Ces derniers temps, il est surprenant d’apprendre que certains intellectuels cherchent à donner une assise doctrinaire à la gestion bourguibienne de la chose publique comme de faire, à titre d’exemple, un rapprochement entre les choix politiques du fondateur du Néo-Destour et la pensée de Tocqueville. D’autres vont encore plus loin et se risquent même allant jusqu’à parler de <em>«philosophie bourguibienne»</em>.</p>



<p>Loin de ces extrapolations, il faudrait reconnaître que Bourguiba était un homme pragmatique et non un homme de réflexion. De nature complexe, il est miné par les contradictions, ballotté entre rationalité et passion, certitude et doute, tendresse et violence…</p>



<p>En fait, cet homme fougueux et tourmenté, à la destinée singulière, est un vrai personnage de roman. Désormais, au-delà de l’homme politique, c’est dans les méandres de l’âme de l’individu qu’il faudrait aller dénicher les secrets.</p>



<p>Par conséquent, malgré le nombre important d’ouvrages consacrés à Bourguiba, la vraie biographie qui éclairerait, sans parti pris, les zones d’ombres, celles qui entourent aussi bien l’homme que le politique, reste à écrire.</p>



<p><em>* Romancier et analyste politique.</em></p>
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		<title>Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2024 09:40:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[esprit d’entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzi Ben Abderrahman]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alya]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisation]]></category>
		<category><![CDATA[Maher Hanin]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Salah Labidi]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vraie croissance économique et la prospérité durable ne sont possibles qu’en réduisant l’intervention directe de l’Etat dans l’économie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/">Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au lieu de chercher à être constamment dans la posture de «l’ami protecteur du petit peuple», nos responsables devraient avoir le courage d’expliquer aux citoyens que la vraie croissance économique et la prospérité durable ne sont possibles qu’en réduisant l’intervention directe de l’Etat dans l’économie, tout en créant un environnement économique qui encourage l’initiative privée et libère les énergies au lieu de continuer à confiner indéfiniment la population dans son statut d’assistée.</em></strong> <em>(Ph. Noureddine Ben Ahmed).</em></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-11669836"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Le champ politique étant cadenassé, les responsables de <em>‘‘Midi Show’’</em>, l’émission-phare de Mosaïque Fm, semblent avoir opté, pour la rentrée 2023-2024, en faveur d’une nouvelle orientation éditoriale qui s’articule, désormais, autour des données économiques. Et cette nouvelle tendance se ressent à travers le choix des chroniqueurs représentatifs de deux visions antinomiques des choix de la politique économique capables de sortir le pays des difficultés dans lesquelles ce dernier s’enlise jour après jour.</p>



<p>Ainsi, pour nourrir le débat contradictoire, la rédaction a fait à appel à des chroniqueurs ayant deux approches diamétralement opposées de l’économie. Alors que Mohamed Salah Labidi et Faouzi Ben Abderrahman, pragmatiques, plaident en faveur de la libéralisation de l’économie, Maher Hanin, un militant <em>«ethno-gauchiste»</em> qui vit encore avec les subsides idéologiques des années 60, faisant avec beaucoup de candeur les louanges des mouvements latino-américains, comme si la faillite du modèle soviétique et la libéralisation de l’économie chinoise n’étaient pas suffisantes pour convertir notre <em>«gauchisant»</em> à l’économie de marché.</p>



<p>D’ailleurs, depuis 2011, cette <em>«gauche»</em> dogmatique et démagogique, n’a jamais cessé de faire preuve d’infantilisme politique, tout en se débattant dans ses propres contradictions. Ainsi, tout en se présentant comme le chantre de l’idéal démocratique, elle n’a jamais cessé de préconiser le renforcement du rôle de l’Etat dans l’économie, autrement dit, de maintenir le même choix économique qui a été le talon d’Achille du modèle tunisien, depuis l’Indépendance et, par conséquent, de consolider l’hégémonie du pouvoir politique aux dépends des libertés individuelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Etat nourrit l’esprit d’assistanat et tue l’esprit d’entreprise</h2>



<p>En fait, endoctrinée par la littérature marxiste, la <em>«gauche»</em> a toujours eu du mal à admettre que le paternalisme étatique ne fait que freiner le développement économique, en mettant les forces productives à la merci d’une bureaucratie peu réactive et cupide, en favorisant l’esprit d’assistanat parmi la population et tuant, surtout chez les jeunes, l’esprit d’entreprendre…</p>



<p>Cette élite de gauche n’a jamais voulu comprendre qu’il n’y a pas de libéralisation politique sans l’émancipation de la sphère économique de la tutelle de l’Etat. Son aveuglement idéologique et ses stratégies électoralistes l’empêchent de saisir le fait que tous les régimes autoritaires ont tendance à s’arroger tous les pouvoirs, à renforcer leurs prérogatives dans tous les domaines et en particulier, le domaine économique. Ainsi, ceux qui vilipendent ce qu’ils considèrent, par démagogie, comme <em>«libéralisme sauvage»</em> sont, en réalité, les ennemis de la démocratie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OsfY8izcyC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/07/leconomie-tunisienne-peine-a-construire-un-nouveau-cycle-de-croissance/">L’économie tunisienne peine à construire un nouveau cycle de croissance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’économie tunisienne peine à construire un nouveau cycle de croissance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/07/leconomie-tunisienne-peine-a-construire-un-nouveau-cycle-de-croissance/embed/#?secret=mHsyczSvMh#?secret=OsfY8izcyC" data-secret="OsfY8izcyC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces gens oublient que c’est l’Etat-<em>«Haj klouf»</em> qui nous a conduits au 14/01, cet Etat hégémonique face auquel les <em>«citoyens»</em> ne sont, en fait, que des <em>«sujets»</em> à la merci de l’arbitraire d’un ordre politique cynique, cupide et arrogant. <em>«L’économie tunisienne traverse une crise grave, </em>écrivait déjà en 1989, Hachemi Alya, un grand professeur d’économie<em>. Cette crise n’est pas conjoncturelle, ni récente. Elle date, en effet, du début des années 80. Elle est en fait l’aboutissement logique des limites d’un modèle de croissance, l’aboutissement logique d’une conception de la politique : celle qui a prévalu dans notre pays depuis l’indépendance»</em>(1).</p>



<p>Même si, à l’époque, le pouvoir était plus moins surexcité, les préconisations de cet économiste, toutes de bon sens, étaient tombées dans l’oreille d’un sourd, par lâcheté ou par aveuglement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire l’intervention directe de l’Etat dans l’économie</h2>



<p>Aujourd’hui, continuer à tâtonner, à improviser, à rafistoler sans une vision prospective claire et lucide risque de coûter cher pour le pays. Par conséquent, redéfinir le rôle de l’Etat n’est nullement un caprice mais une nécessité vitale. A titre d’exemple, s’entêter à maintenir sous perfusion un secteur public gangréné par le népotisme, la mauvaise gestion, la corruption…, comme à plaider pour la nationalisation de certains médias, sans de véritables garanties assurant leur indépendance, serait une aberration.</p>



<p>Il est temps qu’on admette que l’Etat n’a ni les moyens, ni la vocation de faire du commerce, d’être à la tête d’entreprises industrielles, surtout dans des secteurs concurrentiels.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nqdiu1Znlv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/">Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/embed/#?secret=HlztSEU6JM#?secret=nqdiu1Znlv" data-secret="nqdiu1Znlv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Aujourd’hui, beaucoup de sociétés du service public, qui ont besoin d’investissements pour continuer à fonctionner normalement sont en train de péricliter et ne peuvent être soutenues par un Etat dont la trésorerie est aux abois. Les céder aux particuliers ou ouvrir leurs capitaux à la participation du secteur privé ne pourrait que leur donner un nouveau souffle et ce, dans l’intérêt général du pays.</p>



<p>En somme, l’échec de la transition démocratique n’est pas dû uniquement à l’immaturité, voire à l’infantilisme de l’élite politique du pays, qui a toujours fait preuve d’un manque de lucidité et de courage nécessaires pour affronter les questions économiques avec beaucoup plus de pragmatisme.</p>



<p>Aujourd’hui, au lieu de chercher à être constamment dans la posture de <em>«l’ami protecteur du petit peuple»</em>, nos responsables devraient avoir le courage d’expliquer aux citoyens comment la vraie croissance économique et la prospérité durable ne sont possibles qu’en réduisant l’intervention directe de l’Etat dans l’économie, tout en créant un environnement économique qui encourage l’initiative privée, qui libère les énergies au lieu de continuer à confiner indéfiniment la population dans son statut d’assistée.</p>



<p>* <em>Universitaire et écrivain. </em></p>



<p><em>1) «L’économie tunisienne. Réalités et voies pour l’avenir», éd. Afkar wa Ich-har, Tunis, 1989.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/">Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 11:10:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14  janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’autoritarisme politique ne saurait, à long terme, que fragiliser le pouvoir au lieu de le renforcer.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/">La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Treize ans après la fameuse nuit du 14  janvier 2011 (chute de Ben Ali, Ndlr), la bouillonnante expérience démocratique auquel le «coup d’éclat» politique du 25 juillet 2021, a mis un terme, mérite qu’on s’y attarde pour en faire le bilan sans se laisser entraîner dans des polémiques stériles. Il s’agit surtout de penser ce moment inédit de notre histoire contemporaine d’une manière sereine et de l’évaluer avec beaucoup de recul.</em></strong> <em>(Illustration : la police tunisienne réprimant une manifestation, Ph. Wissem Souissi, Reuters).</em></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-11233018"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Certes, pour certains, il est difficile de parler de cette expérience fragile sans accabler le parti islamiste en l’accusant d’être à l’origine de la débâcle politique qui allait conduire au retour à la case de départ, celle d’avant le 14/01.</p>



<p>En fait, et au-delà des conflits de chapelles, la responsabilité est collective. Car, ce 14/01, ni le pays, ni ses élites n’étaient préparés à tenter cette aventure parsemée d’embuches, à pouvoir, tout à coup, endosser l’habit de démocrates et faire preuve de suffisamment de maturité politique pour mener à bien ce projet exaltant et inédit.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La démocratie ne se décrète pas&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>D’abord, la démocratie ne se décrète pas ni se greffe. Elle est l’aboutissement d’un long processus historique, exigeant et laborieux, qui traduit le degré de maturité culturelle et politique d’une communauté donnée.</p>



<p>En outre, et contrairement à ce que pensent nos ethno-gauchistes, le libéralisme économique reste un des fondamentaux de tout système démocratique puisqu’il libère les énergies, émancipe l’individu et freine l’appétit de l’Etat qui a, souvent, tendance à élargir ses prérogatives pour imposer insidieusement son hégémonie.</p>



<p>Et puis, si nous avons raté le coche, c’est qu’on a été rattrapés par cette fatalité historique, ce péché originel, commis par les Destouriens, qui, dès les premiers jours de l’Indépendance, avaient été dans l’incapacité de régler d’une manière apaisée le conflit épineux qui opposait Bourguiba à Ben Youssef. Car, en ratant cette épreuve démocratique, ces derniers ne pouvaient soupçonner qu’ils allaient, de ce fait, déterminer d’une manière irrémédiable la nature future du pouvoir et engager, ainsi, le pays dans une aventure politique incertaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Parti, l’Administration et la Police</h2>



<p>Depuis, dans cette atmosphère de tension permanente, le pouvoir central, peu rassuré, constamment sur le qui-vive, devait s’organiser afin de parer à tout ce qui pouvait remettre en question aussi bien sa légitimité que son autorité, en adoptant un dispositif coercitif et préventif qui reposerait sur un solide et imposant <em>«trépied»</em>, lequel n’avait rien à envier aux régimes communistes des pays de l’Est européen, à savoir : le Parti, l’Administration et surtout la Police. Et ce fut la convergence de ces trois instances qui allait permettre à la force publique de disposer d’un maillage resserré et efficient du territoire et de faire de sorte que le régime puisse tenir d’une main de fer le pays durant des décennies.</p>



<p>D’ailleurs, tout ce dispositif avait pour mission davantage de protéger un pouvoir paranoïaque que de prévenir les actes de délinquance ou de criminalité qui menaceraient la tranquillité des citoyens.</p>



<p>Ainsi, la police, au pouvoir tentaculaire, très bien implantée, disciplinée, mais aussi relativement bien outillée, disposait d’une grande capacité d’écoute et de grandes possibilités de manœuvres. Elle avait, pour elle, le <em>«savoir»</em>. Et cette <em>«science»</em> lui assurait une certaine ascendance, la rendait fortement utile, voire vitale, non pas pour la population mais, pour le régime en place, lequel n’hésitait pas à s’en servir contre les ennemis potentiels de l’intérieur, supposés menaçants.</p>



<p>La tentative du coup d’État de 1962, les jacqueries provoquées par la généralisation de la collectivisation, les remous estudiantins, l’activisme des mouvements gauchistes ou islamistes, alertèrent le pouvoir, ébranlèrent son assurance et l’amenèrent à sévir encore plus en réduisant les libertés, et, par conséquent, à aliéner encore davantage le rôle principal qui incombait aux forces de police, celui d’assurer la sécurité publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’autoritarisme fragilise le pouvoir au lieu de le renforcer</h2>



<p>Alors que sous le règne de Bourguiba, l’autorité de l’État était excessivement <em>«paternaliste»</em>, elle devint, sous son successeur, aussi bien cynique que machiavélique. D’une institution <em>«centrale»</em>, la police, devait, ainsi, se transformer progressivement en un <em>«État dans l’État»</em>. Ainsi, la menace du <em>«péril vert»</em> [islamiste, Ndlr], réelle ou supposée, offrit au pouvoir un prétexte afin de resserrer l’étau sans pour autant susciter de réelles exaspérations chez les classes moyennes, désormais, excitées par la fièvre de la consommation et préoccupées plutôt par l’amélioration de leur qualité de vie que par les questions des libertés individuelles.</p>



<p>En somme, durant les deux décennies précédant le 14 janvier 2011, plus le pouvoir politique se sentait menacé et plus il étouffait les libertés, plus il avait tendance à recourir au service de sa police et plus il s’aliénait et se mettait à la merci de cette institution, laquelle tendait à devenir le supplétif à la légitimité ternie du régime.</p>



<p>En effet, en cédant à la tentation du<em> «tout sécuritaire»</em>, le pouvoir <em>«destourien»</em>, dans sa version <em>«RCD»</em>, finit, à son insu, par se fragiliser, étant devenu captif de son appareil sécuritaire.</p>



<p>S’il y avait une leçon à tirer de ces deux épisodes de notre histoire contemporaine, c’est que l’autoritarisme politique ne saurait, à long terme, que fragiliser le pouvoir au lieu de le renforcer, que l’arrogance et le narcissisme ne sauraient être un programme politique et que la confiance en soi se mesure uniquement à la capacité qu’on a à accepter le débat et la confrontation des idées et à faire preuve d’ouverture d’esprit et ce, pour le grand bien de l’avenir de notre pays.</p>



<p><em>* Universitaire  et écrivain. </em>  </p>



<p><strong><em>Du même auteur dans Kapitalis:</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tkeal4qhEp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/">Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/embed/#?secret=RYCjE34UhI#?secret=Tkeal4qhEp" data-secret="Tkeal4qhEp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Repenser le monde arabe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/repenser-le-monde-arabe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 09:05:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[monde arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les régimes arabes sont de plus en plus fragilisés par l’évolution du monde nouveau. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aujourd’hui, les pays du Golfe mis à part, tout le monde arabe connaît une grave crise économique, aggravée par un chômage des jeunes de plus en plus alarmant, des systèmes éducatifs délabrés, avec un taux d’analphabètes parmi les plus élevés au monde… Face à cette situation inquiétante, les dirigeants politiques, obsédés par le pouvoir, sont réduits à gesticuler, à fanfaronner, naviguant à vue, tout en tenant en laisse des populations soumises et résignées.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-11128477"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Cette situation de crise s’enlisait, quand la guerre se déclara à Gaza. Aussitôt, ébranlés, ces dirigeants adoptèrent la posture de l’indigné et se mirent à déclamer les lieux communs de circonstances pour haranguer la masse, en lui parlant de la <em>«cause sacrée», </em>de nos <em>«frères»</em> et en lui promettant, <em>«inchallah»,</em> la victoire et la libération de la Palestine…&nbsp;</p>



<p>Comme à l’accoutumée, et sans tarder, <em>«l’Elite»,</em> opportuniste et machiavélique, s’empara de cette actualité dramatique au Proche-Orient pour se mettre à brailler. Plus de place pour le débat, ni pour la mesure, ni pour la rigueur dans les propos. Le temps est aux incantations, aux imprécations et aux vociférations. Désormais, on ne commente plus, on délire. On ne dialogue pas, on invective. On n’analyse pas, on mystifie. Ainsi, toute articulation sonore devient une sorte de dérivatif attisant la colère et étouffant la voix de la raison, laquelle se noie dans la surenchère verbale comme si, à travers les mots, on ne cherchait qu’à se décharger de la masse de dépit qui nous étrangle et qui n’est que l’expression d’une profonde frustration mal contenue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les masses abusées</h2>



<p>Dès lors, au lieu d’informer, expliquer ou éclairer le grand public, la parole de <em>«l’Elite» </em>ne fait qu’exacerber la méfiance réciproque, celle des deux camps, multipliant les malentendus et amplifiant les rancœurs et les ressentiments. On préfère hystériser ces centaines de millions de pauvres gens déboussolées, s’échinant à joindre les deux bouts, accablées par les soucis du quotidien, comme si l’on cherchait à détourner leur attention, leur faire oublier, rien que pour quelque temps, la liberté hypothéquée, l’arbitraire dans toutes ses manifestations qu’ils subissent en silence, comme de rendre supportable la pénurie de certaines denrées alimentaires ou les longues files d’attentes devant les boulangeries…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kkoET3Xhlf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/04/la-cause-palestinienne-desservie-par-ses-plus-fervents-defenseurs/">La cause palestinienne desservie par ses plus fervents défenseurs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La cause palestinienne desservie par ses plus fervents défenseurs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/04/la-cause-palestinienne-desservie-par-ses-plus-fervents-defenseurs/embed/#?secret=o8bR2ocPd7#?secret=kkoET3Xhlf" data-secret="kkoET3Xhlf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Grâce à notre <em>«Elite»,</em> <em>«Où est le pain&nbsp;?»</em> devient, aussitôt, une question obsolète, vite remplacée par&nbsp;: <em>«Où sont les armées arabes&nbsp;?»,</em> comme si l’on était encore à l’époque des razzias. Et les voilà les masses, abusées, qui, ayant du mal à admettre que la résolution de la crise palestinienne n’est pas uniquement militaire, que le mal est plus profond, que la question est d’une complexité inextricable, se mettent à ronronner.</p>



<p>Pis encore, faute d’avoir suffisamment de courage de s’adresser au <em>«peuple»</em> pour lui parler de ses préoccupations les plus essentielles, de la dette, du budget qu’on a du mal à financer, de l’avenir de ses enfants, cette élite choisit le plus court chemin, celui de la dénégation et de la diversion. Au lieu de chercher à mobiliser les populations et les pousser à relever le défi vital qui consiste à réduire l’écart qui nous sépare des pays développés grâce au savoir et au labeur et à leur donner envie de rêver d’un monde meilleur où prospérité rimerait avec égalité et liberté, on préfère les câliner en les victimisant ou les bercer de promesses qui ne seront jamais tenues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le maudit Occident</h2>



<p>Ainsi, comme si elle voulait se donner bonne conscience, notre<em> «Elite» </em>décrète que le mal absolu qui nous guette, absorbe toutes nos forces, contrarie nos ambitions et cherche à nous nuire ne serait que le maudit Occident, et à sa tête <em>«l’impérialisme américain»,</em> l’ami de notre ennemi et l’incarnation même de Satan.</p>



<p>Que les Ottomans aient dominé rudement le monde arabe durant des siècles sans y construire une école ou un hôpital, qu’ils aient toujours traité la population autochtone avec mépris, la maintenant dans l’ignorance, personne parmi cette élite ne s’en offusque. Que certains régimes <em>«frères»</em> appartenant au camp de la supposée <em>«Résistance à l’ennemi»,</em> aient instrumentalisé la lutte des Palestiniens durant des décennies, qu’ils aient fait du mal au peuple palestinien, en semant la zizanie dans ses rangs, tout en les embrigadant au service des régimes autoritaires en place (Irak, Syrie, Libye…), personne d’entre notre élite n’ose en parler.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="11ViD34b9s"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/10/la-guerre-a-gaza-creuse-le-fosse-entre-les-dirigeants-arabes-et-les-citoyens/">La guerre à Gaza creuse le fossé entre les dirigeants arabes et les citoyens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre à Gaza creuse le fossé entre les dirigeants arabes et les citoyens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/10/la-guerre-a-gaza-creuse-le-fosse-entre-les-dirigeants-arabes-et-les-citoyens/embed/#?secret=kHWhkcQRFd#?secret=11ViD34b9s" data-secret="11ViD34b9s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est certain que les Etats-Unis, une jeune nation, ne sauraient être responsables de huit siècles de décadence dont le monde arabe a encore du mal à se relever. Et <em>«l’Elite»</em> le sait plus que quiconque. Mais comme elle est cupide et arrogante, jalouse de ses privilèges, elle préfère câliner ces populations qui souffrent des séquelles du tribalisme et du clanisme, du culte de la violence stérile et de son corollaire, la lâcheté, plutôt que de lui parler de développement, d’éducation, de progrès… Et si elle est réduite à manipuler la masse, c’est qu’elle se sait stérile et qu’elle n’a rien à lui offrir, car, dépassée, étant hors champs, elle est réduite à ruminer son dépit et à se complaire dans le mensonge le plus enfantin, mais aussi le plus abject.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une indigence culturelle</h2>



<p>Depuis des décennies, même démarche oiseuse, même discours victimaire, se nourrissant de cette rage contre <em>«l’Autre»</em> qui serait notre ennemi et la source unique de notre malheur. Alliée d’un pouvoir politique aux abois, notre <em>«Elite»</em> cherche sournoisement à retarder l’avènement d’une véritable <em>«révolution culturelle»</em> et ce, en marginalisant la place de la raison, à travers de supposées réformes cosmétiques d’un enseignement aux méthodes désuètes qui, au lieu d’inviter les jeunes générations à repenser le monde loin de l’héritage d’une culture fossilisée génératrices des idées mortifères, ne font que les enfermer dans des schémas de pensée décalés.</p>



<p>En somme, si les régimes arabes, de plus en plus fragilisés par l’évolution du monde nouveau, celui des nouvelles technologies, de la conquête de l’espace et de l’intelligence artificielle et s’ils se méfient du pouvoir de la raison et préfèrent maintenir les masses dans une sorte d’indigence culturelle, c’est qu’ils redoutent l’émergence d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes, sûre d’elle-même et qui n’ait pas besoin de bouc-émissaire pour s’affirmer. La hantise de ces régimes est qu’un jour nouveau se lève et qu&rsquo;on assiste à la naissance de cette nouvelle souche d’Arabes qui soit en rupture avec le vieux monde, une génération éprise de liberté, qui sache douter tout en ayant la foi en la raison, qui soit réconciliée avec elle-même, tout en étant ouverte aux autres cultures sans discrimination. </p>



<p>* <em>Universitaire et écrivain.</em></p>
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		<title>La France, les hordes de saccageurs et nous</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/02/la-france-les-hordes-de-saccageurs-et-nous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 10:24:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[islamo-gauchisme]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Maghrébins]]></category>
		<category><![CDATA[Nahel]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Krichen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en France, le pays de la «hogra», selon certains, qu’on naturalise le plus facilement les étrangers, parmi lesquels il y a beaucoup de Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/02/la-france-les-hordes-de-saccageurs-et-nous/">La France, les hordes de saccageurs et nous</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quoi qu’on dise, c’est en France, le pays de la «hogra» selon certains, qu’on naturalise le plus facilement les étrangers, parmi lesquels il y a beaucoup de Tunisiens, alors que, chez nous autres, pour qu’un citoyen d’un pays «frère» puisse accéder à la nationalité tunisienne, il doit subir un long, cher et douloureux parcours du combattant, sans pour autant parvenir à obtenir l’heureux Sésame, sauf pour de rares chanceux.</em> </strong><em>(Ph. Reuters).</em></p>



<h4 class="wp-block-heading">Par Salah El Gharbi *</h4>



<span id="more-8641154"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Vendredi dernier, et selon l’éditorialiste de <em>Midi Show</em> (Zied Krichen, Ndlr) l’émission-phare de Mosaïque FM, les émeutes que la France connaît, à la suite à la bavure policière dont Nahel, un jeune de 17 ans avait été victime, seraient légitimes, accusant la police française d’avoir une attitude discriminatoire à l’égard des jeunes d’origine étrangère, qui serait marginalisés par le pouvoir.&nbsp;</p>



<p>Personnellement, je suis persuadé que la déclaration de notre respectable éditorialiste est insincère, car il est suffisamment intelligent pour ne pas croire en tels raccourcis pour justifier le climat quasi insurrectionnel que certaines localités françaises viennent de connaître.</p>



<p>En fait, ayant recours à un tel narratif, présentant la communauté maghrébine comme victime du racisme, notre journaliste, responsable d’un grand quotidien arabophone de la place (<em>Al-Maghreb</em>, Ndlr), n’a fait que réchauffer un plat congelé pour le servir à un public avide de ce type de récits dans lesquels <em>«les Nôtres»</em> sont présentés comme victimes de l’arrogance et du mépris de <em>«l’Autre»</em>, et impatient d’écouter ces mots vengeurs qui apaisent ses hantises et le réconcilient avec lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des hordes de saccageurs</h2>



<p>Aussi douloureuse soit la mort d’un jeune homme de 17 ans sous le feu de la police, rien ne justifie qu’on brûle des bus et des bâtiments publics, qu’on dévalise des magasins et des bijouteries, qu’on porte atteinte aux bâtiments publics. De telles émeutes survenues dans un <em>«pays de&nbsp; non-droit»</em> auraient&nbsp; entrainé des massacres parmi les hordes de saccageurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rOAF1zpnNQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/19/tunisie-conscience-politique-ou-effet-de-meute/">Tunisie : conscience politique ou effet de meute</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : conscience politique ou effet de meute » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/19/tunisie-conscience-politique-ou-effet-de-meute/embed/#?secret=ZykEGwJ1fr#?secret=rOAF1zpnNQ" data-secret="rOAF1zpnNQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est surprenant d’entendre dans la bouche de notre éditorialiste le mot <em>«hogra»</em> pour qualifier l’attitude de la police à l’égard des populations d’origines <em>«maghrébine»</em>, comme si l’on était encore dans les années soixante.</p>



<p>Tous ceux qui ont voyagé ou résidé en France ont été témoins des incivilités de ceux qu’on considère comme étant des nôtres, et du laxisme des autorités françaises à leurs égards.</p>



<p>Imaginons un instant, et à titre d’exemple, des immigrés illégaux qui campent au milieu de l’une de nos avenues avec les conséquences sanitaires… que cela suppose, sans être dérangés, malgré la protestation des riverains, quelle aurait été notre attitude&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’<em>«islamo-gauchisme»</em> rampant</h2>



<p>En réalité, le discours de la compassion et de la solidarité de notre éditorialiste ne fait que corroborer le narratif de l’extrême gauche française, qui perd du terrain sur le plan électoral, et qui cherche résolument à séduire l’électorat des <em>«cités»</em>, en courtisant cette population désarçonnée, tiraillée entre deux cultures, mal armées… Et pour parvenir à ses fins, cette même gauche qui se veut laïque n’hésite pas, par cynisme, de se solidariser avec les mouvements islamistes les plus dures. Ceci explique que lors des dernières <em>«Présidentielles»</em> en France, 62% des voix de la population des <em>«cités»</em> sont allées à Jean-Luc Mélenchon, leader des Insoumis, promoteur de <em>«l’islamo-gauchisme»</em> rampant.</p>



<p>Chez nous, on est constamment dans la victimisation qui reste une fatalité historique. Par paresse intellectuelle ou pour se donner bonne conscience, il est plus facile de jeter la faute sur l’autre. Alors, on raffole des raccourcis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pIKdWFGE7f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/05/lettre-dun-mecreant-francais-sur-la-piete-des-tunisiens/">Lettre d’un mécréant français sur la piété des Tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Lettre d’un mécréant français sur la piété des Tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/05/lettre-dun-mecreant-francais-sur-la-piete-des-tunisiens/embed/#?secret=1YpmSRjlMh#?secret=pIKdWFGE7f" data-secret="pIKdWFGE7f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A l’origine du meurtre du jeune Nahel, de toute évidence, il y a eu la faute professionnelle d’un policier, qui vient d’être arrêté et sera probablement puni par la loi. Mais ce qu’on ne cherche pas à saisir, c’est que la réalité est complexe et que derrière ce fait divers, il y aurait un mal endémique celui de l’éducation des enfants au sein de ces populations des cités, et particulièrement au sein des familles monoparentales comme celle de Nahel.</p>



<p>Comment expliquer le fait que ce jeune adolescent ait été surpris, conduisant sans permis, et arrêté plusieurs fois pour refus d’obtempérer, sinon par le fait de l’absence, chez lui d’une véritable autorité capable de l’orienter, lui inculquer le sens de la discipline, ce qui l’aurait protégé contre toutes sortes de tentations?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La schizophrénie des <em>«nôtres»</em></h2>



<p>Heureusement, parmi les <em>«nôtres»</em>, ces jeunes livrés à eux-mêmes ne représentent, en réalité, qu’une minorité. Grâce à l’école, la majorité d’entre-deux, finissent par s’intégrer, et par s’imposer dans tous les domaines grâce à leur sérieux, aux études, à leur travail&nbsp; et à leurs talents.</p>



<p>Quant à nous autres, restés au <em>«bled»</em>, nous continuons à nourrir en nous cette sorte de schizophrénie. Ainsi, d’un côté, on ne rate aucune occasion sans manifester notre indignation contre la France en particulier et l’Occident en général, et de l’autre, on n’hésite pas à l’accuser de ne pas nous faciliter l’octroi des visas et de ne pas accueillir à bras ouverts nos immigrés.</p>



<p>Quoi qu’on dise, c’est dans le pays de la <em>«hogra»</em> qu’on naturalise le plus facilement les étrangers, parmi lesquels il y a beaucoup des <em>«nôtres»</em> alors que, chez nous, pour qu’un citoyen d’un pays <em>«frère»</em> puisse accéder à la nationalité tunisienne, il doit subir un long, cher et douloureux parcours du combattant, souvent, sans pour autant parvenir au bout, d’obtenir l’heureux Sésame.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Universitaire et écrivain</em>.</p>
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		<item>
		<title>Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 09:36:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie s'enlise dans une sorte d’immobilisme total et se laisse bercer par les fumeuses promesses et les diarrhées verbales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/">Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-il normal qu’en Tunisie, on hésite encore à réduire les dépenses de l’Etat, en diminuant ses charges, pour la simple raison que l’on a peur de mécontenter le «peuple», dans un pays où, à titre d’exemple, le prix d’une baguette de pain ne dépasse pas celui d’une cigarette ou de quelques bonbons ? Les calculs électoraux sont toujours de mauvais conseil…   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-8554703"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p><em>«Ce n’est pas la faute du public s’il demande des sottises, mais de ceux qui ne savent pas lui offrir autre chose»</em>, écrit Cervantès. Car une autorité sage et responsable est une autorité qui prend l’initiative, anticipe et éclaire, qui ne se laisse ni se corrompre par les caprices des masses, ni se soumettre à la tyrannie de la foule. Sa véritable mission consisterait, non pas à tergiverser mais à résister à la tentation des solutions faciles et à faire preuve de courage, d’audace et d’imagination, surtout lorsque l’intérêt général est menacé.</p>



<p>Certes, sous <em>«l’ancien régime»</em>, aussi volontaire fut-il, le pouvoir faisait de temps à autre preuve d’atermoiements, recourait à des demi-mesures par frilosité et était dans la procrastination en reportant à demain ce qui aurait dû être fait la veille. Une fois, sa légitimité historique blêmie, il était réduit à quémander l’assentiment du <em>«peuple»</em> et à devancer ses caprices. Et cette politique de l’évitement, de la nonchalance et de la couardise, tout en étant fatale à ce régime, elle a été préjudiciable au devenir de la nation, laquelle continue aujourd’hui à en payer les frais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays bloqué par des calculs électoraux &nbsp;</h2>



<p>Si avant le pouvoir, jouissant d’une certaine stabilité, pouvait se targuer d’avoir, sous son autorité, des compétences capables d’atténuer les conséquences des crises et de bricoler des solutions d’urgence aux difficultés qu’il rencontre, aujourd’hui, le pays, enlisé dans une sorte d’immobilisme total, se laisse bercer par les fumeuses promesses et les diarrhées verbales.</p>



<p>Il est vrai qu’au sommet de l’Etat, on reçoit, on écoute et on discute sans que les vraies réponses aux difficultés qui s’intensifient, jour après jour, soient trouvées. Pourquoi ? Il semblerait que la faute incombe au fait que la crise n’aurait pas choisi le bon moment et qu’elle vienne de pointer du nez alors que l’on se prépare à organiser, dans un an, les élections présidentielles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rv7Iu98HJB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=BZtAA2xq8B#?secret=rv7Iu98HJB" data-secret="rv7Iu98HJB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Ainsi, pour le pouvoir en place, prendre aujourd’hui des mesures exigeantes et courageuses, certes peu populaires, mais aussi salutaires pour le pays, ce serait prendre des risques en s’aliénant une partie de la population, semer le doute auprès de certaines couches de la population qui lui seraient acquises.</p>



<p>Par conséquent, l’attentisme serait la solution que le pouvoir semble préconiser. Dès lors, pour secourir l’économie moribonde, on préfère recourir à l’incantation, aux discours soporifiques et à la diversion. Alors que le pays est sous perfusion, on préfère attendre qu’un miracle se produise, que la bienveillance divine prenne soin de nous plutôt que de réagir, en prenant des initiatives salutaires pour la nation.</p>



<p>Le souvenir de l’émeute du pain de 1984 semble tétaniser le chef de l’Etat. Attentif au baromètre des sondages, ce dernier redoute éventuelle chute de sa popularité, que la situation puisse lui échapper, que l’espoir de briguer un nouveau mandat ne se volatilise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des vessies pour des lanternes</h2>



<p>Contrairement à d’autres qui trouvent que la crainte du chef de l’Etat soit légitime, nous pensons que ce dernier sous-estime la capacité des masses à faire preuve de discernement, dès lors qu’on leur explique, qu’on s’adresse à leur intelligence et non pas à leurs passions. Car, un bon dirigeant politique est celui qui parler à ses concitoyens le langage de la vérité, le contraire serait faire preuve de mépris à leur égard. Car sa mission consisterait à responsabiliser la population et à l’impliquer dans le processus des réformes à mener aussi impopulaires fussent-elles et non pas à louvoyer, comme de leur vendre des vessies pour des lanternes.</p>



<p>Au lieu de vociférer contre le FMI, au nom d’une supposée souveraineté nationale, il aurait été plus sensé de s’interroger sur l’Etat du pays frappé d’immobilisme et ce depuis des décennies. Jusqu’à quand, sous prétexte de ne pas froisser le gentil peuple, on est réduit à rafistoler, fermer les yeux devant la crise, devenue cyclique, de l’économie, faire la sourde oreille aux conseils des experts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="H5PbiCmu4V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/tunisie-fmi-kais-saied-en-remet-une-couche/">Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed en remet une couche</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed en remet une couche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/tunisie-fmi-kais-saied-en-remet-une-couche/embed/#?secret=B3hNEWkOsV#?secret=H5PbiCmu4V" data-secret="H5PbiCmu4V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Est-il normal qu’on hésite à réduire les dépenses de l’Etat, en diminuant ses charges, pour la simple raison que l’on a peur de mécontenter le <em>«peuple»</em>, dans un pays où, à titre d’exemple, le prix d’une baguette ne dépasse pas celui d’une cigarette ou de quelques bonbons&nbsp;?</p>



<p>Le statu quo qui dure depuis plus de deux décennies, qu’a-t-il produit comme effet d’autre que celui de crever le budget de l’Etat, de favoriser le gaspillage, de remplir les poches de plusieurs catégories de la population qui trouvent toujours le moyen de profiter du système (pâtissier, boulangers, restaurateurs, hôteliers…).</p>



<p>Augmenter d’une manière homéopathique le prix de la baguette, à raison de 10 millimes tous les trois mois, tout en augmentant les bas salaires et tout en aidant les familles les plus nécessiteuses, ne pourrait que résoudre, à moyen terme, une des difficultés budgétaires&nbsp; que le pays vit en ce moment et ne nuirait aucunement à la popularité du chef de l’Etat.</p>



<p>Un dirigeant politique averti, digne de ce nom, devrait être animé d’une véritable ambition pour son pays. La gloire ne se compte au nombre d’années passées à la tête de l’Etat. Des vingt-trois années que Ben Ali a passées à la tête de l’Etat, l’Histoire ne gardera que les trois premières. Tout le reste n’était qu’arrogance et cupidité.</p>



<p>La vraie gloire, cela se mérite non pas par le verbiage mais par les vrais actes audacieux au profit de la communauté nationale surtout que le pays a, plus que jamais, besoin d’une vraie dynamique réformatrice dans tous les domaines avec un personnel politique qualifié, volontaire et imaginatif.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivain. </em>  </p>
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