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	<title>Archives des Samir Saied - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Samir Saied - Kapitalis</title>
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		<title>Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 09:45:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision prise par le président Kaïs Saïed de rompre les relations entre la Tunisie et le FMI est-elle justifiée ou non ?   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’annonce récente par un communiqué officiel de la Présidence de la République de la rupture de toute collaboration avec le Finds monétaire international (FMI) est passée presque inaperçue dans l’actualité économique et politique. Pourtant, c’est une décision qui aura des conséquences très lourdes à court et moyen terme sur les performances de l’économie nationale et les chances de sortir de la stagnation qu’elle connaît depuis quelques années déjà. L’auteur, économiste de formation et ancien expert auprès de plusieurs institutions financières internationales, dont la Banque africaine de développement (BAD), analyse dans cet article les raisons de cette rupture et les arguments qui pourraient la justifier ou non.</em></strong> <em>(Photo: Jihad Azour, &nbsp;directeur du département Moyen Orient au FMI, reçu par Kaïs Saïed, le 21 juin 2022).  </em></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-15783058"></span>



<p>La dernière décision présidentielle de rompre officiellement toute relation avec le FMI, passée presque inaperçue dans une actualité dominée par les procès politiques et des nouvelles du type X est entré en prison et Y en est sorti, est très lourde de conséquences pour l’avenir de ce pays et son image tant sur la scène diplomatique internationale que sur les places financières du monde et auprès des bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux ou même des investisseurs privés.</p>



<p>C’est une décision historique qui marque la rupture des relations&nbsp; avec une institution multinationale dont la Tunisie est membre depuis 1958, détient une partie du capital et a bénéficié de son assistance durant les crises les plus difficiles que notre économie a eu à traverser, depuis celle des années 1970 déclenchée par l’échec de l’expérience&nbsp; des <em>«coopératives»</em> d’Ahmed de Ben Salah, à celle des années 1980 provoquée par la <em>«révolte du pain»</em>, à celle des années 1990 marquée par la mise en place du <em>«programme d’ajustement structurel»</em> (PAS) et à celle après la <em>«révolution de 2011»</em> qui perdure jusqu’à aujourd’hui.</p>



<p>Pour rappel, depuis son adhésion au FMI, la Tunisie a eu accès à plusieurs financements qui représentent plusieurs fois son quotas et ce, à travers divers mécanismes pour une enveloppe totale de 3 123 millions de DTS, soit l’équivalent de 4 400 millions de dollars, dont 87% ont été obtenus entre 2013 et 2020. Elle se classe au 13<sup>e</sup> rang parmi les pays qui ont bénéficié le plus de l’assistance financière du FMI (Source : FMI).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une analyse politiquement neutre</h2>



<p>Avant de développer davantage mon analyse et prendre position, en tant qu’économiste spécialiste en économie monétaire, dans cette querelle qui est devenue malheureusement une bataille ou même un bras de fer entre le Président Kaïs Saïed et le FMI, je voudrais insister sur un point : pour des raisons théoriques qu’il n’y a pas lieu de développer dans cet article, je suis un farouche opposant au courant de pensée néolibérale qui domine au sein de cette institution et qui prône le retour même pas à la théorie néoclassique du XIX<sup>e</sup> siècle, mais même à la théorie classique originelle de la <em>«main invisible»</em> d’Adam Smith qui dominait la pensée économique au XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles. Mon dernier article où je dénonce vivement la politique monétaire du taux directeur que le FMI a imposé à la BCT en vue de lutter contre l’inflation en est une preuve (voir dans Kapitalis :<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/25/banque-centrale-de-tunisie-oui-lamendement-de-la-loi-de-2016-simpose/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em> ‘‘Oui pour l’amendement de la Loi de 2016 sur le statut de la BCT’’</em>)</a>.</p>



<p>J’ai tenu à faire cette remarque parce que si certain(e)s lecteurs et lectrices trouveront peut-être que je prends davantage dans cet article le parti du FMI, ce n’est pas par aliénation idéologique mais bien par honnêteté intellectuelle et pour<em> «rendre à César ce qui appartient à César»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre vérités qu’il ne sert à rien de vouloir ignorer</h2>



<p>Avant d’examiner en détail les motifs de la querelle/bataille entre notre Président et le FMI, il est important de rappeler quatre vérités qu’il ne sert à rien de vouloir ignorer, par esprit chauvin ou discours populiste, du moins si on veut apporter une réponse scientifique et objective à cette question, ce qui est mon objectif dans cet article.</p>



<p>La première vérité est que le FMI n’a rien demandé à la Tunisie mais c’est la Tunisie qui est allée vers lui pour lui demander son aide pour sortir de la grave crise économique que le pays traverse depuis la révolution et qui ne cesse de s’aggraver d’une année à l’autre, aide qu’il soumet à la mise en œuvre d’un&nbsp; certain nombre de réformes structurelles qu’il juge, à tort ou à raison (c’est l’objet de cet article), nécessaires pour s’assurer que les finances publiques seront suffisamment équilibrées pour pouvoir le rembourser.</p>



<p>La deuxième vérité est que l’on ne peut pas reprocher au FMI cette approche qui est identique à celle de tout banquier, même Tunisien, à qui son client demande un crédit et qui exige la présentation d’une fiche de paie ou des garanties pour s’assurer qu’il aura bien la capacité de rembourser le crédit dans les délais. C’est une démarche qui relève de l’orthodoxie financière propre à tous les banquiers, qui n’a rien de politique et ne menace pas la souveraineté nationale dans le sens où le FMI ne risque pas de venir un jour nous coloniser comme pourrait le faire un pays étranger par exemple.</p>



<p>Déjà, avoir politisé cette querelle est à mon avis une première erreur commise par notre Président parce que c’est une affaire de finances internationales et non pas de politique internationale au sens de politique étrangère et diplomatique du terme.</p>



<p>La troisième vérité est que beaucoup de pays font la queue pour obtenir l’aide du FMI et les 1,9 milliards de dollars à laquelle notre Président a décidé de renoncer, en avril 2023, iront certainement bénéficier à un autre pays membre du FMI. En tant qu’institution de financement internationale, le FMI ne peut pas et ne sera pas perdant dans cette affaire et seule la Tunisie pourrait l’être si elle n’arrivait pas à trouver une alternative viable pour le financement de son déficit budgétaire (j’analyserai dans le prochain article la pertinence et le réalisme de la stratégie du <em>«compter sur soi»</em> que notre Président nous propose).</p>



<p>La quatrième vérité est peut-être la plus importante de toutes en termes de conséquences de cette décision de rupture des relations avec le FMI : sans son appui, et encore moins après avoir rompu avec lui, pratiquement aucun des autres bailleurs de fonds qu’ils soient multinationaux ou bilatéraux ou même des fonds d’investissement privés, n’accepteront de nous accorder des prêts en devises, y compris ceux des pays soi-disant <em>«frères et amis»</em> et qui, avec cette décision qui nous prive de l’aval du FMI, s’aligneront sur lui et s’avèreront&nbsp; ni frères ni amis et ne nous accorderont plus aucun emprunt ou don substantiels. Plus encore, aucune sortie sur le marché financier international, telle que celle qu’on avait réussi à faire avant la révolution sur le marché financier japonais (Samouraï I et Samouraï II), n’est plus possible, à moins de payer des taux d’intérêts exorbitants, tels que ceux qu’AfreximBank nous a facturés pour le dernier emprunt de 300 millions de dollars (9,25%, soit vraiment un taux d’usurier !)</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I9EMdq6rq7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=uGOJha0nct#?secret=I9EMdq6rq7" data-secret="I9EMdq6rq7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les agences «Oumek Sarnafa»</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Le Président a tort de prendre à la légère les notations de ces agences internationales d’évaluation du risque souverain d’un pays, dont il se moque en les appelant <em>«Oumek Sarnafa» </em>(cuisinières), telles que Moodys ou Fitch. Maintenant qu’il a rompu les relations avec le FMI, les notations de ces agences vont peser plus lourd pour l’accès de la Tunisie au marché financier international et surtout vont se traduire par des taux d’intérêt encore plus élevés et donc de millions de dollars supplémentaires qui vont grever davantage le budget de l’Etat.</p>



<p>A ce sujet, il faut savoir que ces agences sont apolitiques et appliquent la même méthodologie d’évaluation à tous les pays du monde, basée sur une batterie de critères économiques (taux de croissance économique, taux du déficit budgétaire, de déséquilibre de la balance commerciale, de la balance des paiements, de chômage, d’inflation, etc.) et sociopolitiques (stabilité du régime, paix sociale, etc.).</p>



<p>Il faut savoir aussi que selon ces agences, ce qui compte le plus, ce n’est pas tellement le volume de la dette et le niveau d’endettement d’un pays, mais sa capacité à produire, à créer des richesses et donc à rembourser sa dette extérieure. C’est ainsi que s’explique le fait que certains pays beaucoup plus endettés que la Tunisie (où la dette extérieure représente 79,4% du PIB), tels que les Etats-Unis (122%} ou la France (111%) ou le Japon qui est le pays le plus endetté au monde (255%), sont classés dans la catégorie A, c’est-à-dire à faible risque de défaut de paiement, alors que la Tunisie est classée dans la catégorie C, c’est à dire à haut risque de défaut de paiement.</p>



<p>J’ouvre ici une parenthèse pour commenter la décision de la semaine dernière de Moody’s de relever la notation souveraine de la Tunisie de Caaa2 à Caaa1 avec des perspectives stables. C’est une décision logique suite au remboursement au mois de janvier dernier d’une échéance de 5 milliards de dinars qui représente 40% de l’encours de l’année 2025. Il s’agit d’une amélioration certes bienvenue (c’est toujours mieux qu’une dégradation) mais infime, car tant qu’on est pas sorti de la catégorie C et retrouvé notre notation B avant la révolution (Baaa2 en 2010), nous demeurons dans la zone à haut risque de défaut de paiement et très peu de bailleurs de fonds accepteront de nous accorder des prêts en devises et quand ils l’acceptent cela sera à des taux d’intérêt beaucoup plus élevés que si on bénéficiait encore de l’aval du FMI.</p>



<p>Autant le dire et le mettre bien dans nos têtes : nous avons maintenant le dos au mur et, à moins que la stratégie du<em> «compter sur soi»</em> proposée par Kais Saïed ne réussisse, nous allons tout droit vers une plus grande récession économique, plus d’inflation, plus du chômage, plus de détérioration de la valeur du dinar et du pouvoir d’achat des ménages, y compris ceux à faibles revenus pour la défense de qui notre Président a pris cette décision de rompre avec le FMI, avec le Club de Paris au bout du tunnel, quand ce n’est pas une révolte sociale ou les deux à la fois !</p>



<h2 class="wp-block-heading">La stratégie du «compter sur soi» est-elle efficace?</h2>



<p>Honnêtement, je pense qu’il est trop tôt pour en juger et une réponse complète nécessite une analyse très approfondie des potentialités de croissance de l’économie tunisienne, analyse que je compte faire dans mon prochain article, car celui-ci est déjà très long.</p>



<p>En attendant, je signale qu’on ne doit pas se laisse leurrer par le fait que, jusqu’à maintenant, on arrive à s’en sortir tant bien que mal et honorer nos échéances. En tant qu’observateur qui suit et analyse de près l’évolution d’un certain nombre d’agrégats et indicateurs économiques, j’attribue cette capacité de remboursement à des facteurs conjecturels favorables plutôt qu’à des facteurs structurels qui reflètent les équilibres macroéconomiques de notre économie.</p>



<p>Parmi ces facteurs favorables, je&nbsp; citerais une relativement bonne saison touristique qui a rapporté près de 7000 millions de dinars, une augmentation exceptionnelle l’année dernière du prix international de l’huile d’olive dont la seule&nbsp; exportation a rapporté plus de 5000 millions de dinars (déjà le cours international de l’huile d’olive a chuté considérablement cette saison, ce qui va impacter négativement notre capacité à honorer les échéances de la dette de la prochaine année) et surtout un accroissement des virements effectués par nos TRE (Tunisiens résidents à l’étranger) en faveur de leurs familles restées en Tunisie, une conséquence directe de la fuite des cerveaux et de l’émigration massive légale ou illégale (comme quoi, comme le dit si bien un proverbe français, <em>«à quelque chose malheur est bon»</em> !).</p>



<p>Notre Président a beau dénoncer (à juste titre) le caractère impitoyable des lois économiques, que derrière les chiffres que les économistes manipulent, il y a des êtres humains, et même remettre en cause les modalités de calcul du PIB (voir ma réponse à ce sujet dans mon article très didactique intitulé <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Président Kais Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB ?»</a></em>), il n’en demeure pas moins que les lois économiques sont telles qu’aucune économie dans le monde ne peut continuer fonctionner et prospérer si le taux de croissance économique est inférieur au taux d’intérêt réel à payer sur la dette extérieure. Ce n’est même pas de l’économie, mais de la simple arithmétique. </p>



<p>Dans le cas de notre pays, tant que le taux de croissance du PIB reste aussi faible et oscillant entre 1% et 2% (1,4% pour l’année 2024 selon la Banque Mondiale et 1,8% prévu pour l’année 2025 selon la Berd, contre 3,2% prévue par notre PLF 2025, mais entre les deux, je fais davantage confiance aux prévisions de la Berd), est largement inférieur aux taux d’intérêt des emprunts extérieurs (les plus favorables sont ceux du FMI, de l’ordre de 5%), l’Etat n’aurait pas d’autres choix que de réduire son train de vie en réduisant la masse salariale des fonctionnaires, les dépenses de la caisse de compensation et le poids des déficits des entreprises publiques sur son budget, ou emprunter davantage aux banques locales si elles veulent bien lui prêter de l’argent ou faire fonctionner à fond le mécanisme de la planche à billets avec le risque de déclencher une spirale inflationniste incontrôlable, ou&#8230; se déclarer en défaut de paiement et se retrouver au Club de Paris pour le rééchelonnement de la dette publique et/ou au Club de Londres pour le rééchelonnement de la dette privée. Si on finit un jour à Paris ou à Londres (autrement que pour y faire du tourisme et du shopping !), on pourrait vraiment dire adieu à notre souveraineté nationale à laquelle Kais Saïed est si à cheval mais qu’on risque de perdre dans des conditions beaucoup plus humiliantes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vefIdROKjn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/">Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/embed/#?secret=PHZOWaRHUu#?secret=vefIdROKjn" data-secret="vefIdROKjn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les motifs de la querelle entre le Président et le FMI</h2>



<p>Il s’agit des trois fameuses conditions posées par le FMI pour débloquer le prêt de1,9 milliards de dollars, approuvé au niveau du comité technique dès 2022 et bloqué depuis au niveau du conseil d’administration du FMI, qui ont toutes reçus un <em>«niet»</em> catégorique du Président, à savoir :</p>



<p>a) la restructuration des entreprises publiques;</p>



<p>b) la réduction de la masse salariale dans le budget de l’Etat;</p>



<p>c) la suppression du mécanisme de compensation des prix de certains produits de consommation de base et énergétiques. &nbsp;</p>



<p>Une analyse objective du bien-fondé de chaque condition peut aider à savoir s’il s’agit effectivement d’ingérence inacceptable dans la politique intérieure du pays comme le soutient le Président ou de réformes structurelles inévitables à court ou moyen terme qui vont dans le sens de l’intérêt général du pays.</p>



<p><strong>Première condition : la restructuration des entreprises publiques</strong></p>



<p>Je ne suis pas d’accord avec notre Président lorsqu’il affirme dans tous ses discours que la corruption est la principale cause du marasme que connaît notre économie depuis la révolution et qu’il suffit de l’éradiquer pour que la croissance économique reprenne et le niveau de vie de la population s’améliore.</p>



<p>Certes, il faut continuer à combattre par tous les moyens la corruption mais je lui fais remarquer qu’il n’y a pas un seul pays au monde (j’en ai visités une bonne centaine à titre professionnel ou personnel) où la corruption n’existe pas, quoiqu’il est vrai à des degrés divers (les magouilles en Ukraine de Hunter Biden, le fils de l’ex-président américain, ou celles de Sarkozy en Libye du temps de Kadhafi, en sont de parfaits exemples).</p>



<p>En tant qu’économiste et ex-consultant à long terme auprès de la BAD, chargé du suivi de la mise en œuvre de 120 grands projets d’infrastructures régionales dans tous les pays africains réalisés dans le cadre du Nepad (New Partnership for African Development, un gigantesque programme financé par la Banque Mondiale et plusieurs autres bailleurs de fonds internationaux, que n’importe quel passant dans les rues d’Accra, ou d’Abidjan ou de Bamako connaît, alors si on pose la même question à un passant dans les rues de Tunis, il vous répondra <em>«Dans quelle équipe de football il joue ?!»</em>), il ne fait pas de doute pour moi que la première cause du marasme que connaît notre économie depuis la révolution est la mauvaise gestion à tous les niveaux de décision. En particulier, d’une bonne centaine d’entreprises publiques, dont les déficits d’exploitation pèsent de plus en plus lourd sur le budget de l Etat.</p>



<p>Je relève d’ailleurs que pour la plupart d’entre elles (Tunisair, SNCFT, Transtu, etc.), les pertes cumulées depuis plusieurs années ont dépassé de plusieurs fois le montant de leurs fonds propres, ce qui veut dire que du point de vue du droit commercial strict, elles sont en faillite et n’existent plus même si elles continuent à fonctionner!</p>



<p>Que ce soit à la demande du FMI ou non, c’est un lourd fardeau pour l’économie nationale qui se traduit par une aggravation du déficit du budget de l’Etat, un gaspillage des rares ressources du pays et de pénalités à payer par les usagers de ces services publics, soit en termes de mauvaise qualité de service, soit dans leurs factures, souvent les deux à la fois.</p>



<p><strong>La restructuration ne signifie pas la privatisation</strong></p>



<p>Il est important de faire remarquer que le FMI n’exige nullement la <em>«privatisation»</em> de ces entreprises publiques, comme notre Président l’a interprété et n’arrête pas de le dénoncer dans ses discours, mais de leur <em>«restructuration»</em>, car tout ce que demande le FMI est que les&nbsp; déficits d’exploitation de ces entreprises publiques ne viennent plus aggraver le déficit budgétaire qui dépasse déjà largement les normes internationales d’une bonne gestion publique (12% du PIB alors que nous sommes à plus ou moins16%, selon les lois de finance en Tunisie).</p>



<p>Je fais remarquer aussi que cet objectif peut être atteint sans avoir forcement à céder aux entreprises au secteur privé comme le Président semble le penser. En effet, il existe plusieurs techniques juridiques et d’ingénierie financière pour transformer une entreprise publique déficitaire en une entreprise bénéficiaire tout en gardant son caractère public, c’est-à-dire sans l’entrée d’investisseurs privés dans son capital social. Je citerais en particulier trois techniques bien connues par les experts en la matière, dont je fais partie :</p>



<p>&#8211; Les contrats programmes;</p>



<p>&#8211; les partenariats publics privés (PPP);</p>



<p>&#8211; et les concessions d’exploitation.</p>



<p>Les techniques de restructuration sans privatisation des entreprises publiques</p>



<p>Sans rentrer dans des considérations techniques qui seraient ennuyeuses pour les lecteurs et lectrices de cet article destiné au grand public, je rappellerais juste l’idée à la base de chaque technique.</p>



<p><em>Le contrat programme</em> : il s’agit d’un contrat, en général quinquennal, passé entre une entreprise publique et son ministère de tutelle, qui fixe les objectifs précis à atteindre à termes d’accroissement de la production, de la productivité et de réduction du déficit d’exploitation, moyennant des montants précis de subventions d’exploitation ou d’équipement que l’Etat s’engage à l’avance à lui payer annuellement. Cette technique permet de responsabiliser les PDG de ces entreprises sachant que s’ils n’atteignent pas les objectifs auxquels ils se sont engagés en signant leur contrat programme, ils risquent d’être virés. C’est une technique qui a bien fonctionné dans beaucoup de pays et notamment en France où elle a permis de transformer la SNCF d’une entreprise largement déficitaire en une entreprise largement excédentaire en quelques années seulement.</p>



<p><em>Les PPP</em> : dans ce schéma, un investisseur privé finance, construit et exploite pour une durée déterminée (en général 30 ou 40 ans) une infrastructure (autoroute, port, aéroport, etc.) ou un équipement lourd (centrale électrique, hôpital, etc.) moyennant un cahier de charges qui fixe clairement les redevances annuelles que l’Etat devrait lui payer pour le rembourser progressivement, ainsi que les contraintes de service public auxquelles il sera soumis (qualité de service, tarifs qui doivent être homologués, etc.). Les PPP qui permettent de décharger le budget de l’Etat de coûts d’investissement souvent très élevés d’une infrastructure ou un équipement collectif, tout en assurant une gestion plus rigoureuse que seuls les privés peuvent assurer, sont très en vogue dans les pays anglo-saxons, notamment en Angleterre où même des prisons sont construites et gérées dans le cadre de PPP.</p>



<p><em>Les concessions d’exploitation&nbsp;</em>: dans ce schéma, l’Etat construit et finance sur son budget une infrastructure ou un équipement collectif mais en concède, par appel d’offres, national ou international, l’exploitation pour une durée de 30 ou 40 ans à un investisseur privé qui lui versera des redevances annuelles d’exploitation. A la fin de la concession, la propriété de l’infrastructure ou de l’équipement revient à l’Etat. Là aussi le concessionnaire est soumis à un cahier de charges strict qui fixe ses obligations en matière de qualité de service à fournir aux usagers, d’entretien, de sécurité, de protection de l’environnement, etc., avec obligation d’homologation tarifaire pour protéger les usagers contre des tarifs abusifs et injustifiés.</p>



<p>Ce modèle a été appliqué avec succès à Tunisie-Autoroutes et a permis de construire, entretenir et gérer un réseau autoroutier de 387 km à ce jour (sans l’autoroute Tunis-Jelma d’une longueur de 181 km en voie d’achèvement) sans que cela coûte un dinar pour le budget de l’Etat et sans changer son statut de société publique.</p>



<p>Le premier objectif recherché par tous ces montages juridiques et financiers&nbsp; est de tirer profit de la capacité de gestion des privés qui est en général supérieure à celle de leurs homologues publics, non pas que leurs cadres soient plus intelligents ou titulaires de plus de diplômes universitaires, mais parce qu’ils sont soumis au système de la récompense/sanction en vigueur dans le secteur privé, auquel leurs collègues du secteur public ne sont pas soumis : le PDG d’une entreprise du secteur privé sait qu’il sera récompensé par des primes de rendement à la fin de l’exercice s’il obtient de bons résultats et viré par le CA de l’entreprise s’il obtient de mauvais résultats, alors que le PDG d’une entreprise publique sait que, tant qu’il excelle dans <em>«l’art de caresser dans le sens du poil»</em> son ministre de tutelle, il peut espérer garder son poste pendant longtemps, que les résultats de sa gestion soient bons ou pas!</p>



<p>La conclusion à laquelle j’arrive est que si j’étais à la place du Président de la République (heureusement je ne le suis pas et je ne risque pas de l’être un jour !) , non seulement j’ aurais accepté cette première condition du FMI de restructuration des entreprises publiques, mais j’aurais demandé même une assistance technique (que les bailleurs de fonds fournissent en général gratuitement) pour la mettre en œuvre le plus rapidement et le plus efficacement possible.</p>



<p><strong>Deuxième condition : réduction de la part de ma masse salariale dans le budget de l’Etat</strong></p>



<p>J’ai côtoyé pendant très longtemps (20 ans) à titre de consultant international les experts de ces institutions multilatérales de financement telles que le FMI, la Banque Mondiale, la BAD, la BEI, la BID, la Bird, la Berd, etc.</p>



<p>Je peux affirmer qu’ils raisonnent tous selon ce qu’on appelle dans le métier les <em>«best practices»</em> (meilleures pratiques). Il s’agit d’analyser la politique suivie par des pays qui ont particulièrement réussi dans un domaine ou secteur particulier, qu’on appelle des <em>«success stories»</em>, d’en tirer des leçons et de les recommander aux autres pays qui rencontrent les mêmes problématiques. Être un expert international n’est pas plus compliqué que cela.</p>



<p>Dans le domaine de la gestion publique et de la maîtrise de l’équilibre budgétaire d’un État, les <em>«best practices»</em> sont un déficit budgétaire qui ne dépasse pas 3% du PIB (on appelle cela le critère de Maastricht). Or en Tunisie, nous sommes autour de 6%, selon la loi de finance de chaque année, soit le double des normes internationales d’une bonne gestion publique. De même, la masse salariale des fonctionnaires ne doit pas dépasser 12% du PIB, alors qu’en Tunisie nous sommes autour 16%.</p>



<p>Ces décalages par rapport aux <em>«best practices»</em> ne passent pas auprès des experts de ces institutions multilatérales de financement qui auront à rendre compte à leur retour de mission à leurs supérieurs hiérarchiques, eux-mêmes adaptes de ces techniques d’évaluation.</p>



<p>Ayant compris comment fonctionnent ces experts internationaux (ce sont presque des ordinateurs qui appliquent des algorithmes), notre Président, au lieu de leur opposer un niet catégorique et en faire même un motif de rupture des relations avec le FMI, aurait dû, à mon avis, négocier ce que Trump appelle un <em>«deal»</em>, un art dans lequel il excelle et qui lui a permis de devenir milliardaire et puis Président des Etats-Unis.</p>



<p>En clair, à partir du moment où cette réforme demandée par le FMI est inéluctable, car la capacité de recrutement de l’administration n’est pas infinie et accroît le déficit budgétaire, il aurait dû négocier un programme souple pour sa mise en œuvre progressive avec le moins impact social possible. Le gouvernement de Youssef Chahed l’a bien compris (pour moi en tant qu’économiste, il est LE meilleur Premier ministre que nous avons eu depuis la révolution, que cela plaise à ceux qui font de la politique politicienne ou non), Samir Saïed l’ a compris aussi (pour moi, il est LE meilleur ministre de l’Économie que nous avons eu depuis la révolution, encore une fois que cela plaise à ceux qui font de la politique politicienne ou pas, car je n’en fais pas) et ils avaient commencé, dès le début des négociations avec le FMI en 2016, à élaborer une stratégie qui consiste à encourager les départs anticipés à la retraite, l’accord de primes de départ, la facilitation des prêts aux fonctionnaires qui veulent lancer leur propre projet, le non renouvellement automatique des départs à la retraite, etc. Pour moi, c’était indiscutablement la bonne voie à suivre, car continuer à avoir environ 780 000 fonctionnaires pour 12 millions d’habitants est contreproductif.</p>



<p>De mon point de vue, il vaut mieux créer une sorte caisse de chômage pour les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage et les payer à ne rien faire plutôt que de les recruter avec le risque de gêner ceux qui travaillent déjà dans l’administration et faire baisser leur productivité qui est déjà faible.</p>



<p>Malheureusement, notre Président a non seulement rejeté cette deuxième condition, nous privant ainsi de 1,9 milliards de dollars qui auraient été une bouffée d’oxygène dans une conjoncture aussi difficile. Pire, avec sa dernière décision de recruter d’un seul coup 5000 diplômés de l’enseignement supérieur en chômage, il est en train d’appliquer une politique exactement inverse à celle préconisée par le FMI. S’est-il demandé avec quelles ressources budgétaires ils seront payés, sachant que seulement 24% des emprunts extérieurs prévus dans&nbsp; la PLF de 2025 ont été identifiés à ce jour? Sait-il que le recours abusif au mécanisme de la planche à billets, que ce soit dans le cadre de la loi actuelle datant de 2016 fixant le statut de la BCT ou après l’avoir amendée comme il en a l’intention, risque d’engager l’économie dans une spirale inflationniste qui va entrainer l’érosion du pouvoir d’achat particulièrement des classes sociales à faibles revenus dont il déclare se soucier tellement, la détérioration de la compétitivité de nos entreprises, un plus grand chômage, une détérioration de la parité du dinar, donc une plus grande inflation, etc.? Se doute-t-il qu’au bout de ce processus infernal, la Tunisie sera contrainte de se déclarer en défaut de paiement et de se retrouver au Club de Paris pour négocier le rééchelonnement de sa dette publique et perdra ainsi sa souveraineté nationale au nom de laquelle le président a rompu les relations avec le FMI? Mystère!</p>



<p><strong>Troisième condition : la suppression de la compensation sur les produits de consommation de base et énergétiques&nbsp;</strong></p>



<p>&nbsp;Il s’agit de la troisième condition que le Président a catégoriquement rejetée et celle qui a fait capoter le plus les négociations avec le FMI.</p>



<p>Alors que les deux premières conditions relèvent de problématiques purement économiques que je prétends maîtriser parce qu’elles visent la recherche d’une plus grande efficacité économique, cette troisième condition relève d’une problématique purement politique. N’étant pas moi-même un politicien, mon analyse sera moins tranchée et mes idées plus discutables. Je les développe quand même.</p>



<p>Pour aborder cette problématique, j’adopterais l’approche d’Elon Musk, l’homme le plus riche du monde qui a créé Tesla, Space X, Neurolink, etc., et dont je suis un fan et écoute sur YouTube toutes ses interviews et conférences. Ce génie incontestable des temps modernes a l’habitude de dire : savoir poser un problème, c’est le résoudre à moitié.</p>



<p>Selon cette approche, je poserais le problème de la caisse de compensation en Tunisie dans les termes suivants : d’abord, cette politique qui date du temps de Bourguiba, aussi nobles que soient ses objectifs sociaux et humains, pose un véritable problème d’injustice sociale auquel notre Président est si sensible.</p>



<p>En effet, comment justifier que celui qui gagne plusieurs milliers de dinars par mois bénéficie de la même subvention sur le prix d’une baguette de pain que celui qui gagne quelques centaines de dinars ou même aucun s’il est en chômage? Comment justifier que les 10 millions de touristes qui ont visité notre pays cette année ont mangé notre couscous subventionné par l’Etat et donc le contribuable tunisien? Pire, dans le domaine énergétique, comment justifier que le pauvre paysan qui vit en pleine campagne et qui n’a même pas de voiture contribue par les taxes qu’il paie à l’ Etat à subventionner l’essence que consomme la Mercedes dernier modèle dans laquelle roule un millionnaire pour aller danser dans une discothèque à Hammamet?</p>



<p>A côté de la dimension sociale que pose la problématique de la compensation, il y a une dimension purement économique, qu’on appelle <em>«la vérité des prix»</em> et à laquelle les économistes sont très attachés : tout produit dont le prix de vente ne reflète pas le coût de production se traduit par un gaspillage de ce produit. L’exemple de certains éleveurs de bétail qui trouvent moins cher d’alimenter leurs poules ou troupeaux par du pain moisi plutôt que&nbsp; d’acheter des aliments pour bétail en est une illustration, sans parler des centaines milliers de baguettes jetées chaque jour dans les poubelles!</p>



<p>Incontestablement, il y a là un véritable problème social et économique que le FMI a raison de soulever, sans parler de l’impact très lourd des dépenses de compensation sur le budget de l’Etat.</p>



<p>A partir du moment où le FMI a objectivement raison de poser le problème et que, comme Musk le dit, un problème bien posé est déjà à moitié résolu, il fallait chercher la solution à ce problème plutôt que de l’ignorer et maintenir le statuquo comme notre Président l’a fait et en fait même un motif de rupture de toute collaboration avec le FMI</p>



<p>Certes, la solution de la suppression totale de la compensation proposée par le FMI est inacceptable tant pour des raisons sociales que politiques et le Président a eu raison de rejeter cette solution.</p>



<p>Pour identifier une autre, je me suis inspiré de la solution trouvée par beaucoup de pays africains, pour alléger le budget de l’Etat et résoudre une problématique d’injustice sociale pareille mais qui se pose dans le secteur de l’entretien des routes. La solution adoptée par 27 pays africains (j’ai travaillé longuement sur ce sujet du temps où j’étais expert à la BAD) a été de créer un Fond de Développement Routier (FDR), alimenté par une taxe spéciale sur les prix du carburant, de sorte que seuls les automobilistes financent l’entretien du réseau sur lequel ils roulent. Plus ils circulent plus ils doivent contribuer à l’entretien des routes, un principe que les Américains appellent <em>«pay as go»</em>.</p>



<p>Sur la base de cette expérience africaine réussie dans le domaine de l’entretien routier (que la Tunisie, où les nids de poules sur certaines routes sont plus nombreux que les véhicules qui y circulent !, ferait bien d’adopter), je préconiserais la création d’une Caisse Autonome de Compensation (CAC) à financer, non pas par de nouvelles taxes sur les entreprises qui subissent déjà une pression fiscale parmi les plus élevées au monde, mais par une taxe sur ce que le célèbre économiste Keynes appelle le <em>«capital oisif»</em>.</p>



<p>Il s’agit des actifs réels et immobiliers qui ne sont pas intégrés dans le circuit économique et ne contribuent donc pas à la production nationale, tels les terrains agricoles non cultivés, les terrains non bâtis, etc. Une telle solution permettra de réduire le déficit du budget de l’Etat (objectif recherché par le FMI), tout en maintenant la compensation des prix de certains produits de consommation de base (objectif recherché par Kais Saïed). En plus, cerise sur le gâteau, elle incitera les propriétaires de ces actifs oisifs, qui s’en servent souvent à des fins de spéculation, à les intégrer dans le circuit économique et augmenter la production nationale</p>



<p>En tout cas, je suis convaincu en tant qu’économiste, que cette question de la compensation qui a bloqué les négociations et a engendré même la rupture des relations avec le FMI, est avant une question de vision économique et de courage politique qu’une question technique à laquelle les experts trouvent toujours une solution. Sinon, à quoi servent les experts ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VqG0Ruu2Iq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/">Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/embed/#?secret=Kb0ly6tNPo#?secret=VqG0Ruu2Iq" data-secret="VqG0Ruu2Iq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>En attendant d’analyser dans un prochain article le réalisme et les chances de réussite de la stratégie de rechange du <em>«compter sur soi»</em> proposée par le Président pour permettre à la Tunisie de <em>«sortir de l’ornière»</em>, ma conclusion provisoire serait de dire que&nbsp; cette décision de rupture de toute collaboration avec le FMI est à mon avis fort regrettable, parce qu’elle a été politisée dès le départ et parce qu’il y a des voies de solutions techniques qui n’avaient pas été explorées.</p>



<p>Mais, maintenant que le mal est fait, cette rupture des relations avec le FMI pourrait être l’occasion de sortir du cercle vicieux de l’endettement et de la dépendance aux institutions internationales. Mais pour cela, encore faudrait-il avoir une vision économique claire au plus haut sommet de l’Etat (ce qui ne me semble malheureusement pas être le cas) et des réformes structurelles auxquelles, avec ou sans les <em>«diktats»</em> du FMI, la Tunisie ne pourrait pas échapper si elle veut remettre son économie sur les rails de la croissance, de la création de richesses et de l’emploi, en vue de&nbsp; l’amélioration du niveau de vie de la population, toute la population, pas seulement les classes sociales les plus défavorisés, pour la protection desquels il a pris une décision aussi lourde de conséquences pour l’avenir de ce pays et de ses enfants</p>



<p><strong><em>PS (hors du sujet traité) </em></strong>: <em>J’invite les lecteurs et lectrices, amateurs et amatrices de poésie métaphysique, à me rejoindre sur mon blog sur Google que j’ai appelé <a href="https://www.blogger.com](https://www.blogger.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Poèmes de la vie»</a> où je m’évade de temps en temps dans le temps et l’espace, très loin du&nbsp; FMI, de la BCT, de Kais Saïed, etc. Ils/elles y trouveront des poèmes sur ce que ma vie, non pas d’économiste, mais de globe-trotter, m’a appris et des sujets infiniment plus intéressants pour la nourriture de l’âme que ne l’est l’économie pour la nourriture pour l’esprit.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Le ministe de l&#8217;Économie Samir Saïed limogé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/tunisie-le-ministe-de-leconomie-samir-saied-limoge/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 20:19:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[lomgeage]]></category>
		<category><![CDATA[ministre de l'Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie : Le ministe de l'Économie Samir Saïed limogé</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/tunisie-le-ministe-de-leconomie-samir-saied-limoge/">Tunisie : Le ministe de l&rsquo;Économie Samir Saïed limogé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le chef de l’État Kaïs Saïed a mis fin aux fonctions du ministre de l’Économie Samir Saïed, annonce un communiqué de la présidence dans la soirée de ce mardi 17 octobre 2023.</em></strong></p>



<span id="more-10173547"></span>



<p>La même source joute que la ministre des Finances Sihem Nemsia est chargée de la gestion du département par intérim, en attendant la nomination d&rsquo;un nouveau ministre à la tête du ministère de l’Économie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/tunisie-le-ministe-de-leconomie-samir-saied-limoge/">Tunisie : Le ministe de l&rsquo;Économie Samir Saïed limogé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie aux réunions annuelles de la BM et du FMI pour quoi faire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-tunisie-aux-reunions-annuelle-de-la-bm-et-du-fmi-pour-quoi-faire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 09:23:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Marrakech]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri Nemsia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a-t-elle enterré définitivement le programme convenu avec le FMI, ou va-t-elle en proposer une version revue et corrigée ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-tunisie-aux-reunions-annuelle-de-la-bm-et-du-fmi-pour-quoi-faire/">La Tunisie aux réunions annuelles de la BM et du FMI pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a-t-elle enterré définitivement le programme convenu avec le FMI, ou va-t-elle en proposer une version revue et corrigée aux réunions annuelles des conseils des gouverneurs du Groupe de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) qui se tiendront à Marrakech (Maroc) du 9 au 15 octobre 2023 ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-10090663"></span>



<p>Ce sont le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, et le ministre de l’Economie et du Plan, Samir Saied, qui prendront part à ces réunions, en l’absence de la ministre des Finances Sihem Boughdiri Nemsia.</p>



<p>La question est de savoir si la Tunisie va, à cette occasion, présenter un nouveau programme de réformes pour bénéficier du prêt du FMI de 1,9 milliard de dollars, qui avait fait l’objet d’un accord préliminaire, il y a un an, au niveau des experts mais qui est resté en plan depuis, en raison de la lenteur que met notre pays dans la mise en route des réformes convenues dans le cadre de ce programme dans sa formulation initiale par le gouvernement tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rejet tunisien des <em>«diktats étrangers»</em></h2>



<p>On sait que le président de la république Kaïs Saïed a, à plusieurs reprises, rejeté ce qu’il a qualifié de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/kais-saied-a-propos-du-pret-fmi-je-refuse-les-diktats-imposes-par-letranger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>«diktats étrangers»</em> </a>et a même appelé les Tunisiens à compter sur leurs propres moyens pour élaborer leur loi de finances et le budget de l’Etat pour 2024, tout en lançant plusieurs piques contre le FMI et en appelant à la mise en place d’un nouveau système financier mondial qui soit plus à l’écoute des besoins des pays en développement.</p>



<p>Kaïs Saïed a aussi <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/01/tunisie-fmi-saied-contre-saied/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recadré le ministre de l’Economie</a>, qui affirmait, jusqu’à il y a quelques semaines, que la Tunisie ne pouvait se passer du prêt du FMI et lui a demandé de se conformer aux politiques de l’Etat, qui sont définies et décidées par le chef de l’Etat.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Eb7kHa7Gfe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/22/nations-unies-nabil-ammar-plaide-pour-une-reforme-du-fmi/">Nations-Unies : Nabil Ammar plaide pour une réforme du FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nations-Unies : Nabil Ammar plaide pour une réforme du FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/22/nations-unies-nabil-ammar-plaide-pour-une-reforme-du-fmi/embed/#?secret=SYKgCRd1V7#?secret=Eb7kHa7Gfe" data-secret="Eb7kHa7Gfe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dès lors, on voit mal MM Saïed et Abassi profiter de leur présence à Marrakech pour remettre sur la table les négociations du fameux programme avec le FMI que la Tunisie&nbsp; semble avoir définitivement enterré. Cependant, en l’absence de déclaration officielle à ce sujet – le gouvernement tunisien observant que quasi-omerta sur le sujet –, on en est réduit à faire des supputations. Il reste également à se demander si, en l’absence du prêt du FMI, les autres bailleurs de fonds institutionnels, notamment l’Union européenne et les pays du Golfe, accepteraient de prêter l’argent à la Tunisie dont l’actuelle notation souveraine, CCC-, ne lui permet plus de sortir sur le marché financier international, car elle est classée pays à très haut risque d’effondrement financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un nouveau système financier mondial</h2>



<p>Pour revenir aux réunions annuelles des conseils des gouverneurs de la BM) et FMI, rappelons qu’elles interviennent un demi-siècle après les dernières éditions africaines de Nairobi en 1973 et qu’elles pourraient changer le système du financement international en faveur des pays en développement dans un contexte international caractérisé par des crises successives et un endettement menaçant la stabilité internationale.</p>



<p>Les réunions, qui rassembleront des ministres des Finances, des gouverneurs de banques centrales, des représentants d’organisations de la société civile et des experts universitaires de 190 pays, seront en effet l’occasion de discuter de questions liées aux défis du développement international.</p>



<p>L’événement comprendra également une série de séminaires, de séances d’information régionales, de conférences de presse et autres conclaves sur l’économie mondiale, le développement international et le système financier international.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OEs9FlaQ5S"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/manfred-weber-pas-de-pret-europeen-a-la-tunisie-sans-accord-avec-le-fmi/">Manfred Weber : « Pas de prêt européen à la Tunisie sans accord avec le FMI»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Manfred Weber : « Pas de prêt européen à la Tunisie sans accord avec le FMI» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/manfred-weber-pas-de-pret-europeen-a-la-tunisie-sans-accord-avec-le-fmi/embed/#?secret=IwZha4a8C2#?secret=OEs9FlaQ5S" data-secret="OEs9FlaQ5S" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a estimé que la perte cumulée de production mondiale due aux chocs consécutifs de 2020 à 2023 s’élève à 3&nbsp;700 milliards de dollars, perte qui est inégalement répartie entre les pays. <em>«Les États-Unis sont la seule grande économie où la production est revenue aux niveaux d</em><em>’</em><em>avant la pandémie»</em>, a précisé Georgieva.</p>



<p>Les réunions annuelles se tiennent généralement à Washington en septembre ou octobre, et tous les trois ans dans un pays membre différent.</p>



<p>Plusieurs organes se réunissent à cette occasion, notamment le Comité du développement, le Comité monétaire et financier international (CMFI), le Groupe des Dix et le Groupe des Vingt-Quatre.</p>



<p>Les Conseils des gouverneurs prennent des décisions sur la manière de traiter les questions monétaires internationales actuelles et adoptent les résolutions pertinentes.</p>



<p>On sera curieux de connaître l’apport des responsables tunisiens à tous ces débats et de savoir s’ils sont capables de porter la voix de la Tunisie et de son président et son appel pour un système financier mondial plus équilibré et plus favorables aux pays en développement qui ont le plus besoins des financements de la communauté internationale. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-tunisie-aux-reunions-annuelle-de-la-bm-et-du-fmi-pour-quoi-faire/">La Tunisie aux réunions annuelles de la BM et du FMI pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : divergences gouvernementales sur la politique monétaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/tunisie-divergences-gouvernementales-sur-la-politique-monetaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 07:23:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les divergences au sein de l’équipe économique du gouvernement persistent ce qui nuit énormément à la nécessaire cohésion gouvernementale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/tunisie-divergences-gouvernementales-sur-la-politique-monetaire/">Tunisie : divergences gouvernementales sur la politique monétaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Les finances publiques resteront limitées pendant quelques années jusqu’à ce que les orientations de la politique financière soient révisées pour retrouver les équilibres financiers et tirer le meilleur parti des avantages comparatifs et compétitifs des régions».</em></strong></p>



<span id="more-9495682"></span>



<p>Dans ces propos rapportés par l’agence Tap, le ministre de l’Economie et du Plan, Samir Saïed, prend clairement ses distances vis-à-vis de la politique monétaire suivie par l’actuel gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT).</p>



<p>Rappelons à ce propos que Samir Saïed avait déjà critiqué, à plusieurs reprises, la politique monétaire préconisée par Marouane Abassi et qui consiste à augmenter régulièrement le taux d’intérêt afin de contenir le taux d’inflation, estimant que cela n’a pas eu l’effet escompté, puisque l’inflation en Tunisie est en grande partie importée, alors que la hausse du taux d’intérêt donne à coup d’arrêt à l’investissement, vecteur important de croissance, de création de richesse et de lutte contre le chômage, analyse du reste partagée par d&rsquo;éminents économistes qui l&rsquo;ont exprimée sur ces mêmes colonnes.  </p>



<p>En d’autres termes, le ministre de l’Economie reproche au gouverneur de la BCT de contribuer, par sa politique monétaire, au blocage actuel de la machine économique, lequel blocage se traduit par une stagnation de l’investissement, une croissance atone, une inflation galopante, un taux de chômage de plus de 15%, un déficit public chronique et un surendettement de l&rsquo;Etat.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0QiuahZFkf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/la-banque-centrale-de-tunisie-ou-la-politique-de-la-fuite-en-avant/">La Banque centrale de Tunisie ou la politique de la fuite en avant</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Banque centrale de Tunisie ou la politique de la fuite en avant » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/la-banque-centrale-de-tunisie-ou-la-politique-de-la-fuite-en-avant/embed/#?secret=A04TtE1q3w#?secret=0QiuahZFkf" data-secret="0QiuahZFkf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces divergences au sein même de l’équipe économique du gouvernement ne semblent pas avoir été dépassées, chaque partie campant sur ses positions, ce qui ne rassure guère quant à l’avenir des politiques économiques et monétaires, au moment où le président Kaïs Saïed ne cesse de souligner la nécessité de préserver la cohésion gouvernementale sous sa conduite. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les avantages comparatifs des régions </h2>



<p>M. Saïed, qui s’exprimait mardi 22 août 2023, lors du 3e Forum régional de promotion des investissements dans les gouvernorats du centre-ouest, tenu à Sbeitla (gouvernorat de Kasserine), a souligné que la région du centre-ouest (gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan) présente plusieurs avantages comparatifs, comme le tourisme écologique, sanitaire et culturel, la filière laitier, la production maraîchère et céréalière, les industries agroalimentaires et les matériaux de construction.</p>



<p>L’objectif des forums régionaux est de promouvoir les investissements et d’identifier les avantages de chaque région. <em>«Chaque région a un avantage, même en termes de législation et de procédures. Nous devrons parfois nous adapter aux caractéristiques spécifiques de ces régions, qui n’ont pas bénéficié du développement et des investissements publics»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p>Le ministre a souligné que le secteur privé, moteur de la croissance, n’a pas investi dans les régions de l’intérieur, soulignant la nécessité de discuter avec les représentants du secteur privé, les responsables et les opérateurs économiques <em>«pour comprendre les causes de ce mécontentement»</em>.</p>



<p><em>«Nous sommes déterminés à créer des chaînes de valeur attractives pour les investisseurs dans les régions de l’intérieur, à simplifier les procédures administratives et bureaucratiques, à revoir la loi sur les investissements et à intensifier le soutien aux investisseurs dans les premières années de leurs projets afin d’améliorer le climat d’investissement dans les régions de l&rsquo;intérieur»</em>, fit remarquer Saïed.</p>



<p><em>«Nous nous engageons à œuvrer pour transformer toute région présentant des avantages comparatifs dans une activité ou un domaine en une capitale nationale dans ce secteur spécifique»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Le ministre a également souligné la nécessité de développer les chaînes de valeur et de s’appuyer sur la connaissance, la technologie et l’innovation dans tous les secteurs, y compris les secteurs traditionnels. Il a déclaré que les mesures qui pourraient être prises sur une décennie ont été identifiées afin de passer à une économie de la connaissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impulser le développement régional</h2>



<p>Le ministère de l’Économie et du Plan, en coopération avec les différentes parties prenantes (institutions publiques, organisations nationales et société civile), a lancé le 15 août une série de réunions régionales pour stimuler les investissements dans les régions, y compris des ateliers visant à tirer parti des avantages comparatifs de chaque région dans le cadre des systèmes économiques et sur les moyens de promouvoir les investissements et les infrastructures industrielles et logistiques, en plus des programmes de développement régional dans les gouvernorats.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OF9eDVn6P5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/05/que-reproche-t-on-a-la-politique-monetaire-en-tunisie/">Que reproche-t-on à la politique monétaire en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reproche-t-on à la politique monétaire en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/05/que-reproche-t-on-a-la-politique-monetaire-en-tunisie/embed/#?secret=BxcGOuZ0sp#?secret=OF9eDVn6P5" data-secret="OF9eDVn6P5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les ateliers examinent les mécanismes et programmes d’autonomisation économique des groupes défavorisés, ainsi que le financement, les incitations et le soutien. L’objectif est d’approfondir le dialogue et la concertation entre les différentes parties prenantes sur les moyens de renforcer l’investissement privé dans les différentes régions et d’utiliser les moyens et ressources disponibles pour stimuler l’activité économique.</p>



<p>Ces rencontres régionales, qui s’achèveront en décembre 2023, aboutiront à l’organisation d’une conférence internationale sur l’investissement.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong>(avec Tap)</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/tunisie-divergences-gouvernementales-sur-la-politique-monetaire/">Tunisie : divergences gouvernementales sur la politique monétaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Diplomatie : la Tunisie ressort la carte des Brics</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/19/diplomatie-la-tunisie-ressort-la-carte-des-brics/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 08:26:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question d’une probable demande d’adhésion de la Tunisie au groupe Brics n’est pas vraiment enterrée. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/19/diplomatie-la-tunisie-ressort-la-carte-des-brics/">Diplomatie : la Tunisie ressort la carte des Brics</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En remettant sur la table la question d’une probable adhésion de la Tunisie au groupe Brics, le président Kaïs Saïed cherche-t-il à faire pression sur les Etats-Unis et l’Union européenne, partenaires historiques de la Tunisie, pour faire taire leurs critiques à son endroit sur les thèmes des droits et des libertés?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-9447595"></span>



<p>La question d’une probable demande d’adhésion de la Tunisie au groupe Brics n’est pas vraiment enterrée, comme l’ont laissé entendre certains membres du gouvernement tunisien, comme Samir Saïed, ministre de l’Economie et de la Planification, qui, lors d’une plénière à l’Assemblée, le 29 juillet dernier, avait déclaré que le volume de l’économie tunisienne ne lui permet pas de rejoindre les Brics.</p>



<p>En effet, le président de la république Kaïs Saïed a abordé, lors de sa rencontre, vendredi 18 août 2023, au palais de Carthage, avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger, Nabil Ammar, venu lui faire le bilan de sa récente visite en Algérie, <em>«la participation de la Tunisie à la réunion qui se tiendra en Afrique du Sud à la fin de ce mois et qui réunira les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres du groupe Brics avec un certain nombre de pays partenaires.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pJ3EMuNyri"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/08/tunisie-deficit-commercial-avec-les-brics-solde-positif-avec-lue/">Tunisie : déficit commercial avec les Brics, solde positif avec l’UE</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : déficit commercial avec les Brics, solde positif avec l’UE » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/08/tunisie-deficit-commercial-avec-les-brics-solde-positif-avec-lue/embed/#?secret=AC1q6ZgxP7#?secret=pJ3EMuNyri" data-secret="pJ3EMuNyri" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Grand voisin et petite voisine</h2>



<p>Le communiqué ne précise pas à quel niveau ni en quelle qualité la Tunisie participera à cette réunion, n’étant encore officiellement ni membre de plein droit ni candidate à l’adhésion à ce groupe, mais l’évocation même de la réunion sud-africaine, dans le sillage de concertations politiques et diplomatiques avec l’Algérie, qui, elle, a officiellement demandé d’intégrer ce groupe, n’est pas anodin et ne saurait passer inaperçue. D’autant que la Tunisie de Kaïs Saïed se sent de plus en plus à l’étroit dans ses relations, trop exclusives et contraignantes au goût du locataire du palais de Carthage, avec le bloc occidental, Etats-Unis et Union européenne en tête, très regardant sur les questions des libertés et des droits.</p>



<p>L’Algérie cherche-t-elle à<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/01/quest-ce-qui-relie-lalgerie-la-russie-et-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> entraîner sa <em>«petite voisine»</em> dans son sillage</a> en œuvrant diplomatiquement pour un renforcement des relations entre la Tunisie et les pays membres des Brics, qui sont des alliés de longue date d’Alger, notamment Pékin et Moscou ?</p>



<p>A moins que le président Saïed ne cherche à utiliser cette carte des Brics pour faire pression sur Washington et Bruxelles et faire taire leurs critiques à son endroit. Ce qui n’est pas non plus exclu. Et ce serait, pour ainsi dire, de bonne guerre.  </p>



<p>C&rsquo;est dans ce cadre qu&rsquo;il convient aussi de situer la visite de Nabil Ammar, le 27 juillet, à Moscou où le ministre tunisien a sollicité l&rsquo;aide de la Russie pour l&rsquo;approvisionnement de la Tunisie en céréales à un prix préférentiel. La Tunisie a aussi besoin des engrais, du pétrole et des touristes russes pour soulager son économie en détresse. </p>



<p>A propos de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/17/la-tunisie-lalgerie-et-le-spectre-de-la-normalisation-avec-israel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Algérie, dont les ingérences dans les affaires tunisiennes </a>se multiplient à divers niveaux, le président de la république a souligné, selon le communiqué de la présidence, la volonté partagée de développer les relations bilatérales, car <em>«l’histoire des deux pays et leur présent ne font qu’un et leur avenir le sera aussi»</em>, dans une limpide réponse aux analystes qui déplorent ce qu’ils appellent la relation de <em>«vassalisation»</em> entre la Tunisie et son <em>«grand voisin»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OtUUxYEtce"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/19/la-tunisie-le-fmi-et-les-brics/">La Tunisie, le FMI et les Brics</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, le FMI et les Brics » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/19/la-tunisie-le-fmi-et-les-brics/embed/#?secret=1AXQmYwnOM#?secret=OtUUxYEtce" data-secret="OtUUxYEtce" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/19/diplomatie-la-tunisie-ressort-la-carte-des-brics/">Diplomatie : la Tunisie ressort la carte des Brics</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : prêt de la BAD pour sécuriser l’approvisionnement en céréales</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/tunisie-pret-de-la-bad-pour-securiser-lapprovisionnement-en-cereales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 05:39:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BAD]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Berd]]></category>
		<category><![CDATA[céréales]]></category>
		<category><![CDATA[filière céréalière]]></category>
		<category><![CDATA[Malinne Blomberg]]></category>
		<category><![CDATA[Padific]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nouveau prêt de la BAD permettra à la Tunisie d’augmenter ses capacités de stockage stratégique de céréales et à garantir un approvisionnement sans rupture du marché local en blé tendre et orge. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/tunisie-pret-de-la-bad-pour-securiser-lapprovisionnement-en-cereales/">Tunisie : prêt de la BAD pour sécuriser l’approvisionnement en céréales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un prêt, encore un prêt ? C’est à croire que les Tunisiens ne savent pas gagner leur vie à la sueur de leur front. Alors, ils recourent à leur drogue préférée : l’argent des autres, quitte à le payer ensuite chèrement et à hypothéquer l’avenir de leurs enfants et petits-enfants.  </em></strong></p>



<span id="more-8945186"></span>



<p>En effet, il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouvel accord de prêt soit signé par l’un des membres du gouvernement. Le dernier en date d’un montant global de 87,1 millions de dollars (l’équivalent de 267,56 millions de dinars) servira à financer le projet d’appui au développement inclusif et durable de la filière céréalière (Padific). Il a été signé, mercredi 19 juillet 2023, à Tunis, par le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Saied et la directrice générale adjointe du bureau régional de l’Afrique du Nord de la Banque africaine de développement (BAD), Malinne Blomberg.</p>



<p>Lors de la cérémonie de signature, le ministre a fait savoir que ce prêt, dont le remboursement se fera sur 24 ans (<em>«Ya min âch»</em>, comme disent les Tunisiens) avec une période grâce de 5 ans, permettra d’augmenter les capacités de stockage stratégique de céréales, pour passer de deux à trois mois de couverture des besoins et ce, à travers la réhabilitation et la modernisation des silos portuaires de Radès et de Bizerte, la création d’un nouveau silo à Djebel Djelloud et la relance du transport céréalier par voies ferrées.</p>



<p>L’objectif étant de contribuer à garantir à court terme, avec le concours des autres partenaires au développement dont la Banque Mondiale (BM) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), un approvisionnement sans rupture du marché local en blé tendre et orge.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EvxGdkpEjz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/13/soutien-financier-europeen-aux-petits-producteurs-de-cereales-en-tunisie/">Soutien financier européen aux petits producteurs de céréales en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soutien financier européen aux petits producteurs de céréales en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/13/soutien-financier-europeen-aux-petits-producteurs-de-cereales-en-tunisie/embed/#?secret=4Mqibh6x6g#?secret=EvxGdkpEjz" data-secret="EvxGdkpEjz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le ministre a, par ailleurs, souligné que le projet Padific revêt une importance particulière, en termes d’investissements inclusifs et durables, ciblant l’amont et l’aval de la filière céréalière, une filiale dont on se rend compte, aujourd’hui, qu’elle se porte mal, très mal, ce qui nous vaut des pénuries de pain et de longues files d’attente devant les boulangeries encore ouvertes.</p>



<p>En plus des actions classiques visant l’amélioration de la production et la productivité céréalières, telles que le conseil agricole, la formation des agriculteurs gérés par la Banque tunisienne de solidarité (BTS), le Padific appuiera, aussi, des jeunes pour le développement de cinq startups dans la valorisation des sous-produits de la céréaliculture, indique le ministre. Et de rappeler que cet accord s’inscrit dans une logique de consolidation des résultats du Projet d’appui d’urgence à la sécurité alimentaire en Tunisie (Pausat), également financé par la BAD, qui vise à renforcer la résilience de la filière céréalière tunisienne face aux chocs extérieurs et aux changements climatiques, tout en sécurisant l’approvisionnement en céréales dans un contexte exceptionnel marqué par une crise alimentaire mondiale induite principalement, par la guerre en Ukraine et une sécheresse persistance.</p>



<p>Cette sécheresse, a dit le ministre, a réduit la récolte à 250&nbsp;000 tonnes de céréales contre un besoin national annuel de 3,4 millions de tonnes, et cela on fait semblant de l’avoir découvert aujourd’hui. Et l’on se demande ce qui serait advenu de nous si les bailleurs de fonds internationaux n’ont pas volé à notre secours en anticipant les pénuries que nous vivons aujourd’hui dans notre pays et que ces chers ministres n’ont pas vu venir.</p>



<p>La directrice générale adjointe du bureau régional de l’Afrique du Nord de la BAD a déclaré que les résultats escomptés de ce projet se refléteront par une production additionnelle estimée à 1,6 million de quintaux de blé dur et 1,2 million de quintaux d’orge ainsi qu’une diminution des pertes liées au stockage après la récolte qui générera des gains évalués à 115 000 quintaux de céréales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HUlOSOSKuR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/04/tunisie-baisse-en-vue-des-recoltes-et-hausse-des-exportations-des-cereales/">Tunisie : baisse en vue des récoltes (et hausse des importations) des céréales</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : baisse en vue des récoltes (et hausse des importations) des céréales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/04/tunisie-baisse-en-vue-des-recoltes-et-hausse-des-exportations-des-cereales/embed/#?secret=R3pBurIOZa#?secret=HUlOSOSKuR" data-secret="HUlOSOSKuR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi, le Padific aura un impact réel sur la sécurité alimentaire des populations notamment vulnérables dont l’alimentation est basée essentiellement, sur les produits à base de céréales ainsi que sur les acteurs de la chaîne de transformation (minoteries, boulangeries, pâtisseries&#8230;). Il impactera aussi bénéfiquement l’alimentation du cheptel et la production animale, a-t-elle ajouté, soulignant que ce projet aidera la Tunisie, qui importera cette année <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/30/la-tunisie-va-produire-cette-saison-5-a-6-de-ses-besoins-en-cereales/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">95% de ses besoins en céréales</a>, à faire face aux impacts de la crise mondiale sur les prix des denrées céréalières ainsi qu’aux sécheresses.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/tunisie-pret-de-la-bad-pour-securiser-lapprovisionnement-en-cereales/">Tunisie : prêt de la BAD pour sécuriser l’approvisionnement en céréales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Prêt européen à la Tunisie pour la construction de 80 écoles primaires modernes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/11/pret-europeen-a-la-tunisie-pour-la-construction-de-80-ecoles-primaires-modernes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 08:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BEI]]></category>
		<category><![CDATA[décrochage scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[écoles primaires]]></category>
		<category><![CDATA[EIB Med 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Ricardo Mourinho]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8765062</guid>

					<description><![CDATA[<p>Prêt de la BEU à la Tunisie pour la construction de 80 écoles primaires modernes à travers la république.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/11/pret-europeen-a-la-tunisie-pour-la-construction-de-80-ecoles-primaires-modernes/">Prêt européen à la Tunisie pour la construction de 80 écoles primaires modernes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>La Tunisie et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé lundi 10 juillet 2023 à Barcelone un accord de financement de 40 millions d’euros (équivalent à 132 millions de DT) pour la construction de 80 écoles primaires modernes à travers la république.</strong></em></p>



<span id="more-8765062"></span>



<p>Selon le ministère de l’Economie et du Plan, l’accord a été signé par le ministre de l’Economie et du Plan, Samir Saied, et le vice-président de la BEI, Ricardo Mourinho, en marge de la conférence EIB Med 2023 organisée par la Banque en collaboration avec l’Union pour la Méditerranée (UpM) sur le thème&nbsp;: <em>«La connectivité dans le Méditerranée : ensemble pour un avenir meilleur.»</em></p>



<p>L’objectif de l’accord est de construire une infrastructure éducative et pédagogique pour lutter contre le décrochage scolaire et promouvoir une éducation inclusive et équitable, qui bénéficiera à près de 14.500 élèves, a indiqué le ministère dans un communiqué.</p>



<p>Le même accord vise également la fourniture d’équipements numériques et l’achat de moyens de transport.</p>



<p>Le ministre a souligné l’importance de cet accord pour l’éducation qui est considérée comme un secteur prioritaire dans les programmes de réforme du gouvernement.</p>



<p>Ricardo Mourinho, vice-président de la BEI, a exprimé l’engagement de son institution à continuer de soutenir la Tunisie dans ses réformes et ses programmes de développement.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong>  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/11/pret-europeen-a-la-tunisie-pour-la-construction-de-80-ecoles-primaires-modernes/">Prêt européen à la Tunisie pour la construction de 80 écoles primaires modernes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La BM approuve de financement du projet Elmed d’interconnexion électrique Tunisie-Italie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 12:50:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Arrobbio]]></category>
		<category><![CDATA[BEI]]></category>
		<category><![CDATA[Berd]]></category>
		<category><![CDATA[Elmed]]></category>
		<category><![CDATA[interconnexion électrique]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[KfW]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La BM approuve un financement de 268,4 millions de dollars à la Tunisie pour financer un projet d’interconnexion électrique avec l’Italie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/la-bm-approuve-de-financement-du-projet-elmed-dinterconnexion-electrique-tunisie-italie/">La BM approuve de financement du projet Elmed d’interconnexion électrique Tunisie-Italie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 268,4 millions de dollars à la Tunisie pour financer un projet d’interconnexion électrique avec l’Italie qui reliera les réseaux énergétiques entre la Tunisie et l’Europe.</em></strong></p>



<span id="more-8489761"></span>



<p>Le coût total du projet, dit Elmed, est d’environ 850 millions d’euros.</p>



<p>L’accord de prêt a été signé jeudi 22 juin 2023 par le ministre de l’Economie et de la Planification Samir Saied et le directeur pays de la Banque mondiale pour la Tunisie Alexandre Arrobbio.</p>



<p>Le projet appuiera le développement du marché des énergies renouvelables qui est essentiel au développement durable de la Tunisie et à sa stratégie de lutte contre le changement climatique, indique un communiqué de la BM.</p>



<p>L’Italie cherche à devenir une plaque tournante énergétique européenne et la création d’une interconnexion avec l’Afrique pour importer de l’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables s’inscrit dans sa stratégie visant à éliminer sa dépendance gazière vis-à-vis de la Russie.</p>



<p>Arrobbio a déclaré lors d’une réunion de haut niveau pour lancer le cadre de partenariat pays (CPF) 2023/27 qu’Elmed est le premier projet de la BM réalisé dans le cadre du nouveau CPF.</p>



<p>Le soutien à la stratégie énergétique 2035 du gouvernement, qui vise à sécuriser une part de 35% d’énergies renouvelables dans la consommation totale d’électricité (contre seulement 3% aujourd’hui), est l’une des priorités de la banque dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau cadre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vxly6BmXAa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/vers-lacceleration-des-travaux-du-projet-dinterconnexion-electrique-avec-leurope/">Vers l&rsquo;accélération des travaux du projet d&rsquo;interconnexion électrique avec l&rsquo;Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vers l&rsquo;accélération des travaux du projet d&rsquo;interconnexion électrique avec l&rsquo;Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/vers-lacceleration-des-travaux-du-projet-dinterconnexion-electrique-avec-leurope/embed/#?secret=fj0ekFanJd#?secret=Vxly6BmXAa" data-secret="Vxly6BmXAa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le financement, a déclaré le responsable de la BM, couvrira une partie des investissements généraux pour la construction d’une station de conversion principale et des sous-stations associées en Tunisie et aidera à établir l’interconnexion.</p>



<p>L’assistance technique proposée par le groupe BM comprend une aide à la mise en place d’un centre d’excellence pour les énergies renouvelables qui aidera la Tunisie à se positionner comme un centre de formation pour les projets d’énergies renouvelables en Afrique du Nord.</p>



<p>Le projet Elmed est également soutenu par le gouvernement italien, l’UE, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque allemande de développement KfW. Un financement supplémentaire comprend 25 millions de dollars de fonds concessionnels du Fonds vert pour le climat mobilisés dans le cadre de l’Initiative d’atténuation des risques liés aux énergies renouvelables durables, a ajouté le responsable pays de la BM.</p>



<p>Pour l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Fabrizio Saggio, qui a pris part à la cérémonie de lancement du Partenariat pays 2023-2027 de la BM avec la Tunisie, a déclaré que le projet Elmed <em>«représente un pilier de l’approche globale, à 360 degrés, promu par l’Italie vers la Tunisie et un premier pas concret vers le plein développement des énergies renouvelables dans le pays»</em>.</p>



<p><em>«Un pont d’opportunités entre l’Europe et l’Afrique et un changement de paradigme dans les relations énergétiques entre les deux continents»,</em> a souligné l’ambassadeur, soulignant les effets positifs que la création d’Elmed aura sur l’économie tunisienne en termes d’investissements, d’industries connexes et d’emplois.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fsMbuXwZoV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/tunisie-italie-linterconnexion-electrique-operationnelle-en-2029-2030/">Tunisie &#8211; Italie : l’interconnexion électrique opérationnelle en 2029-2030</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Italie : l’interconnexion électrique opérationnelle en 2029-2030 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/tunisie-italie-linterconnexion-electrique-operationnelle-en-2029-2030/embed/#?secret=QErDYCdPVS#?secret=fsMbuXwZoV" data-secret="fsMbuXwZoV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le nouveau CPF de la Banque mondiale avec la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jun 2023 05:51:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Arrobbio]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Cheick-Oumar Sylla]]></category>
		<category><![CDATA[Ferid Belhaj]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque mondiale lance un nouveau Cadre de partenariat-pays (CPF) avec la Tunisie, d’une durée de cinq ans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/le-nouveau-cpf-de-la-banque-mondiale-avec-la-tunisie/">Le nouveau CPF de la Banque mondiale avec la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Groupe de la Banque mondiale (BM) a annoncé, jeudi 15 juin 2023, le lancement d’un nouveau Cadre de partenariat-pays (CPF) avec la Tunisie, d’une durée de cinq ans, qui vient «appuyer le plan de développement du gouvernement en faveur d’une expansion économique qui profite à tous, crée des emplois de qualité et renforce la résilience aux changements climatiques».</em></strong></p>



<span id="more-8377070"></span>



<p>Le CPF sera mis en œuvre conjointement par la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga), avec une enveloppe annuelle sur cinq ans d’environ 400 à 500&nbsp;millions de dollars, auxquels s’ajouteront des investissements d’IFC et des garanties de la Miga, indique la BM dans un communiqué.</p>



<p>Soumise à l’examen du conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale, cette stratégie fournit des orientations qui permettront à l’institution de <em>«continuer à jouer son rôle de partenaire de long terme»</em> auprès de la Tunisie et de sa population. &nbsp;</p>



<p><em>«Ce nouveau cadre, qui s’appuie sur le plan de développement&nbsp;2023‑2025 de la Tunisie et sa Vision&nbsp;2035, a été conçu sur la base du diagnostic‑pays systématique (SCD) réalisé par la Banque mondiale, ainsi que sur son prochain rapport national sur le climat et le développement»</em>, précise le communiqué. Il vise principalement, <em>«la création d’emplois de qualité par le secteur privé, le renforcement du capital humain et l’amélioration de la résilience au changement climatique et la réduction des émissions de carbone»</em>.</p>



<p>Le CPF a, également, pour objectif d’intégrer deux thèmes transversaux dans l’ensemble des programmes&nbsp;: <em>«la question du genre et de l’égalité des sexes, d’une part, et, d’autre part, l’enjeu de la responsabilité, de la participation et de la confiance. Il met aussi, l’accent sur la migration comme source d’opportunités pour le pays»</em>.</p>



<p>Pour Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, cette stratégie vient <em>«fixer le cadre sur lequel la Banque mondiale et la Tunisie pourront intensifier des programmes de nature à libérer le potentiel économique du pays et promouvoir un avenir meilleur pour ses habitants»</em>. Il a, à cet égard, souligné que la BM entretient une<em> «collaboration solide et de longue date avec la Tunisie»</em>, un pays qui, selon lui, a été <em>«durement touché par les multiples crises mondiales, mais fait preuve de résilience»</em>.</p>



<p>De son côté, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Saied a fait savoir que ce partenariat est <em>«une étape importante, qui permettra à la Tunisie de développer la protection sociale, l’éducation, la santé, et d’améliorer le climat des affaires afin de stimuler l’innovation, ainsi que la croissance verte, tout en réduisant les disparités régionales et favorisant l’inclusion sociale.»</em></p>



<p><em>«Dans la continuité des consultations approfondies menées avec le gouvernement, le secteur privé, la société civile et les partenaires de développement, le CPF témoigne de notre engagement en faveur de la croissance inclusive et durable de la Tunisie»</em>, affirme Alexandre Arrobbio, chef‑pays de la Banque mondiale pour la Tunisie.</p>



<p><em>«Si le CPF soutient l’obtention de résultats principaux durables à moyen terme, il répond également à des priorités à court terme, notamment le soutien direct aux familles les plus durement touchées par les crises, l’accès des petites et moyennes entreprises au financement, et la production d’énergie renouvelable»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Cheick-Oumar Sylla, directeur régional d’IFC pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique a, par ailleurs, déclaré que l’objectif de la BM, à travers cette nouvelle stratégie, est de <em>«renforcer la résilience et la compétitivité du secteur privé afin de créer des emplois, d’offrir des opportunités d’investissement et de soutenir les réformes du gouvernement tunisien visant à améliorer le climat des affaires»</em>.</p>



<p>Le respect des exigences environnementales et sociales de l’institution restera au cœur de la mise en œuvre du CPF avec la Tunisie, comme pour tous les partenariats du Groupe de la BM, insiste la banque.</p>



<p>Le lancement du CPF fera l’objet d’un évènement qui permettra de mettre en lumière son contenu et ses priorités immédiates, mais aussi, d’engager une discussion autour du Rapport sur le développement dans le monde 2023 de la Banque mondiale, intitulé <em>«Migrants, réfugiés et sociétés»</em>.&nbsp;</p>



<p>Pour rappel, les discussions autour du cadre de partenariat-pays (CPF) avaient été <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/suite-aux-remarques-de-saied-sur-les-migrants-la-banque-mondiale-suspend-le-programme-tunisien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">temporairement suspendues</a>, le 6 mars 2023, par la direction de la BM, suite à la polémique suscitée par les déclarations du président de la république Kaïs Saïed sur les migrants subsahariens en Tunisie.</p>



<p>L’institution financière internationale avait, cependant, souligné que le dialogue et l’engagement avec les autorités tunisiennes restent maintenus, ajoutant qu’elle avait pris note des mesures positives prises par le gouvernement pour apaiser la situation des migrants dans le pays. </p>



<p><strong><em>Avec Tap.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NqWY2ofkv3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/">Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/embed/#?secret=Y4wKw7wHAk#?secret=NqWY2ofkv3" data-secret="NqWY2ofkv3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/le-nouveau-cpf-de-la-banque-mondiale-avec-la-tunisie/">Le nouveau CPF de la Banque mondiale avec la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : séminaire de lancement du projet Swafy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 10:35:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ANPR]]></category>
		<category><![CDATA[culture scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Marcus Cornaro]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Boukthir]]></category>
		<category><![CDATA[Programme EU4Youth]]></category>
		<category><![CDATA[recherche scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Swafy]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancement à, Tunis du projet Science With And For Youth (Swafy). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/tunisie-seminaire-de-lancement-du-projet-swafy/">Tunisie : séminaire de lancement du projet Swafy</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le cadre du projet Science With And For Youth (Swafy) financé par l’Union européenne, l’Agence nationale de la promotion de la recherche scientifique (ANPR) organise le séminaire de lancement du projet et ce, ce vendredi 2 juin 2023 à l’hôtel Movempick Lac Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-8188528"></span>



<p>Le projet Swafy vise à disséminer la culture scientifique et son attractivité au sein de la jeunesse tunisienne, à travers le renforcement et la valorisation du potentiel de la jeunesse dans les sciences, l’appui aux acteurs et au tissu associatif travaillant dans ce domaine, la professionnalisation de la créativité chez les jeunes, l’accès équitable à la science dans toutes les gouvernorats, la création de startups dans ce domaine et le renforcement du rôle de la jeunesse dans l’établissement d’une politique sectorielle en la matière.</p>



<p>«Nous nous félicitons du démarrage du projet Swafy, 4<sup>e</sup> projet à démarrer sous le chapeau du Programme EU4Youth. Un projet qui témoigne de l’engagement de l’Union européenne à aider la Tunisie pour faire face aux défis sociaux et économiques, à travers la jeunesse tunisienne et son fort potentiel dans l’essor du pays», déclare Marcus Cornaro, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie.</p>



<p>L’événement, marqué par la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Moncef Boukthir, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Samia Charfi, conseillère auprès de la cheffe du gouvernement et le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Saied, est une occasion pour présenter le projet Swafy, ses objectifs, ses activités et les résultats attendus, mettre en exergue l’état des lieux des activités de créativité en termes éducatif, institutionnel, réglementaire, économique, écouter des témoignages de quelques acteurs clés sur leurs expériences avec et dans les espaces de créativité, et présenter l’appel à propositions au profit de la société civile : critères d’éligibilité, critères d’évaluation, type d’action à proposer, type de dépense éligible et non éligible&#8230;</p>



<p>Pour plus d’informations sur le projet Swafy sur les sites web de l’<a href="http://www.anpr.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ANPR</a> et les pages Facebook <a href="https://www.facebook.com/anprtunisie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ANPR</a> et <a href="https://www.facebook.com/swafyproject/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Projet Swafy</a>.</p>



<p><strong><em>Communiqué. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/tunisie-seminaire-de-lancement-du-projet-swafy/">Tunisie : séminaire de lancement du projet Swafy</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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