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	<title>Archives des système bancaire - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des système bancaire - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Réformer la BCT &#124; Jusqu’où peut aller Kais Saïed ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 08:18:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[loi de 2016]]></category>
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		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le président Kais Saïed multiplie les injonctions et les critiques à l’égard de la BCT et du système bancaire dans son ensemble. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/28/reformer-la-bct-jusquou-peut-aller-kais-saied/">Réformer la BCT | Jusqu’où peut aller Kais Saïed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le système bancaire, sous la houlette de Banque centrale de Tunisie (BCT), n’inspire plus la confiance des Tunisiens. Le président Kais Saïed multiplie les injonctions et les critiques à l’égard du système bancaire dans son ensemble. Il exige des réformes et ajustements structurels, le plus tôt possible. Mais, jusqu’où peut-il aller et quels sont les risques liés à une réforme précipitée et peu concertée ?</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-16001315"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Faut-il le rappeler, la tension est à son comble entre d’un côté, le pouvoir monétaire et son <em>«cartel»</em> de banques, et d’un autre côté, le pouvoir exécutif appuyé par une opinion publique qui a perdu sa confiance envers les politiques monétaires et le système bancaire.</p>



<p>Et depuis une semaine, le duel passe à la vitesse supérieure. Un duel devenant parfois émotionnel et souvent erratique. La nouvelle cheffe du gouvernement (nommée depuis quelques &nbsp;jours) veut accélérer le processus de la réforme de la banque centrale et du système bancaire, en impliquant uniquement les parties prenantes gouvernementales. Sans publier davantage de documents et d’études étayant les faits et les enjeux par des analyses scientifiques portant sur les dérives du système bancaire et de la Banque centrale surtout depuis la révision de sa loi organique en 2016.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une opacité totale</h2>



<p>Mercredi, la Banque centrale de Tunisie (BCT) baisse très légèrement son taux directeur, mais avec beaucoup de réticence et surtout une opacité totale sur les délibérations. On ne sait rien sur l’ordre du jour, sur les délibérations, les votes et encore moins sur les avis de ces élites présentes au conseil d’administration et qui opèrent derrière des portes closes, et parfois à la merci des lobbyistes et de groupes d’intérêts connus.</p>



<p>Aucune étude empirique n’est communiquée, et le gouverneur de la BCT n’est même pas en mesure de sortir dans les médias pour faire expliquer sa vision et articuler une logique rationnelle pour la réforme de son institution.</p>



<p>C’est un déficit de leadership qui n’arrange rien à la réputation et au branding de l’institut d’émission. Une institution pourtant historiquement respectée, par son histoire, ses leaders d’antan et ses positions avant-gardistes depuis sa création en 1958.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QxzoUN0q1R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/">Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/embed/#?secret=Vp6yeDlIHf#?secret=QxzoUN0q1R" data-secret="QxzoUN0q1R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En cause, des taux d’intérêt usuraires, un blocage de l’investissement, une institution infectée par la corruption, le blanchiment d’argent, fuite de capitaux et évasion fiscale. Un code de change qui aggrave les choses et qui incarne tous les vices cachés du monétarisme en vigueur. En cause aussi la smala qui gère le système bancaire, agissant <em>«hors la loi»</em> et bloquant franco l’entrée de nouveaux acteurs, investisseurs et joueurs dans les marchés financier et économique en Tunisie.</p>



<p>Durant les derniers mois et semaines, le président Kais Saïed a <em>«sermonné»</em> publiquement et à plusieurs reprises le gouverneur de la BCT, appelant les banques à <em>«respecter la loi»</em> et à <em>«réformer la politique monétaire»</em>. Peine perdue.</p>



<p>Le président a visité le siège de la BCT et des banques connues avec des dossiers sous les bras pour illustrer l’ampleur de la corruption et malversations au sein de certaines institutions monétaires et financières.</p>



<p>Citoyens et élites sont laissés dans le flou total. C’est quoi le problème? Pourquoi le système bancaire fait-il la sourde oreille aux injonctions du chef de l’exécutif? Es-ce un une sorte d’Etat dans l’Etat?</p>



<p>Des questions complexes qui taraudent les esprits des acteurs économiques et des citoyens avertis des enjeux financiers et monétaires en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Loi de 2016 est anachronique et obsolète</h2>



<p>La Loi 2016 sur la BCT est devenue <em>«anachronique»</em>, en faisant maladroitement décrocher l’institut d’émission des instances de gouvernance de la Tunisie, et en la mettant de facto aux ordres du FMI et autres influences inspirées par les accords de Bretton Woods (1944).</p>



<p>Une grave erreur, une telle loi a mal compris le concept de l’indépendance des banques centrales. Les économistes liés au parti intégriste de Rached Ghanouchi n’ont rien compris aux théories et principes régissant l’indépendance des politiques monétaires.</p>



<p>La loi de 2016 sur la BCT a été conçue par un parlement tunisien, dominé par les Frères musulmans. Une Loi qui répond aux diktats et conditionnalités imposés par le FMI, au prétexte de l’<em>«indépendance de la BCT»</em>.</p>



<p>Le parlement a à l’évidence voulu légitimer son pouvoir en obéissant aux impératifs de l’orthodoxie monétariste, de plus en plus contestée en Europe et même aux Etats-Unis, depuis le premier mandat de Trump.</p>



<p>Les islamistes ont volontairement centré le mandat de la BCT sur la lutte à l’inflation, et donc sur l’utilisation des leviers liés aux taux d’intérêt composé, pourtant interdit par l’islam (<em>al-riba</em>). Ils ont aussi et sciemment occulté le rôle stratégique de la politique monétaire en matière de relance économique du PIB et de l’emploi.</p>



<p>Sous leur gouverne, la BCT et le système bancaire ont été mis sur des listes noires pour blanchiment de l’argent sale et des transferts de devises visant à financer le terrorisme et l’enrichissement illicite d’élites politiques proches du pouvoir. En même temps, le dinar a perdu plus de 60% de sa valeur d’échange avec les devises fortes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DhtkrVYbcZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/28/le-double-discours-des-tunisiens-face-au-fmi-a-washington/">Le double discours des Tunisiens face au FMI à Washington</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le double discours des Tunisiens face au FMI à Washington » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/28/le-double-discours-des-tunisiens-face-au-fmi-a-washington/embed/#?secret=grgOhMumQ6#?secret=DhtkrVYbcZ" data-secret="DhtkrVYbcZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sans aucun doute, la Loi de 2016 sur la Banque centrale doit rapidement être repensée et réécrite. Tout en favorisant l’indépendance de l’institution des pouvoirs politiques, le nouveau texte de loi doit tenir compte de la responsabilité de la politique monétaire, non seulement dans la lutte contre l’inflation, mais aussi dans la promotion de la croissance et la création de l’emploi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Taux d’intérêt manipulés par les lobbyistes</h2>



<p>Certes l’inflation a frôlé les 10% depuis 2019, année de la Covid-19. Une inflation principalement importée et amplifiée par la rupture des chaînes d’approvisionnement au niveau international, suite aux confinements et ruptures de stocks.</p>



<p>Depuis l’adoption de la loi de 2016, la BCT a exagérément sur-calibré les taux d’intérêt directeurs, permettant à la trentaine de banques d’engranger des centaines de millions de dinars de profit net, sans encourir aucun risque. Alors que l’économie est à genoux et les taux de croissance sont nuls et parfois négatifs.</p>



<p>La trentaine de banques organisées en cartel, au grand jour, font payer à leurs PDG des salaires mirobolants pouvant atteindre presque 2 millions de dinars par an (salaires, actions et bonus).</p>



<p>Il faut dire que ces banques profitent aussi de leur engagement pour financer les déficits budgétaires à des taux qui dépassent 2 à 3 fois les taux pratiqués par le FMI, ou les autres organisations internationales. Elles sont appuyées pour ce faire par la planche à billet de la BCT.</p>



<p>La situation actuelle et les textes en vigueur pour gérer la BCT et la politique monétaire sont devenus contreproductifs, incapables de maîtriser totalement l’inflation et générateurs de récession, de chômage et de stagflation. La part de l’investissement dans le PIB a chuté de 28% en 2010, à moins de 6% en 2020-2022.</p>



<p>En plus des textes législatifs à repenser, la Tunisie de Kais Saïed doit infléchir les objectifs et les instruments de la politique monétaire et les mettre au service de l’économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des banques qui n’inspirent plus confiance</h2>



<p>L’opinion publique tunisienne est remontée contre le système bancaire. Les citoyens ont compris les manigances et les enjeux de pouvoir financier qu’exercent les banques sur l’économie, pour s’enrichir et vampiriser aussi bien les épargnants que les investisseurs.</p>



<p>Plusieurs banques de développement ont été déplumées ou bradées au profit d’intérêt privés avant d’être absorbées par d’autres banques, souvent étrangères. On se rappelle de la Banque du Sud, et d’autres sociétés à capital de risque aussi absorbées au grand mépris des règles de la concurrence et de la transparence. Les actionnaires ont été saignées à blanc. Nos parents ont du temps de Bourguiba cotisé par des retenus sur salaire à la constitution de nombreuses banques de développement liquidées depuis, par la privatisation et la corruption de l’ère de Ben Ali.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0BgBGK7NN7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/statut-de-la-banque-centrale-de-tunisie-un-projet-damendement-qui-pose-probleme/">Statut de la Banque centrale de Tunisie : un projet d’amendement qui pose problème</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Statut de la Banque centrale de Tunisie : un projet d’amendement qui pose problème » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/statut-de-la-banque-centrale-de-tunisie-un-projet-damendement-qui-pose-probleme/embed/#?secret=IRjuTbRlfT#?secret=0BgBGK7NN7" data-secret="0BgBGK7NN7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On se rappelle aussi des cartons de liasses en devises acheminées mensuellement au dictateur Ben Ali et les membres de sa famille directe, avec évidemment la complicité des autorités supérieures de la BCT, gouverneur et membres de son conseil d’administration de l’époque.</p>



<p>Ces dernières années, les frais bancaires ont atteint des niveaux mirobolants. En plus, les banques limitent les montants des retraits, pour démultiplier les frais, introduisant toujours plus d’agios et de prélèvement pour la gestion des comptes. On délivre les cartes de crédits au compte-goutte et on limite l’ouverture de comptes bancaires aux personnes récipiendaires de salaires réguliers.</p>



<p>Les sondages d’opinion confirment cette perte de confiance collective envers le système bancaire tunisien. Les bases de données du World value Survey (WVS) démontrent l’ampleur de l’in-confiance affichée par les Tunisiens et les Tunisiennes envers leurs banques et envers les institutions monétaires internationales (FMI, Banque mondiale).</p>



<p>Le sondage WVS mené en 2022 montre que 75% des Tunisiens et Tunisiennes ne font pas confiance à leurs banques. Ce taux se repartit entre 27,3% de répondants qui ne font aucune confiance aux banques tunisiennes, et 47,5% déclarent ne pas faire assez confiance.</p>



<p>La déchéance de la confiance est réelle. Le même sondage mené en 2013 par cet organisme universitaire reconnu montre que seulement 54% des répondants ne font pas assez ou pas du tout confiance à leur système bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques et périls</h2>



<p>Au sujet de l’imperfection de la gouvernance de la BCT et des comportements cartélistes des banques, l’unanimité est acquise. Le président Saïed bénéficie d’un appui total de l’opinion publique nationale. Mais, dans la précipitation, il faut réformer les comportements, sans déformer les fondamentaux économiques régissant le rôle et la valeur ajoutée du système bancaire, agent majeur de la macroéconomie.</p>



<p>Les banques privées ou publiques ont leurs actionnaires, leurs épargnants et leurs clients. Il ne faut pas que les réformes pénalisent ces personnes (morales ou physiques). Les théories économiques basées sur la croissance économique stipulent une relation négative entre des taux d’intérêt très élevés d’un côté et un engagement collectif pour investir et créer la richesse par la stimulation de l’investissement.</p>



<p>Repenser et réécrire la Loi de 2016 sur la BCT doit impliquer plus que les membres du gouvernement et des cercles de conseillers du président ou du ministère des Finances.</p>



<p>Les universitaires doivent se prononcer explicitement et doivent sortir d’une approche girouette, fondée sur les portes tournantes, passant d’un parti à un autre, d’une approche à une autre, comme si de rien n’était.</p>



<p>Les universitaires doivent démontrer les écueils à éviter dans ce genre de réformes complexes et pour élaborer une nouvelle loi qui fait l’unanimité, sans prendre le risque d’une autre refonte après quelques années, et à la fin de mandat de l’actuel président.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois principes directeurs</h2>



<p>Les institutions internationales sont aux aguets, et il ne faut pas politiser les enjeux pour décrédibiliser la Tunisie, ses élites et son système bancaire. Trois principaux principes sont à faire valoir.</p>



<p>Un : l’indépendance doit être totale, et elle se doit de se doubler d’une distance officielle et franche face aux institutions de Bretton Woods, et leurs pseudos valeurs anti-État, antisocial et manipulations des taux de changes et autres conditionnalités dites <em>«rationnelles»</em>.</p>



<p>Deux : intégrité des responsables agissant au sein et dans la périphérie de la BCT et des banques qui vampirisent l’économie et qui multiplient les frais et les <em>«répressions financières»</em> contre les investisseurs et les épargnants. Ces banques doivent respecter leurs clients et agir de façon à insuffler la croissance économique, l’investissement, l’emploi.</p>



<p>Trois : transparence et souveraineté nationale sur les politiques monétaires et toutes ces ententes entourant une dette toxique, qui ruine le pouvoir d’achat et obscurcit l’avenir des nouvelles générations. L’opinion publique mérite le respect, notamment pour savoir les curriculum-vitae des membres du Conseil d’administration de la BCT et leurs votes pour ou contre les graves décisions liées au taux d’intérêt, aux taux de change, et à toutes dépendances liées aux va-et-vient au FMI, pour représenter la BCT et la Tunisie dans son ensemble.</p>



<p>Ce n’est pas simple, et il faudra associer toutes les parties prenantes dans ce processus fort délicat, qui demande autant de mobilisation que d’adhésion. La consultation et l’utilisation des données probantes doivent guider la réforme du système bancaire et comprendre les déterminants de l’efficience des politiques monétaires en Tunisie.</p>



<p>D’ici trois semaines auront lieu les Spring meeting du FMI à Washington, faut-il que la Tunisie s’y rende, pour quelle finalité et avec quelle délégation? Sachant que notre pays a officiellement réitéré plusieurs fois des fins de non recevoir aux diktats au FMI…</p>



<p><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p>Blog de l’auteur&nbsp;: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZUcN-TVwoI-uoAPY8BQdDluQC2hhCkED6pxNQ5hx1os6uMTmht3N0oaGrWqdCSuaOxGBTUuNXhNBNNn1F663b4F-tzbgBbc0KLrxB54CsMyY-o-wtuOS3RfO13h9WJ1Fev_nrLPPHISKBXzrt9EsDID1dzUiz-IKkDGh5FhaOh4Nw&amp;__tn__=-UK-R"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DTElhGWv5X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/24/tunisie-augmentation-du-taux-directeur-de-la-bct-un-remede-pire-que-le-mal/">Tunisie &#8211; Augmentation du taux directeur de la BCT : un remède pire que le mal ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Augmentation du taux directeur de la BCT : un remède pire que le mal ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/24/tunisie-augmentation-du-taux-directeur-de-la-bct-un-remede-pire-que-le-mal/embed/#?secret=3B2wwyXxVg#?secret=DTElhGWv5X" data-secret="DTElhGWv5X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gestion des risques : La Banque centrale annonce la publication de nouvelles circulaires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/gestion-des-risques-la-banque-centrale-annonce-la-publication-de-nouvelles-circulaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 20:22:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[solidité financière]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la poursuite de sa démarche proactive engagée depuis 2020 en matière de gestion des risques et de consolidation de la solidité financière du secteur bancaire, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) annonce la publication de deux nouvelles circulaires : Ces mesures s’inscrivent dans un contexte marqué par des défis persistants pesant...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Dans le cadre de la poursuite de sa démarche proactive engagée depuis 2020 en matière de gestion des risques et de consolidation de la solidité financière du secteur bancaire, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) annonce la publication de deux nouvelles circulaires :</strong></em></p>



<span id="more-15344670"></span>



<ul class="wp-block-list">
<li>La circulaire n°2025-01 relative à la division, couverture des risques et suivi des engagements, actualisant les paramètres de calcul des provisions collectives afin de mieux couvrir les risques latents et d’anticiper les éventuelles dégradations de la qualité des actifs bancaires ;</li>



<li>La circulaire n°2025-02 relative à la distribution des dividendes au titre de l’exercice 2024, encadrant la distribution de ces dividendes dans une optique de renforcement des fonds propres et de préservation de la stabilité financière.</li>
</ul>



<p>Ces mesures s’inscrivent dans un contexte marqué par des défis persistants pesant sur le secteur bancaire, notamment le ralentissement de l’activité de crédit observé au cours de ces deux dernières années et la progression des créances non performantes. Elles traduisent la volonté de la Banque Centrale de Tunisie de renforcer la capacité des établissements bancaires à absorber les chocs et à soutenir durablement l’économie nationale.</p>



<p>Par ailleurs, ces initiatives s’inscrivent dans une vision plus large de modernisation et de convergence du secteur bancaire tunisien vers les standards internationaux, en prévision d’un nouveau cycle de réformes structurantes visant à améliorer la résilience et la compétitivité du système financier.</p>



<p>La Banque Centrale de Tunisie réaffirme ainsi son engagement à poursuivre ses efforts en matière de supervision et de réglementation prudentielle, en vue de garantir la stabilité du système bancaire et d’accompagner son évolution dans un environnement économique en mutation.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/gestion-des-risques-la-banque-centrale-annonce-la-publication-de-nouvelles-circulaires/">Gestion des risques : La Banque centrale annonce la publication de nouvelles circulaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Pas de relance sans réforme du système de la concurrence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/tunisie-pas-de-relance-sans-une-reforme-du-systeme-de-la-concurrence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2024 07:30:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie entrepreneuriale]]></category>
		<category><![CDATA[relance économique]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les plus grands freins à la réforme et à la démocratisation de l’économie en Tunisie pourraient bien être les  cols blancs confortablement installés dans leurs privilèges. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/tunisie-pas-de-relance-sans-une-reforme-du-systeme-de-la-concurrence/">Tunisie : Pas de relance sans réforme du système de la concurrence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie, il n’est pas excessif de penser qu’aucune relance économique ou démocratie entrepreneuriale ne pourront voir le jour sans une réforme en profondeur du système bancaire et de la concurrence.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-12948733"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Dans cette profonde crise structurelle avec la conjonction de causes endogènes et exogènes exceptionnellement défavorables, il est quand même désarçonnant de voir le secteur bancaire réaliser des chiffres de croissance et de bénéfices multiples de la croissance économique nationale. **</p>



<p>Pourtant, il est de notoriété publique que les banques tunisiennes n’utilisent pas de procédés ou de schémas plus modernes et plus créateurs de richesse que ceux de leurs homologues européennes, asiatiques et américaines.</p>



<p>Face à ce mystère, certains vont jusqu’à imputer cette rentabilité et cette croissance hors norme à une situation de rente et des ententes de cartels qui feraient du système bancaire un mécanisme d’appauvrissement de l’entreprise, surtout de la PME, et d’extorsion du contribuable.</p>



<p>En Tunisie, il n’est pas excessif de penser qu’aucune relance économique et une démocratie entrepreneuriale ne pourront voir le jour sans une réforme en profondeur du système bancaire et de la concurrence.</p>



<p>Les plus grands freins à la réforme et à la démocratisation de l’économie pourraient bien ne pas être des contrebandiers ou des spéculateurs tapis dans des dépôts et hangars éparpillés dans l’arrière-pays mais plutôt des cols blancs confortablement installés dans des bureaux luxueux et climatisés avec des primes insolentes et une mentalité de rapace et de charognard.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur. </em></p>



<p>** <em>Au 31 décembre 2023, les 19 banques ayant publié leurs états financiers à ce jour ont cumulé  un résultat net de 1 549,7 millions de dinars, en progression de 12,2% par rapport à l’exercice 2022. Le résultat net bénéficiaire de la BH, par exemple, s’est accru, au cours de la même période, de plus de 14%, et celui de la Biat de 10,6%. Sachant que la croissance économique nationale pour 2023 n’a pas dépassé… 0,4%. Nos banquiers sont certes de bons gestionnaires, mais tout de même, cet écart est insolent et signale un grave dysfonctionnement structurel !</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QUaSSYitFf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/">Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/embed/#?secret=wmXP7Rjb9G#?secret=QUaSSYitFf" data-secret="QUaSSYitFf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/tunisie-pas-de-relance-sans-une-reforme-du-systeme-de-la-concurrence/">Tunisie : Pas de relance sans réforme du système de la concurrence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le secteur bancaire ne finance pas assez l’économie en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/31/le-secteur-bancaire-ne-finance-pas-assez-leconomie-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 09:57:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Bedoui]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[épargne nationale]]></category>
		<category><![CDATA[FTDES]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sami Nebiet]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Mokadem]]></category>
		<category><![CDATA[Nourel Houda Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Saadaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système bancaire tunisien doit être radicalement transformé afin d’améliorer ses performances en matière de financement de l’économie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/31/le-secteur-bancaire-ne-finance-pas-assez-leconomie-en-tunisie/">Le secteur bancaire ne finance pas assez l’économie en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le secteur bancaire doit jouer pleinement son rôle dans le financement des investissements et des projets, souligne une étude sur les «Problèmes de financement de l’économie» réalisée par le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).</em></strong></p>



<span id="more-10333133"></span>



<p>L’étude soutient que le système bancaire tunisien doit être radicalement transformé afin d’améliorer ses performances en matière de financement de l’économie, des particuliers et des petites et moyennes entreprises (PME).</p>



<p>Cette étude, présentée lundi 30 octobre 2023, lors d’une journée d’étude à Tunis, propose également l’activation de l’économie sociale et solidaire (ESS) comme moyen de dynamiser l’épargne et l’investissement en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie au service des autres</h2>



<p>S’exprimant à cette occasion, Abdeljalil Bedoui, responsable de l’étude au FTDES, a déclaré que <em>«le financement de l’économie tunisienne est devenu difficile alors que le pays souffre d’une crise financière publique complexe»</em>. Il a ensuite évoqué l’aspect historique et structurel du financement de l’économie à travers l’héritage colonial, qui a eu un impact négatif sur le taux d’épargne, qu’il a qualifié de <em>«faible»</em>, en raison du transfert de richesses à l’étranger vers les pays développés, a-t-il dit.</p>



<p>Bédoui a également souligné que le modèle de développement adopté depuis l’indépendance, notamment depuis les années 1960, <em>«ne peut pas accroître le volume des richesses productives»</em>. Cela, a-t-il expliqué, est dû à l’existence de plusieurs canaux illégaux de transfert financier et à la contrebande d’argent par l’intermédiaire d’institutions non-résidentes habilitées à transférer leurs bénéfices et le service de leur dette. Ces facteurs ont conduit à une économie qui fonctionne pour le bénéfice des autres, car tous les fondements de la création de richesse disparaissent, a déclaré l’économiste.</p>



<p>L’étude recommande également d’améliorer les performances du secteur bancaire afin d’atteindre le niveau de certains pays où les prêts représentent plus de 100% du PIB. Elle suggère aussi de réduire le recours à la dette extérieure en améliorant les performances du secteur bancaire et en augmentant la petite épargne en renforçant l’ESS qui peut mobiliser des financements et améliorer l’épargne.</p>



<p>L’amélioration des performances du système bancaire passera nécessairement par une restructuration par la réduction du nombre de banques, comme au Maroc, où le nombre de banques est inférieur à celui de la Tunisie mais où les prêts dépassent 100% du PIB, a souligné le responsable du FTDES.</p>



<p>Il a également critiqué le faible niveau de financement bancaire des PME, qui représentent 90% du tissu économique mais ne reçoivent que 12% de ces financements.</p>



<p>L’étude a été réalisée par cinq économistes : Abdejalil Bedoui, Zied Saadaoui, Mongi Mokadem, Mohamed Sami Nebiet et Nourel Houda Jelassi.</p>



<p>La première partie traite de l’histoire de la problématique du financement et de ses relations avec les composantes du modèle de développement.</p>



<p>La deuxième a porté sur la contribution du système bancaire tunisien au financement de l’économie nationale et a mis en évidence la nécessité d’une transformation profonde du système bancaire en vue d’améliorer ses performances dans le domaine du financement de l’économie, des particuliers et des petites et moyennes entreprises (PME).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une épargne trop faible pour impulser l&rsquo;investissement  </h2>



<p>La troisième partie a traité de la contribution des financements étrangers au renforcement du développement de la Tunisie et à la plus grande intégration de son économie dans l’économie mondiale, tout en soulignant sa contribution limitée à celle-ci.</p>



<p>La quatrième partie a souligné la nécessité de promouvoir l’épargne nationale comme moyen clé de financement des investissements et de renforcer le processus de développement en mettant en œuvre une réforme fiscale audacieuse, en augmentant les ressources non fiscales, en rationalisant les dépenses publiques et en développant l’épargne populaire afin de réduire l’écart croissant entre le taux d’épargne dans le PIB et le taux d’investissement, qui atteindra 9% en 2020.</p>



<p>Quant à la cinquième partie de l’étude, elle a souligné la nécessité de développer une économie sociale comme source supplémentaire de financement et élément important d’enrichissement du tissu économique et institutionnel, tout en augmentant le taux de création de richesse et en renforçant la voie du développement.</p>



<p>La sixième partie a également abordé la question de la microfinance comme outil pour accélérer l’intégration financière des groupes exclus du circuit économique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F0Hwjs225N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/les-tunisiens-ont-ils-perdu-confiance-en-leur-systeme-monetaire/">Les Tunisiens ont-ils perdu confiance en leur système monétaire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens ont-ils perdu confiance en leur système monétaire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/les-tunisiens-ont-ils-perdu-confiance-en-leur-systeme-monetaire/embed/#?secret=HDOpvAXf92#?secret=F0Hwjs225N" data-secret="F0Hwjs225N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/31/le-secteur-bancaire-ne-finance-pas-assez-leconomie-en-tunisie/">Le secteur bancaire ne finance pas assez l’économie en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire de la BH Bank : l’arbre qui cache la forêt </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/07/affaire-de-la-bh-bank-larbre-qui-cache-la-foret/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 09:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[BH Bank]]></category>
		<category><![CDATA[blanchiment d’argent]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'affaire de la BH Bank met en évidence les problèmes structurels persistants du secteur bancaire tunisien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/07/affaire-de-la-bh-bank-larbre-qui-cache-la-foret/">Affaire de la BH Bank : l’arbre qui cache la forêt </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/05/tunisie-nouvelle-mise-en-depot-dans-laffaire-de-la-bh-bank/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">série d’arrestations</a> et de poursuites ciblant des cadres ainsi qu’un ancien président directeur général d’une banque publique, la BH Bank en l&rsquo;occurrence, met en évidence les problèmes structurels persistants du secteur bancaire tunisien. Cette affaire révèle des lacunes en matière de gouvernance et de contrôle, soulignant ainsi l’urgence de réformes pour restaurer la confiance et préserver l’intégrité du système financier.</em></strong></p>



<p>Pat <strong>Hssan Briki  </strong></p>



<span id="more-9271925"></span>



<p>Nous n&rsquo;entrerons pas dans le fond de l&rsquo;affaire de la BH Bank, car le peu d&rsquo;éléments qui en ont filtré ne nous permettent pas d&rsquo;identifier la nature du délit reproché aux prévenus et la crédibilité des accusations portées contre eux. Si c&rsquo;est simplement une affaire de prêt accordé sans garanties, comme l&rsquo;ont relayé certains médias, il convient de rappeler qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucun texte juridique ou réglementaire obligeant une banque à exiger des garanties pour accorder un prêt, surtout lorsque le client est un opérateur économique ayant pignon sur rue et qui réalise des chiffres d&rsquo;affaires importants, dont témoignent ses activités bancaires. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;autre chose, attendons d&rsquo;y voir plus clair avant de nous lancer dans des jugements. Et même si la justice s&rsquo;est empressée de les écrouer, les prévenus sont présumés innocents jusqu&rsquo;à preuve du contraire. </p>



<p>Cette affaire pose un problème plus large, celui du rôle, de la place et de la situation du secteur bancaire dans l&rsquo;économie tunisienne. Ce secteur, qui compte 38 établissements (ce qui est excessif), fait face à plusieurs problèmes, dont la dispersion, la fragilité et surtout ce que certains qualifient de système de rente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mauvaise gouvernance et blanchiment d’argent&nbsp;</h2>



<p>Les banques en Tunisie sont souvent des extensions de conglomérats économiques appartenant à des familles qui contrôlent chacune plusieurs secteurs et y opèrent souvent presque exclusivement. En général, ces conglomérats détiennent des actions dans plusieurs banques, en y possédant la majorité du capital et en contribuant au capital d’autres. Ce qui créé des situations de monopole et de contrôle de certains aspects du cycle économique. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="39icLlvVPV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/18/les-banques-tunisiennes-tres-exposees-aux-desequilibres-economiques/">Les banques tunisiennes très exposées aux déséquilibres économiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les banques tunisiennes très exposées aux déséquilibres économiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/18/les-banques-tunisiennes-tres-exposees-aux-desequilibres-economiques/embed/#?secret=pknNu3lWLs#?secret=39icLlvVPV" data-secret="39icLlvVPV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans son <a href="http://www.courdescomptes.nat.tn/Fr/thematiques_58_4_-1_0_0_0000_0000_supervision-de-la-banque-centrale-de-tunisie-des-banques-et-des-etablissements-financiers__284" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport pour les années 2018 et 2019</a>, la Cour des Comptes a constaté, à la suite d’une mission de supervision couvrant les banques tunisiennes, que la Banque Centrale n’a pas imposé de sanctions concernant plusieurs violations identifiées lors de précédentes missions d’inspection, portant sur des domaines tels que la gouvernance, le contrôle interne, la lutte contre le blanchiment d’argent, l’octroi de prêts à des taux d’intérêt usuriers et les frais élevés pour les dépôts des épargnants.</p>



<p>La Cour a estimé la valeur des sanctions non-appliquées dans les domaines de la gouvernance et du contrôle interne s’élèvent à environ 123 millions de dinars, et environ 48 millions de dinars dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent.</p>



<p>La Cour a également averti que la Banque Centrale n’a pas mis en place le comité de sanctions prévu par la loi bancaire, un comité indépendant chargé notamment d’imposer des sanctions aux banques enfreignant les dispositions légales et réglementaires relatives aux transactions avec des personnes liées aux établissements bancaires et aux institutions financières.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Principal bénéficiaire de la crise économique&nbsp;</h2>



<p>Avec ses participations au financement du budget de l’État avec des taux d’intérêt élevés, le secteur bancaire est le principal bénéficiaire de la crise économique et financière en Tunisie. Il profite du financement sécurisé de l’État au détriment de son rôle principal dans le financement des entreprises et des particuliers, la stimulation de la consommation et de l’investissement, ainsi que le financement de projets.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BUEyMsDLql"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/14/lanalyse-de-fitch-ratings-sur-letat-de-sante-des-banques-tunisiennes/">L’analyse de Fitch Ratings sur l’état de santé des banques tunisiennes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’analyse de Fitch Ratings sur l’état de santé des banques tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/14/lanalyse-de-fitch-ratings-sur-letat-de-sante-des-banques-tunisiennes/embed/#?secret=1aX2sgIpTl#?secret=BUEyMsDLql" data-secret="BUEyMsDLql" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La contribution des banques au financement du gouvernement à travers l’acquisition de bons du Trésor a dépassé 9 milliards de dinars en 2022. En plus des taux d’intérêt élevés et des frais exorbitants pour des services censés être gratuits, tels que les retraits aux distributeurs automatiques et les transferts électroniques, cela explique la hausse du bénéfice net des banques tunisiennes de 10,7% entre 2010 et 2019, alors que la croissance économique annuelle n’a pas dépassé 0,86% entre 2010 et 2020. En comparaison, le secteur bancaire au Maroc a enregistré une croissance annuelle moyenne de <em>«seulement»</em> 4,32% entre 2010 et 2020, malgré la situation économique plus favorable au Maroc qu’en Tunisie.</p>



<p>Pour restaurer la confiance des investisseurs, partenaires et bailleurs de fonds internationaux et préserver l’intégrité du système financier, des réformes profondes et urgentes sont nécessaires. La Tunisie doit repenser son secteur bancaire et surtout réformer ses  banques publiques en mettant l’accent sur l’efficacité, la gouvernance, la transparence et leur rôle primordial dans la relance économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/07/affaire-de-la-bh-bank-larbre-qui-cache-la-foret/">Affaire de la BH Bank : l’arbre qui cache la forêt </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>A propos de la cabale actuelle contre les banques en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/27/a-propos-de-la-cabale-actuelle-contre-les-banques-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 May 2023 12:22:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attessia]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Jrad]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand Riadh Jrad qualifie les banquiers tunisiens de voleurs... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/27/a-propos-de-la-cabale-actuelle-contre-les-banques-en-tunisie/">A propos de la cabale actuelle contre les banques en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quand un pseudo chroniqueur télé se lâche sur la Banque centrale de Tunisie pour appeler à revoir la loi de 2016 instaurant l’indépendance de ses décisions monétaires du pouvoir exécutif et qu’il qualifie les banquiers de la place de voleurs, sans qu&rsquo;il soit remis à sa place</em></strong>, <strong><em>cela laisse vraiment perplexe et suscite des inquiétudes.</em></strong> </p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-8063646"></span>



<p>Le chroniqueur en question, Riadh Jrad en l’occurrence, qui sévit quasi-quotidiennement sur le plateau du talk-show <em>‘‘Rendez-vous 9’’ </em>sur Attessia, est un <em>«gamin»</em> qui, malgré son jeune âge, a déjà mangé à tous les râteliers.</p>



<p>Il a en effet été de tous les mauvais coups au cours des trois ou quatre dernières années. Il était l’un des animateurs du mouvement dit des Gilets rouges qui, à l’instigation de Nabil Karoui, était dirigé contre l’ancien chef de gouvernement Youssef Chahed, mouvement qui fit pschitt en deux temps et trois mouvements, le temps d’une conférence de presse et de quelques brefs passages sur la chaîne Nessma.</p>



<p>Jrad a aussi roulé pour l’ancien magnat de la publicité et de la télévision, aujourd’hui en fuite à l’étranger, et il prit part activement à sa campagne électorale pour la présidentielle de 2019. Mais après la victoire de Kaïs Saïed, l&rsquo;activiste n’a pas ruminé longtemps la défaite qui a vu ses rêves de gloire s’évaporer. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un si piètre analyste</h2>



<p>Petite girouette devant l’Eternel, montable et démontable à souhait, le Jrad de service a juste retourné sa veste pour devenir l’un des plus féroces partisans du nouveau président. Et n’essayez surtout pas de crier plus fort que lui… D’autant que la parenthèse de sa vociférante connivence avec Nadia Akacha n’a pas résisté longtemps à la disgrâce de l’ex-cheffe de cabinet de Saïed. Coïncidence ou signe du destin : celle-ci est aussi en fuite à l’étranger. C’est à croire que le sieur Jrad est un si piètre analyste qu’il mise toujours sur le plus mauvais cheval… ou la plus mauvaise jument.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tu9LgBhxD4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/25/tunisie-lindependance-de-la-banque-centrale-nest-pas-remise-en-cause/">Tunisie : l’indépendance de la banque centrale n’est pas remise en cause</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l’indépendance de la banque centrale n’est pas remise en cause » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/25/tunisie-lindependance-de-la-banque-centrale-nest-pas-remise-en-cause/embed/#?secret=RItH5cLGdt#?secret=tu9LgBhxD4" data-secret="tu9LgBhxD4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>N’ayant pas froid aux yeux et ne reculant devant aucun combat perdu d’avance, le chroniqueur d’Attessia s’est lancé ces derniers jours dans un nouveau combat. C’est ainsi que, du haut de sa superbe ignorance des arcanes de l’économie et de la fiance, il est parti en guerre contre la Banque centrale, dont l’indépendance du pouvoir exécutif semble l’énerver au plus haut point, et contre ce qu’il appelle, dans le sillage de certains activistes, le <em>«cartel des banques»</em> dont le tort est, selon lui, de gagner beaucoup d’argent. Et de ne pas en donner assez aux pauvres et aux démunis, comme si le rôle des banques était de parer aux carences de l’Etat, ou de jouer aux pères Noël.  </p>



<p>On peut certes reprocher beaucoup de choses au système bancaire tunisien, à commencer par sa soumission intéressée à l’Administration. On peut lui reprocher son <em>«entente»</em> avec celle-ci, et souvent aux dépens des clients institutionnels et individuels. On peut lui reprocher également sa manière d’agioter idiot et de se sucrer à volonté, ainsi que son manque de goût pour le risque. </p>



<p>On reprocherait volontiers à nos banques de ne pas aider suffisamment à la relance économique dans le pays, en volant au secours des entreprises en manque de liquidité pour développer leurs activités. On pourrait aussi enquêter sur certains cas de conflit d’intérêt qui sont derrière de détestables accointances de toutes sortes (il suffit pour cela de jeter un coup à la composition de certains conseils d&rsquo;administration); lesquels accointances, sous d’autres cieux, auraient provoqué des scandales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La porte à l’anarchie</h2>



<p>Tous ces défauts peuvent être mis sur la table, discutés et des remèdes trouvés pour les corriger afin que le système bancaire puisse jouer un rôle plus efficace au service de l’économie nationale. Mais de là à remettre aujourd’hui en question le principe même de l’indépendance de l’Institut d’émission et à appeler à revoir la loi de 2016 ayant instauré l’indépendance de sa politique monétaire pour l’assujettir à nouveau aux diktats du pouvoir exécutif, surtout au moment où ce pouvoir ne donne pas l’impression de bien maîtriser son sujet et de naviguer à vue, sans stratégie ni vision, c’est ouvrir la porte à l’anarchie.</p>



<p>Ce qui dans cette affaire est d’autant plus inquiétant c’est qu’un tel discours est aujourd’hui tenu par des responsables politiques, Jrad et les autres comparses ne faisant en réalité que donner une plus grande résonnance médiatique à ce qui se chuchote dans les coulisses du pouvoir. </p>



<p>C’est pourquoi nous trouvons étrange le silence des autorités financières et à leur tête le gouverneur Marouane Abassi, qui tardent à communiquer clairement sur le sujet pour rassurer l’opinion qu’il n’y a pas de risque de dérapage qui aggraverait la crise financière déjà asphyxiante que traverse le pays.   </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sq0Mdv4uLn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/25/la-banque-centrale-de-tunisie-nouvelle-cible-de-la-prise-de-pouvoir-de-kais-saied/">La Banque centrale de Tunisie, nouvelle cible de la prise de pouvoir de Kaïs Saïed ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Banque centrale de Tunisie, nouvelle cible de la prise de pouvoir de Kaïs Saïed ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/25/la-banque-centrale-de-tunisie-nouvelle-cible-de-la-prise-de-pouvoir-de-kais-saied/embed/#?secret=hH0rJD9oAw#?secret=sq0Mdv4uLn" data-secret="sq0Mdv4uLn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/27/a-propos-de-la-cabale-actuelle-contre-les-banques-en-tunisie/">A propos de la cabale actuelle contre les banques en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>S&#038;P se rappelle au souvenir de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/22/sp-se-rappelle-au-souvenir-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 07:50:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[défaut souverain]]></category>
		<category><![CDATA[déficits jumeaux]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[S&P]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le manque de financements extérieurs place la Tunisie dans une situation de défaut souverain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/22/sp-se-rappelle-au-souvenir-de-la-tunisie/">S&amp;P se rappelle au souvenir de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’absence d’accord de financement entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) et le manque de financements extérieurs placent le pays dans une situation de «défaut souverain» et pourraient coûter entre 4,1 et 7,6 milliards de dollars au système bancaire tunisien, soit entre 8% et 14,8% du PIB nominal fin 2023, selon le scénario le plus extrême de l’agence de notation Standard &amp; Poor’s (S&amp;P).</em></strong></p>



<span id="more-6603725"></span>



<p>Rappelons, à ce propos, que La notation souveraine de la Tunisie par l’agence S&amp;P a été retirée en 2013 par la BCT.</p>



<p>Dans un rapport rendu public lundi 20 février 2023, l’agence de notation américaine a présenté trois scénarios hypothétiques allant du <em>«faible stress»</em> au<em> «stress sévère»</em> et sur la base d’enquêtes auprès des investisseurs, l’agence a passé en revue les impacts financiers et économiques potentiels sur le secteur bancaire, qui fait face à un environnement <em>«ambigu»</em>.</p>



<p>L’agence a également indiqué dans son rapport les impacts de la pandémie de Covid-19 sur le pays et les moyens que la Tunisie pourrait utiliser pour financer ses déficits jumeaux et faire face aux risques menaçant le système bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois scénarios</h2>



<p>En scénario de <em>«stress sévère»</em>, S&amp;P estime que le pays risque de faire défaut à ses obligations financières s’il ne parvient pas à signer un accord avec le FMI et à obtenir d’autres soutiens bilatéraux, notamment des pays du Golfe, ce qui détériorerait la balance des paiements et les finances publiques. Cette situation se traduirait également par une <em>«forte»</em> dépréciation du dinar tunisien et une<em> «hausse substantielle»</em> de l’inflation et pousserait les banques à subir de <em>«lourdes pertes»</em> et augmenterait leur besoin de recapitalisation.</p>



<p>Dans le cas du scénario <em>«low stress»</em> le plus optimiste, l’agence de notation américaine estime qu’un accord avec le FMI serait signé d’ici la fin du premier trimestre 2023 et que la mise en place des réformes rétablirait <em>«progressivement»</em> la confiance en la Tunisie et stimuler les investissements du secteur privé.</p>



<p>Les finances publiques et extérieures devraient retrouver une trajectoire <em>«soutenable»</em>. Les banques locales pourraient commencer à mettre en œuvre les réformes pilotées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) même si le coût du risque bancaire devrait rester élevé mais, sur une tendance baissière par rapport à 2020/2021, précise l’agence.</p>



<p>Cependant, deux sources principales, externe et interne, restent valables pour ce scénario. Il s’agit d’un risque externe plus important de ralentissement en Europe et de hausse des prix des matières premières et de risques internes d’instabilité politique ou d’opposition majeure aux réformes.</p>



<p>Concernant le troisième scénario de <em>«stress modéré»</em>, Standard &amp; Poor’s suppose que l’absence de mise en œuvre des réformes empêcherait le pays de mobiliser les ressources nécessaires au financement de son budget, ce qui aura des impacts sur le soutien bilatéral et multilatéral.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites du marché local</h2>



<p>Sans soutien extérieur, le gouvernement serait contraint de s’appuyer sur le marché local pour tenter de mobiliser des ressources auprès des banques ou d’autres entreprises du secteur public disposant de liquidités suffisantes. Cela pourrait exacerber la pression sur les banques et éroder la rentabilité, a déclaré l’agence.</p>



<p>Au 9 février, le volume total de refinancement du système bancaire auprès de la BCT a atteint 14,5 milliards de dinars.</p>



<p>Selon la loi de finances de 2023, la Tunisie doit mobiliser 14,8 milliards de dinars d’emprunts extérieurs.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/22/sp-se-rappelle-au-souvenir-de-la-tunisie/">S&amp;P se rappelle au souvenir de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le FMI, complice de la «répression financière» en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/22/le-fmi-complice-de-la-repression-financiere-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 06:27:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[répression financière]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ici à Washington DC, dans les couloirs et conférence des Spring meetings du FMI &#38; World Bank, le buzzword se dénomme eMoney (monnaie digitale). Les délégations d’une centaine de pays annoncent la création de leur eMoney d’ici 2024. Face à ce chamboulement du système monétaire et financier mondial, la Tunisie traîne la patte, loin derrière,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/22/le-fmi-complice-de-la-repression-financiere-en-tunisie/">Le FMI, complice de la «répression financière» en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Repression-financiere.jpg" alt="" class="wp-image-388536"/></figure></div>



<p><strong><em>Ici à Washington DC, dans les couloirs et conférence des Spring meetings du FMI &amp; World Bank, le buzzword se dénomme eMoney (monnaie digitale). Les délégations d’une centaine de pays annoncent la création de leur eMoney d’ici 2024. Face à ce chamboulement du système monétaire et financier mondial, la Tunisie traîne la patte, loin derrière, avec une politique monétaire conservatrice qui consacre encore une «répression financière» et une législation de change qui date de janvier 1976, d’il y a 46 ans! Le Fonds monétaire international (FMI) est complice de ce </em>business as usual<em>! Pourquoi…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Moktar Lamari</strong>, de Washington, Spring meetings du FMI et la World Bank</p>



<span id="more-388535"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le FMI laisse faire, ferme les yeux, parle de toutes sortes de réformes à adopter par la Tunisie, sauf celle du système monétaire, et de la répression financière menée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Money talks</h2>



<p>La répression financière en Tunisie est une réalité systémique, concrète et qui se déploie par divers leviers, mécanismes et lobbys internationaux.</p>



<p>L’investissement est ligoté par un taux d’intérêt facial désormais à deux chiffres (12-16%), l’épargne est molestée par des taux d’intérêts réels négatifs (-4% à -6%), les frais bancaires sont exorbitants (7-9%), alors que presque 66% des adultes tunisiens (77% pour les femmes) sont privés de compte bancaire (jugés non-bancables). </p>



<p>Les banques agissent en cartel, en plein jour, refusant le jeu de la concurrence et la prise de risque. Elles imposent leurs intérêts à une Banque centrale très affaiblie et incapable de gouverner, pour changer le cours des choses.</p>



<p>Depuis 2016, la valeur du dinar a été amputée de moitié et les comptes en devises sont interdits. Le Tunisien moyen ne peut pas transiger librement en ligne et en devises pour acheter à l’international un médicament, une formation ou même une licence antivirus pour son ordinateur. Impensable au 21e siècle!</p>



<p>Le FMI et ses diktats sont omniprésents dans les politiques de la Banque centrale, parraine du système bancaire, insistant uniquement sur l’objectif de <em>«cibler et optimiser la lutte contre l’inflation»</em>.</p>



<p>En même temps, le système bancaire (33 banques) engrange des bénéfices colossaux (10% à 15% de bénéfice net moyen) et canalise l’essentiel de son épargne vers le Budget de l’État, plutôt que vers l’investissement et vers les moteurs de la croissance.</p>



<p>En Tunisie, le système bancaire porte encore les stigmates et les réflexes répressifs du régime dictatorial de Ben Ali. On pénalise les clients, on bonifie les amis et pour rien au monde on n’ose froisser les familles régnantes, les rentiers et ces propriétaires des banques. Avec la bénédiction de la Banque centrale évidemment.</p>



<p>Tout un système de coercition financière gère aujourd’hui la Tunisie du printemps arabe: les chèques sans provision génèrent 213 000 affaires pénales par an, détruisant ainsi des milliers d’emplois et engorgeant les prisons. Presque, un prisonnier sur trois est condamné pour une affaire pénale impliquant des transactions bancaires (chèques sans provision, amendes, infractions diverses).</p>



<p>En Tunisie d’aujourd’hui, la <em>«répression bancaire»</em> est alimentée par 3 ingrédients essentiels. D’abord, un État surendetté, dépensier et incapable de rationaliser son Budget. Ensuite, une grave récession économique et de fortes baisses de recettes fiscales, et enfin un secteur bancaire prédateur et habitué à l’argent facile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modus operandi</h2>



<p>La <em>«répression financière»</em>, un oxymore qui oppose la répression au libéralisme et aux libertés d’entreprendre prônées dans les milieux de la finance et des affaires.</p>



<p>Des économistes américains, de l’école de pensée du Public choice, ont décrit la <em>«répression financière»</em> et les raisons amenant les gouvernements à tirer avantage de mécanismes financiers pour les endurcir, notamment pour financer leurs budgets, leurs promesses électorales et pour se maintenir ultimement au pouvoir, coûte que coûte!<br><br>Shaw et McKinnon, économistes de l’Université de Stanford aux ÉU, ont fortement publié à ce sujet, mettant de l’avant trois facteurs distinctifs :<br>• Un, la <em>«répression financière»</em> pénalise les obligataires et les épargnants par des taux d’intérêt réels négatifs. De quoi pousser et forcer l’épargne à déguerpir vers l’économie informelle, de quoi boucher les canaux de l’investissement et de quoi fausser l’efficience économique.<br>• Deux, la <em>«répression financière»</em> est très corrélée avec le surendettement des États et avec des connivences (douteuses) liant les politiques monétaires/financières aux politiques gouvernementales. Des connivences qui siphonnent le peu de ressources monétaires pour les canaliser vers l’État, plutôt que vers l’économie.<br>• Trois, la <em>«répression financière»</em> est génératrice d’une <em>«monnaie fiscale»</em> atypique,  compensatrice pour le système bancaire et autres opérateurs économiques  (entrepreneurs de travaux publics, entre autres) qui prêtent allègrement à l’État, à travers des baisses d’impôt et des bons émis (monnaie scripturale) pour payer les impôts, entre autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Répression financière, irrespectueuse des clients</h2>



<p>En Tunisie de nos jours, la <em>«répression financière»</em> opère par diverses mesures et pressions gouvernementales qui poussent la Banque centrale et le système bancaire à moduler les taux d’intérêt, dévaloriser le dinar, prêter massivement à l’État, entre autres, en ouvrant de généreuses marges de crédit pour financer les salaires des fonctionnaires (État et sociétés d’État). Le tout pour éviter les réformes et maintenir le statu quo.</p>



<p>Les partis politiques et les élus savent de quoi il s’agit. Ils passent le plus clair de leur temps à adopter des projets de loi validant des ententes d’emprunts et d’endettement de l’État.</p>



<p>Les complicités entre les familles propriétaires et clans gérant le système bancaire, l’écosystème des agences gouvernementales et l’écosystème des partis politiques ne datent pas d’aujourd’hui. Sans droit de regard et sans évaluations objectives et accessibles.</p>



<p>Durant les 25 ans de règne du dictateur Ben Ali (1987-2011), la <em>«répression financière»</em> a permis au clan de Ben Ali de disposer <em>«bar ouvert»</em> de l’essentiel des ressources bancaires disponibles, sous le regard complaisant des fonctionnaires, de la BCT et des élites du pays.</p>



<p>Ben Ali a régné en alternant répression policière et <em>«répression financière»</em>, entre autres répressions, pour écraser ses adversaires.</p>



<p>L’histoire semble se répéter, 11 ans après la Révolte du Jasmin. Les 12 gouvernements ayant pris le pouvoir depuis n’ont pas réussi à limer les griffes et les manœuvres des lobbies liés au cartel des banques, qui affectionne les collusions, qui se dope des rentes de situation et se gave de l’argent facile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le FMI ferme les yeux, ni vu ni connu.</h2>



<p>Aujourd’hui, le FMI parle de tout sauf de ces enjeux de la politique monétaire et le cartel de banques constitue indirectement le bras armé de la <em>«répression financière»</em> en Tunisie.</p>



<p>Et la <em>«répression financière»</em> qui sévit en Tunisie d’aujourd’hui aurait des ramifications internationales relayées par des groupes d’intérêt et pression, présents à Paris, où la Banque de France continue d’<em>«encadrer»</em> la politique monétaire et des équipes au sein de la BCT. À partir de Washington, le FMI et la Banque mondiale sont omniprésents dans la conception de quasiment toutes les orientations et politiques publiques des divers gouvernements tunisiens.</p>



<p>D’autres <em>«pays amis»</em> comme le Qatar, la Turquie et autres Émirats arrosent généreusement les partis politiques tunisiens par des pétrodollars et des capitaux malpropres et déstabilisateurs pour la trajectoire de la transition démocratique dans le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mécanismes et expédients</h2>



<p>Les statistiques officielles (INS et BCT) démontrent que la politique monétaire menée en Tunisie depuis 10 ans (majoration des taux d’intérêt directeurs) s’est trompée de cible : elle a molesté l’investissement (et l’épargne), sans pouvoir neutraliser l’inflation.</p>



<p><strong>L’inflation en faux-fuyant. </strong>La BCT met tous ses efforts pour combattre l’inflation. Celle-ci s’érige ainsi comme l’arbre qui cache la forêt, ou encore une cible qui justifie toutes les mesures coercitives. La BCT, aidée par le FMI, ferme les yeux sur les dégâts collatéraux des politiques axées uniquement sur la lutte contre l’inflation: i) asphyxie des investissements et de l’épargne, ii) gel de la croissance, iii) enrichissement du cartel des banques et lobbies liés, iv) augmentation du chômage et v) dévaluation du dinar, etc.</p>



<p>Or, en Tunisie d’aujourd’hui un consensus semble émerger disant que l’inflation n’est pas uniquement un phénomène monétaire, puisque tirée à la hausse par : i) les gaspillages gouvernementaux notamment par le biais d’emplois fictifs estimés à 150 000 fonctionnaires et ii) par une hausse de prix importée, via notamment un marché parallèle florissant et qui emploie quasiment 40% de la population active occupée.</p>



<p><strong>L’épargne vampirisée.</strong> La <em>«répression financière»</em> écrase chaque jour un peu plus la propension à épargner. La rémunération réelle de l’épargne est de facto négative : aucune banque ne procure un rendement net supérieur à 4%, alors que le taux de l’inflation dépasse en moyenne les 6%. La BCT plafonne la rémunération nominale brute de l’épargne à 5%. Les taux d’intérêt pour les prêts frôlent les 16%.</p>



<p>Il y a de quoi préférer le cash, thésauriser du cash et transiger cash.</p>



<p>Des liasses de dinars s’échangent au poids dans plusieurs régions et milieux du marché parallèle. Les épargnants boudent les banques et s’investissent dans le marché parallèle, privant l’économie d’importantes sources de financement.</p>



<p>Avec ce type de politique monétariste, la part de l’épargne dans le PIB a fondu, passant de l’équivalent de 18% en 2010, à moins de 4% aujourd’hui.</p>



<p><strong>L’investissement flagellé.</strong> La même <em>«répression financière»</em> pénalise les investisseurs, avec des taux d’intérêt effectifs dépassant les 10%. Les investisseurs solides finissent par s’expatrier, alors que d’autres mettent la clef sous la porte et se replient vers l’économie informelle, spéculative et souvent illégale. Les investisseurs internationaux ne sont plus attirés par la Tunisie, ils préfèrent le Maroc, le Sénégal, la Jordanie, l&rsquo;Égypte, etc.</p>



<p>Les investissements mesurés en pourcentage de PIB ont chuté de 26% en 2010 à moins de 6% en 2021. Les difficultés de financement arrivent en tête de liste des problèmes rencontrés par les entreprises. Et cela est confirmé par les données d’une récente étude financée par la Banque mondiale.</p>



<p><strong>Le dinar dévalué.</strong> La dette et les donations internationales payées en dollars ou en euros procurent plus de capacité à payer des salaires des fonctionnaires, avec un dinar toujours plus faible. La dévaluation du dinar a permis à l’État de créer plus d’emplois fictifs ou fantômes.</p>



<p>La dévaluation permet d’éroder la valeur du salaire réel en Tunisie, pour anéantir les augmentations salariales. Les économistes du gouvernement justifient ces dévaluations par les déséquilibres macro-économiques et par la volonté de renforcer la compétitivité des entreprises à l’international. Mais, 5 ans après ces dévaluations du dinar, l’économie tunisienne attend toujours les retombées promises par la dévaluation du dinar. Ces dévaluations successives ont augmenté l’inflation, pénalisé le pouvoir d’achat des Tunisiens, atrophié la classe moyenne et augmenté la pauvreté.</p>



<p><strong>L’épargne canalisée vers l’État.</strong> C’est aussi par les mêmes mécanismes que le système bancaire commence à canaliser ses prêts vers l’État, au détriment des entreprises et de l’investissement productif. L’État est mal pris par la masse salariale de ses 800 000 fonctionnaires, il emprunte de plus en plus, au lieu de rationaliser ses dépenses et effectifs.</p>



<p>La BCT joue le jeu et exerce une pression morale sur les banques pour que celles-ci prêtent davantage au gouvernement, ouvre de généreuses marges de crédits pour les sociétés d’État (Tunisair, Steg, Sonede, etc.).</p>



<p>Et cela arrange le cartel des banques tunisiennes : c’est plus rentable (grâce notamment à un taux directeur surestimé) et c’est moins risqué. Le tout permet au gouverneur de la BCT et son conseil d’administration de se maintenir en poste, tant pis pour la relance économique.</p>



<p>Les mécanismes de la <em>«répression financière»</em> mis en place en Tunisie font émerger une économie de connivence, où les banques prêtent prioritairement au gouvernement, et en contrepartie, le gouvernement s’organise pour offrir des réductions d’impôts et des droits d’exclusivité (licences d’importation, rentes, autorisations, etc.) aux banques et à leurs conglomérats d’entreprises. Le tout avec la complicité du pouvoir législatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rompre avec la répression financière</h2>



<p>La théorie économique fustige ouvertement la <em>«répression financière»</em>. Et les citoyens tunisiens aussi!</p>



<p>Plusieurs sondages récents montrent que quasiment deux tiers des Tunisiens sont insatisfaits de la qualité des services fournis par leur banque. Le FMI perd aussi la confiance et la crédibilité qui devrait préserver en Tunisie. Seulement 13% des Tunisiens font confiance au FMI (WVS, 2021).</p>



<p>Sur un autre front et durant les derniers mois, les contrôles douaniers au sujet de la détention des devises sont de plus en plus fréquents et de plus en plus coercitifs à l’égard des personnes physiques (surtout les Tunisiens résidents à l’étranger) qui détiennent des devises, des lingots en or achetés en Tunisie, pour être exportés ou utilisés comme valeur refuge.</p>



<p>La saisie des devises dans les aéroports et sur les routes constitue désormais une source de revenus à part entière pour l’État tunisien. Une <em>«razzia»</em> qui ne dit pas son nom et des pratiques d’une autre époque, surtout que toutes ces devises spoliées sont dignement gagnées, principalement par les Tunisiens travaillant à l’étranger. Pour sévir, l’État et les services douaniers évoquent des lois obsolètes, des règlementations surannées et s’inscrivent en porte à faux avec le discours officiel de libéralisation tenu par l’État tunisien aux partenaires internationaux, le FMI en tête.</p>



<p>La Tunisie doit rompre avec la spirale de la <em>«répression financière»</em>. La BCT devrait retrouver sa raison d’être économique (pas seulement monétaire), devrait assumer ses échecs et évaluer objectivement les méfaits de son excès de zèle monétariste.</p>



<p>Le cartel des banques doit aussi changer de paradigme, innover et moderniser ses modèles d’affaires. Le système bancaire doit sortir de son féodalisme familial. Autrement, il va continuer à tirer l’économie vers la récession, plutôt que vers la croissance et la prospérité.</p>



<p>Trop de banques pour rien. En Tunisie, on en compte une trentaine, au Maroc, seulement une dizaine, alors que le Maroc compte trois fois d’acteurs économiques que la Tunisie.</p>



<p>Le FMI doit dévoiler aux Tunisiens sa position face à la <em>«répression financière»</em> qui sévit dans leur pays.</p>



<p>Le FMI doit se <em>«mouiller»</em> davantage notamment pour évaluer et de façon empirique les tenants et les aboutissants des méfaits économiques et sociaux de la <em>«répression financière»</em>, qu&rsquo;il a enfanté, pensant qu’elle serait le meilleur moyen pour créer la croissance et la prospérité en Tunisie.</p>



<p>Le FMI doit aussi pousser la Tunisie à réformer son système bancaire, ses politiques monétaires… pour se doter d’un système monétaire agile, efficient et compatible avec les défis économiques d’un pays techniquement en faillite.</p>



<p>Faute de quoi, la Tunisie ne peut pas espérer disposer d’une eMoney, un eDinar, sans de profondes réformes du système financier et monétaire à l’œuvre 11 ans après la Révolte du Jasmin.</p>



<p>* <em>Ph. D., universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="upBVVUiZYW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/16/tunisie-fmi-a-quoi-sattendre/">Tunisie-FMI : à quoi s’attendre ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : à quoi s’attendre ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/16/tunisie-fmi-a-quoi-sattendre/embed/#?secret=AZ0tOW94kx#?secret=upBVVUiZYW" data-secret="upBVVUiZYW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OChfPo1UM7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/fmi-liban-les-coulisses-dun-accord-au-forceps/">FMI-Liban : Les coulisses d’un accord au forceps ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« FMI-Liban : Les coulisses d’un accord au forceps ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/fmi-liban-les-coulisses-dun-accord-au-forceps/embed/#?secret=NYPJp5I54Z#?secret=OChfPo1UM7" data-secret="OChfPo1UM7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jiz4TPPBFJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/la-tunisie-doit-se-liberer-de-la-repression-financiere/">La Tunisie doit se libérer de la «répression financière»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit se libérer de la «répression financière» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/la-tunisie-doit-se-liberer-de-la-repression-financiere/embed/#?secret=wywh6RRei9#?secret=jiz4TPPBFJ" data-secret="jiz4TPPBFJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/22/le-fmi-complice-de-la-repression-financiere-en-tunisie/">Le FMI, complice de la «répression financière» en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;économie tunisienne face à la spirale inflationniste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/20/leconomie-tunisienne-face-a-la-spirale-inflationniste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 09:39:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Même si l’économie tunisienne est censée s’être habituée à vivre avec la pandémie de Covid-19, la flambée des contaminations par le variant Omicron inquiète. L&#8217;ampleur des dégâts économiques pouvant être causés par ce variant est difficile à estimer, mais la croissance pourrait en pâtir tant les restrictions imposées par sa forte contagiosité commencent à perturber sérieusement...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Inflation.jpg" alt="" class="wp-image-315126"/></figure></div>



<p><strong><em>Même si l’économie tunisienne est censée s’être habituée à vivre avec la pandémie de Covid-19, la flambée des contaminations par le variant Omicron inquiète. L&rsquo;ampleur des dégâts économiques pouvant être causés par ce variant est difficile à estimer, mais la croissance pourrait en pâtir tant les restrictions imposées par sa forte contagiosité commencent à perturber sérieusement les entreprises. Et la question est de savoir comment, dans ce contexte stressant, réduire l&rsquo;impact de l&rsquo;inflation, qui est appelée à s&rsquo;aggraver.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-377767"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Amine-Ben-Gamra.jpg" alt="" class="wp-image-359488"/></figure></div>



<p>Avant Omicron, l&rsquo;inflation tunisienne a atteint un sommet en décembre dernier, en s&rsquo;établissant à 6,6% en glissement annuel. Son rythme pourrait encore s&rsquo;accélérer.</p>



<p>Les ménages tunisiens voient leur pouvoir d&rsquo;achat plombé par les vagues sévères et intenses de hausses des prix qui ont porté des coups durs aussi bien à la consommation, qu&rsquo;à l’épargne, à l’emploi et, par conséquent, au pouvoir d’achat, ce qui a creusé de manière spectaculaire le fossé des inégalités sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fragilité structurelle du système bancaire</h2>



<p>Les chaînes mondiales d&rsquo;approvisionnement étant déjà en surchauffe, conduisant à des pénuries de matériaux et de matières premières, une hausse de la demande pourrait faire grimper davantage les prix. Et on ne sait jusqu&rsquo;où cette flambée des prix va-t-elle aller et si l&rsquo;économie tunisienne, déjà très mal au point, sera capable de tenir le choc.</p>



<p>Depuis la promulgation de la loi sur l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie (BCT), en 2016, l&rsquo;institut d&rsquo;émission n’a cessé d’affirmer que sa mission principale est la lutte contre l’inflation. Le résultat est connu puisque la BCT n’a pas pu remédier aux problèmes qui se sont aggravés depuis au niveau de l’assèchement en liquidité du secteur, la sous-capitalisation des banques, l’accumulation de créances douteuses et la hausse des taux d’intérêts, qui, tout en portant un coup dur à l&rsquo;investissement, lequel est à son plus bas niveau depuis quarante ans, a attisé la spirale inflationniste. Et le pire est encore à venir&#8230;</p>



<p>Cette situation illustre, s&rsquo;il en est encore besoin, la fragilité du système monétaire et bancaire tunisien, qui est incapable de supporter les chocs économiques et dont la réforme tarde à venir.</p>



<p>* <em>Expert-comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts-comptables de Tunisie.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RA70zZRZky"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/13/document-les-principales-mesures-fiscales-de-la-loi-de-finances-2022/">Document : Les principales mesures fiscales de la loi de finances 2022</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Document : Les principales mesures fiscales de la loi de finances 2022 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/13/document-les-principales-mesures-fiscales-de-la-loi-de-finances-2022/embed/#?secret=a2I7tQVSme#?secret=RA70zZRZky" data-secret="RA70zZRZky" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nc9d5elhC8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/">Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/embed/#?secret=wiFw5CvOMe#?secret=nc9d5elhC8" data-secret="nc9d5elhC8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nc9d5elhC8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/">Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/embed/#?secret=wiFw5CvOMe#?secret=nc9d5elhC8" data-secret="nc9d5elhC8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>La Tunisie doit se libérer de la «répression financière»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/la-tunisie-doit-se-liberer-de-la-repression-financiere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 14:36:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[répression financière]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Répression financière» en Tunisie ? Et pour preuves : l’investissement est ligoté par un taux d’intérêt facial à deux chiffres (10-14%), l’épargne est molestée par des taux d’intérêts réels négatifs (-2% à -3%), les frais bancaires sont exorbitants, alors que presque 60% des adultes tunisiens (77% des femmes) sont privés de compte bancaire (jugés non-bancables). Depuis...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Repression-financiere.jpg" alt="" class="wp-image-372132"/></figure></div>



<p><strong><em>«Répression financière» en Tunisie ? Et pour preuves : l’investissement est ligoté par un taux d’intérêt facial à deux chiffres (10-14%), l’épargne est molestée par des taux d’intérêts réels négatifs (-2% à -3%), les frais bancaires sont exorbitants, alors que presque 60% des adultes tunisiens (77% des femmes) sont privés de compte bancaire (jugés non-bancables). Depuis 2016, la valeur du dinar a été amputée de moitié, et les comptes en devises sont interdits. Les résidents tunisiens ne peuvent pas transiger librement en ligne et en devises pour acheter à l’international, disons un ordinateur, un médicament ou un parfum. Impensable au 21<sup>e</sup> siècle…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Moktar Lamari,</strong> Ph. D.</p>



<span id="more-372130"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>En même temps, le système bancaire engrange des bénéfices colossaux et canalise l’essentiel de son épargne vers le Budget de l’État, plutôt que vers l’économie. Le système bancaire valorise la coercition : les chèques sans provision génèrent 213 000 affaires pénales par an, détruisant ainsi de milliers d’emplois et engorgeant les prisons. Presque, un prisonnier sur trois est condamné pour une affaire pénale impliquant des transactions bancaires (chèques sans provision, amendes, infractions diverses).</p>



<p>Dix ans après la Révolte du Jasmin, la Tunisie semble renouer avec les affres de la «répression financière» de l’ère de Ben Ali. Une répression devenue multiforme et dévastatrice pour la croissance, pour l’investissement et pour la création de l’emploi.</p>



<p>En Tunisie d’aujourd’hui, la<em> «répression bancaire»</em> est alimentée par 3 ingrédients essentiels. D’abord, un État surendetté, dépensier et incapable de rationaliser son Budget. Ensuite, une grave récession économique et de fortes baisses de recettes fiscales, et enfin un secteur bancaire vorace, habitué à l’argent facile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modus operandi</h2>



<p>La «répression financière», un oxymore et une figure de style qui opposent la répression au libéralisme et libertés d’entreprendre prônées dans les milieux de la finance et des affaires.</p>



<p>Des économistes américains, de l’école de pensée du <em>Public choice</em>, ont décrit la <em>«répression financière»</em> et les raisons amenant les gouvernements à tirer avantage de mécanismes financiers pour les endurcir, notamment pour financer leurs budgets, leurs promesses électorales et pour se maintenir ultimement au pouvoir, coûte que coûte!</p>



<p>Edward Shaw et Ronald McKinnon, économistes de l’Université de Stanford aux USA ont fortement publié à ce sujet, mettant de l’avant trois facteurs distinctifs&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Un, la <em>«répression financière»</em> pénalise les obligataires et les épargnants par des taux d’intérêt réels négatifs. De quoi pousser l’épargne vers l’économie informelle, de quoi boucher les canaux de l’investissement et de quoi fausser l’efficience économique.</li><li>Deux, la <em>«répression financière»</em> est très corrélée avec le surendettement des États et avec des connivences (douteuses) liant les politiques monétaires/financières aux politiques gouvernementales. Des connivences qui siphonnent le peu de ressources monétaires pour les canaliser vers l’État, plutôt que vers l’économie.</li><li>Trois, la <em>«répression financière»</em> est génératrice d’une <em>«monnaie fiscale»</em> atypique, compensatrice pour le système bancaire et autres opérateurs économiques (entrepreneurs de travaux publics, entre autres) qui prêtent allègrement à l’État, à travers des baisses d’impôt et des bons émis (monnaie scripturale) pour payer les impôts, entre autres.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">«Répression financière» à la Tunisienne !</h2>



<p>En Tunisie de nos jours, la <em>«répression financière»</em> opère par diverses mesures et pressions gouvernementales qui poussent la Banque centrale (BCT) et le système bancaire à moduler les taux d’intérêt, dévaloriser le dinar, prêter massivement à l’État, entre autres, en ouvrant de généreuses marges de crédit pour financer les salaires des fonctionnaires (État et Sociétés d’État). Le tout pour éviter les réformes, pour maintenir le statu quo et éviter les risques.</p>



<p>Les partis politiques et les élus savent de quoi il s’agit. Ils passent le plus clair de leur temps à adopter des projets de loi validant des ententes d’emprunts et d’endettement de l’État tunisien.</p>



<p>La <em>«répression financière»</em> en Tunisie est le fruit de la convergence de trois mouvances : la mouvance d’une crise économique aigüe (récession de &#8211; 9,8%), la mouvance d’un endettement excessif (112% du PIB) et la mouvance d’une instabilité chronique au sommet de l’État, 10 gouvernements depuis 2011.</p>



<p>Les complicités entre l’écosystème bancaire, l’écosystème des agences gouvernementales et l’écosystème politique ne datent pas d’aujourd’hui.</p>



<p>Durant les 25 ans de règne du dictateur Ben Ali (1987-2011), la <em>«répression financière»</em> a permis au clan de Ben Ali de disposer <em>«bar ouvert»</em> de l’essentiel des ressources bancaires disponibles, sous le regard complaisant des fonctionnaires et des élites du pays.</p>



<p>Ben Ali a régné en alternant répression policière et <em>«répression financière»</em>, entre autres répressions.</p>



<p>L’histoire semble se répéter, 10 ans après la Révolte du Jasmin. Les 10 gouvernements ayant pris le pouvoir depuis n’ont pas réussi à limer les griffes et les manœuvres des lobbies liés au cartel des banques. Un cartel qui affectionne les collusions, qui se dope des rentes de situation et se gave de l’argent facile.</p>



<p>Aujourd’hui, la politique monétaire et le cartel de banques constituent le bras armé de la <em>«répression financière»</em> en Tunisie. Un bras armé à la merci du pouvoir exécutif (ministère des Finances), soutenu par des lobbies attachés aux groupes de pression et partis politiques.</p>



<p>Le cartel des banques s’adapte et se sert au passage pour engranger des bénéfices colossaux qui augmentent de plus 10% par an, alors que le taux de croissance moyen du PIB durant la décennie est plutôt négatif.</p>



<p>Et la <em>«répression financière»</em> qui sévit en Tunisie d’aujourd’hui aurait des ramifications internationales relayées par des groupes d’intérêt et pression, présents à Paris, où la Banque de France continue d’<em>«encadrer»</em> la politique monétaire et des équipes au sein de la BCT. À partir de Washington, le FMI et la Banque mondiale sont omniprésents dans la conception de quasiment toutes les orientations et politiques publiques des divers gouvernements tunisiens.</p>



<p>D’autres «pays amis» comme le Qatar, la Turquie est autres Émirats arrosent généreusement les partis politiques tunisiens par des pétrodollars et des capitaux fébriles, déstabilisateurs pour la trajectoire de la transition démocratique en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mécanismes et expédients</h2>



<p>Les statistiques officielles (INS et BCT) démontrent que la politique monétaire menée en Tunisie depuis 5 ans (majoration des taux d’intérêt directeur) s’est trompée de cible&nbsp;: elle a molesté l’investissement (et l’épargne), sans pouvoir neutraliser l’inflation.</p>



<p><em><u>L’inflation en faux-fuyant</u></em><em><strong>.</strong></em> La BCT met tous ses efforts pour combattre l’inflation. Celle-ci s’érige ainsi comme l’arbre qui cache la forêt, ou encore une cible qui justifie toutes les mesures coercitives. La BCT, aidée par le FMI, ferme les yeux sur les dégâts collatéraux de ses politiques axées uniquement sur la lutte contre l’inflation: i) asphyxie des investissements et de l’épargne, ii) gel de la croissance, iii) enrichissement du cartel des banques et lobbies liés, iv) augmentation du chômage et v) dévaluation du dinar, etc.</p>



<p>Or, en Tunisie d’aujourd’hui un consensus semble émerger disant que l’inflation n’est pas uniquement un phénomène monétaire, puisque tirée à la hausse par : i) les gaspillages gouvernementaux notamment par le biais d’emplois fictifs estimés à 150&nbsp;000 fonctionnaires et ii) par une hausse de prix importée, via notamment un marché parallèle florissant et qui emploie quasiment 40% de la population active occupée.</p>



<p><em><u>Vampiriser l’épargne</u><strong>.</strong></em> La <em>«répression financière»</em> écrase chaque jour un peu plus la propension à épargner. La rémunération réelle de l’épargne est de facto négative : aucune banque ne procure un rendement net supérieur à 4%, alors que le taux de l’inflation dépasse en moyenne les 6 %. La BCT plafonne la rémunération nominale brute de l’épargne à 5%.</p>



<p>Il y a de quoi préférer le cash, thésauriser du cash et transiger cash.</p>



<p>Des liasses de dinars s’échangent au poids dans plusieurs régions et milieux du marché parallèle. Les épargnants boudent les banques et s’investissent dans le marché parallèle, privant l’économie d’importantes sources de financement.</p>



<p>Avec ce type de politique monétariste, la part de l’épargne dans le PIB a fondu, passant de l’équivalent de 18 % en 2010, à moins de 4% aujourd’hui.</p>



<p><em><u>Flageller l’investissement</u></em>. La même <em>«répression financière» </em>pénalise les investisseurs, avec des taux d’intérêt effectifs dépassant les 10%. Les investisseurs solides finissent par s’expatrier, alors que d’autres mettent la clef sous la porte et se replient vers l’économie informelle, spéculative et souvent illégale. Les investisseurs internationaux ne sont plus attirés par la Tunisie, ils préfèrent le Maroc, le Sénégal, etc.</p>



<p>Les investissements mesurés en pourcentage de PIB ont chuté de 26% en 2010 à moins de 6% en 2020. Les difficultés de financement arrivent en tête de liste des problèmes rencontrés par les entreprises. Et cela est confirmé par les données d’une récente étude financée par la Banque mondiale.</p>



<p><em><u>Dévaluer le dinar</u></em>. La dette et les donations internationales payées en dollars ou en euros procurent plus de capacité à payer des salaires des fonctionnaires, avec un dinar toujours plus faible. La dévaluation du dinar a permis à l’État de créer plus d’emplois (fictifs ou fantômes).</p>



<p>La dévaluation permet d’éroder la valeur du salaire réel en Tunisie, pour anéantir les augmentations salariales. Les économistes du gouvernement justifient ces dévaluations par les déséquilibres macro-économiques et par la volonté de renforcer la compétitivité des entreprises à l’international. Mais, 5 ans après ces dévaluations du dinar, l’économie tunisienne attend toujours les retombées promises par la dévaluation du dinar. Ces dévaluations successives ont augmenté l’inflation, ont pénalisé le pouvoir d’achat des Tunisiens, atrophié la classe moyenne et augmenté la pauvreté.</p>



<p><em><u>Canaliser l’épargne vers l’État</u></em><em><strong>.</strong></em> C’est aussi par les mêmes mécanismes que le système bancaire commence à canaliser ses prêts vers l’État, au détriment des entreprises et de l’investissement productif. L’État est mal pris par la masse salariale de ses 800&nbsp;000 fonctionnaires, il emprunte de plus en plus, au lieu de rationaliser ses dépenses et effectifs.</p>



<p>La BCT joue le jeu et exerce une pression morale sur les banques pour que celles-ci prêtent davantage au gouvernement, ouvrent de généreuses marges de crédits pour les Sociétés d’État (Tunis Air, Steg, Sonede, etc.).</p>



<p>Et cela arrange le cartel des banques tunisiennes&nbsp;: c’est plus rentable (grâce notamment à un taux directeur surestimé) et c’est moins risqué. Le tout permet au gouverneur de la BCT et son conseil d’administration à se maintenir en poste, tant pis pour la relance économique.</p>



<p>Les mécanismes de la<em> «répression financière»</em> mis en place en Tunisie font émerger une économie de connivence, où les banques prêtent prioritairement au gouvernement, et en contrepartie, le gouvernement s’organise pour offrir des réductions d’impôts et des droits d’exclusivité (licences d’importation, rente, autorisation, etc.) aux banques et à leurs conglomérats d’entreprises. Le tout avec la complicité du pouvoir législatif.</p>



<p>L’actuel ministre des Finances, ex-PDG d’une banque d’affaires, au pouvoir depuis 8 mois, a multiplié récemment les annonces de signatures d’emprunts bancaires (avec les banques tunisiennes), ajoutant que son département mène des réformes visant à réduire les impôts sur les bénéfices pour faire converger les taux 15%, au lieu de 25%. Et toutes ces promesses et manœuvres se déroulent alors que l’État tunisien n’arrive pas à boucler son Budget 2021, lui manquant 23 milliards de DT (soit 40% du Budget 2021).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rompre avec la répression financière</h2>



<p>La théorie économique fustige ouvertement la <em>«répression financière»</em>. Et les citoyens tunisiens aussi!</p>



<p>Plusieurs sondages récents montrent que quasiment deux tiers des Tunisiens sont insatisfaits de la qualité des services fournis par leur banque.</p>



<p>Sur un autre front et durant les derniers mois, les contrôles douaniers au sujet de la détention des devises sont de plus en plus fréquents et de plus en plus coercitifs à l’égard des personnes physiques (surtout les Tunisiens résidents à l’étranger) qui détiennent des devises, ou encore de l’or acheté en Tunisie (ou importé), et utilisés comme valeur refuge.</p>



<p>La saisie des devises dans les aéroports et sur les routes constitue désormais une source de revenus à part entière pour l’État tunisien. Une<em> «razzia»</em> qui ne dit pas son nom et des pratiques d’une autre époque, surtout que toutes ces devises spoliées sont dignement gagnées, principalement par les Tunisiens travaillant à l’étranger. Pour sévir, l’État et les services douaniers évoquent des lois obsolètes, des règlementations surannées et s’inscrivent en porte à faux avec le discours officiel de libéralisation tenu par l’État tunisien aux partenaires internationaux, le FMI en tête.</p>



<p>La Tunisie doit rompre avec la spirale de la <em>«répression financière»</em>. La BCT devrait retrouver sa raison d’être économique (pas seulement monétaire), devrait assumer ses échecs et évaluer objectivement les méfaits de son excès de zèle monétariste.</p>



<p>Le cartel des banques doit aussi changer de paradigme, innover et moderniser ses modèles d’affaires. Autrement, il va continuer à tirer l’économie vers la récession, plutôt que vers la croissance et la prospérité.</p>



<p>Les économistes du pays devraient se <em>«mouiller»</em> davantage notamment pour évaluer et de façon empirique les tenants et les aboutissants des méfaits économiques et sociaux de la «répression financière».</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/la-tunisie-doit-se-liberer-de-la-repression-financiere/">La Tunisie doit se libérer de la «répression financière»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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