La disponibilité de données fiables sur les sols constitue un fondement technique essentiel pour orienter les politiques agricoles et appuyer les systèmes de production. A cet effet, le renforcement des capacités analytiques des laboratoires nationaux s’inscrit dans les priorités institutionnelles liées à la gestion durable des ressources naturelles.
Dans ce contexte, une formation technique dédiée à la chimie humide appliquée à l’analyse des sols s’est ouverte le 23 mars 2026, au Laboratoire central d’analyses des sols à Tunis.
Organisée par la FAO, en partenariat avec la Direction générale de l’aménagement et de la conservation des terres agricoles (Dgacta), cette activité s’inscrit dans le cadre du programme SoilFER, financé par le Japon. Elle vise à renforcer les capacités nationales en matière de production de données fiables pour une gestion durable des sols et s’appuie sur des dispositifs techniques visant l’harmonisation et la qualité des analyses des sols.
Le projet « Améliorer la gestion intégrée des sols et des cultures pour des systèmes alimentaires durables en Afrique », mis en œuvre dans le cadre du programme SoilFER (« Cartographie des sols au service de systèmes agroalimentaires résilients en Afrique et en Amérique centrale »), appuie le renforcement des capacités techniques nationales. Nora Berrahmouni, directrice adjointe de la Division Terre et Eau de la FAO annonce que « plus de 3 000 échantillons de sols ont été collectés en étroite collaboration avec les partenaires nationaux», ajoutant que «le renforcement des capacités analytiques des laboratoires constitue un élément clé pour améliorer la qualité des diagnostics et soutenir des décisions fondées sur des données fiables».

Vers des protocoles analytiques harmonisés
Cette formation vise à améliorer les compétences analytiques en chimie humide du personnel des laboratoires d’analyses des sols, tant au niveau du laboratoire central que des structures régionales. Elle met l’accent sur l’application de protocoles analytiques harmonisés, la validation des méthodes en conditions de laboratoire et le respect des procédures opératoires normalisées.
Cette initiative contribue à améliorer la disponibilité, la qualité et la comparabilité des données pédologiques, nécessaires à l’élaboration de diagnostics fiables et à l’appui à la prise de décision par les autorités nationales et les acteurs du secteur agricole. Elle s’inscrit également dans un processus d’alignement avec les standards internationaux en matière de qualité analytique et de traçabilité des résultats.
Rafla Attia, directrice des ressources en sols à la Dagcta, a souligné que les progrès réalisés depuis le démarrage du projet reflètent l’engagement des institutions nationales et la coordination entre les différentes parties prenantes impliquées.
Cette session constitue le premier volet d’un cycle de formations comprenant quatre sessions en chimie humide, ainsi qu’une formation complémentaire en chimie sèche (spectroscopie). Elle adopte une approche pratique visant à consolider les bonnes pratiques de laboratoire, renforcer les dispositifs d’assurance qualité et promouvoir le respect des normes de sécurité.
Les activités de formation prévues se poursuivront conformément au calendrier établi, avec l’objectif de renforcer progressivement les capacités techniques des laboratoires partenaires. Ces actions devraient contribuer à une meilleure harmonisation des pratiques analytiques à l’échelle nationale et à la consolidation des systèmes d’information sur les sols, en appui aux politiques agricoles et à la gestion durable des ressources naturelles.
Communiqué.



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