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Olfa Hamdi : «Le gouvernement a tenté de m’arrêter, mais heureusement qu’on m’a alertée et je ne suis pas tombée dans le piège!»

Quelques heures après son limogeage de son poste de Pdg de Tunisair annoncé ce matin, lundi 22 février 2021, Olfa Hamdi a publié un statut sur son compte Facebook, où elle a notamment écrit : «Le gouvernement a tenté de m’arrêter, mais heureusement que les gens honorables de la compagnie et des sécuritaires m’ont alertée par téléphone et je ne suis pas tombée dans le piège»…

Dans son statut, Olfa Hamdi dit aussi qu’elle s’apprêtait à annoncer «le plan de sauvetage de la Gazelle», lors de la conférence de presse qu’elle allait donner ce matin, dit-elle, en ajoutant qu’elle allait également répondre aux interrogations et aux questions relatives à son parcours «en toute transparence». On veut bien la croire…

Olfa Hamdi a par ailleurs accusé le gouvernement, notamment le ministre des finances de refuser Tunisair, et ce pour laisser le champ libre à la compagnie Nouvel air: «Il a refusé le principe de sauvetage sous prétexte que l’Etat est le partenaire de Nouvel air. Il y a là, atteinte à un symbole, à une des bases de la souveraineté nationale» a-t-elle encore écrit.

«A 7h lorsque j’étais en route vers le siège de Tunisair, j’ai appelé le ministre du Transport Moez Chakchouk pour l’interroger sur la rumeur relative à mon limogeage et il m’a répondu que j’étais toujours Pdg de Tunisair et que je dois poursuivre mes fonctions», a-t-elle écrit en ajoutant : «Entre temps, le gouvernement a essayé de me kidnapper, mais je ne suis pas tombée dans le piège grâce aux employés honorables de Tunisair et aux sécuritaires qui m’ont alertée».

La Pdg limogée s’est également adressée aux journalistes qu’elle avait invités à sa conférence, qui n’a finalement pas eu lieu, en présentant ses excuses pour les désagréments causés, avant de conclure, en s’adressant, cette fois au ministre : «La transparence est un grande partie de la responsabilité et cela s’inscrit aussi dans la constitution. J’apporterai tôt ou tard des éclaircissements à l’opinion publique».

Mme Hamdi qui a lancé des accusations très graves doit les assumer, sachant que le gouvernement tunisien n’a cependant pas l’habitude d’arrêter les hauts responsables après leur limogeage, à moins..

Y. N.

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