La Banque mondiale a annoncé un financement supplémentaire de 90 millions de dollars au gouvernement tunisien pour soutenir un projet visant à renforcer le développement social et à améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables.
Ce financement s’appuie sur les résultats obtenus par le projet initial, d’un coût de 700 millions de dollars et mis en œuvre sur cinq ans, rapporte la Banque mondiale dans un communiqué publié vendredi 27 mars 2026 à Washington.
Ce projet a permis de verser des aides d’urgence à plus de 895 000 familles afin d’atténuer l’impact de la pandémie de Covid19, d’étendre le programme de protection sociale à plus de 386 000 familles et d’octroyer des allocations familiales à plus de 150 000 enfants de moins de cinq ans.
Soutien à de nouveaux groupes
Le nouveau financement vise à consolider les acquis en étendant les allocations familiales à environ 450 000 enfants âgés de 6 à 18 ans issus de familles pauvres ou à faibles revenus, contribuant ainsi à réduire le décrochage scolaire et à améliorer l’accès à l’éducation.
Le projet prévoit également la création d’un fonds national dédié au soutien des personnes handicapées, destiné à financer des programmes spécialisés favorisant leur intégration sociale et professionnelle.
Alexandre Arrobbio, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie, a déclaré que ce financement témoigne de l’engagement de l’institution internationale à soutenir la Tunisie dans la construction d’un système de protection sociale plus inclusif et résilient.
Il a ajouté que l’augmentation des allocations familiales et le renforcement du soutien aux personnes handicapées permettraient de protéger les familles les plus vulnérables et d’offrir de meilleures perspectives aux enfants.
Un registre national des bénéficiaires
De son côté, Mohamed El Aziz Ben Ghachem, spécialiste principal de la protection sociale à la Banque mondiale, a confirmé que les réformes envisagées vont au-delà des transferts monétaires et comprennent la modernisation du système de ciblage, la création d’un registre national unique des bénéficiaires, le lancement de programmes pilotes d’inclusion économique et le renforcement de la coordination entre les différents programmes de soutien.
Une partie du financement sera consacrée à l’accélération de la numérisation du système de protection sociale par la création d’un registre national unique des bénéficiaires et le développement des moyens de paiement numériques.
Le projet soutiendra également des initiatives d’inclusion économique combinant travail indépendant et emploi salarié, afin de permettre aux familles bénéficiaires de s’intégrer au marché du travail et de renforcer leur autonomie.
Ces réformes devraient contribuer à la mise en place d’un système de protection sociale moderne, intégré et fondé sur les données, garantissant sa viabilité financière et son efficacité à long terme.
I. B.



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