Contrôle des migrations | Bruxelles satisfaite du partenariat avec Tunis

De nouveaux équipements destinés à renforcer la surveillance des frontières terrestres et maritimes de la Tunisie ont été livrés par l’Union européenne (UE) dans le cadre du Programme de gestion des frontières (PGF), une initiative que Bruxelles présente comme un «partenariat solide et durable» avec Tunis, mise en œuvre en collaboration avec la Garde nationale tunisienne et le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD). (Photo d’archive : livraison d’équipements européens aux garde-côtes tunisiens).

La délégation de l’UE en Tunisie a annoncé que l’aide européenne globale à la gestion des frontières tunisiennes s’élève à 130 millions d’euros (446 millions de dinars), affectés aux activités liées à la sécurité, à la recherche et au sauvetage, ainsi qu’à la lutte contre la traite des êtres humains et les réseaux de passeurs.

Lors de son évaluation à l’occasion de la réunion au quartier général de la Garde nationale de Tunis à El Aouina, l’UE a salué les résultats «significatifs» du programme lancé en 2018. Elle a souligné que cette initiative a contribué au renforcement des capacités opérationnelles de la Garde nationale et des garde-côtes, notamment en matière de recherche et de sauvetage et de protection des migrants en situation irrégulière.

Bruxelles a également noté que, depuis le lancement du projet, des équipements modernes d’une valeur de plus de 21 millions d’euros (72 millions de dinars) ont été fournis, ainsi que plus de 60 sessions de formation ayant impliqué 550 officiers et cadres. Des milliers de pièces et d’équipements destinés aux opérations sur le terrain ont également été acquis.

La délégation de l’UE a enfin insisté sur le fait que ces mesures ont contribué, «dès 2024», à une réduction des traversées irrégulières et du nombre de personnes disparues et de victimes en mer, grâce à l’intensification des opérations de sauvetage.

Le programme, ajoute l’UE, est désormais entré dans sa troisième phase, qui s’étendra jusqu’en 2028. Cette phase vise à développer une infrastructure de surveillance radar avancée afin de consolider progressivement les capacités de recherche et de sauvetage et de protection côtière de la Tunisie.

Dans le cadre de cette coopération, l’UE réaffirme que le partenariat repose sur la coopération, le respect des droits humains et la stabilité en Méditerranée.

Toutefois, la coopération UE-Tunisie en matière de gestion des migrations a également fait l’objet de débats publics en Europe ces dernières années, notamment concernant le modèle d’«externalisation» des politiques frontalières et l’équilibre entre contrôle, sauvetage et protection des droits humains.

I. B. (avec Ansamed).

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