Comment le corps s’adapte-t-il au jeûne de ramadan ?

Avec le début du jeûne du mois de ramadan, le corps entre dans une phase d’adaptation. Avec l’interruption de l’alimentation et de l’hydratation pendant plusieurs heures, le corps commence à réorganiser ses sources d’énergie et à réguler ses fonctions vitales, passant progressivement d’une dépendance au sucre rapide à l’utilisation des réserves de graisse.

Pendant cette période, des symptômes normaux tels que maux de tête, fatigue ou faim peuvent apparaître ; ils font partie de la réponse d’adaptation du corps.

Au fil des jours, la faim devient supportable, mais le corps commence à réajuster son système interne, les hormones s’adaptent et l’équilibre général s’améliore, pour finalement atteindre un état de «reprogrammation» physique, ce qui rend le jeûne plus facile et permet au corps de profiter pleinement de ses bienfaits pour la santé.

Pendant le jeûne, le corps dépend de trois sources d’énergie principales : le glycogène, les graisses et les acides aminés. Au cours de ce processus, le corps passe par différentes phases, avec des changements au niveau des cellules et des organes :

– 8 à 12 heures après le dernier repas : le taux de glucose dans le sang commence à baisser et le corps commence à utiliser les réserves de glycogène du foie et des muscles pour répondre à ses besoins énergétiques. À ce stade, certaines personnes peuvent ressentir une légère faim ou une légère fatigue.

– Une fois les réserves de glycogène épuisées : l’organisme commence à transformer les graisses stockées en cétones, une source d’énergie alternative pour le cerveau. Cette transformation explique pourquoi on ressent parfois une sensation de légèreté ou une alerte soudaine après plusieurs heures de jeûne.

– En cas de jeûne prolongé et d’alimentation déséquilibrée au moment du petit-déjeuner : le corps peut commencer à utiliser une partie des protéines pour produire de l’énergie, ce qui est un processus naturel mais déconseillé à long terme car il peut affecter la masse musculaire.

Les signes naturels d’adaptation du corps

Ainsi, avec le début du jeûne, le corps passe par une phase d’adaptation progressive pendant laquelle le jeûneur peut observer une série de symptômes naturels et temporaires, résultant des changements physiologiques expliqués précédemment. Les symptômes les plus importants sont les suivants :

– la faim ou l’envie de manger plus que d’habitude, en particulier dans les premières heures après le souhour, en raison de la baisse du taux de sucre dans le sang ;

– les maux de tête qui surviennent chez certaines personnes, en particulier celles qui ont l’habitude de consommer régulièrement de la caféine ou des sucres, ou en raison de la déshydratation en cas de manque d’eau ;

– la fatigue et le sentiment de léthargie qui résultent du passage du corps d’une dépendance au glucose rapide aux graisses stockées, ce qui est une phase normale avant que le corps ne s’adapte complètement ;

– les difficultés de concentration et les sautes d’humeur dures à la baisse du taux de sucre dans le sang affectant temporairement l’humeur et la capacité de concentration ;

– l’envie accrue de dormir qui est normale chez certaines personnes ressentant le besoin de se reposer davantage, en particulier pendant les deux premiers jours du jeûne.

Au cours de ces phases, le jeûneur peut présenter une série de symptômes qui disparaissent généralement progressivement à mesure que le corps s’adapte au jeûne.

Pour faciliter et rendre plus agréable la phase d’adaptation, il est recommandé de :

– boire suffisamment d’eau entre l’iftar (dîner de rupture du jeûne) et le souhour (petit-déjeuner), car l’eau aide à compenser la perte de liquide pendant le jeûne et prévient la déshydratation, qui peut provoquer des maux de tête ou de la fatigue. Il est important de répartir la consommation d’eau sur toute la nuit plutôt que de boire une grande quantité d’un seul coup ;

– prendre un souhour équilibré contenant des protéines et des fibres qui ralentissent la digestion et retardent la sensation de faim, ce qui aide à conserver l’énergie pendant les heures de jeûne ;

– bien dormir car un sommeil suffisant préserve l’énergie et la concentration pendant la journée et aide le corps à s’adapter au nouveau rythme de jeûne. Il est recommandé de dormir 7 à 8 heures par nuit, en répartissant si nécessaire le sommeil en une courte nuit et une sieste après le petit-déjeuner ;

– pratique une activité physique modérée, car les sports légers comme la marche aident à stimuler la circulation sanguine et à améliorer l’humeur, mais ils doivent être modérés les premiers jours pour éviter la fatigue excessive, surtout avant que le corps ne s’y soit complètement adapté.

Ce que ressent le corps pendant les premiers jours du jeûne est donc une phase de transition naturelle, au cours de laquelle il passe d’une dépendance au sucre rapide à l’utilisation des graisses comme source d’énergie. Avec de la patience et l’observation d’un régime alimentaire adapté, le jeûne devient plus facile et ses bienfaits pour la santé apparaissent progressivement.

Ne pas oublier l’importance du repas du souhour, qui est essentiel pour rester actif tout au long de la journée.

I. B. (avec Mosaïque).

 

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