La Cour d’appel de Sfax a condamné le journaliste Haythem El Mekki à un an de prison ferme, une décision immédiatement et fermement dénoncée par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) ce mercredi 15 juillet 2026.
L’affaire remonte à une plainte déposée par le Centre hospitalier universitaire (CHU) Habib Bourguiba de Sfax, suite à une publication sur les réseaux sociaux dans laquelle le journaliste pointait du doigt la situation interne de l’établissement. Alors que le tribunal de première instance avait prononcé un non-lieu en faveur d’El Mekki, la Cour d’appel a renversé ce verdict.
Dans son communiqué, le SNJT dénonce « l’utilisation systématique de lois pénales privatives de liberté pour réprimer des opinions et des critiques d’intérêt public ainsi que le recours persistant à des codes pénaux répressifs au détriment des garanties offertes par le décret-loi 115, qui encadre spécifiquement la liberté de la presse».
« Poursuivre des journalistes pour leurs opinions ou leurs publications sur des sujets d’intérêt général instaure un climat de peur et d’autocensure, affaiblissant le rôle sociétal des médias. » lit-on dans le communiqué du SNJT
Le syndicat exprime par ailleurs son soutien indéfectible à Haythem El Mekki et affirme se tenir aux côtés de son comité de défense pour toutes les procédures d’appel en cassation
La même source annonce aussi sa volonté à mobiliser tous les moyens légaux et syndicaux nécessaires pour défendre Haythem El Mekki, en appelant à l’annulation pure et simple de ce jugement en cassation et en rappelant qu’une presse libre reste le pilier fondamental de tout État de droit.
Y. N.



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