Le mouvement Ennahdha a fermement condamné toute forme d’appel ou d’incitation à la violence, ainsi que toute menace visant l’intégrité physique des personnes, tenant pour pleinement responsables, tant sur le plan juridique que moral, ceux qui les profèrent et les diffusent.
Dans un communiqué publié le vendredi 17 juillet 2026, le mouvement a appelé les différentes forces politiques et de la société civile à adopter une position claire et unifiée condamnant ce type de discours et à œuvrer pour y faire face par tous les moyens pacifiques et légaux.
Il a exprimé sa totale solidarité avec les personnalités politiques visées par ces menaces — telles que Rached Ghannouchi, Samir Dilou, Hamma Hammami, Ezzedine Hazgui et Mohamed Abbou — ainsi qu’avec toutes les «victimes de la violence et des discours de haine».
Par ailleurs, le mouvement islamiste a exhorté les autorités judiciaires et les instances compétentes à diligenter des enquêtes sérieuses, à poursuivre toute personne dont l’implication dans l’incitation à la violence ou à la haine serait avérée, et à faire appliquer la loi de manière à garantir la protection de la société ainsi que le respect des droits et des libertés.
Le mouvement Ennahdha, qui a été associé au pouvoir entre 2011 et 2021 au sein de coalition, a vu la plupart de ses dirigeants poursuivis en justice dans diverses affaires et condamnés à de lourdes peines de prison, notamment son président-fondateur et ancien président de l’Assemblée Rached Ghannouchi, l’ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, l’ancien ministre de la Justice Noureddine Bhiri ou l’ancien président de son Conseil de la Choura Abdelkerim Harouni, pour ne citer que ceux-là.
Par ailleurs, le siège du mouvement à Tunis a été fermé, ainsi que la plupart de ses bureaux à travers la république. Il continue d’exister à travers de communiqués de presse publiés de temps en temps. Et les déclarations de certains de ses dirigeants résidant à l’étranger.
I. B.



Donnez votre avis