<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Abdelfattah Sissi - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/abdelfattah-sissi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/abdelfattah-sissi/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 22 Apr 2025 11:40:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Abdelfattah Sissi - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/abdelfattah-sissi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’Egypte veut accroître de 15% ses exportations vers la Tunisie en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/22/legypte-veut-accroitre-de-15-ses-exportations-vers-la-tunisie-en-2025/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/22/legypte-veut-accroitre-de-15-ses-exportations-vers-la-tunisie-en-2025/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 11:40:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[échanges commerciaux]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan El-Khatib]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Abid]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16260135</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Égypte s’efforce d’accroître ses échanges commerciaux avec la Tunisie de 15% d’ici la fin de 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/22/legypte-veut-accroitre-de-15-ses-exportations-vers-la-tunisie-en-2025/">L’Egypte veut accroître de 15% ses exportations vers la Tunisie en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Égypte s’efforce d’accroître ses échanges commerciaux avec la Tunisie de 15% d’ici la fin de 2025, avec pour objectif d’atteindre 485 millions de dollars, contre 421 millions en 2023.</em></strong></p>



<span id="more-16260135"></span>



<p>Cet objectif a été mis en avant lors de la visite du ministre égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur, Hassan El-Khatib, en Tunisie, où il s’est entretenu, le 1er avril 2025, avec son homologue tunisien, Samir Abid, à l&rsquo;occasion de la tenue, à Tunis, de la 6e session de la commission mixte tuniso-égyptienne de commerce et d&rsquo;industrie.</p>



<p>Les deux ministres ont exploré les possibilités d’approfondir la coopération dans des secteurs clés, notamment l’agriculture, la sécurité alimentaire, le tourisme, l’industrie manufacturière et les TIC, des domaines considérés comme stratégiques pour les deux pays, qui ont souligné leur engagement commun à créer un environnement d’investissement solide et à développer des partenariats économiques bénéfiques pour les deux pays.</p>



<p>Selon l’Organisation générale égyptienne de contrôle des exportations et des importations, les exportations égyptiennes vers la Tunisie ont bondi de 30% en 2024, atteignant 371 millions de dollars, tandis que les importations en provenance de Tunisie ont progressé de 47% pour atteindre 50 millions de dollars.</p>



<p>Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large de l’Égypte visant à renforcer les liens économiques régionaux et à attirer les investissements étrangers. Des efforts diplomatiques parallèles ont permis au président Abdelfattah Sissi d’obtenir 7,5 milliards de dollars d’investissements qataris directs lors de récentes visites au Koweït et au Qatar.</p>



<p>D’après <a href="https://www.egypttoday.com/Article/3/139646/Egypt-Tunisia-Economic-Ties-Strengthen-as-Trade-Target-Set-at" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Egypt Today</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/22/legypte-veut-accroitre-de-15-ses-exportations-vers-la-tunisie-en-2025/">L’Egypte veut accroître de 15% ses exportations vers la Tunisie en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/22/legypte-veut-accroitre-de-15-ses-exportations-vers-la-tunisie-en-2025/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Donald Trump ou la recette du chaos</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/donald-trump-ou-la-recette-du-chaos/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/donald-trump-ou-la-recette-du-chaos/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 08:24:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah II]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[israéliens]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15310052</guid>

					<description><![CDATA[<p> Trump réussirait-il là tous ses prédécesseurs ont échoué:   faire régner la paix entre Israéliens et Palestiniens? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/donald-trump-ou-la-recette-du-chaos/">Donald Trump ou la recette du chaos</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Combien de présidents américains se sont succédé depuis la Nakba sans qu’aucun d’eux n’ait réussi à faire régner la paix entre Israéliens et Palestiniens faute de justice. Trump prétend aujourd’hui «réorganiser» le Moyen-Orient par des coups de téléphone. Une arrogance qui coûtera cher à l’humanité tout entière.</em></strong></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-15310052"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Lors d’une interview à bord d’Air Force One, Donald Trump a affirmé avoir félicité le roi Abdallah II de Jordanie pour son accueil de réfugiés palestiniens, tout en exprimant son souhait que la Jordanie et l’Égypte en acceptent davantage. Il a déclaré : <em>«Je lui ai dit que j’aimerais que vous receviez plus de Palestiniens, parce que tout Gaza est dans le chaos maintenant. C’est un vrai chaos. J’aimerais qu’il reçoive des gens.»</em> Il a ajouté vouloir s’entretenir avec le président égyptien Abdelfattah Sissi pour lui demander également d’accueillir des réfugiés.</p>



<p>La déclaration de Donald Trump reflète une méconnaissance des dynamiques historiques et des équilibres géopolitiques qui façonnent le monde depuis des siècles. L’idée qu’un dirigeant puisse redessiner les cartes géographiques ou déplacer des populations par de simples injonctions témoigne d’une arrogance qui a souvent conduit à des échecs retentissants dans l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Palestiniens ne cèderont pas</h2>



<p>Comment peut-on oser proposer une telle idée à un peuple qui a déjà enduré plus de sept décennies de souffrance? Depuis 1948, les Palestiniens subissent des déplacements forcés, des guerres, et des destructions massives, mais ils continuent de s’accrocher à leur terre. Ils préfèrent vivre dans des camps de réfugiés, dans des conditions souvent inhumaines, plutôt que de l’abandonner. Cet attachement viscéral à leur pays, malgré les drames accumulés, est la preuve éclatante d’une identité profondément enracinée que nul ne peut effacer.</p>



<p>Et aujourd’hui encore, à Gaza, un peuple voit sa terre détruite à 90%, pleure plus de 50 000 morts, compte plus de 110 000 blessés, mais refuse de céder. Ce sang versé sur leur sol est un témoignage puissant de leur enracinement, un cri au monde pour dire que cette terre est la leur depuis des siècles, malgré les tentatives incessantes de l’occupant de les en expulser. Être aveugle face à une telle démonstration de résilience est une insulte à la nature humaine, au droit international et à la justice.</p>



<p>Les conquérants et décideurs, s’ils ont ignoré les réalités locales, ont souvent provoqué leur propre déclin. Alexandre le Grand, malgré ses succès militaires, a vu son empire éclater après sa mort, car il n’avait pas pris en compte les identités des peuples conquis. Napoléon, en voulant imposer un nouvel ordre en Europe, s’est heurté à la résistance des nations et à l’échec de la campagne de Russie, qui a conduit à sa perte.</p>



<p>Plus tard, les puissances coloniales européennes ont redessiné des frontières arbitraires en Afrique et au Moyen-Orient, ignorant les divisions ethniques et tribales – un héritage qui continue d’alimenter des conflits aujourd’hui. Ces puissances ont finalement dû plier bagage, incapables de maintenir leur domination sur des populations qui refusaient de céder.</p>



<p>Le Troisième Reich, à son tour, a plongé toute l’Europe et le monde dans le chaos, provoquant des dizaines de millions de morts sans réaliser le moindre de ses objectifs. Au contraire, il a précipité sa propre destruction et celle de l’Allemagne.</p>



<p>Le déplacement forcé de populations, que ce soit pour des motifs stratégiques ou idéologiques, a également mené à des catastrophes humanitaires. Pensons au partage de l’Inde en 1947, qui a provoqué des migrations massives et des violences entre Hindous et Musulmans, ou à l’expulsion des Palestiniens en 1948, un traumatisme qui n’a jamais été réparé et qui est à l’origine du conflit actuel. Combien de présidents américains se sont succédé depuis la Nakba sans qu’aucun d’eux n’ait réussi à faire régner la paix entre Israéliens et Palestiniens faute de justice?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une incompréhension totale des réalités du monde</h2>



<p>La prétention qu’une seule personne, fût-elle le président d’une grande puissance, peut <em>«réorganiser»</em> le Moyen-Orient par des coups de téléphone est non seulement irréaliste, mais dangereuse. Les peuples enracinés sur leur territoire depuis des siècles ne peuvent être déplacés ou effacés comme des pièces sur un échiquier sans engendrer des drames humains et des déséquilibres catastrophiques.</p>



<p>Croire qu’une telle entreprise pourrait être menée à bien, et ce en seulement quatre ans, révèle une incompréhension totale de la nature humaine et de la profondeur des liens qui unissent les peuples à leurs terres. Les sociétés ne se transforment pas par décret, et chaque tentative de forcer le destin dans un tel délai déterminé par la force ne peut que provoquer des guerres plus graves encore.</p>



<p>L’histoire nous enseigne une leçon universelle : quiconque se hasarde à remodeler le monde sans en comprendre les complexités sème le chaos et finit toujours par en payer le prix. À toucher à cet équilibre fragile, c’est un effondrement généralisé qui menace, et les étincelles d’aujourd’hui pourraient allumer un incendie que personne ne saura éteindre.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/donald-trump-ou-la-recette-du-chaos/">Donald Trump ou la recette du chaos</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/donald-trump-ou-la-recette-du-chaos/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quelle formule réunira l’Égypte et Israël à Gaza…  «après le Hamas» ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/quelle-formule-reunira-legypte-et-israel-a-gaza-apres-le-hamas/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/quelle-formule-reunira-legypte-et-israel-a-gaza-apres-le-hamas/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 10:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Benyamin Netanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Ismail Haniyeh]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Sinaï]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=10729111</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment la guerre israélienne contre Gaza a remis l'Egypte au centre du jeu politique au Moyen-Orient. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/quelle-formule-reunira-legypte-et-israel-a-gaza-apres-le-hamas/">Quelle formule réunira l’Égypte et Israël à Gaza…  «après le Hamas» ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une convergence d’intérêts s’est créée entre Israël et l’Égypte grâce à des stratégies contradictoires, qui a été brisée en grande pompe après l’opération «Déluge d’Al-Aqsa» menée par le Hamas en Israël, le 7 octobre dernier. Mais ni Israël ni l’Égypte n’ont de plan pour le «lendemain» [de la guerre israélienne contre Gaza]. Mais ils devront bientôt examiner comment construire un plan d’action commun dans ce territoire… sans le Hamas, qui a servi jusque-là d’axe les reliant.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Zvi Bar&rsquo;el </strong>*</p>



<span id="more-10729111"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Zvi-Barel.jpg" alt="" class="wp-image-10729138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Zvi-Barel.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Zvi-Barel-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Zvi-Barel-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La stratégie suivie par Benyamin Netanyahou contre le Hamas, dans le but de contrecarrer toute opportunité de négociations politiques entre Israël et une direction palestinienne représentative, était basée sur un <em>«concept»</em> dont le résumé est que <em>«l’argent apportera le calme»</em>, pas seulement la sécurité. Renforcer le pouvoir du Hamas signifie affaiblir l’Autorité palestinienne et décider du sort de tout projet politique.</p>



<p>Après l’effondrement de ce concept, Netanyahou investit de grands efforts pour sauver quelque chose de cette stratégie. Sa déclaration, qui exclut la possibilité que l’Autorité assume la responsabilité de la gestion du secteur, est un élément essentiel de cette stratégie. Mais si Netanyahou portait la responsabilité directe et exclusive de la définition de la stratégie et de la mise en œuvre du <em>«concept»</em>, il avait un partenaire essentiel, le président égyptien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les relations entre Sissi, Israël et le Hamas</h2>



<p>Abdelfattah Sissi, qui s’est imposé comme médiateur exclusif entre Israël et le Hamas, et comme le leader qui a été convoqué à chaque confrontation [d’Israël] avec le Hamas et qui a servi de modèle pour l’entente entre les deux parties, a obtenu de grands acquis politiques grâce à ce concept. Car bien que le Qatar soit le pays qui a transféré des milliards de dollars au Hamas et a donné refuge aux dirigeants du Hamas sur son territoire, c’est l&rsquo;Égypte qui s’est placée en position de médiateur, et ce, non seulement grâce à son contrôle du passage [frontalier] de Rafah, qui est le bol d’oxygène vital pour le Hamas et la bande de Gaza.</p>



<p>Alors que l’Égypte et le Qatar mènent des négociations entre Israël et le Hamas sur la libération des [otages israéliens kidnappées par Hamas], et que le président américain Biden fait l’éloge du dirigeant égyptien et le remercie pour ses efforts, il est difficile de se rappeler que Biden lui-même a annoncé lors de sa campagne électorale qu’il <em>«mettra fin aux chèques en blanc donnés à Sissi, le dictateur favori de Trump.»</em></p>



<p>Comme d’habitude face à des dirigeants rejetés comme Erdogan puis Netanyahou, Biden a attendu quatre mois avant de passer le premier appel téléphonique avec Sissi, après que le président égyptien ait réussi à parvenir à un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, mettant fin à l’opération [israélienne] <em>«Gardien des murs»</em> en mai 2021. Dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, l’Égypte s’est engagée à investir un demi-milliard de dollars dans la reconstruction de la bande de Gaza et a même commencé à mener de vastes opérations de reconstruction dans la bande de Gaza en coordination avec le Hamas. Mais face au concept israélien, l’Égypte avait d’autres considérations lourdes qui ont motivé la décision d’investir dans ce secteur, les efforts de médiation et la construction d’un partenariat avec le Hamas.</p>



<p>Les relations entre Sissi et le Hamas ont commencé par une guerre. Après la destitution de Mohamed Morsi, président égyptien élu et homme des Frères musulmans, Sissi a déclaré une guerre acharnée au mouvement des Frères musulmans et au le Hamas, son enfant gâté, comme l’ont qualifié les médias égyptiens.</p>



<p>Après la destitution de Morsi, Sissi a limogé le chef des renseignements, Mohamed Shehata, qui était chef des renseignements militaires sous le commandement d’Omar Suleiman à l’époque du président Hosni Moubarak et a été nommé pour gérer l’accord Shalit avec le Hamas en raison de ses relations étroites avec cette [organisation] et avec d’autres organisations palestiniennes, qu’il parrainait depuis des années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Caire-Tel Aviv : deux stratégies contradictoires  </h2>



<p>Dans le cadre de la purge des officiers du renseignement qui avaient occupé des postes sous le commandement de Moubarak, Shehata et certains officiers supérieurs ont dû partir, et la nomination de Muhammad Farid Al-Tahami et d’un certain nombre d’officiers supérieurs affiliés à <em>«l’aile belliciste»</em> et qui a exigé de rompre les liens avec le Hamas et de le combattre, ce qui a accumulé des preuves selon lesquelles ses membres ont pris d’assaut la prison de Natroun et libéré des membres du mouvement des Frères musulmans, et qu’il a coopéré avec des organisations terroristes islamiques qui opéraient dans la péninsule du Sinaï, et puis avec la branche de l’Etat islamique (Daêch) là-bas.</p>



<p>En février 2015, le Hamas était considéré comme une organisation terroriste, mais cette décision a été annulée quatre mois plus tard en raison du <em>«manque d’autorité du tribunal pour prendre une décision dans cette affaire»</em>. La décision de Sissi de <em>«nettoyer»</em> l’organisation ne faisait aucun doute. Le porte-parole du Hamas de l’époque, Samer Abu Zuhri, a déclaré dans une interview que la décision de déclassifier le Hamas comme organisation terroriste <em>«représente l’engagement du Caire envers son rôle important dans la question palestinienne. Il ne fait aucun doute que cette décision aura un impact et des résultats positifs sur les relations entre le Hamas et le Caire.»</em></p>



<p>Les résultats positifs ont été retardés. La même année, l’Égypte a détruit 3 000 tunnels reliant la bande de Gaza à la péninsule du Sinaï et a inondé d’autres tunnels avec de l’eau de mer et des eaux usées. Il a nivelé des zones à une profondeur de 1,5 à 3 km le long de la frontière entre la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï pour empêcher les membres de l’Etat islamique du Sinaï d’entrer et de sortir de la bande de Gaza.</p>



<p>Israël considère le projet égyptien de destruction du tunnel comme faisant partie de la lutte commune contre le Hamas. Quant à l’Égypte, elle se préoccupait avant tout de mettre un terme aux activités de l’Etat islamique. Deux ans plus tard, en 2017, Ismail Haniyeh s’est rendu en Égypte et une nouvelle page s’est ouverte dans les relations entre l’Égypte et le Hamas, qui s’est engagé à <em>«protéger les frontières et à empêcher toute atteinte à la sécurité nationale égyptienne»</em>. Un an plus tard, le Hamas a stationné des centaines de combattants à la frontière avec l’Égypte, conformément à son engagement d’empêcher les mouvements de terroristes vers et depuis le Sinaï.</p>



<p>Le réseau de relations entre l’Égypte et le Hamas est ainsi devenu partie intégrante de la politique intérieure égyptienne à l’heure où le Hamas est devenu une arme supplémentaire au service de la lutte contre le terrorisme en Égypte.</p>



<p>Le Hamas, qui a rompu ses liens avec la Syrie en 2012, puis avec l’Iran, a trouvé refuge au Qatar et en Turquie. Et une alternative aux relations avec l’Egypte. Mais cet équilibre de dépendance, qui faisait de l’Égypte le maître de la question palestinienne, non seulement dans la bande de Gaza mais aussi en Cisjordanie, était sur le point d’être ébranlé au moment où commençait la signature des accords d’Abraham.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Egypte reprend sa place majeure de médiateur</h2>



<p>En fait, l’Égypte a soutenu les accords par le biais de déclarations, mais ces accords menaçaient l’exclusivité de l’Égypte en tant qu’État de l’axe entre Israël et les Palestiniens, et entre elle et d’autres pays arabes avec lesquels Israël n’avait aucune relation.</p>



<p>L’Égypte était particulièrement préoccupée par le projet de reprise de l’activité de l’oléoduc Eilat-Ashkelon, par lequel aurait été transporté le pétrole importé par Israël depuis les Émirats. Selon les estimations égyptiennes, ce projet réduira de 12 à 17% le volume des échanges commerciaux dans le canal de Suez et érodera considérablement les revenus égyptiens.</p>



<p>Le plus important est que ces accords ont retiré à l’Égypte son monopole sur les relations entre Israël et le monde arabe, jusqu’à ce que l’opération <em>«Gardien des murs»</em> lui offre l’occasion de jouer à nouveau le rôle de médiateur entre le Hamas et Israël, rôle dans lequel l’Égypte a été contrainte d’impliquer le Qatar, mais le Caire est redevenu un pays majeur dans le conflit entre Israël et les Palestiniens.</p>



<p>Ce rôle a amené l’Égypte à s’engager à préserver la position du Hamas en tant qu’autorité à Gaza et en tant que partenaire vis-à-vis d’Israël. Ainsi, alors qu’Israël développait le concept de <em>«l’argent pour la tranquillité»</em> avec l’encouragement de l’Égypte à maintenir le calme, ce concept garantissait le rôle et la position politique de l’Égypte vis-à-vis d’Israël et des États-Unis.</p>



<p>D’un autre côté, l’Égypte a déployé de nombreux efforts pour parvenir à une réconciliation entre le Fatah et le Hamas afin de former un gouvernement palestinien sous ses auspices, contrairement à la stratégie israélienne qui cherchait à maintenir la division. L’Égypte n’a pas <em>«trompé»</em> Israël lorsqu’elle s’est efforcée de renforcer l’autorité du Hamas dans la bande de Gaza en fournissant des installations, une aide à la reconstruction et une aide économique.</p>



<p>Une convergence d’intérêts s’est créée entre Israël et l’Égypte grâce à des stratégies contradictoires, qui a été brisée en grande pompe le 7 octobre. Ni Israël ni l’Égypte n’ont de plan pour le <em>«lendemain» </em>[de la guerre à Gaza]. Mais ils devront bientôt examiner comment construire un plan d’action commun dans ce territoire&#8230; sans le Hamas, qui a servi d’axe les reliant. **</p>



<p>* <em>Analyste politique israélien.</em></p>



<p><em>** Article traduit du journal Haaretz.  </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/quelle-formule-reunira-legypte-et-israel-a-gaza-apres-le-hamas/">Quelle formule réunira l’Égypte et Israël à Gaza…  «après le Hamas» ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/quelle-formule-reunira-legypte-et-israel-a-gaza-apres-le-hamas/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Arabes face au conflit israélo-palestinien : une impuissance assumée  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/les-arabes-face-au-conflit-israelo-palestinien-une-impuissance-assumee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/les-arabes-face-au-conflit-israelo-palestinien-une-impuissance-assumee/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 05:42:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar Sadate]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[choc pétrolier]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Faysal Bin Abdulaziz]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[roi Fayçal]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Gharbi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=10479398</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Arabes du tandem Anouar Sadate - Faysal Bin Abdulaziz au tandem Abdelfattah Sissi - Mohammed Ben Salmane. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/les-arabes-face-au-conflit-israelo-palestinien-une-impuissance-assumee/">Les Arabes face au conflit israélo-palestinien : une impuissance assumée  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 1973, les Arabes ont remporté une demi-victoire face à Israël en pesant de leur poids dans la géostratégie mondiale? Pourquoi ce qui était possible en 1973 ne l’est plus en 2023?</em></strong> <em>(Illustration : les Arabes du tandem Anouar Sadate &#8211; Faysal Bin Abdulaziz au tandem Abdelfattah Sissi &#8211; Mohammed Ben Salmane). </em> </p>



<p>Par<strong> Samir Gharbi</strong></p>



<span id="more-10479398"></span>



<p>La guerre d’octobre 1973 déclenchée le 6 octobre 1973 contre Israël par l’Egypte et la Syrie avait soulevé le monde arabe.</p>



<p>Dès le 16 octobre, les pays arabes pétroliers, réunis au Koweït, décident sous la houlette de Cheikh Yamani, ministre saoudien du Pétrole, de réduire leur production de pétrole et d’augmenter le prix du baril de 70%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Choc pétrolier</h2>



<p>Le 20 octobre, le roi Fayçal d’Arabie saoudite tape sur la table et annonce l’arrêt des livraisons de pétrole aux Etats-Unis…</p>



<p>Le 5 novembre, les pays pétroliers arabes décident de classer les pays importateurs en trois catégories&nbsp;: les pays amis, dont la France et l’Espagne,&nbsp;les pays ennemis, dont les Etats-Unis et les Pays-Bas; et les pays neutres…</p>



<p>Le sommet arabe en novembre 1973 à Alger permet d’obtenir de plusieurs pays africains, asiatiques et sud-américains la rupture de leurs relations diplomatiques avec Israël…</p>



<p>La réaction arabe face au soutien américain à Israël a donc été ferme… Certes la guerre se termine avec la défaite militaire arabe, mais le choc pétrolier a provoqué une crise mondiale et a permis d’entamer des négociations de paix avec Israël.</p>



<p>Mais le camp arabe va vite se fissurer… Le président Sadate, pour accélérer le processus de paix, décide courageusement de se rendre en Israël en novembre 1977…</p>



<p>Il provoque un tollé&nbsp;: l’Egypte est exclue de la Ligue arabe et le siège de la Ligue arabe est transféré à Tunis (1979)…</p>



<p>Voilà deux grands événements dont les effets ne ressemblent plus à ceux de 2023…</p>



<p>Le Hamas attaque Israël, et la Ligue arabe, qui est revenue au Caire, met plus d’un mois pour se réunir à Riyad. Les réactions arabes sont purement verbales.</p>



<p>Mais si l’Egypte avait été punie en 1978 pour avoir signer les accords de Camp David avec Israël, aucun pays arabe ne l’a été en 2022…</p>



<p>Pourquoi une telle inaction officielle alors que les <em>«peuples»</em> sont en plein émoi devant les bombardements interminables israéliens sur un bout de l’Etat palestinien à Gaza.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qAC7ZS6LMG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/la-palestine-et-le-peche-originel-des-arabes/">La Palestine et le péché originel des Arabes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Palestine et le péché originel des Arabes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/la-palestine-et-le-peche-originel-des-arabes/embed/#?secret=13QWQ6Hh5m#?secret=qAC7ZS6LMG" data-secret="qAC7ZS6LMG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Parce que…</h2>



<p>Plusieurs pays arabes – dont le Maroc, le Koweït, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Qatar, Djibouti – abritent des bases américaines…</p>



<p>Plusieurs pays ont noué des relations officielles avec Israël depuis 2020 (accords d’Abraham)&nbsp;: Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc et Soudan, qui s’ajoutent à l’Egypte et à la Jordanie dont les relations remontent à quelques décennies…</p>



<p>L’arme du pétrole, qui ne demande qu’à être utilisée, est mise aux oubliettes de l’histoire. Les pays arabes qui ont gagné des centaines de milliards de dollars grâce au choc de 1973, sont aujourd’hui avachis. Ils ont besoin de sécuriser leur pouvoir – par le parapluie américano-israélien.</p>



<p>Tout ce qu’ils peuvent faire (gratuitement ou presque), ce sont des discours… que sème le vent.</p>



<p>Palestiniens de Palestine et de la diaspora, si vous voulez sauvez votre vie, comptez sur vous-mêmes. Demandez l’aide morale et matérielle de ceux qui vous aiment vraiment – pas de ceux qui vous utilisent pour réaliser leur propre dessein géopolitique. Ne négligez surtout pas le soutien des Juifs non sionistes qui ne désirent, comme vous, que la paix et la concorde dans le <em>«vivre ensemble»</em>. Ils sont aujourd’hui minoritaires, mais leur combat contre l’extrême droite israélienne est aussi le vôtre. Et il a l’avenir devant lui pour se renforcer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wrG4ODycvW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/proche-orient-le-plan-israelien-de-la-deuxieme-nakba-reussira-t-il/">Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/proche-orient-le-plan-israelien-de-la-deuxieme-nakba-reussira-t-il/embed/#?secret=i75L1cK7D6#?secret=wrG4ODycvW" data-secret="wrG4ODycvW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/les-arabes-face-au-conflit-israelo-palestinien-une-impuissance-assumee/">Les Arabes face au conflit israélo-palestinien : une impuissance assumée  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/les-arabes-face-au-conflit-israelo-palestinien-une-impuissance-assumee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sissi rejette le plan israélien de déplacement des Palestiniens en Egypte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/sissi-rejette-le-plan-israelien-de-deplacement-des-palestiniens-en-egypte/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/sissi-rejette-le-plan-israelien-de-deplacement-des-palestiniens-en-egypte/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 13:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Olaf Scholz]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=10186276</guid>

					<description><![CDATA[<p> Abdelfattah Sissi rejette l’idée israélienne de transférer les Palestiniens dans le Sinaï égyptien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/sissi-rejette-le-plan-israelien-de-deplacement-des-palestiniens-en-egypte/">Sissi rejette le plan israélien de déplacement des Palestiniens en Egypte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Olaf Scholz au Caire, aujourd’hui, mercredi 18 octobre 2023, Abdelfattah Sissi a déclaré que «l’idée de transférer les Palestiniens dans le Sinaï signifie entraîner l’Egypte dans une guerre avec Israël», laissant entendre qu’il rejette une terre perspective.</em></strong></p>



<span id="more-10186276"></span>



<p><em>«La poursuite des opérations militaires actuelles à Gaza (par l’armée israélienne, Ndlr) aura des répercussions qui pourraient échapper à tout contrôle et menacer une expansion du conflit»</em>, a déclaré Al-Sissi, rapporte la chaîne panarabe Al-Arabiya.</p>



<p><em>«L’Egypte n’a pas fermé le passage de Rafah»,</em> a-t-il tenu à préciser, ajoutant que ce sont les «bombardements israéliens» qui bloquent l’aide au territoire palestinien. Le mouvement des Gazaouis vers l’Égypte risque de conduire au <em>«déplacement des Palestiniens de Cisjordanie vers la Jordanie»</em>, a ensuite prévenu Sissi, qui voit se dessiner un plan diabolique israélo-occidental pour expulser définitivement les Palestiniens de leurs terres et d’en finir ainsi avec la cause palestinienne, qui plus est, aux dépens de leurs voisins arabes. </p>



<p><em>«Je suis venu en Egypte»</em> parce que c’est un pays <em>«directement proche de ce conflit et directement touché»</em>, a déclaré le chancelier allemande, ajoutant :<em> «Nous travaillons ensemble pour garantir un accès humanitaire à Gaza le plus rapidement possible.»</em></p>



<p><em>«Les gens là-bas ont besoin d’eau, de nourriture et de médicaments»</em>, s’est contenté de constater Scholz. </p>



<p>Très touchant, sauf qu’il a évité de parler de cessez-le-feu ou d’appeler Israël à arrêter le massacre qu’il perpétue contre le peuple palestinien. Mais que peut-on attendre du dirigeant d’un pays qui, il y a soixante-dix ans, avait lui-même massacré des millions de juifs et dont la politique étrangère est dictée depuis par un profond sentiment de culpabilité envers les juifs? </p>



<p>Le problème c’est que depuis la création de l’Etat juif, ce sont les Palestiniens qui payent pour les crimes des pays occidentaux, Allemagne et France en tête. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/sissi-rejette-le-plan-israelien-de-deplacement-des-palestiniens-en-egypte/">Sissi rejette le plan israélien de déplacement des Palestiniens en Egypte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/sissi-rejette-le-plan-israelien-de-deplacement-des-palestiniens-en-egypte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Moyen-Orient : l’humiliation d’Antony Blinken</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/moyen-orient-lhumiliation-dantony-blinken/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/moyen-orient-lhumiliation-dantony-blinken/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:20:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Antony Blinken]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salman]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=10160225</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lors de son périple diplomatique au Moyen-Orient, Anthony Blinken a prouvé que les Etats-Unis ne sont plus en contact avec la réalité du Moyen-Orient.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/moyen-orient-lhumiliation-dantony-blinken/">Moyen-Orient : l’humiliation d’Antony Blinken</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors de son périple diplomatique au Moyen-Orient, le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken a été critiqué au Caire et humilié à Ryad. Il a prouvé que les Etats-Unis ne sont plus en contact avec la réalité du Moyen-Orient.</em></strong> <em>(Illustration : On appréciera la distance mise entre Sissi et son hôte américain). </em></p>



<p>Par <strong>Lahouari Addi</strong> *</p>



<span id="more-10160225"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg" alt="" class="wp-image-10082582" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Au lendemain des attaques du Hamas sur le territoire israélien, Blinken a entrepris un périple diplomatique au cours duquel il a visité sept capitales dans la région du Moyen-Orient. Le but de ces déplacements était d’obtenir des dirigeants arabes une condamnation des activités de l’organisation Hamas, de sonder ces dirigeants sur le projet d’un déplacement de la population de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie, et de limiter les critiques à l’endroit d’Israël suite aux bombardements de la ville de Gaza, tuant des centaines de personnes parmi la population civile.</p>



<p>Aucune des demandes de Blinken n’a eu de réponses positives. Bien au contraire, les communiqués des interlocuteurs arabes soulignaient la nécessité de l’arrêt des bombardements israéliens et le retour au processus de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mini incident diplomatique</h2>



<p>Un jour avant l’arrivée de Blinken au Caire, la Ligue arabe a demandé à Israël d’arrêter ses attaques contre les populations civiles de Gaza. Lors de l’entrevue avec le président égyptien, il y a eu même un mini incident diplomatique. Selon le <em>New York Times </em>du dimanche 15 octobre, le président Abdelfattah Sissi a reproché de vive voix à Blinken d’avoir dit lors de sa visite en Israël qu’il était juif. Ce dernier a répondu qu’il s’était rendu à Jérusalem en tant qu’être humain horrifié par les atrocités commises par le Hamas. En effet, lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 12 octobre en présence de Benyamin Netanyahu à Jérusalem, le chef de la diplomatie américaine a senti le besoin de déclarer qu’il était juif sans que cela ne soit nécessaire. Il n’a pas eu la perspicacité de Henry Kissinger qui raconte dans ses <em>Mémoires</em> : <em>«Lorsque j’ai rencontré Golda Meir en 1973, je lui avais dit : ‘‘Madame la Première ministre, sachez que je suis d’abord un Américain, ensuite le secrétaire d’Etat des États-Unis et enfin un juif’’. Ce qu’il voulait dire est : je suis sentimentalement avec vous, mais je défends d’abord la stabilité de la région, ce qui est dans l’intérêt de mon pays, les États-Unis.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hHLxW1P4ld"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/guerre-au-proche-orient-melenchon-dans-le-sens-de-lhistoire/">Guerre au Proche-Orient : Mélenchon dans le sens de l’Histoire  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre au Proche-Orient : Mélenchon dans le sens de l’Histoire   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/guerre-au-proche-orient-melenchon-dans-le-sens-de-lhistoire/embed/#?secret=7oYuZcVgy9#?secret=hHLxW1P4ld" data-secret="hHLxW1P4ld" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’entrevue au Caire n’a pas été concluante puisque Blinken est reparti les mains vides, sans avoir arraché la condamnation du Hamas et sans avoir empêché le gouvernement égyptien de dénoncer les frappes aériennes sur Gaza. L</p>



<p>e voyage en Arabie Saoudite s’était encore plus mal passé qu’en Égypte. Arrivé le vendredi soir à Ryad, le secrétaire d’Etat n’a été reçu par son homologue saoudien que le lendemain samedi, et a dû attendre le dimanche pour obtenir une entrevue avec le prince héritier Mohammed Ben Salman … fixée à 7h 30 du matin. Le journaliste du <em>New York Times</em>, accompagnant le secrétaire d’Etat, écrit que Blinken n’a jamais été traité de cette manière dans aucune capitale lors de ses déplacements diplomatiques.</p>



<p>Lors de ce périple diplomatique, Blinken a montré les limites de la politique étrangères des Etats-Unis au Moyen-Orient qui n’a rien à offrir que le statu quo. Mais ce n’est pas lui qui trace les lignes directrices de la politique étrangère. Il ne fait que suivre les consignes données par le président et ses conseillers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cécité de Joe Biden </h2>



<p>Dans l’émission <em>‘‘60 minutes’’</em> sur la chaîne CBS diffusée le dimanche 15 octobre au soir, le président Joe Biden a réaffirmé son soutien à Israël qui, dit-il, a le droit de se défendre. À la question du journaliste relative aux bombardements de Gaza, qui ont tué des centaines de civils, Biden a répondu qu’<em>«Israël est un pays démocratique qui respecte les lois de la guerre»</em>. Le journaliste lui a aussi demandé s’il avait un plan de paix pour la région. Il a répondu qu’il fera tout son possible pour que les États arabes reconnaissent Israël pour établir une paix définitive dans la région, évoquant les Accords d’Abraham qui passent sous silence la question palestinienne.</p>



<p>Comme son prédécesseur Trump, Biden estime que le conflit est entre Israël et les pays arabes et non entre Israël et les Palestiniens. Il feint d’ignorer que l’Arabie saoudite a rétabli ses relations diplomatiques avec l’Iran et a ouvert le mois dernier un consulat auprès de l’Autorité palestinienne à Ramallah. Le président américain et son ministre des Affaires étrangères ne semblent pas être en contact avec la réalité du Moyen-Orient. S’agissant de la première puissance mondiale qui s’est investie de la mission de préserver la paix dans le monde, il y a de quoi s’inquiéter.</p>



<p>* <em>Professeur à l’Institut d’études politiques de Lyon, chercheur au Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo).</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nw3IfZV53d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/dans-le-conflit-entre-israel-et-les-palestiniens-loccident-est-le-probleme/">Dans le conflit entre Israël et les Palestiniens, l’Occident est le problème</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans le conflit entre Israël et les Palestiniens, l’Occident est le problème » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/dans-le-conflit-entre-israel-et-les-palestiniens-loccident-est-le-probleme/embed/#?secret=QgynzJWBsf#?secret=nw3IfZV53d" data-secret="nw3IfZV53d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/moyen-orient-lhumiliation-dantony-blinken/">Moyen-Orient : l’humiliation d’Antony Blinken</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/moyen-orient-lhumiliation-dantony-blinken/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 May 2023 06:48:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[ligue arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7990745</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 32e sommet arabe scelle la mort du printemps arabe et le retour du despotisme dans la région.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/">Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le retour de la Syrie à la Ligue des Etats arabes, après en avoir été bannie pendant toute une décennie, marque la fin d’une époque et une parenthèse définitivement fermée, celle du «printemps arabe» que la transition démocratique en Tunisie avait fait vivre, très difficilement et dans la gabegie. Une décennie après la chute de Ben Ali, Moubarak, Salah, Kadhafi et autres Bouteflika, le despotisme arabe reprend du poil de la bête et a encore de beaux jours devant lui. La preuve : certains, sous ces latitudes, se félicitent de sa renaissance et y voient même un progrès.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-7990745"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p><em>«La Tunisie n’a pas changé malgré les conditions que le pays a subies notamment ces dix dernières années, au cours desquelles le peuple tunisien a démontré son affinité avec le peuple syrien»</em>, a déclaré le président syrien Bachar Assad. <em>«Aujourd&rsquo;hui, suite à ma rencontre avec le président Kaïs Saïed, je suis absolument convaincu du soutien tunisien à la Syrie»</em>, a-t-il ajouté dans une déclaration aux médias tunisiens à l&rsquo;issue de sa rencontre avec Saïed, vendredi 19 mai 2023, en marge du 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue des Etats arabes à Djeddah, en Arabie saoudite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La despote goûte sa revanche   </h2>



<p><em>«La Tunisie a, à un certain moment, servi de base arrière à des conspirations, non seulement contre la Syrie, mais contre la pensée et l’appartenance arabes; elle a servi de plate-forme pour la diffusion de la pensée obscurantiste dans les différents pays arabes»</em>, a encore déclaré le despote syrien, heureux de se retrouver parmi ses pairs et semblables arabes qui l’avaient banni pendant plus d’une décennie. </p>



<p>En parlant de conspirations, Assad fait visiblement allusion aux années de règne des islamistes qui ont facilité l’envoi de jihadistes tunisiens en Syrie pour, espéraient-ils, faire tomber le régime baâthiste, hérité par Bachar de son père Hafedh, aussi sanguinaire l’un que l’autre, le fils ayant dépassé le père dans l’ignominie en se maintenant au pouvoir au prix de millions de morts, de blessés et de déplacés, et qui règne aujourd’hui sur un pays exsangue, détruit et pauvre. Un détail de l&rsquo;histoire sur lequel tout ce beau monde passe aujourd&rsquo;hui l&rsquo;éponge, le cœur léger et la bonne conscience en bonus. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pZg5OPpjkj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/">Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/embed/#?secret=nNR6PpFT11#?secret=pZg5OPpjkj" data-secret="pZg5OPpjkj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les mots d’Assad, on l’a compris, marquent la fin d’une époque et une parenthèse définitivement fermée, celle du <em>«printemps arabe»</em> que la transition démocratique en Tunisie a fait vivre, très difficilement et dans la gabegie, jusqu’à la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, et l’accaparement de tous les pouvoirs par le président Kaïs Saïed. Ce dernier s’est d’ailleurs félicité, hier, lors de la poignée de main et de l’entretien avec son homologue syrien du retour de la Syrie à la Ligue arabe, qui intervient après douze ans de <em>«destruction»</em> de ce pays, a-t-il souligné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sommet de la restauration</h2>



<p>En accueillant le <em>«sommet de la restauration»</em>, Mohammed Ben Salmane, le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, qui dirige son pays avec une main de fer, n’a pas lésiné sur les moyens pour faire du 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue arabe celui de l’instauration de son leadership régional et d’une reconfiguration géostratégique régionale, inaugurée avec le refroidissement des relations avec les Etats-Unis, le rapprochement avec la Russie, la Chine et l’Iran et – Riyad n’étant pas à un paradoxe près – la normalisation des relations avec Israël. </p>



<p>Ce 32<sup>e</sup> sommet marque aussi, du point de vue de Ben Salmane, qu’il partage à quelques nuances près avec ses homologues du Golfe, l’enterrement du <em>«printemps arabe»</em>, qui leur avait donné des sueurs froides en faisant vaciller leurs trônes sous leurs pieds. N’ont-ils pas d’ailleurs dépensé des milliards de dollars pour faire échouer les transitions démocratiques, en finançant notamment les groupes terroristes ayant essaimé dans les pays arabes débarrassés de leurs dictateurs, et notamment en Libye, en Syrie et au Yémen ? En Tunisie, où ces monarchies ont longtemps soutenu Ben Ali et conçu des projets délirants pour l’aider à sortir son pays de la crise économique, n’ont-elles pas changé le fusil d’épaule, à partir de 2011, mis en veilleuse tous leurs engagements antérieurs et mobilisé de gros moyens pour faire échouer la <em>«transition démocratique»</em> ? En Egypte, n&rsquo;ont-elles pas accueilli avec d’énormes aides financières la restauration de la dictature militaire dès 2013 par Abdelfattah Sissi ? </p>



<p>C’est tout naturellement donc qu’après avoir combattu le despote syrien, par groupes jihadistes interposés, ils lui ont déroulé, hier, le tapis rouge, en lui faisant miroiter la perspective d’une aide pour la reconstruction de son pays détruit. Le cynisme politique dans toute sa splendeur&#8230;   </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2qLaVjGP0u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/">La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/embed/#?secret=Zc9IKK6j1Q#?secret=2qLaVjGP0u" data-secret="2qLaVjGP0u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/">Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Afrique du Nord dans la tourmente de l’endettement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/lafrique-du-nord-dans-la-tourmente-de-lendettement/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/lafrique-du-nord-dans-la-tourmente-de-lendettement/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 May 2023 12:02:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Matt Robinson]]></category>
		<category><![CDATA[Matt Vogel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7880646</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et l’Égypte au seuil d’une crise majeure de la dette qui engloutirait la région instable de l’Afrique du Nord. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/lafrique-du-nord-dans-la-tourmente-de-lendettement/">L’Afrique du Nord dans la tourmente de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie et l’Égypte au seuil d’une crise majeure de la dette qui engloutirait la région instable de l’Afrique du Nord et imposerait des choix difficiles aux riches voisins arabes du Golfe, avertissent les investisseurs et les analystes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Marc Jones</strong></p>



<span id="more-7880646"></span>



<p>Les deux pays sont déjà confrontés à des pénuries de produits essentiels et à un dysfonctionnement des marchés financiers et, dans le cas de la Tunisie, à une crise politique provoquée par la consolidation du pouvoir du président Kaïs Saïed et la répression des opposants.</p>



<p>L’Égypte, la plus grande économie et la nation la plus peuplée d’Afrique du Nord, a longtemps été considérée comme trop grande pour être autorisée à échouer, mais la Tunisie revêt également une importance majeure en tant que berceau – et supposée unique réussite – du printemps arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de défaut en Tunisie</h2>



<p>Les espoirs que nourrit Tunis d’un soutien tant attendu du Fonds monétaire international (FMI) vacillent encore, même si des inquiétudes subsistent quant à savoir s’il s’en tiendrait à un programme compte tenu de la fracture politique dans le pays.</p>



<p>Le président Saïed a critiqué le FMI, affirmant que la Tunisie ne se plierait pas à ses <em>«diktats»</em> sur les réductions des subventions alimentaires et énergétiques et sur la réduction de la masse salariale publique, avertissant que cela pourrait alimenter de nouveaux bouleversements sociaux.</p>



<p><em>«Compte tenu de la politique actuelle, vous devez vous demander si un programme du FMI survivrait même à un premier ou un deuxième examen»</em>, a déclaré Matt Vogel, du gestionnaire d’actifs des marchés émergents et frontières FIM Partners.</p>



<p>Sans l’aide soutenue du FMI, cependant, le pays est confronté à une grave crise de la balance des paiements.</p>



<p>Avec l’une des masses salariales du secteur public les plus élevées au monde, la Tunisie va continuer à faire face à un déficit budgétaire d’environ 5% du PIB, estime JPMorgan, tandis que Morgan Stanley prévient que ses réserves de change ne couvriront même pas deux mois d’importations de produits de base l’année prochaine à leur taux actuel d’attrition.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QHMTETpIsE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/08/tunisie-dette-exterieure-en-hausse-de-23-au-1er-trimestre-2023/">Tunisie : dette extérieure en hausse de 23% au 1er trimestre 2023</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : dette extérieure en hausse de 23% au 1er trimestre 2023 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/08/tunisie-dette-exterieure-en-hausse-de-23-au-1er-trimestre-2023/embed/#?secret=hvKv5hO3av#?secret=QHMTETpIsE" data-secret="QHMTETpIsE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Payer des dettes pourrait devenir presque impossible. La plupart des emprunts du pays sont nationaux, mais il a un remboursement de prêts étrangers de 500 millions d’euros en octobre suivi d’un autre en février de l’année prochaine.</p>



<p><em>«Il y a toujours un risque que le programme du FMI soit retardé pendant si longtemps que lorsqu’il arrivera, il sera trop peu, trop tard»</em>, a déclaré Matt Robinson, analyste souverain senior à l’agence de notation Moody’s.</p>



<p>Quid d’un risque de défaut ? Réponse&nbsp;: <em>«Cela est très possible. C’est ce que notre faible notation indique»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cycle d’instabilité financière en Egypte &nbsp;</h2>



<p>Les finances de l’Égypte semblent également tendues bien qu’elle ait obtenu un plan de sauvetage de 3 milliards de dollars du FMI en décembre.</p>



<p>Son ratio dette/PIB approche rapidement les 100% et trois dévaluations majeures totalisant 50% en un peu plus d’un an signifient que les paiements d’intérêts sur sa seule dette – dont une grande partie est empruntée en dollars, en euros ou en yens – vont représenter plus de la moitié des revenus du gouvernement l’année prochaine selon Fitch.</p>



<p>L’agence de notation, qui a de nouveau abaissé la note de crédit de l’Égypte vendredi, souligne que seul le Sri Lanka en défaut devrait payer plus. Et comme dans ce dernier pays, un manque de dollars sur les marchés des devises locales du Caire handicape l’économie.</p>



<p>La livre égyptienne change maintenant de mains à plus de 38 pour un dollar dans la rue, près de 20% en dessous du taux officiel de la monnaie malgré les dévaluations répétées et les taux d’intérêt qui grimpent à 18,25%. De nombreux économistes pensent que cette situation va encore s’aggraver, ce qui donnera un tableau économique problématique pour les élections présidentielles de l’année prochaine.</p>



<p><em>«Pour la population, jusqu’à la pandémie, il y avait eu une amélioration marginale du niveau de vie»</em>, a déclaré David Butter, membre associé du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord du groupe de réflexion basé à Londres Chatham House. <em>«Mais depuis fin 2021, nous sommes rentrés dans ce cycle d’instabilité sur le marché des changes et de flambée de l’inflation»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>Le gouvernement du président Abdelfattah Sissi a écarté un éventuel défaut de paiement et, pour aider à combler les trous de financement, il projette de vendre des actifs appartenant à l’État d’ici la fin juin pour un montant de 2 milliards de dollars.</p>



<p>Cela sera crucial, à la fois pour le FMI qui s’attend à ce que les ventes couvrent environ la moitié du déficit de financement de 17 milliards de dollars de l’Égypte au cours des quatre prochaines années, et pour les alliés du Golfe, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar qui ont traditionnellement renfloué le pays.</p>



<p>Ils adoptent actuellement une position plus dure que les analystes attribuent à la politique de voisinage et aux divergences sur les valorisations des actifs à vendre, même si des bruits positifs continuent de se faire entendre.</p>



<p>Le ministre de l’Économie des Émirats arabes unis, Abdullah Bin Touq Al Marri, a déclaré à Reuters lors d’un récent voyage à Londres que <em>«les Émirats arabes unis et l’Égypte resteront toujours solidaires»</em>, ajoutant que le financement des infrastructures montrait que la relation entre les deux était <em>«très profonde»</em> et <em>«très dynamique»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque d’instabilité régionale</h2>



<p>Pour les gestionnaires d’actifs réguliers, cependant, il y a eu cette année une chute douloureuse de 20% des près de 30 milliards de dollars d’obligations internationales de l’Égypte.</p>



<p>Le canal de Suez et les revenus du tourisme s’améliorent peut-être, mais le Caire a une valeur combinée de 5,8 milliards de dollars de paiements de <em>«principal»</em> et de <em>«coupons»</em> sur ces obligations l’année prochaine.</p>



<p>Carl Ross, un vétéran des crises émergentes chez le gestionnaire de fonds GMO, a déclaré que les États riches du Golfe devraient équilibrer le coût du soutien à l’Égypte contre le risque d’instabilité régionale si un pays de 110 millions d’habitants faisait faillite.</p>



<p><em>«Ce ne serait pas sans importance s’il devait faire défaut»</em>, a déclaré Ross à propos de l’impact sur les gestionnaires de fonds mondiaux. <em>«Ces pays très riches du Golfe ont généralement renforcé la stabilité financière dans la région»</em>, a-t-il ajouté grâce à leur soutien. Et de conclure&nbsp;: <em>«Personne ne sait combien de temps cela va persister et dans quelles conditions.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais</em></p>



<p><strong><em>D’après <a href="https://www.reuters.com/world/africa/north-africa-backslides-toward-swirling-debt-troubles-2023-05-11/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a>. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="W072V3L8m5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/dette-exterieur-et-deficit-democratique-en-tunisie/">Dette extérieure et déficit démocratique en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dette extérieure et déficit démocratique en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/dette-exterieur-et-deficit-democratique-en-tunisie/embed/#?secret=6tnyLjdxxk#?secret=W072V3L8m5" data-secret="W072V3L8m5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/lafrique-du-nord-dans-la-tourmente-de-lendettement/">L’Afrique du Nord dans la tourmente de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/lafrique-du-nord-dans-la-tourmente-de-lendettement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 10:06:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[hosni moubarak]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Karim Mezran]]></category>
		<category><![CDATA[Sabina Henneberg]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6966272</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie entre dans une période difficile. Que va-t-il se passer demain ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/">Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Nous continuons à traduire et à publier des articles sur la Tunisie publiés dans la presse étrangère et notamment anglo-saxonne afin que les Tunisiens en général et le pouvoir politique en particulier prennent conscience de l’image que notre pays renvoie à l‘étranger, en espérant que cela les aidera à rectifier le tir et à prendre les bonnes décisions.</strong></em> <em>(Illustration:  le président Saïed semble toujours conserver une importante base de soutien).</em></p>



<p>Par <strong>Karim Mezran</strong> * &amp; <strong>Sabina Henneberg</strong> **</p>



<span id="more-6966272"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Karim-Mezran-Sabina-Henneberg.jpg" alt="" class="wp-image-6966415"/></figure></div>


<p>La Tunisie fait face à des vagues de protestations suite aux arrestations massives d’opposants politiques au président Kaïs Saïed. Que va-t-il se passer ensuite?</p>



<p>La Tunisie entre dans une période difficile. Suite à l’arrestation fin janvier d’un responsable syndical pour avoir organisé une grève des opérateurs de péages, le gouvernement a lancé une série d’arrestations contre des opposants politiques. Le président a accusé les personnes arrêtées de <em>«comploter»</em> contre la sûreté de l’État et/ou les a qualifiées de <em>«terroristes»</em> sans, dans la plupart des cas, présenter des preuves suffisantes pour les accuser.</p>



<p>Cela a donné une impulsion à un mouvement de protestation organisé par le syndicat, connu sous son acronyme français d’UGTT (Union générale tunisienne du travail). Le 4 mars, l’UGTT aurait mobilisé le plus grand nombre de personnes dans toutes les manifestations contre le président tunisien Kaïs Saïed depuis son entrée en fonction, des manifestations tout aussi importantes étant organisées par une coalition de partis politiques, le Front du salut national.</p>



<p>Il existe quatre scénarios imaginables pour la résolution de cette crise.</p>



<p><strong>Premièrement, Saïed pourrait volontairement se retirer face à une opposition croissante.</strong> Ce scénario est hautement improbable à ce stade. Dans d’autres cas de dirigeants autoritaires démissionnant sous la pression populaire, comme Hosni Moubarak en Égypte (2011) ou Abdelaziz Bouteflika en Algérie (2019), d’importants acteurs sur le soutien desquels ces dictateurs s’appuyaient ont influencé leurs décisions. Par exemple, Moubarak a été invité à démissionner par l’armée (et les États-Unis); Bouteflika par les puissants clans au pouvoir du pays.</p>



<p>En revanche, et notamment depuis le début de la consolidation de son contrôle sur les institutions du pays en juillet 2021, Saïed est apparu de plus en plus isolé et non-influençable. En supposant qu’il agisse conformément à son comportement antérieur, il ne fera que continuer à détourner la critique, quelles que soient les voix essayant de se faire entendre ou la situation dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cIGDqqEwmO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/le-succes-du-populisme-du-president-tunisien-kais-saied/">Le succès du populisme du président tunisien Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le succès du populisme du président tunisien Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/le-succes-du-populisme-du-president-tunisien-kais-saied/embed/#?secret=NnGVbeBaxG#?secret=cIGDqqEwmO" data-secret="cIGDqqEwmO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Deuxièmement, et conformément à la tradition tunisienne, c’est que Saïed pourrait accepter un dialogue national</strong>, comme l’exige l’UGTT. Comme en 2013, lorsque, à la suite de deux assassinats politiques et dans des conditions sécuritaires et économiques qui se sont fortement détériorées, la société civile tunisienne – dirigée par l’UGTT – a organisé un dialogue national pour les partis politiques divisés afin de surmonter leurs divergences dans la rédaction d’une nouvelle constitution. Par ce mécanisme, le parti en charge du gouvernement de coalition de l’époque, le parti islamiste modéré Ennahdha, a accepté de céder le pouvoir à un gouvernement intérimaire chargé de conduire le pays vers de nouvelles élections.</p>



<p>Malheureusement, il existe plusieurs raisons de douter qu’un scénario similaire puisse se dérouler aujourd’hui. Le contexte en 2013 était unique : le pays était toujours en proie à la ferveur révolutionnaire après la destitution de l’ancien président Ben Ali, et il y avait une demande populaire importante de dépassement de l’instabilité sécuritaire, dont Ennahdha était largement accusé.</p>



<p>De plus, la prise de contrôle par le général Abdelfattah Sissi du gouvernement élu des Frères musulmans en Égypte ce même été a pesé lourdement sur l’esprit des dirigeants d’Ennahdha, qui ne voulaient pas subir le même sort.</p>



<p>Par ailleurs, il y avait un objectif clair autour duquel organiser le dialogue : la finalisation d’une nouvelle constitution, dont le processus d’élaboration a été lancé sur la base d’un consensus forgé par la mobilisation populaire.</p>



<p>On ne sait pas quel type de feuille de route largement convenue un nouveau dialogue pourrait s’établir dans les conditions actuelles. Se mettre d’accord sur une constitution nouvelle ou révisée, ou organiser de nouvelles élections législatives, n’aurait aucun sens étant donné qu’il s’agissait de l’aboutissement de la propre feuille de route unilatérale de Saïed déclarée en décembre 2021, qui manquait de légitimité populaire malgré le fait que le président semble toujours conserver une importante base de soutien.</p>



<p><strong>Troisièmement, une prise de contrôle militaire est possible</strong>. Ce serait une rupture claire avec la tradition en Tunisie, dont le premier président postindépendance, Habib Bourguiba, a délibérément cultivé une petite armée apolitique. En 2011, l’armée a assuré sa place en tant qu’institution fort respectée pour avoir refusé de tirer sur des manifestants, provoquant la fuite de Ben Ali. Depuis lors, les forces armées ont continué à jouir d’une bonne réputation tout en jouant un rôle clé dans le rétablissement de la sécurité après une recrudescence des activités terroristes entre 2011 et 2015.</p>



<p>Sous Saïed, l’armée a renforcé son prestige ainsi que son rôle en politique. Le président, qui a été élu en tant qu’outsider sans base de soutien claire, en a toujours eu besoin en tant qu’allié. En juillet 2021, lorsque des chars et des troupes ont empêché les députés d’entrer dans le bâtiment du parlement après la dissolution de cette institution par Saïed, les observateurs se sont inquiétés du fait que l’armée abandonnait son rôle traditionnellement apolitique. Tout cela rend extrêmement imprévisible la façon dont l’armée réagirait dans une situation de troubles accrus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fVhsU28OSP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/">Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/embed/#?secret=jVf1jtZOiW#?secret=fVhsU28OSP" data-secret="fVhsU28OSP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans l’éventualité d’un coup d’État militaire, on ne sait pas non plus comment procéderaient ceux qui prendraient les commandes. Les forces armées voudraient presque certainement céder le pouvoir à un nouveau gouvernement civil le plus rapidement possible, mais trouver un gouvernement neutre et intérimaire serait difficile étant donné le paysage très fracturé. Même en 2013, lorsqu’un gouvernement intérimaire efficace sous la direction du technocrate Mehdi Jomaa a été installé, le processus de sélection était difficile. Au cas où l’armée interviendrait pour empêcher la violence de devenir incontrôlable, il est peu probable qu’elle soit prête à jouer un tel rôle.</p>



<p><strong>Quatrièmement, une impasse prolongée dans laquelle les arrestations et les protestations finissent par s’éteindre</strong> <strong>et Saïed reste au pouvoir. </strong>C’est la possibilité la plus probable, d’autant plus que l’éclatement de la violence généralisée, du moins à ce stade, ne semble pas imminent. Malheureusement, dans ce scénario, étant donné que Saïed n’a apporté aucun changement significatif et sera de plus en plus préoccupé par la sauvegarde de son propre pouvoir, les conditions socio-économiques et politiques continueront de s’aggraver et de décliner.</p>



<p>Compte tenu de ces perspectives, Washington doit être prêt à soutenir économiquement la Tunisie, surtout si d’autres prêteurs ne se présentent pas. Il devrait tirer parti de ce soutien économique pour pousser le président à être plus inclusif et élargir la base du consensus. Un dialogue national qui produit des résultats immédiats offre le plus d’espoir pour calmer les protestations et permettre la mise en place de plans à plus long terme.</p>



<p>La crise actuelle de la Tunisie ne représente que la pointe de l’iceberg, alors que toute la région Afrique du Nord/Sahel glisse rapidement dans un état de profonde instabilité. Les États-Unis devraient travailler avec des partenaires européens pour élaborer un plan régional plus large de réconciliation politique, de respect des droits de l’homme, de coopération économique et de développement socio-économique.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source&nbsp;</em></strong>: <a href="https://nationalinterest.org/blog/lebanon-watch/four-possible-scenarios-tunisia%E2%80%99s-political-crisis-206306" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The National Interest.</a>  &nbsp;</p>



<p><em>* Le Dr Karim Mezran est le directeur de l’Initiative Afrique du Nord au Conseil de l’Atlantique.</em></p>



<p><em>** Sabina Henneberg est boursière Soref au Washington Institute for Near East Policy, où elle se spécialise dans les affaires de l’Afrique du Nord. Elle était auparavant analyste senior chez Libya-Analysis LLC.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/">Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le jour où la démocratie tunisienne est morte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/03/le-jour-ou-la-democratie-tunisienne-est-morte/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/03/le-jour-ou-la-democratie-tunisienne-est-morte/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2022 06:59:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Bobby Gosh]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Ned Price]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2752186</guid>

					<description><![CDATA[<p>En novembre dernier, Joe Biden avait condamné Manuel Noriega du Nicaragua pour avoir organisé un simulacre d’élection. Kaïs Saïed en Tunisie devrait recevoir un traitement similaire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/03/le-jour-ou-la-democratie-tunisienne-est-morte/">Le jour où la démocratie tunisienne est morte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La démocratie tunisienne s&rsquo;effondre. Biden ne devrait pas simplement en rester là. Les États-Unis pourraient utiliser un levier économique pour faire pression en faveur des réformes démocratiques. Pour l&rsquo;instant, ils se sont contentés d’une faible critique du lamentable référendum constitutionnel récemment organisé par la nation nord-africaine.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Bobby Ghosh </strong>*</p>



<span id="more-2752186"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Bobby-Gosh.jpg" alt="" class="wp-image-2752265" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Bobby-Gosh.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Bobby-Gosh-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Bobby-Gosh-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le jour où la démocratie tunisienne est morte, il incombait au porte-parole du département d’État d’exprimer les apitoiements pâteux de l’administration Biden. Interrogé sur le référendum constitutionnel du 25 juillet qui a permis au président Kaïs Saïed d’institutionnaliser le pouvoir d’un seul homme dans la nation nord-africaine, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/tunisie-le-etats-unis-prennent-note-des-profondes-inquietudes-de-la-societe-civile/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ned Price</a> a fait les observations suivantes: <em>«Eh bien, nous notons le résultat qui a été rapporté par l’Instance supérieure indépendante pour les élections et les observateurs électoraux de la société civile. Le référendum a été marqué par une faible participation. C’est quelque chose que nous remarquons. Un large éventail de la société civile tunisienne, des médias et des partis politiques ont exprimé de profondes inquiétudes concernant le référendum. Nous notons, en particulier, les inquiétudes généralisées parmi de nombreux Tunisiens concernant l’absence d’un processus inclusif et transparent et la portée limitée d’un véritable débat public lors de la rédaction de la nouvelle constitution. Nous notons également des inquiétudes quant au fait que la nouvelle constitution comprend des freins et des contrepoids affaiblis qui pourraient compromettre la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’administration Biden se contente du minimum</h2>



<p>On notera l’absence de toute critique directe de celui qui a garrotté la démocratie la plus prometteuse du monde arabe. Au lieu d’interpeller Saïed à propos de son appropriation d’une autorité quasi absolue, l’administration Biden n’a une fois de plus pas été à la hauteur de sa propre réputation de défenseur de la démocratie.</p>



<p>Il y aurait pourtant eu de quoi critiquer. Saied a pris le contrôle de la commission électorale avant le vote, en plus de museler les médias, de mettre la main sur le système judiciaire et d’emprisonner des opposants politiques. Et l’écrasante majorité des Tunisiens a choisi de ne pas voter, sapant la tentative de l’autocrate de légitimer sa prise de pouvoir en refusant de participer à l’exercice électoral.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gvLlOKiToe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/tunisie-le-etats-unis-prennent-note-des-profondes-inquietudes-de-la-societe-civile/">Tunisie : Le Etats-Unis prennent note des «profondes inquiétudes» de la société civile</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le Etats-Unis prennent note des «profondes inquiétudes» de la société civile » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/tunisie-le-etats-unis-prennent-note-des-profondes-inquietudes-de-la-societe-civile/embed/#?secret=BHyDEeAfv4#?secret=gvLlOKiToe" data-secret="gvLlOKiToe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même en prenant au pied de la lettre l’affirmation de la commission électorale d’un taux de participation de 30,4%, ce fut une performance catastrophique pour Saïed (l’homme fort de l’Egypte Abdelfattah Sissi avait réussi un taux de participation de 38,6% lors de son référendum constitutionnel de 2014.) Le président tunisien s’est fendu de la moindre des excuses : plus de gens auraient voté s’ils avaient disposé de deux jours au lieu d’un seul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La position ambiguë des Etats démocratiques</h2>



<p>Dans les jours à venir, les opposants de Saïed tireront le meilleur parti de la faible participation pour remettre en question la légalité de la nouvelle constitution – et par extension, le droit du président à gouverner.</p>



<p>Comme tous les autocrates, Saïed cherchera des sources alternatives de légitimité. Attendez-vous à des rassemblements à Tunis soutenus par le gouvernement célébrant la constitution et à des expressions de fidélité de la part des forces armées.</p>



<p>Le président tirera également sa légitimité de la volonté des dirigeants étrangers – et en particulier des dirigeants d’États démocratiques – de faire du business avec lui. Il sera rassuré par la réticence des défenseurs de la démocratie à critiquer, et encore moins à condamner, son simulacre de référendum.</p>



<p>Saïed espère que l’administration Biden fera pour lui ce que l’administration du président Barack Obama avait fait pour Sissi : accepter la nouvelle constitution comme un fait accompli et détourner le regard alors que le président tunisien l’utilise pour resserrer son emprise sur tous les leviers de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que doit faire Biden</h2>



<p>Le président Biden devrait refuser de donner satisfaction à Saïed. Il pourrait commencer à compenser son échec à protéger la démocratie tunisienne en indiquant clairement que son administration a fait plus que <em>«noter»</em> la tentative de Saïed d’institutionnaliser l’autoritarisme.</p>



<p>Biden n’est pas en reste pour utiliser un langage fort dans des situations comme celle-ci. En novembre dernier, il avait condamné Manuel Noriega du Nicaragua pour avoir organisé un simulacre d’élection. Saïed devrait recevoir un traitement similaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FHG8wUBX0Q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/29/antony-blinken-exprime-linquietude-des-etats-unis-sur-la-situation-en-tunisie/">Antony Blinken exprime l’inquiétude des Etats-Unis sur la situation en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Antony Blinken exprime l’inquiétude des Etats-Unis sur la situation en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/29/antony-blinken-exprime-linquietude-des-etats-unis-sur-la-situation-en-tunisie/embed/#?secret=rTBdlv3pzb#?secret=FHG8wUBX0Q" data-secret="FHG8wUBX0Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Rhétorique présidentielle mise à part, la position officielle des États-Unis devrait être que le référendum était trop imparfait pour que ses résultats soient valables. Et toute tentative de Saïed d’exercer les pouvoirs conférés à la présidence dans la nouvelle constitution devrait être sanctionnée par une condamnation sans réserve et, si possible, par des sanctions économiques.</p>



<p>Biden devrait exiger que Saïed restaure l’indépendance du pouvoir judiciaire tunisien ainsi que la liberté de la presse, et travailler avec les partis d’opposition vers un accord de partage du pouvoir et de nouvelles élections.</p>



<p>Si Saïed refuse, les États-Unis devraient suspendre toute aide à la Tunisie et encourager ses partenaires européens à faire de même. L’administration Biden devrait également être prête à exercer le veto américain sur toute aide du Fonds monétaire international à la Tunisie.</p>



<p>Cela frapperait Saïed là où ça fait le plus mal. Il a désespérément besoin de financements étrangers et de l’aide du FMI pour commencer à réformer l’économie en ruine de la Tunisie. Ne pas tenir ses promesses sur ce front supprimera rapidement même le soutien limité dont il bénéficie et mettra fin à toute prétention à la légitimité.</p>



<p>Biden a beaucoup à répondre de son incapacité à respecter ses valeurs professées. En Tunisie, il a l&rsquo;occasion de faire quelque chose de remarquable. **</p>



<p class="has-text-align-right">Traduit de l’anglais par<strong> I. B.</strong></p>



<p><em>* Chroniqueur de Bloomberg Opinion spécialisé dans les affaires internationales. Anciennement rédacteur en chef à Hindustan Times, rédacteur en chef à Quartz et rédacteur international à Time.</em></p>



<p>** <em>Le titre est les intertitres sont de la rédaction.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2022-07-28/tunisia-s-democracy-is-collapsing-biden-shouldn-t-just-stand-by" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/03/le-jour-ou-la-democratie-tunisienne-est-morte/">Le jour où la démocratie tunisienne est morte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/03/le-jour-ou-la-democratie-tunisienne-est-morte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>16</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
