Le SNJT dénonce la condamnation de Sonia Dahmani en appel

La Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire visant l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani et l’a condamnée à une peine de 18 mois de prison ferme.  Verdict fermement dénoncé par le Syndicat national des journalistes.

Dans un communiqué publié ce lundi 13 avril 2026, le SNJT a rappelé que cette condamnation a été prononcée suite à des commentaires médiatiques portant sur la question de la discrimination et du racisme en Tunisie, tenus sur la chaîne Carthage+ et intervient après une série de poursuites visant la chroniqueuse pour des motifs similaires.

Comme pour les dossiers précédents, la justice s’est appuyée sur l’article 24 du décret-loi n°54 de l’année 2022, relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication et pour le SNJT, ce texte est devenu, depuis sa promulgation, un outil récurrent pour poursuivre les opinions divergentes.

Le syndicat réitère d’ailleurs son appel au gel de ce décret, alors qu’un projet de révision est actuellement à l’étude au sein de la Commission de législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Dans son communiqué, le Syndicat exprime sa solidarité totale avec Sonia Dahmani et dénonce fermement ce verdict, tout en exprimant son inquiétude du retour en détention de l’avocate, dont l’état de santé physique et psychologique est jugé fragile depuis sa sortie de prison il y a seulement quelques mois.

La même source estime pat ailleurs que multiplier les procès pour des déclarations de même nature (critique de la gestion migratoire et des discours discriminatoires) constitue une violation flagrante de la liberté d’expression et appelle officiellement à l’arrêt de l’exécution de cette peine, qualifiant la situation de « harcèlement judiciaire visant à intimider le secteur médiatique» .

Y. N.

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