Indignation face au discours d’un député | « Non à la culture du viol et au racisme »

Dans un communiqué publié ce lundi 13 avril 2026, un collectif de féministes, d’associations et de figures de la société civile condamne fermement les déclarations d’un député Tarek Mehdi à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Ce dernier est accusé par les signataires du communiqué d’avoir tenu des propos justifiant le viol et d’avoir véhiculé un discours raciste et déshumanisant : « son intervention e relève pas de la simple opinion, mais d’une dérive grave qui souille l’espace public institutionnel. En banalisant le crime de viol et en ciblant les femmes, notamment les migrantes subsahariennes, l’élu est accusé de transformer le Parlement en une tribune pour la haine ».

Les associations rappellent que ces propos tombent sous le coup de la législation tunisienne, notamment, la Loi n°58 (2017) relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes et la loi contre la discrimination raciale, qui criminalise tout propos incitant au mépris ou à la haine basée sur la race ou le genre.

La même source dénonce « une volonté de réduire les femmes à leur corps et d’instrumentaliser la question migratoire pour nourrir un climat de terreur et d’exclusion»n et d’ajouter : « La dignité des femmes migrantes est indissociable de celle des Tunisiennes »

Les signataires exigent ainsi l’ouverture d’une enquête immédiate et transparente sur les déclarations du député, l’activation des mécanismes de reddition de comptes pour mettre fin à l’impunité parlementaire en cas de discours de haine et à la protection absolue de toutes les femmes, sans distinction de nationalité ou de couleur de peau.

Le communiqué est porté par les organisations, dont l’ATFD, Beity, Aswat Nissa, et le Front de l’Égalité, soutenues par une cinquantaine de personnalités engagées de la scène médiatique, juridique et académique.

Y. N.

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