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	<title>Archives des Hamza Meddeb - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Hamza Meddeb - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Rencontre à Paris &#124; «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 06:51:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise budgétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[inclusion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Khadija Finan]]></category>
		<category><![CDATA[Mikhael Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférence-débat à Paris sur le thème «Crise budgétaire et dette publique : Quelles alternatives durables et respectueuses des droits humains ?»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/rencontre-a-paris-reformes-economiques-et-inclusion-sociale-en-tunisie/">Rencontre à Paris | «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organisé une conférence-débat sur le thème «Crise budgétaire et dette publique : Quelles alternatives durables et respectueuses des droits humains ?», </em>et ce <em>dans le cadre du cycle Liquaet intitulé «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie».</em></strong></p>



<span id="more-16061660"></span>



<p>La rencontre-débat se tiendra le mercredi 9 avril 2025 à 19heures au Maltais Rouge (40, rue de Malte, Paris 11<sup>e</sup>, métro République).</p>



<p>Deux interventions sont au programme de cette rencontre modérée par Khadija Finan&nbsp;: Hamza Meddeb, expert en économie politique, et Mikhael Ayari, analyste senior.</p>



<p>Face à l’aggravation de la crise économique et sociale en Tunisie, cette conférence explore des alternatives durables fondées sur le respect des droits humains et la justice sociale. Elle s’adresse aux acteurs indépendants, aux citoyennes et citoyens engagé-e-s dans la défense des libertés, pour un changement démocratique en rupture avec les approches autoritaires et les politiques néolibérales aux conséquences sociales dramatiques.</p>



<p>Liquaet propose une série de rencontres et de débats thématiques pour aborder les défis majeurs auxquels la Tunisie fait face dans un contexte de crise économique, sociale et institutionnelle. Axé sur des thématiques stratégiques telles que les réformes économiques, l’équité sociale et l’impact du populisme, ce cycle a pour objectif de créer un espace de dialogue constructif fondé sur les droits humains et les principes démocratiques.</p>



<p>Il s’git de croiser les perspectives, de formuler des recommandations concrètes, de renforcer le dialogue national et de promouvoir des politiques justes, équitables et durables.</p>



<p>Inscription obligatoire avant le 6 avril 2025 via <a href="https://shorturl.at/WNyt6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.  </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Etude &#124; La crise climatique rend Tunisie plus dépendante de l’Algérie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/etude-la-crise-climatique-rend-tunisie-plus-dependante-de-lalgerie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 09:58:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[barrages]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[dépendance alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise climatique, conjuguée au ralentissement économique depuis 2011, a accru la dépendance croissante de la Tunisie à l’égard de l’Algérie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/etude-la-crise-climatique-rend-tunisie-plus-dependante-de-lalgerie/">Etude | La crise climatique rend Tunisie plus dépendante de l’Algérie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une étude intitulée “Tunisia’s Climate Crisis, Economic Downturn, and Growing Dependency on Algeria”, publiée sur le site web de <a href="https://carnegieendowment.org/research/2025/03/tunisias-climate-crisis-economic-downturn-and-growing-dependency-on-algeria?lang=en">Carnegie Endowment</a>, Hamza Meddeb affirme que la crise climatique, conjuguée au ralentissement économique depuis 2011, a accru la dépendance croissante de la Tunisie à l’égard de l’Algérie</em></strong>.</p>



<span id="more-16040264"></span>



<p><em>«Depuis 2017, la Tunisie subit les effets du changement climatique de plus en plus marqués, notamment une grave sécheresse. Les échecs de gouvernance du président Kaïs Saïed n’ont fait qu&rsquo;exacerber les vulnérabilités persistantes du pays»</em>, écrit le chercheur tunisien, membre du Malcolm H. Kerr Carnegie Middle East Center (Etats-Unis). Il ajoute : <em>«Au cours des quatorze dernières années, la Tunisie a connu d’importants bouleversements politiques, notamment le processus de démocratisation qui a suivi le Printemps arabe de 2010-2011, l’effondrement démocratique consécutif à la prise de pouvoir du président Kaïs Saïed en 2021 et, plus récemment, le déploiement d’un processus chaotique de restauration autoritaire. Cependant, une dynamique critique a suscité moins d’attention : la crise climatique, qui a aggravé la trajectoire politique tumultueuse du pays. Depuis 2017, la Tunisie subit les effets du changement climatique de plus en plus marqués, notamment une grave sécheresse, une forte baisse du niveau des fleuves transfrontaliers qui coulent de l’Algérie vers la Tunisie et une réduction spectaculaire des réserves d’eau des barrages du pays. Ces facteurs ont conduit à des insécurités hydriques et alimentaires généralisées, provoquant une dégradation importante de l’agriculture et de l’élevage, notamment dans les régions frontalières avec l’Algérie.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Aggravation de l’insécurité alimentaire</h2>



<p>Hamza Meddeb estime que <em>«l</em><em>’</em><em>aggravation de l</em><em>’</em><em>insécurité alimentaire en Tunisie a amplifié le déséquilibre des pouvoirs entre la Tunisie et l</em><em>’</em><em>Algérie, renforçant l</em><em>’</em><em>influence géopolitique de cette dernière sur son voisin plus faible et de plus en plus dépendant. Cette dépendance a aggravé la marginalisation de la Tunisie, tant au niveau régional qu</em><em>’</em><em>international, et l</em><em>’</em><em>a contrainte à s</em><em>’</em><em>aligner étroitement sur Alger».</em></p>



<p>Il convient de rappeler dans ce contexte que l’Algérie a construit ces vingt dernières années de nombreux barrages le long des fleuves transfrontaliers avec la Tunisie, ce qui, associé à une consommation d’eau accrue, ont considérablement réduit les niveaux d’eau en aval, entraînant de mauvaises récoltes et aggravant les difficultés financières des agriculteurs des régions du nord-ouest tunisien, le grenier du pays.</p>



<p><em>«Depuis 2017, l</em><em>’</em><em>Algérie met en œuvre une politique de développement ambitieuse en construisant des barrages le long des fleuves partagés avec la Tunisie, en étendant les réseaux d</em><em>’</em><em>irrigation et en développant les infrastructures de rétention d</em><em>’</em><em>eau telles que les lacs artificiels»</em>, rappelle Hamza Meddeb. Qui ajoute qu’<em>«entre 2017 et 2019, l</em><em>’</em><em>Algérie a rapidement augmenté le nombre de ses barrages, de soixante-cinq à quatre-vingt-un, avec pour objectif d&rsquo;atteindre 139 d</em><em>’</em><em>ici 2030.»</em> En satisfaisant ainsi ses besoins d’irrigation dans les régions de l’est, l’Algérie réduit la quantité d’eau s&rsquo;écoulant en aval, Résultat&nbsp;: la construction de barrages par l’Algérie sur l’Oued Mellegue et d’autres fleuves partagés a réduit les terres irriguées en Tunisie. <em>«L</em><em>’</em><em>Oued Medjerda, le plus important fleuve transfrontalier de Tunisie, a connu une baisse significative de son débit suite à la construction d</em><em>’</em><em>un barrage en Algérie. Ce fleuve alimente en eau plus de la moitié de la population et constitue une ressource vitale majeure, 13,4% de la population tunisienne vivant dans son bassin»</em>, souligne à juste titre le chercheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Briser ce cercle vicieux</h2>



<p>Pour briser ce cercle vicieux de la crise économique et financière et de la dépendance vis-à-vis de l’Algérie, aggravées selon lui par <em>«</em><em>l</em><em>a détérioration de ses relations avec les institutions financières internationales, le manque de soutien financier des pays du Golfe ou de l</em><em>’</em><em>Europe et son incapacité à accéder aux marchés financiers internationaux»</em>, l’auteur estime que <em>«la Tunisie doit donner la priorité à la lutte contre le changement climatique en mettant en œuvre une stratégie d</em><em>’</em><em>adaptation globale pour relever les défis de la sécurité alimentaire.»</em></p>



<p><em>«Cela nécessitera des financements importants, d’où l’importance pour le pays d’abandonner son isolationnisme et de rechercher activement des soutiens financiers extérieurs»</em>, explique Hamza Meddeb. Il ajoute : <em>«Le renforcement de la résilience climatique devrait inclure des mesures visant à préparer les infrastructures, les agriculteurs, les institutions et la société aux sécheresses et autres événements climatiques. Il devrait également inclure des mesures de protection sociale pour les populations rurales, telles que des programmes de transferts monétaires liés au climat qui pourraient aider les familles pauvres à faire face à la hausse des coûts alimentaires et aux mauvaises récoltes.»</em></p>



<p><em>«La Tunisie devrait également chercher à conclure un accord formel avec l’Algérie pour établir un cadre de gestion des ressources en eau partagées, notamment axé sur la régulation du débit des rivières transfrontalières et des sources d’eau souterraine»</em>, écrit-il. Et de conclure : <em>«Enfin, la Tunisie doit dépasser le cadre des échanges transfrontaliers informels avec l’Algérie en concluant des accords commerciaux formels. La création de zones franches ou d’un accord de libre-échange plus large permettrait aux entreprises tunisiennes d’accéder plus facilement aux marchés algériens, de favoriser une intégration économique plus poussée et de réduire le déséquilibre actuel des relations bilatérales»</em>, sachant que l’Algérie représente actuellement l’un des plus importants déficits commerciaux de la Tunisie, avec la Chine, la Russie et la Turquie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/etude-la-crise-climatique-rend-tunisie-plus-dependante-de-lalgerie/">Etude | La crise climatique rend Tunisie plus dépendante de l’Algérie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:13:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est plus probablement condamnée dans les mois à venir à choisir entre deux options douloureuses : recourir à la restructuration de sa dette ou s'engager sur la voie de l’austérité avec le soutien du FMI.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/">L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La vulnérabilité de la Tunisie à la crise financière ressort clairement de ses performances économiques en 2023. Comment le pays peut-il se sortir du gouffre ? Extrait d’une étude publiée par le think-tank américain <a href="https://carnegieendowment.org/research/2024/10/tunisias-economy-in-the-eye-of-the-storm?lang=en">Carnegie Endowment</a>. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Ishac Diwan, Hachemi Alaya </strong>et <strong>Hamza Meddeb</strong></p>



<span id="more-14152805"></span>



<p>En l’absence de réformes rapides, les politiques économiques de la Tunisie plongeront le pays dans un abîme. Déjà, une crise financière se prépare. C’est le résultat inquiétant du chemin suivi par le pays depuis l’arrivée au pouvoir du président Kaïs Saïed en juillet 2021. Ce chemin repose sur deux aspects principaux de la politique économique. La première est une campagne budgétaire expansive (et coûteuse) qui a produit des déficits historiquement élevés pendant quatre années consécutives, poussant la dette publique à des niveaux insoutenables. Le deuxième est un soutien gouvernemental insuffisant à l’activité économique, avec une détérioration du climat des affaires et des risques macroéconomiques accrus qui effraient le secteur productif et stoppent la croissance économique.</p>



<p>Le mécanisme qui pourrait déclencher une conflagration devient également plus clair. La fermeture des robinets extérieurs pousse le gouvernement à financer une plus grande partie de son important déficit au niveau national, en augmentant les emprunts (auprès des banques, des détenteurs d’obligations nationales et de la Banque centrale). Cela évince le secteur privé, ralentit la croissance économique, augmente l’inflation, diminue la qualité des bilans des banques et augmente le risque d’une forte dévaluation du dinar tunisien. Tous les éléments sont réunis pour une crise financière qui s’étendrait à la dette publique, aux changes et au secteur bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Augmentation de la dette et effondrement de la croissance</h2>



<p>Lors des [récentes] élections présidentielles […]. Saïed a construit son appel populiste sur un engagement public sur deux principes : une opposition résolue à un programme du Fonds monétaire international (FMI), afin d’éviter les difficultés liées à l’austérité que cela entraînerait pour la population; et lutter contre la corruption en obligeant <em>«l’élite des affaires corrompue»</em> à renoncer à ses richesses prétendument mal acquises par le biais d’une procédure judiciaire qui menace les propriétaires d’entreprises de prison s’ils n’acquiescent pas.</p>



<p>Ces deux principes ont trouvé un écho auprès d’une population lassée d’une décennie chaotique marquée par des plans de sauvetage extérieurs répétés et une corruption intérieure croissante. Cependant, l’approche de Saïed a également conduit à une augmentation de la dette et à un effondrement de la croissance, deux phénomènes qui rongent désormais l’économie.</p>



<p>En conséquence de tout cela, il existe un risque sérieux d’éclatement financier. La Tunisie est dangereusement sur le point de devoir puiser dans ses réserves financières […].</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KCrupiuuu8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/embed/#?secret=aEem51QoKx#?secret=KCrupiuuu8" data-secret="KCrupiuuu8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une crise financière, si elle éclate, risque d’infliger au pays un mélange déchirant de faillite de l’État, d’effondrement économique, de profondes blessures sociales et de défis politiques majeurs, étant donné la nécessité de répartir d’importantes pertes entre la population.</p>



<p>Les répercussions de politiques défectueuses ont déjà entraîné un déclin de la croissance économique et une détérioration des conditions sociales, avec une baisse des salaires réels et une augmentation du chômage. Ces résultats ont conduit le gouvernement à augmenter le montant des subventions, ce qui contribue à un déficit budgétaire important et renforce encore la non-viabilité des finances publiques.</p>



<p>Le pays est donc confronté à des choix difficiles. Un atterrissage en douceur nécessiterait un programme de réformes audacieux pour stimuler la croissance économique, un leadership politique solide et déterminé pour garantir la cohésion sociale et, idéalement, le soutien des amis de la Tunisie à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment briser le cercle vicieux de l&rsquo;endettement</h2>



<p>L’économie tunisienne est désormais très en-deçà de son potentiel. Ses problèmes sont auto-infligés. En termes quelque peu réducteurs, le problème vient d’un gouvernement qui dépense trop pour assouplir les conditions sociales – une approche qui maintient la croissance à un faible niveau. Maintenant que les sources extérieures se tarissent, les déficits budgétaires épuisent les financements intérieurs. Cela évince le secteur privé. Cela accroît également la dette publique intérieure, ce qui crée un risque d’instabilité future, déprimant encore davantage l’investissement privé. Cette situation entraîne une inflation, une baisse des salaires réels et un chômage élevé, ce qui pousse le gouvernement à dépenser trop. Comment briser ce cercle vicieux est devenu le principal défi national.</p>



<p>Une plus grande raréfaction des devises menacerait de plus en plus de faire tomber l’ensemble du système, générant en particulier des risques plus aigus de ruée sur les réserves, et éventuellement de ruée sur les banques également, compte tenu de leur forte exposition à la dette publique. Ces conditions ont rendu la Tunisie très vulnérable et à la merci du moindre choc, qu’il soit d’origine externe ou interne. La situation actuelle n’est tenable qu’à très court terme. La Tunisie pourrait éventuellement se sortir de sa dette grâce à une forte poussée d’investissement, mais cela nécessiterait un changement vigoureux de sa politique intérieure et un vaste programme de soutien de la part des partenaires internationaux. La Tunisie est plus probablement condamnée dans les mois à venir à choisir entre deux options douloureuses : recourir à la restructuration de sa dette ou s&rsquo;engager sur la voie de l’austérité avec le soutien du FMI.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bY6pgSjZnw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/">Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/embed/#?secret=1iUZ2hEpQV#?secret=bY6pgSjZnw" data-secret="bY6pgSjZnw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/">L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 08:37:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[.Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Abdul Hamid Dbeibah]]></category>
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		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[Zouara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fermeture du poste frontalier de Ras Jedir étouffe le commerce, et la contrebande, entre la Tunisie et la Libye .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/">Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La circulation des passagers de part et d’autre de la frontière tuniso-libyenne, par le poste frontalier de Ras Jedir, a repris, le 28 août 2024, après une longue fermeture due à des affrontements entre des groupes libyens. En revanche, l’activité commerciale est toujours suspendue dans l’attente d’une reprise. La fermeture étouffe le commerce, et la contrebande, entre les deux pays.</em></strong></p>



<p><strong>Simon Speakman Cordall</strong></p>



<span id="more-13913383"></span>



<p>Ben Guardane est en difficulté. Les bureaux de change restent silencieux et les marchés informels bordant la route sont déserts. Avant la fermeture, on y vendait des marchandises importées en Libye et introduites illégalement en Tunisie.</p>



<p>D’une manière ou d’une autre, presque tout le monde dans la ville dépend du commerce – légal et illégal – en provenance de Libye.</p>



<p>Ben Guerdane mise sur la frontière. Depuis l’époque où les tribus locales escortaient les caravanes transsahariennes à travers le territoire jusqu’à l’établissement de la frontière en 1910, le commerce légal et illégal a été l’élément vital de la ville frontalière.</p>



<p>Au fil des années, le commerce, les commerçants et les contrebandiers se sont ancrés dans le tissu de la région, jusqu’à récemment laissés libres par les colonisateurs et les gouvernements nationaux qui ont suivi en échange de la sécurisation de la région frontalière, le tout sans frais pour l’État.</p>



<p>Cela a changé à partir de 2014 environ, lorsque les combattants de l’Etat islamique, renforcés en partie par des recrues volontaires venues de Tunisie, ont conquis de vastes étendues de Libye, y compris Syrte, région natale de Mouammar Kadhafi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2BRIopgNDn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/03/tunisie-les-contrebandiers-portent-des-armes-contre-letat/">Tunisie : Les contrebandiers portent des armes contre l’Etat</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les contrebandiers portent des armes contre l’Etat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/03/tunisie-les-contrebandiers-portent-des-armes-contre-letat/embed/#?secret=ob1gz0Zb7j#?secret=2BRIopgNDn" data-secret="2BRIopgNDn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En 2016, le groupe a tenté d’envahir la Tunisie et ses combattants ont pris d’assaut Ben Guerdane, pour ensuite être repoussés par les forces de sécurité tunisiennes.</p>



<p>La sécurité du côté tunisien est désormais largement assurée par l’État tandis que du côté libyen, elle reste gérée par les forces de la tribu amazighe de la ville côtière de Zouara, dont les relations avec le gouvernement internationalement reconnu de Tripoli sont, au mieux, lâches.</p>



<p>Contrôler Ras Jedir serait important pour n’importe quelle faction ou groupe armé en compétition pour le pouvoir en Libye.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des kilomètres de camions transportant de tout</h2>



<p>Lorsqu’il était ouvert, Ras Jedir faisait transiter chaque jour des kilomètres de camions transportant de tout, des marchandises commerciales aux marchandises industrielles fabriquées sur des marchés lointains pour des clients tunisiens, livrées par bateau aux ports libyens aussi proches que Tripoli ou aussi loin que Misrata pour éviter de lourds droits d’importation tunisiens, avant d’être acheminés par camion via Ras Jedir vers le reste de la Tunisie.</p>



<p>Une myriade d’autres camions, caractérisés par leur suspension surélevée, transportaient des produits aussi divers allant des coques de téléphones portables aux sacs à dos Hello Kitty vers les marchés tunisiens.</p>



<p>Il est impossible d’estimer la valeur réelle des marchandises transitant entre la Libye et la Tunisie via Ras Jedir. Mais le ministre libyen de l’Intérieur Imad Trabelsi n’exagérait sans doute pas beaucoup en mars lorsqu’il qualifiait Ras Jedir de <em>«l’une des plus grandes plaques tournantes de contrebande au monde»</em>, estimant la valeur des marchandises qui y transitent illégalement à <em>«100 millions de dollars par semaine»</em>.</p>



<p><em>«En une journée, jusqu’à 300 camions, 5 000 voitures et 10 000 personnes peuvent traverser la frontière à Ras Jedir. Et c’est une mauvaise journée. En termes de fiscalité et de pots-de-vin, nous parlons d’importantes sommes d’argent»</em>, a déclaré à<em> Al Jazeera</em> Hamza Meddeb, chercheur au Carnegie Middle East Institute qui a beaucoup écrit sur la frontière.</p>



<p>Il était presque inévitable que le gouvernement de Tripoli tente de prendre le contrôle de ce précieux passage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contrôle du passage&nbsp;: un enjeu politique</h2>



<p>Cependant, même si ce sont peut-être les affrontements entre les combattants de Zouara et les forces fidèles au ministère de l’Intérieur qui ont déclenché sa dernière fermeture, les raisons pour lesquelles il est resté fermé aussi longtemps sont nombreuses. <em>«Cela pourrait être presque n’importe quoi. Cela pourrait être dû au conflit entre Abdul Hamid Dbeibah </em>[premier ministre par intérim de Tripoli, en attendant les élections promises depuis longtemps]<em> avec la Banque centrale, qui ne lui fait vraiment pas confiance et l’a laissé à court de financement»,</em> a poursuivi Meddeb. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Il pourrait s’agir des fonds libyens encore détenus dans les banques tunisiennes depuis la révolution et auxquels on ne leur permet pas d’accéder sans preuve de leur provenance. Les raisons pourraient aussi être plus lointaines. Tripoli et Tunis ont des alliés internationaux rivaux, comme les Émirats arabes unis et la Turquie. Littéralement, cela pourrait être n&rsquo;importe quoi»</em>.</p>



<p>Les législateurs de la capitale libyenne, engagés dans une bataille pour la légitimité avec le parlement rival de l’Est à Benghazi, estiment probablement que le contrôle d’un atout national précieux tel que Ras Jedir renforcerait leurs ambitions de crédibilité internationale.</p>



<p>Pour les Amazighs, brutalement réprimés sous Kadhafi, le contrôle du passage et d’autres actifs, comme la plate-forme pétrolière de Mellitah, consiste, selon les analystes, à sauvegarder leur avenir et celui de leur peuple.</p>



<p>Après des décennies de répression, les Amazighs ont été parmi les premiers Libyens à prendre les armes et à rejoindre la coalition dirigée par l’Otan contre Kadhafi en 2011. Les années qui ont suivi ne leur ont apporté que davantage d’incertitude.</p>



<p>La contrebande transfrontalière est alimentée par le carburant libyen fortement subventionné et par les réseaux illicites qui le transportent au-delà des frontières de ce pays d’Afrique du Nord.</p>



<p>Bien qu’elle soit riche en pétrole, la Libye importe toujours une grande partie de son carburant raffiné, qui est ensuite vendu aux citoyens à un tarif très réduit.</p>



<p>Selon une enquête menée par Bloomberg, jusqu’à 40% du carburant importé en Libye est revendu à d’autres pays, comme l’Europe (via Malte), la Turquie, le Soudan et la Tunisie, via Ras Jedir.</p>



<p><em>«La contrebande fait désormais partie de l’économie libyenne, en particulier dans les zones frontalières»</em>, a déclaré Jalel Harchaoui du Royal United Service Institute. «Les pertes irrégulières de carburant au-delà de la frontière ne sont même pas signalées ou estimées par la National Oil Company (NOC). <em>«Il y a de fortes chances que si vous êtes au sommet de la NOC, des personnes ayant des liens avec la contrebande vous ont aidé à y arriver»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p><em>«La récente tentative du gouvernement de Debeibah et de son ministère de l’Intérieur de s’emparer du poste frontière était, au mieux, faible et maladroite»</em>, a encore déclaré Harchaoui.</p>



<p><em>«Il a fallu des semaines depuis aux responsables du ministère de la Défense pour négocier une trêve entre les Amazighs et le ministère de l’Intérieur. Les responsables de la défense… veulent juste la stabilité. Quant à la Tunisie, elle souhaite simplement voir sa frontière reculer et le flux de marchandises, y compris le carburant de contrebande, reprendre»</em>, explique le chercheur.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p>D’après <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/6/19/in-a-smuggler-paradise-on-tunisia-libya-border-closure-wrecks-livelihoods" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Jazeera</a>. </p>



<p>* <em>Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/">Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La Tunisie est devenue un piège pour les migrants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/la-tunisie-est-devenue-un-piege-pour-les-migrants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 12:40:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ahlam Chemlali]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La position de la Tunisie à l’extrémité nord de l’Afrique signifie que les espoirs de ceux qui fuient le continent ont toujours été une impasse.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/la-tunisie-est-devenue-un-piege-pour-les-migrants/">La Tunisie est devenue un piège pour les migrants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les réfugiés et migrants d’Afrique subsaharienne fuyant la guerre, les conflits et les gouvernements corrompus se retrouvent piégés en Tunisie, incapables de se rendre en Europe ou de rentrer chez eux. Les milliers de personnes vivant dans des camps de fortune subissent la pression d’une population frustrée et d’un gouvernement qui, selon les analystes, n’a plus d&rsquo;options.</em></strong></p>



<span id="more-12907678"></span>



<p>Récemment, les forces de sécurité ont attaqué deux camps temporaires et un site de protestation dans la capitale Tunis, forçant plus de 500 réfugiés à monter dans des bus en direction de la frontière algérienne où ils ont été abandonnés. D’autres pourraient avoir été expulsés vers la Libye.</p>



<p>L’organisation <em>Refugees</em>&nbsp;in&nbsp;<em>Libya</em> a décrit le parcours misérable des demandeurs d’asile, dont beaucoup voyageaient avec des nourrissons, à qui des personnes hostiles en Tunisie avaient refusé l’aide et qui n’avaient pas pu accéder au transport vers Tunis.</p>



<p>À l’extérieur de Sfax, à 278 km au sud de Tunis, sur la côte, des milliers d’Africains subsahariens, dont beaucoup sont des réfugiés enregistrés, s’abritent en plein champ, pourchassés par les services de sécurité et les habitants.</p>



<p>Les réfugiés en Libye ont partagé une vidéo de 400 réfugiés et migrants qui, selon eux, avaient été capturés à Sfax, ainsi que certains des camps de Tunis, et expulsés vers la Libye le 2 mai. La seule indication dont dispose l’ONG sur ce qui leur est arrivé est un message en provenance de la prison libyenne d’Al-Assa, à 19 kilomètres de la frontière.</p>



<p>Le président tunisien Kaïs Saïed a confirmé l’expulsion lors de la réunion du Conseil national de sécurité, accusant des personnes anonymes d’être derrière la crise migratoire avant de fustiger les <em>«traîtres»</em> qui les avaient autorisés à entrer en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Concurrence pour des ressources limitées</h2>



<p>Le niveau de vie en Tunisie est en baisse, et ses propres statistiques migratoires témoignent d’un manque d’espoir.</p>



<p>Le chômage élevé qui a provoqué la révolution de 2011 demeure, alors qu’on estime que 17% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.</p>



<p>Quelque 17 000 Tunisiens irréguliers sont arrivés en Italie en 2023, la plupart en provenance de zones populaires où séjournent les réfugiés, comme les zones industrielles autour de Sfax où seul un travail occasionnel peut permettre de manger.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jBwbGrRHy2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/22/migrants-detenus-dans-le-desert-du-maghreb-avec-les-ressources-de-lue/">Migrants détenus dans le désert du Maghreb avec les ressources de l’UE</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Migrants détenus dans le désert du Maghreb avec les ressources de l’UE » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/22/migrants-detenus-dans-le-desert-du-maghreb-avec-les-ressources-de-lue/embed/#?secret=ZtdLqxJA6U#?secret=jBwbGrRHy2" data-secret="jBwbGrRHy2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les Tunisiens se retrouvent en concurrence avec les réfugiés et les migrants pour des ressources de moins en moins nombreuses.</p>



<p>Il y a également eu une montée des soupçons à l’égard des étrangers, reflétée dans la rhétorique de Saïed et dans les attaques de la presse contre les ONG <em>«étrangères»</em> telles que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, invitant le public à se méfier d’elles pour leurs liens internationaux et les blâme pour la présence «<em>perturbatrice</em>» des réfugiés.</p>



<p>Des personnalités publiques, dont le député Badreddine Gammoudi, appellent également à la création de milices citoyennes pour lutter contre la <em>«conspiration»</em> des <em>«entités suspectes»</em> cherchant à <em>«installer les réfugiés et les migrants en Tunisie»</em>.</p>



<p><em>«Les tensions montent à travers la Tunisie»</em>, a déclaré Hamza Meddeb, du Carnegie Middle East Center à Beyrouth. <em>«Nous assistons à l’apparition de milices citoyennes et d’un public en colère qui s’en prend aux migrants. Quelque chose va céder… c’est inévitable. La Tunisie est devenue un piège pour les migrants»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>À Sfax, les citoyens ont attaqué les réfugiés avec des feux d’artifice et dans la ville agricole et de pêche d’El-Amra, ils ont protesté contre les réfugiés qui se réfugient sur les terres agricoles, affirmant que les agriculteurs en avaient besoin pour nourrir leurs familles.</p>



<p>Canalisant les soupçons du public, Saïed décrit la Tunisie comme une victime d’un complot visant à l’envahir de réfugiés.</p>



<p>Lors d’une réunion du dernier Conseil national de sécurité, il a accusé des <em>«traîtres»</em> d’avoir reçu des millions pour ce faire, affirmant avoir vu un document <em>«prouvant»</em> que plus de 20 millions de dinars (6,4 millions de dollars) d’une organisation anonyme étaient acheminés officieusement pour un projet de centre de migrants à Sfax.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dangereux – mais impossible de rentrer chez soi</h2>



<p>Un refrain courant en Tunisie est que les réfugiés et migrants noirs sont expulsés vers leur pays d’origine.</p>



<p>L’OIM estime qu’environ 15 000 personnes campent dans des oliveraies à l’extérieur de Sfax. Le HCR a déclaré avoir enregistré 11 535 réfugiés entre janvier 2023 et avril de cette année, portant le nombre total de réfugiés dans le pays à 16&nbsp;500.</p>



<p>Beaucoup dorment probablement dans les champs à l’extérieur de Sfax, ou près de Zarzis, à la frontière libyenne, et dans divers autres points.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P9JKWbNx7b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/20/les-migrants-en-tunisie-demandent-un-passage-sur-vers-leurope/">Les migrants en Tunisie demandent un passage sûr vers l’Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les migrants en Tunisie demandent un passage sûr vers l’Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/20/les-migrants-en-tunisie-demandent-un-passage-sur-vers-leurope/embed/#?secret=Sjnj8b9q5B#?secret=P9JKWbNx7b" data-secret="P9JKWbNx7b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>C’est inconfortable et dangereux, mais pour beaucoup, rentrer chez eux n’est tout simplement pas possible.</p>



<p>Salahadin, 26 ans, ancien infirmier au Soudan, a déclaré à Al Jazeera en mars avoir quitté El Geneina, dans l’ouest du Darfour, en août. Retourner au Soudan n’était pas une option.</p>



<p><em>«Ils</em> [le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide] <em>ont tué mon peuple, ma famille, tous… tués »</em>, a-t-il déclaré catégoriquement.</p>



<p>Abdul, 24 ans, qui travaillait dans les mines de Sierra Leone depuis l’âge de huit ans aux côtés de son père, a vécu une histoire tout aussi tragique.</p>



<p><em>«J’y ai vu beaucoup de Blancs»</em>, a-t-il déclaré, décrivant les Libanais, les Israéliens et les Américains qui se rendaient en Sierra Leone pour ses diamants, son or et son cobalt.<em> «J’ai travaillé avec les esclaves. Beaucoup d’enfants esclaves»</em>, dit-il. <em>«Je les ai vus </em>[les propriétaires de la mine] <em>tuer des gens»</em>, a-t-il déclaré. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Ils ont cette tradition selon laquelle ils tuent quelqu’un et l’enterrent à la banque. C’est de la chance.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les eaux se calment à l’approche de l’été</h2>



<p>Meddeb, du Carnegie Center, a déclaré que l’opinion publique ne permettrait pas à Saïed d’installer des migrants dans des camps. <em>«L’opinion publique ne le permettrait pas. Il ne peut pas non plus les expulser… tout ce qu’il peut faire, c’est les pousser à travers le pays et leur rendre la vie difficile »</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>Alors que le nombre de réfugiés et de migrants augmente en Tunisie, les eaux entre l’Afrique et l’Europe se calment à l’approche de l’été et le passage vers le nord devient plus facile. La migration irrégulière reviendra en tête de l’agenda politique européen.</p>



<p>L’Italie et l’Union européenne tentent constamment d’externaliser leurs préoccupations migratoires vers la Tunisie et la Libye, les exhortant chacune à mettre un terme au flux de personnes désespérées qui quittent leurs côtes.</p>



<p><em>«Le fait que la migration soit considérée comme une force déstabilisatrice en Europe semble être devenu une vérité largement acceptée, tant en Europe qu’ailleurs»</em>, a déclaré Ahlam Chemlali, chercheuse en migration et externalisation à l’Institut danois d’études internationales.</p>



<p><em>«Cependant, d’autres facteurs entrent en jeu ici. Nous avons des élections européennes </em>[à la Commission et au Parlement]<em> à venir et… nous voyons des partis radicaux se battre pour le pouvoir en France et en Allemagne, ainsi que ceux qui gouvernent déjà en Italie. Tous veulent se détourner de leurs propres problèmes et être perçus comme étant durs à l’égard de l’immigration»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2fbDTuRsPK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/20/les-garde-cotes-tunisiens-intensifient-leurs-efforts-dinterception-de-migrants/">Les garde-côtes tunisiens intensifient leurs efforts d’interception de migrants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les garde-côtes tunisiens intensifient leurs efforts d’interception de migrants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/20/les-garde-cotes-tunisiens-intensifient-leurs-efforts-dinterception-de-migrants/embed/#?secret=loyESnRAXz#?secret=2fbDTuRsPK" data-secret="2fbDTuRsPK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>À la mi-avril, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, accompagnée d’une importante délégation ministérielle, a effectué une quatrième visite en moins d’un an en Tunisie pour conclure des accords qui, selon elle, étaient les caractéristiques de son plan Mattei – des partenariats avec des États africains sur les transferts d’énergie en échange de l’empêchement de la migration irrégulière.</p>



<p>En mars, le <em>Financial Times</em> a rapporté que l’UE allait mettre 165 millions d’euros (177 millions de dollars) à la disposition de Tunis sur trois ans pour aider à limiter la migration – bien plus que le chiffre que l’Union avait précédemment admis publiquement.</p>



<p>Le ministre tunisien de l’Intérieur Kamal Feki a récemment rencontré ses homologues de Libye, d’Algérie et d’Italie à Rome pour discuter de la migration. Le résultat, bien que officiellement inconnu, semble être la destruction des camps de fortune et le transfert des frontières vers la Libye.</p>



<p>La tension accrue en Tunisie est le résultat de cette politique, a déclaré Chemlali. <em>«Ce sont les conséquences des politiques d’externalisation des frontières, qui piègent de facto des milliers de personnes en Tunisie, tout en renforçant les attaques racistes du président contre les migrants et en encourageant son autoritarisme croissant»</em>, explique-t-elle</p>



<p>Les difficultés financières de la Tunisie sont aggravées par le refus de Saïed de négocier avec le Fonds monétaire international (FMI), dont il a qualifié les exigences de réformes économiques de <em>«diktats»</em>. Au lieu de cela, il s’appuie sur les prêts et les programmes d’aide de l’UE et des États arabes pour masquer les fissures de l’économie dépendante des subventions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une impasse, l’autre</h2>



<p>La position de la Tunisie à l’extrémité nord de l’Afrique signifie que les espoirs de ceux qui fuient le continent ont toujours été une impasse.</p>



<p>Le conflit au Soudan a déplacé 7,5 millions de personnes. Les coups d’État, les effets dévastateurs du réchauffement climatique et la concurrence intense pour les ressources restantes ont déplacé 13,6 millions de personnes cette année en Afrique centrale et occidentale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Oz0vHBPphK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/19/des-tunisiens-manifestent-contre-les-migrants-en-transit-vers-leurope/">Des Tunisiens manifestent contre les migrants en transit vers l’Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des Tunisiens manifestent contre les migrants en transit vers l’Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/19/des-tunisiens-manifestent-contre-les-migrants-en-transit-vers-leurope/embed/#?secret=FswaXePfVd#?secret=Oz0vHBPphK" data-secret="Oz0vHBPphK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce que cela signifie que la trentaine de personnes expulsées que l’ONG Refugees in Libya recherche sont perdus dans le nord de la Tunisie.</p>



<p>Selon l’organisation, les trains leur ont interdit l’embarquement et les commerçants ont refusé de les servir, effrayés par les rumeurs selon lesquelles l’aide aux réfugiés noirs serait criminalisée.</p>



<p>Sans alternative, les hommes, les femmes et les enfants ont dû dormir dans des grottes.</p>



<p>Ils continuent de marcher. Ils ne peuvent pas faire grand-chose d’autre.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/5/10/tunisia-the-migration-trap" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Jazeera</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/la-tunisie-est-devenue-un-piege-pour-les-migrants/">La Tunisie est devenue un piège pour les migrants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Trois scénarios auxquels est confrontée la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 12:12:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Krichen]]></category>
		<category><![CDATA[pénuries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12228146</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens continuent de faire la queue pour obtenir un certain nombre de produits de base, comme s’ils étaient en temps de guerre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/">Trois scénarios auxquels est confrontée la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque l’arrivée d’une cargaison de bananes sur les marchés tunisiens se transforme en un événement digne de la télévision officielle qui lui consacre un reportage lors du télé-journal du soir, cela indique que la situation économique du pays n’est pas bonne du tout.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Krichen </strong>*</p>



<span id="more-12228146"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mohamed-Krichen.jpg" alt="" class="wp-image-6187484" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mohamed-Krichen.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mohamed-Krichen-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mohamed-Krichen-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>On voit le président Kaïs Saïed insister encore sur <em>«la nécessité de lutter contre la spéculation et la hausse des prix»</em> et appeler les citoyens à <em>«boycotter les produits aux prix augmentés par ces spéculateurs»</em>, même si tout le monde sait que ces produits ne sont pas disponibles sur les marchés. C’est parce que l’État n’est pas en mesure de les obtenir, et non à cause d’un monopole. Ces biens comprennent les céréales, le riz, le café, le sucre, la farine, etc., ce qui prouve que l’État est dans un état de déni terrifiant.</p>



<p>En Tunisie, il existe des experts capables de diagnostiquer correctement la situation économique du pays, mais leurs voix ne sont pas entendues. Cependant, des organismes de recherche étrangers semblent s’y intéresser, comme le Centre Malcolm Kerr-Carnegie pour le Moyen-Orient dans un rapport qu’il a publié à la fin du mois dernier, intitulé <em>«<a href="https://carnegie-mec.org/2024/01/23/buildup-to-crisis-current-tensions-and-future-scenarios-for-tunisia-pub-91424" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’aggravation d’une crise : tensions actuelles et scénarios futurs pour la Tunisie»</a></em>. Le rapport indique que <em>«les pénuries aiguës de produits de base constituent un phénomène nouveau en Tunisie. Ces pénuries sont dues à la combinaison d’une très mauvaise campagne agricole et de la rareté des devises étrangères, qui rend difficile la compensation par l’augmentation des importations. C’est particulièrement le cas des produits distribués par les entreprises publiques. Parce que ces entreprises publiques étaient déjà très endettées et n’avaient pas reçu suffisamment de transferts budgétaires, elles n’ont pas pu augmenter leurs achats à l’étranger.»</em> C’est exactement ce que le président ne veut pas admettre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pénuries et pressions sur le marché financier intérieur</h2>



<p>Le rapport, préparé par trois chercheurs, Ishac Diwan, Hachemi Alaya et Hamza Meddeb, ajoute:<em> «Dans son budget pour 2023, le gouvernement tunisien prévoyait d’emprunter environ 5 milliards de dollars auprès de partenaires internationaux pour financer son déficit primaire et assurer le service de la dette publique. Mais à mesure que les notations du risque pays se détérioraient, la Tunisie a perdu l’accès au marché des euro-obligations et même aux flux bilatéraux et multilatéraux initialement promis à la Tunisie et conditionnés à un accord du FMI. En conséquence, la Tunisie n’a pas pu emprunter plus de la moitié de ce dont elle avait besoin, augmentant ainsi la pression sur le marché financier intérieur. Le Trésor manque désormais de liquidités pour faire face aux dépenses essentielles, ce qui est sans précédent.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rnF4vSjBKO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/quelle-solution-a-la-crise-en-tunisie/">Quelle solution à la crise en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelle solution à la crise en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/quelle-solution-a-la-crise-en-tunisie/embed/#?secret=dG214eCeoI#?secret=rnF4vSjBKO" data-secret="rnF4vSjBKO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Alors que la Tunisie entre dans une année d’élections présidentielles, les décideurs sont confrontés à un dilemme majeur, selon le rapport, car <em>«un ajustement économique brutal risque de déclencher une crise sociopolitique. Toutefois, ne pas s’engager dans une correction pourrait bien engendrer un futur effondrement économique. Gagner du temps est politiquement plus simple, mais cela revient souvent à retarder la crise, ce qui conduit à une explosion encore plus importante. Le défi consiste à trouver le voie étroite pour sortir d’une crise en suscitant la confiance dans un programme national politiquement acceptable et susceptible de conduire à un avenir meilleur.»</em></p>



<p><em>«Pire encore, l’instabilité macroéconomique et politique a commencé à nuire gravement à la capacité productive du pays. Le risque d’une grave crise financière s’est accru et des mesures correctives sont nécessaires pour l’éviter», </em>ajoute le rapport.</p>



<p>Face à une situation pareille, <em>«gagner du temps est politiquement plus facile, mais cela signifie souvent seulement reporter la crise, conduisant à une explosion encore plus importante », </em>selon le rapport. Au lieu de gagner du temps et de retarder la crise, la meilleure option, selon le rapport Carnegie, est desortir des difficultés<em>. «Mais cela nécessiterait un tout nouveau style de leadership qui bâtisse une coalition pour le changement, ainsi qu’une confiance sociale suffisante pour se lancer dans une campagne de réforme ambitieuse»</em>, expliquent les auteurs du rapport. Qui ajoutent&nbsp;: <em>«Il semble que l’option politique la plus simple consiste à procrastiner, à gagner du temps et à reporter la crise, ce qui risque d’entraîner une nouvelle explosion de la situation»</em>.</p>



<p>Contrairement à la procrastination et au <em>«report de la crise»,</em> la <em>«meilleure option»,</em> selon le rapport Carnegie, réside dans <em>«la promotion de la croissance économique afin de surmonter les défis imminents, mais cette voie nécessite une nouvelle forme de leadership qui travaille à former une coalition pour le changement et construire suffisamment de confiance au sein de la société, afin de se lancer dans l’ambitieux projet de réforme. Tout cela n’est actuellement pas possible en raison de l’étouffement politique actuel.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie de la ‘‘rente démocratique’’  aggrave les difficultés</h2>



<p>Le rapport note qu’<em>«avec le recul démocratique actuel, la Tunisie a perdu la ‘‘rente démocratique’’ qui lui permettait d’accéder à une aide financière abondante et bon marché de la part des partenaires et des institutions occidentales»</em>.</p>



<p><em>«Il est difficile pour la Tunisie de réduire sa dette globale, en partie parce que le coût du service de sa dette extérieure augmente. En 2023, le service de la dette s’élevait à environ 2 milliards de dollars. Alors que le service de la dette pour 2024 devrait s’élever à environ 4 milliards de dollars. En 2024, le défi sera encore plus grand»</em>, expliquent les auteurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tjuFEU8ayr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/26/les-tunisiens-peinent-a-preserver-lesprit-du-ramadan-alors-que-la-crise-economique-persiste/">Les Tunisiens peinent à préserver l’esprit du Ramadan alors que la crise économique persiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens peinent à préserver l’esprit du Ramadan alors que la crise économique persiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/26/les-tunisiens-peinent-a-preserver-lesprit-du-ramadan-alors-que-la-crise-economique-persiste/embed/#?secret=lZ36klca9J#?secret=tjuFEU8ayr" data-secret="tjuFEU8ayr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par conséquent, le rapport indique que les décideurs devraient considérer ces trois scénarios possibles, qui sont résumés comme suit&nbsp;:</p>



<p><strong>Le premier scénario </strong>est la réticence de la Tunisie à entreprendre des réformes et à mettre en œuvre un programme en accord avec le Fonds monétaire international (FMI), ce qui maintiendra un déficit intérieur et extérieur important, et le pays sera alors contraint de le couvrir par des emprunts locaux, en reportant le paiement des arriérés et en recourant à la planche à billets.</p>



<p><strong>Le deuxième scénario </strong>consiste à convenir d’un programme avec le FMI et à mettre en œuvre certaines réformes. Cela s’accompagnera probablement de financements supplémentaires fournis par d’autres pays, ce qui atténuerait les pressions sur les comptes extérieurs.</p>



<p><strong>Le troisième scénario </strong>implique le lancement d’un processus de réforme crédible qui réussisse à stimuler la croissance économique. Cela permettrait de résoudre le problème de la dette qui pèse sur le pays.</p>



<p>Malheureusement, la Tunisie semble actuellement se trouver au milieu du premier scénario, à une époque où les Tunisiens continuent de faire la queue pour obtenir un certain nombre de produits de base, comme s’ils étaient en temps de guerre. Pendant ce temps, le chef de l’Etat se rend ici et là, en campagne électorale prématurée, pour parler de sujets qui n’ont rien à voir avec les problèmes ou les inquiétudes du peuple, comme par exemple la possibilité de transformer plusieurs zones du désert tunisien en espaces verts !</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’arabe. </em></p>



<p><strong>Source </strong>: <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%ab%d9%84%d8%a7%d8%ab%d8%a9-%d8%b3%d9%8a%d9%86%d8%a7%d8%b1%d9%8a%d9%88%d9%87%d8%a7%d8%aa-%d8%a3%d9%85%d8%a7%d9%85-%d8%aa%d9%88%d9%86%d8%b3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds Al-Arabi</a>.  </p>



<p><em>* Journaliste à Al Jazeera</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/">Trois scénarios auxquels est confrontée la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La realpolitik migratoire maintient l’Europe aux côtés d&#8217;une Tunisie isolée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/10/la-realpolitik-migratoire-maintient-leurope-aux-cotes-dune-tunisie-isolee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Oct 2023 08:39:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africains subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Gordon Gray]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Gahler]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie in ‘t Veld]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’est pas une démocratie. Elle n’est pas non plus un État autoritaire fonctionnel. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/10/la-realpolitik-migratoire-maintient-leurope-aux-cotes-dune-tunisie-isolee/">La realpolitik migratoire maintient l’Europe aux côtés d&rsquo;une Tunisie isolée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis et l’Union européenne (UE) sont préoccupés par l’état de la démocratie en Tunisie, mais ils finiront par conserver leurs liens avec le pays maghrébin, estiment les analystes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Simon Speakman Cordall </strong></p>



<span id="more-10100729"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall.jpg" alt="" class="wp-image-5906128" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le président Kaïs Saïed a marqué les esprits depuis son arrivée au pouvoir en 2019, depuis la suspension du parlement et le limogeage du gouvernement en 2021 – considéré par ses opposants comme un <em>«coup d’État»</em> – jusqu’à l’emprisonnement de nombreux dirigeants de l’opposition, l’atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire et une rhétorique à laquelle a été imputée une vague de violence contre les réfugiés et les migrants en Tunisie.</p>



<p>Au cours de son mandat, l’économie a continué de s’affaiblir. Les prix ont augmenté et les aliments subventionnés dont beaucoup dépendent se font rares. Les réfugiés de tous bords continuent de partir par milliers, essayant de rejoindre l’Europe sur des bateaux dangereux.</p>



<p>Saïed a fait réviser la constitution pour donner plus de pouvoir au président. Texte qui a été adopté par référendum marqué par un record de faible participation électorale.</p>



<p>Les observateurs internationaux ont suivi de près l’évolution de la situation, observant la transformation du pays, passé de l’espoir suscité par les manifestations du Printemps arabe en 2011 à une situation contre laquelle les groupes de défense des droits de l’homme ont mis en garde à plusieurs reprises, alors que les libertés démocratiques sont restreintes et que la population risque de plus en plus de souffrir de la faim.</p>



<p>La monnaie du pays, le dinar, ne représente actuellement qu’une fraction de sa valeur antérieure et la Tunisie continue de fonctionner avec un déficit budgétaire. En mars, la dette publique s’élevait à 37,7 milliards de dollars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des inquiétudes internationales</h2>



<p>Les bouées de sauvetage potentielles, telles qu’un plan de sauvetage de près de 2 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI) et un programme d’aide convenu en juillet avec l’Union européenne, dépendent du respect des réformes et de certaines conditions. Mais Saïed n’a jusqu’à présent montré que peu d’indications quant à son intention de les respecter.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7PNrDiD4mF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/tunisie-union-europeenne-business-as-usual/">Tunisie – Union européenne : Business as usual&#8230;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Union européenne : Business as usual&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/tunisie-union-europeenne-business-as-usual/embed/#?secret=fFAwe7nyar#?secret=7PNrDiD4mF" data-secret="7PNrDiD4mF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Alors que la Tunisie cherche à rejoindre le bloc en pleine expansion des économies émergentes des Brics, les États-Unis et l’Europe ont historiquement eu plus d’influence dans ce pays d’Afrique du Nord. De plus, l’opinion politique des États-Unis compte, car ce pays est l’actionnaire principal du FMI. Saïed a cependant parfois semblé s’efforcer de s’aliéner l’un de ses principaux alliés.</p>



<p>Rejetant toute critique américaine en faveur d’une fixation sur la souveraineté du pays, ses actions ont conduit les États-Unis à envisager de réduire l’aide à la Tunisie et d’arrêter de nombreux projets de développement.</p>



<p>Un assistant du parlementaire Chris Murphy, président de la sous-commission des relations étrangères du Sénat américain sur le Proche-Orient, l’Asie du Sud, l’Asie centrale et la lutte contre le terrorisme, a déclaré à Al Jazeera qu’un certain nombre de sénateurs étaient <em>«très préoccupés par le recul démocratique survenu en Tunisie au cours des deux dernières années»</em>.<em> «Ce qui était autrefois une démocratie prometteuse a désormais pratiquement dégénéré en une autocratie»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Cependant, selon des analystes tels que Hamza Meddeb, du Carnegie Middle East Centre, basé à Tunis, les inquiétudes internationales quant à l’orientation politique de la Tunisie sont antérieures à la destitution du Parlement par Saïed.</p>



<p>Alors que de nombreuses personnes en Occident avaient défendu ce qui était salué comme la transition démocratique post-révolutionnaire de la Tunisie, les inquiétudes d’organismes tels que le FMI concernant l’économie totalement non reconstruite du pays, la dette nationale et les divisions sans fin des politiciens exprimées avant 2021.</p>



<p>À cette époque, malgré d’importantes réticences, certains à l’étranger en sont venus à considérer la prise de pouvoir de Saïed comme presque inévitable. <em>«Beaucoup espéraient que l’homme fort prendrait les choses en main et réformerait enfin l’économie, et pourquoi pas ?»</em> a déclaré Meddeb.</p>



<p>Beaucoup en Occident, y compris l’UE, <em>«ont fait pression sur le président pour qu’il entame un dialogue avec ses opposants et publie sa feuille de route de réforme, plutôt que de s’opposer à la façon dont il a pris le pouvoir»</em>, a ajouté Meddeb. Au lieu de cela, Saïed a activement résisté aux appels à la réforme.</p>



<p><em>«Il semble y avoir deux choses différentes qui se produisent»</em>, a déclaré l&rsquo;ancien ambassadeur américain en Tunisie Gordon Gray, qui a contribué à façonner la politique américaine à l’égard du pays au cours des années tumultueuses de 2009 à 2012. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«D’une part, c’est comme s’il n’avait aucune prise de conscience de l’importance de la communauté internationale pour la Tunisie. D’un autre côté, j’ai du mal à accepter qu’un homme instruit puisse croire cela. Peut-être qu’une meilleure question serait de savoir s’il s’en soucie, et si l’on considère sa politique économique, je dirais que non, ce n’est pas le cas.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les avantages de la migration</h2>



<p>La seule grâce économique salvatrice de Saïed semble être la migration.</p>



<p>Selon le ministère italien de l’Intérieur, 42 719 personnes sont parties cette année de Tunisie vers l’Europe. Alors que les bateaux débarquaient, des politiciens populistes de toute l’Europe, notamment d’Italie, ont attisé les flammes de la panique, plaçant la Tunisie en tête de l’agenda politique européen, quelles que soient les ambitions autoritaires du président.</p>



<p>Alors qu’un grand nombre de ceux qui effectuent la traversée périlleuse vers l’Europe sont des Tunisiens fuyant l’impasse économique dans leur pays, d’autres viennent d’Afrique subsaharienne, fuyant la Tunisie après que le président ait évoqué les efforts visant à changer la démographie tunisienne dans un discours de février, largement dénoncé comme raciste. Saïed a accusé les Africains subsahariens d’apporter <em>«la violence, la criminalité et les pratiques inacceptables»</em> en Tunisie. Une vague d’attaques contre les réfugiés et les migrants a suivi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N6aeUaZzyh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/28/accord-tunisie-union-europeenne-sur-la-migration-un-marche-de-dupes/">Accord Tunisie-Union européenne sur la migration : un marché de dupes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Accord Tunisie-Union européenne sur la migration : un marché de dupes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/28/accord-tunisie-union-europeenne-sur-la-migration-un-marche-de-dupes/embed/#?secret=VqBsmgpiNx#?secret=N6aeUaZzyh" data-secret="N6aeUaZzyh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même si ce discours, qualifié de <em>«malentendu»</em> par les autorités tunisiennes, a suscité de vives critiques de la part du monde entier, y compris de l’Union africaine, la question migratoire a fait gagner un peu de temps à la Tunisie.</p>



<p>Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s’est rendue en Tunisie en juillet et a annoncé que l’UE lui accorderait 105 millions d’euros (113 millions de dollars) pour l’aider à renforcer la sécurité de ses frontières. La commission a également prévu 150 millions d’euros (161 millions de dollars) pour maintenir son économie.</p>



<p>Mais cette décision a été controversée. Cette annonce a été critiquée par de nombreux membres du Parlement européen, notamment la députée néerlandaise Sophie in &lsquo;t Veld, qui a qualifié Saïed de<em> «cruel»</em> et de <em>«dictateur»</em> dont les actions avaient augmenté le nombre de départs.</p>



<p>Un autre, Michael Gahler, de l’Union chrétienne-démocrate allemande, a déclaré à Al Jazeera ce que l’UE attendait désormais de la Tunisie. <em>«Ils continueront bien sûr à accepter notre soutien financier, destiné de facto à limiter l’immigration depuis leurs côtes, mais ne suivront aucune des demandes</em> [du Parlement européen] <em>visant à remédier aux problèmes politiques, en premier lieu le retour à l’ordre constitutionnel»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p>La Commission européenne a toujours considéré l’accord comme si de rien n’était. <em>«Notre partenariat est basé sur les principes et les valeurs de la démocratie, de l’État de droit et des droits de l’homme»</em>, a déclaré un porte-parole à Al Jazeera. <em>«C’est sur la base de </em>[ces] <em>prémisses solides que nous abordons les défis politiques, socio-économiques et migratoires en Tunisie»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Saïed est cependant constamment accusé de porter atteinte à ces valeurs, isolant ainsi le pays.</p>



<p><em>«Prise à elle seule, la Tunisie est un petit État relativement marginal»</em>, a déclaré Meddeb. Et d’enchaîner&nbsp;: <em>«Il y avait la démocratie, c’est la seule chose qui mettait le pays sous les projecteurs et augmentait sa pertinence. Il s’en est débarrassé et l’a réduit à un état paria.»</em></p>



<p><em>«Il y avait un cliché selon lequel la Tunisie s’était perdue dans la transition. C’est toujours le cas. La Tunisie est encore perdue dans les transitions. Ce n’est pas une démocratie, et ce n’est pas un État autoritaire fonctionnel</em>»<em>»</em>, a souligné le chercheur tunisien en conclusion.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.aljazeera.com/news/2023/8/26/analysistunisiaisolated-but-migration-realpolitik-keeps-europe-onside" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Jazeera</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/10/la-realpolitik-migratoire-maintient-leurope-aux-cotes-dune-tunisie-isolee/">La realpolitik migratoire maintient l’Europe aux côtés d&rsquo;une Tunisie isolée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’accord  UE-Tunisie sur la migration ignore les droits humains</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/laccord-ue-tunisie-sur-la-migration-ignore-les-droits-humains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jun 2023 12:18:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Lauren Seibert]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hamed]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'accord sur la migration proposé par l'Union européenne à la Tunisie pourrait  aggraver les conditions pour les migrants et les futurs rapatriés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/laccord-ue-tunisie-sur-la-migration-ignore-les-droits-humains/">L’accord  UE-Tunisie sur la migration ignore les droits humains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L&rsquo;accord sur la migration proposé par l&rsquo;Union européenne à la Tunisie pourrait aider le pays à éviter l’effondrement économique, mais les observateurs craignent une aggravation des conditions pour les migrants et les futurs rapatriés.</em></strong></p>



<p>Par  <strong>Tarak Guizani</strong></p>



<span id="more-8418159"></span>



<p>L’avenir des relations euro-tunisiennes sera probablement déterminé dans les deux prochaines semaines. Dans ce délai – avant le sommet de l’Union européenne (UE) fin juin – le président tunisien Kaïs Saïed devra décider s’il accepte un<em> «programme de partenariat»</em> proposé par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.</p>



<p>Plus tôt cette semaine, von der Leyen a proposé un programme d’aide économique de 900 millions d’euros pour la Tunisie ainsi que 150 millions d’euros supplémentaires d’aide budgétaire immédiate et 105 millions d’euros supplémentaires pour la gestion des frontières et les activités de lutte contre la contrebande.</p>



<p>La dernière partie de l’offre, en particulier, met en évidence le rôle potentiel de la Tunisie en tant que gardien de la migration de l’Afrique du Nord vers l’Europe.</p>



<p><em>«Le paquet européen proposé stabiliserait l’économie tunisienne»</em>, a déclaré à DW Hamza Meddeb, chercheur basé à Tunis au groupe de réflexion Carnegie Middle East Center.<em> «Mais l&rsquo;accord se ferait au prix de la pleine coopération de la Tunisie sur la question de la migration ainsi que d’une réadmission des migrants tunisiens et subsahariens </em>[renvoyés]», a ajouté Meddeb.</p>



<p>La proposition intervient quelques jours seulement après le projet de réforme européenne de la migration qui vise à permettre à l’Italie d’expulser les demandeurs d’asile et les migrants vers des pays comme la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un trafic d’êtres humains meurtrier</h2>



<p>Avec les côtes italiennes à seulement 150 kilomètres (90 miles), la Tunisie est devenue une plaque tournante majeure pour les migrants en route vers l’Europe.</p>



<p>Selon le ministère italien de l’Intérieur, quelque 53 800 migrants ont déjà atteint ses côtes depuis la Tunisie en 2023, soit deux fois plus que pendant toute l’année 2022. Beaucoup de ces personnes sont arrivées avec l’aide de trafiquants qui privilégient le profit à la sécurité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j3QVRku54J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/la-messe-est-dite-la-tunisie-nest-pas-un-garde-frontiere-de-leurope/">La messe est dite : la Tunisie n’est pas un garde-frontière de l’Europe !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La messe est dite : la Tunisie n’est pas un garde-frontière de l’Europe ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/la-messe-est-dite-la-tunisie-nest-pas-un-garde-frontiere-de-leurope/embed/#?secret=jbuNsIBgPb#?secret=j3QVRku54J" data-secret="j3QVRku54J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Selon le projet sur les migrants disparus de l(Organisation internationale pour les migrations (OIM), environ 1 000 personnes sont mortes ou ont disparu au cours des quatre premiers mois de 2023, contre 690 au cours de la même période l’année dernière.</p>



<p><em>«Nous </em>[l’UE et la Tunisie]<em> avons tous deux un grand intérêt à briser le modèle commercial cynique des passeurs et des trafiquants»</em>, a déclaré lundi [12 juin] von der Leyen à Tunis.</p>



<p><em>«L’intention de s’attaquer à ces énormes réseaux mafieux lucratifs dans un effort concerté est l’annonce la plus importante à mes yeux»</em>, a déclaré à DW Heike Löschmann, directrice du bureau de Tunis de la Fondation allemande Heinrich Böll. <em>«J’espère qu’ils sont honnêtement engagés, mais je crains qu’il ne coûte beaucoup plus cher de lutter efficacement contre les personnes faisant l’objet de traite, d’esclavage et de contrebande&#8230; et un tel effort doit également s’adresser aux pays d’origine et aux mafias en Europe»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p>Mohamed Hamed, un réfugié soudanais en attente d’un visa européen, doute que l’accord proposé améliore la situation. <em>«Il est regrettable que quel que soit l’accord entre la Tunisie et l’Union européenne, les plus grands perdants seront toujours les migrants et les réfugiés»</em>, a-t-il déclaré à DW à Tunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pression économique</h2>



<p>Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), une ONG de défense des droits humains, a déclaré que les détails de la proposition sont tout sauf nouveaux.</p>



<p><em>«La délégation européenne a présenté une proposition qu’elle avait déjà soumise en 2014»</em>, a déclaré à DW le porte-parole du FTDES, Romdhane Ben Omar.<em> «La Tunisie l’a rejetée à l’époque, mais maintenant elle est rétablie, et elle vise à nouveau à échanger l’arrêt de l&rsquo;immigration irrégulière contre de l’argent et de l’aide à la Tunisie»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Cependant, la volonté de Saïed de s’engager maintenant est probablement plus grande qu’en 2014, lorsque la Tunisie était largement considérée comme un succès démocratique après les soulèvements du printemps arabe de 2011.</p>



<p>Aujourd’hui, l’économie tunisienne se détériore rapidement, à tel point que l’agence de notation américaine Fitch a abaissé vendredi dernier [9 juin] la note de crédit de Tunis [… qui] fait face au risque réel de défaut de paiement de ses prêts, ce qui pourrait déclencher l’effondrement des finances publiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q0p8jp0PGQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-union-europeenne-darmanin-et-faeser-a-tunis-pour-quoi-faire/">Tunisie-Union européenne : Darmanin et Faeser à Tunis pour quoi faire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : Darmanin et Faeser à Tunis pour quoi faire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-union-europeenne-darmanin-et-faeser-a-tunis-pour-quoi-faire/embed/#?secret=ixCAvEqwfy#?secret=q0p8jp0PGQ" data-secret="q0p8jp0PGQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’acceptation de la proposition pourrait changer la donne économique, mais pour obtenir l’accord avec l’UE – et l’argent qu’il apporterait – Saïed doit d’abord surmonter un autre obstacle.</p>



<p>La proposition de l’UE est liée à un accord de prêt de 1,7 milliard d’euros entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p>Cet accord est au point mort depuis des mois après avoir été rejeté par l’influent syndicat général tunisien ainsi que par Saïed lui-même, qui a renouvelé ses appels à une révision des <em>«diktats»</em> qu’il juge incompatibles avec <em>«l’intérêt de la population»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les migrants subsahariens toujours mal accueillis</h2>



<p>En attendant, du point de vue de l’ONG Human Rights Watch (HRW), l’accord de migration proposé reste loin d’être acceptable.</p>



<p><em>«Il est très problématique que l’UE cherche à freiner les départs irréguliers de Tunisie»</em>, a déclaré à DW Lauren Seibert, chercheuse à la division des droits des réfugiés et des migrants de HRW. <em>«Chacun a le droit de quitter n’importe quel pays, y compris le sien, et chacun a le droit de demander l’asile. Et chercher à empêcher les gens de partir viole ce droit&nbsp;</em>», a-t-elle ajouté.</p>



<p>Seibert a déclaré que <em>«l’UE dépense déjà des millions d’euros»</em> depuis des années. <em>«Soutenir – comme ils l’appellent – la ‘gestion des migrations’, qui est essentiellement le contrôle des migrations et le contrôle des frontières en Tunisie»</em>, précise-t-elle.</p>



<p>Elle craint maintenant que l’argent de l’accord de migration proposé ne <em>«renforce les forces de sécurité tunisiennes, y compris la police et la garde nationale maritime»</em>, qui, note-t-elle, <em>«ont commis de graves abus contre les migrants et les demandeurs d’asile»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p>Source : <a href="https://www.dw.com/en/tunisia-eus-migration-proposal-turns-a-blind-eye-to-human-rights/a-65906201" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Deutsche Welle.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/laccord-ue-tunisie-sur-la-migration-ignore-les-droits-humains/">L’accord  UE-Tunisie sur la migration ignore les droits humains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Libye&#160;: Où est passée la zone de libre-échange frontalière&#160;?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/15/tunisie-libye-ou-est-passee-la-zone-de-libre-echange-frontaliere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2022 08:28:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
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		<category><![CDATA[zone de libre échange]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La zone de libre-échange prévue par la Tunisie à Ben Guerdane est au point mort alors que des projets similaires en Libye ont avancé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/15/tunisie-libye-ou-est-passee-la-zone-de-libre-echange-frontaliere/">Tunisie-Libye&nbsp;: Où est passée la zone de libre-échange frontalière&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La zone de libre-échange prévue par la Tunisie à Ben Guerdane est au point mort alors que des projets similaires en Libye ont avancé. Si les autorités tunisiennes agissent rapidement pour revitaliser le plan, elles peuvent stimuler l’économie et donner de l’espoir à la population frontalière marginalisée (Résumé traduit de l’anglais d’une <a href="https://carnegie-mec.org/2022/09/13/reckless-abandon-why-tunisia-can-no-longer-delay-border-free-trade-zone-pub-87888" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude réalisée pour le Carnegie Middle East Center</a>, Liban). </em></strong><em>(Illustration: souks, dépôts et boutiques de change à Ben Guerdane). </em></p>



<p>La zone de libre-échange prévue par la Tunisie à Ben Guerdane est au point mort alors que des projets similaires en Libye ont avancé. Si les autorités tunisiennes agissent rapidement pour revitaliser le plan, elles peuvent stimuler l’économie et donner de l’espoir à la population frontalière marginalisée (Résumé traduit de l’anglais d’une <a href="https://carnegie-mec.org/2022/09/13/reckless-abandon-why-tunisia-can-no-longer-delay-border-free-trade-zone-pub-87888" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude réalisée pour le Carnegie Middle East Center</a>, Liban).  </p>



<p>Par <strong>Hamza Meddeb</strong> *</p>



<span id="more-4079247"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Hamza-Meddeb.jpg" alt="" class="wp-image-4079480" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Hamza-Meddeb.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Hamza-Meddeb-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Hamza-Meddeb-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>En 2012, la Tunisie a annoncé la création d’une zone franche et logistique à Ben Guerdane, près de la frontière libyenne. L’objectif est de développer les régions frontalières marginalisées du sud-est et de formaliser les acteurs économiques informels.</p>



<p>Cependant, le plan est au point mort en raison de la résistance institutionnelle, des divisions politiques et d’une incapacité à exploiter les rivalités géopolitiques internationales. Si cela persiste, le projet pourrait devenir inutile en raison de l’émergence de zones franches en Libye, privant la Tunisie des revenus dont son économie en difficulté a besoin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une solution pour la détresse des populations frontalières</h2>



<p>La région frontalière tuniso-libyenne a longtemps reposé sur le commerce transfrontalier informel. Cela était toléré car cela renforçait la stabilité sociale dans une région pauvre.</p>



<p>Les soulèvements tunisien et libyen de 2010-2011 ont perturbé l’économie frontalière. Un paysage sécuritaire fragmenté en Libye, l’érosion des chaînes d’approvisionnement et des mesures de sécurité musclées aux frontières tunisiennes ont exacerbé la détresse de la population frontalière, poussant les autorités à proposer la zone de libre échange de Ben Guerdane comme solution.</p>



<p>La zone franche vise à moderniser les infrastructures de commerce et d’investissement, à générer un développement économique régional et à encourager les entrepreneurs de l’économie informelle à formaliser leurs activités.</p>



<p>Le projet a subi de multiples retards causés par ses lacunes conceptuelles, les négociations sur les droits de propriété, la résistance institutionnelle liée aux incitations fiscales et aux réglementations monétaires dans la zone franche, les rivalités entre les élites économiques et l’ambiguïté autour de la participation de la Tunisie à la concurrence internationale sur les routes commerciales méditerranéennes.</p>



<p>Les autorités tunisiennes doivent relancer au plus vite le projet pour capitaliser sur le potentiel économique de la Tunisie et redonner espoir à la population de la zone frontalière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une stratégie de formalisation de l’économie informelle</h2>



<p>La Tunisie a un besoin urgent d’élaborer un cadre réglementaire et incitatif attractif pour la zone franche de Ben Guerdane afin d’attirer les investisseurs tunisiens et étrangers. Son succès dépendra également d’une stratégie crédible de formalisation de l’économie informelle, car les principaux biens faisant l’objet d’échanges informels – l’essence et les cigarettes – ne seront pas couverts par la zone franche.</p>



<p>L’incapacité à positionner la Tunisie dans un environnement régional et mondial compétitif – un positionnement que ladite zone franche fera progresser – exacerbera les difficultés économiques tunisiennes. Jusqu’à présent, cependant, la Tunisie a été secouée par des rivalités entre la Chine et les États occidentaux.</p>



<p>L’un des éléments de ce positionnement régional et mondial est d’avancer dans l’identification d’un opérateur international privé stratégique pour investir dans la zone franche. Ce processus est reporté depuis 2015, alors que le temps presse, car les villes de l’ouest de la Libye sont également engagées dans des projets similaires, Misrata ayant déjà établi une zone franche dynamique et Zouara prévoyant de le faire. La poursuite des progrès en Libye pourrait bientôt rendre le projet Ben Guerdane hors de propos.</p>



<p>Hamza Meddeb est chercheur non résident au Malcolm H. Kerr Carnegie Middle East Center à Beyrouth, où ses recherches portent sur la réforme économique, l’économie politique des conflits et l’insécurité frontalière au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. </p>



<p><strong><em>Lire l’étude dans sa version intégrale en anglais sur le site du<a href="https://carnegie-mec.org/2022/09/13/reckless-abandon-why-tunisia-can-no-longer-delay-border-free-trade-zone-pub-87888" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Carnegie Middle East Center.</a> </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/15/tunisie-libye-ou-est-passee-la-zone-de-libre-echange-frontaliere/">Tunisie-Libye&nbsp;: Où est passée la zone de libre-échange frontalière&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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