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Un Franco-Tunisien auteur de l’attentat de Nice

Attentat-de-Nice

L’auteur de l’attentat de Nice, jeudi soir, qui a fait au moins 84 morts et et des dizaines de blessés dont 18 en «urgence absolue», est un Français d’origine tunisienne.

Des papiers d’identité au nom d’un Franco-Tunisien de 31 ans domicilié à Nice ont, en effet, été retrouvés dans le camion poids lourd qui a foncé à pleine vitesse dans la foule sur la Promenade des Anglais après le feu d’artifice du 14 Juillet, jour de la fête nationale française.

Le conducteur du camion, qui zigzaguait afin de toucher le plus de monde possible et a tiré à plusieurs reprises avec un pistolet avant d’être abattu par la police.

L’homme est né en Tunisie en 1985. C’est un délinquant connu des services de police, pour des affaires de braquages et de violences, mais il n’avait pas d’antécédents jihadistes.

Une «grenade inopérante» et des «armes longues factices» ont été trouvées dans le camion. On ne sait pas si plusieurs personnes se trouvaient dans le véhicule et les enquêteurs recherchent actuellement d’éventuels complices.

Les victimes, dont plusieurs enfants, ont été fauchées sur deux kilomètres. «La détermination du tueur ne fait pas de doute mais il est encore trop tôt pour savoir si c’est un terroriste ou non», a expliqué une source policière. Néanmoins, le choix du mode opératoire et de cette date hautement symbolique évoquent des menaces de l’organisation terroriste de l’État islamique (Daech).

Camion-attentat-Nice

Le camion, arme du carnage, criblé de balles.

En 2014, un attentat à l’explosif avait été déjoué lors du Carnaval de Nice. Ce nouvel attentat perpétré en pleines festivités du 14 Juillet intervient dans un contexte de menace terroriste très élevée. Il est a priori le plus important commis en Europe depuis les attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015 à Paris et 32 morts le 22 mars 2016 à Bruxelles, commis par la même cellule liée à Daech.

 

Lors d’une allocution à l’Elysée, François Hollande a révélé, quelques heures après l’attaque, que «le caractère terroriste ne peut être ignoré et encore une fois d’une violence absolue.» Le président français a également fait savoir qu’il prolongeait l’état d’urgence de trois mois, alors que cet état d’exception devait se terminer le 26 juillet. Autre annonce importante, la décision «du maintien de l’opération sentinelle [10 000 militaires mobilisés, NDLR]». «Rien ne nous fera céder. Nous allons encore renforcer nos actions en Syrie comme en Irak», a-t-il poursuivi.

I. B. (agences).

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