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Bouchamaoui: «La Tunisie a besoin d’un modèle économique plus inclusif»

Bouchamaoui-Onu

«Le défi économique est encore plus important que le défi politique, car il ne suffit pas d’organiser des élections pour devenir une démocratie», a déclaré Wided Bouchamaoui.

Dans le contexte international de crise économique, «la Tunisie doit repenser son modèle économique pour le rendre plus inclusif, orienté vers la connaissance et l’innovation et s’assurer que chaque citoyen bénéficiera du progrès», a affirmé la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), qui intervenait, jeudi, à New York, lors des travaux du second Forum de haut niveau de l’Assemblée générale de l’Onu sur une culture de la paix organisé à l’occasion de l’anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du Programme d’action sur une culture de la paix.

Aussi bien la paix que la démocratie sont deux processus très longs qui demandent beaucoup de temps et surtout de l’apprentissage : en un mot la paix et la démocratie se cultivent, a encore fait savoir la présidente de l’Utica.

Abordant la question du terrorisme, Mme Bouchamaoui a déclaré que la menace à la paix et à la sécurité, liée au terrorisme, est au cœur des défis auxquels fait face la Tunisie. «Au-delà des victimes directes, qui sont souvent des civils, le terrorisme cherche à frapper l’opinion publique et à l’intimider, en instaurant un climat de terreur et de peur», a souligné la présidente de la centrale patronale, ajoutant, en parlant des terroristes : «Ils ont réussi quelque part, mais nous les combattrons tous ensemble car le problème du terrorisme dépasse les frontières et doit être considéré comme une des priorités de l’agenda des Nations-Unies sur la culture de la paix et de la non-violence».

Mme Bouchamaoui a, par ailleurs, appelé à éviter de faire l’amalgame entre le terrorisme et l’islam. «Nous sommes victimes d’un problème sémantique en désignant les terroristes par islamistes, ce qui entraîne d’emblée, dans les esprits, une confusion entre le croyant musulman respectant son prochain et pratiquant sa religion dans la sérénité et le jihadiste prêt à se faire sauter en tuant des innocents», a expliqué la présidente de la centrale patronale tunisienne.

Sur un autre plan, elle a indiqué : «Nous devons tout faire pour engager notre jeunesse dans la voie d’une culture de paix et de la non-violence, de la justice, de la réconciliation et du dialogue. Il est plus que jamais opportun d’établir une politique de la jeunesse en Tunisie qui soit ambitieuse et porteuse d’espoir», a-t-elle dit, affirmant que «l’espoir de la jeunesse est à son tour lié à l’essor du pays, à son développement. Car il ne peut y avoir développement sans culture de la paix, ni culture de la paix sans développement».

I. B. (avec Tap).

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