Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme (CRLDHT) a commenté la libération, ce jeudi 19 mars 2026, de la militante Salwa Ghrissa :
Nous apprenons avec un immense soulagement la libération de Salwa Ghrissa, arrêtée et jugée pour ses engagements en faveur des migrantes et des migrants. Elle retrouvera enfin sa famille, ses proches, son quotidien – tout ce que la prison lui a arraché pendant de longs mois.
Salwa n’a jamais été une criminelle : c’est une femme qui a choisi de ne pas se taire, de défendre ses convictions, de rester fidèle à ses principes. Son incarcération s’inscrit dans une logique de répression qui vise à faire peur, à briser les trajectoires militantes et à transformer la justice en instrument de dissuasion.
Sa libération est une victoire arrachée à la répression, mais ce n’est ni un cadeau ni un pardon : c’est un droit qui lui était dû. Tant que des femmes comme Salwa sont arrêtées, jugées et enfermées parce qu’elles pensent, protestent ou dénoncent, personne ne peut parler de justice indépendante ni de vie politique apaisée.
Aujourd’hui, nous célébrons le retour de Salwa, mais nous n’oublions pas celles et ceux qui restent derrière les barreaux. Leur place est dans l’espace public, au cœur des débats, dans les luttes et les espaces de création, pas dans les cellules.
Le combat continue.
Pour Salwa, pour les autres, pour toutes et tous.
Parce que la solidarité n’est pas un crime, et que l’injustice ne s’efface pas avec l’ouverture d’une porte de prison.
Communiqué



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